Crise politique : Sébastien Lecornu demande à ce que le futur gouvernement "puisse être libre"|LCI
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« Les sénateurs LR sont favorables à un soutien sans participation au nouveau gouvernement. »
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Merci d'être avec nous. On va partir du côté de chez LR. Ça va pas bien du côté de Chez LR.
On ne sait pas si on participera ou on ne participera pas. Mais avant commence dit tout sur ce plateau et je pense à vous mesdames et messieurs et chers téléspectateurs, juste une petite pastille. Marieève, vous disiez à l'instant, j'ai des coups de téléphone, les gens ne comprennent pas.
Oui, votre famille ne comprend pas ce qui se passe. C'est incompréhensible. Vous avez un premier ministre pendant plusieurs semaines, on ne le voit pas, il ne parle pas, on ne le connaît pas.
La première fois que les gens le voient, c'est quand il arrive sur le perron à Matignon et qu'il s'exprime pour pour démissionner. Il n'est plus premier ministre et là il commence ses consultations, il se passe des choses mais quand il est pas premier ministre, il trouve un accord et là il démissionne. Enfin non, là les autres démissionnent.
Mais même à raconter, c'est compliqué. Même à raconter, c'est compliqué parce que on a l'impression que il fait plus de choses quand il est pas premier ministre que quand il l'est. Donc c'est et puis finalement il revient en disant je j'ai il faut que les conditions soient toujours tenues mais on a toujours pas compris quelles étaient les conditions.
Et donc moi j'ai des des gens de ma famille qui m'appellent qui s'intéressent pas et qui me disent je ne comprends plus rien et alors les gens il y a un premier ministre mais le gouvernement alors ? Ah mais parce qu'il y a des ministres qui ont été nommés, ils ont été démissionnés, ils seront pas payés mais ils sont toujours là. Personne n'y comprend rien.
Et ça c'est un problème parce que même quand vous dites "On va faire un budget mais il y a pas de ministre du budget donc c'est le connu tout seul, il fait tout. C'est lui qui va dans un commissariat, il est ministre de l'intérieur. C'est la négation même de de du de l'état de droit de l'état de droit et de de du rôle des des politiques.
Alors, notre rôle, je vous laisse la parole dans un instant, notre rôle bien évidemment, c'est d'essayer d'expliquer aux français, d'essayer de vous expliquer ce qui se passe. Mais la tâche, même pour nous, n'est pas facile. D'ailleurs, on va essayer de comprendre ce qui s'est passé ce matin.
On était en direct, le nouveau Premier ministre part du côté de Lail Rose dans un commissariat. Il s'adresse aux français, il s'adresse aux policiers, il parle de sécurité mais il s'adresse toujours et surtout vous allez l'entendre à ses soutiens, ses anciens soutien du côté des Républiquains. Déjà, moi je vous remercie Bruno Montillou, il a annoncé ce matin que il souhaitait pas participer au nouveau gouvernement.
C'est sa décision et je la respecte et et je l'ai dit cette semaine et je le redis, il a défendu ses convictions. Euh il a porté une énergie et une action importante dans un ministère qui est difficile. Il a affronté plusieurs crises euh cette cette dernière année et moi je le redis bien heureuse et bien heureuse celles ceux qui s'engagent et pour leur pays au gouvernement et s'ils le souhaitent pour être candidat à l'élection présidentielle.
Donc vous m'entendrez jamais dire du mal. Jamais. C'est le moins de soldat.
Il y a effectivement un côté moins de soldat dans cette déclaration de notre premier ministre. On va retrouver Capucine Diè et Jérémy Paulini devant le siège de chez LR. Ça bouge beaucoup hein chez LR depuis ce matin.
On se réunit les portes claquent. encore peut-être un peu de fé aujourd'hui. Décidément, ça devient une habitude.
Alors, Capucine participera ou participera pas au gouvernement et est-ce qu'il y aura même soutien à ce gouvernement qui serait, si l'on écoute bien, le premier ministre, un gouvernement libre ? Mais écoutez, la dernière information qui vient de tomber, c'est celle-ci. Les sénateurs LR sont favorables à un soutien sans participation au nouveau gouvernement.
Du côté de son président Bruno Rota. La participation là non plus n'est pas envisagée. Je le cite ma conviction c'est qu'il ne faut pas participer.
Je n'irai pas dans ce gouvernement. Pourtant tous les LR ne sont pas encore du même avis. Deux réunions avaient lieu ce matin.
La première en début de matinée entre les parlementaires du groupe, la seconde en fin de matinée entre les membres du bureau politique. L'objectif de ces deux réunions et bien c'était de trancher concernant le soutien mais aussi la participation à un nouveau gouvernement. Et la tâche euh semble être assez compliquée puisque les députés LR, eux par contre sont favorables à une participation du groupe au nouveau gouvernement.
Merci beaucoup Capu-il. Merci à Jérémy Paulini. Pourquoi vous riez Richard Berly ?
Parce que quand même là, c'est franchement dans le genre incompréhensible. On en rajoute puisque vous avez le président du parti qui dit si j'ai bien compris, corrigez-moi, qui dit soutien sans participation et vous avez les députés du parti qui disent soutien avec participation alors que la semaine dernière c'était l'inverse. Donc donc très franchement ça prouve bien qu'il y a des fé et notamment ce député LR que l'on voit ex ce maire de laérose à côté du premier ministre ce matin. ressemble quand même, je parle de ce sole commun, les difficultés des socialistes, on les a largement évoqué tout à l'heure par rapport à la retraite, à la réforme des retraites notamment.
Tout ça ressemble quand même à un château de cartes. Si on ajoute Édouard Philippe et si on ajoute Gabriel Atal, ça fait beaucoup. B, ça fait beaucoup parce que si le premier ministre n'est pas arrivé pour l'instant à trouver, on va dire, un compromis pour faire simple euh avec les socialiste, ben il s'est retourné et puis oh là euh il est en train de perdre en route peut-être les LR qui effectivement sont à froid renversé, hein.
Leur voqué voulait pas participer il y a une semaine, leur Rotaillot disait si il faut participer et puis cette semaine c'est l'inverse tout ça. Alors ça pour la famille de de Marielle, je sais pas si elle a réussi à leur expliquer mais franchement c'est ils essayent de la joindre là parce qu'ils ne comprennent vraiment plus rien. Voilà, je pense parce que là il faut il faut vraiment suivre hein.
Ils ont changé de position radicalement donc c'est compliqué et puis quand il s'est retourné encore Sébastien le cornu il a vu effectivement que du côté d'horizon sa tangue alors le modèle pour l'instant c'est pareil les centristes sont partis donc au fond c'est vraiment très compliqué et on rappelle pardon et on rappelle sous votre contrôle que Emmanuel Macron hier lui dit ou dit en tout cas à ses interlocuteurs le futur gouvernement va pouvoir compter sur le socle commun et on a l'impression du moment où le président a dit ça tout s'est effondré. Il y a plateforme de stabilité parce que le commun ça marche plus vraiment. Groupe de soutien aussi c'était aussi une formule bloc de soutien.
Bah il y a plus de bloc, il y a pas de soutien. Donc en fait tout ça moins on comprend plus on trouve de formules qui sont comment dirais-je difficiles à interpréter. Oui, c'est vrai.
Quand on n arrive pas à regarder ou à définir la réalité, on essaie de trouver des mots qu'on colle les uns aux autres pour essayer de faire passer une idée. Il y a il y a il y a des concepts. Après la réalité con, je vais régler toutes vos interrogations.
Depuis tout à l'heure, on dit c'est incompréhensible et c'est vrai que ça peut paraître comme ça. Moi, j'ai compris donc je vais vous livrer écoutez comme ça tout le monde pourra tout le monde pourra pas zapper mais continuer à vous regarder pour parler d'autres choses. Il y a ce que je pense d'ailleurs en réalité tout le monde a bien compris, les français ont bien compris.
Il y a un problème, il s'appelle Emmanuel Macron, le François l'embrouille de l'Élysée. C'est que tout ça est le résultat mais ça vient pas seulement de la situation récente avec monsieur le Cornu. Tout ça vient du grand malentendu installé siamment par Emmanuel Macron en 2017 sur l'idée qu'il n'y avait plus de gauche, qu'il n'y avait plus de droite, qu'it finalement la vie démocratique était réinventée totalement avec lui.
Quelle quelle arrogance d'ailleurs que de croire qu'on peut balayer deux siècles de République de cette façon-là. Et puis ça s'est amplifié, ça a continué. Ça a continué avec la dissolution complètement improvisée uniquement dans son propre cerveau à lui.
Ça a continué avec le dénit de démocratie après juillet 2024. Ça continue avec cette acharnement à maintenir les siens au pouvoir et à maintenir sa politique au pouvoir. Donc en fait, il y a une chose à comprendre et cette chose-là, elle fracture évidemment dans des familles politiques comme elle a fracturé d'ailleurs la gauche au départ.
Monsieur Macron, il a d'abord construit sa carrière politique en fracturant une part du Parti socialiste pour aller trahir monsieur Hollande et pour aller incarner une forme de centrisme à l'élection présidentielle avec monsieur Baïou. Déjà tout ça vient de là et en fait Emmanuel Macron intrinsèquement est le facteur bloquant aujourd'hui. Et puis il y a une deuxième source d'explication, c'est l'obsolescence de mon point de vue de la 5e République.
On peut faire toutes les dissolutions, toutes les élections présidentielles que l'on veut. Il y a aujourd'hui besoin de remettre les choses à plat et de se dire comment allons-nous reconstruire notre contrat républicain, notre pacte démocratique ? Comment allons-nous vivre ensemble à l'heure où l'extrême droite monte et où la droite radicalisée se se précipite vers elle ?
Comment allons-nous reconstruire des institutions dans lesquelles nos concitoyens on confiance ? Ça dépasse les enjeux internes à nos parties, ça dépasse monsieur le Cornu et ça dépasse même monsieur Macron. Mais effectivement, tant qu'il est là, on ne peut pas faire cela.
Alors, quand on parle d'institution, quand on a la chance d'avoir Benjamin Morel, on se tourne vers lui et on lui demande "Merci, quelle transition !" C'est ça une équipe. Vous comprenez aussi ce qui se passe ou pas ?
Vous comprenez cette désolation, cette maintendue de la part du premier ministre VLR ? Est-ce que vous continuez ? Est-ce que vous comprenez que du côté de LR, on semble exploser de nouveau ?
Bah, il y a deux éléments si on va essayer de comprendre le mélodrama LR. D'abord, vous avez une opposition Retaillot qui a pas encore été tout à fait digérée et donc bah vous avez un Bruno Rotaillot qui est affaibli par son coup la semaine dernière et vous avez un Laurent Voquier qui essaie de reprendre leadership au sein du parti. Ensuite, vous avez des intérêts très divergents.
Du côté des députés LR, on a peur comme de son nombre d'une dissolution parce que la dissolution, ça finira pas bien ou en tout cas ça sera beaucoup plus difficile. Du côté des sénateurs, on a peur d'autre chose. On a peur d'une dissolution mais plus tard une dissolution qui perturberait les municipales, des municipales qui seraient nationalisés et derrière les municipales, il y a quoi ? qui y a des sénatoriales et donc vous comprenez bien que là vous avez des intérêts très divergents entre les deux blocs et que et bien ce faisant ça peut d'une certaine façon sur ce sujet renacler craquer et là on voit que pour le coup et bien vous avez un Sébastien Lecornu qui doit jongler avec des intérêts partisans au sein de LR, au sein d'Horizon, au sein du PES qui peuvent être complètement divergents parce qu'au fond de quoi on peur au-delà des bisb sénateurs députés l'ensemble de LR c'est que demain et bien il y ait des concessions maje au PS et Marine Le Pen qui disent mais écoutez alors sur l'immigration et sur la sécurité maintenant bon électeur de droite on est d'accord que disent les LR vous êtes crédible économiquement LR le parti de la crédibilité économique mais regardez ils acceptent un gouvernement qui revient sur la réforme des retraites Édouard Philippe cette personne qui dit je suis la personnalité crédible qui va faire la retraite à 67 ans en 2027 mais c'est lui qui vient de toper avec les socialistes donc la prochaine fois distances donc exactement la prochaine une fois l'argument de la crédibilité économique à d'autres voter pour le Rassemblement national et ça évidemment cette pression là à 1 heure où la porosité avec l'électorat de droite et bien se crée et bien c'est quelque chose qui fait pression sur l'ensemble de la droite hors RN.
Oui, sauf que alors quand même la logique, la conclusion de votre démonstration cher Benjamin, c'est de dire bah les ils ont intérêt à c'était ce que disait leur voquet, on va se diluer dans le macronisme là. Ils vont être la dernière roue de secours de la dernière chance pour le président de la République de trouver une solution. Donc, ils n'ont pas intérêt à monter sur le radeau de la méduse qui s'enfonce.
Sauf qu'il y a très peur d'une dissolution malgré tout entre- temps. Oui, mais si vous allez devant vos électeurs, mais comment on soutient quand elle a raison Harlet. Comment on soutient quand on n'est pas dedans ?
Et quand on le fait du bout des lèvres parce que on n pas envie de partir avec l'eau du bain on fait un peu comme le PS en fait on censure on n on censure's ont fait avec François B dernière fois résultat ils ont pas l'air d'avoir d'être dépositaire du bilan macroniste des derniers mois alors que là en étant au gouvernement bah on sait pas trop ce qui ce qui s'est fait avec ce gouvernement mais au moins c'est mais là c'est visible et d'ailleurs j'ai quand même voilà Valérie Pécrè elle aussi soutient les sénateurs sur sur ce soutien sans participation parce que on n pas dit depuis des semaines que l'on voulait un contrat de gouvernement que le quoi était plus important que le qui pour se jeter sans conditions dans les bras de le corne. Donc moi honnêtement déjà il va y avoir peut-être un vote. S'il y a un vote, n'oublions pas que c'estes 129 sénateurs face à 50 députés il gagnent.
En l'occurrence les ténors du parti qui ne sont pas parlementaires penchent de ce côté-là aussi. Et c'est vrai que toute cette séquence provient d'un péché originel. c'est que ça a été très mal très mal emmanché par Bruno Rotaillot dimanche.
Déjà la réunion qui a eu lieu pour décider s'il y aurait un soutien ou non, il y avait pas les instances extraparlementaires. Or, elles étaient nécessaires aussi pour décider de cette ligne. Et euh et et juste une chose là-dessus, Bruno Retaillot, lui est donc sur cette position de sortir du du socle commun.
Pareil pour les sénateurs. Les sénateurs, c'est quand même la majorité, c'est quand même eux qui tiennent le Sénat. Si Emmanuel Macron qui compte sur eux depuis 2024 pour mener à terme son mandat ne peut plus compter sur eux parce que même l'Union centrése Marseille est un peu sur les nerf, ça risque d'être très compliqué.
Sachant que si on voit la façon dont la question de la dissolution puis de l'anémission se sont imposés dans le débat public, bientôt ça va être la destitution. Est-ce que le Sénat pourra le protéger jusque là ? Et alors là, je suis pas sûr que celles et ceux qui nous regardent aient bien tout compris.
Je dis pas que c'est pas clair, c'est que si vous rajoutez ça en plus dans l'esprit des Français, ça va être très très difficile.
Sébastien Lecornu