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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 4 octobre 2021 16 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieSolidarités & famille

Déclaration du Président Emmanuel Macron depuis le refuge pour animaux de Gray en Haute-Saône

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Emmanuel MacronChiffre
    « La France détient le record d'Europe d'abandons de chiens et de chats, avec chaque année environ 100 000 chiens et chats abandonnés, ce qui est considérable. »
  • 4:00Emmanuel MacronPromesse
    « On va renforcer les sanctions pour vraiment être beaucoup plus dissuasif à l'égard de celles et ceux qui abandonnent comme ça, dans la nature, leur chien ou leur chat. »
  • 5:00Emmanuel MacronChiffre
    « Ce qui a été décidé dans le cadre du Plan de relance, c'est une première enveloppe de 15 millions d'euros, qui a permis d'aider près de 300 refuges en France. »
  • 9:00Emmanuel MacronFait
    « La chasse à la glu, pour le coup je revendique totalement d'avoir mis un quota zéro. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour, Monsieur le Président. Quel est le but de votre visite aujourd'hui ? Vous venez au chevet des chiens et des chats ?

C'est un sujet qui est très à la mode en ce moment. Mais c'est un sujet qui est important et, on le sait dans notre pays, qui touche d'abord beaucoup d'animaux et qui touche beaucoup de nos compatriotes parce que nous sommes un pays attaché au bien-être animal, à la condition animale. Et d'ailleurs ceci est aussi prouvé par les millions de chats et chiens qui sont adoptés ou achetés par nos compatriotes.

Néanmoins, nous sommes confrontés depuis maintenant des décennies à un problème qui est, je dirais, plus important en France qu'ailleurs, c'est l'abandon. Et c'est pour ça aussi que nous voulions être avec le ministre de l'Agriculture et les élus, vraiment je les remercie de leur présence. Et merci encore à Monsieur le maire de Gray de nous avoir accueillis sur votre commune.

La France détient le record d'Europe d'abandons de chiens et de chats, avec chaque année environ 100 000 chiens et chats abandonnés, ce qui est considérable. Et donc, pour y répondre, nous déployons une stratégie qui repose sur plusieurs éléments. D'abord, changer les conditions d'achat et permettre de responsabiliser les acheteurs.

Et donc il y a une loi qui est en train d'être discutée au Parlement, qui va permettre justement, pour tous les achats en ligne, d'éviter ce qu'on appelle l'achat impulsif, d'améliorer l'information, d'obtenir des engagements supplémentaires de la part de celles et ceux qui adoptent, de limiter aussi les achats trop faciles. C'est-à-dire fini le fait en quelque sorte d'acheter un chat ou un chien comme un jouet, ce qui était aujourd'hui encore possible. On va aussi, et cela ce sera par voie réglementaire, interdire l'achat je dirais à la sauvette ou dans le camion, de chiens ou de chats parce que les éleveurs jouent un rôle important et avoir des professionnels qui vous vendent un chien ou un chat est important.

Quand vous achetez, vous prenez aussi un engagement sur la vie de cet animal. Ensuite, à côté de ça, on va renforcer les sanctions pour vraiment être beaucoup plus dissuasif à l'égard de celles et ceux qui abandonnent comme ça, dans la nature, leur chien ou leur chat. À côté de ça, il nous faut accompagner les refuges.

Nous y sommes ici, et je veux ici avoir vraiment un remerciement pour l'ensemble des bénévoles et des associations qui, en France, permettent de prendre soin des animaux et de tous les animaux abandonnés. On l'a encore vu ici à l'instant à Gray, ce sont des centaines de milliers de nos compatriotes qui, chaque jour, permettent que cette mission soit remplie parce qu'ils donnent de leur temps tout simplement. Et donc, ce qui a été décidé dans le cadre du Plan de relance, c'est une première enveloppe de 15 millions d'euros, qui a permis d'aider près de 300 refuges en France à faire des travaux parfois tout simples, qui consistent à rénover des bâtiments, investir pour avoir des conditions d'accueil plus satisfaisantes.

Ici même, c'est une chatterie qui a ainsi pu être rénovée, les travaux vont commencer dès demain. Ce ne serait pas possible parce que, généralement, ces associations vivent de dons et legs pour quasiment l'essentiel. Et ce plan de 15 millions d'euros qui a aidé 300 refuges, nous allons le doubler et donc nous allons remettre 15 millions d'euros pour accompagner comme ça, sur le terrain, les structures des refuges, pour permettre de prendre soin de ces chiens et de ces chats abandonnés.

C'est un point important. Et, à côté de ça, on a lancé aussi une campagne, on en parlait à l'instant, de stérilisation, en particulier des chats abandonnés. Plusieurs millions d'euros ont été déployés à cet effet et on va continuer de le faire parce que c'est, là aussi, une nuisance importante pour tous nos compatriotes.

Vous avez fait des annonces sur le broyage des poussins, sur la castration des porcelets mais les associations pour la cause animale vous reprochent de n'avoir pas fait assez voire rien fait sur la vidéosurveillance pour les animaux et sur les poules pondeuses. Elles vous disent que vous n'êtes là que parce qu'il y a une élection présidentielle dans quelques mois. Comment allez-vous faire pour être candidat en 2022 de la cause animale et des chasseurs ?

D'abord, rien de ce que vous avez dit ne correspond à la chasse. Donc il n'y a pas de sujet de chasse que vous venez d'évoquer. Moi, je veux simplement vous dire une chose, on a trop tendance à opposer les mondes dans notre pays.

Les chasseurs, ce sont des acteurs de la ruralité. Un chasseur, il aime son chien, il aime les animaux et il aime la nature, sinon il ne ferait pas de la chasse. Un éleveur, on l'oppose souvent, c'est un acteur de la ruralité.

Ni vous ni moi, nous nous levons la nuit quand on a une bête qui est malade, quand il y a un vêlage ou autre. Ni vous, ni moi. Moi, je n'ai de leçons à donner à personne mais on oppose très souvent les associations qui sont importantes, qui se battent pour la cause animale, qui protègent nos animaux, comme justement toutes ces associations de bénévoles comme celle où nous sommes et, de l'autre côté, les éleveurs et les chasseurs.

On arrivera, comme sur tous les sujets, en avançant et en réconciliant. Donc, de manière très simple, qu'est-ce qu'on fait ? On accompagne pour que les pratiques changent.

Ce n'est pas en stigmatisant qu'on peut réussir à avancer. Un éleveur, est-ce que vous savez combien il touche en moyenne par mois ? On a beaucoup d'éleveurs qui sont largement en dessous du salaire minimum.

Et ce sont des femmes et des hommes qui n'ont pas un jour férié et pas un week-end. Donc qu'est-ce qu'il faut faire ? Il ne faut pas leur dire vous faites mal, il faut les accompagner en modernisant leur élevage, ce qui a été fait par le Plan de relance et par la politique qui a été défendue par le ministre dans le cadre de la PAC, et donc leur permettre de continuer à bien prendre soin de leurs animaux, ce qu'ils font parce que c'est leur raison de vivre, et équiper les abattoirs.

Dans le Plan de relance, on a accéléré ce qui avait commencé à être fait pour équiper les abattoirs, c'est-à-dire les moderniser, c'est-à-dire aussi permettre, il y a déjà une cinquantaine d'entre eux qui ont été équipés de vidéosurveillance pour pouvoir, là aussi, bien surveiller les choses et accompagner les professionnels. Donc ce plan est en train de se faire et d'avancer. À partir du 1er janvier prochain, parce qu'il y a eu des investissements, des négociations, un travail aussi scientifique, sanitaire et agricole, on met fin à la castration, justement telle qu'elle était faite, des porcelets.

Et, troisième point, le broyage des poussins mâles. Comme vous le savez, c'était une pratique qui était terrible. C'est durant l'année 2022 qu'on va progressivement sortir de cette pratique parce qu'il y a eu un très gros travail de recherche scientifique et de coopération franco-allemande qui a été fait depuis quatre ans maintenant, qui nous permet d'accélérer.

Et la France comme l'Allemagne vont sortir de ces pratiques. Donc, ce que je dis, c'est qu'on progresse. Tout ce qu'on peut faire et le plus vite possible, on le fait, on investit.

Ce que j'évoquais à l'instant, ce sont des investissements qui n'avaient jamais été faits. On a un plan de modernisation des abattoirs qui continue de se déployer. On en a environ combien, au total, qui sont modernisés dans le Plan de relance ?

On a en aujourd'hui plus de 150 qui sont modernisés, 150 abattoirs sur lesquels on a investi. Dont 50 avec la vidéosurveillance. Donc les choses commencent vraiment à monter et à se déployer.

Voilà et, ce qu'il faut faire aussi c'est s'assurer, avec l'ensemble des entreprises, que les conditions sont améliorées. Parce que, vous savez, les abattoirs qui ont ému nos compatriotes, ce sont aussi souvent des abattoirs où les conditions de travail sont difficiles. Et, quand on modernise, quand on aide à fonctionner, quand on réinvestit, on fait en sorte que d'abord les conditions dans lesquelles on abat les animaux soient des conditions en effet qui s'améliorent pour que la souffrance animale soit réduite voire supprimée et pour que les conditions de travail des salariés soient nettement améliorées.

Donc ça, ça passe par de l'investissement. C'est ce qui a été fait sur les 150 abattoirs, avec les 50 sur la vidéosurveillance. Monsieur le Président, la récupération de la cause animale pour des raisons électoralistes, vous en pensez quoi ?

Vous savez, j'ai commencé. Je vous rappelle qu'à un Salon de l'agriculture où vous m'accompagniez peut-être, j'avais pris à l'époque déjà un œuf parce que j'étais candidat, à l'époque j'étais candidat, et j'avais pris un œuf parce que justement je m'étais engagé pour la modernisation dans le secteur de la poule pondeuse, pour que les conditions s'améliorent pour la condition animale. Donc je l'ai toujours portée quand j'étais candidat.

Je l'ai portée y compris à l'égard de celles et ceux à qui ça ne faisait pas forcément plaisir mais j'ai à chaque fois été dans une forme de aussi de respect mutuel, c'est-à-dire que je ne dis pas aux gens vous faites tout mal et arrêtez de faire votre boulot. Ce n'est pas possible. Donc à chaque fois, on a accompagné en investissant et il faut que chacun se comprenne.

Merci. C'est vrai qu'il y a le bilan que vous revendiquez et il y a les symboles qui sont parfois plus forts. Est-ce que vous maintenez votre volonté de ré-autoriser certaines pratiques considérées comme cruelles, au risque justement que le symbole occulte le bilan ?

Sur ce sujet, d'abord il faut être précis, on parle des chasses traditionnelles. Sur les chasses traditionnelles, j'ai toujours été clair. Je suis un pragmatique et je suis pour qu'on applique les textes.

Il y a un juge pour ce faire donc les textes ont été soumis par le ministère compétent pour que le juge puisse s'exprimer. Et on a toujours, à cet égard, respecté les choses. Ce qui m'intéresse sur la chasse, là-aussi, c'est la même chose.

C'est que nous puissions essayer d'avancer tous ensemble, comme une nation unie, sur un sujet important. Tout le monde est attaché à la condition animale. Personne ne veut qu'il y ait des pratiques qui soient cruelles, qui ne correspondent plus à la manière dont nous voyons les animaux.

Et, en même temps, nos compatriotes sont attachés à la ruralité et à des traditions et donc on ne peut pas non plus leur dire du jour au lendemain ce que vous avez fait, ce que vos parents ou grands-parents faisaient, c'est devenu absolument intolérable, circulez. Cela se fait dans le respect. C'est pour ça que je revendique, dans la grande réforme de la chasse que nous avons portée il y a maintenant près de trois ans, d'avoir aussi créé cet Office français de la biodiversité, où nous avons mis ensemble ces associations.

C'est la première fois. Pour beaucoup d'ailleurs d'associations écologistes, c'étaient des combats de vingt ans qu'elles menaient. Nous l'avons fait mais on a, autour de la table, des associations de chasseurs, des scientifiques, des associations environnementales.

Le dialogue est difficile parce que c'est le début. On ne fera pas, vous savez, tout en un ou deux ans. Mais cette méthode est la bonne, c'est-à-dire qu'il faut que les gens discutent pour avoir ce qu'on appelle une gestion adaptative des espèces.

Et donc il y a des chasses qu'il faut savoir parfois, pendant un ou deux ans, suspendre en disant qu'on a besoin que les espèces se régénèrent parce que, si on les maintient, on va simplement mettre en danger notre biodiversité. Et, à l'inverse, sur des espèces qu'on avait arrêté de chasser pendant quelques années, quand ça se régénère, de pouvoir dire on les reprend. Je crois que c'est du pragmatisme et de l'intelligence collective mais il ne faut pas opposer les modes de vie.

C'est ça que je veux dire. Donc il faut continuer. [INAUDIBLE].

La chasse à la glu, pour le coup je revendique totalement d'avoir mis un quota zéro. C'est une décision que j'ai prise, et je l'ai prise en ayant dans mon bureau la ministre des associations et le président des chasseurs. Et je lui ai dit parce que c'était sur la base de rapports documentés.

Il y a eu beaucoup de protestations, il n'était pas content mais je ne confonds pas toutes les chasses donc, la chasse à la glu, je l'ai totalement assumée. Et, vous voyez, il faut le faire avec beaucoup de respect, en avançant. Mais la ruralité est une cause importante parce que c'est un mode de vie pour des millions de nos compatriotes.

C'est d'ailleurs aussi pour ça qu'on investit tellement sur des initiatives, pour remettre des commerces, des artisans, pour redonner des équilibres, pour aider aux déplacements, pour permettre de déployer la fibre, pour remettre des médecins, parce qu'on a des millions de nos compatriotes qui vivent dans des situations. Leur mode de vie est important. Il n'y en a plus, vous savez, depuis Jacques Chirac, des chasses présidentielles.

Non vraiment ce truc-là est, pour le coup, un canard auquel il faut tordre le cou. Depuis Jacques Chirac il n'y a plus de chasses présidentielles. Il y a un domaine qui est maintenant géré par un établissement public de manière totalement transparente, qui est Chambord.

Parfois, on m'a tout prêté sur Chambord. Je n'ai jamais été chasser à Chambord, je ne suis pas chasseur. Pour votre anniversaire, vous avez relevé le gibier.

J'ai payé mon gîte à côté, mon ami. On a dit beaucoup de n'importe quoi sur ce sujet. J'y suis allé comme des millions de nos compatriotes, à Chambord, mais il n'y a plus de chasses présidentielles à Chambord.

C'est important de restaurer la vérité aussi. Il y a un établissement public avec un président, un conseil d'administration et des chasses. On a compris que vous n'étiez pas candidat, Monsieur le Président, mais est-ce que, à sept mois de la présidentielle, il n'y a pas chez vous quand même une urgence de vous adresser à plusieurs catégories, plusieurs publics auxquels vous n'aviez pas encore parlé.

J'essaye d'être président de tous les Français depuis le début, je continuerai jusqu'à la fin. En lien direct avec ce déplacement, certains confrères affirment que vous voulez faire de nouveaux réacteurs nucléaires, plus écologiques, plus petits. Je ne vais pas vous parler de nucléaire dans un refuge.

Pour la castration par exemple des chats, ce n'est pas dans la loi. Les maires sont responsables de la population féline mais il n'y a pas d'obligation pour eux de prendre en charge la castration des chats. Est-ce qu'il ne faudrait peut-être pas se mettre à le faire ?

C'est une charge très importante compte tenu du coût. Là, vous allez transférer une charge importante sur les communes. Donc le pouvoir de police municipale des maires fait qu'ils sont responsables de récupérer, en effet, les animaux qui sont abandonnés, en lien avec justement les professionnels.

C'est pour cela aussi qu'ils ont ces coopérations, ces collaborations avec les refuges et beaucoup d'associations. Donc, ce qu'on souhaite faire, c'est mieux prévenir pour éviter l'abandon, c'est ce que je disais tout à l'heure ; c'est mieux accompagner, et là on a mis en place des plans spécifiques pour aider à la castration. Mais je pense qu'on aurait tort de transférer la charge aux maires parce que, pour des petites communes, ça peut représenter des charges très importantes.

Mais si ce ne sont pas les maires, c'est la SPA qui paye, et les particuliers. Les particuliers, d'abord c'est normal. C'est normal que les particuliers, quand ils décident de prendre un animal, qu'ils aient à charge les frais qui vont avec.

Justement, ce qu'il faut éviter c'est que les particuliers abandonnent leurs chats et leurs chiens. C'est la première des réponses et la seule qui vaille. Il faut plutôt les inciter, en effet, à les vacciner, les tatouer et justement les castrer, ou en tout cas, les stériliser.

Et ensuite on aura des politiques, si je puis dire, ad hoc d'aides, comme on l'a fait là, pour venir en aide. Mais ce n'est pas une charge qu'il faut transférer aux communes. Donc tout passe par l'éducation, l'éducation des gens ?

La prévention, la sanction et l'accompagnement du secteur. Merci beaucoup. Donc vous n'êtes pas candidat ?

Si vous déduisez du fait que je viens de parler de la stérilisation des chats et des chiens cela, je ne sais pas ce qu'il y a dans votre esprit. Monsieur le Président, depuis 2017, la cause animale est devenue un sujet politique. Oui, bien sûr, mais elle l'était déjà.

Il y a 2 % pour un parti animaliste aux Européennes. Est-ce que vous pensez que ça peut augmenter ? Est-ce que ça a changé ?

Je ne sais pas. Je pense que c'est un sujet qui touche beaucoup nos compatriotes, qui les touche depuis longtemps, qui touche en particulier les jeunes mais pas uniquement. Et avec aussi, si je puis dire, une traduction qui est une des forces de notre pays et qui est importante, qui est l'engagement et le bénévolat.

Parce que c'est une cause importante, vous avez des centaines de milliers de femmes et d'hommes qui donnent de leur temps, et vous avez vu tout à l'heure, c'était frappant, il y a une jeune lycéenne, jusqu'aux retraités. Donc c'est une cause qui touche parce que je pense qu'on a pris peut-être plus encore ces derniers temps, conscience que nous étions au milieu du vivant et qu'une nation qui se respecte, elle doit aussi améliorer la condition de l'ensemble des animaux qui vivent en son sein. Il y a le veganisme qui augmente chez les jeunes, il y a quand même un autre état d'esprit qu'en 2017.

Je pense que tout ça vient de loin quand même. Ce sont des mouvements qu'on voit monter un peu partout. Moi, ce qui m'importe, c'est qu'on réponde à la question des conditions animales, du bien-être animal, et qu'on le fasse en respectant ce que nous sommes et en respectant chacune et chacun.

Et donc, ce qui est important, c'est que ça ne produise pas des tensions dans la société, en plus de tout ce que nous avons. Je pense que c'est faisable si on donne un cap et si on laisse aussi chacune et chacun dialoguer. [ INAUDIBLE ] de créer un poste de défenseur des animaux ?

C'est une des discussions qui est en cours chez les parlementaires et donc il y a ce travail qui avance. Je ne vais pas préempter le travail qui est en cours. La loi a fait l'objet d'une discussion au Sénat avec beaucoup de choses concrètes et elle se poursuivra peut-être en commission mixte et ensuite à l'Assemblée.

Merci beaucoup.