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interviewLCP (sur YouTube)· 18 janvier 2026 85 min

Consommation et commerce : audition d'Intermarché, Les Mousquetaires | La séance est ouverte !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour, soyez les bienvenus sur LCP pour voir ou revoir les temps forts du débat parlementaire et le meilleur des auditions en commission parlementaire. Alors justement aujourd'hui, on va aller en commission des affaires économiques où une belle brochette de grands patrons était auditionné. Thierry Cotillard, président de la société les mousquetaires, Gwen Vanegem, lui, il est directeur général d'Intermarché.

Et puis il y a aussi John Luigi Ferrari. Lui, il est PDG de la centrale d'achat Everest. L'audition porte sur les perspectives de la grande distribution et de la consommation en France.

Tout cela sur fond de crise agricole et de débats infinis sur la signature de l'accord de libre échange qui divise le Mercosour. Direction tout de suite la salle de commission. On se retrouve tout à l'heure.

Bien messieurs les présidents, monsieur le directeur général, mes chers collègues, nous avons le plaisir de recevoir cet après-midi au sein de notre commission monsieur Thierry Cotillard, président du groupement les mousquetaires habitué de de cette de cette commission. Monsieur Gwen Van Notegem, directeur général d'Intermarché ainsi que monsieur John Luigi Ferrari, président directeur général d'Evrest. Je précise que vous êtes également accompagné de monsieur Sylvain Brunot, directeur de la communication et des affaires publiques et de monsieur Nicolas Renal, directeur adjoint en charge des affaires publiques et des relations institutionnelles agricoles des mousquetaires.

Je veux rappeler que le groupement des mousquetaires est organisé autour de la société les mousquetaires et se distingue par un modèle coopératif d'indépendants combinant des points de vente tel qu'Intermarché ou netto et un appareil industriel intégré dans l'agroalimentaire et la logistique. Votre groupement comprend environ 4100 points de vente et regroupe sep enseignes Intermarché netto brico marché brico cash bricoama et rapide par-brise. En 2024 le chiff d'affaires s'est élevé à 42,5 milliards d'euros hors carburant ce qui représente une hausse de 6,4 % par rapport à 2023.

La croissance a été stimulée par la vente de produits alimentaires avec une progression cumulative des ventes de 7,4 % pour vos deux enseignes principal, Intermarché et Neto. Et enfin, la part de marché de votre groupement atteint environ 17 % à la suite de vos dernières opérations de croissance externe, notamment l'intégration de magasin du groupe Casino. Quelques mots également sur la plateforme Evrest dont notre commission souhaitait effectivement entendre un représentant.

EVR est une plateforme européenne d'achat fondée par le leader du marché allemand EDK qui réunit plusieurs grands distributeurs alimentaires dont le groupement des mousquetaires pour mutualiser une partie des négociations avec les grands industriels multinationaux. FRST affiche 52 fournisseurs référencés et environ 130 milliards d'euros de chiffres d'affaires combinés. De façon générale, ces plateformes sont principalement mobilisées pour les marques internationales à forte notoriété et ne couvrent ni les marques distributeur, mais vous nous le confirmerez, euh ni euh les produits frais, ni les approvisionnements locaux.

Et dans un contexte de forte concentration de l'offre industrielle euh au niveau européen et mondial, les distributeurs recherche avec ces plateformes à rééquilibrer le rapport de force commercial en obtenant des effets de volume et de sécurisation euh des euh conditions d'achat. L'achat de produits alimentaires représente une dépense largement contrainte pour nos concitoyens et les pratiques commerciales de vos sociétés sont donc cruciales en terme de positionnement des prix et d'évolution de la consommation dans un contexte où les problématiques du pouvoir d'achat, des ménages et du développement du commerce en ligne sont essentielles. Avant de vous céder la parole, monsieur Coti, pour une quinzaine de minutes, je souhaiterais vous poser collectivement un certain nombre de premières de premières questions.

Dans quelle mesure le modèle coopératif sur lequel repose le groupement des mousquetaires constitue-t-il un avantage compétitif face au groupes intégrés de la distribution et en particulier sur la maîtrise des coûts et la réactivité commerciale ? Les mousquetaires se positionnent historiquement comme un acteur engagé sur les prix. Comment conciliez-vous cet objectif avec la nécessité d'assurer la pérénité économique des fournisseurs ?

Et considérez-vous que la concurrence entre enseigne joue pleinement son rôle en matière de protection de pouvoir d'achat ou identifiez-vous aujourd'hui des facteurs structurels qui en réduisent l'impact ? Estimez-vous que face aux grands industriels multinationaux, des plateformes telles qu'EVEVest contribuent effectivement à un réquilibrage et une meilleure modération des prix pour le consommateur final. Comment appréciez-vous également l'impact de votre développement sur la survie des commerces indépendants dans les centresbourgs et quelle garanties pouvez-vous apporter pour préserver un tissu commercial équilibré des euh territoires ?

Monsieur Ferrari, vous aviez euh par ailleurs euh été invité à venir participer au aux travaux de la commission d'enquête sur les pratiques commercial euh et euh vous aviez euh à l'époque refusé de venir devant les les parlementaires. Pourquoi euh ce soudain changement de pied et votre volonté de rencontrer la représentation nationale ? Aujourd'hui, un bon un bon nombre d'industriels nous disent que la totalité de leur négociation se passe hors de France.

Pourquoi aujourd'hui ce qui est vendu en France ne peut pas être négocié en France et être négocié uniquement sur les plateformes qui sont à l'étranger ? Sur les 52 fournisseurs qui sont référencés aujourd'hui par Everest. Euh quels ont été les critères précis qui ont prévalu à ce choix de ces 52 fournisseurs ?

Euh de quels sont euh les critères euh physiques de présence de chiffres d'affaires, de nature des productions euh qui ont été mis euh en avant sur la déflation et les efforts qui sont demandés aux industriels vers Éverest. Quelle est la part réellement redistribuée sur les différentes enseignes Intermarché au champ et casin qui aujourd'hui constitue une partie de cette de ce groupement autour de la marque Everest ? Et pourquoi, et ça c'est une question qui nous a été posée, pourquoi des demandes de déflation supplémentaire sont-elles faites pour des marques, pour des magasins pardon comme comme Auchamp alors que la base de négociation se fait sur le même pied avec Auchamp, Casino et Intermarché.

Pourriez-vous aussi nous indiquer quelle est la gouvernance d'Evrest et comment les distributeurs membres de cette alliance parviennent à préserver leur autonomie stratégique et commerciale ? Quel est le périmètre des interventions d'Everrest ? les types de produits concernés, la part de volume négocié via la plateforme et l'articulation avec les négociations nationales menées par les enseignes.

Messieurs les présidents, monsieur le directeur général, je vous remercie par avance des éclairages que vous voudrez bien nous apporter de répondre aussi à nos interrogations, aux inquiétudes qui se font jour. Vous savez que la question des plateformes d'achat euh fait euh beaucoup parler dans cette dans cette commission et donc je vous remercie d'être à nos côtés aujourd'hui pour pouvoir à la fois répondre euh à nos questions mais aussi pour éclairer la représentation euh nationale sur la mise en œuvre et le travail effectif de ces cas de forme. Donc monsieur Cotillard, vous avez la parole pour une quinzaine de minutes.

Très bien. Merci de nous permettre de parler d'un sujet de fond, j'allais dire sans pression législative à court terme et à 18 mois surtout d'une échéance présidentielle où c'est certainement le bon moment pour se poser les bonnes questions et de se dire est-ce que concrètement les résultats des lois qui pu être voté ces dernières années sont-elles positives sur la souveraineté alimentaire, sur le pouvoir d'achat des Français, la défense des agriculteurs ou encore la croissance dans nos territoires ? Alors cet après-midi, je vais m'exprimer, vous l'avez dit monsieur le président, au nom du groupement les mousquetaires.

Je vous rappelle simplement le groupement des mousquetaires, vous l'avez mentionné 4000 points de vente et derrière ces 4000 points de vente, c'est 3200 chefs d'entreprise qui sont implantés dans les territoires. vous les croisez certainement dans vos circonscriptions parce que on est dans 85 % des cantons et on aime à dire qu'on est on a un point de vente tous les 10 km et si on rajoute la cinquantaine d'usines et la 45 les 45 bases logistiques, on est dans certains cas le premier employeur privé surtout dans les zones rurales. J'aime rappeler que nos magasins, ce sont des lieux de vie, vous les connaissez, ce sont des lieux où nos clients se rencontrent, échangent, discutent et dans certains cas même permettent de lutter contre l'isolement ou la solitude notamment, je pense évidemment aux personnes âgées.

Nos magasins, j'ai eu l'occasion de l'évoquer avec un député ici présent, c'est aussi des lieux où les jeunes vont trouver leur premier emploi d'étudiants ou saisonniers et puis ils vont se former un métier puis construire un parcours professionnel. C'est important de le rappeler. Et enfin, nos magasins, ce sont surtout des lieux où nos chefs d'entreprise, les mousquetaires investisses, développent leur activité et recrutent en soutenant l'économie locale.

Alors, j'aime à dire que sur ce nombre de 3200 chefs d'entreprise, tous ne sont pas parfaits. Mais j'ai quand même envie de défendre l'idée que dans la très très grande majorité, on est vraiment fier d'essayer de contribuer à notre niveau au dynamisme économique de nos villages, de nos villes et puis on soutient, vous le savez, parce qu'on a cette indépendance, le tissu associatif, sportif et culturel là où on est implanté. Alors, on va parler beaucoup d'alimentation, mais j'aime aussi rappeler que les mousquetaires, vous l'avez un peu évoqué, c'est plus large que ça.

Les mousquetaires, ce sont trois métiers au cœur du quotidien des Français. On va venir chez Bric Marché, Bricorama, Bricoca pour rénover sa maison. On va utiliser nos centres auto pour mieux se déplacer et puis on va s'alimenter grâce à ces enseignes Intermarché et Netto euh Intermarché Netto qui bénéficie d'un modèle qui est unique, je vais l'évoquer rapidement, c'est qu'on est producteur et commerçant. 50 un peu plus de 50 usines au moment où je vous parle, 11000 salariés qui nous placent comme 4e acteur de l'industrie agroalimentaire en France.

Mais avant d'être industriel, j'ai quand même envie de vous rappeler qu'on est avant tout des commerçants de proximité dans des points de vente. On n pas énormément d'hypermarchés, on est plutôt des points de vente à taille humaine qui sommes donc près des territoires et et donc avant d'être le président du groupement les mousquetaires, je suis moi-même adhérant dans les territoires de Boulogne Billancour et d'ici les Moulinaux. Et donc je peux vous dire par expérience mais surtout par conviction et vous le savez mesdames et messieurs les élus qu'un territoire sans commerce c'est un territoire où la vie disparaît peu à peu.

Alors vous allez me dire pourquoi vous commencez votre propos sur ce sujet-là. C'est parce que j'ai l'intime conviction qu'on a un risque de disparition de certains magasins et que contrairement à ce que on peut penser le secteur de la distribution ne va pas si bien que ça puisque même s'il s'était rien passé depuis 30 ans, rien n'avait bougé. La dernière grosse opération, vous la connaissez, c'était Carrefour qui avait repris proestesse.

J'ai envie de vous dire tout est vraiment en train de s'accélérer depuis 2 ans et c'est pas une vue de l'esprit, c'est très factuel. C'est Cora qui a été racheté par Carrefour. C'est le groupe Casino qui est démantelé.

C'est Colreut, un groupe belge qui quitte la France et malheureusement d'autres grandes enseignes he connu de tous les Français qui sont en difficulté et je dirais même dans le rouge aujourd'hui. Alors oui, notre statut d'indépendant, notre stratégie qui est la note aussi sur les prix nous permet de mieux résister. Je reviendrai monsieur le président tout à l'heure, j'essaierai de répondre à votre question.

Pourquoi les indépendants s'en sortent mieux que le monde intégré ? En tout cas, moi j'ai deux convictions. Deux choses qui me paraissent évidentes, c'est que dans ce monde et dans la situation actuelle, personne n'est à l'abri.

Et je pense sincèrement que la recomposition du secteur qui a commencé il y a 2 ans n'est pas finie et qu'elle va se poursuivre. Les défis alors justement pour pouvoir exister dans dans ce monde de commerçant demain, il y en a plusieurs et ils sont importants peut-être à à rappeler. Le défi de la transformation de la consommation.

Les volumes, vous le savez, sont pas en haut, sont plutôt alors pour cette année légèrement en en progression mais depuis quelques années en baisse. Les habitudes d'achat sont surtout modifiées. On assiste à une fragmentation du marché, c'est-à-dire pendant des années, nos consommateurs venaient chez nous, éventuellement chez un concurrent, ça s'arrêtait là.

Aujourd'hui, ils fréquentent beaucoup plus qu'un magasin. Ils vont simultanément dans des enseignes spécialisées. Ils vont chez des hard discounter, des soldies, des magasins de déstockage et bien évidemment le digital est passé par là.

Donc c'est un peu plus de six types d'enseignes qui sont utilisées chaque semaine par les Français. Le premier défi qu'on pose pour exister demain, c'est de répondre évidemment à la première préoccupation de nos consommateurs qui nous le rappellent tous les jours, c'est le prix. Certains l'ont oublié dans leur stratégie d'enseigne et bah ils l'ont payé cash.

C'est-à-dire que ces groupes-l sont pas là sont plus là aujourd'hui autour de la table. On a ces enjeuxl et puis vous dire aussi quand même que on va être confronté à des investissements. J'avais même envie de dire des murs d'investissement pour les prochaines années.

Ce naturel hein dans notre métier de distributeur qui est de servir notre compétitivité. Je pense notamment au fait que pendant des années, on vendait ce qu'on appelle que sur le carrelage et maintenant ben on va aussi sur les drives, les sites internet. Donc on a une obligation d'investir massivement dans nos outils informatiques, logistiques pour concurrencer les plateformes chinoises et américaines.

Et puis il y a à côté de ce qui permet de faire plus de chiffres ou du commerce, ben les investissements qui vont nous être imposés par la réglementation, notamment tout ce qui va toucher la RSE, l'énergie, les emballages. Et on a fait un chiffrage, je pense un chiffrage qu'on avait que je pense personne n'a fait puisque on arrive à une addition où le secteur va devoir pour les cinq prochaines années sur ces sujets de RSC, RSE et décarbonation investir 5 milliards par an. Alors, vous allez me dire 5 milliards, c'est beaucoup, c'est pas beaucoup, bah je vais vous donner un chiffre.

Le seul secteur de la distribution sur l'ensemble de ces investissements, c'est 10 milliards par an. Donc, vous imaginez, ça va être une hausse de 50 % de nos investissements. Donc, autant dire que pour se payer cette révolution, cette évolution qui est nécessaire évidemment pour notre société, il faudra que la conciliation que je j'évoquais soit certainement encore au rendez-vous.

En tout cas, moi j'ai envie de vous dire que lorsque j'ai été élu, j'ai écrit un objectif et un seul, c'était de se dire il faut qu'on ait une taille critique vraiment nécessaire pour qu'on assure notre compétitivité prix, celle qu'attendent nos consommateurs. Il faut qu'on soit en capacité à avoir une taille qui nous permet de peser, on va en débattre certainement dans l'après-midi sur les négociations commerciales. Et puis on a eu un travail de fond pour réduire nos charges de manière à les investir dans ce que je viens de vous dire, la RSE et le digital.

En tout cas, euh le programme c'était de prendre des décisions pour être sûr qu'on existe demain. Ça paraît un peu fou. Vous avez donné le chiffre, on fait 40 milliards mais on n pas cette certitude là.

En fait, il faut prendre les bonnes décisions pour être sûr qu'on soit là demain. Euh d'où les opérations de croissance externe, vous les avez aussi évoqué. On a depuis 2 ans procédé au rachat de près de 300 points de vente casino.

Euh Colroid, c'est 81 points de vente dans la région est et centrest qui au printemps basculeront sous enseigne Intermarché. Et puis on a défini un un deal que je vais qualifier de gagnant gagnant avec le groupe Auchamp qui va bénéficier de la master franchise probablement après l'accord de la DLC en fin d'année 2026. Et toutes ces opérations de croissance externe, j'ai envie de vous dire, on l'a fait avec deux de deux leviers. un sens de la responsabilité notamment sociale parce qu'on a sauvé 10000 emplois, on va en créer 1500 et puis une prise de risque quand même qu'il faut rappeler puisque ça va être plus d'un milliard que l'ensemble des adhérents du groupement mousquetaires vont devoir investir pour reprendre la société ou réinvestir et remettre à niveau le point de vente.

Face à ces risques, on a parfois des vents contraires, je vais en parler, c'est ce que j'appelle les excès de normes et de taxes, une spécialité un peu française. et ça ça peut nuire à notre compétitivité. Un rappel, les prélèvements obligatoires dans notre secteur, c'est 67 % de notre résultat d'exploitation.

L'économie globale, en général, les prélèvements, c'est 44 %. Donc, on est on est dans un cadre où en complément on est certainement l'un des secteurs aussi les plus réglementés, vous le savez. Alors, si ça nous permettait d'être plus compétitif, pourquoi pas ?

Mais j'ai l'impression que c'est l'inverse. C'est-à-dire si on regarde d'une manière un peu macro la situation de tous les acteurs de la chaîne alimentaire, bah la première chose c'est vous le constatez aujourd'hui, c'est la crise quixprime depuis plusieurs années le monde agricole. Les PME et on travaille avec eux étroitement.

La FF qui les représente nous explique que 25 % de leurs membres sont en difficulté économique, voire dans le rouge. Et puis je viens de vous le dire, on a pour la première fois depuis 50 ans des plans sociaux en France sur la distribution et des magasins qui sont en train de fermer. Donc l'hyperréglementation que j'évoque, elle s elle s'applique évidemment aussi à nous hein, les acteurs traditionnels du commerce.

J'ai envie de vous dire dans le cadre d'un surencadrement des négociations entre acteurs privés, vous le savez, on a une date butoire, il y a une question de fond sur cette date butoire parce que c'est unique en Europe et on nous fait porter la responsabilité que en cas de don de non accord au 1er mars, la seule responsabilité engagée, c'est de la faute du distributeur. Je considère aussi et on en débattra certainement qu'il y a un déséquilibre en faveur des grands industriels qui sont autorisés à arrêter unilatéralement les livraisons sans moyen de défense pour le distributeur. Et puis il y a un dernier dispositif qui a été voté, pourtant il a aucun lien avec le monde agricole, c'est l'encadrement des promos sur les produits d'hygiène et de beauté.

Ça a profité certainement à certains industriels, en tout cas pas aux Français qui payent aujourd'hui plus cher que nos confrères allemands les produits qui trouvent dans nos rayons. Tout ça pour vous dire que probablement il faudrait davantage de simplification, de transparence notamment pour le monde agricole, même si je considère qu'il faut pas remettre en cause ce qu'a pu être fait et les avancées qu'on a depuis la loi égalime. Monsieur le président bien placé pour en parler.

En tout cas, moi j'ai l'impression que ça a apporté des résultats. Rappelez-vous, lorsqu'on a enfin lorsque cette loi a été votée en en 2017, l'objectif c'était d'améliorer la situation des éleveurs laitiers, des éleveurs porsins et des filières porsines tout en protégeant les PME. Il y a des mécanismes utiles qui ont été mis en place qui ont payé.

Mais on peut aussi euh avoir un bilan où on peut se dire que la loi a également certainement complexifié euh le système en détournant un peu l'objectif premier qui était d'aider le monde agricole, les PME et peut-être qui a favorisé à terme les industriels et les multinationales. En tout cas, je le dis clairement aujourd'hui, on va pouvoir vous l'illustrer. On a vraiment la certitude que et puis la garantie que seuls les multinationales utilisent l'option 3 des lois égalimes afin d'éviter la transparence des préicoles puisque l'option 3 ne donne dans le cadre des négociations aucune information réelle sur la matière première agricole ni sur son tarif ni sur l'origine.

J'aurais dire c'est presque un scandale d'opacité mais aussi d'inégalité parce que finalement dans la vraie vie seuls les multinationales ont les moyens de payer 50000 ou 100000 € le CAC qui va évidemment signer l'attestation pour faire figurer l'option 3. cette transparence, c'est clairement puisque c'est le sujet de l'actualité en France, une clé essentielle pour sécuriser les revenus du monde agricole grâce à la contractualisation. Nous, on n'est pas que distributeur, je vous l'ai dit, on a 50 usines.

On a donc des liens forts avec le monde agricole et donc on essaye, c'est pas facile tous les jours, on a certainement pas tout réussi mais depuis 50 ans, on essaie de manière transparente et responsable travailler avec les acteurs d'agromousquetaires, ce qui nous permet, grâce à la contractualisation d'avoir des relations globalement apaisées hein et constructives avec nos partenaires agricoles et donc les agriculteurs. Et donc c'est pour cette raison que nous assumons aujourd'hui totalement le fait d'aller à l'international pour les 50 multinational dont les résultats ont plutôt progressé pendant la période hyperinflationniste de l'ordre de 15 à 20 %. Et ces industriels, on va en parler hein, elles sont elles ont souvent des positions dominantes sur certaines catégories de produits.

Donc pour moi, c'est une question de justice ces eurocentrales dans le cadre du pouvoir d'achat notamment vis-à-vis des autres européens et puis aussi une question de compétitivité parce que je pense que les marges de manœuvre sont telles que pour beaucoup de groupes et beaucoup d'enseignes c'est une question de survie. Vous allez auditionner des groupes comme Casino pour lesquels on achète, des groupes comme Auchamp et je pense qu'ils vous confirmeront que sans conditions d'achat amélioré, demain le l'avenir est vraiment menacé. Alors, c'est dans ce cadre évidemment que il faut qu'on essaie de débattre ou de comprendre les alliances d'achat.

Elles rééquilibre pour nous le rapport de force avec les plus grands. Alors, on parle de qui ? C'est des géants mondiaux, c'est des proc et gumble, c'est Monday, c'est Unilever, c'est Eineken.

Et c'est pour ça que j'ai souhaité que notre président DVR et desp soit à nos côtés, jeigi Ferrari et on essaiera avec John Wiji de répondre bien sûr de manière transparente et responsable à toutes les questions que vous allez nous poser. Dans ces centrales, je j'anticipe une question qui va venir. on a décidé d'appliquer parce qu'il y a beaucoup de fantasmes aussi sur ce sujet-là et c'est beaucoup instrumentalisé mais je peux vous assurer et en plus on est contrôlé qu'on n'applique les principes des galim notamment sur le fait qu'il y a aucune PME, aucune ETI et on a fait le choix aussi qu'il n'y avait aucune coopérative française qui y était négociée.

La construction du prix en marche avant dans la filière la est respectée. C'est-à-dire que depuis 2 ans, on n pas attendu la loi. Moi, j'ai considéré que pour négocier avec un Lactalice ou un bel, il fallait que en amont le prix du lait ait pu être négocié entre l'OP et cet industriel.

Donc ça c'est quelque chose qu'on applique et qu'on demande dans le cadre d'EVET. Et puis bien sûr les les sujets de date butoire de sanctuarisation de la MPA ou de clause de révision sont inclus dans nos contrats avec effectivement un contrat néerlandais puisqu'on est là-bas mais une annexe qui s'applique au droits français et au à toutes les contraintes égales. Petite précision, je constate qu'il n'y a qu'en France que nos grands industriels s'opposent aux alliances de distributeur.

Donc je vais terminer mon propos liminaire sur Mour bien évidemment sur le monde agricole. Euh c'est un sujet que je connais et qui me tient à cœur parce que je viens mes parents étaient exploitants agricole. Moi j'ai envie de vous dire il y a pas de souveraineté alimentaire demain sans il faudra l'accepter sans une grande distribution française solide mais il y aura pas non plus de grande distribution évidemment sans une agriculture qui soit forte et productive parce que finalement au final on va tous être interdépendant et on aura un avenir commun.

La vraie question qu'il faut qu'on se pose aujourd'hui et c'est celle qui s'exprime dans la rue, c'est est-ce que la ferme France qu'on qu'on rêve et qu'on souhaite est-elle compétitive dans un contexte de concurrence internationale européenne et mondiale ? En tout cas, quand on discute avec les agriculteurs et vous le faites comme nous, leur demande est assez simple, c'est laissez-nous produire, laissez-nous faire notre métier, on y souscrit. Alors, on comprend bien sûr le sens des normes qu'on ajoute à toutes les démarches européennes.

Elles sont là, elles sont vertueuses, elles sont visionnaire dans beaucoup dans dans beaucoup de cas puisqu'elles nous permettent de se projeter dans une société qui sera plus vertueuse. Mais si on n'est pas capable d'embarquer l'Europe et d'aligner tous les Étatsmembres sur ces propositions additionnelles, j'ai envie de vous dire qu'on se saborne parce qu'en fait on ne permet pas aux agriculteurs français à ce moment-là de produire avec les mêmes règles que les concurrents allemands, danois ou espagnols. L'accord du Mercur bien évidemment en est le plus bel exemple.

Nous sur ce sujet-là maintenant qu'on considère même s'il y aura des recours, on va se projeter dans le monde de demain. On va dire que ce sera probablement à appliquer. Et ben, j'ai envie de vous dire chacun prendra ses responsabilités.

Le premier à prendre ses responsabilités, c'est celui qui mettra sur le marché ses produits. Et bien sur ce sujet, Intermarché, les mousquetaires ont été clairs depuis 2 ans parce qu'on était sollicité aussi par le monde agricole. On a dit qu'on en vendrait pas.

Alors, pas de produits bruts, donc de poulet, de viande qui viendraient dans nos boucheries ou euh sur notre étale de de de points de vente. On est allé un peu plus loin parce qu'en fait beaucoup de débouchés, c'est dans les produits industriels et donc on aurait pu avoir la tensation de dire on fait l'annonce que sur les produits brites, on ira plus loin. C'est-à-dire que les plats préparés n'auront pas non plus, si je prends l'exemple de la pa il y a du poulet, bah le poulet sera pas brésilien.

Ça c'est l'engagement qu'on a pris si on veut se projeter dans et je pense que c'est un engagement, vous l'entendrez de la part la plupart des distributeurs, il faut se dire que maintenant les industriels, puisque je vous prends l'exemple de la paa, il faut que les industriels soient clairs vis-à-vis des consommateurs et surtout des agriculteurs parce qu'en fait on a une option ou une une faculté à vouloir ou pas mettre l'origine info, hein. Et ben faut peut-être se dire que maintenant avec le Mercure, c'est plus une option quoi. Il va falloir, c'est ce qu'attend le consommateur.

Je vous invite vraiment à messieurs les députés, mesdames les députés à l'imposer. C'estàd que au même moment, il y a 2 minutes, je vous disais on en a marre, il y a trop de réglementation. Mais là, je vous dis ces choses-là, allez-y quoi.

Nous, on est industriel. Moi, ça me coûte aussi d'assurer un stack aché qui soit de qualité qui a rien à voir avec ce qui va arriver du Brésil. Par contre, imposez-moi de l'afficher comme ça au moins je jouerai à Mégal avec ceux qui évidemment ont aucun intérêt parce que ils sont allés le chercher ailleurs.

Et puis euh si la distribution euh joue le jeu, euh retenez un truc mesdames et messieurs, c'est 40 % hein des débouchés agricoles. Donc évidemment, je vais pas m'exprimer pour un secteur privé comme la restauration, ils prendront leur responsabilité mais il faut qu'on soit cohérent. C'est-à-dire que quand madame la ministre nous parle de souveraineté tous les matins, il faudrait que dans les cantines, il y ait quand même une préférence à la ferme France dans les évidemment dans les appels d'offre et et là c'est une volonté politique qui doit s'exprimer par un budget qui est cohérent parce que on a connu vous y alliez plus souvent que moi, je suis allé à l'assemblée il y a 4 5 ans et on avait sur le menu de l'assemblée des fois du restaurant de l'assemblée des viandes qui venaient d'Irlande ou d'ailleurs donc c'était un peu choquant.

Donc ça ça a été corrigé. Je suis allé récemment, j'ai vu que ça n'existait plus. Mais dans nos cantines et toutes les restaurants rattachés à administration, ce serait bien qu'on ait cette cohérence parce que là, il y a quand même un trou dans la raquette.

Dernier point, sujet sujet de fond, on va en débattre, c'est finalement, j'ai envie de résumer nos positions par est-ce qu'on veut une économie qui se bat demain à Armégal dans la compétition internationale ou est-ce qu'on veut une économie qui soit hyper réglementée et qui pourrait, c'est ce que j'ai essayé de vous décrire, affaiblir les acteurs nationaux ? En tout cas, et ce sera ma conclusion monsieur le président, mesdames et messieurs, notre ambition et c'est pas facile parce que évidemment chacun, vous allez entendre les industriels, chacun va défendre son bout de gras, j'ai envie de vous dire mais nous on veut vraiment porter un modèle de grande distribution qui soit responsable, moderne, à dimension humaine, ancré dans les territoires. Et moi, j'oppose rarement ou jamais industrie, commerce.

Euh, j'essaie de de ne pas opposer non plus les producteurs et les distributeurs, les magasins et le digital parce que il s'agit de construire un modèle français qui soit solide, qui soit omnicanal, qui soit capable de servir tous les Français partout avec des enjeux qu'on vient d'écrire qui sont très clairs. La souveraineté alimentaire, le pouvoir d'achat, l'investissement et la compétitivité parce que on peut parler de tout mais si un moment dans la distribution, dans l'industrie ou dans le monde agricole, on n'est pas compétitif. Les sujets d'avant n'ont pas lieu d'être.

En tout cas, je pense qu'on est à un moment décisif. Je je l'ai dit en introduction, c'est un moment où il y a une espèce de pause où c'est le moment peut-être de réfléchir de manière responsable collectivement. Euh je reste optimiste.

En tout cas, nous on est mousquetaire disposé à à et disponible surtout à travailler avec vous dans un esprit de responsabilité au service du pays. Et donc je vous remercie voilà de de votre attention et on est là. John Luigi, Gwen et moi-même à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.

Merci monsieur le président Thierry Cotillard pour ses propos. Liminaire. Merci aussi de de venir devant devant la commission pour répondre aux questions des des parlementaires.

Beaucoup de débats bien évidemment, mais rien ne vaut effectivement l'échange. Et ici, nous essayons dans au sein de la commission des affaires économiques, comme le disait le philosophe Alain, de euh porter de cultiver l'optimisme de la de la volonté. Euh juste sur la la question et avant de passer aux orateurs des groupes sur la question de de l'étiquetage de l'origine France, effectivement la distribution a certainement un rôle très important à jouer euh plus à la limite que nous-mêmes ici au Parlement puisque je voyais les réactions des de nos collègues du du Rassemblement national tout à l'heure sur le l'étiquetage et l'origine info.

C'est vrai que un certain nombre de textes avait été proposé de leur part sur ce sujet, mais il s'agit de il n'a pas été voté parce qu'il s'agit de réglementation européenne mais pour autant rien n'empêche à la fois les industriels, rien n'empêche, c'est vrai, les membres de la grande distribution de pouvoir faire le travail nécessaire pour et bien afficher au consommateur les informations qu'il qu'il réclame et puis le Parlement européen doit aussi faire son travail là-dessus. Moi, je reviendrai sur deux ou trois éléments tout à l'heure, mais je ne veux pas imposer que mes questions et donc je vais donc laisser la parole aux orateurs des groupes et pour le premier d'entre eux, le Rassemblement national, monsieur Frédéric Webert. Vous avez la parole monsieur le député.

Vous représentez un acteur majeur de notre distribution alimentaire. En effet, le groupe les mousquetaires pèse aujourd'hui 16 à 17 % du marché alimentaire avec des milliers de points de vente partout en France. Autrement dit, ce qui se décide dans vos négociations commerciales pèse directement sur le ticket de caisse des Français et sur le revenu de nos agriculteurs.

Or, des négociation commerciales ouvertes depuis le 1er décembre se déroule dans un contexte inédit. Volatilité des marchés, surproduction mondiale, tension sur les matières premières. L'an dernier déjà à l'approche du 1er mars, une part importante des contrats n'était pas conclue et chacun se renvoyé la responsabilité.

Industriel demandant des hausses, distributeur réclamant des baisses et montant en puissance des marques propres. Dans ce paysage, les lois égalimes étaient censées rééquilibrer la chaîne de valeur. 8 ans après, le résidat est décevant.

Inflation pour les consommateurs, complexité, contournement et au bout de la chaîne l'agriculteur qui ne retrouve toujours pas son compte. Le Rassemblement national s'est d'ailleurs opposé à ces textes parce qu'ils ont reposé sur une logique technocratique et qu'ils ont malheureusement montré leur inefficacité. Enfin, il y a le sujet de souveraineté.

Vous avez annoncé refuser les produits issus du Mercosur dans vos rayons. Très bien. Mais dans les produits transformés, l'origine devient floue et le consommateur ne peut plus choisir en connaissance de cause.

C'est précisément pour cela que le Rassemblement national a déposé à l'initiative de notre collègue Hélène Laporte une proposition de loi d'ailleurs inscrite à l'ordre du jour de sa lige parlementaire visant à rendre systématique l'information du consommateur sur l'origine des denrées alimentaires par l'étiquetage. Je viens à ma question. Comment allez-vous à la fois renforcer l'achat de produits français dans vos rayons pour en faire un réflexe ?

Quit à rendre votre loup publicitaire plus patriote et quelle évolution soutenez-vous pour que les centrales d'achat à l'étranger ne contournent plus le droit français et l'esprit des galimes au détriment de notre filière agricole française ? Merci. Merci monsieur le député, monsieur le président.

Alors notre stratégie, ça a toujours été parce que il y a 40 ans, on a acheté des usines en France pour produire nous-même. Donc pas l'essentiel, l'intégralité de nos usines ont un sourcing français. C'est important de le rappeler parce que quand vous avez une tranche de jambon, elle peut venir le port peut venir d'Espagne ou d'ailleurs c'est pas le cas chez les mousquetaires 100 % vous pouvez le vérifier 100 % du port et breton ou de France pour pouvoir faire notre jambon.

Donc c'est le choix qu'on a fait et il y a eu un classement récent de la MDD qu'elle était la celle qui était la plus française du fait qu'on est 50 usines et qu'on s'approvisionne dans les territoires, on a été noté numéro 1. Donc concrètement puisque c'est à la volonté de chacun pour l'afficher et que ça fasse qu'on le voit dans les rayons, il y aura 300 produits cette année, c'est pas assez 300 produits. Par contre en 2028, c'est dans 2 ans.

Tous les produits d'Intermarché auront origine info avec l'information pour le consommateur pour bien montrer parce qu'on considère qu'aujourd'hui on investit, ça nous coûte et on le revalorise pas puisque personne le sait. Donc ça c'est euh c'est important de vous le rappeler pour ce qui est desgalim euh John Lud pourra compléter mais j'ai qu'une minute. Retenez ces 50 plus gros les les plus grosses multinationales.

Moi fis agriculteur j'ai défendu l'idée pas de coopérative agricole pas de TI pas de PME parce qu'on considère en fait que vous l'avez dit il y a un sujet de pouvoir d'achat en France faut pas le perdre de vue. D'accord ? Si on avait accepté les tarifs des industriels en 23 24 c'était plus 40 %.

Donc on n' pas le droit non plus de nous reprocher avec ces plus gros d'avoir obtenu une baisse globale que j'ai chiffré à 25 %. C'est-à-dire qu'on aura gommé 15 % parce que le consommateur déjà qu'il accepte pas ces 25 % si on avait pas négocié ça aurait été 40 %. Quand ça va en Europe donc c'est en en en Pays-Bas effectivement néalandais le contrat écrit comme ça.

Par contre l'annexe elle est écrite en français et les principes des galim sont respectés. C'estàd il y a une date du toit et tout est conservé et c'est important vraiment j'insiste, ne mélongeant pas la PME de Bretagne d'un groupe qui s'appelle Proctor et Gumble et qui a sorti encore plus de résultats ces dernières années avec la crise d'inflation pour le groupe ensemble pour la République. Madame Anne Sophie Ron parole madame la députée.

Depuis 2018 avec les lois égalimes, nous avons posé un principe simple. Le revenu agricole ne doit pas être une variable d'ajustement du préfal. Quand la valeur est tirée vers le bas dans les salles de négociation, ce sont les agriculteurs qui finissent par payer et lorsqu'on fragilise l'amont, on fragilise nos territoires, notre souveraineté alimentaire et la capacité à investir.

Or, une part croissante des négociations commerciales se se déroule désormais à l'échelle européenne via des centrales d'achat transnational qui rendent plus difficile l'application de nos règles nationales et nourrissent un décalage entre ce que vote le Parlement et ce que vivent les acteurs économiques. La question se pose pour nous. Comment garder des règles claires et applicables quand la négociation se déplace alors que c'est notre agriculture qui encaisse et nos territoires qui paye ?

Ces montages déplacent les négociations là où la traçabilité des engagements devient plus compliquée alors même que l'impact final est bien en France. Un élément récent a mis en lumière ce périmètre. Une liste rendue publique fait apparaître 52 fournisseurs d'Evrest dont des groupes qui travaillent directement avec des matières premières agricoles comme Bonduel, Lactalis ou encore le groupe Belle.

Dans le même temps, nous voyons que ces structures ne sont pas des Eldorado. Des enseignes ont annoncé leur départ d'Evrestant des tensions autour des méthodes et du cadre de négociation. Dans ce contexte, je veux vous poser deux questions très concrètes.

Tout d'abord, monsieur Cotillère, vous avez défendu l'idée d'un code de bonne conduite qui exclurait les produits à fortes composantes agricoles des négociations menées via des centrales d'achat européennes. Or, à la lumière de ce qui a été rendu public, comment expliquez-vous cette situation et quelle précision-vous nous apporter sur le périmètre que vous excluez chez Intermarché au sein des Vest pour les produits agricoles et alimentaires ? La deuxième question sera au regard des départs et des critiques sur le fonctionnement d'EVRT, pourquoi Intermarché choisit-il de rester membre d'Evrest et surtout quelle ligne rouge Intermarché s'interdit explicitement dans ce contexte qui mettrait les industriels sous contrainte et qui pourrait par Ricochet faire pression sur la valeur des matières premières agricoles.

Je vous remercie. Merci madame la député. Monsieur le président, j'ai une minute donc je vais essayer d'être très très synthé.

C'est un peu plus OK. Euh moi à un moment, j'avais défendu euh parce que je rencontrais les représentants du monde agricole, j'avais défendu l'idée de se dire "Écoutez, si vous voulez vraiment euh qu'on protège le monde agricole, on peut peut-être prendre la décision d'exclure les charcutiers, les laitiers des centrales européennes parce que c'est les seuls dossiers où il y a une composante agricole qui est vraiment forte parce qu'on parle de proctor et gumble des shampoings, ça ne touche pas le monde agricole. Cette proposition là, je l'ai donné au responsable.

J'en ai parlé à tous les distributeurs sans parler d'alliance mais en disant c'est peut-être la bonne solution pour sortir par le haut pour essayer de trouver un compromis. Personne ne l'a accepté. On a été les seuls à le proposer.

On n pas été suivi. Et très honnêtement je je vous le dis et ça va répondre à la pourquoi je je retourne et pourquoi je je repars pas des vrais, c'est que nous on est sorti des centrales européennes pendant 3 ans. On l'a payé cash dans le positionnement prix.

C'est-à-dire qu'on a pris un retard réel d'améliorateur des conditions d'achat ou ou plutôt dans l'autre sens de perte. Et à ce moment-là, ça se répercute, vous savez où ça se répercute, sur les étiquettes dans les Intermarchés. Et les adhérents disent "Mais qu'est-ce que vous faites ?

Est-ce que vous avez les outils pour pouvoir faire les négociations avec les plus gros fournisseurs ? Parce qu'en fait, Lecler a ses prix qui baissent, Carrefour a des prix qui baissent et nous parce qu'on avait pas cette centrale d'achat, ben on était plus dans le match de de de la compétitivité prix. Donc, j'ai envie de vous dire la règle du jeu aujourd'hui, elle nous impose pour être compétitif sur ce sujet du pouvoir d'achat d'avoir une centrale d'achat qui soit aujourd'hui qui est devenue la règle du jeu puisque tout le monde a là.

Si vous ne le faites pas, vous êtes condamné à avoir des des prix qui soient très chers. Et puis ben maintenant que les charcutiers et les laitiers sont au niveau d'Evrest, euh nous la ligne qu'on s'est donné la MPA, qu'elle soit en France ou au niveau des VR, elle sera respectée. Ce qu'on veut par contre, c'est négocier ce qu'il y a à côté, c'est-à-dire la matière première industrielle.

Et moi aujourd'hui, je peux vous dire parce qu'on a une que l'emballage a baissé, l'électricité alors ça dépend comment on l'a acheté mais globalement ça baisse. Il y a des vraies raison sur le coût industriel d'obtenir des baisses qu'on répercute au consommateur. Et bien on peut pas en discuter avec les plus gros parce qu'il coche une option 3 qui fait qu'on a pas la lecture très précise de ce qu'est de la matière agricole, de ce qu'est le le du coût industriel.

Et c'est pour ça que si on revient sur ce qui doit être la législation de demain, puisqu'il faudra certainement un égalime suivant dans le cadre du prochain programme présidentiel, et ben cette transparence, ça peut être une option. C'est-à-dire qu'il faut imposer d'où ça vient et surtout à quel prix on paye les agriculteurs parce qu'aujourd'hui avec les plus gros on ne le sait pas. Merci monsieur Cotillard.

Pour le groupe la France insoumise, madame Mathilde Igier, vous avez la parole madame la prés députée. Pas encore encore. [rires] Merci monsieur le président.

Messieurs les présidents, monsieur le directeur général, chers collègues, en en septembre 2024, Coopérative U annoncé sa sortie de la centrale d'achat européenne Everest en cause selon le président, l'impossibilité de vraiment respecter la loi française. L'alliance avec Everest EPC ne garantirait pas le respect de la date butoire et de la fin des négociations commerciales et la part sanctuarisée de la de la MPA, de la matière première agricole. euh des mesures pourtant inscrites donc dans la loi égalim 2 visant à protéger la rémunération des agriculteurs et des agricultrices.

Monsieur le président Cotillard, le groupe Les mousquetaires fait la promotion de son attachement aux agriculteurs. Votre responsable des relations agricoles indiqué en novembre que chez Intermarché, ce sont les producteurs et artisans qui fixent leur prix et vous l'avez encore fait savoir aujourd'hui. Euh pourtant, de manière générale, le respect de la sanctuarisation de la matière première agricole dans les négociations commerciales se dégrade d'année en année.

Pouvez-vous confirmer que votre aliment à la centrale d'achat européenne Everest EPIC ne remettra pas en cause la sanctuarisation de la de la matière première agricole ? Et monsieur le président Ferrari, quant à vous, pouvez-vous confirmer qu'Everrest n'imposera pas à la société les mousquetaires de négocier selon vos conditions et non selon la loi française ? Ces derniers mois, Intermarché a déjà envoyé ses propositions de prix d'achat à certains industriels en leur imposant de parvenir à un accord avant la fin des négociations commerciales.

Ces industriels ne vous ont pourtant pas transmis leurs conditions générales de vente qui contiennent notamment la sanctuarisation de la matière première agricole. Ces pratiques interrogent euh l'esprit des lois égalimes étant la construction du prix en marche avant censé garantir une rémunération au producteur. Euh donc monsieur le président Cotillard en en proposant des prix d'achat sans connaître les besoins des de matières premières agricole, comment pouvez-vous garantir des prix rémunérateurs aux agriculteurs ?

Je vous remercie. Merci madame la députée monsieur Coutier. Alors je je vais laisser euh Jean-Ligie Ferrari aussi répondre à une partie de la question.

Euh notre principe c'est, je l'ai dit, pas de remise en cause de la MPA lorsque les choses sont claires. Au moment où je vous parle, 90 % des accords ont été trouvés avec les PME en France. Euh donc ça c'est quand même une notion importante parce que la PME a joué la transparence sur d'où venait le produit et à quel prix il le payait.

Et avec les grandes multinationales, alors vous allez dire j'insiste mais au même moment on a que 20 % des accords qui sont signés et 20 % notamment vous pouvez vérifier les 3/4 où tout le monde signe l'option 3, c'est-à-dire je n'ai pas le détail au moment où je négocie de ce qui va en MPA et MPI. Donc ça c'est c'est un point qui est vraiment très structurant. J'insiste sur cette obligation de transparence mais ça conditionne le truc.

Peut-être jeanier un complément. Bonjour à tout le monde. Déjà je dois m'excuser pour mon français hein.

J'essaie de faire le le mieux possible pour me faire entendre. Pour répondre à votre question sous le respect de la loi égalime. Thierry a déjà évoqué deux trois fois et je vais le répètre, nous on suive tous les principes de la loi égalime.

Il y a rien qui échappe. Ça, on l'a bien déclaré déjà les autorités. Euh, on a un rapport constant avec la DGSRF et avec Bery.

On a soumis les contrats et on a déjà reçu les premiers avis que les contrats de Everest suivent tous les principes de la loi égalime. Bien évidemment, sont des contrats en deun société hollandaise, sont en droit hollandaise mais ça veut pas dire que on a envie de utiliser utiliser le verbe en contourner, si je me rappelle bien la loi française. Ça c'est faux.

Nous on respecte. Si avec ma driving license, mon permis de conduire, je viens en France, je dois respecter les règles qui existent en France. Ça c'était de début quand on avait la relation avec eu.

Jusqu'à présent, rien a changé. On a rencontré plusieurs fois les autorités. pour parler de U.

Là aussi euh je sais pas de de de quoi vous parlez ou qu'est-ce que vous avez entendu par U mais la relation avec U était pas un problème vis-à-vis de les lois. Ensemble, on est on était présente chez la DGSF. Je me rappelle bien que la directrice générale ADRF était convoquée par une commission, je sais pas si c'est là où avait déclarer que le rapport avec nous c'était un rapport transparent et que on déclarait et on respecte tous les principes de la loi égalime.

Après je vous dis pas quelle est mon opinion de la loialim certaines parties de la de la loialim mais ça rien à voir avec le fait qu'on doit le respecter. Merci monsieur Ferrari. Pour le groupe socialiste, madame Mélanie Thomin, vous avez la parole madame la députée.

Merci monsieur le président. Messieurs, chers collègues, la semaine dernière l'Union européenne signé le traité avec les pays du Mercur. Je ne vais pas revenir sur les raisons qui nous ont fait nous opposer à ce traité, sur toutes les conséquences négatives pour les filières agricoles, bovine, volaille, sucrière, sur l'environnement et la déforestation, ni même sur la gestion catastrophique du président de la République dans ce dossier.

Monsieur Cotillard, en tant que distributeur, vous avez annoncé lundi dernier dans Télématin vouloir refuser l'achat de produits issus du Mercossû. Je salue bien évidemment cette initiative et j'encourage tout le secteur de la distribution à faire d'eux-mêmes. Néanmoins dans les faits, comment pouvez-vous nous assurer et garantir au consommateurs qu'aucun produit présent dans vos étales ne contiendra du bœuf brésilien ?

Allez-vous négocier avec vos acheteurs industriels ? Comment les consommateurs pourront être certains que dans les plats transformés, dans les sauces, dans les rayons surgelés ou de découpe, il n'y ait pas de viande sud-américaine ? Un autre accord de libre échange concurrence fortement la production française agricole, celui avec le Maroc.

D'où nous importons une grande quantité de tomates cerises en croissant ces trois dernières années d'après un rapport du CGAE. Ces barquettes sont vendues dans les grandes surfaces à 99 centimes au détriment des producteurs français comme c'est le cas dans ma circonscription. Face à cette concurrence, les producteurs français ont répliqué avec une barquette souveraine et un prix recommandé 1,29 €.

Or, vos magasins Intermarchés vendent ces barquettes à 1,95 € soit 66 centimes de marge. Ma question est donc la suivante : comment comptez-vous baisser vos marges afin de venir en soutien au producteurs de la filière ? Enfin, ma troisème et dernière question porte sur la pêche.

Les océans se réchauffent, ça sidifie de nombreux pays et industriels ont recours à des pratiques désastreuses de surpêche. L'économie de la pêche et les petits ports sont en danger, en particulier dans un territoire comme celui du Finistère. Il est donc nécessaire, comme en agriculture, d'agir, d'anticiper et de s'adapter aux conséquences du réchauffement climatique pour maintenir l'activité économique primordial de cette économie maritime.

Monsieur le président, votre flotte Intermarché basée en à l'Orient en Bretagne emploie 200 marins sur 15 navires engagés dans une démarche responsable d'après vos propres mots. Si je ne partage pas les méthodes de l'ONG Bloom à votre égard, je souhaite toutefois connaître vos engagements en la matière. Où en êtes-vous de la décarbonation de votre flotte ?

Quelles sont vos pratiques contre la surpêche ? Aussi bien dans votre flotte qu'avec vos partenaires ? Je vous remercie.

Si si vous permettez, il y a plusieurs questions. Je vais aller très vite parce que je crois que j'ai répondu sur la garantie. En fait euh je l'ai prise et on a des adhérents qui sont responsables.

Donc il y aura pas au rayon boucherie un poulet traditionnel brut qui sera brésilien, ça c'est sûr. Et puis de toute façon, on fera on se fera sanctionné par le consommateur qui je pense sera en opposition à ça. Là l'engagement que je prends, il va plus loin, c'est de ne pas en mettre dans mes produits à marque de distributeur en plat préparé.

Et donc c'est par origine info que je je j'aurais cette garantie assurée au consommateur pour pour que justement ils comprennent bien que ça vienne de France et que je tiens mon engagement de distributeur responsable. Sur la tomate, on va revenir dessus. La pêche est un sujet très important.

Moi, ça fait 2 ans que je suis président du groupement. J'ai aussi cette responsabilité sur agro et vous savez très bien que la pêche va mal en France. Ça va, c'est compliqué chez nous mais ça va mal en général.

Et à ça plusieurs facteurs explicatifs. On essae euh de travailler en bonne intelligence avec l'association Bloom bon elle a fait un petit une petite attaque sur le loup mais c'est pas le sujet. Il y a surtout une passe d'arme il y a 6 7 ans en nous disant vous êtes en train de détruire les fonds marins, vous faites n'importe quoi sur la ressource.

Donc il y avait deux attitudes. Soit on éétait pas constructif et on se disait qu'est-ce qu' viennent nous embêter. Et c'est pas l'attitude qu'on a eu.

On a eu cette attitude puisqu'on est un des premiers pêcheurs de France de dire on a une responsabilité en tant que leader de la filière donc on va bosser avec eux. Et donc on a été un des premiers pêcheurs à arrêter d'aller chercher de la ressource avec la drague qu'on faisait et qui détruisait les fonds marins. Ça a généré quoi ?

Ça a généré aujourd'hui moins de rendement. Ça a généré le fait qu'aujourd'hui et bien on a une filière qui est déficitaire chez les mousquetaires. Pas à cause que de ça puisque il y a aussi une facture énergétique hein.

Le gasoil coûte plus cher quand on a pêché il faut congeler donc ça coûte tout ça est plus impactant. Et puis il y a un sujet de quota qui fait que et je peux le dire la réunion est publique. On estime entre 10 et 20 millions tous les ans les pertes pour le groupement des mousquetaires sur la filière pêche entre ses bateaux et ses unités de production.

J'ai eu des contacts avec des politiques parce que quand le maire de l'Orient me dit "Vous pesez 40 % de la débarque à l'Orient, euh qu'est-ce que vous allez faire de cette pêche ?" et ben, on a pris une position entre associés. On s'est dit "On va être responsable parce que c'est aussi une image des mousquetaires que d'être pêcheurs." Donc on est en train d'essayer de trouver des solutions.

Seul, on nassumera pas. C'est-à-dire qu'on pense que l'avenir est de s'associer avec un autre marilleur. Et donc aujourd'hui, c'est officiel.

Il y a une demande d'association pour faire ce qu'on appelle une John Venture avec un autre groupe qui nous permettrait et ben de perdre un peu moins sur cette filière parce que aujourd'hui avec les volumes qu'on traitent et les contraintes qu'on a, elle est déficitaire et une consommation aussi ça devient très compliqué parce qu'en fait ce qu'on pêche le client c'est plus le cuisiner. Je vous la fait très court moi j'ai des maganins donc à part la crevette, le saumon et le cabillot, il se passe pas grand-chose dans un rayon poissonnerie et c'est ça qui est dommage et on a une responsabilité tous ensemble aussi à l'éducation mais c'est un autre sujet. Merci monsieur Cotillard. pour le groupe de la droite républicaine, madame Christelle Minard.

Vous avez la parole madame la députée. Monsieur le président, euh monsieur le président, monsieur Cotillard, messieurs les directeurs. Votre audition par cette commission intervient dans un contexte, comme beaucoup de mes collègues l'ont dit, agricole, de crise profonde.

Depuis de nombreuses années, le nombre d'exploitations agricoles en déficit ne cesse d'exposer. dans mon département comme dans beaucoup de départements en France. Euh mais en auréloire, on est évidemment sur un marché céréalier important.

C'est le premier département agricole de la région centre Val-deoire et la quasi totalité des exploitations est en déficit euh depuis les trois dernières années. Euh trop d'agriculteurs, pourtant piliers de notre souveraineté alimentaire peineent à vivre de leur travail et cela aujourd'hui est inacceptable et il l'expriment. Les difficultés du secteur agricole sont principalement liées à deux facteurs.

Un carcan réglementaire étouffant créant une concurrence déloyale face aux producteurs étrangers, mais aussi une pression constante sur les prix empêchant la juste rémunération de nos agriculteurs. Vous et la grande distribution au sens large rôle majeur à à jouer pour soutenir l'agriculture française. Lors de notre précédente ou d'une précédente audition parlementaire, vous aviez indiqué, monsieur Cotillard, qu'environ 90 % de la viande marque distributeur proposée par votre groupe était produite en France mais cela ne concerne que des produits de marque distributeur, pas les produits de marque national ou internationale.

À ce sujet, envisagez-vous pardon de prendre des mesures comme des clauses de provenance par exemple dans les négociations avec les industriel pour privilégier les produits issus d'élevage français et plus généralement de l'agriculture française ? Par ailleurs, les pressions sur les prix sont telles qu'aujourd'hui beaucoup d'exploitants agricoles vendent à perte. Leur coût de production augmente et les prix baissent.

Comment les agriculteurs peuvent-ils s'en sortir avec des prix si bas ? Selon un rapport de l'observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires datant de 2022, les fruits frais peuvent faire l'objet de marge de 40 % atteignant jusqu'à 67 % pour certains légumes. Dans ce cas, ce sont à la fois les agriculteurs et les consommateurs qui sont les grands perdants.

Alors, quelles actions concrètes comptez-vous prendre pour garantir une rémunération juste et stable aux agriculteurs ? Enfin, vous avez depuis quelques années engagé des processus de contractualisation avec certaines filières agricoles et je salue cette initiative. Cependant, cela ne concerne à l'heure actuelle qu'un certain nombre limité de filières.

Entendez-vous aller plus loin sur la contractualisation avec les filières et si oui, avec quelle filière et dans quelle mesure ? Je vous remercie. Merci madame la député.

Monsieur le président. Vous avez raison madame la députée, c'est que le premier soutien à la ferme France, c'est d'acheter français. Donc je vais être plus précis, le 90 % et est moins vrai que la la vérité et la réalité.

Je l'ai par détail. Chez Intermarché, le bœuf à 99 % dans nos outils d'abattage vient de France. Le veau 99 %, l'agneau, il y a un problème de production, on est à 82 %, le port 99 %.

Donc, j'ai envie de vous dire, on joue le jeu parce qu'on a aussi l'outil de production et qu'on fait pas venir les camions d'Allemagne. Et donc nous, on a cette responsabilité Gwen pourrait le dire mais on demande au charcutier, au Herard, à toutes ces grandes marques de nous dire d'où vient le port. Et la réalité c'est que 50 % ça vient d'Allemagne ou de d'Espagne parce que ça coûte moins cher et donc ça ça permet de restaurer les marches.

Donc moi, je peux rien imposer mais je je vous le redis, ce serait bien que cette origine info euh on débloque la situation parce que ça nous aidera. Après, qu'est-ce qu'il faut faire ? C'est donner la visibilité.

Un agriculteur, c'est un chef d'entreprise. C'est un chef d'entreprise d'une PME où il a des salariés, il a besoin d'investir. Donc, il a besoin d'être sécurisé sur des volumes et à quel prix on l'achète.

Donc, c'est une démarche qu'on a eu sur le port et le le la critique qu'on peut effectivement nous faire, c'est de ne pas l'avoir générisé. Aujourd'hui, 80 % des éleveurs de port d'agromousquetaires ont un contrat qui fait que on a calculé le prix de revient, le coût maintenant de l'électricité et cetera. Il a un flore qui fait qu'on descendra jamais en dessous et il est sécurisé, il investit.

Ça a été beaucoup plus compliqué sur le bœuf et on est en train d'essayer de le mettre en place et sur l'agneau qui sont des filières qui étaient plus longues à mettre en place et puis aussi où bah l'agriculteur pouvait se dire bah je bénéficie un coût de coûts qui sont plus ou moins importants et donc je je préfère rester dans dans cette position. Donc la contractualisation c'est la suite logique et puis après il faut que le consommateur soit acteur aussi de ça. Donc on a une réussite franco-française qui est c'est qui le patron ?

Donc on s'est dit pourquoi on le fait pas en marque de distributeur ? Ça s'appelle merci. C'est nos éleveurs de lait qui ont écrit bah en l'occurrence au président précédent en disant il faut nous faire cette marque parce que il y a pas de raison si les consommateurs sont prêt à payer.

On l'a fait ça représente 30 millions aujourd'hui de lit c'est énorme. Et donc pour vous dire parce que vous m'avez dit qu'est-ce que vous faites ? Et ben on est en train de transversaliser cette marque.

Cette marque ça a été sur le lait. Donc les agriculteurs sont très heureux et si on pouvait vendre tout le lait en marque Mercy, ce serait bien. Et aujourd'hui, c'est pas que ça, c'est le miel, c'est euh plein de produits euh qui sont déclinés, les œufs et donc on a un marketing pour favoriser cette marque de distributeur responsable pour aussi embarquer le consommateur à mieux payer.

Merci monsieur Cotillard. Pour le groupe des écologistes écologistes et social pardon, monsieur Boris Tavernier. Merci monsieur le président travers, messieurs les présidents et directeurs généraux.

Pour ce qui est vendu en France, d'où négociez-vous vos contrats ? Depuis la France, les Pays-Bas ou la Suisse ? Alors que nous sommes en plein dans les négociations commerciales entre la grande distribution et ses fournisseurs, je vais revenir sur les questions des centrales d'achat européenne.

J'aimerais notamment profiter de la présence de monsieur Ferrari, PDG d'Evrest. Evrest, ce n'est pas qu'une très grande montagne de l'Himalaya, c'est aussi une méga centrale d'achat européenne qui regroupe Intermarché, auchamp casino, l'enseigne de livraison de courses piquenique ainsi que le distributeur allemand EDK. naïvement, on pourrait penser qu'entre enseigne de la grande distribution, c'est la guerre permanente.

La guerre des prix, la guerre des parts de marché, la guerre pour attirer les clients. Mais parfois vous savez faire la paix entre vous. Précisément la paix vous la faites quand il s'agit de mener une autre guerre, la guerre contre vos fournisseurs.

Et vous avez des armes pour mener cette bataille. Ce sont les alliances d'achat que vous nouez. On a donc d'un côté Auchamp Casino, Intermarché regroupé au sein de l'alliance ARAP, membre de la centrale d'achat européenne Everest basée au Pays Bas de la centrale de service épique basée à Genève.

De l'autre côté, on retrouve Carrefour, Système et des enseignes allemandes regroupées au sein de la centrale d'achat Concordis. L'intérêt de ces méga ces méga centrales d'achat selon vous, se regrouper pour peser face aux plus grands industriels, pouvoir négocier de manière plus équilibrée avec les plus gros, avec les plus durs de l'industrie, les Coca-Cola et autres Ferrera. Alors, je ne vais pas pleurer pour eux, mais il faut s'assurer d'un équilibre dans les relations commerciales.

Il faut également s'assurer d'un respect des principes de concurrence entre vous, sinon ce seront les clients qui seront pénalisés. Donc, ce qui ce qui me pose question, c'est l'emplacement de ces méga centrales d'achat. Evreste est basé au Pays-Bas, Concordis en Belgique et je ne parle pas de votre centrale de service basée en Suisse.

Nous sommes nombreux à penser que l'emplacement de ces méga centrale d'achat n'est pas un Odin. Elle vous servirait à échapper aux droits français et notamment aux lois égalimes qui visent même si elles sont insuffisantes, à protéger les agriculteurs. Alors, on connaissait l'évasion fiscale, on connaissait les délocalisations.

Seriez-vous en train de créer l'évasion juridique ? Vous me direz qu'avec égalim 3 sont censés être soumises au droits français les négociations qui concernent les produits destinés à être vendus sur le territoire national. Dans la pratique, vous savez que cela est difficile à contrôler pour les services de l'État.

Vous regroupez pour peser face au plus gros de l'industrie. Vous pouvez le faire depuis la France. Pas besoin de partir à l'étranger.

Ainsi, monsieur Ferrari, je vous demande de prouver votre bonne foi. Prouvez-nous que vous et les membres de votre centrale d'achat localisé au Pays-Bas ne cherchent pas à contourner le droit français. Prouvez-nous que Intermarché au champ casino ne cherche pas à éviter les lois galim.

Comment nous le prouver ? en ramenant les centrales d'achat à la maison et cette maison c'est la France. Pourquoi pas ?

Parce que pourquoi ? Parce que la majorité des membres de votre centrale d'achat sont désormais français parce que l'écrasante majorité des chiffres d'affaires réalisés sont français. Intermarché, Auchamp, Casino, c'est 130 milliards d'euros de chiffre d'affaires contre seulement 1 milliard et demi pour Piquenique.

La dernière entreprise membre de votre alliance. Alors, monsieur Ferrari, êtes-vous prêt à prouver votre bonne foi ? Monsieur Cotiard, vous représentez les mousquetaires Intermarchés, êtes-vous prêt à soutenir cette proposition pour nous prouver que votre participation à une centrale d'achat basée aux Pays-Bas ne vise pas à contourner la législation française ?

Merci. Jean Luigi va répondre précisément sur cette question. Je vais simplement redonner le sens de ces euros centrales.

Nous pesons aujourd'hui 1 à 2 % du chif d'affaires de ces multinationales. Et pensez bien que le rapport de force n'est pas celui que vous pouvez imaginer parce que sur certaines catégories de produits, je n'ai pas le choix. Quand je suis sur le marché de la pâte à tartiner, je peux vous dire que je j'ai un rapport de force de Nutella pour pas le citer qui est vraiment puissant parce que je ne peux pas m'en passer pour le consommateur.

La réalité pourquoi on est allé là-bas et après il va vous expliquer aussi pourquoi sur ce pays et c'est vraiment pas un choix nous il y a aucune manipulation sur le sujet fiscal et on va vous le redire on applique le droit français même si le le siège est délocalisé là-bas. Ce que je veux vous dire, c'est que la fragmentation tarifaire des grandes multinationales, c'est une réalité en Europe. Le même produit peut être vendu 15 à 20 % moins cher dans d'autres pays.

Alors, moi, je veux bien que les Français soient remontés sur le pouvoir d'achat, mais ne m'interdisez pas d'aller lui permettre d'acheter des grandes marques à un prix plus accessible. Ça c'est le sens même de l'Eurocentral. Après John Luigi, on va pas prendre l'exemple de piquenique.

Je pense qu'il y a un allemand qui est dans l'alliance, qui pèse autant que nous en terme de chiffre d'affaires, voire plus et donc il y avait pas d'intention particulière à poser le siège au Pays-Bas. Je vais te laisser répondre peut-être et puis si si vous nous permettez parce qu'il faut être concret en fait ces sujets, il y a des fantages, j'aimerais bien qu'on prenne exceptionnellement une minute de plus pour vous montrer quelques produits et quelques écarts de tarification et moi je peux pas le dire puisque je suis pas censé connaître les tarifs des Allemands, mais John Luigi c'est son métier et c'est ce qu'il connaît dans le cadre de l'Eurocentrale. Allez-y monsieur Ferrari, on vous laisse une bonne minute pour répondre.

Merci. Dans une minute. Allô.

C'est bon. Dans une minute, je réponds de nouveau à la question de la loi égalime. Nous, on respecte tous les principes de la loi égalime.

On peut être en France, en Italie, en Allemagne ou en Hollande. Pour les activités qu'on a en France, on respecte la loi égalime comme on respecte les lois hollandaises et les lois allemandes. Sont les trois pays où on est présente.

C'est vrai, on a 52 fournisseurs et la raison pour laquelle existe ce type de société est pour essayer de balancer les rapports de force avec des gros industriels. Vous avez évoqué les 52 furnisseurs le jour que avec Thierry on était à Beri. Ils m'ont demandé pour éviter que quelqu'un peut citer une marque de café.

Juigi, s'il vous plaît, si tu peux faire le plaisir d'être transparent à dire exactement quels sont les furnisseurs, chose que j'aimais pas faire mais je l'ai fait hein. Comme ça, on évite de me dire qu'il y a une PME, il y a aucune PME dans les 52. J'imagine que vous avez euh accès à cette liste.

Euh vous parlez de méga central et vous faites référence à la chiffre à la vente. Je j'ai pas problème de vous dévoiler que la chiffre à l'achat parce que c'est la seule chiffre que je connais de Everest. Euh l'année passée, on a fait 8 milliards et en 2026, on projecte avec la rentrée complète sur base annuel de Intermarché Auchamp et Casino, on peut arriver à 13 14 milliards de chiffres d'affaires.

Ça c'est notre chiffre. Tout le reste sont des agrégations de chiffres d'affaires que les journalistes aiment faire. Euh, un autre sujet que vous avez touché mais que tout le monde touche et où ils sont basés.

Alors si je pars de Everest, j'ai créé Everest en 2021 avec Edeka qui si vous voulez c'est le fondateur et qui m'a demandé de le faire et Picnic. Picnic est une société où Edeka a a environ 30 % de ses actions. Euh après je je commençais à considérer s'y avoir un distributeur français.

Pour des questions administratives, bureaucratiques et légales. J'avais beaucoup de prendre un distributeur français. Mais il y avait quasiment tous les distributeurs français qui me demandaient de rentrer chez Everest.

On a fait une choix, une choix qui a pas marcher très bien avec eu. Et après euh Thierry m'a appelé en me demandant s'il y avait la possibilité de travailler avec nous et on l'a fait. Ça veut dire qu'on a basé la société à Amsterdam parce que si tu veux créer comme les gros multinationals, tu veux créer une siège euh euh tu dois le faire dans deux villes.

Trois villes en principe. Londres mais Londres avec la Brexit est pas est pas quelque chose de raisonnable ou Bruxelles et Amsterdam sont les deux qui ont de importants garimportants aéroport et il y a pas mal de concentration des sociétés. Si tu veux parler en français, tu vas à Bruxelles.

Si tu veux parler en anglais, tu vas d'Amsterdam. C'est la seule choix. Après, je vais expliquer de Epic si vous souhaitez président je dois couper ou Allez-y, allez-y.

Et puis euh on va passer, on a encore d'autres orateurs. Donc, parfait. Et alors ça c'est pour la pour quelle raison est basé à Amsterdam ?

Mais il pouvait baser à être basé à Paris. Le principe est le même. Les Allemands, ils me disaient est-ce que tu respectes la loi allemande ?

Bien sûr, je je je dois je dois mettre le siège dans une ville. Je peux pas le mettre dans quatre. Pour répondre à la question de Epic, Epic, je l'ai créé en 2021 avant Epic, j'ai créé Agor comme ça je lis les deux.

La raison pour laquelle euh j'avais créé corp à Genève parce que après 10 ans de Bruxelles avec mes enfants et mes collaborateurs, on pensait que partir de Bruxelles, et c'était la période où il y a eu aussi l'attentat à l'aéroport et d'aller dans un pays plus proche de l'Italie et un petit peu plus sécurisé, c'était la bonne chose. J'ai la chance de mettre les sociétés que je crée où je veux. Et en Suisse et à Genève, c'était quelque chose d'agréable.

Le la fiscalité corp, je peux dire, mais c'est pas un cité que je gère encore aujourd'hui, mais chez EPC, j'ai tout le temps fait des fiscal ruling où on paye pas les taxes en Suisse parce que je veux que tout l'argent queon encaisse par les industriels va à 100 %, c'était une autre question que prement le président avait évoqué, à 100 % à les partners. Nous, on travaille comme un centre de coût et le la règle pour payer les taxes avec le fisque suisse est basée sous les coûts de l'entreprise. Ça veut dire on paye quasiment rien de taxe en Suisse.

Mais c'est le même principe qu'on a à Amsterdam. On pay taxes. Ad Amsterdam, on achète une boîte de un producteur, une de la pâte baril là, on l'achète à 1 € et on la revend à 1 €.

On fait pas de profit. Je pense que je dois m'arrêter mais on pourra en en fin d'audition dans la dans les a conclusion, on pourrait revenir sur un certain nombre de questions auxquelles vous n'auriez pas pu répondre. Pour le groupe des démocrates, monsieur Pascal Lecan, vous avez la parole monsieur le député.

Merci monsieur le président et merci pour votre souplesse avec la séance. Monsieur le président Coquillard, Cotillard, pardon, messieurs directeurs généraux, chers collègues, les enjeux qui nous réunissent aujourd'hui sont considérables. Ils concernent notre souveraineté alimentaire, la rémunération de nos agriculteurs, le pouvoir d'achat de nos concitoyens et la vitalité de nos territoires.

Vous les avez évoqué dans vos propos limitaires, monsieur le président, avant mon départ dont je vous ai bien entendu. Depuis 2018, nous avons bâti avec les lois égalimes un cadre destiné à stopper la guerre des prix destructrices de valeur et à protéger le revenu de nos agriculteurs. Pourtant, l'inquiétude persise sur le terrain des ces règles essentielles semblent encore insuffisamment respectées par certains acteurs.

Mon inquiétude est double. D'une part, c'est le devoir les avancées permises par égalim fragilisé voire remises en cause. D'autre part, celle des conséquences directes pour nos agriculteur dont la situation économique reste extrêmement préoccupante.

Dans ce contexte, je souhaite vous interroger sur la manière dont votre entreprise garantit le respect des lois également. Cela concerne d'abord la rémunération des producteurs. Comment garantissez-vous le respect des obligations sur le revenu agricole ? par exemple le caractère non négociable de la part lié au coût de production et comment appliquez-vous la majoration de 10 % du seuil de revente à perte.

Cela concerne ensuite les négociations commerciales alors que 55 % des contrats n'étaient pas encore signés cette année au mois de mars, enfin en ce moment euh au mois de mars dernier pardon 2025. Comment garantissez-vous le respect de la date butoire du 1er mars pour les négociations annuelles ? Par ailleurs, comment veillez-vous au respect du droit français ? un peu été évoqué pour les produits distribués en France, y compris lorsque les négociations commerciales se sont déroulées à l'étranger.

Enfin, je souhaite vous interroger sur la vision de votre groupe quant à la transformation de nos territoires. Nous avons longtemps opposé commerce de proximité et grande distribution. Je suis un ancien maire, un ancien élu local.

Chez moi dans ma ville à Sivré dans la Vienne. Vous êtes le premier Intermarché à être arrivé. L'ouverture de grande surfaces a eu des effets économiques réels sur les artisans locaux.

Cela dit, cette opposition appartient peut-être au passé au passé, mais les conséquences artisanales sont toujours visibles aujourd'hui. Aujourd'hui, une nouvelle fracture semble apparaître apparaît entre commerce physique et commerce en ligne, particulièrement dans les zones rurales confrontées à de forts enjeux de mobilité. Si les grandes surfaces ont fragilisé les centres bourères, elle reste aujourd'hui des lieux de rencontre, des lieux où la population se retrouve.

Comment votre groupe se positionne-t-il face à cette évolution ? Et quel rôle pensez-vous jouer ou pouvoir jouer pour maintenir des commerces physiques vivants et accessibles dans nos territoires ? Je vous remercie.

Il y avait plusieurs questions dans votre question. Je vais garder. Ouais, il y en a trois.

Je laisserai V Glen revenir sur le sujet de l'application de la loi égalim puisqu'il a la vision globale, il est responsable des achats. Il travaille sur l'international mais aussi la France. sujet très structurant euh la place du commerce dans les territoires.

Écoutez, nous je je l'ai un peu dit dans les propos liminaires, vous connaissez, vous avez connu certainement Yv Godino, maintenant c'est le le Diaba, voilà, c'est des gens investis et on n'est pas dans l'hypergigantisme de la grande distribution. On a des points de monde qui font 2000 m² quand les hypermarchés sont à 6 7000. Moi, je je crois en fait, il faut justement qu'on existe demain parce qu'en fait, on a cette obligation de croire dans un commerce qui sera digital.

C'est l'arrivée d'Amazon et là on peut rien faire parce que les gens ont pris cette habitude. On n'est pas placé en prix et donc c'est le sujet Chine, enfin tous ces sujets-là. Mais moi j'ai l'intime conviction que si on sait faire notre boulot sur l'alimentaire et notamment en sourçant en France, en défendant les agriculteurs, on a une raison d'exister et pas quitter les territoires.

Donc la la proximité qui est la nôtre aujourd'hui avoir un un point de vente dans tous les cantons finalement c'est vraiment le projet des mousquetaires et on a aucun aucune envie de fermer de magasins ou de quitter des emplacements qui semblent un peu isolés parce que vous les politiques, je pense que c'est un lieu de vie. C'estàd il y a presque plus grand-chose si ce n'est dans certains cas que l'intermarché ou le système U. Donc on a une stratégie vraiment d'occuper l'espace dans la proximité.

En rural, on l'a toujours fait et maintenant on a une stratégie d'aller en centre-ville. On n'existe pas à Paris hein, vous allez pas nous voir. Et bien c'est aussi une vie de quartier qu'il faut animer et on a des politiques qui nous demandent aujourd'hui de de retrouver voilà une place pour la grande distribution en centre-ville et c'est notre stratégie.

Donc on ne quittera jamais les territoires et on aura un commerce de proximité où il y aura des caissières he on va pas passer en automatique et puis il y aura surtout maintenant les mousquetaires qui vont aller aussi en ville où il y a un besoin d'animer les quartiers sur la partie égalim Gwen. Est-ce que tu peux revenir sur le sujet ? Bonjour madames et messieurs députés.

Donc sur la partie égal, je vais pas revenir sur le fait qu'on applique l'ensemble des composantes du de de la loi égalime. Mais vous avez posé une question plus précise, c'est comment on fait pour respecter la date du 1er mars qui est une des composantes essentielles de de Galim ? Ben écoutez, nous on a bien l'intention de le faire et j'ai évidemment des patrons qui nous demandent et moi je demande à mes collaboratrices et à mes collaborateurs aux achats et aux adhérents qui négocient de le faire mais il faut être deux.

Donc dans la plupart des cas, on y arrive. Sachez que on a 1400 conventions à signées avec nos industriels de marque nationale, qu'il soi PME, TPE, ETI ou multinational et que il y a quelques contrats effectivement qui sont signés après le 1er mars, soit parce que on n pas réussi à trouver un accord, soit parce que parfois on a trouvé un accord assez tivement dans la nuit du 1er mars et que il faut parfois écrire une convention unique et que ça prend un peu de temps. Mais comment on peut le garantir ?

Ben moi, je peux pas vous garantir qu'on va assigner tous les accords avant le 1er mars parce qu'en vérité, il faut tomber d'accord. Et j'en reviens à la remarque de de Thierry Cotillard, c'est quand on y arrive pas, la responsabilité, elle doit être copartagée de notre point de vue entre l'industriel qui a refusé de signer et nous qui avons pas réussi à trouver un accord avec cette industrie là avant le avant le 1er mars. Merci monsieur Tem.

Euh pour le groupe Horizon, monsieur Thomas Lam, vous avez la parole monsieur le député. Merci monsieur le président. Monsieur le président CIER, messieurs les directeurs généraux, chers collègues, le groupement les mousquetaires constituent un modèle unique alliant autonomie entrepreneuriale et force collective au autour pardon de plusieurs milliers de chefs d'entreprises indépendants constituant un maillage territorial avec un point de vente tous les 10 km.

De plus, votre intégration verticale via plus de 50 unités de production agroalimataire agroalimentaire en propre font de vous un acteur à part. Dans ma circonscription à Agnière, j'ai cinq magasins quatre adhérents avec qui nous avons euh des échanges nourris. Nous l'avons nous en avons parlé tout à l'heure des entrepreneurs implantés dans leur territoire avec qui nous pouvons collaborer sur les sujets d'emploi, sur les sujets associatif.

Votre présence étant de l'équipement de la maison à la mobilité, mais c'est bien la distribution alimentaire vient intermarché qui tire votre activité. Votre groupe vient de s'engager dans une logique de consolidation par croissance externe sans précédent dans le monde de la grande distribution française avec le rachat d'environ 300 magasins au groupe Casino, la reprise de 80 magasins Colroy et la franchise récente de 300 supermarchés Auchamp. Intermarché va atteindre les 20 % de part de marché resserrant l'écart avec Leclerc et Carrefour.

Pour revenir sur le modèle d'intégration verticale qui fournit 40 % des produits sous MDD vendus par Intermarché et Neto, on pourrait penser avec les les rachats récents que il y a une hausse de volume en conséquence. Pourtant, il a été mentionné dans la presse un projet de session de h sites de h de vos sites. Donc, je voulais savoir quelles en étaient les raisons, s'il avait été étudié la possibilité de les agrandir, de les moderniser et si ce n'est pas le cas, si ce n'est pas possible, quel sera le devenir des salariés.

Par ailleurs sur les euh les rachats de magasins, il a été également mentionné dans la presse la fermeture de 30 des 300 magasins casinos euh pour des raisons de trop grande proximité avec d'autres magasins et de performance insuffisantes. Je voulais savoir de la même manière si cela n'avait pas pu être mieux anticipé, s'il va y avoir également des fermeture potentielle sur les rachats de Colrout et sur les franchises au champ et le cas échéant. Quel quels sont les plans qui sont prévus pour replasser le personnel ?

Je vous remercie. Alors euh vous l'avez évoqué, le premier sujet c'est les huit sessions potentielles d'usine du groupe heusquetaire. Notre stratégie en fait elle a été de se dire est-ce que notre pôle industriel sert notre consommateur soit pour sécuriser l'approvisionnement d'un produit qui existerait pas demain parce que il y a il y a pas assez de débouché ou surtout est-ce que ça nous permet d'avoir le meilleur apport qui a été pris.

Une fois qu'on a dit tout ça, on a fait un choix de recentrer sur les produits bruts, c'est-à-dire l'abattage de la viande, du porc et de s'éloigner des plats préparés qu'on laisse à d'autres industriels parce que notre combat c'était d'apporter le mieux manger et plutôt des produits les plus sains possibles auprès de nos consommateurs. Une fois que je vous ai dit ça, aujourd'hui donc ces huit usines sont en train d'être étudiées pour être repris par des concurrents et à chaque fois on a le même discours, c'est qu'on aura une position très responsable. On se on se garantit que le repreneur développera l'activité, ça veut dire investira mais surtout sauvegardera à minimal emploi.

Les quelques sessions qu'on a fait, il faut que vous compreniez qu'on va lui sécuriser pendant 5 6 7 ans les volumes d'intermarché mais comme ça s'appelle plus Intermarché, il arrive évidemment à aller vendre à Carrefour à Lecler ou à des concurrents. Et là, il réembauche et il développe. Donc les expériences qu'on a eu par le passé de session d'usine sont plutôt des plans de développement pour l'usine.

Pour ce qui est des points de vente, lorsqu'on a racheté des casinos et demain vous évoquez Coly, on les rachète jamais pour fermer. Vous imaginez ça ? Ça nous coûte, c'est arrivé dans la pire des hypothèses dans le cas de casino pour quelques points de vente.

On parle d'une quinzaine de points de vente parce que bah économiquement c'était non viable et nous on est dans un monde d'indépendant, vous le savez, vous l'avez évoqué, vous connaissez nos adhérents où il faut pouvoir en vivre et qu'à la fin il reste quelque chose. Quand on n pas pu faire vivre ça dans un groupe d'indépendant, on l'a proposé à des groupes intégrés qui par des loyers trop importants, des clients trop partis à la concurrence sont abandonnés. Donc oui, on a cette déception que sur les 300 casinos, on a dû enfermer quelques-uns.

Maintenant, l'avenir c'est quoi par rapport aux deux autres opérations ? Colrout aucune fermeture puisque les 81 points de vente sont des propositions fermes d'adhérents en direct et donc ça sera repris et donc il y aura reprise des employés et plutôt création d'emploi. Et pour le projet Auchamp qui est une autre forme de développement, il y a aucune acquisition par les mousquetaires.

C'est au champ qui garde ses employés et qui va bénéficier de la master franchise et donc recevoir les produits grâce à notre logistique, les produits de nos usines, les prix, les promos et donc aucun aucune réduction d'emploi et d'ailleurs le directeur d'champ viendra vous le dire, ça n'est pas un projet de réduction de coût, c'est un projet de relance commerciale où avec la politique commerciale d'interre, il espère faire plus de chiffres d'affaires. Merci monsieur Cotillard. Pour le groupe liberté indépendant votre mère et territoire, dernier orateur de groupe, monsieur David Topiac.

Vous avez la parole monsieur le député. Merci monsieur le président. Messieurs le président, monsieur le directeur général.

Dans le cas de cette audition, je voulais vous poser des questions sur trois points. Tout d'abord, le Mercosour. Monsieur Côtillard, vous avez évoqué que vous engagiez à ne pas acheter de produits issus du Mercosour dans le cadre de cet accord qui on espère ne sera pas signé mais faut probable qu'il aboutisse vu les les procédures engagées et vous avez également euh milité pour un renforcement du programme Origine Info afin de mieux informer les consommateurs.

Je je partage complètement votre avis sur les deux points évidemment. Euh je voulais vous poser une question à votre niveau sur les produits transformés et notamment les produits les plats préparés, les plats surgelés sur lequel l'origine des des ingrédients bruts est difficile à identifier pour le consommateur. Allez vous modifier vos cahiers des charges auprès de vos fournisseurs pour rendre le contrôle plus effectif à votre niveau et faire en sorte de vous de garantir qu'il n'y aura pas de produit notamment on peut parler de bœuf qui viendrait du mercour dans les plats transformés.

Un deuxième point concernant égalime est les centrales d'achat. Euh vous avez évoqué l'autre jour lors des votre interview sur les quatre vérités lundi euh que vous étiez pour égalim qui impose une marche en avant du prix et qui permet de structurer des filières et de ramener un prix rémunérateur aux agriculteurs et vous proposez d'aller plus loin. Je saisis la balle au bon.

Je vous demande si vous êtes donc favorable à un égalisme européen. Je sais qu'aujourd'hui, c'est une réflexion que nous menons dans cette commission que nous portons les uns les autres d'un égalisme européen. Et je voulais vous poser également une question avec vos centrales d'achat à l'étranger à RIT en Belgique et Everest au Pays-Bas.

Est-ce que vous respectez Galim dans ces plateformes installées à l'étranger et que vous partagez de cette ambition de Négalim européen ? Dernier point enfin sur les centrales de service euh sur le manque de transparence quand même dans la gestion de ces centrales et de l'argent qui est collecté dans les services que vous proposez au fournisseurs. Bon dans la pratique ça sert factureuse industrielle des services dont la valeur réelle est très infirme exigé voir carrément parfois fictive de la vie des de la vie des de l'industrie agroalimentaire des TPE des PME notamment.

Euh donc euh ces paiements sont un peu assimilés à des péages pour avoir accès dans un deuxème temps aux centrales d'achat. Comprend que le mécanisme n'est pas très louable et que je ne suis pas persuadé qu'il corresponde pleinement aux valeurs d'intermarché qui est une entreprise que je respecte pour connaître plusieurs de vos patrons et avoir fait mes premiers pas dans le monde professionnel en tant que préparateur de commande chez Intermarché il y a de nombreuses années de cela. Quel est le chiffre d'affaires global d'pique qui est votre centrale de service et quelle part concerne des services vendus à des industriel français ?

Et dans la même logique, je voudrais savoir comment vous assurer que l'argent qui est récupéré aux industriels via cette plateforme de service est effectivement rendu au consommateur par des prix euh plus bas dans vos magasins. Alors qu'on sait que cet argent transite par plusieurs structures qui sont basées dans des pays étrangers avant de revenir en France avec une traçabilité difficile à identifier. Je remercie monsieur Topiac.

Monsieur Coutier, je vous propose, il y a trois questions, on va être on va se les répartir sur le sujet de égalisme européen. Moi, j'y suis favorable. Après, je connais la complex complexité d'imposer quelque chose à 23 étamments.

Mais en tout cas, il y a une chose qui est sûre, c'est que je crois que le sujet n'est pas que franco-français. Le mal-être agricole est européen et donc il faudrait qu'on ait tous le même combat de se dire il y a une marche en avant, il y a une négociation de rang 1 puisque c'est le gros de leur déboucher entre l'agriculteur, l'industriel. Ce prix-là, il nous est imposé, on n pas à le négocier, il est dans des conditions générales de vente et pour ça, il faut imposer la la transparence.

Je crois que c'est ces principes là qui doivent être français, italien, allemands et c'est comme ça qu'on va aider, j'imagine, à ce que la situation soit meilleure au niveau agricole européen. Sur le sujet peut-être du Mercosur Gwen et après John, j'aimerais que tu termines sur l'Europe, enfin sur nos centrales d'achat. Le le sujet donc du mercur, vous posez la question des produits qu'on commercialise et comment on s'assure effectivement qu'il y a pas de d'ingrédients, y compris pour les produits transformés qui proviennent du mercur et est-ce qu'on est en mesure de changer le cahier des charges de tous les produits qu'on commercialise ?

La réponse est oui sur nos marques propres et sur évidemment les produits qu'on vend sur nos étales traditionnels puisque c'est nous qui imposons qui créons le évidemment les choses. On s'engagera même à communiquer effectivement l'origine des produits via absolument euh sur évidemment les produits de marque nationale commercialisé par nos partenaires industriels. On ne peut que les encourager à faire la transparence là-dessus.

Mais je ne peux pas on ne peut pas imposer un cahier des charges sur un produit de marque nationale. Donc il y aura un vrai travail de pédagogie à faire sur ce sujet. Nous, on s'engage sur nos produits.

Oui, bien sûr. Euh al déjà, j'ai déjà répondu sur sur l'égalisme. Euh, c'est évident que Everest, parce que là, ça concerne Everest et une société que respecte tous les principes de la loi égalime aussi les des points que ça nous crée beaucoup de problèmes et qu'on narrive pas tout à fait à comprendre mais on le respecte.

Si je passe à Epic parce que vous faisz référence à ça, je peux pas parler pour tous les centrales de service bien évidemment probblement jeai j'en ai fondé deux trois qui existent mais je pars de EPIC. épique fourni à tous les fournisseurs des contreparties contreparties qui sont rédigées dans le contrat et ils sont validés par les fnisseurs et les prestations sont payées seulement quand le furnisseur il nous donne le feu vert. Alors maintenant si on veut discuter sur la proportionnalité ou les valeurs de la contrepartie, c'est comme c'est comme parler d'une chemise de Zara, une chemise de Hermes.

Euh là, bien sûr, chacun peut avoir son son opinion là-dedans, mais sont pas fictifs, sont réels. Ils sont fondamentalement basé sur innovation de produits, activité promotionnelle supplémentaire à les accords nationaux. Et vous pouvez bien comprendre, je fais cette métier depuis 2005, j'ai fêté 20 ans avec des sociétés comme Proter Gamball, Coca-Cola et vous pensez que nous on est capable de faire des choses fictives et que après 20 ans cette société, il nous amène pas au tribunal. parce que on facture euh rien de l'air.

Non, c'est pas le cas. Il vous raconte pas des choses correctes. Après, vous parlez de PME si j'ai bien compris hein.

Non, on a pas des PME. Chez Epic, la liste pratiquement est quasiment la même de Everest. Vous payez vous avez payé de péage pour Everest.

Ça aussi c'est faux. Les deux sociétés, ils ont des plins complètement différents. Souvent, on a les furnisseurs qui nous dit "On peut pas arriver à trouver un accord chez Everest si on n pas l'accord de EPIC." C'est plutôt le furnisseur.

Sinon, moi j'ai deux équipes de société complètement distinctes, une à Amsterdam, l'autre à Genève qui se parle pas, chacun a ses objectifs et essaie de faire le métier euh dans la façon plus efficace possible. J'espère que j'ai répondu à tout. Voilà donc pour cette audition des patrons de la grande distribution en France, Intermarché les mousquetaires mais aussi la centrale d'achat ÉveR.

Vous l'avez entendu, il y a eu des discussions intéressantes, des échanges notamment sur la question du Mercosour qui continue de diviser en France mais aussi sur les perspectives de consommation. Alors que le contexte n'est pas si optimiste que ça. On se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode.

À bientôt. Ciao ciao. [musique]