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Podcast / conversationRCF — L'Invité de la Matinale (sur Site radio)· 23 juin 2024 14 minComplaisantFond programmatiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprisesSécurité

"On a un certains nombre de points communs" Édouard Lynch analyse le parallèle entre le Front Populaire de 1936 et le Nouveau Front Populaire de 2024

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Dimanche 9 juin au soir, stupeur de la dissolution, mais très vite, François Ruffin appelle à la constitution d'un nouveau Front Populaire.

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Il ne faudra ensuite que quelques heures pour que les différents partis de gauche trouvent un accord.

  • 0:38OuverteRéponse directe

    Mais qu'y a-t-il de commun entre le Front Populaire et le nouveau Front Populaire ?

  • 0:46ComplaisanteRéponse directe

    Pour commencer, je vous propose de resituer le contexte.

  • 0:54OuverteRéponse directe

    En 1936, quel événement a déclenché le Front Populaire de Blum ?

  • 3:24OuverteRéponse directe

    En 1936, était-ce un mouvement de la rue ou des appareils ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:58Invité politiqueFait
    « l'événement fondateur, c'est la manifestation du 6 février 1934 qui s'inscrit dans un mouvement de mobilisation de l'extrême droite nationaliste »
  • 1:15Invité politiqueFait
    « ce jour-là, la manifestation qui se dirigeait contre le Palais Bourbon et qui rassemblait des partis assez variés, des mouvements d'anciens combattants, le Parti Social Français, mais aussi les anciens combattants du Parti Communiste, de la RAC »
  • 1:33Invité politiqueFait
    « Et donc, cette foule se rend sur le Palais Bourbon et il y a des affrontements très violents avec la police. »
  • 1:45Invité politiqueFait
    « Cette manifestation, elle visait aussi à empêcher la formation d'un gouvernement, en tout cas à faire pression d'un gouvernement qui aurait été confié à un des dirigeants de la gauche modérée. »
  • 2:10Invité politiqueFait
    « les militants du Parti Socialiste et les militants du Parti Communiste, qui à l'époque sont des frères ennemis. Il y a une division très profonde depuis la scission du Congrès de Tours en 1920. »
  • 2:43Invité politiqueFait
    « Ce qu'on peut dire aussi, c'est que ce qui caractérise ce Front populaire, au-delà de l'alliance initiale entre socialistes et communistes, c'est aussi le ralliement, le rôle des intellectuels, des mouvements d'associations »
  • 3:11Invité politiqueFait
    « il faut se souvenir évidemment du contexte, en 1933, Hitler est arrivé au pouvoir. »
  • 3:41Invité politiqueFait
    « l'exigence de l'urgence qu'on a vue s'opérer avec la dissolution oblige à une logique d'appareil. »
  • 3:55Invité politiqueFait
    « il y a quand même, à chaque élection, face aux divisions structurelles de la gauche, il y a des mouvements, il y a des initiatives, alors qu'ils ne portent pas forcément, pour tenter d'imposer des candidatures communes. »
  • 4:34Invité politiqueFait
    « C'est un peu le paradoxe, d'une certaine façon, parce qu'il y avait des mouvements nationalistes, des mouvements fascisants, mais ils ne représentaient absolument pas une force politique enracinée. »
  • 4:48Invité politiqueChiffre
    « Pas 40% des électeurs ? Pas 40% du tout, ils n'avaient quasiment aucun représentant au Parlement »
  • 5:10Invité politiqueFait
    « il y avait des affrontements avec les militants d'extrême gauche. Donc, ce sentiment d'une menace internationale était perçu de façon très forte. »
  • 6:55Invité politiqueFait
    « Dans le mouvement du Front Populaire, dans cette union de 1934, ce comité de vigilance, il est clairement contre la menace fasciste. Ça, il y a vraiment cette perception que la démocratie est en danger, que la République est en danger. »
  • 9:04Invité politiqueFait
    « On a aussi des fractures assez profondes. C'est une société qui a été profondément marquée par la guerre, qui a entraîné ce qu'on a appelé l'Union sacrée, une forme d'apaisement, de tension des conflits. »
  • 9:36Invité politiqueFait
    « C'est la grande crise de 1929, qui en France devient massive à partir de 1932-1933, avec un petit retard. »
  • 10:15Invité politiqueFait
    « la semaine de 40 heures, les congés payés, et un certain nombre de décisions économiques. »
  • 10:34Invité politiqueFait
    « en janvier 1936, Hitler occupe la rive gauche du Rhin, donc deuxième ou troisième atteinte portée au traité de Versailles. »
  • 11:54Invité politiqueFait
    « je crois qu'on a un certain nombre de points communs, d'opposition, il me semble-t-il, bloc à bloc. »
  • 12:09Invité politiqueFait
    « la montée du vote du Front national très forte depuis quelques mois s'explique sans doute par la mauvaise ou l'absence de gestion de la crise économique, les difficultés liées à l'inflation, liées au housse de la coût de la vie. »
  • 12:51Invité politiqueFait
    « On voit très bien comment aujourd'hui, une grande partie des médias qui sont contrôlés par des fortunes privées, qui sont ouvertement favorables à l'extrême droite... »

Temps de parole

  • Invité politique79 %
  • Invité18 %
  • Présentateur2 %

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0:01
Présentateur

Et votre invité ce matin, Pierre-Hugues, est Edouard Lynch, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Lumière Lyon 2. Et avec lui, vous revenez ce matin sur l'histoire du Front Populaire.

0:18
Invité

Dimanche 9 juin au soir, stupeur de la dissolution, mais très vite, François Ruffin appelle à la constitution d'un nouveau Front Populaire. Il ne faudra ensuite que quelques heures pour que les différents partis de gauche trouvent un accord. Alors, cette union des gauches et ce nouveau nom, nouveau Front Populaire, renvoient immédiatement à la coalition qui avait permis à Léon Blum de l'emporter en 1936. Mais qu'y a-t-il de commun entre le Front Populaire et le nouveau Front Populaire ? On se pose cette question ce matin avec vous, Edouard Lynch. Bonjour. Bonjour. Merci d'être en studio avec nous. Pour commencer, je vous propose de resituer le contexte.

C'est la dissolution qui a amorcé la création de ce nouveau Front Populaire cette année. En 1936, quel événement a déclenché le Front Populaire de Blum ?

0:58
Invité politique

Alors, l'événement fondateur, c'est la manifestation du 6 février 1934 qui s'inscrit dans un mouvement de mobilisation de l'extrême droite nationaliste contre la majorité de centre-gauche qui avait été élue en 1932. Et donc, ce jour-là, la manifestation qui se dirigeait contre le Palais Bourbon et qui rassemblait des partis assez variés, des mouvements d'anciens combattants, le Parti Social Français, mais aussi les anciens combattants du Parti Communiste, de la RAC. Et donc, cette foule se rend sur le Palais Bourbon et il y a des affrontements très violents avec la police.

Ce qu'il faut comprendre, c'est que cette manifestation, elle visait aussi à empêcher la formation d'un gouvernement, en tout cas à faire pression d'un gouvernement qui aurait été confié à un des dirigeants de la gauche modérée. Et donc, cette violence et cette poussée de ce qu'on appelait à l'époque les ligues d'extrême droite, eh bien, va pousser la rue, les militants, les militants du Parti Socialiste et les militants du Parti Communiste, qui à l'époque sont des frères ennemis. Il y a une division très profonde depuis la scission du Congrès de Tours en 1920.

Et donc, contre la volonté, ou en tout cas en poussant la volonté des états-majors, la foule se rassemble, des manifestations qui sont réprimées également, et qui vont décider finalement le Parti Socialiste et le Parti Communiste à s'allier au sein d'un Front populaire, dont la première échéance va être les élections municipales de 1935.

Ce qu'on peut dire aussi, c'est que ce qui caractérise ce Front populaire, au-delà de l'alliance initiale entre socialistes et communistes, c'est aussi le ralliement, le rôle des intellectuels, des mouvements d'associations, notamment un comité de vigilance des intellectuels antifascistes, qui rassemble des cinéastes, des écrivains, et qui vont se mobiliser pour lutter contre ce qui est perçu comme la menace fasciste, puisqu'il faut se souvenir évidemment du contexte, en 1933, Hitler est arrivé au pouvoir.

3:18
Invité

Aujourd'hui, on peut avoir l'impression que c'est une discussion d'apparatique, parfois, ce nouveau Front populaire. En 1936, c'était-ce le cas ? Vous parliez de la force de la rue, de la force des intellectuels. Est-ce qu'aujourd'hui, on peut faire ce parallèle entre aujourd'hui et ce nouveau Front populaire ?

3:31
Invité politique

Alors, bien sûr, l'exigence de l'urgence qu'on a vue s'opérer avec la dissolution oblige à une logique d'appareil. Il faut bien comprendre qu'il faut présenter des candidats en trois jours, donc forcément, ce n'est pas un mouvement de fond. Après, ce qu'on observe quand même dans la vie politique française depuis quelques mois et depuis quelques années, c'est qu'il y a quand même, à chaque élection, face aux divisions structurelles de la gauche, il y a des mouvements, il y a des initiatives, alors qu'ils ne portent pas forcément, pour tenter d'imposer des candidatures communes.

Donc, on ne peut pas l'opposer, mais c'est vrai qu'il n'y a pas eu, je dirais, cette menace, ou en tout cas, ce sentiment de menace très fort qu'il y a eu en 1934 et qui a mené à ces mobilisations.

4:19
Invité

Ce nouveau Front populaire, il est aussi créé parce qu'il y a la force du Rassemblement national, en opposition au Rassemblement national. Vous parliez tout à l'heure des ligues, vous parliez des mouvements d'extrême droite. Au jour, est-ce qu'en 1936, le Front populaire avait lui aussi été créé en réponse à, contre ?

4:34
Invité politique

C'est un peu le paradoxe, d'une certaine façon, parce qu'il y avait des mouvements nationalistes, des mouvements fascisants, mais ils ne représentaient absolument pas une force politique enracinée. Pas 40% des électeurs ? Pas 40% du tout, ils n'avaient quasiment aucun représentant au Parlement, et d'ailleurs, ils n'en auront quasiment aucun, une petite poignée en 1936. Et donc, c'est bien davantage cette action violente des ligues, cette présence sur le terrain, parce que ces ligues se livraient à des violences, il y avait des affrontements avec les militants d'extrême gauche. Donc, ce sentiment d'une menace internationale était perçu de façon très forte.

Mais il n'y avait pas, paradoxalement, de grands partis fascistes, d'autant qu'il y a, en plus, chez les historiens français et européens, tout un débat pour savoir si même les partis de droite, voire d'extrême droite qui existaient en 1934, 1935 et 1936, étaient ou pas fascistes. C'est un grand débat historiographique. On peut penser, par exemple, au plus connu d'entre eux, qui est le PSF, le Parti Social Français du colonel de La Roque. Et les historiens disent, bon, non, c'était un parti plutôt traditionnaliste, conservateur, mais pas un parti fasciste. Il y a un débat et ce n'est pas aussi tranché que ce qu'on voit aujourd'hui.

5:55
Invité

Dans le reste de l'Europe, en 1936, il y a tout de même la menace du fascisme qui plane. Je pense notamment, il y a Hitler, il y a aussi Mussolini. Quelle est la menace ?

6:05
Invité politique

Alors, vous avez cité Hitler, effectivement, en 1933, Mussolini depuis 1924. Et il y en a un qu'on oublie, qui est très important en 1936 et qui a beaucoup pesé sur la campagne. C'est bien sûr la guerre d'Espagne. C'est Franco, puisqu'on est en 1936 dans une guerre civile entre un front populaire, le Frente Popula espagnol, qui rassemble les communistes, les socialistes, les anarchistes, face à un coup d'état militaire de Franco, et dans lequel va s'enclencher, finalement, un affrontement entre démocratie et fascisme.

6:39
Invité

Mais est-ce que le Front Populaire de l'époque, de 1936, s'était aussi opposé au fait qu'il puisse y avoir l'idée d'un fascisme identique à celui qu'il pouvait y avoir avec Hitler, avec Mussolini, avec Franco, qui puisse arriver en France ? Est-ce qu'il y avait une crainte d'une francisation de ces fascismes qu'on pouvait voir ailleurs ?

6:55
Invité politique

Oui, dans le mouvement du Front Populaire, dans cette union de 1934, ce comité de vigilance, il est clairement contre la menace fasciste. Ça, il y a vraiment cette perception que la démocratie est en danger, que la République est en danger. C'est très intéressant de le noter, puisque, par exemple, le Parti communiste, qui était resté en marge du combat républicain, qui s'était dissocié un petit peu au nom du suivi de la révolution bolchévique, fait véritablement une mue à partir de 1934, et devient, je dirais, l'un des fers de lance de la défense de la République. Les manifestations en 1935, en 1936 ont lieu le 14 juillet.

Donc, il y a vraiment une assimilation entre la République et la lutte contre le fascisme.

7:39
Invité

J'ai même lu que certains dirigeants communistes avaient demandé au Parti communiste de s'allier dans ce Front Populaire, à l'époque. Non, vous dites que non.

7:46
Invité politique

Je n'ai pas compris la question.

7:48
Invité

Que certains dirigeants communistes de Moscou disaient au Front dirigeant communiste du Parti communiste de s'allier.

7:52
Invité politique

Oui, alors, bien sûr, il y a eu tout un débat, là aussi, toute une évolution, puisque, à l'époque, le Parti communiste était très lié à l'international communiste, et donc à Moscou. Et donc, sa stratégie était très largement dictée par l'international. Et c'est vrai que jusqu'en 1932-1933, la stratégie de l'international était ce qu'on appelait la tactique classe contre classe. C'est-à-dire qu'on ne s'alliait pas aux socialistes, qu'on considérait comme des adversaires de classe. Le résultat, c'est, en Allemagne, l'arrivée du fascisme et d'Hitler. Donc, du coup, l'international communiste va changer de stratégie.

Le Parti communiste français aussi, avec un peu de réticence pour des raisons compliquées. Et donc, ils vont s'engager, effectivement, dans cette lutte antifasciste, dont ils vont devenir les héros, avec un H à ULT, dans les années 30.

8:40
Invité

Nous sommes avec l'historien Edouard Lynch. Avec lui, nous nous demandons dans quelle mesure on peut établir un parallèle entre le Front populaire de 1936 et le nouveau Front populaire lancé après la dissolution de l'Assemblée nationale. À quoi ressemblait la société française en 1936 ? On dit qu'aujourd'hui, elle est divisée, fracturée. Quelle est-elle en 1936 ?

8:59
Invité politique

On a aussi des fractures assez profondes. C'est une société qui a été profondément marquée par la guerre, qui a entraîné ce qu'on a appelé l'Union sacrée, une forme d'apaisement, de tension des conflits. L'Union sacrée a notamment permis, par exemple, une forme de réintégration des catholiques, avec qui ça ne se passait pas très très bien avant 1914. Mais c'est aussi une société qui est fragilisée. Et surtout, il ne faut pas oublier que l'une des raisons aussi du Front populaire et de la victoire du Front populaire, c'est la situation économique. C'est la grande crise de 1929, qui en France devient massive à partir de 1932-1933, avec un petit retard.

Et dans les mots d'ordre du Front populaire, pain, paix, liberté, eh bien, il y a le pain. Il y a le pain parce qu'il y a du chômage, que la situation de l'agriculture est extrêmement périlleuse, avec un effondrement des prix agricoles. Donc, la dimension économique est extrêmement importante. Aussi, c'est une attente très forte. Et d'ailleurs, on retient aussi beaucoup des victoires, ou en tout cas des acquis, des quelques acquis du Front populaire, des avancées d'ordre social. Voilà, la semaine de 40 heures, les congés payés, et un certain nombre de décisions économiques.

10:21
Invité

Pour revenir à cette société française de 1936, quel est son rapport à l'Allemagne ? Quel est son rapport aussi à la crainte de la guerre ? Aujourd'hui, on voit la guerre en Ukraine, et il peut y avoir une crainte de certains électeurs par rapport à cette guerre.

10:32
Invité politique

Quelle est la situation de 1936 ? Oui, ça a joué très fortement. Là aussi, on oublie la paix, bien sûr. Et on oublie qu'en janvier 1936, Hitler occupe la rive gauche du Rhin, donc deuxième ou troisième atteinte portée au traité de Versailles. Donc une menace qui monte en Allemagne, en France, face à l'Allemagne. Il y a aussi, je vous l'ai dit, la guerre d'Espagne. Et une grande partie de la droite conservatrice, donc les opposants au Front populaire, vont faire la campagne sur le Front populaire, c'est la guerre. C'est-à-dire, en gros, ils vont plonger le pays dans le chaos en suivant le modèle de ce qui se passe en Espagne.

En Espagne, ce n'est pas la gauche qui avait créé la révolution, c'est le coup d'État qui était venu des militaires. Mais il y a vraiment une forte angoisse dans une société pour qui sorte, évidemment, d'une guerre meurtrière depuis à peine quelques années. Et donc le sentiment de paix, le désir de paix est évidemment très fort, même si là aussi, il y a eu beaucoup de débats sur la question du pacifisme de la société française.

11:40
Invité

Alors pour conclure, avec vos lunettes d'historien, le parallèle historique entre le nouveau Front populaire et le Front populaire vous apparaît-il justifié ?

11:49
Invité politique

Bien sûr, je crois qu'on a un certain nombre de points communs, d'opposition, il me semble-t-il, bloc à bloc. Donc sans doute aussi d'une situation sociale difficile. Je pense qu'on ne peut pas, et on a tendance à oublier que la montée du vote du Front national très forte depuis quelques mois s'explique sans doute par la mauvaise ou l'absence de gestion de la crise économique, les difficultés liées à l'inflation, liées au housse de la coût de la vie. On fait très très mal dans les classes moyennes et les classes populaires. Et ça, c'est une aspiration sans doute extrêmement importante qui doit être prise en compte. Après, voilà, il y a aussi des différences.

Ces différences, on les évoquait tout à l'heure, qui sont notamment le fait que le parti du Rassemblement national est enraciné dans la vie populaire, dans la vie politique. Je voudrais juste ajouter quelque chose, si c'est possible. Mais on voit aussi la question des médias. J'insiste beaucoup sur la question des médias. On voit très bien comment aujourd'hui, une grande partie des médias qui sont contrôlés par des fortunes privées, qui sont ouvertement favorables à l'extrême droite... Oui, c'était déjà le cas à l'époque. À l'époque, on parlait... Il y avait une expression d'un historien qui s'appelait le mur de l'argent.

Le mur de l'argent, c'était l'idée que les grands intérêts capitalistes luttaient contre le Front populaire, et notamment par l'intermière de la presse. Et la presse a mené une campagne extrêmement... La presse... Hostile au Front populaire. Hostile au Front populaire, en stigmatisant systématiquement, justement, la peur du communiste, la peur du chaos, la peur de la guerre.

13:29
Invité

Merci beaucoup, Edouard Lynch, d'avoir été avec nous ce matin. Je rappelle que vous êtes professeur d'histoire contemporaine à l'université Lumière Lyon 2.

"On a un certains nombre de points communs" Édouard Lynch analyse le parallèle entre le Front Populaire de 1936 et le Nouveau Front Populaire de 2024 · Pourquijevote