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interviewFrance Inter — Questions politiques· 9 octobre 2022 54 min

Pénurie de carburants : Jordan Bardella juge les blocages "contraignants" mais les revendications "légitimes"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

Bonjour à tous et bienvenue dans Question politique, le rendez-vous politique du dimanche sur France Inter à la radio, France Info à la télévision et en partenariat avec le journal Le Monde. Notre invité du jour est un homme pressé. A tout juste 27 ans, il brigue la présidence d'un parti politique qui compte 89 députés et qui compte bien prendre le pouvoir en 2027, le Rassemblement National Un Parti, qui vient de fêter ses 50 ans avec la discrétion de non pas celui qui ne veut pas vieillir mais plutôt de celui qui n'a pas envie qu'on s'attarde un peu trop sur son passé.

Les guerres en Ukraine, plan sobriété, stratégie de conquête du pouvoir, on a beaucoup de questions à poser à Jordan Bardella qui sera dans un instant à nos côtés. Mais tout d'abord, comme c'est désormais la tradition, l'œil de nos trois éditorialistes politiques préférés sur une semaine politique encore très animée.

0:49
Locuteur non identifié

Question politique, Thomas Négaroff sur France Inter.

0:57
Présentateur

Elles sont là avec plus ou moins de voix. Je commence avec vous Nathalie Saint-Grig. Bonjour Nathalie de France Télévision. Bonjour Thomas. Ah voilà c'est vous qui avez peu de voix. C'est une louve alpha qui a tout crié. Contre qui ?

1:08
Invité

Vous le saurez tout à l'heure.

1:09
Présentateur

Françoise Fressoz du Monde. Bonjour Françoise. Bonjour Thomas, bonjour à tous. Et Karine Becker. Salut de France Inter.

1:15
Invité

J'ai de la voix, ça va.

1:15
Présentateur

De la voix. Bonjour tout le monde. Et du coffre. Nathalie Saint-Grig, on commence avec vous sur les Français et le jeu politique du moment. C'est Françoise, pardon, avec vous sur le jeu politique du moment.

1:27
Invité

Et s'il était temps de sonner la fin de la récréation, s'il était temps de renoncer à prendre l'Assemblée nationale pour un théâtre où il fait bon vociférer et contester jusqu'à plus soif. Deux sondages sonnent aujourd'hui l'alerte et visent notamment la France insoumise qui a opté depuis le début de la session parlementaire pour une opposition très radicale. Le premier sondage, c'est Ipsos, paru dans Le Monde, d'où il ressort qu'une majorité de Français trouvent que ce mode d'opposition est trop radical et 71% demandent une opposition plus constructive. Et ce qui est intéressant, c'est qu'à l'intérieur même de l'électorat LFI, il y a deux camps.

Il y a ceux qui disent c'est très bien et d'autres qui disent il faut changer. Le deuxième sondage, c'est dans les échos, vendredi, Elab. Ça se porte sur la personnalité de Jean-Luc Mélenchon. Il perd 13 points depuis la présidentielle. Alors, il est un peu la victime de l'affaire Quatennin, c'est-à-dire des violences sexuelles contre les femmes. Mais il est aussi victime de son mode d'opposition sur l'idée qu'il faut encore prendre le pouvoir et que ça passe à la fois par l'Assemblée nationale et la rue. Alors, pour Jean-Luc Mélenchon, il y a trois enjeux. D'abord, un enjeu personnel, parce qu'on ne sait pas s'il pourra se représenter à la présidentielle.

Donc, est-ce que ce n'est pas une façon aussi d'ouvrir sa succession ? Deuxièmement, c'est un enjeu par rapport à l'autre extrême, c'est-à-dire l'extrême droite. Est-ce qu'à force de vouloir incarner une opposition aussi radicale, ça ne donne pas du carburant à l'autre bord qui est beaucoup plus, entre guillemets, responsable ? Et enfin, ça porte aussi atteinte à l'image de la NUP dans son ensemble, qui a été une construction électorale très efficace pour les législatives, mais qui peut être beaucoup plus fragilisée maintenant.

3:02
Présentateur

De la radicalité et de ses limites par Françoise Fressose. Nathalie, c'est à vous.

3:06
Invité

Je vais poursuivre l'idée de Françoise. Je ne vais pas vous bassiner avec 22 sondages. Il y a un Odoxa, cette fois-ci, qui dit que 64% des Français considèrent que ces affaires ont décrédibilisé toute l'Alliance. Donc en gros, il commence à y avoir un problème LFI, un problème LFI assez net, même vis-à-vis du Parti Socialiste, qui pour l'instant donnait plutôt l'impression d'avoir les yeux de chimène pour Jean-Luc Mélenchon. Deux derniers éléments, on l'avait entendu dire, la République c'est moi, maintenant on a l'impression que la Révolution c'est lui. Il a encore demandé de faire cette marche sur Versailles en compas, enfin cette marche sur Versailles.

Il y a 5 ans, on était déjà dans ce ton-là aussi. On était déjà, oui. Qu'ils s'en aillent tous, la déferlante et tout ça, c'était un registre. Le dégagisme, oui. Sauf qu'ils dégagissent, sauf que maintenant, effectivement, les allusions à une sorte de marche, qui était une marche de la colère, des femmes qui ne trouvaient plus de pain dans Paris, ce qui n'est pas exactement le cas de cette contre-la-Vichère, est quelque chose qui est allé jusqu'à choquer des membres des Verts. Même Olivier Faure lui a dit, ce n'est pas les piques et les fourches, ça sera une marche pacifique. Donc on peut se demander si, finalement, Jean-Luc Mélenchon ne va pas devenir le principal problème de l'Alliance.

4:07
Présentateur

Alors Karine, on passe de l'ivresse de la radicalité à la sobriété du plan annoncé cette semaine.

4:12
Invité

Exactement, ça y est, on a découvert cette semaine les 40 mesures de notre premier plan de sobriété énergétique. Rien de révolutionnaire, pour rebondir sur ce que Nathalie était en train de dire, puisque les mesures qui ont été annoncées depuis un mois, on en avait régulièrement entendu parler. Donc il va falloir s'habituer à vivre avec 19 degrés, j'espère que vous apprécierez. Il va falloir s'habituer à vivre aussi avec des pulls un peu plus épais, très bien. Mais on a surtout compris, en fait, intuitivement, que tout cela va nous emmener beaucoup plus loin.

On a déjà compris qu'on allait devoir manger moins, qu'on allait devoir consommer moins, acheter moins, partir en vacances beaucoup moins loin, bref, moins, moins, moins, moins, moins. Ça signifie qu'il va falloir faire des efforts, qu'il va falloir accepter de se restreindre. Et en même temps, au même moment, commencent à prendre quelques signaux inquiétants. Le FMI, cette semaine, le Fonds monétaire international, a dit que la récession ne serait visiblement pas si loin. Des économistes, en tout cas pour l'année prochaine, qui ne se montrent pas très optimistes. Alors comment faire pour éviter une récession ?

Eh bien en consommant, en encourageant les gens à consommer, en encourageant les Français à vivre, à sortir, à se déplacer. Tout l'inverse, en somme, de la sobriété. D'ailleurs, jeudi, le jour où a été présenté le plan du gouvernement, Emmanuel Macron, devant un parterre d'entrepreneurs, a estimé que la sobriété, je le cite, je donne la définition qu'il a donnée, ça voulait juste dire « gagner en efficacité ». Je rappelle qu'il était donc devant le salon de BPI France. En fait, si on regarde bien, on est en train d'inventer un nouveau concept. Le concept du « consommer en toute sobriété », une ligne de crête qui risque d'être assez difficile à suivre.

Entre la décroissance et la consommation débridée, le Président a décidé de croire et de miser sur une consommation raisonnée.

5:54
Présentateur

Peut-on faire plus avec moins ? C'est ça. Une question de philo qu'on ne va pas poser à notre invité, qui s'apprête à entrer dans le studio de Questions politiques. Bonjour Jordan Bardella. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Merci à vous. Et d'être en haut. Vous avez la renforme. Vous blasez, peut-être. Vous écoutez, d'habitude. Je ne sais pas. Je n'hésite. D'accord. En campagne, un peu fatigué par l'enchaînement de campagne, et tout va bien. On a le temps d'aller au fond des sujets. Je ne sais pas comment vous êtes venus chez nous ce matin, mais pour beaucoup d'automobilistes, voire de deux roues, ça devient compliqué de trouver de l'essence.

Ce matin, en France, une station sur cinq serait impactée. Beaucoup dans le nord du pays, beaucoup en Ile-de-France, mais pas seulement en cause d'un mouvement social dans les raffineries totales. Pourtant, votre parti cible le gouvernement. Pourquoi ?

6:49
Invité

Il y a deux sujets. D'abord, on est dans un contexte... Il y a le fond et il y a la forme. Les blocages pénalisent tout le monde. Mais dans un contexte de super profit, il faut respecter les Français. Il faut respecter les gens. Vous soutenez la grève ou pas ? Non, moi je pense que les blocages sont toujours contraignants parce qu'ils pénalisent des millions de Français qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Mais comment ne pas comprendre aujourd'hui alors que Total réalise des bénéfices records ? Je vous rappelle que Total Energy, c'est 18 milliards d'euros de bénéfices, de profits au premier semestre de l'année. J'ai noté les chiffres pour ne pas les égarer.

Au premier semestre, dont 3 milliards de dividendes qui ont été remis aux actionnaires. Les salariés nous disent quoi ? Ils disent, mais est-ce que dans ce contexte de super profit record, on ne pourrait pas bénéficier d'une augmentation de salaire de 10% ? Total Energy refuse. Donc les revendications sont parfaitement légitimes. Il est anormal qu'alors que la guerre est aujourd'hui à nos portes, qu'une minorité de gens voient leurs revenus augmenter, qui sont des profits anormaux, qui sont faits dans un temps de guerre. C'est-à-dire qu'ils ne dépendent pas de la stratégie, si vous voulez, de l'investissement. Il y a une taxation européenne. Oui, et nous l'avons voté.

On pourra revenir dans le détail dessus. Mais ça fait trop longtemps maintenant que ce contexte de super profit est aujourd'hui en cours, qui sont encore une fois des profits induits. Je ne parle pas de... Je ne suis pas communiste, je ne suis pas soviétique. Une entreprise qui fait des profits, c'est normal. Mais là, on parle de super profits qui sont induits, qui sont décorrélés de la stratégie économique de l'entreprise, des investissements qui ont été faits, et qui doivent donc aussi bénéficier à l'augmentation des salaires.

Et je pense que quand on fait 18 milliards d'euros de profits en un semestre et qu'une hausse de salaire de 10%, c'est 150 millions d'euros, je pense que Total Energy a aujourd'hui entre ses mains la possibilité de débloquer la situation.

8:33
Présentateur

Et ça se jouera peut-être demain en négociation sur uniquement le volet salarial. La CGT a annoncé qu'elle allait... Ce qui n'empêche pas cette taxe sur les super profits, pardon. Et la question justement que vous n'avez pas répondu, c'est en quoi est-ce que le gouvernement est responsable de ce blocage ?

8:45
Invité

D'abord, quand j'entends, moi, encore une fois, tout est dans l'anticipation. On voit que les gens, aujourd'hui, se ruent sur les stations-service parce qu'ils craignent des pénuries. Et en quelque sorte, ils ont raison, parce qu'il n'y a pas de visibilité dans cette stratégie. Nous, on a demandé au gouvernement de nous donner une indication, une orientation, de discuter avec les chefs d'entreprise, de discuter avec Total, pour donner aux Français un aperçu. Parce que quand M. Véran vient sur les chaînes de télé pour dire « ne paniquez pas », en fait, il y a toutes les raisons pour paniquer. Parce que, si vous voulez, on a l'habitude du défaut d'anticipation.

On a l'habitude d'avoir des gens qui sont au pouvoir, qui, pendant la crise sanitaire, ont dit « tout » et l'inverse de « tout ». Donc, le meilleur moyen de faire paniquer les Français, c'est de laisser M. Véran aller sur tous les plateaux, dire « je sais pas ». Est-ce que vous ne mélangez pas tout, là ? Là, la responsabilité, c'est Total Énergie. Donc, je ne comprends pas ce que vous reprochez au gouvernement. Il y a un deuxième sujet, qui est celui de l'augmentation du cours du pétrole et de l'augmentation, là, depuis maintenant quelques jours et sur les prochains mois, de l'augmentation, à nouveau, des prix des carburants.

Ce qui m'amène à une mesure que nous avons défendue à l'Assemblée nationale et que nous allons continuer à demander, vous savez que la fin de la remise est imminente, elle devra intervenir au début du mois prochain, c'est de baisser la TVA de 20% à 5,5% sur l'essence, non seulement sur l'essence, mais aussi sur, évidemment, le carburant, l'électricité, le gaz, le fuel, sur toute l'énergie, parce que nous considérons que l'énergie est un bien de première nécessité et que quand l'énergie, voilà, ses tarifs augmentés et que de l'autre, on a 60% de taxes sur les carburants, les Français ne comprennent pas que l'État se gave alors qu'eux ont de plus en plus de mal à boucler les fins de mois.

La baisse de la TVA, vous l'aviez annoncée depuis longtemps, Marine Le Pen en avait parlé. Et des pays le font, l'Allemagne l'a fait, la Pologne l'a fait. Est-ce que c'est normal de baisser pour tout le monde ? En gros, si vous êtes richissime ou si vous avez besoin, vous êtes une aide-soignante, c'est pas là-dessus que je voulais vous poser une question. Dans l'état actuel des choses, il y a effectivement une pénurie anticipée par certains. Qu'est-ce que vous faites ? Vous êtes au pouvoir, vous vous réquisitionnez, quelle est la première mesure que vous prenez ? Peu importe à pourquoi on en est arrivé là. On fait quoi demain si vous, vous êtes au pouvoir ?

Je pense que la paralysie prolongée du pays pourrait avoir des conséquences cataclysmiques sur tout, sur toutes les professions, sur les infirmiers, sur les policiers, sur les pompiers, sur les gens qui disent, etc. Donc, pour vous répondre, je pense qu'il ne faut exclure aucune solution. Et que dans le cas extrême, où nous n'arrivons pas à débloquer la situation et que Total Energy assume donc une stratégie de blocage, alors je pense qu'effectivement, il ne faut pas exclure, de réquisitionner encore une fois, ça existe dans le droit français. Et ça s'est fait ? Ça s'est fait par le passé, pour permettre évidemment aux Français de continuer à travailler.

Parce que, si vous voulez, quand il y a blocage, c'est des Français qui, bien souvent, n'ont pas d'autre choix que d'utiliser leur voiture pour emmener les enfants à l'école, pour aller faire leurs courses, pour rendre visite parfois à leurs parents qui sont malades le week-end. Donc, pourquoi pas la réquisition ? Je pense qu'il ne faut exclure aucune solution, mais qu'en l'état actuel des choses, plutôt que de réquisitionner les salariés, c'est plutôt les super profits induits qu'il faudrait réquisitionner. Et nous défendons depuis maintenant plusieurs mois cette taxe exceptionnelle sur les super profits pour les grands groupes pétroliers. Ça n'est pas fait au niveau européen ?

Non, ça n'est pas fait. Ça va être plus efficace, ça va être proposé au niveau européen ? Et ça sera plus efficace que de taxer au niveau français ? Non, ça n'est pas fait au niveau européen, pardon. Le Parlement européen a annoncé son intention d'engager cette taxe sur les super profits dans les prochaines semaines, dans les prochains mois. Nous l'avons voté cette semaine au Parlement européen. Il y a toute une partie de la sanction qui est critiquable, parce que le Parlement européen, en tout cas les institutions européennes, propose de taxer toutes les énergies qui sont inférieures à 180 euros le mégawatt-heure. Ce qui revient donc à taxer le renouvelable et le nucléaire.

Et donc à exonérer le pétrole, le charbon et tout ce qui en somme est polluant pour nos sociétés et pour le monde. Donc cette taxe, elle est tardive et elle est évidemment contradictoire dans un certain nombre de son processus. Une dernière question sur le sujet par rapport à ce que vous avez dit notamment au début. Il faut mettre la pression sur Total. Très bien. Quand on est dans l'exécutif, on fait comment pour mettre la pression sur un patron ? Pour l'obliger à redistribuer ses bénéfices ? Comment on fait ? On met en place une taxe sur les super-profits qui sont des profits induits. Encore une fois, ça a été fait par beaucoup de pays qui sont plutôt des pays libéraux.

La Grande-Bretagne l'a fait. On met une taxe et puis après on redistribue. C'est l'État qui a redistribué et qui paye. L'Italie l'a fait. La Hongrie l'a fait. On peut baisser la fiscalité pour rendre du pouvoir d'achat aux Français. Nous avions proposé, alors évidemment que ça ne concerne pas Total, mais permettez-moi d'élargir, il y a beaucoup de chefs d'entreprise aujourd'hui qui voient poser sur eux des dépenses contraintes, qui aimeraient pouvoir augmenter les salaires et qui ne le peuvent pas.

Nous avons proposé, nous, que les chefs d'entreprise, et notamment les chefs de TPE, PME, puissent augmenter tous les salaires de leur entreprise de 10% avec la contrepartie que ces 10% soient exonérés de cotisations patronales. Ça, c'est une mesure qui est attendue par beaucoup de chefs d'entreprise. Maintenant, c'est vrai que dans le cadre Total, la question, c'est plus de répartir les profits de guerre qui ont été faits que de redonner des charges à l'État. Juste, pour l'honnêteté du débat, Total Energy dit quand même qu'ils ont fait de la ristourne depuis septembre, moins de 30 centimes à la pompe. Mais je pense que... Et donc, ils ont fait un geste. Mais non, mais ça n'est pas le sujet.

Le sujet n'est pas la ristourne qui a été accordée. Cette ristourne, elle était évidemment la bienvenue, mais voyez bien que cette ristourne, elle n'est pas pérenne. Et qui ont été le seul moyen aujourd'hui de rendre du pouvoir d'achat aux Français, à tous ces millions de gens qui passaient le 5 du Mans au zéro sur leur compte en banque, c'est à la fois de baisser la fiscalité et notamment sur l'énergie et sur les carburants en baissant la TVA parce qu'aujourd'hui, la TVA sur la TICPE qui sont les taxes sur l'énergie, ce sont des taxes sur les taxes. Les Français payent non seulement 60% de taxes sur l'essence, mais ils payent des taxes sur les taxes.

Donc c'est un, de baisser les taxes et la fiscalité sur l'énergie et deux, d'augmenter les salaires.

14:11
Présentateur

Elisabeth Borne a donc présenté cette semaine le plan sobriété du gouvernement. Demain, la campagne de communication est lancée dans les médias. Je baisse, j'éteins, je décale. Vous allez me dire ce que vous en pensez de ce plan de sobriété. Mais d'abord, est-ce que le citoyen Jordan Bardella a changé ses habitudes ?

14:26
Invité

Non mais écoutez... Non mais je ne veux pas moi faire de la com' et rentrer dans le... Non mais je vous pose la question. Ce n'est pas le décor Potemkin. Donc oui, quand je ne suis pas chez moi, la lumière est éteinte. Quand je ne suis pas chez moi, mon logement n'est pas chauffé. Et vous faites les lave-vaisselles la nuit ? Pardon ? Vous faites les lave-vaisselles le soir. Oui, ou je fais ma vaisselle moi-même aussi. C'est aussi une possibilité avec de l'eau froide. Voilà, très bien. Maintenant, soyons un peu sérieux. Donc ce n'est pas sérieux l'exemparité ?

Non mais d'abord, moi, cette communication qui consiste à prendre les Français pour des enfants de 3 ans et demi est insupportable pour des millions de Français. On a eu pendant la crise sanitaire, vous vous souvenez, c'était testé, tracé, isolé. Le triptyque avait évolué 10 fois, à peu près 10 fois au cours de la crise sanitaire. Et là maintenant, le triptyque, c'est donc je baisse, j'éteins, je décale. Donc c'est prendre en permanence les Français pour des enfants de 4 ans. sur le fond de ce qui est annoncé. Mais qu'est-ce qu'il fallait donner aucune consigne ? Il ne fallait pas fermer Fessenheim, par exemple. Non mais attendez, moi je veux bien qu'on parle de sobriété.

Mais la sobriété, ce n'est pas une économie de guerre qui est liée au conflit

15:32
Présentateur

entre... Qui est très anti-nucléaire il y a quelques années. Pas du tout. Ah bah pas du tout. Pas du tout. Moi j'ai entendu Marine Le Pen dire que le nucléaire était très dangereux et qu'il fallait presser aux renouvelables.

15:41
Invité

Non. Marine Le Pen a dit en 2011, face à Patrick Cohen sur France Inter, qu'il ne fallait pas s'interdire de réfléchir à des énergies alternatives au nucléaire. Qu'il pouvait y avoir un certain nombre de dangers. Mais excusez-moi, en 2022, nous avons défendu des investissements dans le site de Flamanville. En 2017, nous nous étions opposés à la fermeture de Fessenheim. Vous pouvez changer d'avis. Vous avez le droit de changer d'avis. Non mais il faut être très clair. En 2011, le débat public français est dans un contexte de tension sur la question du nucléaire parce qu'il vient d'avoir la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Et deuxièmement, que l'autorité de sûreté nucléaire n'a pas encore remis...

16:14
Présentateur

C'est tout.

16:14
Invité

Mais l'autorité de sûreté nucléaire n'a pas encore remis son rapport sur le site de Fessenheim notamment qui nous explique qu'il n'y a pas de problème de fonctionnement à terme et qu'en l'état actuel des choses, évidemment qu'il faut réfléchir à des énergies alternatives et on a toujours défendu, nous, la recherche, dans l'hydrogène.

Mais le nucléaire, en l'état actuel des choses, a connu sous la classe politique une forme de consensus du général de Gaulle à Nicolas Sarkozy qui garantissait à la France une énergie peu chère, une énergie décarbonée parce qu'on nous parle de transition énergétique mais que le nucléaire, la France a fait sa transition énergétique et un atout pour la compétitivité de l'entrée. Donc, j'en termine. La sobriété, si vous voulez, ça n'est pas une économie de guerre qu'on active à 21, 22 degrés. Alors, attendez, finissez. Je veux bien, mais si je ne peux pas terminer mon raisonnement, je veux bien vous faire une phrase très courte sur le nucléaire mais c'est très compliqué.

La question était sur le geste citoyen en disant il y a une campagne, alors on peut penser qu'elle est bébête, on peut penser tout ce qu'on veut mais vous connaissez bien à votre génération quand on dit la priorité nationale c'est pour frapper l'oreille des gens, on ne fait pas forcément un truc de 10 lignes. Est-ce que vous ne dites pas aux Français la période est dure, on va se redéployer, chacun fait un petit effort et ce n'est pas drame. Madame Saint-Cric, vous ne pensez pas que les Français font déjà des efforts ? Mais je n'ai pas dit le contraire. Non, mais attendez, parce que si vous voulez, l'abondance en fait elle n'existe pas pour des millions de Français.

L'hiver dernier, donc l'hiver 2021, il y a un Français sur cinq qui a souffert du froid. Il y a dans notre pays un Français sur deux d'après l'IFOP qui est à 10 euros près quand il fait ses courses. Donc le fait de faire attention, le fait de limiter le chauffage, le fait de mettre un pull, en fait ça existe déjà pour des millions de Français. Et quand, si vous voulez, les ministres arrivent aujourd'hui en parlant de Français qui sont en situation de sobriété subie, on a le sentiment qu'ils découvrent aujourd'hui l'état du pays. Je vais vous dire, si nous sommes en situation de tension énergétique, ce n'est pas de la responsabilité du conflit entre l'Ukraine et la Russie.

C'est de la responsabilité exclusive des errements politiques qui ont été faits sur le nucléaire, sur la fermeture de la zone, sur l'abandon d'Astrid, sur le refus d'investissement dans le nucléaire, sur le démantèlement. Mais je vais vous répondre, mais ne nous poussez pas dans le vide sans parachute pour nous demander ensuite vous faites quoi ? Quand on nous pousse dans le vide, si vous voulez, qu'on flotte dans les airs et qu'on n'a pas de parachute, il faut un peu regarder ce qui a été fait ces derniers mois.

Donc la question aujourd'hui n'est pas à combien on va mettre le chauffage qui va, somme toute, réaliser comme la fin des éclairages la nuit qui est déjà dans la loi des économies d'énergie dérisoires, c'est comment est-ce qu'on permet à la France de retrouver son indépendance énergétique ? Donc, il faut... Là, il n'empêche pas l'os. Il y a un calcul de moins 10% dans la consommation d'énergie si les administrations, les entreprises, les particuliers, ce n'est pas ridicule, ce n'est pas à la marge. Non mais la France passera l'hiver, pourquoi ?

Elle passera l'hiver parce que beaucoup d'entreprises aujourd'hui ont anticipé les incuries du gouvernement et ont commencé à mettre d'ores et déjà leurs entreprises à l'arrêt. Il y a un risque aujourd'hui de voir une France à l'arrêt cet hiver quand on voit que Duralex, qui est une des plus grandes verreries françaises, arrête sa production. Elle anticipe l'incurie du gouvernement. Moi, j'ai rencontré une recyclerie, un patron qui a une recyclerie dans le Vaucluse, une recyclerie de papier. Il me dit, en deux ans, on est passé de 4 millions de factures énergétiques à 22 millions euros de factures énergétiques.

Donc, il faut d'abord commencer par plafonner les prix, sortir du marché européen de l'électricité. Le gouvernement en parle sous notre pression depuis des mois. Ça n'est pas fait. L'Espagne l'a fait. Le Portugal l'a fait. Ils arrivent aujourd'hui tous deux à obtenir des tarifs énergétiques qui sont trois fois inférieurs aux tarifs énergétiques de la France. Vous dites plafonner les prix pour les entreprises ? Bien sûr. Ça coûte combien ? Ça va coûter combien à l'État ? Ça va coûter combien à l'État ? Vous avez chiffré ? Mais la question, combien ça coûte de mettre les usines à l'arrêt ? Très cher. En plus, très cher aussi.

En fait, je veux dire, nous payons aujourd'hui les errements successifs du gouvernement. Donc, si vous voulez, soit... Enfin, on paye aussi peut-être la situation en Ukraine, on paye aussi un tas de facteurs internationaux. C'est l'Ukraine qui a fait fermer la centrale de Fessenheim ? Ce que je voudrais... C'est l'Ukraine, pardon, qui oblige aujourd'hui avec la règle de l'AREN, vous connaissez l'absurdité de cette règle, EDF a bradé un quart de sa production à des concurrents qui se chargent simplement de récupérer la production d'EDF, donc c'est un pillage qui est rendu légal, et de la revendre beaucoup plus cher. Donc, je veux dire, il faut arrêter de mentir aux Français.

L'État a les moyens d'agir aujourd'hui. Donc, un, on sort du marché européen de l'électricité pour pouvoir plafonner aussi les prix parce qu'aujourd'hui, quand l'électricité, la hausse de l'électricité est adossée au prix du gaz, c'est une pure folie à partir du moment où la France est un pays dont 92% de l'électricité n'est pas produite à partir de gaz. Deux, il faut baisser la TVA. Il faut baisser la TVA, ça coûte 12 milliards d'euros, mais ça permet de rendre du pouvoir d'achat aux Français. Et trois, il faut relancer un programme nucléaire. Et nous proposons notamment, à l'horizon 2040, vous avez parfaitement raison, de construire 30 nouveaux réacteurs nucléaires.

C'est un coût qui est extrêmement important pour les dépenses de l'État, mais je crois que c'est le prix de notre indépendance et c'est le prix d'une énergie peu chère pour le peuple français.

21:10
Présentateur

Ce n'est pas un peu contradictoire d'enlever 12 milliards de recettes à l'État et de demander encore plus d'investissement à l'État. Est-ce que ce n'est pas créer de la dette de demain et donc ce que vous ne voulez pas, à savoir de la dépendance de la France ? Mais,

21:23
Invité

M. Snegarev, Emmanuel Macron, sur 5 ans, c'est 600 milliards d'euros de dette. Je parle de vous, de ce que vous m'avez proposé. D'accord. Vous parlez de la crise Covid. Je veux dire, on n'est pas Covid. Non, non, ce n'est pas d'abord les 600 milliards d'euros de dette. Répondez, ça m'intéresse. Ce n'est pas. Oui, mais il faut que je réponde. 600 milliards d'euros de dette ne sont pas dues à la crise Covid. La Cour des comptes a admis elle-même que deux tiers de cette dette supplémentaire qui avait été faite par Emmanuel Macron n'est pas due à la crise sanitaire. Pour vous répondre, il y a des économies à faire dans les mauvaises dépenses de l'État.

On peut parler de l'immigration, par exemple. Je suis désolé, vous allez me trouver caricatural, mais les prestations sociales qui sont versées aux étrangers, c'est 9 milliards d'euros par an dans les caisses de l'État. On peut faire des économies et je pense qu'en temps de crise, alors qu'on demande des efforts toujours aux mêmes, toujours aux classes populaires, on doit réserver la solidarité nationale aux familles françaises pour aller faire des économies dans une immigration qui nous coûte beaucoup d'argent. On peut faire des économies sur l'Union européenne. Juste ce chiffre-là. On peut faire des économies

22:19
Présentateur

sur les super profits. Juste ce n'est pas parce que vous parlez beaucoup que je ne parlerai pas. Mais je vous en prie. Ce chiffre-là que vous venez d'évoquer sur les dépenses, sur les gains qu'on pourrait faire sur l'immigration sont soumis à discussion. Donc je le dis juste aux auditeurs.

22:33
Invité

D'accord, c'est soumis à discussion mais il n'en reste pas moins. Mais écoutez, mais ça peut être soumis à débat. Moi aussi je conteste que la baisse de la TVA serait contre-productive. Moi je pense qu'elle serait très productive pour les ménages français et pour les familles françaises qui ne comprennent pas qu'alors que les prix de l'essence augmentent, ils doivent payer 60% de taxes en allant mettre de l'essence dans leur voiture. On peut faire des économies sur l'Union européenne. On peut faire des économies sur la fraude. Quoi ? Sur l'Union européenne ? Bien sûr.

On peut baisser la contribution que donne la France à l'Union européenne chaque année et qui nous demande notre argent en contrepartie d'un certain nombre de réformes et notamment de la réforme des retraites. Donc il y a des économies de bon sens à faire mais le problème c'est que depuis trop longtemps dans notre pays ce sont toujours eux-mêmes qu'on demande des efforts et moi je pense que les Français doivent avoir la priorité dans leur pays. On ne sera peut-être pas d'accord sur ce point mais je l'assume.

23:20
Jordan Bardella

France en terre Thomas Négarov

23:27
Présentateur

Jordan Bardella avec nous jusqu'à 13h très en forme. Poutine recule 700 000 russes ont quitté le pays pour éviter d'être envoyés sur le front. Un nouveau commandant de l'offensive russe en Ukraine a été nommé en urgence Sergei Sourovikine est-ce que tout ça c'est des bonnes nouvelles ?

23:45
Invité

Non il n'y a rien de réjouissant à voir que la guerre se poursuit et que les conflits

23:48
Présentateur

se poursuivent. Vous n'avez pas bien écouté ce que j'ai dit. J'ai dit l'armée russe recule 700 000 soldats potentiellement envoyés par les russes sur le front décident de ne pas être envoyés sous les drapeaux. Le commandement militaire russe est en train apparemment d'être en difficulté et je vous demande si tout cela ce sont des bonnes nouvelles.

24:06
Invité

Tout ça reste quand même soumis à est-ce que la situation va être pérenne ou non ? La vérité c'est que ce conflit il dure il s'enlise et que vous comme moi êtes parfaitement dans l'incapacité de dire jusqu'à quand le conflit s'arrête. Non mais moi si vous voulez ce n'est pas un match de foot. D'accord ? Pardon. Il s'enlise ou il est en train de tourner peut-être en faveur de... Mais je n'en sais rien. Je ne suis pas géopolitologue. Je n'en sais pas plus que vous. Vous avez raison en tout cas ce n'est pas un match de foot. Je n'en ai pas plus mais si vous voulez ce n'est pas un match de foot en fait.

Ce n'est pas l'idée ce n'est pas un camp qui écrase l'autre ce n'est pas PSGOM donc les conditions qu'il faut chercher sont celles de la paix. Il faut faire en sorte que les combats cessent et que... Non je ne mets pas sur le même plan je pense qu'il y a dans cette affaire un agresseur et un agressé. Oui.

Et je pense que il faut prendre extrêmement au sérieux les menaces d'utilisation de l'arme nucléaire par la Russie que ces menaces sont à prendre extrêmement au sérieux mais que en l'état actuel des choses nous devons chercher encore une fois les conditions du dialogue et les conditions de la paix pour que les combats cessent or je note que en la matière ce qui a été fait depuis des mois ne permet pas que ça serait un cessez-le-feu. Dans l'état actuel qui cessez-le-feu ? En acceptant les annexions ?

Vous avez raison il y a des conditions mais c'est difficile vous savez la guerre c'est difficile surtout dans une guerre qui n'est pas la nôtre parce que si vous voulez on nous pose la question avec un point de vue français mais la France n'est ni à l'origine de ce conflit elle n'en est pas le décideur et donc il faut en l'état actuel des choses pouvoir aider l'Ukraine dans ce qui doit pouvoir être fait en livrant des armes défensives pas offensives c'est très bien que c'est la limite entre les deux vous avez raison et d'ailleurs la France a été très subtile sur ce dossier parce que comprenez bien qu'à partir du moment où la France livre des armes offensives à un état en guerre elle se place de facto en position de cobelligérance or placer un pays comme la France qui est une puissance nucléaire non on est cobelligérance quand on envoie des hommes sur le terrain selon le droit international en position de cobelligérance oui mais vous avez entendu le président Poutine indiquer qu'à partir du moment où des pays livreraient des armes offensives à l'Ukraine elle se placerait de facto en position de conflit armé avec la Russie donc si vous voulez moi je ne crois jamais bon

26:15
Présentateur

je ne crois jamais bon

26:17
Invité

que deux puissances nucléaires se regardent face à face ces référendums n'ont aucune légitimité ça vous l'avez dit donc si vous voulez ils utilisent aussi la démocratie pour légitimer une invasion et légitimer potentiellement une réponse de la part de Poutine si l'Occident et si les amis de l'Union Européenne

26:37
Présentateur

devaient reprendre ces territoires justement vous avez dit il y a un instant cette guerre n'est pas la nôtre mais vous avez sûrement entendu le discours de Vladimir Poutine le jour précisément de l'annexion quand il a sévèrement taclé l'Occident notre modèle occidental est-ce que ce discours-là ne fait pas de cette guerre également la nôtre ?

26:53
Invité

Je pense que c'est surtout un aveu de faiblesse je pense que la Russie a probablement sous-estimé la résistance de l'armée ukrainienne je pense qu'elle a sous-estimé le sentiment national qui a permis à l'Ukraine de résister face à une violation de sa souveraineté territoriale que nous avons condamné et que nous condamnerons toujours

27:15
Présentateur

Vous ne répondez pas vraiment à ma question tout de même cette dénonciation de l'Occident très agressive de la part du président russe comment doit-on l'entendre nous français ? Uniquement comme étant un élément de faiblesse de Poutine ? Non mais écoutez il n'y a pas d'inquiétude

27:27
Invité

à avoir ? Non mais bien sûr qu'il y a des inquiétudes à avoir il y a ce qui relève des discours et il y a ce qui relève de la réalité moi la question que je pose c'est est-ce que les français sont d'accord pour que nous livrions des armes offensives à l'Ukraine et que nous risquions de facto d'entrer en conflit armé avec la Russie Je ne le crois pas Je ne le crois pas et si tel est-il le cas je pense qu'il doit y avoir un débat au Parlement et que ce débat doit pouvoir vivre devant la représentation nationale Le combat pour la démocratie vous y adhérez ou pas ? Est-ce que vous considérez que ces valeurs-là sont en danger et qu'il faut se battre pour elles ? C'est-à-dire ?

C'est-à-dire qu'il faut envoyer des soldats français ? Quand vous avez Poutine qui s'en prend à l'Occident et au régime démocratique est-ce que vous vous considérez que nous c'est-à-dire qu'il faudrait envoyer des soldats français sur les principes ?

J'affine la question Je ne fais pas de la diplomatie et de la géopolitique avec des principes On l'a fait avec de la réelle politique Non, pas forcément Attendez, on peut dire aussi que si on avait fait un référendum en France en 1939 ou en 1940 les gens votaient tous pétains Je vous demande juste vous aspirez Vous ne voyez pas le rapport sur la morale et l'intérêt des Français Je vous demande simplement Vous avez dit Non mais attendez, excusez-moi Est-ce que le conflit entre l'Ukraine et la Russie est un sujet français ? Est-ce que ça nécessite d'envoyer des soldats français mourir sur le front ?

Jusqu'en vous dites l'intérêt des Français passe avant les valeurs et la morale Vous considérez qu'on est bien chez nous qu'on est tranquille chez nous et qu'en gros on ne doit pas regarder ce qui se passe à l'extérieur Non madame, ça fait que je dis une chose très simple Je dis qu'il y a une partie des sanctions qui ont été décidées par l'Union Européenne et notamment les sanctions énergétiques qui vont rentrer en vigueur dans les prochaines semaines qui sont en train d'enrichir la Russie par effet d'anticipation et qu'il y a des sanctions qui fonctionnent et nous devons les maintenir je pense aux sanctions sur les semi-conducteurs je pense aux sanctions qui visent directement les faiseurs de guerre les sanctions bancaires par exemple mais que les sanctions énergétiques aujourd'hui ont permis à la Russie de vendre beaucoup moins de pétrole mais de vendre du pétrole beaucoup plus cher et que par conséquent la Russie depuis maintenant 6 mois a multiplié par 2 ses excédents commerciaux et a vu ses revenus d'hydrocarbures augmenter de 41% ce sont des chiffres parfaitement officiels qui ont été donnés par monsieur Langlais d'ailleurs qui est un économiste reconnu dont il dit d'ailleurs que la Russie est noyée sous le cash je dis juste une chose vous me parlez des valeurs moi je voudrais appeler la classe politique à arrêter l'hypocrisie parce que le pétrole qu'on n'achète plus ou qu'on prévoit de ne plus acheter à la Russie c'est du pétrole qu'on achète à l'Iran ou qu'on achète à l'Inde du pétrole russe qui transite par l'Inde ou par l'Iran ou par l'Algérie qu'on achète derrière et que ces états nous revendent beaucoup plus cher donc je dis en la matière qu'il faut arrêter l'hypocrisie et que ceux qui ont créé aujourd'hui les conditions d'une dépendance énergétique de l'Europe à l'égard de la Russie ça n'est pas le rassemblement national de la même manière qu'ils ont créé une dépendance énergétique à l'égard des Etats-Unis ou à l'égard d'autres états non mais attendez c'est très sérieux de regarder d'où l'on vient c'est très sérieux d'analyser les erreurs qui ont été faites pour ne pas refaire les mêmes parce que les gens qui sont au pouvoir ont une responsabilité dans la situation de dépendance énergétique dans laquelle nous sommes aujourd'hui donc il faut arrêter l'hypocrisie et oui pardon de penser à l'intérêt des miens d'abord quand je vois que la Russie est noyée sous le cash pour reprendre l'expression de monsieur Langlais

30:35
Présentateur

pendant que l'inflation explose en Europe si on regarde un peu vers le passé vous ne pensez pas qu'une Marine Le Pen qui a considéré que Vladimir Poutine était un grand dirigeant un modèle même pour la France n'aurait pas signé des accords préférentiels pour son pétrole

30:45
Invité

ça n'est pas le sujet il y a un instant vous disiez regardez la situation dans laquelle est l'Allemagne aujourd'hui l'Allemagne a fait un choix parce que vous parlez de dépendance à la Russie mais l'Allemagne a une dépendance beaucoup plus importante sur la question du gaz vous voyez bien que madame Van der Leyen la présidente de la commission européenne quand elle décide d'impulser des sanctions à l'échelle européenne mais qu'elle fait fi du gaz et qu'elle décide de sortir le gaz allemand de ses accords et de ses sanctions tout ça relève d'une hypocrisie totale parce que voyez bien que lorsque Nord Stream est mis en difficulté lorsque Poutine décide de fermer le gaz qui est à destination de l'Allemagne l'Allemagne est en une difficulté économique terrible à tel point qu'on est aujourd'hui en train de parler de sobriété aux français mais qu'on apprend que dans les prochains mois la France va vendre son gaz à l'Allemagne donc je veux dire il n'y a pas de solution idéale la Russie était là depuis très longtemps la Russie y compris après ce conflit sera là pendant très longtemps permettez-moi de vous rappeler la Russie est pour Poutine je pense que Poutine également Poutine avec elle Poutine va réussir à se maintenir au pouvoir même après la guerre écoutez je ne suis pas devin et vous le souhaitez vous ?

vous le souhaitez ?

non mais je ne suis pas russe excusez-moi je ne suis pas électeur russe nous on aspire à prendre la tête de l'état français et donc l'état français discutera demain avec le président américain qui aura été élu par les américains avec le président chinois qui aura été choisi par les chinois avec le président russe qui aura été choisi pardon je ne suis pas américain je ne fais pas d'ingérence ce n'est pas moi qui choisis le président russe que se choisisse le peuple russe mais je dis juste une chose la diplomatie c'est complexe une grande puissance peut être à la fois un allié peut être à la fois un adversaire et peut être parfois un ennemi quand la guerre est déclarée mais rappelez-vous que le premier chef de l'état qui a été reçu par Emmanuel Macron lorsqu'il a été eu en 2017 c'était Vladimir Poutine à Versailles et que le ministre qui appelait à des coopérations étroites avec la Russie c'était monsieur Le Drian au mois d'août 2017 juste après qu'il ait reçu son homologue russe au Quai d'Orsay et alors la réalité est beaucoup plus complexe que ça si vous voulez ce n'est pas les gentils les méchants la diplomatie c'est complexe nous avons des situations de dépendance énergétique dans beaucoup de domaines aujourd'hui et la question que nous devons nous poser nous français c'est comment recréer aujourd'hui au 21ème siècle les conditions de l'indépendance énergétique de la France et donc il faut soutenir le nucléaire et il faut évidemment multiplier les investissements notamment dans l'hydrogène Excusez-moi ce qu'on voit quand même au rythme de la crise c'est quand même l'Union Européenne qui essaye de gérer collectivement parfois difficilement les affaires énergétiques mais on voit quand même que l'image de l'Europe progresse dans l'opinion publique elle apparaît beaucoup plus protectrice donc est-ce que le slogan la France doit se débrouiller toute seule ça marche encore est-ce qu'il ne vaut pas mieux gérer tout ça au niveau de l'Union Européenne faire des emprunts communs essayer de faire des achats communs groupés d'électricité et de gaz quel est votre avis ?

Je ne partage pas du tout votre avis ce n'est pas ce que me disent les Français les Français nous disent on nous a vendu l'Europe sociale et l'Europe protectrice on a été incapables de trouver des masques pendant la crise sanitaire Seuls 28% des Français ont le sentiment que la partenance à l'Union Européenne est une mauvaise chose 40% en 2014 Écoutez on aura l'occasion d'en reparler lors des élections européennes qui est d'ailleurs la prochaine grande élection nationale qui arrive et dont je vous rappelle que nous avons remporté les dernières parce que si vous voulez les Français voient bien que plus l'Union Européenne s'est approfondie dans ses structures plus les nations se sont affaiblies je veux dire lorsque Vladimir Poutine reçoit le président Macron à l'aube de la guerre il ne reçoit pas le président de la France indépendante libre grande souveraine il reçoit un télégraphiste de monsieur Biden ou de la Commission Européenne or moi je souhaite que la France puisse retrouver bien sûr que c'est moi qui le dit mais c'est ce que se disent

34:29
Présentateur

aussi beaucoup de Français si vous voulez J'en donne Mardela j'ai une toute dernière question sur l'international vous avez vu ces images impressionnantes du pont de Crimée oui en feu on ne sait pas encore qui est responsable de ça est-ce qu'au RN vous considérez que ce pont relie la Russie à l'Ukraine c'est-à-dire ? c'est un pont qui relie la Crimée au reste du territoire ukrainien est-ce qu'au RN vous considérez que c'est un pont qui relie l'Ukraine à la Russie ou l'Ukraine à l'Ukraine est-ce que la Crimée est russe ?

34:56
Invité

la Crimée est un territoire russe selon vous ?

non selon la réalité de ce qu'elle est aujourd'hui je veux dire je voulais bien qu'on refasse l'histoire mais a priori on ne sait pas derrière derrière qui dont provient cette attaque mais partons du postulat que c'est une riposte un acte de défense de l'Ukraine lorsqu'elle attaque ce pont c'est pour couper un moyen d'accès de la Russie la question était votre point de vue sur la Crimée moi je pense que je pense que la Crimée est russe voilà la Crimée est russe historiquement mais pas légitimement elle a été ukrainienne pendant 50 ans suite à une sécession qui avait été faite par Khrouchev en 1954 à l'Union soviétique il y a eu un vote pardon du parlement de Crimée en 2014 à la suite de la révolution de Maïdan et de la démission du président Yanukovitch donc je pense que la Crimée est russe il n'y avait pas excusez moi il n'y avait pas une invasion militaire de la part d'une armée à l'époque on est quand même dans des contextes qui sont très différents je sais bien qu'on est dans une époque où on relativise tout et tout est égal à tout mais il n'y avait pas eu de crime de guerre des opérations militaires avaient bien eu lieu avant le référendum de la part de l'armée russe absolument ce n'est pas ce que disent beaucoup de spécialistes donc on peut refaire ad vitam aeternam l'histoire mais je pense que ce qui doit nous rassembler aujourd'hui ça doit être la quête de la paix et d'un cessez-le-feu

36:25
Jordan Bardella

Jordan Bardella

36:31
Présentateur

avec nous encore quelques instants jusqu'à 13h en direct on va parler de votre anniversaire pas le vôtre qui a eu lieu il n'y a pas très longtemps mais les 50 ans d'autre partie c'était cette semaine le 5 octobre je cite Marine Le Pen le Rassemblement National fête aujourd'hui son 50e anniversaire d'un parti contestataire nous en avons fait un parti prêt à gouverner aujourd'hui je souhaite rendre hommage à tous les militants qui depuis 50 ans ont oeuvré pour la cause nationale alors pardonnez-moi la question est-ce que Louis Gauthier ancien militien ou François Dupré négationniste ou les nombreux militants de l'OAS est-ce que vous leur rendez hommage sachant qu'ils ont qu'ils étaient militants depuis 50 ans il y a 50 ans est-ce qu'ils ont oeuvré pour la cause nationale

37:10
Invité

monsieur je veux bien qu'on refasse l'histoire de tous les partis politiques dans ce que ça a de plus sombre ou parfois de plus heureux s'agissant des victoires électorales que nous avons enregistrées mais à ce moment-là il faut le faire pour tous les partis politiques il faut se rappeler que par exemple je sais pas monsieur Bousquet par exemple a été un compagnon de route de monsieur Mitterrand il faut se rappeler que monsieur Mitterrand lui-même d'ailleurs du Parti Socialiste non mais j'ai cité on parle d'il y a 50 ans non mais j'ai cité Marine Le Pen volontairement non mais c'est Marine Le Pen

37:39
Présentateur

elle-même qui dit qu'elle rend hommage à tous les militants depuis 50 ans

37:41
Invité

mais écoutez il y a 40 ans on avait aussi un président de la République qui avait reçu de la part de monsieur Pétain la plus haute distinction du régime de Vichy c'est-à-dire la Francisque bon voilà si vous voulez on peut refaire l'histoire de tous les mouvements politiques mais si vous voulez dans votre parti il y a eu aussi un droit d'inventaire mais en fait est-ce que vous voulez exercer vous qui n'appartenaient pas à ce passé le droit d'inventaire ou pas je veux bien que vous vivez dans une forme de nostalgie et de passé nous concernant mais c'est vous qui évoquiez l'histoire depuis tout à l'heure je suis candidat à la présidence du Rassemblement National on va en parler j'ai 27 ans je suis né en 1995 Marine Le Pen est née en 1968 donc si vous voulez on peut faire des parallèles permanents entre nous et l'histoire mais est-ce que vous voulez dépoussiérer l'histoire du Rassemblement National non mais il ne s'agit pas de dépoussiérer l'histoire elle-même qui dit ça nous sommes aujourd'hui d'après un sondage qui est sorti par l'IFOB cette semaine le parti politique préféré des français nous avons parcouru beaucoup de chemin

38:38
Présentateur

non pas du tout parti politique préféré des français aussi quand on pose la question quel est le parti que vous aimez le moins en premier il y a vous et à l'IFOB il se trouve qu'on est aussi

38:47
Invité

le parti qu'on aime le plus donc j'en conclue qu'on déchaîne les passions et que nous avons réuni 42% des voix lors du second tour de l'élection présidentielle et que nous avons aujourd'hui le premier groupe d'opposition à l'Assemblée Nationale et que très certainement nous allons succéder à Emmanuel Macron parce que nous allons arriver au pouvoir donc moi si vous voulez plutôt que de regarder vers 1972 je préfère regarder vers 2072 et je préfère regarder vers les grands défis qu'attendent aujourd'hui notre pays ma génération vous avez parfaitement raison mais c'est pour ça que je vous ai parlé par exemple peut-être dont vous êtes plus proche des racines historiques de la gauche vous savez de la chambre qui a voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain c'était pas des gens de droite d'ailleurs c'était la chambre c'était la SFIO l'ancêtre du Parti Socialiste j'espère que vous poserez la question à monsieur vous par rapport au passé qu'est-ce que vous considérez comme acceptable ou moins acceptable ou est-ce que vous assumez le tout d'appartenir à un mouvement politique qui a réhabilité la fierté du drapeau et qui a réhabilité pour des millions de français la fierté de se sentir français la fierté d'être français un parti qui a été précurseur sur beaucoup de sujets et qui a imposé dans le débat public l'inquiétude qui est partagée aujourd'hui par des millions de français de voir notre pays disparaître et notre identité être remplacée sous le poids d'une immigration massive qui a imposé la critique de la mondialisation sauvage qui entraîne des délocalisations qui entraîne la paupérisation d'éclats populaires qui a imposé le sujet de l'Europe des nations qui est aujourd'hui en train d'émerger après les résultats des législatives en France en Suède en Italie

40:10
Présentateur

dans beaucoup de pays européens juste vous avez dit le verbe remplacer est-ce que vous faites votre donc la théorie du grand remplacement

40:16
Invité

un peu non mais je j'essaie de mettre des mots sur une réalité

40:21
Présentateur

et moi de vous pousser à l'électricité

40:23
Invité

oui je pense que la réalité qui est pointée par cette thèse est juste à savoir le sentiment partagé par des millions de français de se sentir aujourd'hui dans beaucoup de territoires français étrangers dans son propre pays voilà et moi il y a beaucoup de français que je rencontre tous les jours sur le terrain qui me disent et je les comprends parce que j'ai grandi dans une cité modeste de Seine-Saint-Denis on ne reconnait plus le pays dans lequel on a grandi on ne reconnait plus le quartier la ville le hall d'immeuble dans lequel on a grandi et bien souvent on fuit ces quartiers ces innombrables quartiers pour aller pour quitter la Seine-Saint-Denis pour aller dans le Val d'Oas pour aller en Seine-et-Marne pour aller dans l'Oas pour retrouver ce bout de France qu'on a perdu aujourd'hui dans beaucoup de quartiers je pense que ce sentiment vous voyez de le masquer ou de dire qu'il n'existe pas c'est ne pas voir la réalité de ce que vivent les millions de français

41:08
Présentateur

la thèse du grand emplacement aussi évoque l'idée d'un complot l'idée d'une organisation je ne crois pas qu'il y ait de complot

41:13
Invité

c'est pour ça que je n'utilise pas ce terme parce que je ne pense pas qu'il y ait de complot c'est juste la réalité de l'accueil de 450 000 personnes de manière légale chacun dans notre pays depuis des années je ne crois pas qu'il y ait de complot je pense juste que ce soit une réalité juste pour préciser quelque chose il y a un sondage qui indique que 53% des interrogés considèrent que la France insoumise exerce une opposition trop radicale c'est ce que disait François tout à l'heure en revanche il ne sont que 34 à vous considérer trop radicaux est-ce que c'est que les français n'ont rien compris ou est-ce que c'est vrai que vous êtes normalisés et que c'est eux qui sont les excès mais on est un parti normal mais pas comme les autres mais je vais vous dire je pense que on n'est pas du tout dans la même logique que la France insoumise la France insoumise veut la destruction de l'état c'est-à-dire qu'ils ne veulent pas participer du processus électoral et monsieur Mélenchon lui-même d'ailleurs considère que s'il n'a pas le pouvoir par les élections il ira le chercher par la rue ce qu'il n'a pas par les urnes il va aller le chercher sur le trottoir ça n'est pas notre philosophie nous nous sommes un parti républicain qui en 50 ans s'est présenté à toutes les élections sans jamais contester de quelque nature que ce soit le résultat d'une élection ou le processus électoral et nous sommes peut-être même le parti le plus républicain de tous parce que la République ça commence avec la démocratie et la démocratie c'est de rendre le pouvoir au peuple français c'est le gouvernement du peuple par et pour le peuple et c'est précisément ce que nous entendons faire à la tête de l'État alors on ne va pas engager un débat philosophique mais sur le parti républicain il y a une forme si vous voulez juste pour répondre à madame ça a défendu la laïcité a défendu les ouvriers or aujourd'hui elle défend une société des interdits elle passe son temps à polémiquer sur les barbecues elle passe son temps à expliquer que l'homme doit être considéré comme un ennemi elle passe son temps à trouver des excuses aux délinquants aux criminels aux islamistes et bien le naufrage moral de la gauche il est tragique mais il est là et il est devant nous alors je voudrais juste vous répondre sur le côté parti républicain vous êtes aussi un parti qui conteste les valeurs constitutionnelles telles qu'elles sont établies

43:11
Locuteur non identifié

lesquelles ?

43:12
Invité

notamment pour le traitement des étrangers où vous voulez revoir un certain nombre de normes mais c'est à dire quels principes constitutionnels on ne respecte pas concernant les personnes étrangères ? notamment quand vous voulez faire la préférence nationale c'est contraire à la constitution non pas du tout si ah bon ? si mais dites moi donc aujourd'hui quand vous voulez être fonctionnaire dans la fonction publique il faut être français ?

sur les sur les attendez sur les prestations sociales vous pouvez pas faire ce que vous dites sans changer la constitution non pas du tout attendez donc il y a une remise en compte des valeurs républicaines telles qu'elles sont définies dans la constitution pour rentrer dans la fonction publique aujourd'hui il faut bien avoir la nationalité française il faut pas être des prestations sociales est-ce que c'est mais est-ce que c'est d'ailleurs c'était dans votre projet est-ce que c'est à considérer que la fonction publique est une ignoble organisation d'extrême droite qui veut écarter les des prestations sociales quand on travaille et qu'on contribue il faut pas être privé et bien moi je pense que de la même manière que la fonction publique est réservée aux citoyens français je pense que les aides sociales doivent être réservées aux familles françaises oui mais vous pouvez pas le faire dans la constitution et c'est la raison et c'est la raison pour laquelle mais je vais vous rassurer puisque nous sommes de très grands démocrates et peut-être plus démocrates que tous les autres nous organiserons dès les premiers mois de notre arrivée à la tête de l'état un grand référendum sur l'immigration et nous soumettrons cette mesure à un référendum ce qui la rendra incontestable par les les juges qui considèrent qu'il est de leur devoir de faire plus de la politique que du droit donc rassurez-vous l'ensemble de notre projet est respectueux de l'état de droit il a été pensé avec des juristes avec des politologues avec des experts vous allez demander au peuple de remettre en cause l'état de droit non madame mais l'état de droit madame ça s'appelle la démocratie et si les français décident par référendum que en France les français doivent avoir une priorité chez eux de la même manière qu'ils l'ont déjà dans la fonction publique et bien ce sera la vie et l'issue finale de l'expression

45:09
Présentateur

populaire du peuple français c'est aussi un peu ce qui se passe chez un Orban par exemple quand on parle de démocratie illibérale c'est précisément l'idée que la majorité peut imposer désormais tout à la minorité est-ce que c'est aussi votre modèle ?

45:22
Invité

ça s'appelle la démocratie illibérale non non pas illibérale monsieur la démocratie c'est le pouvoir du peuple le pouvoir pour le peuple et le pouvoir avec le peuple et si demain le peuple français décide que la politique d'immigration qui est conduite depuis 30 ans a des conséquences dramatiques pour notre modèle social pour notre économie et pour la défense de notre identité et qu'il décide d'arrêter l'immigration et de la réserver à des gens qui viennent dans notre pays pour travailler pour aimer notre langue pour aimer notre pays pour participer d'une même communauté de destin et bien il y aura un délai de carence c'est à dire qu'il faudra pouvoir travailler 5 ans 10 ans sur le territoire français pour bénéficier des prestations sociales mais c'est normal madame Sincré la France n'a pas vocation à être un guichet social la France n'a pas vocation en temps de crise alors qu'un retraité sur trois n'arrive plus à se soigner correctement et que de l'autre on offre les soins gratuits par l'aide médicale d'état à l'ensemble des étrangers qui viennent dans notre pays à être l'hôtel de toute l'Afrique ou être l'hôtel de l'immigration je sais que vous ne partagez pas mon point de vue mais on aura l'occasion dans le cadre de ce référendum que nous organiserons en 2027 vous ne savez pas ce qu'on pense je crois le déceler probablement que les gens qui nous écoutent

46:36
Présentateur

il n'y a pas autant de préjugés

46:37
Invité

parlons un peu de vous parce qu'il y a quand même une élection à la présidence du Rassemblement National dont on parle peu en tout cas depuis le début de l'émission quand on devient président si vous le devenez à 27 ans vous nous avez dit tout à l'heure que vous aviez 27 ans on fait quoi à 40 ?

je n'ai pas de vin je n'ai pas de boule de cristal monsieur on a d'ambition oui mais j'ai l'ambition que mes idées arrivent au pouvoir peut-être l'une des raisons pour lesquelles nous sommes aujourd'hui le parti politique préféré des français et que nous sommes désintéressés des logiques carriéristes c'est à dire que ce qu'on fait moi ce que je fais et le combat que je mène je ne le mène pas pour moi je le mène ça on verra pour mes idées on demande la preuve je trouverai toujours des gens l'histoire du rassemblement national c'est pas ça la preuve madame c'est que je me suis engagé à 16 ans politiquement en Seine-Saint-Denis que j'ai commencé à coller des affiches dans ma cité et que a priori le milieu social dont je viens le milieu modeste où j'ai grandi ne me prédestinait pas à candidater à la présidence comment expliquez-vous votre attention aussi rapide dans un parti où c'est pas si évident que ça de progresser comment vous avez réussi à gagner la confiance de Marine Le Pen

47:52
Présentateur

au point même vous dites un parti désintéressé au point même de faire une campagne désintéressante puisqu'il n'y a que vous

47:59
Invité

vous êtes l'archi-favori non mais ça c'est vous non mais ça c'est vous observateur qui dressez les critiques et l'analyse de la campagne je dis une chose c'est que Marine Le Pen a fait le choix de ne pas se représenter à la présidence de notre moment pour conduire l'opposition à l'Assemblée Nationale et que la responsabilité qui est la nôtre aujourd'hui c'est de construire la machine de guerre politique le grand mouvement populaire et national de demain qui doit construire dès maintenant l'alternance à Emmanuel Macron en 2027 alors juste une incise c'est forcément elle la candidate c'est-à-dire qu'il y a une espèce de au bout d'un moment quand on s'est tellement présenté souvent et qu'on a failli gagner on doit obligatoirement être encore candidat parce qu'elle est candidate naturelle elle a dit qu'elle elle fera connaître prochainement moi je pense qu'elle est la candidate légitime de notre famille politique je pense que quand on a été trois fois candidate à l'élection présidentielle qu'on ne cesse de progresser qu'on faisait 17% il y a 10 ans qu'on fait aujourd'hui 42% des voix et qu'on a le premier groupe d'opposition à l'Assemblée Nationale je pense que c'est une circumstance exceptionnelle et je pense d'ailleurs qu'elle a aujourd'hui acquis une légitimité une notoriété et une popularité qui n'est sans égale dans le camp national et donc moi si je suis élu président du Rassemblement National et qu'elle confirme sa volonté et son choix de se présenter à l'élection présidentielle je proposerai que le mouvement n'ait pas de candidat et soutienne la candidature de Marine Le Pen qui se présentera au-delà de tout clivage partisan comme le veut cette tradition on peut être candidat à une élection présidentielle en restant crédible là elle a déjà été trois fois mais c'est aux français de le décider madame c'est aux français de le décider or j'en veux pour preuve le résultat des dernières élections présidentielles vous nous avez expliqué alors je suis un peu méchant en disant ça pas vous personnellement mais allez les instituts de sondage les spécialistes de l'opinion nous annonçaient entre 20 et 30 députés à l'Assemblée Nationale nous avons fait mentir tous les pronostics ça fait 50 ans Marine Le Pen en annonçait elle-même une cinquantaine elle pensait que ça se passerait mal Marine Le Pen elle nous l'a dit ici même une cinquantaine au mieux et donc vous en avez effectivement 89 euros on va pas déplorer le fait que les français se soient levés se soient réveillés et nous fassent confiance moi je suis extrêmement enthousiaste pour les années qui viennent je pense que nous incarnons aujourd'hui le mouvement politique connecté au réel je pense qu'on est le seul mouvement politique aujourd'hui qui avoue au plus profond de nous-mêmes ce que ressentent des millions de français et que nous sommes la seule voie aujourd'hui pour changer la politique dans notre pays qui ressemble étrangement à la même politique qui est menée depuis 30 ans et en la matière Emmanuel Macron a été une synthèse plutôt qu'une nouveauté

50:29
Présentateur

je vous concède que le parti du Rassemblement National est assez unique en son genre est-ce qu'on pourrait imaginer un jour un parti sans Le Pen eux ou des gens de leur famille ou autour de leur famille c'est une vraie question que je vous pose

50:41
Invité

écoutez vous allez avoir dans quelques jours pour la première fois un président qui ne portera pas le nom de Le Pen oui mais qui est très proche de la famille quand même c'est-à-dire vous n'avez aucun lien

50:52
Présentateur

avec la famille Le Pen c'est-à-dire votre compagne

50:57
Invité

n'est pas une nièce de Marie Le Pen et vous on peut parler de vos conjoints respectifs vous savez quoi de vos conjoints respectifs vous savez il y a beaucoup de journalistes qui ont des enfants ont des parents qui sont aussi dans les médias qui sont aussi dans des grandes émissions ça réussit ça se passe très bien je veux dire vous savez la politique c'est on existe en politique par la volonté des français vous voyez et de toute manière vous me trouverez toujours illégitime mais je veux dire si je suis devant vous aujourd'hui on n'a pas dit ça si si non mais on voit que c'est toujours un peu sous-entendu justement on a dit si je suis devant vous contrairement d'ailleurs pardon aux personnes qui nous posent les questions c'est exclusivement de la volonté du peuple français et si vous m'invitez aujourd'hui et je suis très heureux de venir répondre à vos questions c'est parce que les français m'ont accordé leur confiance aux élections régionales aux élections en fait et m'ont demandé m'ont demandé de les représenter et d'essayer d'apporter des problèmes alors que c'est précisément ce que je fais par-delà le rassemblement national est-ce que vous vous pensez puisque vous vous projetez en essayant de dire que vous êtes les candidats naturels et qu'en gros c'est comme si c'était fait est-ce que c'est comme si c'était fait avec des gens comme Laurent Wauquiez de la droite en gros ou des extra-conquêtes est-ce qu'en gros on fait une grande famille pour la prochaine fois moi je pense que il y a aujourd'hui des gens qui ont cru en LR il y a des gens qui ont cru en Éric Zemmour et qui sont des patriotes sincères et même d'ailleurs je vais même vous dire des gens qui viennent de la gauche qui viennent d'une gauche de la désillusion qui ne croient plus aujourd'hui que la gauche est capable de les défendre sur la laïcité ou de défendre les classes populaires moi je veux dire à tous ces patriotes là tous ces gens qui aiment leur pays venez avec nous voilà on vous ouvre les bras nous vous faisons de la place mais derrière vous un peu comme Mélenchon avec les autres écoutez on a le premier groupe d'opposition à l'Assemblée nationale là encore on ne s'est pas nommé c'est les français qui nous ont accordé cette légitimité donc moi je veux dire à tous les déçus à tous les orphelins des vieux partis venez avec nous venez travailler avec nous nous sommes le parti politique qui pouvons porter les idées nationales au pouvoir et la stratégie le virage que nous avons pris tout ce que nous avons construit pas tellement évidemment depuis 50 ans mais aussi depuis 11 ans avec Marine Le Pen qui a choisi de transformer un mouvement de contestation et d'opposition en un parti politique au seuil du pouvoir en faisant passer le RN de l'espoir au pouvoir mais venez avec nous venez travailler avec nous aux personnes dont vous avez cité aux élections législatives vous ne les avez pas acceptés c'est à dire ceux de reconquête non mais attendez il y a des gens qui partent deux mois avant si vous voulez dans des conditions qui sont absolument lamentables et qui viennent deux mois après nous dire vous pouvez nous aider à vous faire élire ça ne marche pas comme ça sur la condition de la sincérité de la conviction vous parlez de Laurent Wauquiez mais c'est à ces gens-là et à ces élus-là de dire ce qu'ils veulent faire est-ce qu'ils pensent à leurs intérêts est-ce qu'ils pensent à leur personne à leur carrière ou est-ce qu'ils pensent à l'intérêt du pays et je veux dire quand on a des seconds tours moi je partage un certain nombre d'idées de monsieur Ciotti mais quand monsieur Ciotti aux élections régionales il y a un an a la possibilité de choisir entre Thierry Mariani candidat du RN ancien ministre de Nicolas Sarkozy et Renaud Muselier candidat soutenu par Emmanuel Macron il choisit monsieur Muselier donc c'est à ces gens-là où est la sincérité de ces gens-là c'est à eux de leur dire et c'est à eux de se prononcer mais merci on va

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Présentateur

allez il faut finir d'accord je reviendrai allez vous reviendrez je pense qu'on reviendrai vous êtes jeunes merci Jordan Bardella d'avoir été avec nous question politique revient dans une semaine pour un nouveau numéro

Pénurie de carburants : Jordan Bardella juge les blocages "contraignants" mais les revendications "légitimes" — Jordan Bardella · Pourquijevote