Maud Brégeon, l’ingénieure nucléaire de Macron
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Questions et réponses
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- 0:13OuverteRéponse directe
Bonjour Maud Bréjot.
- 0:29OuverteRéponse directe
Avant la politique vous occupiez un poste particulier chez EDF.
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Du cœur d'une centrale nucléaire, parce que là vous parlez de centrale nucléaire.
- 1:43OuverteRéponse directe
Mais il faut aimer le risque pour faire ce genre de métier ?
- 2:26OuverteRéponse directe
Vous avez fait des études d'ingénieur pour exercer ce métier, mais ce n'est pas ce que vous vouliez faire à l'origine.
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Vous avez gardé un œil sur la politique pendant longtemps, avec une orientation plutôt à droite.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Invité politiqueFait
« Non, l'essentiel de ma mission, et c'était mon premier poste, c'est comment vous faites en cas d'accident grave, une tempête, un ouragan, un tremblement de terre, pour réalimenter la centrale en eau, en air et en électricité. »
- 1:08Invité politiqueFait
« C'était une unité d'intervention qui a été créée après Fukushima. »
- 2:46Invité politiqueFait
« J'ai eu effectivement envie de faire des sciences politiques. »
- 3:10Invité politiqueFait
« Exactement. Lui, monsieur du monde ouvrier m'a dit, ingénieur, tu auras toujours du travail, c'est la sécurité de l'emploi. »
- 3:30Invité politiqueFait
« Mais votre premier engagement politique, c'est en 2017, comme militante pour Emmanuel Macron dans sa campagne présidentielle. »
- 5:21Invité politiqueFait
« Je m'appelle Maude Bréjon, j'ai 29 ans, je suis ingénieure dans le domaine de l'énergie spécialisée en gestion de crise. »
- 9:45Invité politiqueChiffre
« La dernière fois que vous êtes présente à des élections européennes, vous avez fait 0,65%. »
- 10:00Invité politiqueChiffre
« J'ai fait 15% au premier tour. J'étais au deuxième. On a fait 33%. »
- 12:32Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron. »
Temps de parole
- Maud Bregeon64 %
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- Présentateur 22 %
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Avant, mon invité était plutôt du genre à porter une tenue de radioprotection avec un compteur GIGR à la main. Depuis qu'elle s'est lancée en politique, c'est aussi elle qu'on en voit en première ligne quand il faut éteindre un incendie. Bonjour Maud Bréjot. Bonjour. Alors je le disais en quelques mots en lancement, avant la politique vous occupiez un poste un peu particulier chez EDF. Vous êtes intervenu notamment en situation de crise à Saint-Martin après le passage de l'ouragan Irma pour rétablir le courant sur place. Mais ça ce n'était pas l'essentiel de votre travail, de votre mission chez EDF.
Non, l'essentiel de ma mission, et c'était mon premier poste, c'est comment vous faites en cas d'accident grave, une tempête, un ouragan, un tremblement de terre, pour réalimenter la centrale en eau, en air et en électricité. Et donc faire en sorte qu'il n'y ait pas de fonte du cœur tout simplement.
Du cœur d'une centrale nucléaire, parce que là vous parlez de centrale nucléaire, de catastrophe nucléaire si l'on peut dire.
C'était une unité d'intervention qui a été créée après Fukushima. Après Fukushima, on s'est rendu compte que les moyens qui étaient disponibles sur la centrale, s'il y avait eu un gros accident, ne fallait pas nécessairement compter dessus et être en capacité d'en amener de l'extérieur.
Donc vous deviez monter une cellule de crise à quelques kilomètres de la centrale.
C'est comment est-ce que vous montez un poste de commandement ? Comment est-ce que vous faites venir des équipes de l'extérieur d'autres centrales ? Comment est-ce que vous acheminez du matériel ? Et puis comment est-ce que vous réalimentez les diesels d'ultime secours en carburant ? Comment est-ce que vous maintenez à bonne pression le réacteur ? Comment est-ce que vous remettez de l'eau dedans pour le refroidir tout simplement ?
Mais il faut aimer le risque pour faire ce genre de métier ?
Il faut aimer le risque, il faut aimer la découverte déjà, parce que moi c'était une découverte. Le monde du nucléaire, je ne le connaissais pas du tout. Il faut aimer le contact humain parce que c'est un vrai travail d'équipe, la gestion de crise, avec les techniciens, avec les préfectures, avec les pouvoirs publics de façon plus générale. Moi j'ai beaucoup appris parce qu'il y a à la fois des compétences techniques sur comment fonctionne une centrale nucléaire, comment fonctionnent les différents matériels dont vous avez besoin. Et puis comment vous intervenez en gestion de crise. Vous n'êtes pas dans du management, vous êtes dans du commandement.
Et d'ailleurs on travaillait beaucoup, notamment avec le monde des armées, qui nous a aidé là-dessus, parce qu'ils ont l'habitude d'intervention en situation déstructurée.
Donc vous avez fait des études d'ingénieur pour exercer ce métier, mais ce n'est pas ce que vous vouliez faire à l'origine. Vous étiez plutôt attiré par les sciences politiques. Pourquoi est-ce que vous avez renoncé à cela ?
Alors moi je suis ici d'une famille où on a toujours beaucoup parlé politique à la maison. On a toujours beaucoup débattu. Mes parents n'en faisaient pas, mais ils s'y intéressaient. Et donc c'était très présent à table. J'ai eu effectivement envie de faire des sciences politiques. Alors à l'époque, quand on est au lycée, on pense à Sciences Po. Mais en fait, je suis d'une famille où aussi on m'a toujours dit que l'important c'était la sécurité de l'emploi. J'ai une famille plutôt modeste. Mon papa a connu des périodes de chômage dans sa vie.
C'est pour être sûr d'avoir un job qu'il vous a dit, faites plutôt des études d'ingénieur.
Exactement. Lui, monsieur du monde ouvrier m'a dit, ingénieur, tu auras toujours du travail, c'est la sécurité de l'emploi. Et donc au fond, pour moi qui étais bonne en maths, c'était à la fois la maîtrise du risque et la garantie simplement d'avoir un avenir professionnel stable.
Alors ça ne vous a pas empêché de garder un oeil sur la politique pendant longtemps, avec une orientation plutôt à droite. Mais votre premier engagement politique, c'est en 2017, comme militante pour Emmanuel Macron dans sa campagne présidentielle. Ensuite, vous êtes devenue référente d'En Marche dans les Hauts-de-Seine, puis tête de liste au municipal à Levallois. Est-ce que vous n'avez pas un peu cherché à chasser le naturel, cette attirance vers la politique ? Et est-ce que la politique n'est pas revenue un peu au galop dans votre vie ?
Je ne dirais pas que je l'ai cherché à la chasser, parce que quand, même je me rappelle, durant ma prépa à Paris, je regardais, et ce n'est pas une blague, je regardais LCP, je me rappelle très bien, sur mon petit poste de télé cathédique à l'époque. Et effectivement, c'est revenu, alors c'est revenu parce que c'était une période de ma vie où j'étais installée professionnellement, et donc j'avais du temps, c'est quand même important, et puis parce qu'Emmanuel Macron, tout simplement...
Mais on a l'impression que vous avez été un peu happé par la politique, comme si ça venait répondre à un besoin qui n'était pas tout à fait comblé en vous, peut-être par votre job d'avant.
C'est un besoin d'engagement. Il y a quand même un lien entre le travail qui était le mien chez EDF et celui qui est aujourd'hui le mien en politique, c'est la notion de service public, et c'est la notion de service à l'autre. EDF, le service public de l'électricité, c'est les hommes en bleu qui sont venus vous réalimenter le soir de la tempête de 99, c'est ceux qui montent au poteau et qui font en sorte que vous puissiez avoir de l'électricité quand vous branchez votre téléphone.
Donc le besoin d'avoir du sens dans votre travail, dans votre action quotidienne, ça c'est...
En tout cas, peut-être que le plus petit dénominateur commun entre les deux, c'est que ce sont des missions dans lesquelles on donne pour les autres et dans lesquelles le service public, l'intérêt général, ça a sa place.
Autre date importante ensuite dans votre engagement politique, c'est octobre 2020, c'est une nouvelle étape. Là, la République En Marche décide de nommer deux femmes venues de la société civile pour occuper les fonctions de porte-parole et là, vous décidez de tenter votre chance parmi de nombreuses candidates et le résultat, ça donne ça.
Je m'appelle Maude Bréjon, j'ai 29 ans, je suis ingénieure dans le domaine de l'énergie spécialisée en gestion de crise. Parce que c'était un processus qui a été transparent avec des règles claires et connues de tous, parce que ça montre qu'encore une fois, on est un mouvement qui s'ouvre largement à la société civile et parce qu'on est un mouvement qui prône la parité et qui se l'applique d'abord à soi-même.
Alors, vous l'évoquez brièvement dans cette vidéo, mais vous avez franchi les étapes d'un casting qui était quand même digne de la Starac, sauf que là, c'était pour devenir porte-parole.
Oui, en fait, c'était de la Starac peut-être pas.
Ah ben, quand même, il y a eu plusieurs jurys qui ont sélectionné puis écrémé petit à petit.
Mais oui, il y a eu d'abord une vidéo qu'on a dû envoyer pour se présenter, montrer un peu comment est-ce qu'on parlait devant une caméra, et puis ensuite plusieurs étapes effectivement de sélection. Avec des mises en condition ? Mis en scène, comme sur un plateau de télévision, avec des journalistes qui vous poseraient des questions, format un peu grand jury. Et donc, il y a eu plusieurs étapes successives. Et effectivement, c'est comme ça que j'ai été recrutée.
Je crois que ce qui est extrêmement important, en fait, dans cette étape, c'est que La République En Marche, qui n'a pas tout réussi par ailleurs, mais démontre là quelque chose d'important, c'est qu'elle a eu cette volonté jusqu'au bout de faire monter des jeunes, issus de la société civile, qui n'avaient pas fait de politique. Moi, je me rappelle, une amie à moi, Aurélie Taquilin, qui est élue à Courbevoie, m'avait dit qu'il venait de chez LR, m'avait dit à l'époque, tu sais, nous, chez LR, ou à l'UMP à l'époque, on prenait notre ticket, puis on attendait 25 ans.
C'est vrai que là, vous avez été propulsé comme ça, dans des fonctions porte-parole.
Je pense que si le matronisme a bien réussi quelque chose, c'est d'arriver à mettre sur le devant de la scène des gens qui, au fond, dans la logique qui était celle de ce qu'on appelle l'Ancien Monde, n'auraient pas dû y être.
Et alors, pendant longtemps, vous avez été donc porte-parole du parti de la majorité présidentielle en restant salarié d'EDF le jour. Vous avez mené une double vie, en quelque sorte, parce que le soir, vous deviez aller sur les plateaux télé pour défendre l'action de la majorité. Comment vous avez survécu à ça ?
Au prix d'une bonne partie de ma vie personnelle. Oui, c'est ça, j'imagine que vous aviez plus de temps pour vous. Il faut préciser une chose très simple, c'est que porte-parole, c'est une mission bénévole. Donc, il faut bien continuer à payer le loyer et les factures. Ce qui est difficile, au fond, c'est la gymnastique mentale que ça demande. C'est-à-dire, la journée, vous vous occupez des centrales du nucléaire et de la production d'électricité. Entre midi et deux, vous allez parler du Covid sur BFM TV. Puis, vous revenez à votre travail. Et le soir, vous repartez parler d'immigration et de sécurité. Je crois que la clé, c'est le travail, en fait. La clé, c'est le travail.
Moi, je me souviens, quand j'ai été nommée, on m'a donné plusieurs conseils. Et le premier, c'était Gérald Darmanin qui m'a dit « Tu prends un ou deux dossiers et tu les travailles à fond. » Et le deuxième conseil qu'on m'a donné, c'est « Continue à parler comme les gens. » Et finalement, « Sois qui tu es, communique simplement. » Et je pense que l'authenticité, c'est important. Et que le fait de venir de la société civile, peut-être que ça le permet en partie. Pas uniquement à les gens qui font que de la politique le sont aussi parfois.
C'était la question que j'allais vous poser. Vous y avez presque répondu. Mais on vous a formé, on vous a donné des conseils. Avant, vous vous envoyez comme ça sur les plateaux des chaînes info face à des adversaires politiques aguerris, des journalistes politiques qui aiment même chercher la petite bête.
Oui, il y avait une équipe derrière déjà qui nous a entraînés à la communication en médias pour commencer quelques heures. Ensuite, on apprend quand même beaucoup sur le tas. Comment est-ce qu'on est sur un plateau ? La façon dont on s'exprime, ça tient déjà beaucoup de qui on est nous-mêmes. Et puis ensuite, encore une fois, ça tient sur le travail qu'on abat. On ne va pas en plateau sans ferrailler les dossiers. On ne parle pas de sujets sans connaître les chiffres, sans avoir un petit peu mûri notre réflexion. L'objectif, c'est quand même de ne pas être des machines à faire des contrôle C, contrôle V d'éléments de langage.
Et pour ça, ça nécessite d'avoir une réflexion aussi un peu personnelle sur les choses. Moi, c'est toujours ce que j'ai essayé de faire, d'avoir cette approche qui est mienne, qui tient à mon vécu. Et encore une fois, je crois que les gens, ils cherchent la sincérité. Ils ne sont pas forcément d'accord avec vous, mais l'important, c'est d'être sincère et qu'on est sincère, ça se voit.
Quelques semaines à peine après votre nomination, vous êtes retrouvée face à Florian Philippot sur le plateau de CNews. Je vous vois rire. Et là, vous avez sorti une série de punchlines, comme on dit. Ça fait le tour du web. Je crois que le petit extrait que vous avez posté, on est à 1,8 million vues sur Twitter. On va le regarder. Un tout petit peu d'humilité quand on est au pouvoir aujourd'hui.
La dernière fois que vous êtes présente à des élections européennes, vous avez fait 0,65%. C'est moins que le parti animaliste, alors qu'ils avaient mis un chien sur leur affiche.
Je ne les méprisais pas. Moi, j'ai eu le mérite d'y aller, madame. Et vous, vous avez fait quoi dans votre vie ?
Moi, je suis allée de liste à le Valois-Péret.
Oui, vous avez fait quoi ? Et vous avez fait quoi ?
J'ai fait 15% au premier tour. J'étais au deuxième. On a fait 33%.
Oui, mais dans votre vie, vous avez fait quoi, madame ? Vous défendez quoi comme convictieux ? Je suis ingénieure dans le nucléaire. Parce que là, depuis ce matin... J'ai un métier, contrairement à vous. Je ne fais pas que de la politique depuis 20 ans. Dans votre vie...
Vous êtes un arc, monsieur, pas médecin. Un arc anti-système, c'est quand même extraordinaire.
Je suis fils d'instituteur. Vous les aviez préparées, ces formules ? Ou elles sont sorties comme ça ?
La toute première, j'y avais pensée avant. Celle sur le score aux européennes. Et le reste, non, vient naturellement du fait de l'échange. Ce qui est drôle, en fait, c'est que je ne sais pas si je le referais aujourd'hui.
Ah bon ?
Enfin, il fallait quand même avoir un certain aplomb.
Oui, mais en même temps, vous parlez de rester soi-même, naturel. Vous dites que vous ne le referiez pas aujourd'hui. Vous êtes formatée maintenant ? Je pense qu'on se formate forcément un peu avec le temps.
Il faut essayer de lutter contre ça. Non, mais il y a une sacrée dose de provocation. J'essaie peut-être aujourd'hui d'être un peu moins dans la provocation. Mais peut-être que l'époque est comme ça aussi. On est dans une période politique et sociétale qui est compliquée. Donc, j'essaie davantage aujourd'hui d'adoucir les choses. Et d'essayer de rechercher davantage un consensus plutôt que des provocations.
On parlait du goût du risque à propos de votre premier métier chez EDF. Est-ce qu'on ne retrouve pas un peu ce goût du risque dans ses fonctions de porte-parole quand on est comme ça, face à des adversaires, sans trop savoir où on va aller ?
Je crois que ça vient aussi de mon caractère personnel. Moi, j'ai toujours été bagarreuse. J'ai toujours eu un franc parler. J'ai toujours beaucoup été amenée à m'exprimer. D'ailleurs, je me souviens, quand j'étais petite, mes parents me demandaient beaucoup mon avis. J'étais écoutée. Ça vient aussi beaucoup de l'éducation.
C'est l'heure de notre quiz à présent. Un quiz spécial porte-parole. Trois petites questions, trois réponses rapides. On commence. Quel journaliste redoutez-vous le plus en interview politique ? Ça ne vient pas naturellement, la réponse ?
Non, ça ne vient pas naturellement. Vous avez peur de personne ? Ce n'est pas que j'ai peur de personne. Ça dépend plutôt des contextes que des journalistes. J'ai fait Apolline de Malherbe en début de semaine. Je trouve quand même qu'elle tient redoutablement.
Elle est coriace.
Elle est coriace, oui.
Et quel adversaire politique, justement, est le plus coriace ? Je ne sais pas.
Ça dépend des moments. Moi, je trouve qu'avec... Il faut une réponse, quand même. Avec l'ANUPS et le RN, au fond, on a des divergences qui sont tellement flagrantes et qui sont tellement visibles que le téléspectateur, à mon avis, se fait assez facilement une opinion sur ce que dit l'un et l'autre.
Enfin, pour 2027, vous êtes plutôt Bruno Le Maire, Gérald Darmanin ou Édouard Philippe ? Je ne veux pas de langue de bois.
Emmanuel Macron.
Ah, ce n'est pas possible. Vous le savez, c'est de la langue de bois.
Non, mais ça n'a pas de sens de répondre à ça maintenant. Ça n'a pas de sens. On est en train de faire passer une réforme des retraites, là. Je crois que... Et puis moi, je fais de la politique depuis pas très longtemps. Je ne sais même pas si j'en ferai en 2027, honnêtement.
C'est vrai ?
J'en sais rien.
Bon, ben, on suivra ça. Oui. Bon, merci beaucoup, Maude Bréjon, d'être venu dans La politique et moi.
Merci.
Maud Bregeon