Nahel : procès pour meurtre requis contre le policier auteur du tir - Le 5/5 de Lorrain Sénéchal
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sinon, cette gamine était promise à quelque chose de terrifiant. - A.-E.Lemoine: "A coeur perdu", à retrouver dès jeudi en librairie.
Merci d'être venu nous en parler. C'est l'heure du 5/5. Un procès pour meurtre requis contre le policier dans l'affaire Nahel. - M.Bouhafsi: En juin 2023, il a abattu l'adolescent de 17 ans qui conduisait sans permis après une brève course-poursuite dans les rues de Nanterre.
Nahel s'est retrouvé bloqué par le trafic à un feu. "Le Figaro" cite le parquet: "Le policier savait que son arme était dangereuse, voire létale. Il aurait pu viser le capot pour éviter un redémarrage et pas le thorax du jeune homme.
Le parquet retient l'intention d'homicide du mis en cause." La mort de Nahel a provoqué plusieurs jours d'émeutes en juin 2023. Sa mère avait pris la parole pour la 1re fois dans la Story de M.Bouhafsi.
Elle réclamait justice. - Je n'en veux pas à la police. J'en veux à une personne: celui qui a enlevé la vie de mon fils.
Il n'avait pas à le tuer. Il y avait d'autres manières de le faire. Il n'avait pas à tuer mon fils. - M.Bouhafsi: Vous espérez que la justice soit ferme, exigeante et juste? - Vraiment ferme.
Je ne veux pas qu'il soit dehors après 6 mois. - L.Sénéchal: Elle dit aujourd'hui son soulagement avec le renvoi du policier en procès réclamé.
Il faut un mois pour que le juge d'instruction prenne une décision. Le policier avait affirmé avoir agi par légitime défense, en contradiction avec les vidéos et les expertises, qui montrent que Nahel n'a pas redémarré en trombe mais doucement et sans à-coups. Le policier avait été écroué pendant 5 mois, ce qui avait provoqué une forte émotion à droite.
F.Veaux, qui dirigeait la police nationale, avait choqué une partie de la France en estimant qu'avant un éventuel procès, un policier n'avait pas sa place en prison. Une cagnotte avait été lancée par l'extrême droite de soutien au policier.
Ca lui avait permis de récolter 1,6 million d'euros. - A.-E.Lemoine: La congrégation de Bétharram reconnaît sa responsabilité.
Les victimes sont soulagées. - L.Sénéchal: La congrégation qui gère l'établissement catholique avait reconnu la responsabilité des agresseurs religieux.
Des victimes ont touché des indemnisations. Aujourd'hui, la congrégation ouvre les indemnisations aux victimes d'agresseurs laïcs. Plus de 150 plaintes ont été déposées pour des violences physiques et sexuelles sur des décennies.
La cour de justice de la République a écarté des plaintes qui visaient F.Bayrou. Il était ministre de l'Education dans les années 90.
Il est aujourd'hui un Premier ministre impopulaire, sans doute en partie à cause de cette affaire. 26 % d'opinion positive. Vous, M.Barnier, au même moment, vous étiez à 42 %, en plein regain de popularité, quelques jours avant la censure.
C'est l'enfer de Matignon, ce que vit F.Bayrou? On est sans cesse rattrapé par des boulets qui nous tirent vers le fond? - M.Barnier: Je n'ai pas vu d'enfer à Matignon.
J'ai eu beaucoup de problèmes, beaucoup de difficultés, beaucoup d'émotions. Je vous remercie des témoignages que vous avez exprimés. Dans ce court temps à Matignon, j'ai eu à travailler sur les violences faites aux femmes.
J'ai vu comment on avait créé des structures particulières. J'ai eu à travailler sur le renforcement de la lutte contre le narcotrafic et le grand banditisme. S'agissant de Bétharram et des violences faites aux enfants, ce sont des violences épouvantables, tragiques, qui détruisent des vies.
Il est temps qu'elles soient reconnues, que certaines victimes soient indemnisées, que les gens soient salués pour le courage qu'ils ont à parler et que la justice se fasse. - A.-E.Lemoine: F.Bayrou qui doit encore tenir 2 semaines pour vous laisser le record de brièveté.
C'est cruel. - L.Sénéchal: Record De brièveté que détiendrait F.Bayrou s'il s'arrêtait maintenant.
Vous avez été censuré malgré vos concessions au RN sur le non-déremboursement des médicaments, sur la baisse des tarifs de l'électricité, entre autres. Malgré tout ça, le RN a baissé son pouce et vous êtes parti frustré. - M.Barnier: Depuis le premier jour, le 5 septembre, je savais que le temps de mon gouvernement était compté.
Ce temps très bref, nous avons essayé de l'utiliser au mieux. Avec le gouvernement, nous avons remis l'Etat en marche après les 3 mois de turbulences qui ont suivi la dissolution de l'Assemblée nationale. - L.Sénéchal: On a senti la même frustration quelques semaines plus tôt avec votre prédécesseur, G.Attal.
Demain, ça fera 6 mois. - G.Attal: Nous avons beaucoup travaillé.
Des mesures devaient être présentées cet été. Elles sont sur votre bureau, monsieur le Premier ministre. Ce projet de loi devait être présenté cet été.
Il est sur votre bureau, monsieur le Premier ministre. - M.Barnier: J'ai compris qu'il y avait des tas de projets de loi en suspens qui n'avaient pas pu être menés à bien.
J'ai bien aimé la manière dont vous m'avez donné, non pas des leçons, mais des enseignements. Même si ça n'a duré que 8 mois, on apprend, quand on est Premier ministre. - L.Sénéchal: On sent que vous réagissez.
Il vous a agacé. - M.Barnier: Il ne m'a pas agacé.
Je n'ai pas fait exprès. Il a parlé longuement. Peut-être qu'il ne recommencerait pas les choses de cette manière.
J'ai répondu spontanément. Je n'ai pas de frustration. Je n'ai pas d'états d'âme.
J'étais prêt à servir. J'avais accepté d'être Premier ministre. Je n'étais pas prêt à me rouler par terre pour rester Premier ministre.
Si je ne pouvais pas atteindre l'objectif de réduire le déficit...
Dès que M.Le Pen a baissé le pouce en mettant ses voix dans le même paquet que Mélenchon...
Je n'ai pas négocié avec madame Le Pen. J'ai toujours dit que le budget n'était pas parfait, qu'il avait été construit en 15 jours. Jamais un Premier ministre n'avait été amené à faire un budget aussi rapidement.
Plein de sujets pouvaient être améliorés. J'ai essayé de trouver un équilibre. Ce qui m'a frappé, c'est la réponse du PS le lendemain de ma nomination.
Quand monsieur Hollande, monsieur Faure me disent, alors que je n'ai pas encore formé mon gouvernement ni dit quel était mon programme, qu'ils votent la censure...
Je n'avais pas de portes ouvertes de ce côté-là, contrairement à monsieur F.Bayrou. Madame Le Pen a baissé le pouce... - A.-E.Lemoine: Vous avez eu le sentiment d'essuyer le plâtre? - M.Barnier: Oui.
J'ai servi mon pays. Je l'ai fait avec dignité. Je souhaite que F.Bayrou réussisse.
Tout le monde me dit dans la rue, au Salon de l'agriculture, que j'ai été digne, honorable. Donc je vais continuer. - A.-E.Lemoine: Vous êtes en mission pour les JO 2030. - L.Sénéchal: Organisés chez vous, en Savoie, sur le massif alpin.
Savoyard, vous l'êtes et vous l'avez beaucoup affirmé. - M.Barnier: Je suis un paysan montagnard.
Je suis un montagnard. Je suis un homme de ce pays de Savoie. Je n'ai jamais oublié tout ce que j'ai appris sur le terrain dans mon département de la Savoie. - L.Sénéchal: Vous avez l'expérience, puisque vous étiez coprésident du Comité d'organisation d'Albertville en 92.
Aujourd'hui, E.Grospiron reprend le témoin, le flambeau. Il était champion de ski de bosses à Albertville.
Vous poussez pour que le ski cyclo-cross apparaisse aux JO. Lui a d'autres disciplines en tête. - E.Grospiron: Le ski alpinisme, on monte le plus vite possible et on redescend le plus vite possible. - E.Tran Nguyen: Et le cyclo-cross, promu par M.Barnier? - E.Grospiron: J'en ai entendu parler.
On verra. - M.Barnier: Il est président du Cojop.
C'est lui qui décidera. J'ai évoqué cette idée parce que j'étais frappé du succès des championnats de cyclo-cross. Ca se déroule pendant l'hiver.
On roule sur la neige. Ca pose un problème pour les Jeux olympiques d'hiver...
Je suis très content qu'E.Grospiron ait accepté cette responsabilité. Ca va être une belle manifestation pour les Alpes, durable.
La montagne durable. - P.Cohen: Vous êtes savoyard, montagnard et le siège de l'organisation est à Lyon, pas dans les Alpes.
Gabriel Attal