EMMANUEL MACRON : POURQUOI IL A PARLÉ SANS RIEN DIRE SUR TF1 ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
de retour sur le plateau de la contre matinale et on va parler d'Emmanuel Macron qui a fait hier son one man show présidentiel en direct sur TF1. Son objectif était de renouer avec les Français. A-t-il réussi sa mission ?
On peut en douter. En tout cas, on en parle tout de suite avec notre chroniqueur politique Paulc. On va essayer de décrypter le grand oral du président.
Bonjour Paul. Bonjour. C'est parti. [Musique] Paulc hier Emmanuel Macron si on peut oser le dire a attrapé la veste des Français pendant 3h12 3h12 d'émission pendant lesquelles il enchaînaient les interlocuteurs Darius Rochebin de LCI la numéro 1 de la CGT Sophie Binet la lobbiste propatronat Agnès Verdier Molinier présenté comme spécialiste des dépenses publiques.
Il a aussi parlé au maire d'extrême droite Robert Ménard et à Sylvie Eberren qui est championne d'altérophilie portant le voile. Et on a eu droit aussi à une séquence jeune avec donc la journaliste Salomé Saket, euh Thibo Inchepp, le youtubeur et l'activiste écolo Féis Barcat. Euh comment tu analyses cette forme d'exercice et cette grande messe ?
Bon, je dirais que d'abord euh s'il faut qualifier la parole du président de la République, elle a été euh inconsistente hein, tant il y a eu une parole fleuve encore une fois pour dire peu de choses, voir euh rien d'intéressant et un continent, on sait qu'il ne peut s'empêcher hein, de développer et de déverser cette parole fleuve pour en fait justifier coûte que coûte son bilan et fustiger ceux qui ne sont pas d'accord avec euh sa version de l'histoire, sa version de ce qui a été fait par l'action gouvernementale depuis le début de ces enfin de de de son arrivée au pouvoir. Donc un quinquena et demi aujourd'hui. Et sur l'exercice, on sait que c'est un maître he du brassage d'air.
Il a fait des prises de parole des fois bien plus longues. On se rappelle des grands débats pendant la séquence des gilets jaunes où il pouvait parler 4h, 5h, chemise ouverte devant le public. Néanmoins, il faudrait peut-être parler donc d'un dispositif qui à mon avis pose problème à sur plusieurs points.
D'abord, on pourrait s'étonner certes TF1 est la première chaîne de France mais enfin c'est la parole du président de la République et je pense qu'il est regrettable que elle n'ait pas lieu sur le service public et c'est un fait. il est venu parler au français sur la chaîne d'un milliardaire qui est euh comment dire une chaîne qui est pas connue pour on va dire la férocité de de de du traitement journalistique. Dernièrement, c'est plutôt illustré en étant on va dire le le jité des repris de justice en première ou en 2è instance avec monsieur Sarkozy et ses complaintes, madame Le Pen et sa théorie de complot de la justice.
Enfin bon, petit détail mais détail important. Deuxièmement, le dispositif là de temps séquencés avec des séquences très courtes sur des sujets très complexes et qui s'enchaînent avec des fausses mises en scène de débat et le concentrer de ce qui est problématique dans les médias. 3h30 intéressant 3h20 à peu près intéressant de prendre le temps mais venez parler d'un sujet pendant 3h et là vous aurez la complexité la capacité à rentrer dans les détails.
Là vous avez essayé en 3 heures de brasser toutes sortes de sujets et au final de ne rien dire d'intéressant parce que tout est tressé de façon superficielle à à coup de petites phrases ou à coup de fausses confrontations qui ne laissent pas la place à un véritable débat d'idée. Si tentez qu'on ait déjà eu le temps en 15 minutes par exemple sur un sujet de poser des éléments d'analyse. Bon et enfin sur le fond, il y a deux autres trucs et je m'arrêterai là-dessus mais le traitement égal de personnalités qui sont venu interpellerer le président de la République qui ont effectivement des profils très différents.
Maître la journaliste Salomé Squet connue pour sa rigueur et son travail, elle l'a démontré hier face à Thbo Inchp, YouTubeur qui n'a pour lui que le fait qu'il soit connu, le fait que l'extrême droite a désormais une séquence gratuite sur le thème de l'immigration. Euh, on pourrait penser que il y a plein de gens invités sur euh la suration de l'immigration, des chercheurs, des personnes qui euh viennent en aide auprès de des personnes exilées. Mais non, c'est toujours l'extrême droite à qui on dit "Bon ben voilà, pendant 20 minutes, vous aurez votre séquence, dites les les horaires que vous voulez, euh, allez dans votre sens et et mettez le le président de la République face au fait de devoir vous répondre, peu importe d'ailleurs la tenue des propos." Et euh voilà, je pense que c'est un ça n'est pas un exercice encore une fois qui peut résoudre la situation de blocage politique actuelle par des éléments de réponse qui soient factuels ou même d'un intérêt politique pour l'ensemble des Français.
Et justement sur cette répartition de la parole, j'ai pu constater hier que entre Robert Ménard d'Extrême droite et Sophie Binet syndicaliste CGT, la répartition de la parole était pas exactement la même parce que je trouvais parfois le journaliste Gill Boulot un peu plus pressant avec Sophie Binet alors qu'il a parfois laissé dérouler le discours de Robert Ménard. Absolument. On a eu cette fin de séquence avec Robert Menard où Gill Boulot utilise les formules habituelles.
Une seule phrase, un mot ce qui en dit long he sur le fait qu'il ne s'agit de ne rien dire mais qui a vu cette séance dérouler beaucoup plus longtemps avec le président de la République qui répond Robert Menard également et on a bien vu que il faagit expédier les affaires sociales en tout cas avec la la question de de madame Sophie Binet et j'en profite pour réinsister sur encore une fois la qualité des interventions. tu l'as dit hein, d'un côté on parle avec une personne la secrétaire général de la CGT qui représente des centaines de milliers de salariés et de l'autre face on va dire la la face inverse de la pièce c'était une lobbyist propatronale qui se présente frauduleusement hein comme un institut de recherche. Je rappelle que l'Ifrap est un est un lobby inscrit comme groupe d'intérêt privé auprès de l'Assemblée nationale depuis 2017 et qui n'est pas composé de chercheur qui fait des enquêtes pseudocientifiques.
Les chercheurs du CNR se sont penchés d'ailleurs sur le fait que aucun des membres de cet institut n'est n'échodines d'un doctorat. Et moi qui sont en train d'écrire ma tête, je peux dire à quel point c'est important en fait ce genre de de de méthodologie de passage de contrôle par les paires pour ne pas raconter n'importe quoi. Et là le président de la République répond à l'intérêt patronal.
Donc oui, un problème et une émission encore une fois qui est du spectacle. Et sur le fond de manière plus générale avant d'aborder quelques dossiers spécifiques, on se demande pourquoi il a voulu nous parler puisque final il n'y a pas eu de grande annonce. Je crois que Emmanuel Macron dernièrement a tenté face à la crise politique qui s'illustrait hein dans le blocage parlementaire, dans la difficile présentation d'un budget, des péripéties un peu grottesques que la crise politique provoque, de prendre du recul et de se remettre dans une posture que on va dire golienne de le président se met au-dessus des partis et il est le président de tous les Français, il se met en recul et il avait d'abord dans une première séance séquence pardon essayer de compenser ce manque de présence dans les affaires dont on sait qu'il essaie en permanence de de de les micradager comme on dit dans le vocabulaire de son monde et de se focaliser sur l'international.
Je pense qu'il a eu peu de succès sur ce front et que il était pour lui une impérative nécessité de revenir face au français par ses rendez-vous qu'il a finalement imposé hein à sa manière. C'estàd que tous les présidents se sont adressés régulièrement au français mais enfin lui le fait de façon beaucoup plus régulière je dirais et surtout de façon très longue comme ça pour montrer que il est toujours au courant de tout sur tous les dossiers et présent pour pour répondre au défis quoi. Justement entrons un peu dans dans le détail.
Macron a commencé son intervention par l'international avec le conflit russoau-rainien et la Palestine et sur l'Ukraine, il a poussé l'idée de nouvelles sanctions contre la Russie tout en évoquant la nécessaire coordination des États-Unis. Je propose qu'on regarde un petit magnéto. Notre volonté, en effet, si elle confirme le non respect, c'est de prendre des sanctions à nouveau.
On en a déjà pris plusieurs douzaines dès maintenant, de les prendre dans les prochains jours en liaison étroite avec les États-Unis d'Amérique. Et donc il y a en ce moment même la suiv s'il vous suivent, il y a en ce moment même la présidente de la Commission européenne qui discute avec l'administration américaine puisque c'est elle qui a cette charge de coordonné avec les Américains et l'administration et le Sénat parce que dans le système américain les sénateurs s'ils sont suffisamment nombreux aussi peuvent sanctionner. Quand on essaie de passer justement par les sénateurs américains pour pousser la Maison Blanche à nous suivre dans la logique des sanctions, c'est peut-être qu'on déjà un échec, non ?
B. En tout cas, il y a une difficulté de discussion avec les États-Unis sur le sujet puisqu'on a vu que le président de la République américaine, enfin des États-Unis, pardon, a clairement adopté dans le cadre de du conflit russeau-rainien et de une une doctrine, j'allais dire prédatrice. En gros, ils ont dit aux Ukrainiens, vous allez payer, vous allez obtenir l'exploitation de comment dire de de gisement sur vos sols, la protection de certains intérêts américains pour que l'on compte pour justifier hein l'aide qui a été dépensée jusqu'à présent contre comment dire contre l'invasion illégale bien entendu au regard du droit international et condamnable à tous les égards du du du géant russe voisin.
Et dans la période des 2014 et en fait de la période qui court de 2014 jusqu'à aujourd'hui et pendant l'administration Biden, si vous voulez, les sénateur le Sénat a été effectivement aux États-Unis déjà un interlocuteur pour discuter de sanctions. C'était déjà des des un espace politique dans lequel s'est organisé en partie la question du soutien à l'Ukraine à l'Ukraine du côté des États-Unis. Donc euh le fait d'essayer de passer par cet espace parlementaire est effectivement à mon avis un un moyen de de contourner le le le problème de de de la présidence des des États-Unis actuels.
Euh ça n'est c'est c'est évident. Euh sur Gaza, on attendait euh savoir ce que Emmanuel Macroit dire sur cette question. On constate qu'il utilise des mots très durs contre le premier ministre italien Benamin Netaniaou mais se refuse de parler de génocide.
Pareil, je propose à tout le monde de l'écouter. Euh, monsieur le président, ce qui se passe actuellement à Gaza relève-t-il du génocide ? C'est pas un responsable politique d'employer ces termes, c'est aux historiens en temps voulu.
Mais d'autres présidents chefs d'état l'ont déjà fait avant. Oui, mais moi je suis pas dans ce je pense c'est pas ça le Ah si, non, pardon, je aujourd'hui c'est un drame humanitaire et c'est inacceptable. Et qu'est-ce qui sépare ce drame humanitaire d'un génocide ?
Est-ce que c'est est-ce que j'ai le droit de parler des femmes et des hommes et de pas rentrer dans des caractérisations tout de suite pour avoir demandé à un historien de référence qui est monsieur Dler de caractériser de travailler sur les génocides arméniens et euh au rondin du génocide tout, j'aurais la plus grande prudence et encore une fois c'est pas un président de la République de dire ceci est un génocide, ceci n'en est pas. Mais des historiens même des ce que je veux dire, c'est que des historiens même israéliens ce terrain horrible. C'est un drame et c'est horrible.
Et vous laissez les historiens trancher plus tard. C'est un drame et c'est horrible. Moi mon boulot c'est de tout faire pour que ça s'arrête.
Paul, pourquoi Macron ne saute pas alors qu'on voit que Gill Boulot qu'on aurait peut-être pas imaginé dans ce rôle-là, n'hésite pas à à utiliser ce mot ? Euh, effectivement, pourquoi il il hésite ? Parce que ce serait renié la position qu'a pris la France jusqu'à présent, qui a une position d'abord de soutien inconditionnel et au fur et à mesure que se sont dévoilé devant nous, hein, les images de massacre et du génocide du peuple palestinien de complicité. complicité euh qui consiste à ne pas prendre de sanctions contre le euh comment dire gouvernement israélien, de ne pas prendre de sanctions au niveau européen par exemple avec la suspension de l'accord de coopération.
Cette séquence est assez euh ignob puisque vous avez une réponse très écotique du président de la République qui dit "Je me suis fâché avec Nathania ou je ne suis pas là pour utiliser tel ou tel mot". Gill Boulot effectivement assiste. Il dit des historiens israéliens spécialistes hein du génocide utilisent le terme et il refusent. en fait de répondre sur le fond en parlant et c'est le dernier euh mot choquant par plus à plusieurs reprises de drame de drame humanitaire de catastrophe.
Ça n'est pas un drame ce qui se passe à Gaza. C'est une horreur, c'est une c'est une catastrophe de fait mais c'est une action euh pensée, justifiée, organisée par l'État colonial israélien. Avec tous les moyens militaires que que connaît ces États, on a toutes sortes de journaux, y compris israéliens qui montrent que on utilise jusqu'à l'intelligence artificielle. qui cible des des des personnes dans la bande de Gaza en ayant accepté un taux de dommages collatéraux comme ils disent acceptable.
On a des photos des mises en scène macabre des soldats israéliens qui sont peu sanctionnés ou pas du tout même qui mettent en scène la puissance de massacre qu'exerce l'État colonial israélien. Et là on a un président de la République qui ne veut rien dire parce que c'est sa position depuis le début de temps en temps. Il a fait quelques sorties mais pour meubler l'absence d'action.
Un dernier mot là-dessus. Regardez l'ensemble des communiqués de la diplomatie française. Vous regardez sur France diplomatie sur leurs réseaux sociaux.
À chaque fois, la France condamne. La France considère comme anormal, comme illégal, mais ne fait rien, ne dit rien et concrètement accompagne par son silence et son inaction la politique concrète, réelle, existante de l'État colonel israélien. Donc en ne disant rien, il continue en fait de faire ce qu'il a fait jusqu'à présent.
Est-ce qu'il attend que d'autres pays peut-être majeurs, s'investissent plus sur cette question, interviennent pour finalement sauter le pas ? On peut euh le penser avec euh l'initiative qu'il avait annoncé un sommet auprès de l'arabe de de l'Arabie Saoudite dans lequel une reconnaissance potentielle de l'État palestinien par la France serait actée. J'en doute quand même forcément puisque le résultat qui risque d'arriver, c'est une situation où la déclaration même de reconnaissance de l'État palestinien n'est plus de sens au vu du fait que le gouvernement israélien a a annoncé aujourd'h enfin il y a quelques jours la son intention de prendre le contrôle de la bande de Gaza, d'y installer des populations, c'est-à-dire exactement ce dont l'extrême droite israélienne rêve depuis des années, l'annonce depuis le début hein de des frappes israéliennes. sur la bande de Gaza et alors que encore une fois la France n'a absolument rien fait pour agir, pris aucune sanction diplomatique euh de rupture des relations par exemple universitaires avec les universités qui participent de l'effort de guerre israélien.
Euh donc je je je doute que la patience ou le fait que quel autre pays faudrait-il attendre pour agir de fait les États-Unis sont un obstacle à un problème. Mais les États-Unis ont négocié par exemple directement avec le Hamas pour la libération de de de d'un otage pardon et Alexandre. Merci le nom m'échappé et on ils ont une forme de pragmatisme dans cette situation.
En France, le débat s'est concentré sur une une forme de de de d'antagonisme moral découpé de toute de toute réalité politique stratégique sur place. Et donc du coup, ben ça ne peut donner que encore une fois des grandes déclarations et du vide. Je pense qu' il n'attend rien.
Il attend il constate plutôt la situation et ils utilisent des mot vide. Voilà, c'est ça la rôle de la France concrètement depuis 2 ans. Et c'est Oui, c'est ça explique aussi pourquoi euh le ministre Retaillu a proposé la dissolution du site d'urgence palestine.
La position de la France sur ce conflit-là fait qu'en fait le premier le ministre de l'intérieur a a complètement un boulevard pour justement dissoudre cette association. Absolument. C'est un scandale hein.
Moi, je soutiens officiellement euh l'urgence palestine de dans j'ai signé la pétition que qui qui qui circule qui a 200000 signatures aujourd'hui parce que la situation palestinienne, aussi catastrophique qu'elle soit, a a suscité des mobilisations assez assez nombreuses et fortes. Dès le départ, la France a choisi la répression, interdiction de manifestation, utilisation d'amendes de pour pour empêcher les gens de manifester. Et aujourd'hui, on s'attaque aux organisations qui sont au cœur de cette dynamique de solidarité internationale.
Et donc on voit bien que la France a utilisé le le le la situation en Palestine comme un moyen de répression intérieure, de politique intérieur. Ce qui montre encore une fois l'hypocrisie des déclarations de temps en temps du président de la République condamnant ceci ou cela en sachant que encore une fois condamné est un minimum dans le cadre d'un génocide qui est perpétré et dont tout le monde peut voir la réalité malheureusement de façon quotidienne. Vous le disiez tout à l'heure dans les dernières infos.
Encore une fois, cette nuit, c'est des dizaines de Palestiniens qui ont été brutalement assassinés, tués, massacrés par les force d'occupation israélienne. Euh sur le plan social, euh on retiendra donc le long affrontement entre Sophie Binet et Emmanuel Macron. Poussé dans ses retranchements, Macron lui explique que si elle veut, elle n'a qu'à se présenter aux élections quand elle lui réclame un référendum sur les retraites.
Je propose de regarder cet extrait. Ce débat là, on l'a eu pendant 2 ans. On la connaît votre réforme.
Vous nous l'avez vendu sur toutes les antennes. Les Français, les français ce que vous avez dit pendant aux élections présidentielles si vous voulez parler pour les Français et les français de la CG certainement pas mon objectif mais la question que je vous pose c'est pourquoi avez-vous peur des Français et des Franç euh donc finalement on attendait Macron annonce un référendum. Finalement ça a pas été le cas.
En tout cas, il a dit il verra, il s'interdit rien. Euh que pensez de cet extrait de son affrontement avec Sophie Binet et notamment elle lui a également parlé de la d'Arcélor mital et de la volonté de nationaliser. Il a également beauté en touche.
Alors deux choses. D'abord en ce qui concerne les réponses qu'il aurait pu apporter hein à la question de la réforme des retraites. Il a choisi plutôt le mépris hein. une attitude, on l'entend dans cet extrait mais qui court tout le long de sa confrontation avec Sopie Binet lui expliquant que elle ne connaît pas la réalité que comme d'habitude he les syndicats sont des formes archaïques de l'organisation sociale qui ne comprennent pas la nécessité de la réforme de la réforme des comptes publics qui en fait le catéchisme libéral délivré comme il l'a tout fait toujours fait depuis le début de son quinquena à chaque réforme antisociale à chaque mobilisation des travailleurs et il était dans une situation de de de confrontation sur la question des retraites parce que finalement vu l'engagement avec lequel il enf il a accompagné cette réforme, c'est-à-dire un 493 assumer une confrontation totale et 90 % des actifs, il ne pouvait pas renier la seule réforme un peu symbolique sur lequel il a joué à fond le conflit avec les Français. ce serait encore une fois renier sa politique et qui et son objectif politique depuis le départ à savoir faire passer un maximum d'argent du travail vers le capital par des réformes qui visent à faire payer au travailleurs les les cadeaux fiscaux et les arrangements que l'on permet aux foyers les plus riches dans ce pays et aux grandes entreprises he c'est on se rappelle les les milliards de subvention ou d'exonération fiscale ou encore une fois de de de niche fiscale. sur la question des plans sociaux parce que madame Sophie Bigier est arrivé avec une carte assez effroyable il faut le dire de suppression de milliers d'emplois en France.
On a eu de nouveau euh une technique rhtorique assez traditionnelle de la part des néolibéraux qui vise à présenter euh ces c'est cette politique hein de suppression euh d'emploi et donc qui fout à la rue, excusez-moi, le langage euh des des des milliers de personnes va les remettre dans des difficultés sociales évidentes comme une catastrophe, un fait qui existe, qui s'impose de l'extérieur et qui bien sûr représente un drame. Je crois que Emmanuel Macron a eu un un petit mot là-dessus en disant "C'est terrifiant, je ne veux pas le sous-estimer hein pour paraître apathique mais de façon assez fausse. et à présenter encore une fois ce ce cette logique économique qui consiste à supprimer des postes quel que soit les aides publiques reçues par les entreprises, quels que soient les bénéfices réalisés par les groupes qui détiennent ces entreprises et à le présenter comme une catastrophe inévitable, quelque chose qui a qui qui est de l'ordre de la nature et sur lequel on ne peut pas lutter.
Euh c'est absolument scandaleux, mais c'est de nouveau euh une un signal qu'il envoyait et cette émission consistait à dire sur le plan social dans cette confrontation "Nous ne changerons pas de cap, il n'y a rien à signaler. Si vous n'êtes pas content, faites autre chose". Et en disant à madame Sophie Binet, "Présentez-vous".
C'était un peu ça dire vous avez qu'à gagner les élections. Je remarque une dernière chose, c'est que à un moment lorsque il a parlé de l'ensemble des plans sociaux, il a dit nous le gouvernement pour ne pas paraître inactif, enfin mon gouvernement et et nous-mêmes regardons tous les dossiers avec attention. Donc, on peut considérer que chaque plan social, chaque usine qui ferme, chaque entreprise qui licencie a l'accord du gouvernement, du président de la République pour à la à la rue des familles, des travailleurs, des travailleuses qui encore une fois hein passent leur temps dans ces entreprises parce qu'ils ont pas le choix, parce qu'ils doivent gagner leur vie.
Souvent dans les conditions détestables, faudrait regarder hein, il y a des accidents du travail très nombreux. Dans la semaine, on a encore eu plusieurs accidents du travail qui ont causé la vie à des travailleurs. Je rappelle que c'est 527 ou 500 un peu plus de 500 personnes qui meurent au travail chaque année, sans compter les maladies qu'on y développe, le stress que ça provoque, la condition et la dégradation de l'espérience de vie en bonne santé.
Bref, c'est un vrai sujet le travail. Et là, on a une séquence qui montre que la seule manière dont on parle, c'est avec du mépris et en sous-estimant le caractère volontaire, le caractère organisé des politiques de l'emploi des entreprises que encore une fois on gave de subvention publiques, on gave de cadeaux fiscaux et d'exonération fiscale. Effectivement, cette séquence avec Sophie Binet est très éloquente à à ce sujet.
Euh, on attendait Macron que Macron annonce un référendum, hein, mais il a semblé renvoyer François Baou euh dans les cordes à ce sujet. Baou qui pensait un référendum sur le budget. Au fond, pour Macron, l'objectif n'est-il pas de d'affirmer sa préséance et de cornéiser un peu plus le gouvernement ?
Effectivement, je crois qu'Emmanuel Macron était en difficulté d'annoncer quelque chose puisque il ne sait pas sur sur quoi l'annoncer. Il il a à mon avis ça fait longtemps queil n'y a pas eu de référendum en France. Le dernier c'est 2005.
Je pense que il il suppose que la prochaine échéance d'un référendum devrait être sur un sujet important frontal que dans une situation où minoritaire au sein de de l'Assemblée nationale et donc de la représentation parlaire, il a un intérêt à ce que ce référendum lui soit utile politiquement. C'est-à-dire que il organise une certaine forme de fracture politique puisqu'un référendum c'est oui ou non hein qui le bénéficie et qui le mettent dans les faveur de l'histoire je dirais et que la il a évacué sans doute la question d'un d'un des référendum sur le budget parce que il annonce déjà le budget à la rentrée va être terrifiant et il est déjà prêt je pense à dégainer le 493 et tous les instruments budgétaires enfin techniques et et et les les articles nécessaires pour encore une fois imposer de force la cure d'austérité qui euh se propose euh d'arriver. Je crois que pareil l'idée de François Bairrou qui était un peu segrenu he parce que ce n'est pas sûr que véritablement l'article 11 permette de passer un budget par référendum ça en tout cas caution à débat et que c'était un moyen d'esquiver pour monsieur Baou qui de nouveau hein sera le même en pire que l'année dernière mais avec un habillage différent vous savez sur la question des dépenses militaires et de la liberté de la sécurité donc voilà Et bon, encore une fois, on l'a dit, une parole inconsistante.
On parle, on parle, il a dit "Je ne me refuse rien mais il n'a rien dit de plus non plus." Mais justement, on peut se demander est-ce qu' vraiment il le fera car on est quand même le président de plusieurs gouvernements qui ont des records de 493. Donc, on n'écoute pas forcément le parlement.
Récemment, il y a eu les élections législatives, il a pas forcément écouté le premier parti. Enfin, pas du tout, pas du tout, tu as raison. pas du tout écouter le le parti qui arrivait en tête des élections.
Donc en fait finalement faire un référendum pour Emmanuel Macron, c'est aussi pour lui aller à l'encontre de ce qu'il fait déjà. C'està-dire ne pas écouter les Français. En tout cas, c'est sûr qu'il il y a peu de chance qu'il pose une question qui le mette en difficulté.
C'estàd une question dans laquelle il pense que la majorité de la population serait prêt à répondre non s'il soutient le oui ou inversement. L'arme du référendum demande aussi effectivement un contexte de politisation. Ce qui est intéressant dans le référendum de 2005, c'est que il y a eu malgré le texte très compliqué que représentait le traité européen son caractère technocratique abstrait, il y a eu une véritable euh émulation populaire où les gens se sont saisis du texte, se sont formés, ont partagé, il y a eu dans une part de la société une forme de débat et que Emmanuel Macron ne n'aime pas le débat.
On l'a vu face à ses contradicteurs, il t à les mépriser et à dire que ils n'ont rien compris. On pourrait donner, on a donné l'exemple de madame Sophie Binet mais enfin alors tous les tous les les moments de l'émission où il a été mis en difficulté face à Salomé par exemple sur la santé mentale des jeunes, il a dit comment ça nous avons tout bien fait, il n'y a rien à dire, circuler, il y a rien à voir. Donc le référendum soit c'est un moyen de se justifier et de et de se donner de la légitimité, à ce moment-là, il choisira une question qui est consensuelle et donc ça ne sera pas événement.
Donc peut-être qu'il n'a pas intérêt de le faire, soit je doute qu'il il l'utilise pour organiser les conditions d'une politisation contradictoire, polémique dans le pays. Surtout que vu le peu de légitimité qu'il qu' qu'il garde auprès des Français, sera cela pourrait lui être fatal. En tout cas, ça sera certainement pas sur une question d'écologie car en tout cas dans l'émission d'hier, l'écologie ça a représenté, je sais même pas si ça dépassé les 5 minutes de de conversation.
C'était quand même assez éloquent, je trouve, à ce niveau-là. complètement depuis quelques temps d'ailleurs, on remarque que le débat politique qui central que devrait être la question de la des limites concrètes de de de la vie sur terre posée par le mode de production capitaliste actuel n'occupe plus du tout les débats et c'est encore une fois ce que je disais sur le dispositif 3 he de discussion OK mais faites 3 heur des débats sur la question écologie pour qu'on aille dans les détails pour montrer qu'il s'agit à la fois question donc de production de comment on organise la production pour quoi faire, de quel bien, de quel service, sous quelle condition jusqu'à la plus petite conséquence écologique sur la vie quotidienne, sur la pollution, sur les conditions de de bien-être de la population. Ça ça peut prendre 3 he enchaînement de séquence et plutôt que de enfin et voilà et on a eu un John Activiste qui a interpellé le président de la République.
Mais effectivement 5 minutes pour parler d'écologie c'est le signal queon n pas envie de le faire et peut-être que c'est sans doute aussi parce que Emmanuel Macron n'a absolument aucun bilan positif en terme d'écologie. Je rappelle que sur différents sujets, il s'est plutôt illustré dernièrement dans euh le retour sur différents plans agricoles pour empêcher pour pour prolonger l'utilisation de certains pesticides, plusieurs condamnations pour inaction climatique par différents tribunaux, également des condamnations sur la question de la qualité de l'air et cetera. Donc euh il n'avait pas intérêt de rentrer dans un sujet sur lequel il est particulièrement inactif euh au demeure.
Bah merci beaucoup euh Paulc, tu nous as permis de décrypter et de regarder en tout cas cette émission différemment. Ceux qui ont le courage de pas regarder en replay les 3h euh d'Emmanuel Macron, n'hésitez pas. En tout cas là, on vient de faire 20 25 minutes où on a pu décrypter l'essentiel de ce discours.
Donc merci à toi d'avoir d'avoir été avec nous ce matin. Merci à vous hein de nous avoir suivi, merci de votre fidélité et n'hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé en commentaire si vous nous regardez sur YouTube, je sais que vous êtes nombreux ou par mail si vous nous suivez à la télé et continuez à nous soutenir, à soutenir votre média. Un média qui vous garantit une information libre et indépendante et qui vit grâce à vous.
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FR. On se retrouve tout à l'heure pour le journal des luttes. Bonne journée sur le média. [Musique]
Emmanuel Macron