Écologie : un bilan mitigé pour Emmanuel Macron - Reportage #cdanslair 27.07.2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:32OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron est-il à la hauteur sur le réchauffement climatique ?
- 1:35OuverteRéponse partielle
Quel est le bilan des émissions de gaz à effet de serre sous Macron ?
- 2:21RelanceÉludée
Le Conseil d'État a lancé un ultimatum pour corriger le tir. Que répondez-vous ?
- 3:53FerméeRéponse directe
Le climat est-il un facteur de vote pour les Français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:07Invité politiqueFait
« Personne n'a autant fait que nous depuis trois ans. Personne. Et je l'assume devant vous. »
- 1:16Invité politiqueFait
« On est en train de fermer toutes les centrales à charbon. Aucun autre pays au monde l'a fait. »
- 1:20Invité politiqueChiffre
« Toutes les centrales à charbon. Ça équivaut à 5 millions de véhicules diesel qu'on convertit en véhicules de nouvelle génération. »
- 1:29Invité politiqueFait
« Notre-Dame-des-Landes, la Montagne d'Or, Europa City, qui l'a arrêté ? Qui l'a arrêté ? »
- 1:41PrésentateurFait
« La France s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40% d'ici à 2030. »
- 3:28InvitéFait
« L'État français n'a pas engagé l'industrie dans cette transformation. »
- 3:44InvitéFait
« La France dit qu'elle va arrêter de vendre des véhicules essence et diesel en 2040. »
- 3:49InvitéFait
« L'Europe dit qu'il faut arrêter dès 2035. »
- 4:00PrésentateurChiffre
« 80% des Français le considéraient comme un facteur de vote important. »
Temps de parole
- Présentateur54 %
- Invité14 %
- Invité politique10 %
- Présentateur 210 %
- Invité 27 %
- Locuteur non identifié5 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Dans la course à la présidentielle, les écologistes se cherchent un candidat providentiel. Il pourrait s'appeler Éric Piolle, en tête des parrainages de la primaire prévue en septembre. Le maire de Grenoble devance Yannick Jadot et se voit déjà incarner une alternative.
C'est le temps de l'exercice du pouvoir parce que nous sortons de 40 ans d'impuissance des pouvoirs successifs. Et le mandat du président de la République, Emmanuel Macron, est un mandat d'impuissance. Peu de réformes, un recul sur le climat.
Emmanuel Macron, une cible toute trouvée, notamment sur l'épineuse question du réchauffement climatique. Accusé de ne pas en faire assez pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et de parler plutôt que d'agir. A l'époque, à peine arrivé au pouvoir, le chef de l'État s'érige en contre-modèle. Son homologue américain, Donald Trump, ayant décidé de sortir de l'accord de Paris. Les ambitions vertes d'Emmanuel Macron qui assurent être passé de la parole aux actes.
Personne n'a autant fait que nous depuis trois ans. Personne. Et je l'assume devant vous. Moi, je n'ai pas pris des lois pour dans dix ans. Je n'ai pas fait des trucs pour les générations à venir. On est en train de fermer toutes les centrales à charbon. Aucun autre pays au monde l'a fait. Toutes les centrales à charbon. Ça équivaut à 5 millions de véhicules diesel qu'on convertit en véhicules de nouvelle génération. On a arrêté des projets que tout le monde laissait traîner et ne voulait pas arrêter. Notre-Dame-des-Landes, la Montagne d'Or, Europa City, qui l'a arrêté ? Qui l'a arrêté ? Donc moi, je n'ai pas de leçons à recevoir.
Pour faire un premier bilan de ce quinquennat, encore faut-il rappeler l'objectif à atteindre. La France s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40% d'ici à 2030. Problème, les efforts réalisés ne sont pas suffisants, comme le note ce récent rapport. Rendu pourtant par une instance mise en place par l'exécutif, le Haut Conseil pour le climat.
En fait, on avance. Il y a des avancées. Les émissions, elles se sont accentuées, la baisse en émissions. Mais on n'est pas sur la voie pour atteindre nos objectifs et répondre vraiment au réchauffement climatique, pour stabiliser le climat et pour être à la hauteur de l'ambition.
Dernièrement, le Conseil d'État a même lancé un ultimatum aux autorités. Décision historique avec cette date limite pour corriger le tir, le 31 mars 2022. Le tribunal administratif de Paris avait lui aussi épinglé les pouvoirs publics en début d'année, le procès de l'affaire du siècle ou quand des ONG décident d'attaquer la France pour inaction. C'est le premier grand procès climatique en France. Ce qui a été dit dans l'ensemble de ce tribunal est remarquable, puisque enfin, nous espérons une décision rapide. Mais si l'on suit les conclusions du rapporteur public, l'État sera condamné pour une action climatique.
Et nous l'espérons aussi obligés de réparer, puisque c'est ça notre objectif, que l'État répare cette faute qu'il commet en n'agissant pas suffisamment contre le dérèglement climatique. Pour les défenseurs de l'environnement, Emmanuel Macron s'emploie surtout à verdir son image.
Il y a un discours politique qui est très allant, mais dès qu'il s'agit de transformer par exemple l'industrie automobile, ça fait des années qu'elle sait qu'il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre et donc arrêter d'utiliser de l'essence et du diesel. Et ça n'a quasiment pas avancé. L'État français n'a pas engagé l'industrie dans cette transformation. Résultat, les émissions des transports en France, qui est le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre, n'ont quasiment pas baissé depuis 2008, hors période Covid. Donc là, ça démarre. Mais la France dit qu'elle va arrêter de vendre des véhicules essence et diesel en 2040. L'Europe dit qu'il faut arrêter dès 2035.
Donc on voit que la France est à la traîne.
Le climat, enjeu de taille pour Emmanuel Macron dans la perspective d'une réélection. Selon un sondage en vue des régionales, 80% des Français le considéraient comme un facteur de vote important. L'Europe dit qu'il faut arrêter d'une réélection.