Olivier Faure : « Le Président doit recevoir les représentants du front républicain. »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
le 710 7h48 Sonia de Viller votre invité le premier secrétaire du Parti socialiste et député de carne bonjour Olivier fort bonjour à vous grève aujourd'hui nous sommes le 5 décembre dans les écoles les cantines les hôpitaux les entreprises du gaz et de l'électricité les aéroports des plans sociaux chez Michelin vant corx au champ nous sommes le 5 décembre donc la France n'a plus de gouvernement et n'a pas de budget pour 2025 vous assumez d'avoir voté cette censure bien sûr je l'ai fait avec gravité ce n'était pasté de cœur ça n'était pas écrit d'avance non plus mais évidemment ça n'était pas écrit d'avance Dominique se vient de rappeler Dom vient de se tromper en réalité nous avons toujours considéré que évidemment nous avons contesté la désignation la nomination de Michel à Matignon mais une fois qu'il avait passé le cap de la première censure il devenait un premier ministre légitime c'estdire au moment de son discours de politique général exement et à partir de là il devenait un premier ministre légitime et nous avons cherché tout au long de la discussion parlementaire à faire prévaloir ce que nous croyons juste pour le pays et malheureusement nous n'avons vu ni le Premier ministre ni même ce socle commun qui était absolument absent pendant tout le débat ils étaient je crois au maximum de leur présence 18 dans l'hémicycle c'est vous dire à quel point ils ont traité ce débat par-dessus la jambe mais Michel Barnier n'a cessé de rappeler hein Olivier fort que vous avez refusé de venir à Matignon quand il vous y a appelé pour la première fois non il nous a appelé au mois de septembre avant sa discussion de politique générale et vous avez ref depuis il n'a jamais cherché à établir le contact et ce que je vois c'est que la réalité c'est que le seul contact qu'il est cherché à établir c'est avec Marine Le Pen alors qu'on ne fasse pas de mauvais procès la réalité c'est que nous avons là un gouvernement qui a cherché son sa parce que d'ailleurs Marine Le Pen était la raison de sa nomination puisque je vous rappelle que le chef de l'État avait dit je cherche un Premier ministre qui pourra assurer une forme de stabilité et comme Marine Le Pen est prête à censurer les socialistes les écologistes communist s insoumis et bien évidemment je choisis Michel Barnier donc il ne devait son existence qu'à Marine Le Pen et ensuite il n'a cherché ensuite qu'à négocier avec elle si Marine Le Pen est la raison de sa nomination elle est aussi la raison de sa de sa chite voilà donc quelle voix ont compté hier celle du rassemblement national celle de la France insoumise celle du Parti socialiste sans vos voix ça ne passait pas vous vous retrouvez donc à faire un trio avec un parti qui accule le président de la République à la démission et avec un autre qui réclame à corps et à cris sa destitution ça aussi vous l'assumez Olivier fort mais j'ai dit exactement le contraire j'ai dit que je ne souhaitais pas la démission du chef de l'État ni sa destitution c'est très clair ça a été dit rappelé c'est publque et donc moi je ne cherche pas à bloquer les institutions pour pousser le chef de l'État sa démission il y a déjà eu la folie a déjà la folie ma phrase en vous disant que il y avait déjà eu la folie de la dissolution on nallait pas continuer avec une folie de la destitution pourquoi parce que nous sommes dans une situation où le pays doit être gouverné et que de toute façon même si on avait un nouveau président de la République au passage ça pourrait être Marine Le Pen ce que évidemment je ne souhaite pas mais de toute façon l'assemblée reste la même puisque aucun président ne peut dissoudre l'assemblée avant le mois de juillet donc tout cela concourt à une seule chose il faut chercher de la stabilité permettre au pays d'être gouverner et c'est ce que je souhaite le plus ardamment et Jean-Luc Mélenchon qui n'a aucun mandat qui est venu hier en person à l'Assemblée nationale assist à une situation qu'il avait prophétisé assis au balcon la mine réjouie comme au spectacle comme s'il était à la Comédie française sans vous sans le vote socialiste la pièce était gâchée mais moi je ne joue aucune pièce et je n'ai pas Jean-Luc Mélenchon même pas assé oui mais moi je ne me pose pas la question de ce que fait Jean-Luc Mélenchon ça m'est complètement indifférent ce que je crois c'est que à chaque fois que nous sommes appelés à prendre nos responsabilités nous avons à faire des choix et ces choixl effectivement je les assume quels que soient les choix des uns et des autres et ce que je veux maintenant son Deviller c'est effectivement que le chef de l'État comprennent aussi qu'il y a eu des votes et il faut respecter les Français il y a eu un vote au mois de juillet il y a un vote du Parlement maintenant et donc je souite faire que dans la journée le chef de l'État appelle l'ensemble des chefs de partis et qu'il puisse avoir avec eux une discussion chef de parti che des groupes parlementaires mais STI de j'ai été à plusieurs reprises voir le chef de l'État chaque fois que nous avons été invités à le rencontrer c'était ces fameuses rencontres dites en forma Saint-Denis donc je n'ai pas de problème pour discuter et je suis prêt même à avancer pour pouvoir arriver à trouver les conditions dans lesquelles ce pays peut être valablement gouverné c'est Simp conrtement Olivier fort vous demandez à Emmanuel Macron là oui je demande à Emmanuel Macron chef de parti président de groupe de ceux qui ont participé au front républicain puisque l'évidence c'est quand même que le Front républicain l'a emporté le 7 juillet et donc je souhaite que ce cette rencontre puisse avoir lieu dans les meilleurs délais et faire en sorte que nous puissions discuter des conditions dans lesquelles on pas Marine Le Pen donc il n'appelle pas mari Le Pen mais ça me paraît évident on peut pas enfin il y a y a des votes quoi il y a quand même moi je ne comprends pas cette façon qu'on a de mépriser complètement la démocratie et vous étonnez ensuite que les Français disent au fond bah la démocratie c'est plus un sujet franç le disent très très fort hein Olivier que là l'enquêteipé par le monde la crise de confiance he qui qui concerne le PO le personnel politique jugé corrompu à 63 % non représentatif à 70 % agissant pour ses intérêts personnel à 83 % c'est-à-dire qu'on va droit vers un sentiment ex je vous dis qu'est-ce que je vous dis ce matin je vous dis exactement le contraire je vous dis j'essaie de faire démonstration inverse en vous montrant que il y a des gens qui sont prêts à dialoguer qui sont prêts à avancer dans la clarté alors justement dans la clarté éclaircissez-nous puisque depuis quelques jours vous plaidez pour un changement de méthode puisque que depuis quelques jours vous plaidez pour la nomination d'un Premier ministre de gauche qui applique les priorités du nouveau front populaire mais avec le souci permanent du compromis ça veut dire quoi ça veut dire que les Français je reviens toujours à eux le 7 juillet ils ont donné l'avantage à la gauche mais ils ne lui ont pas donné une majorité absolue et donc il est logique que nous ayons une forme de priorité au sens où nous devons avoir la capacité d'initiative c'est le gouvernement mais que nous devons nous en mettre au Parlement et donc accepter l'idée que nous ne pouvons pas de toute façon faire adopter quelque projet que ce soit sans aboutir à un compromis ça supposerait quoi ça supposerait que nous puissions dire et bien que nous abandonnons le 493 qu'il n'y aura pas de passage en force et donc sur chaque texte nous serons obligés de trouver des compromis avec sur cha texte c'està-dire queexte donc vous restez l'assemblée c'est sur chaque texte c'est pas donc vous restez exactement comme le dit Mathilde Panau le programme rien que le programme seulement le programme c'est ce justement mais ensuite au texte par texte on va chercher des majorités à l'Assemblée nationale c'est ça que vous voulez je vous dis je viens de vous dire que sur les priorités qui ont été celles du Front populaire nous devons pouvoir avancer c'est normal que nous représentions nos électrices et nos électeurs nous nous sommes faitlire sur un projet et donc ensuite nous sommes aussis conscient du fait que nous ne sommes pas seuls et que de toute façon nous ne pouvons pas appliquer tout le programme rien que le programme selon la formule consacrée donc ça suppose que nous rentrions en dialogue avec ceux qui seront au Parlement et permettre donc c'est pas tout à fait ce que dit Mathilde Panau en effet voilà voilà non mais c'est bien de clarifier les choses mais c'est clair depuis le début donc il y a rupture avec Mathilde Panau il y a rupture avec il y a divergence ou absolument parce que là elle vous accuse déjà de passer dans le camp adverse elle vous accuse déjà de pactiser avec les macronistes oui alors je sais pas de qui vous êtes la porte-parole ce matin si c'est celle de Monsieur Macron ou de Madame Panau mais c'est normal faites votre boulot donc du coup je vous réponds aussi si je vous disais que moi j'étais en train de dire que je veux tout édulcorer de ma propre volonté je comprendrai qu'on macuse de dire que je dois faire une alliance avec d'autres c'est pas ce que je dis je dis je suis fidèle à ce que je porte et à ce que je crois simplement je suis aussi un démocrate et en démocratie on accepte le vote des Français et le vote des Français il a dit quoi il a dit que nous ne sommes pas majoritaires à nous seuls et donc ça suppose voilà des compromis et qu'il vaut mieux parfois faire un pas qui n'est pas exactement celui qu'on avait prévu de faire mais plutôt que de ne rien faire et de rester dans la protestation et le témoignage je ne veux pas simplement témoigner et protester résister pouzer est-ce que vous pouvez y aller par exemple dans ce compromis dans ce futur gouvernement avec des macronistes avec éventuellement des des des députés qui suivent Édouard Philippe est-ce que est-ce que vous pouvez y aller sans les vers est-ce que vous pouvez y aller sans les communistes est-ce qu'ils sont prêts à vous suivre mais moi je lis ce que disent les communistes et les écologistes ils sont parfaitement sur la même ligne que celle que je vous donne ce matin ils sont prêts à prendre leurs risqu et à dire que le P pays mérite mieux que de de signerre calcul parce que moi je ne sais pas alors pourquoi vous avez pas commencé par là pourquoi j'ai pas commencé par là quoi pourquoi ne pas avoir cherché le compromis dès le départ pourquoi annoncer aujourd'hui là cette semaine que vous voulez changer de méthode c'est vous qui dites on va changer de méthode mais je dis on va changer de méthode par rapport à ce que fait Michel Barnier moi j'ai toujours dit que j'étais pour le compromis je l'ai dit je l'ai même écrit le 22 août et les présidents de groupe l'avaient écrit le 12 août donc donc pour moi c'est une évidence je suis un socialiste et les socialistes ont déjà gouverné ils ont déjà fait la démonstration qu'ils savaient bâtir des compromis même ce qu'on appelle la social démocratie c'est quoi c'est donc la construction d'un rapport de force d'abord et sur la base d'un rapport de force nouz des compromis parce que nous ne sommes pas seuls voilà c'est aussi simple que ça qui diverge maintenant officiellement avec Jean-Luc Mélenchon merci Olivier fort merci sonav c'est une conclusion à laquelle je m'attendais pas enfin je l'assume parfaitement aussi et ben voilà merci Sonia 7h58 [Musique]
Olivier Faure