Bardella « agressé » : les médias et le RN nous roulent dans la farine
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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le lundi 1er décembre et hélas, ce n'est toujours pas la chandeleur. Pourtant, Jordan Bardella a déjà commencé sa préparation. Il a même réuni quelques ingrédients d'une bonne pâte à crêpes. Dommage pour le maniaque qu'il est, tout s'est retrouvé sur sa veste. D'abord, il y a eu Vesoul. Mardi, un lycéen de 17 ans est parvenu à se faufiler entre les barrages policiers et le service d'ordre du RN pour enfariner Bardella en pleine foire agricole de la Sainte-Catherine. Et puis samedi, à Moissac, deuxième service, voilà le président du RN à nouveau visé. Cette fois, c'est un œuf qui a complété la recette.
Il a été envoyé par un homme de 74 ans pendant une séance de dédicaces. Cette fois, pas d'image. Les gros bras du RN ont tout fait pour que personne ne puisse immortaliser le moment. Les deux auteurs ont, quant à eux, été interpellés. Manu Militari, le premier mineur, est inconnu des services de police. Il a été placé en garde à vue pour outrage à personne chargée d'une mission de service public. On rappelle à toutes fins utiles que la définition de outrage est « offense extrêmement grave, constituant une atteinte à l'honneur, à la dignité ». Bon, on sous-estime souvent la force du blé moulu. Pour réparer son affront, l'ado devra suivre un stage de citoyenneté.
Quant au second protestataire, un agriculteur à la retraite de 74 ans, il a connu un sort un peu plus corsé. D'ailleurs, il n'en est pas à son premier œuf sacrifié. Le même homme avait déjà ciblé Éric Zemmour, alors en pleine campagne présidentielle, ainsi qu'à un bus de Marine Le Pen en 2022. Lui aussi a terminé en garde à vue, mais pour violence sur personne dépositaire de l'autorité publique. Vous noterez qu'au fil de la semaine, Bardella prend du galon. Alors, sa garde à vue a même été prolongée de 24 heures. Il risque jusqu'à 6 ans d'emprisonnement en raison de la récidive.
Et on a même appris ce matin que le parquet a requis son placement en détention provisoire, en prison donc, pour qu'il soit jugé dès mardi matin. On retiendra qu'il est quand même bien moins dangereux judiciairement de détourner de l'argent public du Parlement européen que d'écraser un œuf sur la tête de Bardella. Mais alors, depuis ces tragiques événements pâtissiers, les drapeaux médiatiques sont en berne. Et Bardella a été érigé en martyr de l'AFP à BFM, en passant évidemment par CNews et toute la Bolloresphère. Tous évoquent une agression et relancent le débat sur la violence en politique.
Et évidemment, le principal intéressé et ses ouailles n'ont pas manqué d'alimenter le mélodrame, sans se gêner pour réécrire l'histoire à l'occasion et l'instrumentaliser politiquement. Quand vous êtes de droite, vous êtes une cible à abattre, à oser Bardella sur CNews. Rien que ça, Tom Aménager, le porte-parole du groupe RN à l'Assemblée nationale, verse même dans le fantasme. Si l'individu de Moissac avait été armé, les conséquences de cette attaque auraient pu être extrêmement graves. Et si les poules avaient des dents, elles n'auraient pas besoin de sacrifier leurs œufs pour la cause. Mais juste après l'agression de Moissac, le président du RN et eurodéputé fantôme s'est exprimé sur X.
Et pour lui, pas besoin d'enquête. Les fautifs sont tout trouvés. Ce serait l'extrême gauche. Sur CNews, même narratif avec un petit supplément contre ceux qui légitiment, banalisent la violence. Je vous le donne en mille. C'est la France insoumise. Et il peut évidemment compter sur ses petits copains pour diffuser le message. On écoute Philippe Ballard, député RN, au micro de Christine Kelly sur Europe 1.
On sent monter un climat de violence, d'intolérance, qui est porté parfois par des élus qui siègent à l'Assemblée nationale. On pense bien sûr à LFI dont plusieurs députés ont été condamnés, même si certains ont fait appel. Je pense à Raphaël Arnaud, qui est le chef de la jeune garde, un mouvement qui est en passe d'être dissous. Il a fait appel, mais il a quand même été condamné pour violence en Réunion. Il y a les Black Blocs, l'extrême gauche, etc. Mais même des macronistes, M. Cazeneuve, quand il nous compare dans l'hémicycle à Vichy, à Pétain. Tout ça, ça crée une petite musique de fond.
Et des esprits sans doute un peu plus faibles ou formés idéologiquement d'une certaine façon, n'hésitent pas à passer à l'action. Donc tout ça, c'est Jordan Bardera qui a été visé. Mais on sait que les maires qui sont, comme on dit, à portée de baffe, sont aussi victimes de ces agressions quasiment malheureusement quotidiennes.
Alors ça tombe bien, puisqu'on parle des maires. Évoquons le sort de Yannick Moraise, étiqueté pourtant d'hiver droite, à Saint-Brévin-les-Pins, charmante cité balnéaire de Loire-Atlantique. Favorable à la construction d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile, il a été contraint de démissionner en 2023, après avoir été ciblé par l'extrême droite. Mais alors là, on est très loin du jet de farine, puisque Moraise a été harcelé et menacé pendant des mois, dans une indifférence absolument totale des autorités. L'affaire a pris une telle ampleur qu'elle s'est soldée par l'incendie criminel de ses véhicules et d'une partie de sa maison, où il dormait avec toute sa famille.
Malgré ses signalements à répétition et ses demandes de protection, personne n'est intervenu. Quelques mois plus tard, les deals constataient amèrement. Ma démission a fait plus de bruit que l'attentat criminel en lui-même. Alors craignant pour sa sécurité, Yannick Moraise a carrément quitté la commune. Il a laissé le fauteuil de mer à sa première adjointe, qui, à son tour, a essuyé les menaces de l'extrême droite. Une histoire qui rappelle brutalement que certaines attaques ne sont pas qu'un épisode cocasse avec des œufs et de la farine. Avec Yannick Moraise, les autorités ont fait la sourde oreille. Mais avec Bardella, c'est une toute autre histoire.
Tout le monde se jette au chevet du petit martyr, à commencer par le ministre de l'Intérieur lui-même, Laurent Nunez.
Non, bien sûr, je condamne très fermement cette agression, c'est inacceptable. Nous sommes dans une démocratie, tout le monde doit pouvoir s'exprimer. Et ces actes qui sont des actes d'intimidation, au Dieu, quel qu'en soit les motifs. Il y a une personne, effectivement, qui a été interpellée, qui est actuellement en garde à vue, qui est entendue. Donc voilà, quel qu'en soit les motifs, c'est absolument inacceptable. Et ça dénote aussi un durcissement du climat politique, évidemment. Dans la semaine aussi, M. Bardella avait reçu de la farine à Vesoul, pour la traditionnelle fête de la Sainte-Catherine, dans laquelle il se rendait. Donc tout ça est évidemment inacceptable.
Et ça justifie évidemment encore plus les dispositifs de protection que nous mettons autour de certains élus, de certains de leurs déplacements.
Et on a eu aussi la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjoun, qui y est allé de son petit message indigné, contre toute cette terrible violence, et les victimes de l'affreuse farine antifasciste.
D'abord, c'est inadmissible. Tout acte de violence, quel qu'il soit, y compris des jets de farine ou des jets d'œufs qui peuvent paraître pas d'une grande violence pour certains, ne sont pas admissibles à l'égard de quelques responsables politiques que ce soit.
Alors dommage quand même que le gouvernement ne verse pas une larme pour tous les éborgnés ou les morts dans les quartiers. Mais apparemment, certaines violences méritent plus de compassion que d'autres. Pourtant, l'enfiarinage ou l'entartage n'a rien de très inédit en France. On pourrait au contraire parler même de tradition. Depuis les années 90, plusieurs figures politiques de premier plan les ont vécues. C'était Jacques Chirac en 2002, Bernard-Henri Lévy en 85, puis Nicolas Sarkozy ou encore Jean-Luc Mélenchon, François Hollande, Emmanuel Macron, Marine Le Pen, Emmanuel Valls, François Fillon, Ségolène Royal, François Bayrou. Bref, la liste est longue.
Mais pour votre plus grand plaisir, on a déniché quelques images d'archives croustillantes pour raviver ces moments de pure poésie contestataire.
« Irruption sur l'estrade, arrive à un mètre de nuit et asperge François Hollande. »
« Pour ça, il y a une manière très simple de le faire. »
Habituellement, ces scènes ne durent que quelques secondes à l'écran,
juste le temps d'un sourire gêné ou d'un haussement de sourcils dans les journaux télé. On s'en amuse, on en parle deux minutes et puis on passe à autre chose. Ces gestes font évidemment partie de la culture contestataire à la française où l'humiliation symbolique sert à mettre en lumière un malaise ou une colère. Si la farine et les œufs ne blessent pas vraiment les personnalités visées, si ce n'est dans leur égo, il arrive que certains gestes soient nettement plus violents. On se souvient par exemple de la fameuse gifle reçue par Emmanuel Macron en juin 2021.
En visite dans la Drôme, le chef de l'État croise la route d'un royaliste d'extrême-gauche, très probablement évidemment, qui lui assène un coup au visage en criant « Mon joie Saint-Denis, il y a Berlin-Macroni ! » Emmanuel Valls avait eu aussi le droit au même traitement lors d'un déplacement en Bretagne. C'était en 2017. On peut aussi citer Nicolas Sarkozy attrapé par la veste pendant une visite dans le Lot-et-Garonne en 2021. On regarde les images.
Un petit coup !
Vous l'avez compris, il serait donc faux de prétendre que le phénomène de l'enfarinage ou de l'entartage est nouveau, si ce n'est pour alimenter les théories fumeuses de l'extrême-droite, comme au hasard celle de l'ensauvagement de la société. Pile poil à la veille d'élections en France, ça tombe quand même bien. Et puis cerise sur le gâteau, ça permet de rejouer la même vieille partition accusant la gauche d'être dangereuse et violente, tandis que l'extrême-droite, elle, se pavane derrière une façade soigneusement ripollinée.
Rappelons qu'en octobre dernier, un colis piégé adressé à Manuel Bompard a explosé dans une fourgonnette de La Poste, que la maison de Jean-Luc Mélenchon dans le Loiret a été saggagée et taguée d'insultes. La semaine dernière encore, le député Aymeric Caron a dénoncé une agression par un homme à scooter alors qu'il circulait en plein Paris. D'ailleurs, dans un article de Luma en date du mois d'août, ce dernier révélait que la protection policière lui a été refusée à trois reprises. J'en veux énormément au ministre de l'Intérieur et au préfet de police de Paris de leur inaction volontaire. « Ils espèrent sans doute qu'en me refusant cette protection, je fermerai ma gueule.
» Eh bien, c'est raté, confiait alors le député de Paris, coutumier des engueulades par SMS avec Laurent Nunez sur ce sujet. À certains moments, notamment pendant les dernières législatives, il a même dû engager un service d'ordre privé pour se protéger. Il y a quelques mois, une menace de mort l'a ciblée alors qu'il se promenait avec son enfant. Un homme âgé, apparemment inoffensif, lui a tout bonnement expliqué, sans sourciller, qu'il voulait le tuer pour le plaisir. Et depuis, il attend toujours un geste de soutien de Yael Brown-Pivé, la présidente de l'Assemblée nationale. Il a pourtant déposé près de 70 plaintes depuis 2023.
Mais le groupe Insoumis n'est pas le seul, à gauche, qui fait les frais de cette violence contre les élus. On peut évidemment citer Sandrine Rousseau, qui, dans une interview, confiait qu'elle craignait qu'on la pousse sur les rails du métro, vu le nombre de menaces de mort qu'elle reçoit quotidiennement. Chez les communistes aussi, on en fait les frais. Yann Brossat, le candidat à la mairie de Paris, ne se déplace plus sans son escorte militante. Une question de culture, dit-on au parti. De tout temps, le mouvement ouvrier a su se défendre, surtout quand les pouvoirs publics ont la protection sélective. Et on continue avec notre traditionnel désormais point budget.
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, le PLFSS, de son petit nom, revient demain à l'Assemblée, dans sa version transmise par le Sénat. Une version assez éloignée et droitisée, évidemment, par rapport à celle initialement proposée par les députés. Plusieurs mesures portées ont été écartées par la Chambre haute, comme la suspension de la réforme des retraites, évidemment. Le doute quant à un possible compromis demeure, mais le ministre de l'Économie, Roland Lescure, se dit plutôt confiant. Je suis persuadé qu'on va y arriver, affirmait le ministre ce matin sur France 2, en réfutant la possibilité d'utiliser l'article 49.3.
Justement, la méthode inédite qu'a choisie le Premier ministre, c'est de ne pas avoir recours au 49.3. Donc aujourd'hui, vous dites, on ne recourra pas au 49.3. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire ne pas avoir recours au 49.3, ce n'est pas écrire la fin du film afin qu'il soit joué. Ça veut dire quoi ?
Vous ne l'emploierez pas.
Chacun doit prendre ses responsabilités et effectivement négocier de manière à trouver un compromis. Si vous dites 49.3, au fond, vous déresponsabilisez tout le monde. Donc pas de 49.3, on est tous responsables. On fait tous, mais pas les uns vers les autres, qui permettent in fine de faire du compromis. Ça se fait dans tous les pays du monde. Et moi, je suis intimement persuadé aujourd'hui, parce qu'il y a une majorité de députés qui le veulent, que c'est possible. Donc non seulement c'est indispensable, on a besoin d'un budget de la Sécu. Sinon, ce sont des déficits très importants qui s'élargissent encore l'année prochaine.
On a besoin d'un budget de la Sécu et on est capable de l'atteindre.
Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti Socialiste, se dit lui aussi assez confiant. Nous sommes dans une approche qui peut permettre d'aboutir à un compromis, estime Faure à la suite de son entrevue avec le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Nous avons fait le tour d'horizon, ligne par ligne, avec le gouvernement. Nous pouvons dire que nous progressons, que nous sommes dans une approche qui peut permettre d'aboutir à un compromis. Nous n'en sommes pas encore là, mais les prochaines heures vont nous permettre d'apprécier et nous jugerons en fonction de ce qui nous est présenté in fine.
Et demain, ce sera au tour des responsables écologistes de rencontrer le Premier ministre, puis celui du RN mercredi. Un premier vote sur la partie recette est attendu dans la semaine et puis le vote sur l'ensemble du texte sera pour le 9 décembre. On continuera évidemment de suivre les débats dès demain au sein de l'Assemblée nationale, mais aussi dans la rue. Des manifestations pour l'augmentation des salaires et l'enterrement du budget d'austérité auront lieu partout en France. La CGT, FSU et Solidaire ont appelé à se mobiliser contre ce budget 2026.
Parmi les revendications des trois syndicats, le retrait des suppressions de postes prévues dans la fonction publique, l'abrogation de la réforme des retraites ou encore le renforcement des budgets des services publics, notamment ceux des hôpitaux. Au Sénat, les discussions autour du projet de loi de financement se poursuivent également. Les sénateurs ont largement revu à la baisse les hausses d'impôts prévues dans le texte initial du budget. Selon les calculs des échos, plusieurs mesures ont été adoptées, réduisant à ce stade de près de 6,5 milliards d'euros les recettes fiscales envisagées au PLF. L'industrie de l'armement atteint son chiffre d'affaires le plus élevé jamais enregistré.
C'est ce que révèle un rapport de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, publié ce lundi 1er décembre, avec une hausse de 5,9% en un an. Les hausses des 100 plus puissants fabricants d'armes au monde ont atteint 679 milliards de dollars, un nouveau record en 2024. L'année dernière, pour la première fois depuis 2018, les cinq plus grandes entreprises d'armement ont toutes enregistré une hausse de leurs recettes. L'enrichissement des industries d'armement continue d'atteindre des sommets, tandis que la Palestine, le Soudan, la République démocratique du Congo ou encore l'Ukraine sont les théâtres de guerre ou de génocide.
L'édition 2026 du Festival international de la bande dessinée à Angoulême est définitivement annulée. Si la société organisatrice 9e Art Plus démentait son annulation mi-novembre, elle revient aujourd'hui sur sa première annonce. L'édition 2026 du Festival ne pourra matériellement pas avoir lieu dans les conditions appropriées. Un courrier a été envoyé en fin de semaine dernière pour en informer les partenaires publics du Festival, explique l'un des avocats des organisateurs. La 53e édition de l'événement devait se tenir en janvier prochain. Depuis plusieurs mois, les auteurs et autrices suivies par les maisons d'édition appellent à son boycott.
La société 9e Art Plus, qui organise le Festival depuis 2007, est vivement critiquée pour son manque de transparence, sa gestion toxique, de supposées dérives commerciales et le limogé d'une salariée après qu'elle eut porté plainte pour viol. Et on termine ce récap avec un peu d'actualité internationale. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a été accueilli ce lundi à l'Elysée par Emmanuel Macron. Les deux dirigeants devaient échanger sur la situation et sur les conditions d'une paix juste et durable, fait savoir l'Elysée.
Plus tôt dans la journée, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud, déclarait sur France Culture « La situation telle qu'elle se présente devant nous est très simple. Ce que nous souhaitons, c'est un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel ». Barraud insiste également sur le rôle central de l'Europe dans ces discussions. « Les pourparlers pour parvenir à une paix ne se passent pas sans les Européens », dit-il. Cette visite en France intervient au lendemain de discussions sur le plan de paix américain entre les délégations américaines et ukrainiennes en Floride.
L'émissaire de Donald Trump, Steve Witkopf, devait également rencontrer le président russe Vladimir Poutine à Moscou dès demain. En parallèle des discussions diplomatiques, les frappes se poursuivent en Ukraine. Ce lundi matin, une frappe russe aurait fait 4 morts et près d'une trentaine de blessés. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du Récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via e-mail si vous nous regardez à la télé. Et souvenez-vous, il y a un peu plus d'un an, le média a été auditionné par l'Arcom pour investir la TNT, mais plutôt qu'une chaîne libre et indépendante comme la nôtre.
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Jordan Bardella