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interviewPublic Sénat· 28 février 2024 4 min

Crise agricole : "Un malaise, une détresse, une exaspération qui vient de loin" selon Gabriel Attal

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

vous l'avez dit hier je me suis rendu au salon de l'agriculture et vous m'avez accompagné pour échanger avec les agriculteurs leurs représentants les éleveurs les pêcheurs comme je le fais depuis ma nomination en tant que Premier ministre au début du mois de janvier dans l'ensemble des échanges que j'ai pu avoir avec eux et c'est le cas depuis début janvier tous le disent il y a effectivement un malaise une détresse une exaspération qui vient de loin plusieurs décennies qui touche par ailleurs l'ensemble de l'Europe qui est lié à la fois à le sentiment d'une perte de reconnaissance à tout point de vue d'un travail pourtant absolument essentiel pour nourrir les Français et les Européens et puis de réglementations qui se sont ajouté les unes aux autres qui finissent par leur faire perdre le sens de leur métier et par leur donner le sentiment d'injonction paradoxale c'est ça ce à quoi nous devons répondre dès le premier jour je me suis rendu sur le terrain chaque semaine au contact de nos agriculteurs de nos éleveurs j'étais dans le rô en HauteGaronne en indrloir dans la Marne et je continuerai à me déplacer à leur contact en charante maritime encore il y a quelques jours j'ai échangé avec les représentants des organisations syndicales agricoles il y a 3 semaines les principales organisations syndicales ont annoncé qu'elles levaient leur barrage à la suite d'engagement très concrets que j'ai pu prendre au nom du gouvernement avec mes ministres évidemment Marc fen ages panierunaché Christophe Béchu et Bruno Le Maire soit 62 engagements extrêmement concrets sur tous les sujets attendus par nos agriculteurs et demandés par leurs représentants aujourd'hui qu'est-ce que je peux vous dire que sur ces 62 engagements 80 % sont tenus ou en passe de lettrre quand je dis en passe de lettre ce sont des textes qui sont actuellement examinés au Conseil d'État il y a des délais évidemment incompressibles d'examen mais qui seront pris dans les plus brefs délais on voit donc que d'un point de vue national ça bouge maintenant je vais vous dire ma priorité c'est que ça bouge aussi d'un point de vue local et que les décisions que nous prenons au niveau national les progrès que nous constatons au niveau national se ressentent dans la vie quotidienne de nos agriculteurs c'est un enjeu d'exécution qui est majeur je vous donne un exemple on a pris le 1er février un décret très attendu sur la question du curage très attendu on passe d'une procédure qui dure 9 mois à une procédure qui dure 2 mois on passe d'une demande d'autorisation à une simple déclaration tout ça pour simplifier le curage l'entretien des cours d'eau des fossées vous avez encore des agriculteurs sur le terrain qui vous disent parfois malgré cette simplification et cette réduction des délais c'est toujours très compliqué pour moi de pouvoir curer le fossé ou le cours d'eau c'est à cet enjeul-l qu'on doit répondre première chose que les décisions qui sont prises de simplification se traduisent concrètement dans les faits deuxième chose la question du revenu et de la trésorerie c'est évidemment un enjeu majeur sur les mesures d'urgence de trésorerie face aux crises on progresse je parle de la MHE je parle du secteur de la viticulture je parle de l'avance du remboursement GN que j'avais annoncé 50 % qui peuvent être versés en une semaine le nombre d'exploitations qui ont bénéficié de trésorerie d'urgence sur leur compte bancaire a doublé et évidemment ça continue à augmenter chaque jour hier a eu lieu vous l'avez dit à Bery une réunion très importante en mobilisant les banques avec des annonces très fortes pour faciliter là aussi la trésorerie et puis il y a chantier égalim 4 sur lequel nous allons avancer vous le savez deux députés ont été mobilisés sur ce sujet mais je sais que les sénateurs aussi auront à cœur de faire des propositions je souhaite qu'un nouveau projet de loi soit présenté d'ici à l'été pour qu'on puisse avancer vers une construction du prix en marche avant et des dispositifs plus protecteurs de nos agriculteurs enfin la question qui est absolument centrale et je le dis ici puisque chacun y est confronté c'est la question de l'eau où qu'on se déplace sur le territoire les agriculteurs nous le disent l'eau est évidemment un enjeu majeur j'ai pris un engagement il sera tenu nous allons revoir l'arrêté de 2021 sur l'eau et notamment son article 4 pour traduire l'engagement du président de la République priorisé pour l'usage de l'eau l'usage agricole et alimentaire et permettre à des projets qui pour certains sont bloqués depuis des mois voir des années de sortir en fin de terre au bénéfice de nos agriculteurs ce sont des engagements concrets tangibles et nous allons avancer monsieur le président