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interviewAssemblée nationale· 24 juin 2026 130 min

🔴 Des directeurs d'établissements scolaires sur les difficultés et perspectives de leurs fonctions

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

de plus en plus nombreux sur les conditions d'apprentissage et de travail. mettre en œuvre les diverses prescriptions ministérielles voire législatives, garantir dans des conditions parfois sportives la continuité des enseignements en assurant les remplacements d'enseignements nécessaires. Ce ne sont que quelques-uns des nombreux défis auxquels les dirigeants d'établissement scolaires sont confrontés au quotidien en première ligne. leur représentant étant trop rarement entendu, il m'a semblé nécessaire d'y remédier afin d'évoquer les mutations à l'œuvre ou anticiper [grognement] les évolution négatives comme positives constaté depuis quelques années par les premiers concernés et les perspectives qui peuvent être dessinées pour l'avenir.

Je souhaite donc la bienvenue à nos invités. Pour le syndicat national et personnel de direction de l'éducation nationale, le SNPD Nunsa, monsieur Bruno Bob Kevich, secrétaire général accompagné de monsieur Cédric Cararau, secrétaire général adjoint et de madame Christelle Koffman, secrétaire général adjointe. Pour la CFDT éducation formation recherche publique, monsieur [grognement] Laurent Koffman, secrétaire fédéral accompagné de madame Anne Pvier, membre du conseil syndical de l'académie [grognement] de Versailles pour indépendance et direction, madame Agnè Andersen, secrétaire général accompagné de monsieur Alain Malais, secrétaire général adjoint pour le syndicat national des chefs de l'établissement de l'enseignement libre, monsieur Jérémy Toressan, président accompagné de madame Catherine Redon, vice-présidente et pour le Sinadic, monsieur Bertrand Van Nedervel 2, président.

Chacun vous avez des parcours différents, des origines territoriales aussi qui sont variées. Euh ce seront autant d'éléments important pour pouvoir nourrir notre débat. Vous l'aurez compris, ce qui était intéressant pour nous, c'est pouvoir avoir le point de vue d'un des chefs d'établissement dans cette époque de mutation.

À tout point de vue que j'ai que j'ai rappelé. Euh le but c'est vraiment d'avoir une discussion très ouverte, prospective en un sens comme j'y suis attaché qu'on puisse voir aussi au-delà de la colline et évidemment évoquer les difficultés de ces années mais voir quelles sont les mutations auxquelles euh vous vous préparez pour euh pour les années à venir. Je vais sans plus attendre tout de suite vous céder la parole successivement pour un proposiminaire de 5 minutes par organisation en précisant bien qu'évidemment vous aurez plus que 5 minutes puisqueaprès vous pourrez répondre aux différentes questions.

Donc n'ayez pas peur d'être pris de cours. vous aurez toute l'attitude après pouvoir répondre aux uns et aux autres. Les orateurs de groupe auront 2 minutes pour vous interroger.

Nos collègues députés pourront poser les questions supplémentaires pour une durée de 1 minute. Donc largement le temps d'avoir un débat approfondi. Je vous propose qu'on commence par le SNPD.

Bien. Merci monsieur le président. et d'abord vous dire le le plaisir qu'on a de de d'avoir un moment d'échange avec vous ce matin.

C'est vrai que les occasions sont nombreuses du côté du ministère en réalité mais rarement hein face à la représentation nationale et on en est très heureux. J'excuse les deux collègues absents qui pour des raisons diverses n'ont pas pu se rejoindre nous rejoindre ce matin. Alors d'abord sur le métier de personnel de direction vous dire que nous faisons un métier passionnant euh mais qui malheureusement fait de moins en moins rêver.

En théorie, c'est un pilotage pédagogique, c'est une autonomie, c'est la gestion des ressources humaines, c'est le pilotage de projet, l'adaptation locale à de nombreuses initiatives, mais en pratique c'est souvent les injonctions paradoxales, la quasi quasiment aucune marge d'autonomie, le stop and go permanent, un climat social dégradé qui d'ailleurs à travers un climat général fait que les relations notamment avec les parents d'élèves sont de plus en plus complexe. Trop de changement et une ligne qui n'est pas assez claire qui et qui nous met qui nous met en difficulté de façon trop importante. Toujours plus jamais moi, mais donc des collègues qui sont qui sont malheureusement en tension et qui donnent aujourd'hui une profession qui est globalement en difficulté avec un une attractivité malheureusement en baisse hein.

Donc de moins en moins de candidats au concours de personnel de direction. Je parle bien des établissements publics et avec un nombre d'absents au concours qui est d'ailleurs assez élevé cette année. Des efforts ont été entrepris sur la rémunération de milieu et de fin de carrière, mais il y a encore un travail important à faire sur l'entrée dans le métier.

Il est pas normal hein qu'un enseignant qui bascule personnel de direction perde de l'argent au début de sa carrière et c'est le cas he pour un symptôme d'entre eux. Et un gros sujet sur lequel nous le constat est partagé avec l'administration centrale, c'est la question des conditions d'exercice. Ça tombe de groupe de travail existe.

Il faut admettre que de ce point de vue, on aboutit peu hein. Donc il y a peu de de de visibilité sur le et et les les collègues ne constatent pas d'amélioration dans leur vie quotidienne. Et ça c'est une vraie difficulté et ça contribue évidemment à la dégradation de son attractivité. multiplication des protocoles, des demandes dans des délais toujours record.

Vous avez certainement suivi hein les différentes demandes qui sont formulé. manque de confiance et aujourd'hui une difficulté qui s'ajoute, c'est l'absence non remplacée dans un terme de collaborateur direct de nos collègues et qui fait qu'aujourd'hui à travers une enquête que nous avons pu mener, 75 % des collègues déclarent avoir au moins une fois dans l'année dû compenser l'absence de personnel en alourdissant leur charge de travail. Donc c'est un c'est un constat qui malheureusement n'est pas très positif, même si nos collègues déclarent être euh très enthousiaste et faire ce travail avec plaisir, mais les conditions d'exercice malheureusement se dégradent avec cette des difficultés cumulées que j'ai pu développer.

Pour terminer, en terme de perspective, c'est l'une des questions qui qui est posée, c'est tout simplement la question de de l'application stricte des des textes. Les textes prévoient depuis maintenant plus de 30 ans l'autonomie des établissements. Or, elle ne s'applique pas réellement.

Le ministre de l'éducation parlait encore récemment de jardin à la française en avec l'idée qu'à un moment donné, on souhaitait que tous les établissements appliquent de la même façon les mêmes règles. Ça n'est pas le sens. euh qu'il faudrait appliquer.

Nous sommes très euh attachés à l'autonomie des établissements et pas du chef d'établissement, à la confiance au terrain, à l'adaptation locale et non pas pour mettre les établissements les uns euh en concurrence les uns avec les autres, mais pour permettre d'adapter localement en fonction du public particulier que chaque établissement accueille. Voilà ce que je peux vous dire en introduction. Merci beaucoup.

Je vous propose que l'on puisse poursuivre maintenant avec la CFDTDT. [raclement de gorge] Merci monsieur le président, mesdames et messieurs. Alors l'exercice impose que je parle mais on aurait préféré le faire à deux voix avec ma collègue Anne Pvier parce que pour la CFDT c'est quand même un peu dérangeant que ce soit l'homme qui parle mais donc ce qui a été préparé est fait à deux voix sur la question des personnels de direction et au nom des 24000 adhérents qui représentent tous les corps de métier de l'institution scolaire.

On s'appuie également sur la résolution de notre confédération qui est en congrès actuellement et qui fait de l'école une priorité. Mais pour bien parler de l'école, il faut que la nation dise quel est son projet pour la jeunesse. Besoin de la définition d'un cap clair.

Aujourd'hui, la priorité donnée à la sortie du système avec un diplôme a disparu. La nation ne tient pas sa promesse de seconde chance pour les élèves sortants de terminal pro ou technologie qui n'ont pas la possibilité de redoublement alors qu'ils n'ont dans leur scolarité jamais fait. Aujourd'hui, le système éducatif français est parmi les plus ségrégués d'Europe.

Il faut avancer aussi sur la question des violences faites aux enfants, y compris dans l'enceinte des établissement scolaires publics et privés. La CFDT en ce sens a soutenu la démarche de la proposition de loi de Violette Spielbou. Il y a besoin de revoir le en profondeur le mode de gouvernance, le rythme et l'accompagnement des réformes du système éducatif.

La question même de la définition de nos métiers et de l'encadrement en lien avec nos collègues inspecteurs. Quand on écoute les enseignants, on on pense à l'enquête Talis, 4 % des enseignants français se sentent reconnus dans leur travail, ce qui pose quand même la question de la manière dont on peut les accompagner. Face à la dégradation générale des conditions de travail de l'ensemble des agents, les personnels de direction écopent et voi le bateau couler lentement.

Le niveau de conflictualité entre adultes augmente chaque année et c'est on s'appuie là-dessus sur le rapport de la médiatrice de l'éducation nationale. La profession euh ça a été dit par le SNPDN à vocation à bénéficier de mesures accordées à d'autres agents pour protéger leur santé, aménager la carrière et pour faire face au vieillissement et à la maladie. Nous avons besoin d'une meilleure articulation avec les territoires, les départements, les régions pour l'amélioration de la santé de nos élèves et pour la rénovation du bâtis scolaire criante actualité aujourd'hui.

Nous avons besoin de dotation pluriannuelle pour répondre aux difficultés de le de le PLE, c'est-à-dire établissement public local d'enseignement et la dimension locale est absolument importante avec davantage d'autonomie pédagogique. Nous rejoignons en ce sens le SNPD. besoin d'une gouvernance moins technocratique, plus confiante, moins productrice d'injonction multiples, où plus rien n'est une priorité puisque tout l' et où les moyens ne sont jamais donné pour assurer ces priorités.

Multiplication de référents, labellisation qui cache le vide, voire qui cache un souhait de déjengager la responsabilité institutionnelle. La profession devra affronter les bouleversements liés à l'intelligence artificielle et doit en profiter pour revoir la répartition des tâches entre chef et adjoints. Le sort des adjoints est un impensé du système et ils sont particulièrement dans les grosses structures, les très gros établissements maltraités.

Il en reste pas moins qu'on a le plaisir de faire un métier complexe mais qui est de plus en plus empêché. On peut trouver de nombreux exemples de réussites où on arrive à accompagner les élèves et à déjouer les les les parcours sociaux. Mais c'est de plus en plus difficile.

On a besoin d'un accompagnement en ressources humaines dignes de ce nom pour nous et pour les enseignants. Je l'ai dit sur notamment sur l'accompagnement dans la carrière. Le déroulé de carrière de nos collègues féminines n'est pas le même dès qu'on regarde les plus grosses catégories d'établissement.

Et pour finir, on aura aussi besoin d'une dimension prospective dans laquelle l'encadrement doit participer pour poser les enjeux d'un véritable sujet pardon d'un véritable débat sur le sujet de la déprise démographique et de ses effets sur le système éducatif afin de ne pas être prisonnier d'un débat budgétaire, délétaire et réducteur. Je vous remercie. Merci beaucoup.

Maintenant, indépendance et direction. Oui, merci monsieur le président. Monsieur le président, mettez bien votre micro.

Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les députés, nous vous remercions de l'intérêt que vous portez à notre corps, mal connu et insuffisamment reconnu, alors même qu'il constitue un rouage essentiel de la mise en œuvre des politiques éducatives. Nous souhaitons rappeler que le corps des personnes de la direction est constitué des chefs d'établissement mais aussi des chefs d'établissement adjoints.

Un constat qui a déjà été évoqué par nos collègues, c'est la baisse d'attractivité du métier avec un chiffre qui est très parlant, c'est-à-dire entre 2020 et 2025 moins 1300 candidats inscrits au concours de personnel de direction. Je voudrais aussi, c'est important de le rappeler, que les femmes et les hommes personnels de la direction sont animés par des convictions fortes au service de la République, de l'école publique et laïque et de la de la réussite des élèves. Se présenter à au concours de personnel de direction ne relève pas du hasard mais d'une volonté de s'engager plus au-delà de la classe parce que la majorité des candidats sont tout de même issus des corps d'enseignant de piloter, de convaincre et d'impulser des actions au service de la réussite des élèves.

Bien donc on a parlé d'une baisse d'attractivité les chiffres le prouvent mais aussi un constat plus qualitatif. Ce qui remonte du terrain, c'est l'absence de centre, la perte de sens, le désarroi et la colère. De quoi parle-t-on lorsqu'on parle de difficultés à diriger un établissement scolaire, personnel de direction et à plus forte raison chef d'établissement de par sa nature est intrquement un métier exigeant.

Or, les personnels exercent désormais leurs missions dans des conditions dégradées et qui rendent difficile l'accomplissement de toutes leurs missions. Ces dégradations, elle a été progressive avec une forte accélération ces 10 dernières années. Alors, nous allons limiter notre propos aux causes structurelles.

Tout d'abord, la gouvernance, celle des ministères successifs, le 1000 feuille ou l'inflation des priorités toutes prioritaires avec des mesures dégainées souvent sous le saut de l'urgence suite à des faits divers ou pour répondre à des demandes sociétales et dont certaines sont plus calées sur le temps politique que sur le temps pédagogique, mais également parce que l'école est mise en situation de devoir compenser la dégradation et la disparition de services publics dans le domaine de la santé. de la prévention en particulier et l'école voit également son champ d'intervention s'élargir inexorablement. Prenons l'exemple du Nu, il se trouve toujours de bonnes raisons pour repousser les limites.

Des réformes, des mesures au dispositif dont les objectifs sont par définition toujours louables mais dont l'opérationnalité a été peu pensée ou mal pensée. Un exemple, le parcours Y en lycée professionnel, une instabilité permanente par un stoping des dispositifs et dont les et donc les objectifs et par voie de conséquence les l'organisation est aussi instable. À ce titre, les multiples modifications du bac et le choc des savoirs en sont des illustrations emblématiques.

Aussi une incertitude sur les moyens, moyen donné et repris, annoncé, repris, les HSE, le passulture ces dernières années. Deuxème grande cause, la dégradation des conditions de travail directement en lien avec la gouvernance. Alors, on va pas on va vous éparler une liste à la préver mais peut-être que vous aurez des questions.

L'augmentation exponentielle de la charge de travail avec justement toute la mise en œuvre des de ces réformes des nouvelles missions, l'école inclusive et les remplacements de coûte durée. Je cite uniement cela parce que sinon on va y passer la matinée. Un transfert de charge des services vers les établissements.

N'oublions pas d'indiquer que ces mêmes services sont souvent exang suite aux réductions d'effectifs, hein. Voilà, on va pas là non plus encore rentrer dans le détail. L'inflation évaluative, les évaluations d'établissement, peut-être que nous en parlerons.

Voilà, dispositif chronophage à la valeur ajoutée peut démontrer ou non démontré et qui ont quand même un coûte important. On pourrait aussi parler des pressions hiérarchiques. Ensuite, nous avons l'élargissement du périmètre de la responsabilité.

Là encore, je vous épargne les PPMS du R amiant de qualité de l'air. Mais peut-être que nous parlerons du plan ministériel de la gestion des vagues de chaleur, élément actuel où là nous avons beaucoup de choses à dire. Enfin, il faut parler et pas enfin, il faut aussi parler et beaucoup parler des moyens humains insuffisants insuffisants au regard des missions et tout particulièrement le non remplacement de nos proches collaborateurs.

Nous avons fait une enquête l'année dernière, nous pourrons vous l'envoyer si vous le souhaitez après cette cette table ronde. Et la situation actuelle de beaucoup d'établissements, c'est un fonctionnement dégradé qui devient la norme. D'ailleurs, nous avons lancé une action qui s'appelle déclaration du mode dégradé.

Il faut aussi citer les relations complexes avec les collectivités. Je dis complexe, je ne dis pas difficile, hein, voilà, j'insiste complexe. Des relations effectivement qui se tendent avec les usagers et les personnels mais qui sont la conséquence du du problématique de gouvernance.

En résumé, un métier devenu difficile parce qu'il coûte beaucoup en énergie, en santé et en engagement personnel pour pouvoir exercer correctement mais avec des conditions de rémunération et de carrière en total dégalage avec le niveau de responsabilité et la charge de travail. Les mesures qui ont été mises en place par le ministère sont absolument insuffisantes. Nous citons une aberration.

Nous sommes le seul corps de la fonction publique d'État à être touché par ce qui s'appelle le verou de l'indice 129. Voilà, peut-être qu'on pourrait y revenir. Je ne vais pas encore là trop détailler.

On va quand même parler des perspectives. En rappelant IDFO est profondément attaché au caractère national de l'éducation. Nous défondons le statut de fonctionnaire d'État avec un recrutement national garant de l'égalité républicaine.

Nous sommes opposés à toute territorialisation du pilotage des établissements. Nous appelons à un changement de gouvernance et à des choix budgétaires permettant de répondre aux questions parce que la question budgétaire, elle est centrale. Il faut sortir d'une logique de pilotage par injonction permanente et d'une contradiction devenue intenable entre ambition politique toujours plus grande et moyen budgétaires toujours plus contraints.

On ne peut pas toujours exiger plus des personnels de direction comme de l'école sans donner les moyens nécessaires et c'est aujourd'hui le cœur du problème. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur Torisan.

Mesdames et messieurs les députés, monsieur le président, ben la star de mes collègues, je vous remercie vraiment pour cette invitation qui met en avant finalement la réalité et le quotidien d'un métier très important en tout cas pour les enfants de ce pays, métier de chef d'établissement et je crois que mes collègues qui viennent de prendre la parole ont bien mis en avant toutes les difficultés et la complexité de ce métier qui est en pleine évolution, qui a beaucoup changé au cours des 20 dernières années. Et comme l'a dit fort justement madame, on demande beaucoup à l'école. Euh alors euh moi je représente à peu près un réseau d'100000 élèves de l'enseignement privé sous contrat euh des chefs d'établissement à peu près 3200 unités pédagogiques réparties sur tout le territoire du premier et du second degré la plus ancienne organisation professionnelle de de chef d'établissement et tout comme mes collègues nous nous voulons au service de nos collègues et des établissements pour le bien commun.

Je vais pas revenir sur tout ce qui a été dit par mes par mes collègues euh mais insister sur quelques points. Nous représentons des hommes et des femmes qui ont choisi un métier passionnant, un métier exigeant, mais avant tout un métier de vocation comme le font nos professeurs dans les établissements. Et c'est malheureusement un métier qui se complexifie, vous l'avez vu tous les jours notamment administrativement, réglementairement.

Je vais pas reprendre tous les arguments déposés précédemment. Et il faut absolument pour exercer correctement ce métier et assurer le service attendu aux élèves et à leur famille que nous préservions et que nous développions les marges de d'autonomie et de liberté des chefs d'établissement. Seule cette autonomie et cette liberté permet à chaque chef d'établissement de prendre des décisions, les décisions qui s'imposent et adaptées à son établissement puisque chaque établissement est différent.

Pour reprendre un élément d'actualité, nous sommes en pleine période de canicule. Ben la canicule ne se gère pas de la même façon quand vous êtes un établissement en montagne ou quand vous êtes un établissement de centre-ville. C'est pas les mêmes chaleurs, c'est pas les mêmes conditions d'examen.

Donc il faut avoir la possibilité d'individualiser les réponses pour que les réponses soient intelligentes partout. Voilà, je pense que ça c'est un cette notion d'adaptation contexte dans les perspectives. C'est quelque chose d'important.

Et puis si vous le permettez euh pour reprendre aussi ce qu'a dit le collègue de la CFDT, je crois euh la démographie est quelque chose à prendre en compte et de façon très importante dans les années qui viennent. On parle de 2 millions d'élèves dans 10 ans en moins. Il va falloir adapter nos structures et ça apporte beaucoup d'enjeux.

Et là, je pense que euh cette décroissance dans l'établissement peut se transformer en opportunité si nous sommes entendus, je pense par les pouvoirs publics et et si cette logique de moyen n'est pas, comme l'a dit mes collègues, toujours à la baisse, mais pourquoi pas faire différemment pour mieux accueillir les élèves. Voilà, donc mon organisation professionnelle est ravie de participer à ces débats parce que si ça peut apporter quelque chose au bien commun, et bien nous le ferons avec plaisir. Donc merci monsieur le président de cette invitation.

Je vous en prie. Et enfin le synad. Le synadic.

Monsieur le président, mesdames, messieurs les députés, merci de nous donner l'occasion de témoigner aujourd'hui. Donc le SINADIC est l'une des quatre organisations professionnel de l'enseignement catholique. Nos adhérents dirigent des collèges, des lycées, des ensembles scolaires, des centres de formation d'apprentis ou encore des organismes de formation continu.

Ils accueillent chaque jour sur l'ensemble du territoire plusieurs centaines de milliers de jeunes et d'adultes. Diriger un établissement scolaire en 2026 est une mission exigeante, passionnante, profondément utile. Elle [grognement] s'est en même temps considérablement effectivement transformé.

Elle est devenue plus complexe, plus explosée, plus stratégique. Je développerai mon propos autour de quatre défis. Défis éducatif, sociétal, institutionnel et managérial.

Le premier défi est éducatif. Nous accueillons aujourd'hui des générations de jeunes dont les repères, les modes de socialisation et le rapport à l'autorité ont profondément évolué. Ils grandissent dans un monde numérique permanent.

Leur accès à l'information est immédiat mais souvent fragmenté. Leur rapport au temps, à l'engagement, à l'effort ou à la vérité s'en trouve profondément modifié. Il rencontrent des difficultés à hiérarchiser les informations, à développer leur esprit critique ou à maintenir leur attention dans la durée.

Ces jeunes demandent que l'autorité et la décision soient expliquée, incarnée, cohérente. Ils n'adhèrent plus simplement parce qu'une règle est énoncée. Ils veulent en comprendre le sens.

Dans le même temps, nos équipes constatent une progression des des situations d'anxiété, de fragilité psychologique, de perte de confiance, d'isolement ou de décrochage. Cette réalité transforme profondément le métier d'éducateur. Elle transforme aussi le métier de chef d'établissement.

Nous ne dirigeons plus seulement des structures scolaires. Nous conduisons des communautés humaines dans lesquelles il faut instruire, éduquer, rassurer, protéger, faire grandir et parfois réparer. L'enjeu [grognement] est clair.

Maintenir l'exigence sans perdre l'accompagnement. Poser un cadre sans renoncer à la relation. transmettre des savoirs, mais aussi aider chaque jeune à se construire comme personne à part entière avec ses fragilités, ses craintes, ses aspirations, ses rêves, ses projets.

Le deuxième défi est sociétal. L'école est devenue l'un des derniers lieux où se rencontre quotidiennement des jeunes d'origine, de conviction et de parcours différents. C'est un lieu où l'on apprend à vivre ensemble, à confronter ses opinions, à faire cecié.

L'école est appelée à répondre à des demandes toujours plus nombreuses. Transmettre les savoirs, former les citoyens, prévenir les violences, accompagner les fragilités, développer l'esprit critique, éduquer au numérique, à la santé, à l'environnement, à la vie affective et relationnelle et à la sexualité. Dans le même temps, nous observons une défiance croissante envers les institutions et une difficulté à construire des règles communes, des repères communs.

Les jeunes observent les adultes, ils observent leurs parents, les médias, les réseaux sociaux, les responsables économiques, sportifs, culturel, politiques. Ils y voi parfois des discours contradictoires, des engagements fluctuants et une difficulté croissante à faire prévaloir le bien commun. Dans ce contexte, l'école se retrouve investie d'une responsabilité supplémentaire.

Donner sens aux apprentissages, développer l'esprit critique, transmettre le sens de l'engagement, aider les jeunes à se projeter dans l'avenir, construire du lien social, donner confiance, permettre de s'épanouir et de devenir des adultes citoyens responsables. L'école doit être donc porteuse d'espérance. La société demande à l'école toujours plus.

Nous demandons que les moyens, la confiance et la stabilité soient à la hauteur des attentes placées en elle. Car l'école ne peut pas être le lieu où la société délègue toutes ses fragilités sans reconnaître ceux qui les prennent en charge au quotidien. Le troisème défi est institutionnel.

Les établissements évoluent dans un environnement marqué par des réformes fréquentes et parfois un manque de visibilité. Je pense notamment aux évolutions de la voie professionnelle engagée en 2023. Carte des formations, incertitude qui touche l'apprentissage, la formation professionnelle.

Nous comprenons la nécessité d'adapter évidemment les politiques publiques aux réalités économiques, démographiques, territoriales. Fermer une réception qui ne répond plus aux besoins économiques ou démographiques d'un territoire peut être une décision légitime. Personne ne peut demander à l'État de maintenir indéfiniment des formations qui n'ont plus débouché.

Mais la question décisive, c'est celle de la méthode. Les établissements privés sous contrat ne peuvent pas être considérés comme de simples variable d'inajustement de la politique publique. Il participe pleinement à la mission de service public d'éducation.

Ils scolarisent des élèves, accompagn accompagnent des familles, forment des jeunes, travaillent avec les entreprises, contribue à l'aménagement éducatif des territoires. Ils doivent être reconnus comme des partenaires, pas comme des suppétifs, pas comme des opérateurs secondaires, pas comme des structures que l'on consulte après coup lorsque les décisions sont déjà largement arrêtées. Trop souvent, les établissements privés sous contrat sont insuffisamment associés à la construction de la carte des formations et cette situation crée une incertitude forte.

Nous demandons à être considérés comme des partenaires éducatifs à part entière capables de contribuer au choix stratégiques. 4e défi managérial. Le métier de chef d'établissement s'est transformé.

Nous sommes responsables pédagogiques, manager, gestionnaire, médiateur, animateur de communauté éducative, responsable de la sécurité des personnes et des biens, pilote de projet, interlocuteur des élèves, de leur famille, des enseignants et personnels, des collectivités, des autorités, qu'elles soient académiques ou des partenaires institutionnels. À cette extension des responsabilités s'ajoute une inflation continue des obligations administratives, réglementaires, déclarative. Nous ne contestons pas la nécessité de rendre compte et de répondre à toutes ces obligations.

Un établissement scolaire doit être responsable et il doit être contrôlé. Il doit justifier l'usage des moyens publics et la qualité du service rendu. Mais il faut poser une question : quel est le coût réel de cette accumulation administrative ?

Elle finit par détourner les équipes de leur cœur de mission. Elle finit par éloigner les responsables de terrain de leur de de du contact avec les personnels. Il faut également évoquer la question enseignante, leur recrutement, leur formation, leur temps de travail, leur rémunération, leur remplacement, leur relation avec le chef d'établissement.

Excusez-moi, je excusez-moi, je vais vous inviter à conclure par acquité pour vos Alors, je je conclus en en disant tout simplement que l'avenir de nos établissements repose sur trois conditions essentielles : la confiance, la stabilité et la concertation. Merci. Merci beaucoup et je vous rassure, vous aurez l'occasion de pouvoir revenir sur ces points en réponse aux différents orateurs en commençant par monsieur Thierry Tesson pour le rassemblement national.

Merci monsieur le président. Je me réjouis de la tenue de cette table ronde sur un sujet important, essentiel pour notre système scolaire car je pose la question quel serait le second degré sans les chefs d'établissement ? C'est un proviseur qui en l'absence du cuisinier fait le dîner des internes.

C'est un adjoint qui t la pelouse quand l'herbe est trop haute. Chose vue. Ce sont aussi des collègues confrontés au quotidien aux enjeux de sécurité et qu'il a garanti jour après jour qu'il s'agisse des menaces extérieures ou des violences entre élèves au-delà.

Sans les personnels de direction, comment seraient mises en œuvre les directives gouvernementales ? La question mérite d'être posée. Outre l'augmentation continuelle des charges administratives produit d'une bureaucratie bourgeonnante impossible à réduire, je tenais à évoquer deux sujets qui suscident beaucoup d'interrogations chez les perdir comme on les appelle.

D'abord les conditions de leur évaluation qui commandent l'évolution de carrière devenu au fil du temps une démarche complexe parfois même arbitraire arbitraire pardon sous une objectivité de façade. Peu nombreux sont ceux qui apprécient entre guillemets l'usine à case qui en est l'expression administrative. Ensuite de l'avis de la hiérarchie sur la manière de servir ont longtemps dépendu les conditions de mutation.

La dissociation récente des deux exercices évaluation et mobilité n'a à l'évidence pas répondu aux attentes des intéressés au terme de mobilité géographique. Pour conclure, constat déjà ancien, je crois que ça fait trop temps qu'on en parle, nous devons regretter que nous n'ayons jamais encore donné au chefs d'établissement un statut tenant réellement compte des responsabilités qu'ils assurent. Nous sommes toujours restés au milieu du gay.

Ils sont métaphores souvent mobilisées. On entend souvent ça comme des metteurs en scène qui ne choisissent ni la pièce de théâtre, ni les acteurs, ni les horaires des représentations. Tout au juste la coule tout au plus la longueur et la couleur du rideau de la scène.

Et encore, c'est pas toujours assuré. Le Rassemblement national appelle donc à leur donner les moyens de leur action dans le cadre logique d'un renforcement de l'autonomie de leurs établissements, laquelle reste la seule voie possible d'une amélioration de la plusvalue d'un système scolaire aujourd'hui si malmené. Je vous remercie.

Merci chers collègues pour le groupe ensemble pour la République, madame Anne Jon. Merci beaucoup monsieur le président. Mesdames et messieurs, je vous remercie pour vos propos liminaires.

Vous avez tous souligné combien vos conditions d'exercice du métier pouvaient être difficiles aujourd'hui. Et je voudrais saluer votre engagement, demander transmettre à vous tous vos collègues notre reconnaissance et notre gratitude pour le travail difficile et complexe que vous faites. Jeavais d'ailleurs souligné dans le discours que j'avais fait en quittant le ministère, j'avais souligné combien votre métier est notamment soumis aux injonctions contradictoires que vous avez tous cité les uns et les autres.

Je vais vous interroger sur deux points. Je serai assez rapide parce que je n'ai que 2 minutes. Le premier c'est le climat scolaire.

Le climat scolaire, je voudrais savoir votre réaction les uns et aux autres à la proposition que nous avons faite avec Renaissance que d'avoir un règlement intérieur pardon qui soit national de manière à adosser nos enseignants, nos personnels vous-même personnel de direction sur quelque chose qui soit nationalement reconnu plutôt que différencié selon les établissements ce qui peut parfois poser des difficultés par la relation que vous avez ou avec les élèves ou avec les parents d'élèves. Ma deuxième question portera sur l'autonomie des établissements. Certains d'entre vous ont évoqué leur réticence face à cela, mais néanmoins, je voudrais souligner que tous les systèmes scolaires performants ont tous démontré que l'une des et ça a été démontrer scientifiquement que l'une des raisons de leur performance est aussi l'autonomie qui est donnée au chefs d'établissement et notamment l'autonomie de recrutement.

Je voudrais revenir sur le système éclair clair d'abord devenu éclair ensuite en 2011 et qui a été annulé en 2012. encore une de ces mesures qui fait qui répond au Stop and go que vous avez évoqué tout à l'heure qui est allé beaucoup trop vite dans lequel on vous donnait une forme d'autonomie de recrutement de sélection avec une validation après par le recteur des enseignants qui étaient dans certains de vos établissements notamment dans les zones dites à l'époque d'éducation prioritaire. Quel est votre regard sur ce dispositif et qu'est-ce que nous pourvons faire aujourd'hui qui ne serait qui serait possible en Estonie ?

Pourquoi ça ne serait pas possible en France de le faire ? Comment pouvoir avancer vers cette autonomie que nous à Renaissance nous appelons de nos vœux ? Je vous remercie.

Merci chers collègues pour le groupe LFI, monsieur Rodrigo Arenas. Merci monsieur le président. Je voudrais d'abord remercier les organisations représentatives présentes aujourd'hui pour leur engagement au service de l'école de la République.

Dans la période actuelle, ce n'est pas rien de le dire. Quand nous parlons de la direction des établissements scolaires en 2026, il faut regarder la réalité en face. Les difficultés exposées par les chefs d'établissement ne sont pas le fruit d'un manque d'investissement ou de ou de compétences des personnels de direction.

Elles sont le symptôme d'une crise plus profonde de notre système éducatif. Depuis des années, les équipes éducatives doivent faire toujours plus avec toujours moins. Et cette situation pose une question centrale.

Quel sens voulons-nous donner à la fonction de direction à l'avenir ? S'agit-il d'être le gestionnaire de la de la pénurie chargé de faire tenir un système sous contrainte permanente ou voulons-nous redonner aux établissements les moyens de remplir pleinement leur mission éducative, émancipatrices et républicaines ? Pour notre part, nous pensons que l'avenir passe par un renforcement du service public d'éducation davantage de moyens humains avant tout, même à l'heure de l'intelligence artificielle et peut-être surtout à l'heure de l'intelligence artificielle. davantage de temps consacrés au pilotage pédagogique plutôt qu'aux tâches administrative, une meilleure reconnaissance des personnels et un soutien accru aux établissements qui accueille les publics les plus fragiles.

Diriger un établissement scolaire ne doit pas consister à arbitrer quotidiennement entre des besoins légitimes, faute de besoins et de moyens suffisants. C'est pourquoi les difficultés de direction ne pourront être résolues durablement que si l'on s'attaque aux causes structurelles de la crise de l'école dans son ensemble. se pose d'ailleurs la question de savoir si les difficultés et la dégradation de vos conditions de travail sont aussi liées à l'inflation évaluative, en particulier les évaluations d'établissement et si par exemple leur suppression pourrait améliorer vos conditions de travail et donc d'encadrement.

Dans tous les cas, je serai particulièrement attentif à vos constats et à vos propositions pour construire ensemble une école plus juste, plus sereine et plus ambitieuse pour tous les élèves. Je vous remercie. Merci chers collègues pour le groupe socialiste et apparenté madame Haida Adisadé.

Merci monsieur le président. Il y a quelques années de ça, j'étais à la direction générale d'enseignement scolaire et pour tout vous pour tout vous dire le métier de chef d'établissement m'intéressait comme suite de carrière et j'avais pu échanger avec un excellent chef d'établissement qui avait rejoint la direction générale, il était sorti majeur de sa promo et m'avait donné une définition de votre métier qui m'a marqué jusqu'à maintenant. Il m'avait dit que le chef d'établissement, son rôle c'est de faire en sorte que tout le monde dans l'établissement puisse bien travailler, que les élèves puissent bien apprendre et que les enseignants puissent bien enseigner.

C'était ni plus ni moins ça la mission du chef d'établissement. Et ce qui m'a frappé et ce qui me frappe encore aujourd'hui, c'est que ce devrait être précisément la mission de tout ministre de l'éducation nationale, ni plus ni moins. Faire en sorte que les élèves puissent bien apprendre et que les enseignants puissent bien enseigner.

Malheureusement, vous l'avez dit parce que vous en êtes les témoins tous les jours. Les ministres se succèdent et parfois souvent quand ils arrivent au poste, leur préoccupation c'est comment marquer de leur empreinte ce ministère pour la suite de leur carrière. Et donc ils vont penser communication et pas condition de travail des personnels de l'école, des collèges et des lycées.

J'en veux pour preuve un seul fait. Il y a un chiffre qu'on a pas au niveau national. Il y a un indicateur qu'on ne sait pas suivre.

C'est le nombre d'heures d'enseignements qui ne sont pas remplacés. Si on s'intéresse un petit peu à ce sujet et nous sommes nous ici députés forcé nous y intéresser puisque nous sommes interpellés par des parents d'élèves. Il y a des millions d'heures qui ne sont pas assurés.

Ce chiffre avait été avancé par un ministre Papendia pour ne pas le nommer des millions d'heures d'enseignements qui sont perdus. Comment veut-on que l'école fonctionne bien ? L'un d'entre vous l'a dit.

Le bateau coule et soit on sort les éponges, soit on regarde par le vers d'autres horizons. Moi, je j'ai une demande à vous faire. Il y a des parents d'élèves dans ma circonscription qui ont mis en place eux-mêmes un indicateur du nombre d'enseignements non assurés.

Est-ce que c'est possible que les syndicats de chef d'étatement pour mettre en place ? Ce n'est qu'à seul à cette seule condition qu'on pourra sortir du piège démographique. Merci chers collègues.

Merci pour le [grognement] groupe droite républicaine, monsieur Xavier Breton. Merci monsieur le président. Merci aussi d'avoir organisé cette table ronde.

Je crois que c'est aussi l'occasion pour nous de saluer l'engagement quotidien des des personnels de direction dans dans nos établissements. Trois trois points. Le premier on voit, vous l'avez tous dit, la lourdeur des tâches administratives qui qui monopolise de plus en plus le temps de travail des des personnels de direction. ce sont c'est les effets des faces d'une gestion centralisée sans aucun doute.

Euh et c'est ce qui est grave aussi c'est que ça décourage bien sûr ceux qui travaillent dans les établissements mais également ceux qui pourraient avoir envie et les vocations sont parfois découragées d'où une crise de recrutement. Ça passe, on l'a entendu de manière assez large quand même par l'autonomie des établissements. Il y a pas un consensus unanime mais en tout cas il y a une majorité qui qui va vers cette autonomie.

La question c'est qu'elle est déjà reconnue dans les textes. Vous l'avez indiqué, mais aujourd'hui pourquoi n'est-elle pas suffisamment appliquée ? Est-ce que c'est une est-ce qu'il faudrait un nouveau texte législatif pour réaffirmer cette volonté ou est-ce que ça passe par une volonté euh d'abord dans le ministère et dans les dans la vie du ministère pour que c'onomie des établissements à laquelle nous aspirons devienne une réalité.

Deuxème point, on parle bien sûr du développement de l'intelligence artificielle, des outils numériques dans tous les modes de gestion et d'organisation de la société. Quel risque et quelles opportunités voyez-vous au niveau du système éducatif et dans vos tâches de direction avec ces développements de ces outils ? 3è point et qui est aussi on l'a évoqué la baisse des effectifs scolaires qui va amène à s'interroger sur l'évolution de l'offre éducative.

On a une mission d'information qui est en train de réfléchir sur cette baisse des effectifs. Est-ce que vous voyez des pistes de coopération à initier pour effectivement amener aussi un peu plus de qualité dans cette offre éducative à développer ? Je vous remercie.

Merci chers collègues pour le groupe écologiste et sociale, monsieur Jean-Claudre. Merci monsieur le président. Imaginons une rentrée somme toute classique, plusieurs postes d'enseignants non pourvus, pas de médecins scolaires, une ou deux AES manquantes, des élèves anxieux car harcelé l'année d'avant, un début septembre très chaud, trop chaud, heureusement pas aussi brûlant que juin, des parents inquiets, toujours plus exigeants, une nouvelle réforme non concertée.

Ce scénario de rentrée est particulièrement ordinaire et devient trop souvent la norme pour le reste de l'année. Et celles et ceux qui se trouvent en première ligne face à ces difficultés, c'est vous, les chefs d'établissement. Enseignant lycée professionnel, pendant 25 ans, j'ai vu de mes yeux la charge de travail, la pression qui pèse sur vous et la dégradation de votre exercice au quotidien.

On vous demande à la fois de favoriser la mixité sociale face à une carte scolaire fracturée et à la concurrence des établissements privés. de garantir la sécurité, la santé des élèves et des enseignants sans moyens financiers directs et suffisants, ne serait-ce que pour rénover le bâtis scolaire et l'adapter au changement climatique. D'être un travailleur social qui repère la détresse psychique des adolescents dans un contexte où la santé mentale des jeunes nous explose littéralement à la figure.

Et pendant que cette liste s'allonge, on pourrait considérer la baisse démographique comme une bonne nouvelle. Ce serait l'occasion d'avoir moins d'élèves par classe. Dans les faits, c'est l'inverse.

Elle sert à justifier des fermetures de classe et des postes d'enseignants. Pas un soulagement mais une menace de plus. On vous demande de porter vos équipes à bout de bras mais pour les personnels enseignants comme pour votre métier, vous l'avez rappelé, les concours ne font plus le plein et les démissions se multiplient un poids de plus.

On attend que vous fassiez vivre l'égalité des chances, incluant tous les élèves, notamment ceux en situation de handicap, les protéger notamment contre le harcèlement et les violences sexuelles, les orienter et dans les faits, on vous transfère toujours plus de responsabilité avec toujours moins de moyens et c'est encore et toujours des injonctions paradoxales, vous l'avez dit, des réformes incessantes et des priorités fluctuantes. Mesdames, messieurs, c'est vous qui faites tenir jour après jour des écoles toujours moins dotées. Vous êtes le dernier rempart de la promesse républicaine et trop souvent vous l'être seul et démuni pour la défendre.

Alors ce matin, au nom de mon groupe, je souhaite simplement vous dire notre reconnaissance pour ce que vous accomplissez chaque jour. Merci cher collègues et je n'auraai pas le temps de poser ma question, c'est dommage. Merci chers collègues.

Pour le groupe démocrate, madame Géraldine Bagier. Madames, messieurs, parmi les quelques remontées de terrain que j'ai pu obtenir en vue de cette table ronde, j'évoquerai le questionnement sur la faisabilité à la rentrée prochaine de l'interdiction du téléphone portable. Un proviseur me précisait que la règle du invisible, rangé, éteint était selon lui plus gérable qu'une interdiction stricte, peut-être aussi plus pédagogique à l'heure du lycée.

Concernant la lutte contre le harcèlement, on me dit que les réseaux sociaux sont systématiquement impliqués, qu'il est bien difficile pour une équipe pédagogique d'avoir la main alors que l'on s'appuie seulement sur des captures d'écran. Pas toujours exhaustif, c'est un sujet difficile, semble-t-il. Pour l'égalité des chances, l'anonymat du lycée d'origine est souhaité pour l'entrée en CPGE car les jeunes, disons, d'un lycée ordinaire sont très vite pénalisés.

Enfin, concernant la situation précise des chefs d'établissement, j'évoquerai la charge de travail qui s'est alourd problématiques de santé mentale des jeunes, mais aussi du fait d'une multiplication d'enquêtes et de de d'évaluation qui semblent inutile pourvu qu'on fasse confiance au chefs d'établissement, ainsi qu'un souci de blocage d'échelons. Alors, moi j'avais 124 mais il semblerait que c'est 129 qui est pointé au moment de la retraite. Voilà quelques petits sujets qui ne manqueront pas de vous intéresser. coupe pour partie vos exposés et je me permettrai de de faire un coup de ral contre le recrutement local.

Moi je suis une professeure qui avait été formée dans l'Ouest. L' classique, il y en a peu de formé en France. J'avais été envoyé dans l'est.

Je vois pas du tout comment on peut recruter localement les professeurs et c'est très bien d'aller quand on vient d'une région forme beaucoup d'enseignants vers des régions qu'en ont vraiment besoin. Je ne comprends pas cette ce truc de recrutement local. Merci chers collègues pour le groupe Horizon et indépendant madame Véronique Ludman.

Monsieur le président, mesdames et messieurs les représentants des personnels de direction, je vous remercie de votre présence. Diriger un établissement 2026, c'est assurer d'abord la sécurité des élèves. C'est tenir un budget, une équipe et le dialogue avec les familles.

Euh avant d'être des cadres, les chefs d'établissement sont d'abord des agents engagés pour le service public et ce que nous entendons, c'est le que leur difficulté première tient à l'accumulation, l'empilement, des missions, euh par exemple la gestion des RH, les injonctions en fonction de l'actualité. le manque de pérennité dans les réformes et des outils numériques largement perfectibles. Euh ma position est la suivante.

D'abord, il faut euh soutenir les personnels de direction, bien identifier ce qui relève pardon réellement de votre métier, renforcer la cohérence des équipes de direction et garantir une protection effective face à des familles aux attentes de plus en plus fortes. Ensuite, il faut le faire avec le plus sérieusement possible avec des moyens financés et clairement priorisés pour que les engagements pris se traduisent dans la durée. Je terminerai par deux questions simplement pour vous écouter.

Qu'est-ce qui aujourd'hui dans votre quotidien vous éloigne le plus de ce qui vous a fait choisir ce métier ? Et si vous aviez un message à faire passer à la représentation nationale, lequel serait-il ? Merci.

Merci chers collègues. Je précise que nous passerons les questions directement après les orateurs de groupe ce qui permettra d'avoir des réponses groupées. [grognement] Poursivre, Joël Bruno pour le groupe Liot.

Monsieur le président, merci. Euh ma mesdames mesdames et messieurs, voilà, merci pour cet exposé que je n'ai pas pu écouter, mais je voulais revenir à mon tour sur le sujet de l'autonomie parce que l'autonomie des établissements. Effectivement, je rejoins un certain nombre précédentes pour dire que vous avez bien du mérite pour tenter de gérer et conduire au mieux les projets pédagogiques de vos différents établissements alors même que vous êtes soumis effectivement à toutes sortes de demandes émanant généralement d'une sphère de l'éducation nationale que qui est peuplée de gens plein de sans doute remplis de plein de bonnes intentions mais qui pour beaucoup malheureusement n'ont pas vu un élève depuis longtemps Mais ceci dit, la question que je voulais vous poser, c'est comment vous voyez effectivement comment vous percevez ces propositions qui émanent régulièrement dans le débat public d'une plus grande autonomie des établissements et comment vous vous situez vous en tant que praticien du sujet en quelque sorte ?

Quelles conditions selon vous devrait remplir effectivement une réforme permettant effectiv davantage d'autonomie des établissements pour vu de ma fenêtre mieux s'adapter par exemple à certaines réalités locales ce qui veut pas dire recrutement local je je rassurer ma ma voisine. Alors même que dans la plupart des pays européens il y a certaines grandes constantes dans là où l'éducation nationale donne de meilleurs résultats si j'en juge par en particulier le niveau des élèves. Il y a à la fois effectivement la meilleure reconnaissance des enseignants, clairement par la rémunération euh et puis aussi euh euh un des chefs d'établissement qui sont réellement dans une position managériale euh avec de fait euh ce statut plus d'une plus grande autonomie par rapport euh à une administration centrale.

Merci chers collègues pour le groupe GDR, madame Souia Bourois. Merci monsieur le président. Euh je souhaite tout d'abord vous remercier pour votre présence ce matin.

Vos témoignages sont précieux car ils permettent de mieux mesurer ce que représente aujourd'hui la les responsabilités de diriger un établissement scolaire dans notre pays. On ne on ne perçoit pas toujours l'ampleur de la charge qui pèse sur l'échelle d'établissement. Pourtant cette charge ne cesse de croître tandis que les situations de souffrance au travail se multiplient.

Cette dégradation est d'abord liée au manque de personnel. Les établissements sont confrontés à une pénurie d'infirmières scolaires, d'assistants sociaux, de psychologues de l'éducation nationale mais aussi de personnel administratif. Ces absences compliquent le fonctionnement quotidien des établissements et conduisent souvent les chefs d'établissement à assumer eux-mêmes des missions qui ne relèvent pas directement de leur fonction.

Cette situation est particulièrement préoccupante pour la prise en charge des élèves à besoins éducatifs particuliers ou présentant des troubles neurod neurodéveloppement, faute d'accompagnement humain insuffisant et de professionnels de santé en nombre adéquate. Les équipes de direction se retrouvent en première ligne pour diriger des situations de plus en plus complexes. À cela s'ajoute la cumulation des réformes, souvent mise en œuvre sans évaluation préalable des précédentes, ainsi que des outils numériques, parfois peu ergonomique et insuffisamment intopérable qui alourdissent les tâches administratives.

Je souhaite également souligner l'importance de préserver la mixité sociale et de soutenir les dynamiques partenariales notamment à travers les cités qui associent les collectivités, l'éducation nationale et les familles. Ma question est donc la suivante : quelles sont selon vous les mesures les plus urgentes que l'État devrait mettre en œuvre pour améliorer les conditions d'exercice de chef d'établissement, leur permettre de recentrer leur mission éducative et de pilotage et de de redonner de l'attractivité à ce métier. Merci beaucoup.

Et enfin pour le groupe UDR, monsieur Maxime Michelet. Merci monsieur le président. Mesdames, messieurs, au côté des plus de 900000 enseignants, parmi les plus de 300000 personnels non enseignants de l'éducation nationale, les 13600 chefs d'établissement représentent une corte aussi modeste qu'essentielle.

Ils assurent la coordination des catégories de personnel pilotent le projet pédagogique, l'encadrement des élèves. Ils assurent une mission d'intermédiaire entre les réalités du terrain et une administration réputée pour son centralisme bureaucratique. Je tiens tout d'abord à saluer l'organisation de cette table ronde qui est aussi une forme de reconnaissance de notre commission pour l'ensemble des chefs d'établissement. [grognement] Dans nos établissements scolaires, le chef établissement est la clé de voûte, de la cohérence et de l'unité, assumant une mission de pilotage structurante.

Malheureusement, au fil des années, au fil des réformes, au fil des circulaires, la charge purement administrative a fini par dévorer cette mission de pilotage, organisation des enseignements, des services, des emplois du temps, des examens ou encore des processus d'orientation. Toutes les réformes ont apporté leur part de complexité et démultiplié aussi les missions d'évolu aux établissements. Ajouter à cela toutes les procédure de numérisation et de dématérialisation qui sont autant de faux outils de simplification et la surcharge administrative dépasse l'entendement.

Ayantré plusieurs années auprès de plusieurs proviseurs comme AED puis comme secrétaire de scolarité, je garde moi-même un souvenir impérissable de ces applications éducative nombreuses, archaïques, jamais coordonné, qui enchaînent nos personnels de direction à leur bureau et à leurs ordinateurs quand leur mission les appelle à la plus grande mobilité sur le terrain de leurs établissements. Répondre à cette surcharge administrative apparaît aujourd'hui comme une priorité afin de recentrer nos personnels de direction sur leur vocation de pilotage et de coordination en somme sur leur métier. Pour se faire stabilité, simplicité, lisibilité s'impose.

Mais peut-être est-il aussi le temps de considérer les chefs d'établissement comme des chefs et des chef d'équipe, notamment leur permettant de recruter leurs équipes pédagogiques, mais aussi leurs équipes administratives, équipes dont la revalorisation des carrières et des missions est un défi nécessaire tant pour répondre à la surcharge que pour faire entrer l'éducation nationale dans l'aire de l'intelligence artificielle. Je vous remercie. Merci chers collègues.

Nous en revenons maintenant une aux questions pour une durée de 1 minute en commençant par monsieur Roger Chudot. Merci monsieur le président. Mesdames, messieurs, mes chers collègues, parlons autonomie.

L'autonomie, tout le monde en parle, c'est une sorte de mantra mais c'est une sorte aussi de d'objet administratif non identifié. Pourtant l'autonomie est centrale si l'on veut produire un effet établissement. Alors, je vais vous poser une question directe.

Que feriez-vous si dans le casre d'une expérimentation nationale évidemment et pour sur la base du volontariat, on vous délégué la masse salariale, le recrutement des personnels, la liberté organisationnelle y compris la modularité complète par exemple du collège ou du lycée, la liberté de modifier les horaires par exemple pour augmenter la maîtrise de la langue chez ceux qui pour lesquels c'est déficient et le remplacement. Ces modèles existent à l'étranger, ça a été dit par d'autres collègues s'appelle les Charter Schools, hein. Bon, nous avons nous des contrats d'objectif et de moyens.

La question est que feriez-vous ? J'aimerais entendre vos organisations respectives sur ce point. Merci.

Merci beaucoup pour le groupe EPR, madame Graziel Melkerur. Merci monsieur le président. Madame messieurs, en 2021 la loi de loi Riac a consacré la fonction de directrice ou directeur d'école primaire matérialisant un mouvement de reconnaissance de leurs missions spécifiques dans le pilotage et le fonctionnement des écoles publiques.

Le directeur a maintenant autorité sur l'ensemble des personnes présentes dans les dans l'établissement pendant dans l'école pendant le temps scolaire. [grognement] Si des points d'amélioration subsistent, nous la voyons comme un facteur d'attractivité en matière de financement, de décharg, de formation et d'accompagnement des directeurs d'école au pilotage. Pourriez-vous nous indiquer en quoi la loi Riac pourrait être une source d'inspiration pour améliorer l'attractivité du métier de chef d'établissement ?

Et autre question, quelles seraient vos pistes pour alléger la charge de travail administratif que vous avez souligné ? Je vous remercie. Merci chers collègues.

Madame Fatia Kello merci monsieur le président. Euh ma question s'adresse aux représentants des syndicats euh que vous êtes. Euh [raclement de gorge] depuis 2020, la rentrée 2025, le programme Evars est absolument obligataire avec trois séances annuelles à moyen constant puisque de toute façon il n'y a pas de moyen dégagé pour exécuter ce programme. vous chef d'établissement concrètement comment vous arrivez à motiver les équipes et notamment les équipes d'enseignants parce que je sais que très souvent les équipes du médico-social sont partantes pour travailler sur ces séances.

Comment arrivez-vous à motiver les enseignants autour du programme et donc à travailler sur ces séances sur le programme sur le sur un le projet d'établissement ? Donc voilà, ma question clairement c'est à moyen constant comme on le sait. comment vous arrivez à travailler aussi avec les associations euh qui ont des agréments et avec les enseignants de toute matière pour euh faire ces séances vars.

Je vous remercie. Merci. Ensuite, monsieur Christophe Provença.

Merci monsieur le président, mes chers collègues, mesdames et messieurs les représentants de syndicat, je tiens d'abord à vous féliciter pour votre engagement et vous remercier pour vos propos et pour l'éclairage que vous apportez sur le quotidien des chefs d'établissement. La réforme blancaire de 2020 s'apparente aujourd'hui un véritable casse-tête organisationnel pour vous les équipes qui vous entourent. J'ai moi-même vécu cette situation dans ma vie d'enseignant où les proviseurs doivent s'adapter de manière quasi instantanée aux conditions au conseil ministériel parfois du jour au lendemain.

Néanmoins, je souhaite mettre en avant un point très précis de cette réforme qui est le passage de trois spécialités en première à deux en terminal. Ce choix actuel provoque plusieurs effets pervers. À commencer par la concurrence entre les disciplines, la fragilation de certains postes d'enseignants et peut générer des tensions même au sein de la communauté éducative.

Au lieu de favoriser un parcours mixte, cette logique reproduit également les anciens schémas sociaux genrés. En terminant les choix classiques, les garçons choisissent souvent de matière scientifique et les filles de matière littéraire. Une spécialité abandonnée est moins valorisée alors qu'elle peut rester essentielle.

C'est notamment le cas de la spécialité sciences de l'ingénieur dont le recul progressif menace à terme la formation des futurs ingénieurs et des compétences technique. Maintenir les trois spécialités en terminal, ça ça me note une bonne raison de faciliter le choix des élèves. Quelle est votre position sur ce sujet-là ?

Merci beaucoup madame Béatrice Pirot. Merci monsieur le président. Donc ma question concernera un petit peu le premier degré dont vous avez pas parlé, c'est normal puisque ce sont pas des chefs d'établissement mais euh aujourd'hui nous avons des groupes scolairire de premier degré qui sont parfois bien plus gros que certains collèges qui peuvent dépasser les 400 peut-être même 500 élèves par endroit alors que certains collèges sont en dessous de 100 élèves.

Et le rôle du directeur d'école pourrait s'apparenter un rôle de chef d'établissement. certains le réclam d'ailleurs. Quelles sont vos relations avec les directeurs d'école et quelle est votre vision justement d'évolution vers en rôle de chef d'établissement de certains directeurs du premier degré ?

Merci. Merci beaucoup. Et enfin, monsieur Laurent Croisier.

Oui, merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les les chefs d'établissement, merci de votre présence. Alors, on évoque souvent les difficultés.

Mes collègues en ont beaucoup fait état et elles existent. Mais aujourd'hui, moi je souhaite commencer autrement. Dites-nous ce qui fonctionne.

Dites-nous ce qui concrètement fait réussir vos élèves. Quelles initiatives portent leurs fruits ? Quel dispositif mériterait d'être conforté ou généralisé ?

Je pense qu'on doit tenir un discours positif aujourd'hui, sinon on n'arrivera pas à réactiver l'attractivité ni du métier d'enseignant, ni du métier de de chef d'établissement. Votre expérience de terrain est précieuse. Elle doit nourrir nos décisions publiques, non seulement pour corriger ce qui va pas, mais aussi pour amplifier ce qui marche.

Voilà, nous avons besoin de vos réussites pour construire nos politiques éducatives pour qu'elles soient plus juste, plus efficace et plus proche des réalités. Merci. Merci chers collègues, nous avons pris toutes les questions.

Je propose qu'on puisse refaire un tour de table dans l'ordre de tout à l'heure en commençant par le SNP desen. Bien, écoutez, d'abord, merci pour tous les le soutien. hein, que vous apportez à travers à travers vos témoignages et et déclarations.

Je vais essayer d'être rapide même s'il y a énormément de questions. Euh l'évaluation des personnels de direction est effectivement un sujet à revoir. Une évaluation annuelle des cadres n'a pas de sens et est complètement déconnecté à la fois des opérations de mobilité et des primes annuelles, je vais vite, ça s'appelle pas comme ça, puisque certains ont une une évaluation qui s'améliore alors qu'ils ont une indemnité qui diminue à la fin de l'année.

Donc tout ça n'a pas beaucoup de sens. Sur la question du climat scolaire et du règlement intérieur national, on défend précisément le contraire. C'estàd l'idée d'une adaptation locale et d' une capacité à faire un règlement intérieur local est complètement contraire à ce que vous proposez en terme de règlement intérieur national qui s'appliquerait partout pareil sur la question de l'autonomie et du chef d'établissement et sur les le recrutement.

Alors les lignes bougent sur ces questions à l'intérieur de notre syndicat. On n'est pas opposé à l'idée d'émettre des avis. Vous avez parlé d'expérience éclair que j'ai d'ailleurs pu vivre personnellement quand j'étais principal en en scène Saint-Ni.

C'est des choses qui qui peuvent effectivement faire évoluer. Mais pour ça, il faut un un nombre de personnel suffisant. Aujourd'hui, nous n'avons pas euh l'équipement euh administratif pour faire ça.

Vous avez été plusieurs à nous interroger sur la question du recrutement des personnels. Aujourd'hui, nous n'avons pas réellement de service RH et donc, il faudrait être en capacité de faire évoluer tout ça. Le chef d'établissement ne doit pas être décisionnaire totalement sur cette question, mais à un moment émettre des avis comme il le fait déjà sur certains types de recrutement est tout à fait envisageable.

En tout cas, on on est favorable à l'idée d'une ouverture de discussion sur ces questions. Sur la question de l'évaluation des établissements, notre syndicat est plutôt favorable à cette initiative. Elle est chronophage, c'est vrai, mais elle est surtout chronophage pour ses évaluateurs.

Puisque pour les évaluer, les collègues ont considéré que c'était un exercice intéressant, hein, le cadre de l'évaluation, de l'auto-évaluation d'établissement et d'évaluation externe. Ce qui pose aujourd'hui difficulté dans ces évaluations, c'est qu'une fois que les évaluateurs sont partis, il ne se passe plus rien, hein. Donc, et quelle est la suite à donner suite à des préconisations qui sont faites par une équipe d'évaluation ?

Sur la question des heures remplacées, la difficulté numéro 1 aujourd'hui, ça n'est pas le remplacement de courte durée et les absences d'une ou deux journées ou de 2 heures par-ci parl tel qu'on a bien voulu nous le faire croire à un moment. C'est bien les absences longues qui posent difficultés au sein de nos établissements. L'administration dispose parfaitement de ces indicateurs puisque les absences longues sont comptabilisées dans les des logiciels parfois un peu archaiques, vous l'avez dit, mais en tout cas elles sont comptabilisées.

Donc on a pendant quelques mois voir un peu plus focalisé et mis la pression sur les chefs d'établissement pour les remplacements de courte durée. Alors que le problème numéro 1, c'est bien le remplacement de longue durée. surtout quand on fait des choix de dispositifs, je pense au pactes qui sont très contraignants et qui sont nés dans une opposition très importante des équipes enseignantes.

Sur la question de l'intelligence artificielle, vous parliez du risque ou de ou des le risque aujourd'hui est plutôt identifié du côté de la fraude, hein. Donc et c'est une difficulté majeure qui est exprimée par les par les équipes enseignantes. Il faudrait avancer effectivement sur cette question.

Il y a des initiatives diverses. L'interdiction du téléphone ne va pas résoudre l'intégralité du problème. On y est, j'y reviendrai j'y reviendrai après.

Sur la baisse démographique, c'était l'une de vos questions. Quelles sont les pistes ? On porte l'idée de notre côté sur les mutualisations bâtimentaires du 1er degré, du second degré, du postbac, de la formation continue.

Ça existe du côté des établissements privés, ça existe du côté de l'Afe, ça existe à l'étranger, vous l'avez dit. Et donc il faut expérimenter. Ça existe déjà dans les Hautes Alpes, il y a une une expérimentation dans ce domaine mais également à Paris.

Donc il faut avancer et euh parce que vous en tant qu'élu local, vous allez souhaiter euh et pousser l'idée de la du maintien de des école et des collèges et des lycées, mais l'avenir ne peut pas être que des établissements de petite taille, hein. Ça n'est ni viable euh ni d'un point de vue financier, ni viable d'un point de vue pédagogique, ni viable en terme de direction. Euh en ce qui nous concerne euh sur la question de l'interdiction du téléphone, ça va poser effectivement une question de de faisabilité.

Mais à partir et on a aujourd'hui une problématique majeure, c'est qu'au-delà des annonces, aucun texte n'a atterri à ce stade. Vous le savez hein, vous avez participer au débat. Donc ce qui met en difficulté et en tension les équipes de direction puisque on travaille sans filer.

On ne sait pas à la fin comment sera le texte final sur cette question. On entend parler de zone d'exception en l'occurrence. Donc euh si effectivement chaque établissement peut adapter l'utilisation du téléphone et créer une zone d'exception pour éviter les attroupements aux abords à chaque heure de cours, et bien ça effectivement c'est quelque chose qui pourra potentiellement être un compromis intéressant sur la question de l'anonymat du des CPGE et l'anonymat global hein dans Parcours Sup, c'est un sujet qu'on a déjà évoqué plus à plusieurs reprises avec Jérôme Teyarder et ses équipes.

Il y a il y a effectivement à réfléchir autour de de l'équité de traitement et ça peut être une piste effectivement tout comme l'anonymat du nom avait été à un moment donné mis en place. Sur la question du butoir, ça s'appelle comme ça la barrière à 1129. Rappelez que aujourd'hui grâce aux avancées salariales obtenu de plus en plus de collègues vont dépasser le 1129 au moment où ils vont partir à leur traite.

Et pour des raisons qu'il continuent à nous échapper, c'est plafonné à 1129. Donc si vous avez l'occasion les uns et les autres de pousser cette question et de faire en sorte qu'elle évolue, on sera on en sera ravi. C'est l'exception dans le paysage national.

On n'applique pas le le le l'indice he de l'agent pour son départ à leur traite puisqu'il est plafonné à 1129. sur la question du recrutement local, vous l'avez évoqué également dans votre question. Euh rappelez quand même que dans le système éducatif aujourd'hui, on a entre 15 et 20 % de contractuels et donc par définition, c'est un recrutement local.

Euh il faut quand même réfléchir sur la question de l'attractivité globale des métiers de l'éducation nationale. Ça vous a peut-être fait plaisir à vous de passer de l'ouest à l'est. Ça ne fait pas plaisir à tout le monde.

Et donc il faut réfléchir de façon macro à cette questionlà parce que plus on forcera les gens à partir au bout de la France alors qu'ils ne le veulent pas, plus ils démissionneront et moins ils s'engageront. Donc c'est un vrai sujet qu'il faut euh qu'il faut traiter hein, donc sans sans mesure forcément standardisée, mais en tout cas il faut ouvrir ce débat qui pose aujourd'hui, vous le savez, ses difficultés. Euh un message à faire passer.

Vous nous avez posé cette question, je dirais le message, c'est la question de la confiance. Faites confiance aux acteurs de terrain. Ne nous imposez pas des directives déconnectées nationales, uniforme pour tout.

Euh un ou deux messages dans l'année du ministre devrait suffire à nous faire fonctionner. Euh sur la question de l'autonomie, encore une fois attention à faire la différence entre autonomie du chef d'établissement et autonomie de l'établissement. Nous portons la question de l'autonomie des établissements et pas du chef d'établissement seul.

Sur la question des solutions sur le groupe GDR sur les personnels de direction, je dirais l'augmentation du nombre de personnel de direction, donc du nombre de postes et la capacité à bien les remplacer. C'est une difficulté. Tout ce qui s'écrit sur la question de l'administration en général montre qu'il y a une sous-administration des établissements scolaires aujourd'hui.

Et si et pour répondre à monsieur Chudo, si demain je devais gérer la masse salariale, le recrutement, les horaires, les remplacements, qu'est-ce que je ferais ? et bien je pense que je changerai de métier hein. Donc euh et pour euh sur Evars, c'est une question complexe.

À partir du moment où on a on a une complexité, un côté très transversal et une absence de formation des personnels, tous les rapports actuels et les enquêtes qui sont faites montrent que ça ne donne ne donne pas satisfaction. Ça nécessite une coordination très élevée et on est en difficulté sur la mise en œuvre même si on partage complètement les intentions aujourd'hui. Désolé, j'ai dû oublier une ou deux questions mais il y en avait beaucoup.

Merci beaucoup. Ça en laissera quelques-unes pour vos collègues. Nous allons [grognement] poursuivre avec madame Pvier pour la CFDT.

Oui. Euh merci de vos questions et de votre intérêt pour nos conditions de travail. Donc je vais essayer de me centrer sur ces aspects-l.

Je vais peut-être commencer par ce sujet de l'autonomie qui a été évoqué par euh euh nombre d'entre vous. Euh nous sommes assez surpris de constater que l'autonomie est est perçue en tout cas dans vos questions euh comme relevant beaucoup de la question du recrutement. Et alors, c'est pas du tout une demande de notre part hein, mais alors pas du tout pour les raisons qu'évoquait mon collègue hein.

C'estàd que si on a ça en plus là, la coupe va vraiment déborder. Mais aussi parce que cette autonomie de l'établissement hein, c'est bien de ça dont on parle hein, elle existe dans les textes et la pratique des dernières années a eu tendance à la diminuer. Donc laissez-nous exercer ce qui existe.

Aujourd'hui, nous revendiquons effectivement le fait de manquer d'autonomie. On parle de confiance mais en fait ce que nous attendons c'est que nous on nous laisse exercer l'autonomie qui a été prévue dans des textes qui étaient fort bien balancé. Et donc je vais illustrer très concrètement cette affaire là.

C'est-à-dire que je voudrais notamment parler de laallocation de ressources. Depuis quelques années, on nous donne des moyens mais pour du pact et à l'intérieur de ce pacte, on va nous dire "Moi, j'ai reçu 10 parts de pacte l'année dernière pour un lycée de taille, voilà, [grognement] 600 élèves, 10 parts de pacte mais 8 uniquement pour le remplacement et pas pour autre chose." Ça veut dire que non seulement on a une conjonction entre une contraction des moyens en collège il y a quelques années évidemment lorsqu'on a amorcé la mesure, j'en ai eu 27 je crois.

Donc on n'est plus du tout sur la même chose. Le nombre de missions d'évoluer aux enseignants n'a pas diminué. Mais [grognement] par contre on me dit attention alors vous avez une enveloppe de 10 mais sur vos 10 alors va y avoir 8 % puis 2 pour ça et puis 1 et demi pour ça.

Sauf que ça correspond pas du tout au besoins de la structure. Donc elle est où l'autonomie à ce moment-là ? Donc déjà il faut reconquérir une autonomie.

Alors, j'espère que ce sera pas aussi illusoire que la raconquête du mois de juin. Et en tout cas, moi je souhaite qu'on puisse reconquérir l'autonomie sur certaines variables de l'allocation de ressources puisque aujourd'hui en établissement scolaire, c'est ce qu'on appelle la dotation globale horaire, mais c'est aussi des heures pour devoirfit, mais c'est aussi du pacte, mais c'est aussi ces indemnités de mission particulières que je n'ai pas du tout la liberté d'attribuer comme je souhaite puisqu'il en faut pour la coordination EPS, il en faut pour la coordination des laboratoires, il en faut pour ceci, pour cela, pour ce l'autre et au bout du bout sur la multiplicité des référents qui sont prêts à le faire. Moi, je vais revenir sur Evars aussi hein.

Il y a des gens qui sont partants, hein. Ils sont citoyens comme nous tous hein. Ils ont bien compris que c'était un enjeu fondamental et et qu'on avait un outil dans les mains dont on pouvait s'emparer. [grognement] Euh mais laissez-nous être enfin c'est ça l'autonomie d'abord et avant tout.

Je je ne sais pas si les directeurs d'hôpitaux réclament de recruter absolument tous les personnels du du service de bloc opératoire. Ils font ils sont comme nous he ils font avec qui ils ont souvent ça se passe bien. On peut imaginer que [grognement] à certains titres au local et et et qu'il faille aussi envisager la question de [grognement] l'impossibilité très probable aujourd'hui de demander à des jeunes gens qui ont grandi et qui ont fait toutes leurs études en région PACA de de de se projeter dans d'autres régions.

Voilà, c'est c'est possible. Il faut réfléchir à ces questions de de projection dans le métier et de et comment est-ce qu'on encourage la mobilité. Mais en tout cas, d'abord et avant tout, cette autonomie, rendez-la nous et faisons en sorte que les diverses réformes qui viennent se succéder ne nous expliquent pas qu'il faut faire un parcours en Z, en Y, en W, mais qu'on nous laisse organiser la fin de l'année de nos élèves de lycée pro en fonction des spécificités locales, peut-être des besoins de main d'œuvre du marché. et on fera des choses intelligentes, la main dans la main avec les collectivités territoriales et et les organisations représentantes des employeurs.

Euh donc voilà, sur la question de l'autonomie. Alors maintenant, oui, je veux bien en réclamer davantage et et s'il ne peut pas s'agir d'une question de moyens, en tout cas qu'on nous donne le luxe d'un tout petit peu de temps. Moi, je dirige une organisation qui accueille tous les jours 700 personnes, une une petite centaine de personnels et un peu plus de 600 élèves.

Et j'ai allez une journée et demi-parents pour faire travailler le collectif et le faire réfléchir. Vous voyez que la fenêtre est extrêmement étroite pour embarquer, convaincre, décider, se concerter. Alors, bien entendu, on peut ajouter à un temps de travail déjà conséquent.

On a parlé d'une autre, hein, mais on peut aussi parler de de du temps de travail des des enseignants et des divers personnels qui n'est pas mince euh et pour lequel ils n'ont pas à rougir vraiment. Donc donnez-nous un tout petit peu de temps pour fabriquer des choses intelligentes, pour penser l'application du d'une mesure. Euh voilà, sur les mesures urgentes, peut-être que il y aura évidemment à réfléchir sur une une revalorisation en tout cas de l'entrée dans le métier.

J'ai eu [grognement] la chance de travailler l'année dernière avec ce qu'on appelle un feu en fonction. C'est qu'un enseignant qui au 20 septembre est appelé pour devenir adjoint de collège puisque c'était un collège qui était un professeur de technologie absolument formidable d'une performance et d'une pertinence euh qui passe le concours euh qui le réussit et qui me dit "Je n'irai pas à l'oral, ton salaire ne me fait pas rêver et le temps de travail là tel qu'il est ne me fait pas rêver." Donc quand on se prive de la qualité et du talent euh de personnels qui ont tout à fait vocation à venir nous rejoindre, il y a forcément bon et j'ai 15 ans de carrière, je l'ai pas fait rêver avec mon salaire de 15 ans de carrière.

Bon euh donc il y a forcément à réfléchir très probablement sur une revalorisation mais je je je pense encore une fois que la question de la confiance que nous avons évoqué, elle doit se traduire dans des injonctions beaucoup moins euh euh et cette espèce de descente en silo comme ça sur telle et telle mesure. Il va falloir le faire comme si et comme ça. Enfin voilà.

Donc c'est c'est cette confiance n'est pas tellement une histoire de confiance encore une fois c'est une question d'autonomie. d'autonomie de l'établissement et et nous ferons les choses bien. On a évoqué aussi la numérisation.

Euh j'ai beaucoup entendu là ce matin parler de bureaucratie, de lourdeur des tâches administratives. Alors je je crois profondément que les tâches administratives ou dites comme tel recouvrent toujours un sens pédagogique profond. C'estàd que s'occuper de la la gestion matérielle des toilettes ou du stock.

Voilà, c'est c'est ce sont aussi des choses qui créent les conditions de travail euh pour que les allers travaillent bien et les personnels aussi. Donc il y a il y a pas de gêne là-dessus. Ce qu'il faut souligner, c'est que sur les quelques applications professionnelles qui ont fait des progrès et je vais prendre l'exemple de la numérisation des copies.

Franchement, c'est formidable et ça marche. Oui, on a un peu souffert au début. Oui, c'était un peu compliqué.

Aujourd'hui, moi je reviens en lycée après 8 ans de collège. Je suis stupéfaite du gain de productivité, du gain de disponibilité pour tout un tas de personnels. On a arrêté de manipuler 5000 copies en 10 jours et d'employer trois personnes au secrétariat pour faire des tas dans tous les sens et avoir peur que les correcteurs les perdent dans les transports.

On numérise à la fin d'une épreuve et lorsque les épreuves s'achèvent à midi, à 14h, on a terminé. C'est autant fin. Donc, il y a des sujets sur lesquels je je constate pour ma part un véritable gain euh lorsque le numérique est bien fait.

Encore faut-il le réfléchir ensemble ? Encore faut-il faire profiter certaines académies ? Là, mon académie vient de récupérer une formidable application de couplage pour ce qu'on appelle les blocs de moyens provisoires qui permet de faire jouer l'offre et la demande lorsque nous devons partager des professeurs.

Franchement, ça va nous changer la vie. On va arrêter de se passer des coups de fil d'un établissement à l'autre. Donc sur ces questions-là, il ne faut pas diaboliser le numérique bien entendu.

Il faut aussi euh savoir reconnaître le le gain de temps de travail, de productivité, d'efficacité que ça représente. Et puis euh il faut qu'on ait des groupes de travail aussi pour voir comment l'intelligence artificielle va pouvoir augmenter le phénomène sans agourdir la responsabilité qui est la nôtre à l'échelle de la planète. Ça n'est pas mince comme sujet.

Peut-être un un dernier mot sur les Vars et puis sur ce qui marche parce que c'est une question importante et à la CFDT, nous y sommes attaché. Euh sur Evars à moyen constant, oui, c'est compliqué. Oui, on bricole.

Maintenant, nous revendiquons le fait que nous avons aussi dans nos équipes des enseignants qui sont prêts à se former, qui pour certains l'ont fait, euh qui sont prêts à engager. Voilà, trois séances par an coanimé euh avec deux journées de formation et s'agissant de travailleurs intellectuels qui sont des cadres a de la fonction publique et qui sont des bacs + 5 la plupart du temps, c'est faisable, c'est un enjeu majeur. Voilà.

Euh ils y sont prêts pour beaucoup ce qu'ils disent c'est euh alors ils y sont prêts. Euh très clairement sur euh concrètement la mise en place euh on va faire du bricolage et c'est là-dessus aussi que je que je veux qu'on me laisse la main pour financer ce temps de travail là. Euh parce que à l'heure actuelle la seule façon raisonnable de l'envisager, c'est de faire sauter des cours, hein.

Donc ça ne va pas non plus. Donc euh il faut que j'ai la main sur euh les les les heures qu'on nous alloue pour travailler. Voilà. euh ils y sont prêts, on va continuer de bricoler.

Le l'enjeu, il est euh essentiel euh et donc il faut qu'on qu'on s'y attache. Euh en tout cas, ça fait partie des sujets sur lesquels euh dans les choses qui marchent, on a pu voir de réelles progressions. Moi, ce qui me frappe sur plusieurs années, c'est que on a fait de réels progrès sur le plan pédagogique avec un certain nombre de je pense au plan mathématique.

On peut discuter de beaucoup de choses. Je reviendrai pas sur l'abandon du CHP et cetera. Enfin après le le le la nature, le contour, la périmétrie des réformes, ça ça reste qu'à discuter probablement dans une autre commission que la nôtre qui va rester centré sur les perspectives du métier.

Mais euh en tout cas, il y a eu des coûts d'accélérateurs donnés sur un certain nombre de sujets, les savoirs fondamentaux qui ne manquent pas d'intérêt, voilà, et qui ont pu produire des effets déjà visibles dans [grognement] certaines évaluations. suffisant sur certains aspects certainement mais euh en tout cas sur les questions de la prise en compte du harcèlement sur ce qui se lance depuis quelques années sur une réelle préoccupation aujourd'hui sur la question de l'égalité fill garçon sur la lutte contre les stéréotypes on est encore les stéréotypes de genre dans dans l'orientation des élèves. C'est un sujet majeur.

Il faut qu'on s'en en parle davantage. Le mouvement s'amorce et on voit quelques effets commencer à se à se produire et c'est ce qui continue de rendre ce métier tout à fait passionnant. Je vous remercie.

Merci beaucoup madame Anderson. Oui, merci monsieur le président. J'ai un problème avec les micros.

Voilà. Merci. Bien.

Je vais essayer de répondre de manière un petit peu synthétique. En tout cas, le constat qu'on fait, c'est que il y a une vous manifestez un vrai intérêt pour la pour le sujet et c'est pas surprenant parce que comme je l'ai dit tout à l'heure, s'intéresser à nos métiers, c'est s'intéresser à l'école. Donc on est bien sur une question systémique.

Madame la députée, je crois que c'est vous qui avez demandé si vous aviez une demande à faire, laquelle serait-elle ? Et bien, elle est très simple. Donnez-nous que la représentation nationale vote le budget suffisant pour que les établissements scolaires et que l'école soit en capacité de remplir ses missions.

Vous êtes en phase de préparation du budget. Je crois que finalement, et c'est ce que je vais expliquer dans ma réponse, tout est lié ou une grande partie est liée à la question du budget. Il y a aussi la question de la gouvernance, mais ça on j'en ai largement parlé parce que euh quand on pour rebondir sur les différentes questions, si nous avons les moyens suffisants, c'est donc que nous avons les personnels suffisants.

Et donc si les équipes de direction sont complètes, c'est-à-dire que le chef d'établissement a un ou des adjoints évidemment dimensionné à la taille, à la complexité de l'établissement, s'il a le person le personnel administratif suffisant, si il a les infirmiers infirmières, assistants sociaux, les AED en nombre suffisant, la charge administrative, la lourdeur administrative tive va nécessairement être moins importante et j'ajouterai si les services ont les personnels suffisants parce que ce que nous avons dénoncé tout à l'heure c'est le transfert de charge. Donc si vous voulez moi le constat que je fais c'est que le problème ne vient pas de l'architecture actuelle de de l'éducation nationale. Et et c'est là, permettez-moi, que certains d'entre vous, voilà, font fausse route par rapport à nos positions à nous.

C'est-à-dire que ça ne fonctionne insuffisamment. On va pas dire que ça fonctionne pas parce que nous faisons en sorte que ça fonctionne, hein, nous et d'autres. Mais ce qu'il faut, c'est donner donner les moyens.

Euh et qu'est-ce qui se passe actuellement dans les établissements ? Monsieur le député, vous nous demandiez ce qui fonctionnait. Ce qui fonctionne malheureusement, c'est parce que nous colmatons les brèches.

Voilà, c'est ça le problème. Euh, nous colmatons les brèches. Quelqu'un employé un collègue là l'image du bateau qui nous plaît bien.

J'aime beaucoup parler avec des images. Je l'ai pas fait aujourd'hui, c'est pour changer un petit peu. Mais le bateau coule.

Le bateau coule. et les chefs d'établissement et les chefs d'établissement adjoint là pour colmater les brèches mais avec un coup sur leur santé. On n' pas le temps aujourd'hui dans d'aller au fin fond, mais moi ce que vraiment je vous remercie d'être aussi nombreux dans cette table ronde et monsieur le président si je peux me permettre au nom d'indépendance et direction je suggère que nous ayons d'autres temps pour travailler sur ces questions-là parce que vous voyez il faut que chacun a le temps de parler et je crois que c'est voilà mais j'irai au bout de mon propos mais je suis bien consciente que nos collègues de l'enseignement privé ont aussi le droit à la parole mais je crois que Nous dev on est vraiment sur une question systémique.

Donc les moyens les moyens [grognement] les moyens nous ne demandons pas simplement plus, nous demandons aussi il y a des économies à faire mesdames messieurs les députés et je vais vous parler pour répondre à la je crois que ça a été évoqué par vous monsieur le député mais exactement également aussi de ce côté-là la question des évaluations d'établissement. Alors bien, s'il y a quelque chose sur lequel on peut faire des économies, c'est là-dessus. Et j'en parle très tranquillement.

C'est un un sujet que nous portons à dépendance et direction que nous avons porté auprès des sénateurs. Nous en avis rencontré un certain nombre. Ça ne sert strictement ça.

On va pas dire que ça sert à rien. Je vais pas être excessive. L'efficacité, la plusvalue n'est pas démontrée.

Ça coûte extrêmement cher en temps, mais ça coûte aussi en argent, mesdames, messieurs les députés. Pourquoi le coût est caché ? Parce que toutes ces heures, vous savez, nous on sait faire un budget hein, un budget.

Vous prenez le coût horaire, vous multipliez. Je vous invite à vous pencher sur le calcul. C'est ce que nous cessons de demander, c'est que le calcul soit ver de combien ça coûte.

Le temps utilisé par les cadres, les chefs d'établissement, les adjoints, les secrétaires généraux, les inspecteurs, nos collègues inspecteurs, vous pourrez leur poser la question les enseignants et pour au final quoi ? Rien. Cela a été mis en place, rappelons-le, le comité l'évaluation de l'école mise en place par la loi la loi du minist loi de l'école de la confiance qui visait à améliorer les performances du système colère.

Mais ça ne c'est pas comme ça, c'est pas comme ça que qu'on va qu'on va avancer. Donc là, nous proposons une marge d'économie en temps et d'économie budgétaire. Si vous si certains d'entre vous souhaitent nous entendre dans un autre temps sur ces questions là, nous pourrons nous pourrons le développer.

La question du budget, mesdames messieurs les députés, le remplacement, mais c'est le budget et les remplacements de longue durée parce que la réalité du terrain, c'est que il n'y a plus d'argent. Il n'y a plus d'argent. On a du mal à les autorités académiques le disent.

Il y a un problématique de vivier. Mais pourquoi ? C'est la question des salaires.

Donc vous pouvez bien poser ces sujets-là de la manière que vous voulez. La question le la question l'autonomie, mais je vais je vais en parler. C'est pas le sujet.

Ce n'est pas le sujet. Le budget, le nir de la guerre c'est l'argent. Je suis étonnée que personne ne nous ait interpellé sur le plan canicule, mais je je vais me permettre d'en dire un mot parce que là on est dans l'actualité mais là on a un bel exemple transfert de la responsabilité du ministre sur les chefs d'établissement parce que finalement ce sont eux alors c'est appelé ça terr des concentration c'est ça doit être géré au local mais nous ce que ça a été redit par nos collègues ce matin à la visio nos collègues se retrouvent en établissement finalement bah à devoir faire face à des demandes et qu'on comprend des personnels pour fermer parce que c'est intenable.

Et d'un autre côté des parents d'élèves qui disent "Mais vous allez fermer mais moi mon enfant qu'est-ce que je vais en faire ?" Et le vrai sujet, c'est pourquoi tout cela n'a pas été anticipé et pourquoi les budgets n'ont pas été prévus pour équiper les établissements. Parce que ce n'est pas moi qui vais euh taper, excusez-moi, de cette familiarité sur les collectivités locales parce que les dotations des collectivités, elles viennent bien de l'État.

Voilà, parenthèse terminée. Bien maintenant, quelques mots sur l'autonomie. Vous avez été plusieurs à nous citer euh l'exemple d'autres pays qui réussissent mieux.

Bien, il trouve que pour des raison X ou Y, je vais pas rentrer dedans, j'ai une bonne expérience à l'international. Il faudrait pas euh juste prendre un point et dire voilà ce pays réussit mieux parce que les établissements de l'autonomie. Non, je vais vous renvoyer vers un excellent ouvrage qui est sorti il y a maintenant une 10 ou une quinzaine d'années et qui s'appelle les sociétés et leur école parce que tout est lié.

L'école, elle est dans un système et je vous dis bien qu'on est sur des questions systémiques. Alors, sur la question de l'autonomie, nous l'évacuons puisque ce que je viens de vous expliquer, c'est qu'en fait donnons les moyens à l'école de fonctionner dans le les l'organisation actuelle parce que vous pourrez mettre de l'autonomie, mais si nous n'avons pas les moyens, si nous n'avons pas plus de personnel, qu'est-ce que ça changera euh globalement ? Voilà.

Ensuite, sur la question de l'autonomie et je ma collègue à ma gauche a évoqué, il faudrait se mettre d'accord sur la question du vocabulaire. Tout le monde en parle de l'autonomie, mais nous les personnels de direction, ce que nous voulons, c'est de l'autonomie de cadre. Nous sommes des cadres éducatifs.

Chacun sait ce qui est un cadre. un cadre, il a il utilise son imagination, on va dire euh sa connaissance, sa réflexion et cetera pour trouver les meilleurs moyens de fonctionnement. C'est ça que nous revendiquons.

Mais nous n'en avons plus. Et plus on nous parle d'autonomie, plus nos autorités ministérielles nous parlent d'autonomie, moins on en a. parce que plus on a d'injonction parce que vous pensez bien qu'avec toutes les réformes, tout le stop and go, nous n'avons plus aucune marge d'autonomie.

Voilà la vraie autonomie que nous revendiquons. Bien donc la question euh un mot sur la question sur la question. Vous avez parlé monsieur le député du bac du bac blancaire, il faut évaluer où où sont les évaluations ?

Alors, on évalue on est on évalue on évalue les établissements, on pointe les établissements. D'accord ? Mais quand est-ce que les politiques éducatives sont évaluées ?

Jamais. Nous, ça fait des années que nous réclamons une évaluation du bac du de la réforme du bac de 2018. Nous n'en voyons jamais venir les résultats.

Donc si vous voulez, je crois qu'il faudrait remettre le alors je vais pas dire une bêtise mais il faudrait bien regarder au bon endroit et et et pas se focaliser sur des sujets qui sont qui sont qui sont annexes. Alors je n'ai pas répondu à tout précisément. Je regarde euh on est vraiment désolé parce que vous avez tous posé des questions extrêmement euh extrêmement importantes sur l'IA.

Alors attention l'état plateforme ça fait souffrir beaucoup de gens, d'abord nos parents d'élèves. Parce que si on a dit les uns et les autres que ça se tendait avec les usagers, vous savez euh on travaille d'abord avec le de l'humain, ça a été dit par ma collègue à gauche. Bien quand les gens ils n'ont affaire qu'à des plateformes, ils sont contents de trouver quelqu'un à l'école, une vraie personne et c'est sur nous qui viennent diverser leur colère.

Alors, on sait faire, on les laisse parler puis après on travaille. Donc, il y a les projets qui consisteraient à remplacer les postes administratif par le de l'IA. Nous y sommes absolument opposés.

Voilà, je vais pas être plus longue mais je vous invite à nous à nous convier peut-être en échange plus en en bilatéral parce que voilà, je vais absolument pas frustrer mes collègues. Voilà, c'est assez délicat. Voilà.

Merci en tout cas de votre écoute. Merci beaucoup monsieur Torisan. Oui, merci beaucoup.

C'est vrai que beaucoup de choses ont été abordées, beaucoup de questions, beaucoup d'intérêt. Donc pour tout ça, un grand merci. Les écoles, les établissements, c'est très important dans dans ce pays, qu'on soit dans les écoles publiques ou le ou dans les écoles privées sous contrat.

Dans les écoles privées sous contrat, on a quelques spécificités. Alors, pour répondre à madame, nous nos directeurs d'école, on les appelle les chefs d'établissement parce qu'ils sont chefs d'établissement. Donc euh on a quelques avantages comme ceci et on a aussi quelques quelques désavantages.

Par exemple, nous n'avons aucune dotation pour les services médicaux-soux. Donc euh tous les grands plans notamment Evars, les plans de prévention, c'est à charge malheureusement du budget des établissements et donc du budget des familles. Donc on pourrait on pourrait dire aussi que malheureusement on a quelques désavantages.

Pour reprendre quelques questions de notre point de vue, notamment pour l'autonomie, nous on est bien sûr favorable à davantage d'autonomie des établissements et même davantage d'autonomie et de marge de manœuvre pour les chefs d'établissement tout simplement pour leur permettre d'avoir des manettes suffisantes pour entre guillemets bien travailler au sein de sa communauté éducative. On est dans une société où on demande au chef d'établissement de de créer une sorte de bulle d'adaptation progressive à la société pour les élèves qui nous sont confiés et de les amener petit à petit euh à être les citoyens de demain. Mais pour ça, il faut nous donner simplement les manettes et des moyens.

Et parfois cette autonomie, elle passe simplement par une simplification des procédures administratives. Si vous le permettez, je vous donne des exemples très pratiques, mais peut-être avez-vous, vous les mesdames et messieurs les députés les moyens de faire changer les choses. Moi, je dirige un ensemble scolaire et bien pour qu'un de mes enseignants fasse 4 heur de plus, 5h de plus au lycée alors qu'il est au collège, il a toute une procédure de mutation à faire parce qu'on ne reconnaît pas la notion d'ensemble scolaire.

Donc chaque année, j'embarrasse des commissions académiques dans les rectorats avec une dizaine de professeurs pour des changements de quotité créant des faux posts publiés parce que c'est des c'est juste des mutations internes. Vous voyez ça ? Ça nous prend un temps fou.

Par exemple, c'est un exemple. Euh autre exemple, maintenant on justifie à l'heure près les procédures de remplacement. Tout le monde veut un professeur face aux élèves.

C'est une priorité dans chacun de nos établissements et on a beaucoup de bonnes volontés de la part de nos enseignants. Donc tout le monde joue le jeu, on va les solliciter en amont et ils vont faire des remplacements. Je suis aussi un vieux chef d'établissement, ça fait 22 ans maintenant que je dirige des établissements scolaires.

J'ai connu l'époque un petit peu sympathique où on disait "Madame Intel est absente ou monsieur untel est absente." On afficha en salle des professeurs, les gens s'inscrivaient. À la fin du mois, on déclarait, on payait les heures.

C'était très simple. Maintenant, il faut une procédure en amont pour avoir le consentement éclairé euh des de toutes les parties. Après, il faut bien attester par un logiciel et faire une remontée mensuelle comme quoi le remplacement a bien été fait pour que ça passe en paiement.

C'est compliqué. Simplifiez-nous les choses. Les remplacements augmenteront si on nous simplifie un petit peu la vie.

Enfin voilà, c'est des petites mesures euh mais on est aussi dans une phase où l'inclusion s'est beaucoup développée sur ces dernières années et c'est une bonne chose. C'est une bonne chose pour les élèves en situation de handicap. C'est une bonne chose aussi pour les élèves qui ne sont pas en situation de handicap et qui accueillent la diversité.

C'est c'est très bien mais en fait il faut jamais oublier le sens des choses. Tous les aménagements que l'on pose ne doivent pas être des contraintes, doivent être des aménagement progressif pour leur permettre à ces enfants de se passer de ces aménagements quand ils intégreront leur vie leur vie future. Or là, il y a une vraie euh judiciarisation presque procédurisation de de de ces accueils d'élèves en situation de handicap.

Alors que des fois des règles de bon sens permet à tout à chacun bah de grandir et de s'épanouir dans nos établissements. Donc on a beaucoup beaucoup besoin bah de vous pour euh pour nous simplifier un petit peu euh la tâche. Donc par rapport à ce que je dis sur l'autonomie du chef d'établissement et l'autonomie des établissements, bien évidemment, moi je serai en accord avec mes collègues, le règlement intérieur doit être à la main de chaque communauté éducative parce que nos règlements intérieurs, c'est la façon dont on vit dans l'établissement et chaque établissement est différent.

Il y a des grands établissements, des petits établissements, il y a des situations géographiques diverses. Il y a aussi des contraintes liées aux formations professionnelles de tout à chacun. Et le règlement intérieur, c'est vraiment la façon dont on va vivre ensemble qui est affichée dès l'entrée de l'élève.

On explique les devoirs de l'élève, tous ses droit et la façon dont on va faire les choses, y compris dans le cadre des mesures de prévention et de la protection de l'enfance qui sont vraiment très très importants également pour nous. Donc voilà, mesdames et messieurs, si vous pouvez nous donner les moyens pour appliquer les politiques publiques, c'est pas forcément que des moyens financiers, c'est aussi ce choc de simplification que l'on attend. Euh donc si j'avais des des un message à passer à la représentation nationale, c'est faire confiance aux acteurs de terrain.

Faire confiance aux acteurs de terrain, laisser du temps long aux équipes parce que effectivement c'est aussi ce jacadi permanent de réforme et quelque chose qui fatigue dans la durée malgré toute la bonne volonté de toutes les équipes en place. Et puis vraiment concernant l'enseignement privé spécifiquement donner des moyens euh médicaux sociaux établissements privés ou des dotations pour qu'ils se dotent de services euh supplémentaires. Après, j'ai pas vraiment d'avis sur les trois spécialités en terminal.

Effectivement, il faudrait bilanter. Mais si vous me permettez cette remarque, la réforme de l'enseignement, enfin de la réforme du lycée a permis de valoriser tous les talents de nos lycéens et permettre à des gens qui sont aussi scientifiques que littéraires d'avoir des options qui qui les valorisent dans ces deux domaines. Donc ça c'est plutôt à mon sens une bonne chose.

Voici l'expérience qu'on qu'on peut avoir. Par contre cette réforme est-elle achevée en lycée ? Je ne le sais pas.

Est-elle achevé en enseignement supérieur ? Je le j'en doute. Donc je pense qu'effectivement pour empêcher cette pression permanente qu'on nos nos enfants enfin nos élèves parce que parcours supression permanente enf je pense qu'on est tous d'accord là-dessus et bien il faut que l'enseignement supérieur aussi fasse sa révolution et accueille avec bienveillance tous les choix de spécialité tous les voilà et et accueil dans leur diversité si je peux me permettre.

Voilà. Et enfin pour toutes les mesures de je crois qu'il y avait des questions aussi autour des Vars. Je crois que au sujet de la mise en place des Vars et de la mise en place de tous les plans de prévention de protection de l'enfance, je crois qu'il y a beaucoup de bonnes volontés de la part de nos enseignants.

Par exemple, dans mon établissement, le le le plan a été mis en place et les séances évont bien eu lieu. On a fait le choix de doubler les enseignants parce que tout le monde n'est pas à l'aise avec tous les sujets sur les thèmes malgré tout, tout n'est pas parfait. Mais je crois que là aussi à un moment donné, il faut agir avec cohérence et bon sens.

Euh où s'arrête la mission des enseignants ? Où démarre euh euh celle des services spécialisés. Peut-être qu'on peut conjuguer ça avec intelligence, mais il nous faut don il nous faut du temps, il nous faut des moyens et il nous faut la liberté d'organiser aussi des temps dans nos établissements qui ne soient pas que des temps disciplinaires.

Un enseignant n'a pas besoin que de son inspecteur ou que des directives de son ministre. Il a aussi besoin de vivre du temps avec d'autres enseignants pour construire des projets transverses et animer au sein de l'établissement des projets qui ne sont pas forcément en lien avec sa matière mais qui font partie maintenant bah de de la carrière d'un enseignant, des projets plus éducatifs. Et pour ça, il faut nous laisser la liberté d'organiser ces temps dans cet établissement dans dans les établissements que l'on dirige.

Voilà. Et enfin, j'ai un petit point de désaccord avec avec madame, si je peux me permettre, sur l'évaluation des établissements. puisque pour nous l'évaluation des établissements dans dans en tout cas pour les l'enseignement privé a été quelque chose qui a été accueilli avec un peu de retard par rapport à nos collègues du public mais très favorablement puisque au sein du Snel on garde toutes les bases de données des auto-évaluations des adhérents qui nous les portent des on a toutes les bases de données des rapports d'évaluation et ça nous permet d'avoir un œil extérieur de nous dire parfois si on est dans le juste ou si on peut ajuster nos pratiques et ça nous donne aussi un certain nombre de préconisations qui peuvent être des bonnes idées pour les plans d'action à venir.

Donc nous c'est plutôt quelque chose dans notre réseau en tout cas au sein du Snel, je parle pas mais je pense que mon collègue va va en parler. C'est plutôt quelque chose qui a été positif comme quelque chose qui permet d'améliorer les pratiques et d'améliorer les pratiques collectives. Et le deuxième effet positif de cette évaluation des établissements, c'est qu'elle justement elle nous a mis en mouvement avec l'ensemble de notre communauté pour vérifier ce qui est fait, voir ce qui marche, ce qui marche pas et dégager justement bah tout ce qui se passe, enfin tout ce qui est bien dans un établissement.

Et il y a quand même beaucoup de bonnes choses dans les établissements et je crois qu'une des richesses, c'est les élèves que l'on a parce que les élèves changent. Ils sont pas moins bons qu'avant. Ils sont juste différents.

C'est une vraie richesse et on a une richesse au niveau des enseignants qui euh euh bah qui porte beaucoup de projets et c'est un métier qu'ils ne font ni pour la gloire ni pour l'argent tout comme les chefs d'établissement. Donc on peut leur rendre hommage quoi. Voilà.

Écoutez, je serai pas plus long, j'ai pas répondu à toutes les questions mais voilà. Merci beaucoup. Et enfin le synadic.

Merci. Oui. Alors pour reprendre simplement dans le en remontant sur la question de l'évaluation, un des intérêts aussi a été une meilleure prise de conscience et connaissance par les corps d'inspection, les corps de visiteurs venant du public et mixant les équipes avec des gens du privé pour une meilleure connaissance de nos établissements et un intérêt sur les différents projets qui étaient portés.

C'est arrêter ces caricatures qui seraient que dans le public euh euh on a tel type de catégorie. Dans le privé, ah bah évidemment c'est tous des petits bourgeois et cetera et cetera. Ce qui est complètement faux.

Nous avons une très très grande diversité de populations qui varie bien évidemment aussi en suivant les lieux avec les centre-villes, les zones prix urbaines et cetera. Ce qui fait qu'effectivement sur la question du règlement intérieur, bien entendu, il doit y avoir des éléments qui sont incontournables pour chacun sur la gradation des sanctions, sur le fonctionnement d'un conseil de discipline. Donc qui sont des des choses qui sont régaliennes qui permettent de préserver le le citoyen, les les familles quand elles viennent dans nos établissements.

Mais pour le reste, il faut que ce soit adapté à la situation locale, que ça prenne en compte le projet éducatif, le projet de l'établissement. sur la question de l'évars. C'est un aspect très positif et sur lequel nous sommes très partants.

Depuis des années au niveau de l'enseignement catholique, un lourd travail avait été fait sur l'évaluation, enfin sur l'éducation à la vie affective et à la relation. Alors certes, on sait que ça touche tellement à l'intime que pour un certain nombre de familles, la question d'aborder la sexualité et avec des gens aussi de culture parfois très différente, ça peut-être difficile à aborder et à pouvoir aborder ces questions euh en sérénité. Et puis nos enseignants pour la plupart n'ont jamais eu de formation initiale sur ces questions.

On leur demande d'être compétent dans leur matière. On a des concours qui portent sur les aspects disciplinaires. Mais en quoi-je légitime pour parler de la sexualité à un jeune ou à une jeune ?

En quoi suis-je légitime pour lui dire que dans telle relation la situation et les gens ne se sentent pas psychologues, prêt à entendre ou à pouvoir évoquer un certain nombre de de situations particulières. Alors, il y a un programme, ça c'est très bien. Ça permet aux enseignants justement de pouvoir se concerter, de discuter, de pouvoir construire ensemble des séquences qui ont lieu dans nos établissements et ça se passe bien le plus souvent.

En tout cas, les échos sont positifs partout où ça se met en place, même si c'est pas toujours évident et difficile. En revanche, les enseignants, et ça a été dit de multiples fois et par chacun ont besoin de temps pour pouvoir travailler ensemble, se concerter. de pouvoir être au-delà d'une prise en compte d'un nombre d'heures devant élèves mais avec des temps qui soient reconnu pour pouvoir travailler ensemble, monter ses projets, réfléchir, construire au même titre que nos équipes de personnel ont besoin effectivement et y compris pour nous chef d'établissement si on veut pouvoir mener à bien un certain nombre de réformes, besoin de pouvoir euh de temps d'une certaine stabilité pour pouvoir avancer sur les heures qui ont été perdues.

Je rappelle qu'il y a un rapport de la cour des comptes qui est sorti le 12 décembre 2025 notamment sur les heures perdu en collège et les uns et les autres avaient pu participer justement à la prise en compte dans des commissions en lien avec la cour des comptes. Alors, il fait il est peut-être pas exhaustif sur l'ensemble des sujets puisque c'était essentiellement centré sur les collèges, mais il y a là des éléments qui sont importants. Actuellement, nous avons un gros problème, tout le monde le sait, au niveau de la France, c'est notre dette qui fait que il faut à la fois conjuguer des dépenses nouvelles et en même temps faire des économies.

Dans l'éducation, [raclement de gorge] est-ce que véritablement pour la représentation nationale, c'est l'éducation, c'est bien la société de demain ? Est-ce que c'est euh un investissement sur le long terme que le pays doit absolument maintenir queles que soient les obligations auxquelles il est confronté ? On se retrouve avec des baisses conséquentes de moyens qui sont accordés.

Je pense notamment à tout ce qui est pour les contrats d'apprentissage et cetera. Le le on a des baisses de moyens tout d'un coup du coût contrat qui diminue et qui met en fragilité, en difficulté les les établissements scolaires, les centres de formation dans leur structuration. Donc du contrôle, il en faut mais il nous faut effectivement c'était rappelé par les uns et par les autres des moyens pour pouvoir agir efficacement et assoir dans la durée les modalités de fonctionnement.

Nous parlions des pactes à l'origine distribution pour qui en veut, donc prise en compte enfin pour qui en veut répondant à un certain nombre d'éléments et de critères pour pouvoir prendre en compte la diversité de toutes les actions hors heure d'enseignement enseignant et les personnelles. Bravo, formidable. Sauf que travailler plus pour gagner plus, ça a des limites.

Un certain nombre d'enseignants n'ont pas demandé de pact en disant moi il y a pas de raison que je voudrais que ce soit davantage pris en compte au niveau de la rémunération dès le départ. résultat au bout des courses, bah ça a été de dire bah tout ce qui n'a pas été utilisé, on ne le compte plus et on reprend uniquement sur la base de ce qui a été consommé et on reventile le tout pour les années suivantes. Ça nous donne des réductions budgétaires extrêmement importantes qui fragilisent les équipes. les gens ne comprennent pas ben pourquoi à telle année vous avez pu me rémunérer pour telle action que je menais et puis là maintenant vous me dites que je dois continuer mais que si je veux le faire il faut que ce soit bénévole.

Les modalités de remplacement de nos enseignants, ça a été dit à plusieurs reprises, sont devenues extrêmement contraignante. Extrêmement contraignante. Nous ne pouvons pas assurer aux familles quand un enseignant est malade, quand les médecins eux-mêmes ont des contraintes pour ne pas donner des arrêts trop longs d'arrêt maladie, nous avons un enseignant qui était en arrêt pour 8 jours. bien, il ne sera pas remplacé parce que le temps de faire les papiers, de trouver le remplaçant, de pouvoir l'installer, le rectorat dit "Je ne peux pas [grognement] le faire, nous ne pouvons pas, la réglementation nous en empêche." Donc si on n pas un arrêt qui dure plus de 15 jours, la personne n'est pas remplacée par quelqu'un qui puisse venir s'installer.

Et ça devient absolument problématique. les médecins eux-mêmes étant confrontés au fait de dire "Mais moi si je donne trop d'arrêt maladie, on va me taper sur les doigts." Donc, on a un véritable problème de global qui va bien au-delà simplement de l'éducation nationale, mais quelle priorité notre société donne-elle à l'éducation et à l'enseignement pour permettre aux missions d'être accompli dans toute la diversité de ce qui est attendu puisque enseigner n'est plus seulement transmettre un savoir, mais c'est transmettre à la fois un savoir, un savoir-être. faire grandir, éduquer aux réseaux sociaux, je l'ai dit dans mon proposiminaire avec un tas de missions qui seent et qui s'ajoutent et qui s'ajoute, la prévention routière, le le la l'éducation à la santé, à la citoyenneté, toutes les missions transversales qui viennent s'ajouter et avec des enseignants qui eux-mêmes disent "Mais nous sommes devenus les porteurs de tous les mots" et avec un individualisme, on le voit bien, que ce soit sur le plan politique, sur le plan sociétal, sur le plan national et international avec un certain populisme qui fait que c'est l'intérêt particulier qui prime, c'est la loi du plus fort, c'est celui qui crie le plus fort que pour ne pas irriter, on va tempérer et et vous vous retrouvez avec des familles, des élèves qui contestent, qui critiquent, qui qui viennent et un devoir de de d'écoute, d'attention des enseignants pour ne pas briser cette jeunesse mais bien pour l'aider à grandir et à comprendre des règles qui peuvent être imposées.

Alors le téléphone portable interdit. Mon dieu mais on vit dans une société numérique, ils sont avec H24. Alors moi je veux bien qu'on interdise mais on doit leur les éduquer à grandir à utiliser intelligemment cet outil.

Tous nos établissements ne sont pas dotés de ça l'informatique ou ce sera pas le portable, ce sera l'ordinateur. Mais il va bien falloir qu'on les fasse travailler avec à à pouvoir créer des promptes, à pouvoir interroger la machine et ça se fait déjà très régulièrement dans nos établissements. qu'on puisse interdire et que on veille à la socialisation que les jeunes ne vivent pas isolés avec leurs réseaux sociaux où tout le monde doit être d'accord parce que si vous êtes pas d'accord, vous êtes exclus du groupe et vous êtes insulté par la France entière mais où on a apprendre à confronter des points de vue, à exercer son sens critique.

C'est bien ça le sens de l'école à former des citoyens responsables, capable d'argumenter, de discuter avec d'autres, de confronter des des points de vue et de ne pas s'enfermer dans une bulle. L'interdiction est-ce le bon moyen pour permettre aux jeunes d'apprendre à la maîtrise et un usage raisonné ? Voilà, ça c'est une question que [raclement de gorge] je renvoie.

Euh ce qui est très positif, c'est qu'on a des jeunes qui comme hier sont prêts à s'engager. Des enseignants qui sont d'un dynamisme, qui ont envie de mener des projets, qui sont partants. C'est extraordinaire aujourd'hui comme hier.

Moi, ça fait plus de 20 ans que je suis chef d'établissement, mais c'est c'est formidable. Vous vous avez des gens qui sont Donnez-leur les moyens d'accomplir leur mission. Donnez-leur les moyens de faire ce travail qui est un travail passion.

C'est un des plus beaux métiers du monde d'être prof et d'être chef d'établissement. Mais donnez-nous les moyens de le faire correctement. Moins de contrainte, plus de confiance et confiance en l'avenir comme nous on leur dit ayez confiance demain aura un monde beau même s'il fait chaud.

Merci. [rires] Merci. Merci beaucoup.

Merci à tous nos intervenants aujourd'hui qui nous ont permis de mieux saisir les difficultés, les enjeux qui peuvent se poser pour les mois et années à venir. Je vais suspendre pour une minute le temps que l'on puisse vous raccompagner et nous procédons ensuite à un son de désignation. Donc j'invite bien nos collègues à pouvoir rester dans la salle.

Merci beaucoup. Nous allons poursuivre avec quelques désignations. Tout d'abord, [grognement] nous devons dans la perspective du PLF 202 désigner les rapporteurs pour avis sur ce texte dans le respect de la réparti la répartition préalablement déterminée entre les différents groupes politiques.

Je suis saisi des candidatures suivantes. Pour l'avis avance à l'audiovisel public, monsieur Émric Caron pour le groupe LFI. Pour la vie création, transmission des savoirs et démocratisation de la culture au sein de la mission culture, monsieur Erwan Balanan pour le groupe démocrate.

Pour la vie patrimoine au sein de la mission culture, monsieur Jérémy Patrietus pour le groupe Horizon. Pour la vie enseignement scolaire, madame Anne Junte pour le groupe EPR. Pour la vie médiia, livre et industrie culturelle, monsieur Philippe Ballard pour le groupe RN.

Pour la vie enseignement supérieur et vie étudiante au sein de la mission recherche et enseignement supérieur, je vous propose d'être un nouveau rapporteur pour avis au titre du groupe DR. Pour l'avis recherche au sein de la mission recherche et enseignement supérieur, monsieur Hendric Deville pour le groupe écologiste et social. pour la vie jeunesse et vie associative de la mission sport jeunesse et vie associative madame Florencioté pour le groupe socialiste pour la vie sport de la mission sport jeunesse et vie associative monsieur Maxime Michelet pour le groupe UDR s'il n'y a pas d'objection s'il n'y a pas de remarque particulière nous validons ainsi la liste des rapporteurs.

Je vous remercie. Nous devons aussi procéder à la désignation de deux binôes de rapporteurs. Le premier chargé de la mission d'information sur le thème ARCOM nouveaux usages nouveaux enjeux.

L'autre ensuite chargé de préparer l'avis de la commission sur les projets de contrat d'objectifs et de moyens, les coms 2026-202 de cinq organisme de l'audiovisuel public. Nous allons commencer déjà par les rapporteurs de la mission d'information sur le thème ARCOM, nouveaux usages, nouveaux enjeux. Nous devons donc désigner deux rapporteurs, un binôme majorité opposition.

S'agissant du rapporteur de la majorité, j'ai reçu la candidature de madame Virginie Dubimer du groupe DR qui, s'il n'y a pas d'objection, pas de remarque, pas d'opposition est ainsi désigné. S'agissant du rapporteur de l'opposition, j'ai reçu les candidatures de monsieur Philippe Ballard pour le groupe Eren. C'est bien confirmé ?

Oui. [grognement] Et de madame Sophie Tailler Poanon pour le groupe écologiste et social. Également confirmé.

Monsieur Ballard a demandé un vote à bulletin secret et donc nous allons devoir procéder à un vote. Nous devons les scruturs. Nous devons désigner deux scrutateurs.

Je vais procéder à un tirage au sort. Monsieur Raphaël Arnaud que je vais inviter à me rejoindre. Madame Marietta Caraman.

Je ne l'ai pas vu. Monsieur Giovanni William, je ne crois pas le voir. Madame Delphine Lingeman.

Comment elle est là ? Chez nous aujourd'hui. Madame Lingeman.

Je ne l'ai elle est partie malheureusement. Elle est plus là. Monsieur Belkir Beladad non plus.

Monsieur Philippe Ballardateur. Oui, tout à fait. Voilà.

Et donc c'est l'urne qui va faire le tour de la salle, c'est ça ? Oui. Oui, tout à fait.

Mais on va on va continuer à la lettre juste peut-être. Alors, suspendons pour les opérations. Suspendons la diffusion pour les opérations de vote.

Les noms sont affichés derrière. цього Nous avons procédé au dépouillement. Nombre de votant 33, bulletin blanc ou nul 2, suffrage exprimé 31, majorité absolue 16, madame Sophie Poliant 20 et Philippe Ballard 11.

Donc madame Sophie Poulian est désigné. Je voudrais remercier nos scrutateurs. Nous avons ensuite une deuxième désignation maintenant pour s'il vous plaît, je vous demande une petite seconde encore.

Nous devons maintenant désigner les rapporteurs chargés de préparer l'avis de la commission sur les projets de com 2026-2028 des cinq organismes de l'audiovisuel public. S'agissant du rapporteur de la majorité, j'ai reçu la candidature de madame Céline Calvest pour le groupe EPR. S'il n'y a pas d'opposition de remarque ou d'objection, elle est désignée.

Et s'agissant du rapporteur de l'opposition, j'ai reçu la candidature de madame Anne Syar pour le groupe Eren et de madame Dorine Bregman pour le groupe socialiste. Pas d'autres candidatures. Les deux candidatures sont bien maintenues.

Madame Sicard ? Oui. Euh est-ce que vous voulez qu'on procède à nouveau à un papier ?

Non. Non. La main levée.

À main levée. Bon, allez, la main levée. Très bien.

Alors, qui est favorable à la candidature de madame Anne Sicar ? Très bien. Qui est favorable à celle de madame Dorine Bregman ?

Et donc au moins 13 donc 13 [grognement] 13 donc c'est madame Dorine Bregman qui sera désignée. Je vous remercie. Merci à nos scrutateurs.

Je vous rappelle que nous nous retrouvons lundi à 9h15 pour l'examen au titre d'article 88 des amendements sur la PPL Sport Professionnel et la proposition de loi elle-même sera étudiée à partir de 9h30 dans l'hémicycle. Voilà. Bonne journée à tous.

M.