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interviewFrance Culture (sur YouTube)· 5 décembre 2022 28 min

Raphaël Personnaz, dans la tourmente de l’affaire Oussekine

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

France Culture Olivia Gesbert bienvenue au club bonjour à tous le comédien Raphaël Personnaz est à la fiche de nos frangins de Rachid Bouchareb en salle le 7 décembre le film revient sur la nuit du 5 décembre 1986 ou Abdel benyah et Malik où c'est qui ont été tués l'occasion d'un retour sur le parcours du comédien qui danse d'un rôle à l'autre jusqu'à 12h30 il est aujourd'hui l'invité Raphaël Personnaz de l'entretien de bienvenue au club quel écrivain est Salman Rushdie au programme de notre club de lecture aujourd'hui auteur des versets sataniques sont libres le plus célèbre malgré lui les séistes et romanciers d'origine indienne est aussi un grand lecteur passionné de mots avec vous et avec nos invités son traducteur Gérard modal et l'écrivain voyageur Olivier Weber nous revenons sur l'ensemble de son œuvre [Musique] l'entretien de bienvenue au club une émission programmée par Henri Leblanc et préparé par Joseph Julien avec Laura du Tech Perez nos frangins c'était eux Malik ou c'est Kin et Abdel Benyahia deux victimes innocentes des violences policières la nuit du 5 décembre 1986 dans la rue les étudiants contestent massivement la loi de vaquer à l'époque on est le soir Malik sort d'un club de jazz et il est pris en chasse par trois voltigeurs cette brigade de policiers à moto armée de matraque en bois ils vont le battre à mort abdelbaïa lui sera tué par balle cette même nuit par un policier ivre c'était no frangin bande-annonce bonjour je vous appelle au sujet de mon frère Malik ou c'est qui derrière des lycéens et des étudiants inquiés de son les professionnels de la déstabilisation [Musique] [Musique] pour le moment papa encore plus chargé la police notre fils a été blessé dans une bagarre Monsieur Madame [Musique] [Musique] les nobles engins bande-annonce du film qui représentera l'Algérie aux Oscars prochainement bonjour Raphaël Personnaz bonjour bienvenue à vous vous n'avez a priori pas le beau rôle dans cette histoire puisque vous êtes du côté de l'ordre du côté de la police en incarnant Daniel Mattei un flic qui va quand même se révéler beaucoup plus complexe beaucoup plus ambivalent qu'on les voit ou que je les vois à l'instant il est tiraillé on peut dire votre personnage par qui ou entre quoi et quoi entre son groupe et ses valeurs oui c'était tout l'intérêt à mon avis de du scénario déjà de Rachid c'est d'avoir un personnage qui se bat intérieurement sans que ça soit expliqué par des dialogues mais qui se bat en permanence entre ça loyauté d'hommes sont honnêtetés d'hommes je veux dire sont son éthique et puis ça hiérarchie c'est quelqu'un qui est à mon avis c'est ce qu'on a c'est un personnage fictif donc qui représente la police des polices à l'époque qui va faire le lien entre l'affaire de Malikou seki qu'on comprenez bien et celle d'Abdel Benyahia qui est une affaire qu'on connaît pas pour la plupart d'entre nous donc ce personnage fictif il fallait ne pas en faire une caricature ne arrivé à comprendre aussi les rouages du maintien de l'ordre qu'est-ce que ça veut dire de faire partie d'une chaîne de commandement comme ça et de savoir quels sont lui en tant qu'homme et quand il n'est pas qu'une fonction de d'essayer de comprendre qu'elle est qu'elle est son sentiment quand il va par exemple mentir au Père d'Abdel Ben Yaya en lui disant que son fils est juste blessé alors qu'il sait très bien qu'il est mort donc comment comment un être humain qui va faire ça va va le ressentir intérieurement donc ça c'était pas à la limite c'était pas quelque chose qui était trop inscrit sur le scénario c'est quelque chose qu'on a fait au fur et à mesure avec Rachid Bouchareb sur le plateau il n'est pas en titane mais il est en cuir dans une posture très raide notamment au début et on le voit s'assouplir peut-être gagner par ses émotions ou par ses sentiments au fil du film et je pense qu'il y avait dans la volonté de Rachid boucharab de jouer avec les codes du flic de l'époque c'est à dire que c'est un flic comme vous l'avez dit qui est avec un lourd manteau de cuir qui est sur sa moto qui est dans la nuit sur sa moto un peu solitaire donc ça peut faire penser à des flics qu'on a vu dans les films des années 70-80 d'ailleurs son nom même Daniel Mattéi fait référence à aux flic que jouer Bourvil dans le cercle rouge donc il y a je pense qu'il y avait l'envie de raconter la police avec ce personnage qu'on a vu au cinéma de manière un peu héroïque et qui là pour le coup et beaucoup plus ordinaire et et un peu lâche terriblement humain en fait on est loin de du héros qu'on pouvait peindre dans les dans les films de Melville par exemple au fil du tournage il vous devient sympathique ce personnage non pas sympathique parce que j'allais dire c'est un lâche ordinaire mais il est compliqué de de le juger d'un bloc et de et d'en faire tout de suite le coupable idéal je trouve que c'est tout l'intérêt du film de Rachid encore une fois c'est à dire que même le personnage par exemple que joue l'inacuerie qui est Sarah ou c'est qui à cette époque là et ça c'est avéré était avec un jeune policier donc c'est pas j'allais dire c'est pas un réquisitoire un peu un peu simpliste sur la police il y a vraiment j'ai l'impression la volonté de Rachid bouchahab d'aller comprendre chacun de ces personnages sans être maniché donc à jouer évidemment c'est passionnant parce que vous n'arrivez pas d'un bloc et vous doutez en permanence de de ce que peut ressentir ce type là en permanence donc c'est c'est une recherche aussi qui se fait avec le réalisateur qui n'enferme pas et les choses et l'histoire et ces personnages dans un marquant dès le début on parle de cette nuit du 5 décembre 1986 Raphaël Personnaz et on est quasiment à cette date là donc 36 ans après au moment où le film sort c'est un film entre fiction et image d'archives on l'entendait dans la bande-annonce on entendait notamment la voix de Charles Pasqua et le film raconte vraiment une époque une époque qui reste assez peu enseignée dans les livres d'école qu'est-ce que vous vous avez appris pendant ce tournage moi j'ai beaucoup appris déjà la lecture du scénario je pense que le nom de Malikou sekin évoquait quelque chose mais je ne connaissais pas je ne savais pas que c'était finalement la première victime dont on a eu le nom et le prénom c'est pour ça que ça tant marqué c'est à dire c'était c'était la vie ce garçon c'était la jeunesse plein d'espoir il assistait juste à un concert de jazz quand il s'est fait rattraper et tuer c'est vraiment la jeunesse faucher en comme ça sur sur un trottoir de la rue Monsieur le Prince où on voit encore une plaque au sol aujourd'hui ça c'est assez boule commerçant non c'était se replonger aussi j'ai l'impression dans une époque où la manifestation et quelque chose d'important d'aller dans la rue de se retrouver autour d'idées de ne pas être d'accord de se soulever ensemble le film raconte très bien ça avec vous l'avez dit des images d'archives avec des manifestations reproduites aussi il y a aussi toute une bande son qui est assez présente dans le film il y a les Rita Mitsouko il y a Renault et Renault c'est vrai que cette chanson est assez mal connue elle s'appelle petite et elle parle de Malik ou c'est qui et d'Abdel Benyahia il dit pour Abdel et Malik pour nos frangins qui crèvent il en parle et c'est en 1988 ça doit être un des premières en parler donc tout ça est assez présent tout au long du film et puis et puis il y a ces images d'archives en effet où on a des seconds rôles assez incroyable puisqu'on a dans le film on a Pasqua Chirac on a Claude Serillon Noël Mamère mais voilà on replonge dans toute une époque sans que ça soit pour autant un docu-fiction il y a vraiment la patte de Rachid comme réalisateur avec sa poésie aussi je pense au personnage qui apparaît dans la morgue qui est le gardien de la mort qui est un personnage qui pourrait faire penser à un acteur qui adoré Rachid Bouchareb qui est Sotigui couyaté qui est une espèce de présence comme ça poétique dans ce film-là donc il y a cette touche là aussi qui illumine le film c'est joli parce qu'il le dit aussi Rachid Bouchareb c'était il y a un casting ou en tout cas certains rôles qui n'étaient pas trouvable au casting 1 et notamment ceux de ces voix qui ont un carnet et qui étaient aussi dans la bande-son de ces années 80 vous évoquez les les politiques Chirac passe quoi ces mots ces discours qui ont été tenus et aussi toute cette ambiance cette ambiance de révolte dans la rue ce sont c'est la décennie touche pas à mon pote c'est aussi la décennie des manifestations contre la loi de vaquet et c'était une décennie où la jeunesse faisait peur encore comme après 68 même 20 ans après il doit y avoir ce souvenir là très présent chez les politiques de l'époque j'imagine moi j'avais 5 ans mais c'est vrai que de de revoir ces images de ces politiques à cette époque là et puis c'est assez frappant et puis c'est aussi la période de la cohabitation on voit aussi des journalistes à l'antenne qui qui prennent position il y a il y a quand même une forme de liberté journalistique à cette époque là Noël ma mère qui qui accuse très frontalement la police assez rapidement donc il y a tout ça qui qui revient et puis j'ai l'impression que la mort de Malikou Sekine a été pratiquement filmé en direct on le voit au sol avec un avec les premiers secours qui lui sont prodigués je pense que c'est ça aussi qui a suscité une telle vague d'émotion je crois qu'il y a eu jusqu'à 2 millions de personnes dans la rue à cette époque là et c'était les premières images les premières images témoins c'est intéressant presque plus de 35 ans après quand on a vu les mobilisations les manifestations des gilets jaunes de voir l'importance que l'image a pris images comme preuve aussi preuve et contre preuve parce qu'il y a eu réellement des batailles d'images et on n'a pas évoqué directement cette ce corps cette police des Voltigeurs qui qui a été ensuite dissoute après ces manifestations et les violences policières qui ont pu avoir lieu à ce moment-là ces espèces de cowboy sur monter sur des motos qui s'est lancé derrière les manifestants et qui ont été plus ou moins réhabiliter justement un 30 ans 35 ans après au moment des manifestations des gilets jaunes quel était le cette image là que vous gardez de de ces de ces cowboys sur leur bordure en effet je crois je pense pas que ça soit la raison qui est donnée l'envie à Rachid boucharab de raconter cette histoire je crois que dès la mort de malikose il était assez évident pour lui d'en faire un film mais je crois que le fait que Didier l'allemand si je dis pas de bêtises réhabilites ce corps là au moment des gilets jaunes a été assez frappant moi je les ai vu dans Paris comme ça moto c'est une image assez frappante qui est là pour d'ailleurs sans doute effrayé de voir des c'est presque des Cavaliers Noirs comme ça qui arrivent ils sont là pour pour faire moi j'ai le sentiment pour faire peur je trouve que cette image nous interroge je pense qu'on peut se poser la question de se dire est-ce que cette image là de de motard comme ça qui potentiellement peuvent laver les rues est-ce qu'on peut pas interroger ça en face est-ce qu'on peut pas regarder notre police en face moi il se trouve que je me sens très à l'aise avec ce sujet parce que j'avais joué un policier dans l'affaire SK1 qui était un policier remarquable que j'ai rencontré un type vraiment bien c'était quoi l'affaire esc15 c'était sur la traque de Guy Georges donc moi j'ai découvert à ce moment-là des policiers vraiment j'étais très admiratif là c'est une phase plus sombre de la police et je pense que notre démocratie en sort grandit à partir du moment où on peut regarder dans les yeux ces policiers à partir du moment on n'a pas de peur face à eux et là ce qui a été assez frappant dans la on a fait une tournée avec Rachid Bouchareb un peu partout en France et on fait des débats à l'issue des projections qu'est-ce qui se dit qu'est-ce qu'on vous demande qu'est-ce qu'on nous dit par exemple on a été assez frappé à Arras par une femme qui avait 75 ans qui était une militante qui nous a dit qu'elle faisait partie d'un syndicat etc qu'elle a toujours manifesté ses idées parce que mais sans violence c'est que en fait récemment elle n'a plus envie d'y aller parce qu'elle a peur elle a peur de se prendre un mauvais coup elle a peur d'y amener ses enfants et et cette peur là on l'a entendu plusieurs fois et moi je pense que j'en avais pas conscience peut-être et quand en faisant cette tournée là on a ressenti c'est des témoignages qui sont revenus plusieurs fois alors on peut mettre la poussière sous le tapis et se dire que ça n'existe pas que c'est forcément quelque chose qui est un peu comment dire de parti pris mais je pense qu'il faut l'entendre cette parole là elle est elle est importante elle raconte quelque chose de notre de notre temps et je pense que ce film même si la 36 ans nous raconte un pan de notre histoire vous l'avez dit qui n'est pas forcément dans les livres et qui interroge aujourd'hui notre époque c'est donc son intérêt à mon avis le cinéma est une locomotive il dirachid Bouchareb kaouter hadimi qui a travaillé au scénario du film avec le réalisateur dit pas vraiment autre chose et notamment autour de ce personnage d'Abdel ainsi que de celui de Malik c'est un devoir de mémoire auquel elle elle se dit très sensible le cinéma et pour vous pas seulement mais peut avoir ce rôle cette fonction d'être un art mémorial oui sans doute je me méfie un petit peu en revanche des appellations un peu de voir de mémoire etc j'y vois comme une comment dire comme si le cinéma n'était finalement qu'un outil pédagogique c'est avant tout du cinéma je pense que c'est très important et que ce vecteur là peut amener la liberté aux gens de réfléchir sur un sujet d'ailleurs c'est Rachid Bouchara il est assez étonnant là-dessus il dit moi je n'ai pas de leçon à donner maintenant ça vous appartient chacun peut se l'approprier alors je pense que chaque choix de film est un acte politique et je mets ça avec vraiment des minuscules parce que ça serait donné se donner trop d'importance mais il est important à mon avis oui de par une histoire qu'on va raconter d'y voir un écho avec la société de toute façon c'est le c'est comment dire le théâtre grec antique était ça au départ c'est à dire un citoyen parmi les autres qui vient interroger finalement sur sur la place de chacun dans une société donc il faut revenir toujours à ça sans que ça soit péremptoire ou une leçon comme ça assez née je pense que le cinéma est quelque chose de beaucoup plus libre donne lieu à débat mais n'assène pas une leçon oui il y a cette part de subjectivité aussi des acteurs du réalisateur et puis à travers les archives en tout cas dans ce film c'est vrai qu'il y a aussi ce geste d'objectivité avec certaines paroles certaines situations qui se prêtaient peut-être mal à la reconstitution comme on l'évoquait à l'instant un mot de la danse de la danse et vous Rafael Personnaz vous étiez pierre la cote dans le film nous Riev de Ralph Fiennes à l'époque qui racontait la vie de ce danseur russe exilé en France et vous revenez dans la série opéra la saison 2 est à voir en ce moment sur OCS et le coffret DVD sorti chez cinéphile vous jouez le rôle du du nouveau directeur de la danse Sébastien Cheneau ça c'est dans la saison 1 un jeune ambitieux un peu à l'image on l'a dit mais très clairement Benjamin Millepied qui a un moment occupé cette fonction à l'Opéra de Paris avant de repartir aux États-Unis retrouver retrouver sa troupe du elle est dans ce project ce rapport avec entre la nouveauté l'envie de changement qu'il a incarné pendant ces années à l'Opéra de Paris et que vous incarnez dans cette série et le poids d'une institution comme l'Opéra de Paris et assez bien raconté on voit qu'il y a des règles on voit qu'il y a des codes est-ce que c'est comme au cinéma oui sans doute parce que c'est l'alliance de plein de métiers qui n'ont parfois rien à voir ensemble qui doivent se retrouver à un moment pour un temps idéal c'est le temps de la représentation et celui-ci ne doit être altéré en rien par aucune contrainte donc et c'est toujours assez c'est pour ça à mon avis que la série opéra avait aussi finalement une fonction de miroir de notre société c'est-à-dire se dire on condense dans un lieu alors qui est magique magnifique extrêmement connu mais en condense une partie de notre société à travers plusieurs métiers mais qui doivent s'entendre ils n'ont pas le choix chaque soir il faut qu'il y ait cette représentation qui doit être belle et malgré [Musique] je danse très mal donc c'est d'ailleurs pour ça qu'ils m'ont pas fait danser dans ces films je reste toujours à diriger les autres ce qui me va très bien la méthode de lecteur studio c'est pas votre truc répéter pour si j'avais eu le temps je l'aurais fait avec plaisir mais là je ne devais pas danser je vais pas faire un travail que j'ai pas à faire déjà dans j'ai appris à m'assouplir un petit peu c'était déjà pas mal mais vous dites que vous avez appris pendant ce tournage ou ce tournage aussi parce qu'on évoquait le film de ralphians auparavant à découvrir notamment la musique la musique classique l'opéra le côté lyrique de l'Opéra de Paris et maintenant vous êtes les deux pieds dedans prochain prochain tournage prochain film prochain d'un tournage je vais faire un film de Anne Fontaine qui va s'intéresser à Maurice Ravel donc je suis en train de répéter le boléro de répéter le boléro d'apprendre le piano de de préparer tout ça ouais un grand compositeur un immense compositeur que je connaissais très très mal donc vous connaissez finalement que le boléro j'ai l'impression et dont je suis en train de découvrir la complexité l'intérêt de l'homme parce qu'on revient beaucoup avec des films en ce moment sur la la vie des musiciens ou des compositeurs on pense à Tchaïkovsky on pense au film de Kyril cérébray nicov qui a été présenté aussi à Cannes cette année là où nos frangins l'étaient à son tour il y a beaucoup de films qui s'intéressent aussi à la personnalité aujourd'hui des compositeurs vous avez raison et j'ai l'impression aussi à ce qui est le travail de création c'est c'est assez rare finalement dans les biopic musicaux d'arriver à comprendre vraiment quel est le tourment intérieur que peut traverser un compositeur tourment ou pas d'ailleurs ça peut être un grand plaisir un grand bonheur mais d'arriver à pénétrer là-dedans mais il y a un film comme ça qui retient mon attention qui était pas sur un compositeur classique mais qui était sur Brian Wilson le compositeur des des Beach Boys enfin le leader et il y avait eu un film extrêmement remarquable qui s'appelait love and mercy où envoyer vraiment ce qui est de composer une musique et et sa complexité et j'ai l'impression on va voir avec le film d'Anne Fontaine mais il y a ça en tout cas très très présent dans le film alors attention rien à voir avec Ravel mais l'actu musical du jour [Musique] on a tout mangé maintenant [Musique] [Musique] à vous qu'on ne puisse plus la vallée [Musique] [Musique] vitamines [Musique] [Musique] [Musique] il faut savoir que notre réalisateur Thomas beau et Breton et que du coup il nous informe sur toute l'actualité des Transmusicales de Rennes où vous êtes invités à vous rendre urgemment et notamment pour voir ce qu'un tête Franco polynésien 15 avec ce titre Vega c'est l'actualité musicale du jour [Musique] avec nous aujourd'hui le comédien Raphaël Personnaz a l'occasion de la sortie en salle de no frangins nos frangins le nouveau film de debout j'allais dire de Bouchareb de Rachid Bouchareb oui il faut arrêter de pas donner les prénoms le tourbillon de la vie c'est aussi un film dans lequel vous serez à l'affiche d'Olivier trener un film sur les hasards de la vie Raphaël Personnaz avec loup de l'âge en salle un peu plus tard le 21 décembre vous avez revu vous votre vie sous cette lumière là la lumière des Grands hasards qui ont peut-être frappé à votre porte de cette chance qui s'est présenté à vous au jeu des des et si à quel moment la chance a frappé plusieurs fois mais en ce qui concerne disons mon petit travail Bertrand Tavernier a été une chance incroyable parce qu'il m'a offert un rôle incroyable dans un film que j'ai adoré faire et puis et puis ça c'est la princesse de Montpensier et après avec lui et puis ça a été l'occasion de rencontrer un homme qui m'a je pense que j'avais un grand amour du cinéma mais il m'a exercé à à connaître encore plus à aller découvrir plein de choses improbables d'ailleurs donc ça a été une rencontre primordiale alors ça ça a été une rencontre importante mais quand même comment un rôle peut à un moment changer la vie d'un comédien c'est improbable je ne sais pas pourquoi ce rôle mais non mais plus que les autres et je ne sais pas en tout cas ça tombait c'est ça qui est fou avec le hasard ça tombait à un moment où je voulais tout arrêter donc je pense que j'étais totalement libéré aussi d'une espèce de pression que je me mettais j'avais juste envie de m'amuser je me disais c'est peut-être le dernier tournage de ma vie donc autant autant se lâcher autant faire ce qui voilà ce qui me plaît etc et il se trouve que ça a bien plu à Bertrand Tavernier à l'époque donc voilà ça a été un moment et vous savez pas pourquoi après vous essayez de reproduire ce moment ça n'arrive pas forcément mais mais voilà et faire ce qui vous plaît c'est être vous-même au contraire être quelqu'un d'autre quelqu'un d'autre oui oui moi cette envie de de faire ce métier est venu d'une envie d'enfant de costumer quoi c'est tout donc c'est se cacher paradoxalement évidemment moi je me sens jamais au si autant vrai on va dire que sur une scène je c'est un endroit de sincérité absolue sur une scène de théâtre ouais j'ai peut-être plus de facilité sur une scène de théâtre à avoir ça la dernière fois c'était quand c'était pour vous n'aurez pas mal haine donc on l'a joué jusqu'à la jusque juste avant le début du premier confinement donc mais je l'ai joué deux ans et demi donc et ça a été une expérience évidemment particulière par le sujet puisqu'il s'agissait du de l'adaptation du livre d'Antoine Lewis qui raconte la perte de sa femme au Bataclan et qui raconte comment il vit avec son fils jour après jour juste après les événements et c'était on parlait du théâtre gre que tout à l'heure il y avait quelque chose de cet ordre là c'était il fallait que ça soit le plus sincère possible ne rien trafiquer parce que c'est des événements que tout le monde a vécu de près ou de loin donc en fait on partageait une forme d'expérience avec le public c'est les grands mots comme ça mais c'est vrai il y avait ce sentiment de en fait quand j'arrivais sur scène le public était déjà chargé de sa propre de sa propre histoire en lien avec ses attentats donc il y avait il y avait une c'était une expérience très particulière d'une actualité très forte et en même temps le théâtre c'est aussi la capacité ou le la possibilité de se replonger dans des textes des textes anciens et de les faire résonner à la manière d'aujourd'hui la prochaine fois ce sera quand il y en a déjà une actée pas acté mais on y est presque la saison prochaine normalement mais mais mais je ne peux pas le dire je ne peux pas le dire parce que c'est en cours et je suis un peu comme ça bon je me dis il faut pas j'aime bien la chance retour sur l'oeuvre de l'écrivain Salman rushi l'auteur des versets sataniques a écrit tout un tas d'autres textes des essais par exemple publié ces jours-ci chez Actes Sud on en parlera et puis dites-nous si vous êtes des lecteurs ou d'électrices de Salman rushdy #book club culture merci beaucoup Raphaël personne d'avoir été avec nous nos frangins merci le 7 merci beaucoup