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interviewFrance Inter — L'invité de 8h20· 28 mars 2022 24 min

Nicolas Dupont-Aignan : "Avec moi, la France redeviendra gaullienne, c'est-à-dire indépendante"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Et nous sommes à deux semaines du premier tour de l'élection présidentielle. Une dernière ligne droite qui est marquée par une stricte égalité de temps de parole entre les douze candidats. Tous, dans les deux prochaines semaines, se succéderont à 8h20 au micro de France Inter. Et le premier d'entre eux, aujourd'hui, est le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour ! Bonjour à vous. Et bienvenue sur Inter. Chers auditeurs, je vous le rappelle, sachez que ces interviews sont aussi les vôtres. Dans une dizaine de minutes maintenant, vous aurez largement la parole pour interroger Nicolas Dupont-Aignan ou pour dialoguer avec lui.

Alors appelez-nous maintenant au 01 45 24 7000 ou passez autrement par l'application de France Inter. Alors voilà comment vont se dérouler ces douze grands entretiens dans les prochains jours. D'abord, trois questions sans filtre pour commencer Nicolas Dupont-Aignan. Réponse rapide, s'il vous plaît. Puis une grosse dizaine de minutes sur votre programme et sur l'actualité. Ensuite, ce sera la parole aux auditeurs de France Inter. Donc, et puis nous terminerons par quelques questions plus personnelles, si vous le voulez bien. Nicolas Dupont-Aignan, première question. Votre slogan de campagne est « choisir la liberté ».

Donc, de la devise de la République, liberté, égalité, fraternité, vous n'avez retenu que la liberté. Pourquoi ?

1:18
Invité

Ah, j'avais envie de mettre « liberté, égalité, fraternité », je vais vous dire. Et puis c'était trop long sur l'affiche, ça ne se voyait pas. Et puis j'ai mené un combat pendant le confinement, pendant cette période horrible du Covid, où la liberté des Français a été profondément mise en cause. Elle l'est toujours. Il y a toujours un pass sanitaire. Les soignants exclus ne sont toujours pas réintégrés. Et au-delà même de cette question de la santé, je pense qu'il y a le danger d'un basculement dans une société orwellienne. Si vous êtes élu, quelle serait votre première mesure ?

Outre ce que je viens de vous dire, d'abolir tous les passes sanitaires et vaccinales, ma première mesure, c'est de récompenser le travail. C'est d'indexer les pensions de retraite sur l'inflation, ce qui n'est pas fait depuis des années. Ce qui est responsable, d'après le rapport des retraites, de 44% de la perte de pouvoir d'achat des retraités. Et puis de faire ce fameux 13e mois, auquel je crois beaucoup, 8% de hausse, pas payée par les entreprises, mais par une baisse des charges salariales et des économies sur les gros gaspillages dans notre pays.

2:18
Présentateur

Troisième question rapide, votre premier coup de fil à Vladimir Poutine, vous lui dites quoi ?

2:22
Invité

Je lui dis qu'il faut une grande conférence sur la sécurité en Europe, que je propose ce qu'avait proposé Jacques Chirac, j'ai relu un document dans le Figaro de son ambassadeur, ce qu'avait proposé Jacques Chirac en 2008 je crois, ou non avant, 2005, qui était la neutralité de l'Ukraine, zone neutre, que l'OTAN n'ira jamais en Ukraine, qu'il n'y aura pas d'armée ukrainienne, l'autonomie du Donbass, c'est-à-dire l'application des accords de Minsk, le retrait des troupes russes, bien évidemment, et une grande réconciliation, parce que ce sont des peuples frères, et on a bien réussi à se réconcilier avec les Allemands, et il faudra bien, si l'Europe veut, si l'Europe veut exister au XXIe siècle, et bien ne pas pousser la Russie dans les bras de la Chine, et avoir un continent uni.

3:07
Présentateur

Des médiations dans le conflit entre la Russie et l'Ukraine, il y en a eu, médiation européenne, médiation turque, médiation israélienne, aucune n'a arrêté Vladimir Poutine jusqu'à présent, pourquoi ça marcherait avec vous ?

3:18
Invité

Parce que moi je propose un plan, parce que les médiations ne proposent pas la neutralité de l'Ukraine, là je vois enfin que Zelensky commence... Non, non, il n'y a pas eu de plan clair, notamment d'Emmanuel Macron, et pour la France, une France à nouveau indépendante, sortie du commandement militaire intégré de l'OTAN, une France gaullienne, celle du général de Gaulle qui avait refusé de s'engager au Vietnam, celle de Jacques Chirac qui avait refusé de s'engager en Irak, moi, avec moi, la France redeviendra gaullienne, c'est-à-dire indépendante. Et à partir de ce moment-là, je peux vous dire que notre pays aura des leviers autrement plus importants qu'aujourd'hui.

3:55
Présentateur

Mais comment un gaullien, comme vous dites un gaulliste, vous revendiquez en permanence du général de Gaulle, peut-il rester insensible à la résistance du peuple ukrainien ? Comment pouvez-vous dire une chose pareille ? Vous avez déclaré, après l'intervention du président ukrainien Zelensky devant l'Assemblée nationale il y a trois jours, qu'il s'était livré à un chantage émotionnel général.

4:13
Invité

Vous n'avez pas repris toute ma phrase ? J'ai dit, et je m'en souviens, j'ai dit que je comprenais la position de Zelensky, qui avait une immense émotion, qui avait un martyr du peuple ukrainien, et j'ai dit que la meilleure façon d'éviter les souffrances des Ukrainiens, c'était de ne pas rentrer dans ce chantage émotionnel qui conduisait... Mais c'est quoi ? Quel chantage émotionnel ? Il a insulté les entreprises françaises qui avaient du sang sur les mains, ce qui n'est pas vrai. Il veut nous entraîner dans une troisième guerre mondiale. Je dis que l'honnêteté, on a un cœur, tous, mais on a un cerveau.

Et je dis que nous ne devons pas mettre le doigt dans l'engrenage, et qu'il y a une solution. Et d'ailleurs, on va y arriver à la fin. Ce qui est tragique, c'est ces milliers de morts, alors que si dès le départ, on avait proposé la neutralité de l'Ukraine, l'autonomie du Donbass, on aurait évité ce qu'on fait. Donc arrêtons, arrêtons... Pourquoi de rappeler le chantage, ce qui est une demande à l'aide ? Mais la demande à l'aide, est-ce que les Américains y répondent ? Non, personne n'y répond. Ils donnent de l'argent et des armes. C'est très facile de faire tuer les Ukrainiens à sa place. Quand on donne des armes, on met des soldats.

5:13
Présentateur

Vous auriez souhaité que les Américains y aillent ?

5:14
Invité

Non, non. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il y a une immense hypocrisie. Et on ne rend pas service aux Ukrainiens. Et on les entraîne dans une guerre civile monstrueuse. Donc je dis que rendre service aux Ukrainiens et sauver les Ukrainiens, ce n'est pas céder au chantage de M. Zelensky. Et je maintiens ce que je dis. Florian Philippot, qui vous a rejoint...

5:31
Présentateur

Juste un point,

5:32
Invité

il y a une élection présidentielle française. Malheureusement, le conflit ukrainien va durer. Et je souhaiterais qu'on parle des Français.

5:38
Présentateur

Mais on va en parler. Florian Philippot, qui vous a rejoint, puisqu'il vous a apporté votre soutien, dit que Volodymyr Zelensky n'est ni loyal ni digne.

5:47
Invité

Écoutez, ce n'est pas M. Philippot qui est candidat à la présidentielle. Il dit ce qu'il pense. Moi, je vous dis que la France, avec moi, ne sera pas entraînée dans ce conflit et que c'est le meilleur service à rendre aux Ukrainiens.

6:01
Présentateur

Un mot sur l'effet de cette guerre sur l'économie et sur l'économie française. Renault a annoncé quitter la Russie la semaine dernière. Total maintient ses activités dans le gaz mais fait une croix sur le pétrole. D'autres entreprises avaient déjà quitté le pays, par exemple dans le secteur du luxe. Ces entreprises, Nicolas Dupont et Nyon, françaises, elles ont tort de dire on ne commerce pas avec un pays qui déclenche une guerre. Écoutez, moi,

6:27
Invité

je vois que l'Allemagne achète pour 200 millions d'euros par jour de gaz et que le blocus financier n'est pas mis en place par l'Allemagne. Donc, je ne vois pas au nom de quoi on devrait encore sacrifier des emplois français. Voilà. et j'aimerais qu'on parle de la situation des Français parce que nos compatriotes ils ne peuvent plus travailler pour remplir leur réservoir pour aller bosser dans les zones rurales avec 400 euros par mois d'essence dans le réservoir. J'aimerais qu'on parle du chômage en France. J'aimerais qu'on parle des difficultés. Donc, l'Ukraine, c'est un drame. Il faut tout faire pour le résoudre. Je suis l'un des seuls à avoir proposé un plan de paix réaliste.

Si, il y a eu Nicolas Sarkozy, il y a eu Dominique de Villepin, il y a eu Hubert Védrine, des gens sérieux. Maintenant, si on peut parler de la situation des Français.

7:10
Présentateur

Emmanuel Macron veut repousser l'âge de départ à la retraite à 65 ans comme Éric Zemmour ou Valérie Pécresse. Vous, vous êtes opposé à ça. Vous êtes pour ne pas faire de réforme des retraites pour rester à 62 ans. C'est bien ça ?

7:21
Invité

C'est bien ça pour deux raisons. Très simple. D'abord, ils font cette réforme pour à peu près économiser entre 5 et 10 milliards d'euros. Moi, je prends l'argent qu'on verse à l'Union Européenne net par an qui est de près de 10 milliards maintenant et ça va monter à 15. Et cet argent, on peut verser en plus à l'Union Européenne. Il y a des pays moins riches que nous. Chirac, Jospin versaient 2 milliards par an. C'était bien. On est passé à 10 et, eh bien, ces 10 milliards, je les redéploie vers les retraités pour éviter la souffrance des retraités, la paupérisation des retraités. Premier point.

Et deuxième point, ce qu'ils oublient tous les trois, c'est que cette réforme serait dramatique pour les Français. Vous savez quel est le taux d'emploi pour les 60, 65 ans ? 30%. Contre 70% de taux d'emploi en dessous de 60 ans. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ces Français qui n'ont pas de boulot seront au RSA et, deuxièmement, cela veut dire que quand ils prendront leur retraite à 65 ans, ils auront des retraites de misère avec des décotes. Donc, la retraite à 65 ans d'Emmanuel Macron ou à 64 de Pécresse et Zemmour, c'est des millions de nouveaux pauvres dans notre pays. Alors qu'il y a toujours plus de riches et qu'Emmanuel Macron a enlevé l'impôt sur la fortune.

Donc moi, je trouve ça, je pense qu'on ne réalise pas à quel point les inégalités dans notre pays deviennent insupportables. Et je ne vois pas pourquoi on en rajouterait alors qu'il y a tant de gaspillages financiers.

8:48
Présentateur

Éric Zemmour a réuni plusieurs milliers de personnes en meeting hier, place du Trocadéro à Paris. Qu'est-ce qui vous retenez, Nicolas Dupont-Aignan, d'aller sur cette place le soutenir alors que tous les deux, vous vous dites patriotes et favorables à l'union des droites ?

9:02
Invité

Mais il y a... Non, d'abord, j'ai toujours pensé que l'union des droites ne voulait rien dire parce qu'il y a une droite qui vote Macron, libérale, et que moi, je veux l'union des Français. D'où qu'ils viennent. Et que la situation est tellement grave, c'est les Français qu'il faut réunir. Et pas les droites ou les gauches ou ailleurs. C'est absurde. Deuxième point, moi j'ai une autre vision de la société. Si vous regardez mon projet et qu'on parle un peu projet parce que contrairement à ce que vous croyez, ça intéresse les Français.

Ma vision de la femme, ma vision de la société pour l'inclusion des handicapés, ma vision de la participation au travail pour que les salariés soient actionnaires de leurs entreprises. Le patriotisme, oui, je le défends l'indépendance de la France et beaucoup plus clairement que d'autres. Mais on est indépendant pourquoi ? On est indépendant pour un modèle de société et je propose un modèle de société humaniste. Fermeté et justice, ordre et progrès. Et je suis le seul à proposer cela à cet alliage. Soit on a le désordre avec le progrès, c'est une certaine gauche, soit on a l'ordre sans progrès. Je pense qu'il faut allier les deux et c'est ça qui m'intéresse.

Et si vous lisez mon programme sur l'école publique, sur la reconstruction de l'hôpital, je suis l'un des seuls qui a un vrai projet de reconstruction des services publics.

10:16
Présentateur

Sur l'hôpital, au ministère des Solidarités et de la Santé, vous voulez nommer Didier Raoult ?

10:20
Invité

Oui, je veux nommer Didier Raoult pour faire le ménage dans les conflits d'intérêts. J'ai le rapport McKinsey devant moi du Sénat, j'invite tous les Français à le lire. C'est le plus gros scandale. C'est curieux, dans la Macronie et dans la plupart des médias français, on n'en parle pas beaucoup. Heureusement qu'il y a les réseaux sociaux. On en a beaucoup parlé. On a notamment invité

10:39
Présentateur

les auteurs de deux livres qui dévoilent...

10:41
Invité

Écoutez, je voudrais que les Français sachent que dans une démocratie normale, Emmanuel Macron ne pourrait même pas se représenter. Tellement ce scandale est un scandale d'État. Un milliard d'euros par an, 2021, un milliard. Vous savez ce que c'est un milliard ? C'est la réforme de la déconjugalisation et de l'augmentation de la location adulte handicapée qui a été refusée par la majorité en marche à l'Assemblée nationale. C'est-à-dire que Emmanuel Macron refuse aux handicapés de dépasser le niveau de pauvreté et il va dépenser un milliard d'euros avec du conflit d'intérêts majeurs.

C'est-à-dire des consultants qui ont conseillé Pfizer, des consultants qui ont mis en place la stratégie vaccinale du gouvernement, des consultants qui ont écrit 500 000 euros.

11:27
Présentateur

C'est illégal ?

11:28
Invité

C'est du conflit d'intérêts. Il faut qu'il y ait le parquet qui enquête.

11:30
Présentateur

Qu'ils aillent au pénal, vous répond Emmanuel Macron. Hier, il a réagi. Vous voyez le mépris d'un homme qui ne comprend même pas que ça a de choquant. Que mes accusateurs aillent au pénal. Il dit aucun contrat n'a été passé sans qu'il respecte la loi sur les marchés publics.

11:44
Invité

Mais ce qu'il ne comprend pas Emmanuel Macron, vous voyez ce qui est terrible, c'est qu'il ne comprend pas ce que c'est que l'État impartial. Il ne comprend pas qu'on n'a pas à dépenser 500 000 euros pour réduire les APL des étudiants. Qu'on n'a pas à faire des jeux de bateaux pirates où chaque participant s'identifie à un des personnages, capitaine, personnage du Lego, 10 heures par mois à l'OFPRA. Qu'on n'a pas à dépenser 1 million d'euros à la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse. C'est l'argent des Français. Et il l'utilise pour ses copains, ceux qui ont organisé sa campagne en 2017. Vous rendez compte de la gravité ?

12:19
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan. Vous rendez compte de ce qui se passe au sommet de l'État ? L'affaire McKinsey, je vous le répète, on en a beaucoup parlé, notamment sur Inter. On n'est pas en train de vous dire vous n'avez pas à le dire. Mais est-ce légal ou pas ? C'est moralement inacceptable. Vous pouvez dire moralement inacceptable. Et je pense qu'il faut une enquête sur les conflits d'intérêts. Si c'est illégal,

12:41
Invité

allez au pénal. Un président de la République doit défendre des valeurs. Il défend l'État, l'intérêt général. Pourquoi des consultants américains qui font d'ailleurs de l'optimisation fiscale, remplacent des hauts fonctionnaires, qui font des années d'études, qui sont encadrés et qui conseillent en même temps l'État et des entreprises privées du pantouflage ? C'est un conflit d'intérêts majeurs. Mais je ne sais pas si vous réalisez ce qui s'est passé. Et je vous le dis, je demande aux Français de sanctionner gravement Emmanuel Macron. On ne peut pas confier l'État à quelqu'un qui n'a même pas conscience de ce qu'il fait.

13:20
Présentateur

On donne la parole à 8h36 aux auditeurs d'Inter. Car oui, ce sera aussi la marque de ces grands entretiens dans les deux semaines qui arrivent, dialoguer avec les candidats à l'élection présidentielle, passer par l'application de France Inter ou par le standard au 01 45 24 7000. La première question nous vient, je crois, de Nouvelle-Calédonie et c'est Gilles qui la pose. Bonjour et bienvenue.

13:50
Invité

Oui, bonjour à tous. Bonjour. Bonjour M. Dupont-Aignan. Bonjour M. Je voulais poser la question à M. Dupont-Aignan qui nous paraît essentielle pour qu'on puisse juger. D'après lui, est-ce que sa candidature a une véritable utilité au débat politique ou alors est-ce que c'est seulement de l'opportunisme ? Sa conviction profonde, où est-elle ?

14:14
Présentateur

Merci Gilles pour cette question qui est une question donc de clarification personnelle et de clarté qui vous est posée, Nicolas Dupont-Aignan.

14:22
Invité

Je défends des convictions que je crois plus que tout. Je crois l'avoir prouvé. J'ai quitté l'UMP quand le président Sarkozy a trahi le référendum de 2005 des Français. Ce n'était pas négligeable. J'ai lutté toujours pour l'indépendance de mon pays. J'ai beaucoup milité pour la liberté pendant la crise du Covid. Voilà. Après, vous savez, en démocratie, j'ai eu 600 maires qui m'ont parrainé. Il y a quelques personnes qui pensent ce qu'on était pour moi. il y a eu 1 700 000 en 2017. C'est autant que l'audience vous fait un peu plus en Saint-Air. Près de 2 millions. Voilà. Donc on est presque pareil.

14:58
Présentateur

On fait 4 millions et demi entre 7 heures et 9 heures.

14:59
Invité

Oui. Alors vous faites beaucoup plus. Mais c'est quand même pas négligeable. Voilà. Il y avait marqué 2 millions sur Internet. Donc voilà. Donc, vous savez, dans la démocratie, si vous dites à tous les gens vous ne devez pas vous présenter pourquoi je défends des convictions qui, je crois, ne sont pas assez représentées dans mon pays.

15:15
Présentateur

Retour au standard. Bonjour Dominique.

15:19
Auditeur

Oui, bonjour. Merci pour cette initiative d'interroger tous les candidats. Voici ma question. Monsieur Dupont-Aignan, quelles sont pour vous les qualités essentielles d'un président de la République ?

15:30
Présentateur

Merci pour cette question.

15:31
Invité

Nicolas Dupont-Aignan. La première, c'est l'honnêteté. La deuxième, c'est l'amour de son pays. Et la troisième, c'est d'être en prise avec le peuple français, c'est-à-dire d'avoir les pieds sur terre et de ne pas être hors sol. Voilà. Si déjà, il y avait tout ça, ce serait magnifique.

15:48
Présentateur

Étienne nous appelle Dumont. Voilà. Je viens de repérer ça sur l'écran d'ordinateur. Bonjour Étienne. Bienvenue sur Inter.

15:57
Auditeur

Oui. Bonjour, journaliste de France Inter. Merci de prendre ma question. Je vous en prie. Bonjour, monsieur. Bonjour à monsieur. Monsieur le député, ma question est la suivante. Donc, l'endettement de la France est de plus de 2,8 millions milliards d'euros. Donc, quel est votre programme, s'il vous plaît, pour réduire cet endettement-là qui est de plus en plus abyssal ?

16:18
Présentateur

Merci Étienne pour cette question. Nicolas Dupont-Aignan.

16:20
Invité

Et vous touchez du doigt à un des drames français, c'est le déficit du commerce extérieur de 84 milliards d'euros, un record en 2021. Voilà pourquoi un des grands axes de mon programme, et on en parle peu, c'est le produire en France. Je veux qu'on relocalise un million d'emplois, c'est la seule solution pour payer notre système social, pour réduire la dette à terme, et pour arriver à ce un million d'emplois, je propose une division par deux de l'impôt sur les sociétés, mais uniquement pour les bénéfices réinvestis. Je suis contre les baisses de charges uniformes.

Il y a eu des baisses de charges considérables pour les entreprises, mais de même façon, pour ceux qui produisent en Inde, en Chine, ailleurs, je veux qu'on concentre les baisses de charges sur ceux qui produisent français. Et puis j'ai écrit un livre, où va le pognon, où je décris 100 milliards d'économies à redistribuer vers le pouvoir d'achat, vers la production en France, et vers les services publics.

Dans un premier temps, on ne baissera pas la tête, la dette, pardon, on ne baissera pas la dette, ce n'est pas possible, il faut déjà restructurer et remettre en état notre pays, et au bout de trois ans, on pourra commencer à baisser la dette, et vous avez sur mon site internet, je suis l'un des rares à l'avoir fait, le chiffrage de mon projet avec les calculs économiques qui permettraient de stabiliser la dette, puis de la réduire. Mais on la réduira par la création de richesses. Et c'est vraiment la question fondamentale du Produire en France, de la concurrence loyale, qui en plus est une bonne affaire écologique.

17:42
Présentateur

Isabelle, au standard, Saint-Mort-des-Fossés, bonjour et bienvenue.

17:46
Nicolas Dupont-Aignan

Bonjour Nicolas, bonjour Léa, bonjour M. Dupont-Aignan.

17:50
Invité

Bonjour, je croyais que vous m'appeliez Nicolas, alors je me dis que c'était sympa. Je vois que c'était pour M. Demorand. Il y en a deux dans le site. Alors Isabelle, allez-y, allez-y.

17:58
Nicolas Dupont-Aignan

M. le futur président de la République française, j'aimerais avoir votre réflexion et votre vision quant à l'enseignement artistique et culturel populaire dans le sens noble du terme auprès de nos collégiens et de nos lycéens sur tout le territoire et notamment dans les réseaux d'éducation prioritaire. Merci, monsieur.

18:17
Présentateur

Merci Isabelle pour cette question sur la culture, sujet très très très peu, voire pas du tout abordé dans cette campagne. Nicolas Dupont-Aignan.

18:26
Invité

Je le regrette, dont on parle peu, je propose la gratuité de tous les lieux culturels le dimanche. Je propose aussi, justement, l'enseignement artistique et très modestement, je l'ai fait dans ma ville dont j'ai été maire 22 ans ailleurs avec la propriété Caillebotte en organisant toute une formation à la peinture à tous les enfants des écoles qui peuvent venir avec leurs institutrices des projets pédagogiques. Je crois qu'il est essentiel que les professeurs d'art plastique, bien sûr, soient soutenus, mais qu'au complément, il peut y avoir énormément d'échanges avec les lieux culturels dans notre pays. Je l'ai fait dans ma ville et ça a marché de manière extraordinaire.

Je pense qu'on peut le faire partout. Je ne dis pas que c'est facile, mais c'est un élément clé.

19:11
Présentateur

Vincent Ostandard, que j'accueille avec plaisir. Bonjour et bienvenue.

19:15
Invité

Bonjour. On vous écoute. Bonjour, monsieur Dupont-Aignan. Bonjour, monsieur. Au cours des deux précédentes campagnes présidentielles, les instituts de sondage vous situez autour de 3%. Dans vos interventions, dans les médias où vous n'êtes d'ailleurs jamais invité, vous affirmiez que les sondages se trompaient et que vous obteniez beaucoup plus. En fait, le résultat final, c'est toujours moins de 5%. Les sondages mentent, dites-vous. Pourquoi vont-ils continuer à mentir cette fois-ci ? Alors, d'abord...

19:44
Présentateur

Merci pour cette question, Vincent Dupont-Aignan. C'est expérience

19:47
Invité

que je disais ça, parce que, si vous reprenez les sondages et je les connais, les mots concernant, j'étais même en décembre 2016 à 0,5. 0,5. Et mon temps de parole était indexé dessus et j'ai fini à 4,7. Ce n'est pas assez, mais c'est 10 fois plus que ce qui était prévu initialement. Donc, au régional, ils se sont trompés 10 points sur beaucoup de partis. En fait, ce n'est pas qu'il y a un grand complot, ce n'est pas qu'ils trichent, c'est que simplement, les sondages sont faits sur les 50% de votants qui disent aller voter, être sûrs d'aller voter. Et comme vous savez qu'il y a de plus en plus d'abstentions possibles, ils sont dans le brouillard, ils le disent eux-mêmes.

Si, et c'est tout l'enjeu de la présidentielle, et je dis aux Français vraiment, si le 10 avril, les Français se mobilisent massivement en disant on ne veut plus voir Macron au second tour, on veut choisir librement. S'il y a 10, 15 millions de Français qui pensaient s'abstenir qu'ils vont voter, tout change. Les sondages n'ont plus aucune valeur. Si les Français ne vont pas voter, c'est clair que Macron sera réélu. Donc moi, je dis aux Français, vous avez entre vos mains un trésor, c'est le bulletin de vote, ne vous découragez pas. Cette compagnie est écœurante, on est tous d'accord.

Mais allez voter, vous avez sur internet tout ce qu'il vous faut, vous avez les programmes, on a fait un travail, il y a des personnalités différentes, on peut leur reprocher plein de choses, mais il y a des personnalités et des programmes différents. Saisissez ce vote le 10 avril, après ce sera trop tard pour 5 ans.

21:12
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, vous avez dit hier sur notre antenne sur France Inter que le prochain président ne sera pas légitime parce qu'il n'y aura pas eu de vraie démocratie en France. Vous parlez même d'élections truquées. Oui, mais c'est ce que me disent les Français

21:23
Invité

dans la rue. Vous savez ce mot de truquer, c'est une dame qui me l'a dit il y a 15 jours, qui m'a dit monsieur Dupont-Aignan, on est écœuré. Les parrainages, on a bien compris, l'arnaque des parrainages, tout était fait pour certains candidats, il y en a qui font campagne, l'inégalité de temps de parole qui s'appelle équité. Là je me réjouis, on est en égalité pendant 15 jours. Vous savez qu'avant 2016, c'était 5 semaines, 5 semaines, 5 semaines tous les 5 ans. ce n'était pas la mort. Ils l'ont réduit à 15 jours. Deuxièmement, inégalité de moyens, on a fait la transparence des parrainages, mais il n'y a toujours pas la transparence des dons financiers.

Moi j'aimerais que monsieur Macron publie ses dons financiers de 2017 et de 2022, et les autres aussi, monsieur Zemmour, madame Le Pen, tout le monde, monsieur Mélenchon, les dons. Voilà, donc les Français comprennent qu'il y a un immense trucage, et je leur dis, et j'ai dit à cette dame qui me disait je ne vais pas aller voter, c'est truqué, et je lui dis non madame, c'est peut-être truqué, mais justement, vous, vous avez le pouvoir de déjouer le piège, donc allez-y avant qu'il soit trop tard,

22:20
Présentateur

allez-y. Il reste deux minutes, question plus personnelle, réponse courte si vous le voulez bien.

22:25
Invité

Je vais essayer.

22:26
Présentateur

La première personne que vous appelez le soir de votre élection si vous êtes élu ?

22:31
Invité

La première personne, je pense à ma mère qui n'est plus là, parce que ma femme et mes filles seront à mes côtés si c'était le cas. La première fois que vous avez voté, c'était pour qui ? La première fois que j'ai voté, ah là, je ne sais plus, c'était quoi, en 81, en 81, je vais vous dire, vous voyez, je n'étais pas révolutionnaire, j'ai voté Giscard pourtant, pourtant je n'aimais pas.

22:54
Présentateur

C'est votre troisième candidature à la présidentielle, Marine Le Pen a dit qu'elle ne se représenterait plus si elle échouait cette fois-ci, est-ce que pour vous aussi c'est la dernière ?

23:02
Invité

C'est probablement la dernière, maintenant, vous savez, dans l'histoire, Clémenceau est arrivé au pouvoir assez tard, et De Gaulle aussi, mais je ne me prends pas pour Clémenceau et De Gaulle, donc rassurez-vous, je ne vous embêterai pas éternellement.

23:14
Présentateur

C'est une prérogative du président de la République, qui feriez-vous entrer au Panthéon ?

23:19
Invité

Ah, je sais qu'on m'a posé cette question, et j'avoue que je n'avais pas la réponse, je n'ai pas y réfléchi, je n'ai pas réfléchi là, il faut franchement, et puis je vais vous dire, cette instrumentalisation du Panthéon, il faudra voir sur le moment, mais je préférerais qu'on ne regarde pas la mémoire, on est dans un pays qui est en train de se mourir, j'ai envie qu'on parle de l'avenir, de la jeunesse, qu'on leur donne un projet, les jeunes souffrent énormément, on n'en a pas parlé, je propose de travail universel pour les jeunes, au lieu du revenu.

23:47
Présentateur

Donc regarder devant, c'est ça ?

23:49
Invité

Ce n'est pas qu'il y aura, il y a quantité de grands personnages, femmes, hommes, qui méritent d'être au Panthéon, mais toute cette com autour du Panthéon me fatigue un peu.

23:58
Présentateur

Merci Nicolas Dupont-Aignan.

24:01
Invité

Il y en a 11 suivant. Il y en a 11 encore. Il y en a 11, effectivement. Encore, mais ça ne doit pas être une corvée pour vous. Non, mais ce n'est pas une corvée, vous nous en prie, on est très gros. Un petit mot, imaginez qu'on ait eu des grandes émissions pendant cinq semaines avec tous les candidats, ça n'aurait pas été mieux quand même ? Il y en aura. Il y en aura. Oui, c'est très dur pour vous en 15 jours. Merci. Merci en tout cas. Nicolas Dupont-Aignan

24:22
Présentateur

d'avoir été au micro d'Inter, 8h47. France Inter.

Nicolas Dupont-Aignan : "Avec moi, la France redeviendra gaullienne, c'est-à-dire indépendante" — Nicolas Dupont-Aignan · Pourquijevote