Patrick Bruel, présidentielle... le 8h30 franceinfo d'Éric Zemmour
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Éric Zemmour.
Bonjour.
Merci d'être avec nous sur France Info. Bonjour Paul.
Bonjour à tous.
Vous rééditez aujourd'hui votre plus grand succès en librairie, le suicide français chez Fayard. Est-ce que vous préparez le terrain à votre candidature ? Est-ce que ce sera vous d'ailleurs le candidat de Reconquête ? On va en parler, mais d'abord le pouvoir d'achat. Le Premier ministre donnera une conférence de presse tout à l'heure avec à la clé de nouvelles annonces face à la flambée des prix du carburant. La difficulté, c'est que les caisses sont vides. Qu'est-ce que vous attendez du gouvernement ?
En vérité, pas grand-chose. On a compris qu'il ne donnera pas grand-chose puisqu'il n'a plus d'argent à force de mauvaise gestion depuis 10 ans. Tout le monde sait maintenant qu'il n'y a plus d'argent, que les déficits sont énormes, que la dette est colossale et que donc on ne peut plus rien faire. Donc si j'ai bien compris, le gouvernement va annoncer des aides très ponctuelles, très ciblées. Je crois que ça va être 50 euros par mois pour les gens qui roulent énormément, je peux comprendre, c'est le minimum, mais c'est du rafistolage, tout ça, c'est rien. Et en plus, je suis allé voir sur le site du gouvernement, c'est une usine à gaz.
On vous demande votre déclaration d'impôt, on vous demande combien vous roulez par an, quel revenu vous avez. C'est encore de la paperasserie, même si c'est dématérialisé et que c'est sur l'ordinateur. Alors, qu'est-ce que vous proposez ? Moi, je vais vous dire. Moi, je pense que c'est l'occasion d'engager une baisse massive des impôts que je propose par ailleurs, de commencer par les taxes sur l'essence. Vous savez que l'essence en France est super taxée, que nous avons deux impôts, la TVA et l'assise, qu'on appelait avant la TICPP. Et moi, je propose simplement, depuis le début, de baisser d'un tiers l'assise, ce qui coûterait à peu près 12 milliards.
Ça fait une économie de 27 centimes sur l'essence et de 24 centimes sur le gaz. Pour préciser pour les gens. Donc, ça coûterait à l'État 12 milliards. Et je propose depuis des mois qu'il y ait une baisse, une suppression des dépenses correspondantes. Je donnais par exemple l'aide publique au développement qui représente 12 milliards dans le budget de l'État.
Pour compenser. Mais donc, vous proposez un peu le même type de mesure que le Rassemblement national qui veut baisser la TVA. Vous, c'est un autre type de taxes que vous voulez baisser. Absolument. Je vais vous dire pourquoi. Et ça coûte la même somme à peu près, un milliard par mois.
Vous avez raison. Ce n'est pas mon sujet. Mon sujet, c'est que la baisse de la TVA, ça ne favorise pas les entreprises. Vous savez que les entreprises, quand elles payent la TVA, elles avancent la TVA à l'État et elles sont remboursées. Donc, je pense que ce n'est pas compétitif. C'est une mesure de pouvoir d'achat.
Vous voulez dire que votre mesure est plus pro-business que celle de Marine Le Pen ? Exactement. Parce que vous, ça va aider aussi les entreprises.
Exactement.
Et vous financez ça avec l'argent de l'aide au développement. Je propose,
parce que vous avez compris que je ne veux pas baisser les impôts sans baisser les dépenses. Donc, je propose une baisse de dépenses équivalente de 12 milliards. Je vous donne comme exemple l'aide publique au développement qui représente 12 milliards. C'est tout.
Éric Zemmour voulait prendre l'argent de l'aide au développement. Vous êtes aussi contre l'immigration. Est-ce que vous pensez que c'est pertinent de retirer cette aide à ces pays qui en ont besoin ?
C'est une vieille entienne. Vous savez, j'entendais déjà dans les années 80 la gauche et même la droite dire que pour ne pas avoir d'immigration, il faut aider ces pays à se développer. En fait, c'est faux. Si vous lisez le livre de Stephen Smith, La ruée vers l'Europe, il vous démontre que c'est le ton traire. Quand les pays africains se développent, c'est là qu'il y a le plus d'immigration. Donc, ça, il faut oublier ça.
Donc, vous ne croyez pas à cet argument ?
Je ne crois pas. Cet argument a été absolument démonté, si j'ose dire. Il n'est pas valable. Donc, c'est faux. Donc, il faut, oui, arrêter l'immigration et on peut arrêter l'aide publique au développement qui, en plus, moi, je trouve ça humiliant pour les Africains. La Corée du Sud, elle n'a pas d'aide publique au développement et elle est devenue une des puissances économiques les plus importantes du monde en 50 ans. Alors qu'en 1962, quand l'Algérie devient indépendante, le niveau de vie de l'Algérie est supérieur à celui de la Corée du Sud, vous voyez.
On va rester au Moyen-Orient. Donald Trump a affirmé hier que les négociations avec l'Iran sont à leur phase finale tout en menaçant à nouveau de représailles si un accord n'était pas trouvé tandis que l'Iran continue de contrôler, on le sait, le détroit d'Hormuz, ce qui a d'énormes conséquences sur l'économie mondiale. Est-ce que c'est à cause de Donald Trump si on se retrouve dans sa situation ? Est-ce que vous êtes toujours admiratif de lui ?
Attendez, je ne mélangeais pas tout. Moi, j'ai expliqué depuis le début que je pense que Donald Trump est l'incarnation américaine d'un grand mouvement occidental dont je suis l'incarnation française qui est le réveil des peuples, le réveil identitaire des peuples occidentaux. Et sur sa politique intérieure, c'est-à-dire immigration et lutte contre le wokisme, les deux mamelles, si j'ose dire, du Trumpisme, j'approuve tout à fait.
Vous aviez dit que la politique de Donald Trump était globalement positive il y a quelques mois. Sur le plan intérieur. Oui, sur le plan intérieur, je continue de le dire. Sur le plan intérieur, est-ce que vous trouvez que c'est patriote et que ça sert les intérêts américains quand vous avez un président qui déclenche des guerres qui font augmenter les factures des Américains ? Près de 4% d'inflation en avril aux Etats-Unis sur un an. Sur l'alimentaire, sur l'essence.
Attendez, attendez. On ne juge pas une politique étrangère à l'aune des conséquences sur le pouvoir d'achat. Ça, c'est une vision courte vue. Excusez-moi, quand on est un homme d'État, on regarde la géopolitique. Après, il y a des conséquences qu'il faut gérer, mais on ne juge pas une politique étrangère. Dans ce cas-là, le général de Gaulle, quand il a donné l'indépendance à l'Algérie, on a perdu le pétrole algérien. Donc, ça a fait une augmentation des prix du pétrole. C'est ridicule de résoudre comme ça.
Et sur le plan géopolitique, c'est un succès, vous trouvez ?
Sur le plan de politique intérieure, c'est un succès. Je maintiens. Quand il y a des villes comme Miami et Los Angeles dont la population diminue parce qu'on a renvoyé suffisamment d'immigrés, moi, je dis que c'est un point positif. Quand ils luttent contre le walkies dans les universités, dans les entreprises, j'approuve. Je repose ma question sur l'Iran. Sur l'Iran, est-ce que Trump
n'a pas déclenché une tempête mondiale, notamment économique ? Ça, c'est autre chose. Est-ce qu'il n'a pas
une responsabilité ? Mais on a toujours des responsabilités, encore une fois. Il est la première puissance du monde. Donc, dès qu'il bouge une oreille, ça a des conséquences sur le monde entier. C'est normal. Bon, maintenant, voyons-le. Ce que vous voulez, c'est qu'on parle de politique étrangère et de la guerre en Iran. Ça, c'est un sujet. Je suis d'accord. Donc, j'ai bien compris, je crois avoir compris que les deux axes de cette guerre sont, un, avec le gouvernement israélien de détruire la capacité de l'Iran à avoir la bombe atomique. Deux, là, c'est l'objectif géostratégique de l'Amérique toute seule dans son grand combat contre la Chine qui est l'axe vraiment fondateur du 21e siècle.
Cette guerre entre les Etats-Unis et la Chine, c'est l'équivalent de la guerre entre l'Angleterre et l'Allemagne qui a conduit à la Première Guerre mondiale. Voyez, le fameux piège de Thucydide. Donc, dans cette guerre-là qui nous dépasse tous, les Etats-Unis veulent prendre, si j'ai bien compris, les fournitures de pétrole de la Chine. C'est comme ça qu'ils ont pris le Venezuela avec Maduro, c'est comme ça qu'ils ont chassé les Chinois du canal de Panama, c'est comme ça même le Grand-Hollande est dans cette grande stratégie et l'Iran qui était le premier fournisseur de pétrole de la Chine, là aussi, est ciblé à cause de cela. Je ne dis pas que Donald Trump a réussi.
Pour l'instant, il a échoué. Pour l'instant, les Iraniens avec une grande intelligence tactique, puisque si j'ai bien compris aussi, ils s'attendaient à ce que les Israéliens et les Américains éliminent leurs principaux dirigeants et ont organisé leur système de direction de façon très décentralisée, ce qui fait que le pays tourne quand même malgré le renouvellement, si j'ose dire, des dirigeants.
Vous reconnaissez que sur le plan extérieur, d'un point de vue géopolitique, c'est un échec ?
Si vous voulez, je ne dis pas que c'est un échec, je dis qu'il est à mi-chemin et qu'il n'a pas réussi. Il n'a pas réussi non plus à arracher ce que j'avais approuvé, je vous le dis franchement, la Russie de la Chine. Vous savez, pour faire ce qu'avaient fait Nixon et Kissinger en 72, à l'envers, ils avaient arraché la Chine à l'URSS de l'époque. Là, aujourd'hui, il a tenté d'arracher la Russie à la Chine et il a échoué
aussi pour l'instant. Éric Zemmour.
On ne réussit pas toujours, vous savez.
Alors que les témoignages et les plaintes pour violences sexuelles s'accumulent contre Patrick Bruel.
C'est sans transition, comme on dit.
Sans transition. Le chanteur qui conteste les faits qui lui sont reprochés continue de se produire sur scène. Doit-il cesser ? C'est ce qu'estime le maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire. On l'écoute hier sur France 2.
Je crois que Will devrait faire une parenthèse dans sa carrière le temps que la justice soit rendue. La présomption d'innocence doit être garantie, mais y compris pour la sérénité de sa défense. Je pense qu'effectivement il devrait se retirer.
Est-ce que Patrick Bruel, selon vous, Éric Zemmour, doit prendre la décision de se retirer de la scène ?
Écoutez, moi, j'aurais réagi exactement à l'inverse de M. Grégoire. J'aurais dit, mais j'écoute ses propos, et j'aurais dit, justement, la justice, vous savez, c'est quelque chose de très civilisé, la justice. Ça veut dire une procédure, ça veut dire un procès, ça veut dire un procès équitable avec des défenseurs, avec des accusateurs, avec un juge qui normalement est impartial, ça demande du temps, c'est pas, on jette pas un homme comme ça avec des accusations dont on ne sait pas si elles sont exactes ou pas.
Il y a une dizaine de plaintes, il y a un effet d'accumulation.
Très bien, mais moi je ne suis pas juge, je ne suis pas magistrat, donc il a le droit à un procès comme tout citoyen, c'est trop facile de dire, voilà, on l'accuse, etc. Où est-ce que vous placez
la ligne entre la présomption d'innocence et la responsabilité publique ? Peut-être sur scène, parce que vous dénoncez souvent la gauche morale, la cancel culture, mais quand des personnalités sont visées par des accusations graves, est-ce que vous comprenez aussi qu'une partie du public français ne veuille plus aujourd'hui applaudir comme avant ?
Et ils ne peuvent pas aller le voir. Ils ne sont pas obligés d'aller le voir en spectacle. Moi, vous savez, je connais des acteurs qui ont été accusés et dont la procédure a duré des années et qui ne peuvent plus jouer. Je trouve ça scandaleux. Excusez-moi, par exemple, je pense à mon ami Philippe Caubert, je trouve ça scandaleux. Peu importe qu'il soit coupable ou innocent, vous comprenez ce que je veux dire ? Ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est que la procédure dure des années et que pendant ce temps-là, il ne peut plus travailler. Vous accepteriez, vous, ça ?
Il y a le sujet du droit et il y a le sujet de la morale. Le maire de Marseille, Benoît Payan, appelle aussi Patrick Bruel à renoncer à son concert prévu en octobre dans sa ville. Il dit que c'est par respect pour la parole des victimes et pour que la justice puisse sereinement faire son travail. Est-ce que vous comprenez les mois suscités ?
Je vous répète, c'est l'inverse. Excusez-moi, je trouve que c'est l'inverse. La sérénité de la justice, ça doit lui permettre de travailler jusqu'au bout. Encore une fois, les gens qui lui en veulent à cause de ses accusations, je peux comprendre, qui ne sont pas obligées d'aller le voir dans la salle de spectacle, chanter.
Vous, vous pourriez aller voir Patrick Bruel en ce moment sur scène ?
Ce n'est pas tellement ma tasse de thé, mais je pourrais. Moi, tant que quelqu'un n'est pas condamné, je pense qu'il n'est pas coupable. C'est la justice. Sinon, on réinvente le western et on va le mettre sur un cheval et on va mettre une corde et on va pousser le cheval. Ça serait plus rapide, mais bon, ce n'est pas ce que vous préférez, j'imagine.
Vous, dont les écrits ont parfois été jugés misogynes par certaines femmes quand vous écrivez les femmes en une forme d'intelligence différente de celle des hommes, les grands génies sont des hommes, l'homme est un prédateur sexuel inconquérant, le pouvoir s'évapore dès qu'elles arrivent. Est-ce que vous pensez que toutes ces femmes qui ont témoigné contre Patrick Bruel ont menti ?
Non, d'abord, je n'ai jamais été misogyne, ça c'est une bêtise qu'on colporte contre moi. Je me suis battu et avec plutôt une pression contre l'indifférenciation sexuelle et on voit aujourd'hui ce que ça a donné. Donc, je maintiens tout ce que j'ai écrit et pas des bouts de phrases qu'on prend comme ça, mais peu importe. Maintenant, ces femmes, est-ce qu'elles ont menti ou est-ce qu'elles n'ont pas menti ? J'en sais rien. Vous savez, les femmes peuvent mentir, les femmes peuvent dire la vérité, les hommes peuvent mentir, les hommes peuvent dire la vérité.
Si vous disiez les femmes disent toujours la vérité et les hommes disent toujours la vérité, ce serait aussi bête que de dire elles mentent toujours et les hommes mentent toujours. Tout ça est imbécile. Encore une fois, il y a des procédures. La justice, c'est quelque chose de...
On a entendu votre position. Merci. Laissez la justice faire son travail.
Le 830 France Info, Agathe Lambret, Paul Larouturou.
Avec Éric Zemmour, président de Reconquête, vous rééditez le suicide français chez Fayard. On va en parler dans un instant. Mais d'abord, ces images qui ont ému le monde entier, Paul.
Ces images mises en ligne hier par le ministre israélien de la Sécurité nationale. Cette vidéo où l'on peut donc voir des militants de la flottie pour Gaza agenouillés après leur placement en détention. Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous, a-t-il écrit en légende de la vidéo dont on écoute un extrait.
Ils sont arrivés avec beaucoup de fierté comme des héros. Regardez-les. Ce ne sont pas des héros, ce sont des soutiens du terrorisme.
Que pensez-vous de ces images ? Je pense que ce ministre israélien est un meilleur agent de propagande anti-israélienne que Rima Hassan, de bien loin, bien plus efficace. Voilà, qu'est-ce que je vous dise ? J'ai compris que j'ai vu que M. Netanyahou lui-même avait dénoncé cette attitude absolument scandaleuse. Vous dites que ce n'est pas conforme aux valeurs et aux normes d'Israël. Bon, ben voilà, tout est dit.
Est-ce que Jean-Noël Barraud, le ministre des Affaires étrangères, a raison de hausser le ton ? Il dénonce des agissements inadmissibles. Il a convoqué l'ambassadeur d'Israël pour obtenir des explications. D'ailleurs, l'ambassadeur d'Israël envoie son adjoint. Il a raison de demander des comptes ?
Vous savez, je pense qu'il se pousse du col. Voilà ce qu'il fait. Mais ça ne sert strictement à rien. Il fait de l'agitation pour les médias. Il veut montrer son plus beau profil moraliste. il en profite. Bon, ce n'est pas très brillant, mais peu importe. Le coupable, c'est ce ministre de l'Intérieur. Donc maintenant, vous savez... Et pour vous,
c'est pousser du col que de le convoquer ?
Oui, mais si vous voulez, tout ça, c'est de la... Encore une fois, c'est de la communication.
Autre polémique en France, Éric Zemmour, Maxime Saada, le patron de Canal, a déclaré ne plus vouloir travailler avec les signataires de la tribune anti-Bolloré qui avait dénoncé l'emprise grandissante du milliardaire sur le cinéma. Vous qui êtes si attaché à la liberté d'expression, est-ce qu'on peut menacer de représailles des artistes qui ont dit simplement ce qu'ils pensaient ?
Alors là, c'est un beau sujet et c'est un sujet qui va nous amener naturellement, mais je suis sûr que vous avez fait cet exprès, à parler de mon livre parce que dans mon livre, je parle beaucoup de cinéma, de film, je montre l'arrière-plan idéologique de tous ces films depuis les années 70, les Valseuses et d'autres films jusqu'à aujourd'hui, Intouchables, etc. Et aussi, j'ai un chapitre spécial consacré au Canal+, qui est né, comme vous vous souvenez, en 1984. Donc, c'est très intéressant. En deux mots, si vous me permettez.
Sur ces menaces de Maxime Sardin. Oui,
je vais y répondre, mais il faut mettre dans le contexte. Mais j'en ai pour une minute. Le cinéma français, comme toute la culture, a été pris en main par la gauche depuis 1945. C'était déjà le cas depuis la Révolution française, mais de façon encore plus hégémonique depuis 1945, elle a pris en main l'université, le cinéma, l'édition, même la publicité, la télévision, etc. En 1984, quand Canal+, arrive, Canal+, devient le bras armé, parce qu'il a beaucoup d'argent, de cette hégémonie culturelle de la gauche. Et ce qui fait que les films deviennent de plus en plus majoritairement de cette idéologie.
À partir des années 2000, on tombe même dans la caricature avec de plus en plus de mauvais films, ce qui n'était pas le cas avant, très woke ou un micro, vous dénoncez une pensée unique de gauche. C'est très important ce que je vous dis parce que c'est le contexte. Il faut qu'on avance aussi.
Je vous dénoncez une pensée unique. Est-ce qu'aujourd'hui, le risque n'est pas qu'une contre-pensée unique ?
Laissez-moi finir mon explication, je vous assure, on va gagner du temps. Donc, quand Vincent Bolloré prend Canal+, en 2015, il laisse cela. Je trouve qu'avec Maxime Saada, ils ont été très fair play. Peut-être même un peu trop pour des gens comme moi qui pensent que le cinéma a une importance cardinale dans l'endoctrinement idéologique de la population française par la gauche. Mais pourtant, ils ont laissé faire. Quand vous voyez les films d'aujourd'hui, ils sont exactement comme dans les années 2010. Ce sont les mêmes. C'est la même idéologie de gauche. Justement, vous dénoncez la pensée à la culture.
Attendez, quand il y a une exception comme un film magnifique des Rayons et des Ombres sur le collaborateur Jean Luchère, c'est l'exception qui confirme la règle. Donc, je disais, ils ont été très fair play, très débonnaires même. Et aujourd'hui, les mêmes gens qui vivent grassement, il faut le préciser, de l'argent distribué par Canal+, lui crache au visage, crache au visage de Vincent Bolloré, le traite de crypto-fasciste, ce qui montre qu'ils ne comprennent rien parce que Vincent Bolloré, je le connais, c'est un catholique conservateur. C'est exactement
le contraire du fascisme. Vous avez été en contact avec lui directement ? Oui, j'ai été en contact.
J'ai travaillé pour CNews, ça ne vous a pas échappé. Je vous parle de là, aujourd'hui, depuis hier. Je ne vais pas être en contact dans cette affaire. En tout cas, je sais que c'est un catholique conservateur. C'est le contraire du fascisme qui est révolutionnaire et anti-chrétien.
Mais donc, est-ce que Maxime Sala a raison de menacer ?
Oui, je trouve qu'ils sont encore une fois...
Donc, vous qui dénoncez la cancel culture, là, il fait la même chose et vous dites cette fois, je valide.
Il dit, si ces gens nous traitent de fascistes, il ne faut pas qu'ils prennent notre argent. Je trouve que c'est le minimum. Je vous répète, je trouve qu'ils ont été très élégants, ces gens-là. D'ailleurs, j'ai vu que le CNC reconnaissait que Canal+, n'avait pas vraiment orienté la destination idéologique des films. Et je voudrais dire quelque chose que j'ai trouvé absolument scandaleux, parce que c'est votre question. Quand j'entends le ministre de la Culture, la ministre de la Culture, la présidente de l'Assemblée nationale appeler au pluralisme et à la diversité idéologique dans le cinéma, ils vont voir les films, ces gens ? Je veux dire, la diversité, elle n'existe pas.
C'est 90% pour la gauche. Donc, oui, la diversité, oui, mais pour l'instant, il n'y a pas de diversité dans le cinéma français.
On a entendu votre discours, votre position sur Maxime Sada que vous comprenez.
Oui.
On le disait, vous rééditez votre livre Le Suicide français chez Fayard. Vous êtes depuis plusieurs jours un peu partout dans le Figaro, sur CNews, dans le J.D. News. Est-ce que cette réédition, c'est un prétexte pour imposer votre candidature dans l'atmosphère ?
Pourquoi des mots négatifs ? Prétexte, c'est négatif ? Prétexte pour imposer. Écoutez, en tout cas, ce qui est vrai, je ne vais pas tourner autour du pot, c'est vrai qu'en 2014, j'ai écrit pour alerter, je dirais aujourd'hui, j'ai écrit pour mobiliser. Tout simplement parce que les choses se sont aggravées. Vous savez pourquoi ce livre ? Pourquoi ce livre a eu autant de succès et pourquoi je le réédite ? Parce que c'est ça la question. Je pense pour deux raisons. La première, c'est qu'il répond à une question fondamentale que se posent les Français qui est comment on en est arrivé là.
J'entends beaucoup de jeunes qui ont l'impression de n'avoir le choix qu'entre le désespoir et l'exil et des gens de ma génération qui ne reconnaissent plus le pays dans lequel ils ont grandi. Vous savez, il y avait une très belle phrase d'Edgar Kiné qui disait le véritable exil n'est pas d'être arraché de son pays, c'est d'y vivre mais d'y plus rien trouver de ce qu'il faisait aimer.
Et vous trouvez que ça fait rêver ce discours décliniste disent certains, apocalyptique disent d'autres ?
Là, vous me rajeunissez parce qu'il y a dix ans, c'est exactement ce qu'on me disait. Décliniste, apocalyptique. Alors, apocalyptique, vous savez que apocalypse vient du grec qui veut dire dévoilement de la vérité. C'est exactement ce qui s'est passé. Décliniste, moi, j'ai dénoncé le déclin. D'autres l'ont organisé. Moi, je pense, si vous voulez, et c'est la deuxième raison d'après moi du succès de ce livre et de la réédition, c'est que malheureusement, tout s'est passé comme prévu. Tout s'est passé comme prévu dans ce livre. C'est-à-dire que nous avons eu une immigration qui est devenue de plus en plus invasion islamique. Nous avons eu une école qui s'est encore plus effondrée.
Nous avons eu un juge qui a pris de plus en plus de pouvoir et qui corsette la démocratie. Nous avons vu une désindustrialisation qui a recouvri les procès. Tout ce que j'annonçais dans ce livre s'est malheureusement avéré exact.
Est-ce que vous serez candidat à la présidentielle quoi qu'il arrive ?
Je vais vous répondre ce que je réponds partout. Je ne vais pas annoncer ici ma candidature. Une candidature c'est quelque chose de solennel. J'ai vu trop de candidatures ratées encore récemment. Donc moi si j'étais candidat j'essaierais de la réussir.
Sarah Knafo elle a lancé un nouveau site tandis que vous avez votre livre une plateforme participative qui s'appelle Le programme pour la France en vue de 2027. Est-ce qu'elle est en train de vous piquer la place Éric Zemmour ? C'est pour ça que je parlais d'imposer votre candidature.
Vous savez tout ça c'est des rumeurs colportées par des journalistes qui ne travaillent pas qui sont manipulées par des gens qui ne nous aiment pas. Pardon on a eu Sarah Knafo
à votre place on l'a écouté on a eu Sarah Knafo à votre place qui est agis à votre place il y a quelques mois pour la campagne municipale on l'a écouté ça ressemble aussi à une campagne électorale. Moi je l'ai entendu dire
je souhaite qu'Éric Zemmour soit candidat. D'accord donc vous serez candidat et pas elle. Donc je l'ai entendu dire ça et le programme c'est pour le programme de la campagne présidentielle de Reconquête et elle écrit que c'est pour la campagne présidentielle d'Éric Zemmour. Vous voyez donc je vous dis c'est des journalistes avec des gens mal intentionnés qui les manipulent et qu'ils se laissent manipuler. Il n'y a aucun problème entre Sarah Knafo et moi. Éric Zemmour il est 8h57
c'est l'heure de la question qui aujourd'hui la question qui regarde Jordan Bardella quand vous le regardez Jordan Bardella aujourd'hui qu'est-ce que vous vous dites au fond de vous sincèrement ? Est-ce que vous vous dites c'est mon héritier politique ou mon principal rival ? Ni l'un ni l'autre. Alors comment vous le qualifiez ?
Ben je dirais que je dirais que il fait beaucoup d'efforts pour essayer de faire croire que le Rassemblement National est un parti de droite alors qu'il est dirigé par des gens de gauche. Il fait beaucoup d'efforts pour attirer des électeurs de droite et finalement on l'est tromper puisque Madame Le Pen qui est la véritable patronne du Rassemblement National et qui le restera quoi qu'il arrive c'est ma conviction est une souverainiste patriote je ne lui nie pas absolument pas ce titre mais socialiste.
Est-ce que c'est un adversaire plus difficile que Marine Le Pen ?
Si vous voulez en tout cas elle m'a toujours désigné comme un adversaire politique si vous voulez moi je considère et c'est le le produit du livre nous avons deux grands sujets le grand remplacement la ruine économique et budgétaire le grand remplacement Madame Le Pen le nie elle dit que ça n'existe pas et que l'islam est compatible avec la république et je pense le contraire la ruine économique elle a des méthodes socialistes ils ont voté 34 milliards d'impôts ils ont refusé de voter que des gens qui ont le RSA travaillent nous sommes en désaccord aussi il y a donc deux lignes j'ai fini il y a donc deux lignes deux parties le RN et nous ce n'est pas pareil et j'appelle les électeurs de droite à ne pas se focaliser sur les sondages mais à voir ce qu'ils pensent vraiment mais je ne le je leur fais confiance ils sont intelligents et ils ne seront pas dupes merci à tous
restez avec nous tout de suite les informés
Éric Zemmour