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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 8 avril 2014 7 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Hervé Morin

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:20OuverteRéponse directe

    Quel cap, quel signal attendez-vous de la déclaration de politique générale de Manuel Valls ?

  • 2:00FerméeRéponse partielle

    Est-ce que vous estimez qu'il est temps de rogner sur les fondamentaux du service public ?

  • 2:46FerméeÉludée

    Donc ça veut dire moins de fonctionnaires ?

  • 3:31FerméeRéponse directe

    Est-ce que c'est François Sauvadet qui prendra la parole à l'Assemblée nationale au nom de l'UDI ?

  • 3:46OuverteRéponse directe

    Comment éviter une guerre de succession à l'UDI ?

  • 4:30FerméeRéponse directe

    Vous dites l'élection d'un nouveau président à l'automne, Jean-Christophe Lagarde préféré plutôt mi-juillet. Vous vous êtes mis d'accord ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34Invité politiqueFait
    « On doit avoir un gouvernement beaucoup plus rassemblé, évitant les couacs auxquels nous assistions chaque semaine, avec une vraie cohérence. »
  • 2:17Invité politiqueChiffre
    « On a, grosso modo, un million et demi de plus de fonctionnaires qu'en 1980. »
  • 2:26Invité politiqueFait
    « On a un poids de la dépense publique nettement plus élevé que tous les autres pays européens. »
  • 3:25Invité politiqueChiffre
    « On a fait 1,6 milliard d'euros d'économies de fonctionnement au ministère de la Défense. »
  • 6:16Invité politiqueFait
    « On n'est pas obsédé, comme le nombre de nos camarades au Parti Socialiste ou à l'UMP, par l'idée de l'élection présidentielle. »

Temps de parole

  • Invité politique70 %
  • Présentateur27 %
  • Présentateur 23 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Et votre invité ce matin, Eric, c'est Hervé Morin, député UDI de l'Eure et président du Nouveau Centre. Il est avec nous en direct par téléphone. Oui, à quelques heures de la déclaration de politique générale de Manuel Valls. Bonjour Hervé Morin. Bonjour. L'UDI ne votera pas la confiance au gouvernement Valls, mais quel cap, quel signal attendez-vous aujourd'hui du Premier ministre ?

0:28
Invité politique

Le signal, c'est d'abord un signal sur la méthode. On doit avoir un gouvernement beaucoup plus rassemblé, évitant les couacs auxquels nous assistions chaque semaine, avec une vraie cohérence. Ça, c'est bien entendu une question d'autorité pour le Premier ministre. C'est une question pour le Président de la République, qui jusqu'à là, on n'en a pas beaucoup démontré. Et puis, bien entendu, sur le fond, pour moi, ça doit être un message extrêmement simple. La France est en crise, mais surtout, la France est en train de changer de monde. Et ce changement de monde, qui est radicalement nouveau, nous vivons une période... Une mutation.

...au passage du Moyen-Âge à la Renaissance, avec l'invention de l'imprimerie, ou de l'invention de la machine à vapeur et le passage à l'air industriel. Cette période-là, symbolisée par notre smartphone, elle est le symbole d'un monde radicalement nouveau. Et donc, ce changement de monde doit nous imposer de revoir notre logiciel et de modifier trois ou quatre points fondamentaux de notre politique. Et c'est ça que j'entends de Manuel Valls, c'est faire œuvre de pédagogie auprès des Français, en disant, c'est pas la peine de rêver ou d'avoir une nostalgie des mondes anciens.

On vit une période de mutation complète, et ça nous impose de bouger et de modifier quelques éléments de notre politique, et notamment de faire de la production, de faire une réelle politique de l'offre, c'est-à-dire une politique de création de richesse, qui permettra ensuite de redistribuer et de faire de la solidarité.

2:00
Présentateur

Et réduire les déficits. Manuel Valls a prévenu qu'il fallait faire des économies, sans pour autant, a-t-il dit, remettre en cause les services publics fondamentaux. Vous estimez, vous, qu'il est temps de rogner sur les fondamentaux du service public ?

2:13
Invité politique

Moi, la question que je peux vous poser, je vais vous la poser autrement. On a, grosso modo, un million et demi de plus de fonctionnaires qu'en 1980. Est-ce que la France est mieux administrée aujourd'hui ? On a un poids de la dépense publique nettement plus élevé que tous les autres pays européens. Est-ce que l'Allemagne, est-ce que les Pays-Bas, est-ce que les pays scandinaves donnent le sentiment d'être sous-administrés ou d'offrir moins de protection à leurs compatriotes ?

2:46
Présentateur

Donc ça veut dire moins de fonctionnaires ?

2:47
Invité politique

Non. Ce qui nous impose, nous, c'est de faire une véritable révolution copernicienne dans le fonctionnement, dans les modalités de nos administrations. Je prends un exemple, les collectivités locales. Est-ce qu'on peut continuer à avoir des systèmes où chaque collectivité s'occupe du même sujet ? Ce qui veut dire, pour chaque niveau de collectivité, des administrations qui font parfaitement leur boulot, mais qui sont amenées à traiter d'un même dossier qui devrait être traité par une seule administration ou une seule collectivité.

3:19
Présentateur

Et on se rappelle que vous, au ministère de la Défense, aviez justement mutualisé l'administration pour faire des économies.

3:25
Invité politique

Je le remercie et on a fait 1,6 milliard d'euros d'économies de fonctionnement au ministère de la Défense.

3:31
Présentateur

Hervé Morin, aujourd'hui en l'absence de Jean-Ly Borloo, qui prendra la parole à l'Assemblée nationale au nom de l'UDI ? Est-ce que c'est François Sauvadet ?

3:37
Invité politique

C'est le vice-président du groupe jusqu'à l'élection du prochain président du groupe qui aura lieu probablement la semaine prochaine.

3:44
Présentateur

Donc François Sauvadet, vice-président. L'UDI, donc désormais sans Jean-Ly Borloo, comment éviter une guerre de succession telle qu'on le voit à l'UMP ?

3:53
Invité politique

Comme on l'a vu au PS, écoutez, les choses sont assez simples. Nous nous sommes réunis hier soir entre les dirigeants d'UDI. Nous avons décidé qu'il y aurait, bon tout ça va être validé par le comité exécutif ce soir, mais l'idée d'avoir une élection à l'automne, au début du mois d'octobre, avec une instance qui est une instance provisoire, gérant les affaires courantes, s'occupant des élections européennes, avec l'idée qu'il y ait un président intérimaire qui ne soit pas lui-même candidat à la présidence de l'UDI pour que, autant que possible, cette élection se passe dans les meilleures conditions.

4:30
Présentateur

Vous dites l'élection d'un nouveau président à l'automne, Jean-Christophe Lagarde préféré plutôt mi-juillet. Vous vous êtes mis d'accord là-dessus ?

4:38
Invité politique

Oui, on s'est mis d'accord là-dessus parce que, pour tout vous dire, comme vous le savez, l'UDI est une structure fédérale et composée de différentes formations politiques. Et Jean-Luc Borloo était aussi président du Parti Radical. Et donc le Parti Radical demande à pouvoir procéder à ces élections internes avant que nous puissions procéder aux élections à l'UDI.

4:56
Présentateur

Alors, vous n'êtes pour l'instant candidat à rien, dites-vous, dans la réorganisation de l'UDI. Tiendrez-vous toujours le même discours ?

5:04
Invité politique

Non, j'ai dit que je n'avais pas l'intention d'être candidat à la présidence du groupe puisque la question m'a été posée, que certains parlementaires me l'ont demandé et que je prendrai le temps d'examiner la situation pour la présidence de l'UDI. Mais je considère que jusqu'au mois d'octobre, ça vous laisse un peu de temps de réflexion.

5:23
Présentateur

Est-ce que François Bayrou, fort de son élection à Pau, a vocation à fédérer le centre ?

5:27
Invité politique

Écoutez, ce sont deux sujets radicalement différents. On a d'une part pour nous le centre droit. Très clairement, ayant eu des alliances politiques que François Bayrou a condamnées à une époque, nous avons à nous à constituer, à reconstituer l'ensemble de nos instances. Viendra ensuite, bien entendu, le temps de la construction d'un centre le plus dense possible. Mais très franchement, j'ai beaucoup été artisan du rapprochement avec François Bayrou. Ça ne s'est jamais posé en termes de leadership et d'homme. Je pense que les uns et les autres ont eu des aventures diverses avec l'élection présidentielle.

Et on n'est pas obsédé, comme le nombre de nos camarades au Parti Socialiste ou à l'UMP, par l'idée de l'élection présidentielle, qui est d'ailleurs une gangrène pour la démocratie française, parce qu'elle corrompte la démocratie.

6:23
Présentateur

Merci beaucoup. Hervé Morin était ce matin l'invité de France Inter. Et donc rendez-vous cet après-midi à l'Assemblée pour le discours de politique générale de Manuel Valls. Sous-titrage ST' 501

Hervé Morin · Pourquijevote