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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 6 mai 2021 13 minAutoproduitFond programmatiqueSantéÉconomie & entreprises

Déclaration du Président Emmanuel Macron depuis le centre de vaccination de la Porte de Versailles.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Emmanuel MacronChiffre
    « nous avons un peu plus de 16 millions et demi de Français qui ont été vaccinés »
  • 3:30Emmanuel MacronChiffre
    « 75 % des plus de 75 ans qui ont été vaccinés, enfin qui ont reçu une première dose »
  • 3:45Emmanuel MacronChiffre
    « 63 % des plus de 60 ans, qui ont reçu cette première dose aussi »
  • 5:00Emmanuel MacronChiffre
    « il y a entre 0 et 10 morts par jour en EHPAD »
  • 5:15Emmanuel MacronChiffre
    « nous avions entre 400 et 450 morts par jour dans nos EHPAD »
  • 5:30Emmanuel MacronChiffre
    « nous avons environ 20 000 infections aujourd'hui »
  • 7:00Emmanuel MacronPromesse
    « nos 20 millions de vaccinés autour du 15 mai, nos 30 millions autour du 15 juin »
  • 10:30Emmanuel MacronFait
    « sur les deux produits, par exemple chez les Britanniques ou les Américains, il y a zéro dose exportée »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Mesdames et Messieurs, vous allez bien ? Je suis à vous. Monsieur le Président, vous avez visité ce centre de vaccination.

Est-ce qu'il y a des choses nouvelles, que vous allez annoncer aujourd'hui, par rapport à cette campagne de vaccination ? Oui. Écoutez !

La campagne, d'abord, se poursuit à marche forcée. Nous sommes ici dans ce centre, qui est ouvert depuis hier et qui est un centre, donc, géré sous l'autorité du préfet de police et opéré, comme vous l'avez vu, par nos sapeurs-pompiers de Paris, et je remercie la BSPP - le Général était à nos côtés ce matin avec les ministres - et c'est aussi le fruit d'un partenariat, le partenariat qui est mené avec la Ville de Paris, Viparis, avec aussi la Croix-Rouge et Doctolib, mais ce sont nos sapeurs-pompiers qui permettent, tous les jours, sans qu'il y ait de trêve, ni les jours fériés, ni les week-ends, de 9 heures à 18 heures, de vacciner. La campagne, je le disais, avance et au moment où je vous parle, nous avons un peu plus de 16 millions et demi de Français qui ont été vaccinés.

Nous avons environ 75 % des plus de 75 ans qui ont été vaccinés, enfin qui ont reçu une première dose, pour être très précis, et nous avons 63 % des plus de 60 ans, qui ont reçu cette première dose aussi. Les choses avancent et on voit l'efficacité de cette campagne, et je pense qu'il faut le redire à nos concitoyens, quand ils s'interrogent encore. La meilleure preuve - je l'expliquais à certains de nos compatriotes qui sont ici en train de se faire vacciner - nous avons, vous le savez, concentré l'effort, au début, sur les plus âgés, nos aînés qui sont en EHPAD.

On a quasiment vacciné la totalité des personnes qui sont en EHPAD, la totalité de celles et ceux qui le voulaient, mais il y avait beaucoup de volontaires, donc on est à un taux de couverture de plus de 95 %. Eh bien il y a un an, et nous nous en souvenons avec beaucoup de douleur, au moment où je vous parle, dans cette période de l'année, le virus circulait beaucoup, nous étions confinés. Nous avions entre 400 et 450 morts par jour dans nos EHPAD.

Aujourd'hui, grâce à cette vaccination, il y a entre 0 et 10 morts par jour en EHPAD, alors que le virus continue à circuler et que nous avons environ 20 000 infections aujourd'hui. C'est ce qui vous montre la force, l'efficacité de ce virus. Donc la campagne avance, avec les chiffres que je viens de vous donner, mais notre conviction, c'est que le vaccin est évidemment, - avec les précautions que nous continuons à prendre, notre organisation, cette ouverture progressive - ce qui va nous permettre de tenir le virus, vraiment, en tenailles, de le maîtriser.

C'est pourquoi nous voulons accélérer les choses. On va l'accélérer à partir de la semaine prochaine, de deux manières. La première, c'est qu'à partir de lundi 10, je dis bien de lundi 10, les vaccinations commenceront pour nos concitoyens qui ont plus de 50 ans, et donc on va baisser l'âge d'accès au vaccin.

Les rendez-vous pourront être pris à partir de demain. Donc je le dis, ils commenceront à partir du lundi 10. Ne vous précipitez pas dans les centres dès demain, mais à partir de demain, vous pouvez prendre les rendez- vous, et à partir de lundi 10, nos compatriotes qui ont plus de 50 ans pourront se faire vacciner dans les centres de vaccination, avec les vaccins qui y sont ainsi distribués.

La deuxième chose, c'est que nous ne voulons pas, particulièrement au moment de ce week-end qui peut être un peu long, et du pont de la semaine prochaine, qu'on gâche quelles que doses que ce soit, et je le redis ici par rapport aux polémiques qui ont pu exister, et je veux saluer la mobilisation, ici, de tous nos médecins, nos infirmiers et infirmières, nos pharmaciens et nos élus, qui mobilisent ces centres. À Paris et en région parisienne, il n'y a pas eu de gâchis. Toutes les doses ont été utilisées dans les centres.

Mais face à cela, on veut optimiser et être sûr que toutes les doses seront pleinement utilisées, et donc à partir de mercredi 12, mercredi 12, vous pourrez regarder la veille, sur le site Doctolib, les doses qui sont disponibles, et cela, quel que soit votre âge. Et s'il y a, à l'endroit où vous êtes, des doses qui sont disponibles le lendemain, et donc des rendez-vous qui ne sont pas pris, ils seront ouverts sans limite d'âge. Et donc vous voyez, c'est un dispositif un peu exceptionnel qu'on va mettre en place, et là, je le dis de la même manière, ça ne sert à rien d'aller le solliciter avant mercredi 12.

Mais à partir de mercredi 12 mai, chaque jour, comme ça, en fin d'après-midi, on va permettre aux gens d'aller chercher, éventuellement, des rendez- vous disponibles, pour être sûrs que tous les rendez-vous sont pris partout sur le territoire en France, et cette fois-ci, sans limite d'âge, que vous puissiez avoir accès à ces rendez-vous. Quel est l'objectif ? Évidemment, c'est de continuer à marche forcée, d'avancer, d'utiliser toutes les doses qui sont disponibles dans nos centres et de continuer à porter l'effort, d'avoir nos 20 millions de vaccinés autour du 15 mai, nos 30 millions autour du 15 juin, ce qui suppose cette mobilisation de tous et toutes.

Mais la principale annonce aujourd'hui, c'est l'ouverture à la vaccination pour les plus de 50 ans à partir de lundi 10. Pour, évidemment, faire face à cela, on va continuer de collectivement nous mobiliser. Je veux vraiment remercier, ici, la mobilisation de nos sapeurs-pompiers, mais sur tout le territoire, celle de tous nos personnels de santé et de toutes celles et ceux qui se sont formés et ont été mobilisés à la vaccination, et de tous nos élus.

Tous les maires de France sont mobilisés aussi dans cet effort. Et donc, nous allons nous organiser aussi pour qu'un effort particulier qui soit fait en début de semaine prochaine - le ministre y tient beaucoup et il a raison - pour qu'on puisse vacciner plus tard le soir, là où c'est pertinent, parce que des gens, parfois, vont quitter les grandes métropoles pour quelques jours de repos, et donc s'assurer que là aussi, on permet aux gens de se faire vacciner encore davantage. Et puis, s'assurer que nos centres seront pleinement mobilisés durant les jours fériés et les fins de semaine, et en cela, l'apport de nos sapeurs-pompiers est extrêmement important.

Dernier point sur la vaccination - je vais le dire ici avec beaucoup de force - nous savons qu'il y a aussi des vaccins qui sont disponibles - et c'est notre force en France - dans nos pharmacies, chez les médecins généralistes et chez nos infirmiers et infirmières libéraux, y compris parce que les uns et les autres peuvent aussi se rendre aux domiciles. Aujourd'hui, c'est l'AstraZeneca et le Johnson qui sont ouverts sur ces canaux. Très vite, des doses de Moderna vont arriver, aussi, chez tous ces professionnels de santé.

Nous avons vraiment pris toutes les précautions, une politique de transparence complète. Nous avons ouvert ces vaccinations à nos concitoyens, comme vous le savez, qui ont plus de 55 ans et ses fragilités, et je veux le redire ici avec force, nous avons confiance dans ce vaccin. Et donc j'appelle tous nos professionnels de santé à continuer l'effort, aussi, dans ce réseau de distribution qui est complémentaire des centres de vaccination.

Et si nous voulons avancer et gagner la bataille, on a aussi besoin de continuer à vacciner dans nos pharmacies, à domicile, dans les cabinets de généralistes. C'est extrêmement important, et je veux qu'on poursuive l'effort à cet égard. Et je vais avoir un message de confiance et de mobilisation.

Sur ce sujet, également, regardez plusieurs de nos voisins, en Espagne et en Allemagne. La confiance s'est restaurée. Ils vaccinent beaucoup plus avec ces vaccins-là, alors même que ce sont parfois les pays qui avaient sonné l'alerte et qui ont eu les premiers cas pour les publics parfois les plus jeunes.

Je veux ici aussi, vraiment, repasser la chose parce que c'est un effort collectif de toute la nation, pour réussir la vaccination. Le président américain Biden a annoncé hier la levée de la propriété intellectuelle sur les vaccins. Vous y étiez plutôt réticent.

Êtes-vous maintenant favorable ? Non, écoutez ! Sur le sujet de la vaccination dans le monde entier, je veux ici redire un message avec beaucoup de force : l'Europe est le continent le plus généreux avec le reste du monde.

Nous, sur les doses que nous avons produites, il y a 65 millions, environ, qu'on a consommées pour nous, 45 millions qu'on a exportées. Aujourd'hui, sur les deux produits, par exemple chez les Britanniques ou les Américains, il y a zéro dose exportée, et je pense qu'il faut aussi se le dire. Nous devons être fiers de ce modèle de générosité, d'ouverture, mais s'il y a eu un nationalisme vaccinal, il ne faut pas regarder du côté de l'Europe.

Nous avons, dès le premier jour, aidé nos alliés, nos partenaires, décidé d'exporter vers les pays les plus fragiles. Ça c'est le premier point. Le deuxième point : je suis tout à fait favorable à ce qu'il y ait, en effet, cette ouverture de la propriété intellectuelle - vous m'avez entendu le dire il y a un an, quand nous avons lancé l'initiative ACT-A - véritablement permettre à ce que la propriété intellectuelle soit levée.

Ce que j'ai dit simplement, et ce qui est une réalité, c'est qu'aujourd'hui, nos goulets d'étranglement, ce qui rend difficile l'accès aux vaccins, ce sera, à un moment donné, le prix et l'accès à la propriété intellectuelle. C'est aujourd'hui le transfert de technologie et la capacité à produire. Vous pouvez transférer la propriété intellectuelle à des fabricants pharmaceutiques en Afrique.

Ils n'ont pas de plateforme pour produire de l'ARN messager. Votre sujet, c'est de transférer la technologie et le savoir-faire pour qu'il y ait des plateformes qui produisent des vaccins ARN messagers en Afrique. C'est ça la clé.

Donc oui, soutien complet à cette initiative. Oui, nous devons évidemment faire de ce vaccin un bien public mondial, mais à coup sûr, la priorité aujourd'hui, elle est sur deux choses : l'esprit de solidarité et d'efficacité de tous les pays riches, comme l'Europe le fait - et comme, j'espère, elle sera suivie par les Britanniques, les Américains et d'autres - c'est le don de doses. À court terme, c'est cela qui nous permettra de vacciner.

Moi, j'ai fait un appel au dernier G7, qu'il y ait au moins, que nous donnions les doses pour vacciner tous les soignants en Afrique, ce qui est tout à fait atteignable. Et la deuxième chose, c'est de produire, en partenariat, pour, avec les pays les plus pauvres : Afrique, Amérique latine et du Sud et certains pays asiatiques et de la plaque Pacifique, pour qu'il y ait ces transferts de technologie et cette production finale. Monsieur le Président, l'une des conséquences de l'épidémie, c'est la précarité qui touche notamment les jeunes.

Allez-vous annoncer, dans les semaines qui viennent, comme l'ont indiqué certains confrères, une aide pour les plus jeunes ? Je ne ferai, ici, aucune annonce, si je puis dire, qui ne serait à la fois pas finalisée... et puis le sujet du jour, c'est la gestion sanitaire.

Par contre, depuis le premier jour, nous sommes très vigilants sur les conséquences éducatives, santé mentale, économiques et sociales de la crise. C'est d'ailleurs pour cela que nous avons toujours géré la crise en tenant en équilibre ces priorités ensemble. Il est très clair que nous avons demandé beaucoup d'efforts à notre jeunesse et nous avons pris plusieurs initiatives pour accompagner les familles, pour permettre aussi le soutien psychologique ou psychiatrique des enfants, des adolescents et des jeunes adultes, pour permettre aussi à nos étudiants d'être accompagnés, avec des aides exceptionnelles, à plusieurs reprises, que nous avons pu faire, sur le plan financier, sur la présence à l'université ou pour l'aide alimentaire.

Mais il est très clair que cette crise a montré deux choses : nous avons demandé un effort exceptionnel à nos jeunes pour protéger les plus vulnérables et souvent les plus âgés, et donc nous avons une dette à l'égard de notre jeunesse. Et la deuxième, c'est la grande difficulté dans laquelle vivaient beaucoup de nos jeunes qui, malgré les bourses, malgré les aides et le modèle français, dont il faut se féliciter, ont parfois des grandes difficultés à étudier dans des conditions satisfaisantes, et nous devons aussi savoir y répondre, et le travail doit se poursuivre. Il y a des concertations, mais pour moi, ce sera l'un des enseignements, aussi, de cette crise.

Merci beaucoup. Merci ! Je compte sur vous pour qu'on continue à avancer tous ensemble pour gagner cette bataille de la vaccination, et notamment je remercie les ministres, nos sapeurs-pompiers qui sont là et qui se sont mobilisés.

Merci à la BSPP, mais tous les services de l'Etat ici présents et nos élus, parce que c'est un travail groupé. Monsieur le Président, vous allez vous faire vacciner ? Alors, comme vous le savez, pour ma part, j'ai attrapé le virus, j'ai encore des anticorps, et donc je vais suivre les prescriptions de la Faculté, comme on dit chez moi, et donc je me ferai vacciner au moment où c'est opportun.

Il paraît que c'est une période entre trois et six mois, et il paraît que plus on attend, mieux c'est, si on a encore des anticorps. Donc, je pense que je ferai une sérologie pour regarder si j'ai les anticorps, et puis je suivrai ce que me dit mon médecin, mais à coup sûr, je le ferai quand il me dira de le faire. Merci beaucoup.

Bon courage !