L'entretien d'embauche de François Ruffin - Meeting à Lyon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 55 %Attaque 42 %Défensif 3 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 35:00OuverteRéponse directe
Pourquoi etre candidat ?
- 1:34:02OuverteRéponse directe
Que prevoyez-vous pour les agriculteurs ?
- 1:35:27OuverteRéponse directe
Quel salaire comme president ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 55:01InvitéFait
« c'est écrit en 1994 »
- 1:05:03InvitéFait
« c'est un choix qui s'est fait contre les salariés »
- 1:34:35InvitéPromesse
« Il nous faut rétablir des règles. »
- 1:35:39InvitéPromesse
« Je suis un député au SMIC, je resterai un président au SMIC, je pense que c'est de l'argent de poche. »
- 1:47:20InvitéPromesse
« Nous, présidents, c'est CNews qui est fermé. »
- 1:51:35InvitéChiffre
« Il nous reste 351 jours pour déjouer les pronostics, »
Temps de parole
- Invité55 %
- Présentateur10 %
- Invité 25 %
- Invité 35 %
- Présentateur 24 %
- Invité 44 %
- Invité 54 %
- Invité 64 %
- Invité 73 %
- Invité 82 %
≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle gpt-5.6-terra · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je suis le secrétaire général adjoint de Debout et j'ai rejoint François Ruffin parce qu'il se bat avec son cœur, avec ses tripes et qu'il met toujours un petit peu d'humour. Pour jour, c'est la présidentielle. On sera en avril 2027. Vous l'avez entendu peut-être, cette petite musique des éditorialistes, des sondeurs d'opinion. L'extrême droite serait déjà en train de faire ses cartons pour s'installer à l'Elysée. Nous sommes là ensemble aujourd'hui pour faire dérailler leur scénario.
Présidentielle, aujourd'hui, nous allons faire un entretien d'embauche d'un candidat à l'élection en place publique. Place publique, mais en place publique. Il y a les élus devant qui sont... La patronne, c'est le peuple, c'est les gens. C'est le moment de cette campagne qui vient de commencer.
Qui avons lancé le nouveau front populaire en 2024 et contre l'extrême argent. Maintenant, la balle est dans les mains des partis politiques de gauche. Alors ensemble, assurons-nous de leur mettre une pression.
C'est une force qui se lève. Et c'est une force qui se lève pour exiger une nouvelle abolition des privilèges. Ça s'écrit avec des visages. Ça s'écrit avec des parcours. Ça s'écrit avec des engagements. Aujourd'hui, on a avec nous, celles et ceux qui viennent tout juste d'être élus et qui sont déjà beaucoup plus expérimentés et qui nous apportent tous les jours leur savoir-faire.
Merci à eux. Cette liste s'agrandit chaque jour parce que cette dynamique, elle rassemble. Et parmi toutes ces personnes, il y en a une qui nous accueille aujourd'hui. C'est Boris Tavernier. Merci pour ton engagement. On peut l'applaudir.
Merci. Waouh. Vous êtes impressionnants. Bonjour à toutes et à tous. Merci d'être là. Cher François, nous sommes ravis de t'accueillir de nouveau à Lyon pour une bataille très importante qui s'annonce. Tu es venu il y a quelques semaines nous apporter ton soutien dans une autre élection, celle des municipales. On était ici d'ailleurs, la gauche rassemblée, face à un ultralibéralisme décomplexé, face à un candidat multimillionnaire qui voulait creuser un tunnel de 10 km, qui voulait détruire et privatiser la régie publique de l'eau. On a défendu notre ville et on a gagné.
Contre, on a une nouvelle présidente à la métropole qui, comme première décision, a choisi de s'augmenter de 700 euros par mois, réintroduire des voitures et des appartements de fonction. Mais aujourd'hui à Lyon, on n'a pas que ça. On a peut-être un futur président de la République au SMIC. François, avant cela, il va falloir que tu passes une longue série d'entretiens d'embauche. Pour en avoir passé quelques-uns dans ma vie, je peux te dire que je n'ai jamais vu un candidat avec autant de recruteurs. J'espère que tu n'es pas impressionné. Cela dit, je ne m'inquiète pas trop, tu es préparé.
Depuis des années, tu prends du temps pour aller à la rencontre des Français, des Françaises, des travailleurs, à entendre leurs préoccupations et à porter leurs témoignages dans tes films, dans tes récits ou en tant qu'élu. Et puis tu te présentes avec un CV solide, d'abord comme entrepreneur, avec la revue Fakir que tu as créée. Tu as remporté un César en 2017. Et ça à Lyon, ville de naissance du cinéma, c'est important de le souligner. Mais surtout, François, tu sais gagner. Alors tu gagnes des procès, contre Bernard Arnault quand même, mais aussi contre Bernard Squarsigny, l'ancien premier flic de France. Sur le plan électoral, tu sais gagner aussi.
Tu as gagné trois fois contre le RN dans la Somme. Tu gagnes aussi sur le terrain des idées, tes combats, notamment sur l'opposition au traité de libre-échange, ton combat pour le travail. Je le connais presque par cœur. Ton combat pour le travail en face du mépris des gouvernements successifs et des grands patrons. Aujourd'hui, nous le savons, les accidents du travail, la souffrance et le mépris sont toujours là, bien ancrés, bien réels. Nous l'avons encore vécu de manière tragique la semaine dernière, ici à Lyon. Un jeune travailleur, un intérimaire de 22 ans est mort, broyé, dans une usine, lustu cru.
J'aimerais qu'on ait une pensée aujourd'hui pour lui, pour ses proches, pour tous les membres au travail, bien trop nombreux. Le mal-travail en France est un fléau. Tu le dis depuis des années. Cette grande bataille des présidentielles ne va pas être une mince affaire. Dix ans de macronisme. Dix ans qui ont ouvert la porte du pouvoir à l'extrême droite comme jamais auparavant. Dix ans de Macron qui ont abîmé le pays. Aujourd'hui, la gauche va devoir le reconstruire et ça ne va pas être simple. Dix ans de destruction millimétrée des droits sociaux, d'accroissement des injustices fiscales, d'inaction climatique. Dix ans d'effacement de la France à l'international. Dix ans de guerre sociale.
Dix ans d'un président et de gouvernement en guerre contre les syndicats, contre les associations, contre les protecteurs de l'environnement, contre les paysans, contre les étrangers, contre les personnes privées d'emploi, contre les fonctionnaires et agents publics. Bref, en guerre contre celles et ceux qui tiennent le pays debout. On le sait pour mettre fin à ces humiliations, pour réconcilier, pour apaiser, pour redorer le blason de la France, la liberté de la gauche sera grande. A l'heure où les droites néolibérales et xénophobes s'organisent, la gauche doit se montrer au niveau.
Maintenant je vais te laisser présenter ton entretien d'embauche car ce n'est pas moi qui déciderai si on te garde ce soir ou pas. Ce sont les lyonnais, les lyonnaises et aussi les gens d'ailleurs venus très nombreux aujourd'hui pour t'écouter. Et c'est à eux que tu veux t'adresser. Je suis convaincu que nous avons besoin de dialogue et c'est ce que tu es venu nous proposer. Alors François, je t'apporte tout mon soutien pour cette grande bataille, car je sais que tu incarneras avec force et honnêteté les préoccupations des gens d'en bas.
Merci. Merci Boris Tavernier, merci pour ton accueil.
Merci beaucoup. Et maintenant pour notre prochain intervenant. Vous le connaissez depuis le film L'histoire de Souleymane. Ce que vous savez moins, c'est qu'il est arrivé de Guinée adolescent seul pour soigner sa mère malade.
Bac pro mécanique puis un premier tournage de cinéma. Là, il décroche César, Cannes, Gotham Awards. C'est un succès. Fulgurant. Pourtant, ce matin encore, il se levait à 4h30 pour aller bosser. Il rêve de continuer à jouer dans des films mais les trophées ne suffisent pas quand on n'a pas le bon passeport.
Mesdames, Messieurs, un tonnerre d'applaudissements pour Abou Sangaré.
Merci, merci, merci. Merci à tous. Merci beaucoup, merci. Alors, déjà, vous me connaissez. Aujourd'hui, je suis ici pour parler non pas de la politique mais des relations humaines. Pourquoi j'ai accepté cette invitation et pour quelles raisons ? Je suis ici aujourd'hui c'est la première fois dans ma vie que je me présente dans un meeting ou dans quelconque cadre politique. Je le fais pour des raisons bien précises. Pourquoi je suis là aujourd'hui ? Je suis là parce que j'aime ce pays. Pourquoi je suis présent ici aujourd'hui ? Je suis présent ici aujourd'hui parce que je suis ouvrier, je suis salarié comme ceux que notre futur président défend dans ses partis politiques.
Je suis ici aujourd'hui parce que c'est un monsieur, François Ruffin, qui m'a tendu la main lorsque presque je n'étais pas encore connu comme aujourd'hui. Il m'a aidé et pour moi dans ma vie on m'a toujours dit que chaque action positive provoque une réaction positive. François Ruffin c'est un être humain j'oublie la politique et la France avec la valeur qu'il porte dans le monde entier il mérite un homme, un président qui doit partager sa valeur humaine. Il le mérite.
François Ruffin m'a aidé il m'a aidé il a soutenu mon papier ma démarche administrative auprès du préfet de la Somme ça c'est pas tout le monde qui fait il y a eu un tas de visages je suis ici aujourd'hui parce que grâce à toutes ces actions positives la préfeture de la Somme a pu m'accorder un titre de président. Je suis le président de ce jour comme je préfère aujourd'hui l'annoncer dans son micro à lui
puisqu'en fait
il a cotisé, il a participé Elle choisit la France en 2002 journaliste, linguiste bénévole pour la défense des droits des étrangers elle n'a clairement jamais fait les choses à moitié elle écrit de la poésie elle peint, elle pense on accueille Nancy Stevenson pour Babacar, Laurent, Zohra Erwann, Marine, Mohamed Jean-Marc, Rachida, Bénédicte Sofiane, Lucie, Ikram Edouard et pour tous mes autres collègues chargée d'assistance mon métier consiste à aider les gens des gens inquiets, contrariés parfois très mécontents c'est un métier de contact un métier de dialogue et c'est un métier aussi qui rend utile pas toujours facile mais c'est un métier qui a du sens pour les cinéphiles c'est le métier de coluche dans Banzai sauf que là c'est pas du cinéma et c'est loin d'être une comédie je travaille pour le groupe Alliance mieux connu sous le nom de Mondiale Assistance enfin c'est la branche assistance du groupe Alliance aujourd'hui mon métier est condamné l'automne dernier le groupe a annoncé l'accélération de l'intelligence artificielle pas pour nous aider oui c'est pas pour nous aider ni pour faciliter le travail non c'est pour supprimer carrément des emplois alors en France ça correspond à 500 postes et c'est à peu près 1 salarié sur 4 et nous les chargées d'assistance on est en première ligne donc on encaisse le choc et derrière qu'est-ce qu'on apprend ?
et bien des négociations qui sont déjà écrites un dialogue de sourds un dialogue social vide mais surtout les patrons pour nous rassurer nous disent il n'y aura surtout pas de licenciement ah bon comment on fait pour supprimer 500 postes sans licencier ?
alors évidemment c'est par un nouveau mensonge une nouvelle violence sociale chez Alliance on appelle ça des départs naturels comme si on était tous à 6 mois de la retraite il n'y a rien de plus faux il n'y a rien de naturel dans le programme d'Alliance en réalité et c'est pas un secret il s'agit d'acheter nos démissions de nous pousser à la porte de nous fragiliser de nous isoler et surtout de nous faire porter seuls les décisions prises pour le bénéfice des actionnaires ah les actionnaires encore eux toujours eux bah oui parce que pendant ce temps là le groupe Alliance lui continue à s'en mettre plein les poches à avoir des profits colossaux par exemple le dividende d'Alliance a été multiplié par 10 en 20 ans et l'an dernier c'est plus de 7 milliards d'euros qui ont été distribués aux actionnaires 7 milliards d'euros des emplois alors je vous le dis clairement ce qui se passe tout de suite ce n'est pas une transition avec l'intelligence artificielle c'est un basculement un basculement brutal un basculement organisé par une logique de la finance qui broie et on ne peut pas rester spectateur devant une telle situation donc c'est pour ça que je demande aux députés de la République d'agir ce qui est en train de se passer et d'encadrer les agissements des grands patrons et je demande aussi particulièrement à François Ruffin de prendre notre situation et d'en faire un combat politique d'en prendre comme l'exemple ce qui est en train d'arriver chez nous arrivera demain à des millions de travailleurs derrière chaque emploi supprimé il n'y a pas une ligne Excel il y a une voix un visage une vie et aujourd'hui grâce à vous les debout ces vies trouvent un élan un écho merci merci Nancy Stevens on peut l'applaudir bien fort merci
notre prochaine intervenante elle est née à Paris elle a 74 ans elle a une vie de travail de secrétaire à chef d'entreprise en passant par l'éducation nationale elle est aujourd'hui retraitée elle aurait pu vouloir se reposer mais au lieu de ça elle a fondé l'union du personnel soignant à domicile parce qu'elle est elle-même aidante familiale et qu'elle sait combien ça coûte pour elle c'est la lutte collective qui fait avancer les choses on accueille maintenant Françoise Charpentier
bonjour tout le monde je voudrais d'abord m'adresser à Louisa qui n'a pas pu venir elle habite en Bretagne je viens de Bretagne je sais qu'elle me suit je vais lire ta lettre nous sommes des aidants parents, proches soutiens du quotidien nous faisons ce rôle par amour et c'est précisément pour cela que nous refusons de nous taire accompagner un enfant différent un proche vulnérable ce n'est pas une parenthèse dans une vie c'est une vie entière qui s'organise autrement être là quand il le faut persistant qui nous renvoie à l'image des familles à problèmes comme si accompagner un enfant en situation de handicap en situation de handicap relevait d'un dysfonctionnement relevait d'un dysfonctionnement relevait d'un dysfonctionnement relevait d'un dysfonctionnement une suspicion une suspicion permanente une recherche de cause comme si nous devions nous justifier exister dans cette réalité nous sommes supposés être dans cette réalité nous sommes supposés être disponibles être disponibles à tout moment pour un appel de l'école pour un imprévu tout moment pour un appel de l'école pour un imprévu sans reconnaissance les démarches administratives sont un parcours d'épuisement un dossier MDPH annuel lourd une demande à EESH à refaire chaque année chronophages incertains parfois injustes à cela s'ajoutent des dysfonctionnements institutionnels des médecins scolaires non formés qui en 10 minutes peuvent recommander une déscolarisation totale des enfants mis à l'école à l'écart lors d'événements scolaires parce qu'ils ne rentrent pas dans le cadre les AEAH pourtant essentiels sont empêchés de communiquer avec les familles même pour un simple échange humain et parfois même la santé physique de l'enfant est minimisée des fractures non prises au sérieux parce qu'il est différent c'était pas prévu ça les médecins scolaires sont obligés de communiquer avec les familles même pour un simple échange humain et parfois même la santé physique de l'enfant est minimisée des fractures non prises au sérieux parce qu'il est différent ce que nous vivons n'est pas marginal c'est systémique à cela s'ajoute une difficulté simplementaire l'absence de statut ne pas être reconnu c'est devoir régler les problèmes de santé et répondre à la même question et vous vous faites quoi dans la vie ?
nous demandons une reconnaissance claire des aidants dans les institutions comme des acteurs essentiels du parcours de vie de nos proches nous demandons la mise en place d'un médiateur dont la mission serait centrée sur l'intérêt de l'enfant et non celui de l'école ou des logiques de réduction de moyens nous demandons des mesures concrètes un véritable statut d'aidant reconnu administrativement avec une case à cocher comme n'importe quel métier une reconnaissance de la CAF une allocation digne qui ne soit pas remise en question chaque année lorsque la pathologie est permanente l'arrêt des demandes de justificatif de non-emploi derrière ces revendications il y a une exigence simple la société reconnaisse enfin ce que signifie être aidant pas dans les discours mais dans le droit dans les dispositifs dans le regard porté sur nous et de recueillement il y a un an jour pour jour Abou Bakar Sissé a été lâchement assassiné à la mosquée Khadija à la Grande Combe c'est un crime de haine un crime islamophobe
en ce moment même a lieu une cérémonie en sa mémoire afin que plus jamais n'arrive une telle horreur j'aimerais donc vous proposer de joindre nos pensées au leur et vous inviter à observer tous ensemble une minute de silence merci à toutes et tous si nous sommes là aujourd'hui c'est justement pour transformer cette peine cette colère en action parce que nous sommes une majorité non la société française n'est pas véritablement fracturée on ne nous divisera pas
battons nous pour que chacun puisse vivre dans la tranquillité
dans le respect et dans la dignité nous croyons au collectif pas comme un slogan mais comme une méthode
faire les choses ensemble décider les choses ensemble construire ensemble alors à Debout il y a évidemment des groupes départementaux patron et patronne debout pompier debout aide soignante debout ces groupes métiers voilà ces groupes métiers ils partagent leurs doléances ils font remonter leurs difficultés leur fierté aussi parfois et surtout ils nous aident à construire des propositions qui viennent du terrain qui sont portées par celles et ceux qui tiennent ce pays debout
on a mis ça en musique et en image donc on est très très fiers de vous présenter notre premier hymne de campagne qui a été pensé, réalisé et chanté par les travailleurs et les travailleuses debout en l'honneur de celles et ceux en l'honneur de celles et ceux
qui font tourner la France on va voir si vous savez le chanter le président de la république au final c'est un boulot c'est un vrai boulot
c'est effectivement des responsabilités parce qu'en démocratie le patron c'est qui ? c'est le premier entretien d'embauche que je fais
c'est l'hymne solaire j'ai vu votre annonce République cherche président CDD 5 ans logé, nourri, blanchi déterminé responsabilité complètement donné satisfaction peut-être que vous allez vouloir changer de profil motivation j'ai envoyé à madame la DRH que nous ayons recueilli en moins de 15 jours pour cet entretien d'embauche nous ne soyons pas entre 1500 et 2000 nous ne soyons pas 2000 nous sommes d'après la machine 2254 et 2500 bravo et merci pas à moitié le pari que nous faisons aujourd'hui c'est le pari du peuple a découvert au grand jour un peuple contre les négociations de salon contre les manoeuvres d'appareil contre les congrès arrangés qu'on écrit pour lui d'avance comme on reprend son destin en main ça n'est pas seulement le pari du peuple pour aller à l'élection c'est le pari du peuple pour après l'élection c'est pas seulement le pari pour gagner c'est le pari pour derrière faire gagner les français et même si dans un an je suis à l'Elysée on a des copains, des copines antiracistes, féministes, écologistes tous les histes sympas de la planète qui occupent les ministères qui occupent l'assemblée qu'est-ce qui va se passer ?
il va se passer qu'il y aura en face de nous le MEDEF qui viendra dire je crois que ça ne va pas être possible il y aura en face le SEDA qui viendra dire je crois que ça ne va pas être possible il y aura la commission européenne qui viendra dire je crois que ça ne va pas être possible il y aura l'organisation mondiale du commerce le fonds monétaire international la banque centrale européenne tous ils viendront dire je crois que ça ne va pas être possible je crois que c'est vous, c'est nous parce que c'est à moitié d'avoir bien lu l'offre d'emploi et il y a un gros manque aussi c'est que vous n'avez pas de casier judiciaire c'est vrai madame la DRH je le conseille je n'ai pas fait Sciences Po je n'ai pas fait l'ENA je n'ai pas appartenu aux Young American Leaders ni au groupe Bilderberg ni à la French American Foundation je n'ai pas non plus re-dessus de valise de Kadhafi je ne suis pas banquier d'argent et même je vais vous faire une autre confession madame la DRH je crois que je ne suis pas né pour ça je ne me destinais pas à ça et pourtant je voudrais vous souligner dans mon CV avec ces lacunes quelques points qui peuvent intéresser votre grande entreprise la première chose ça fait 25 ans 25 ans que j'écoute les français 25 ans que je prends des notes dans mes cahiers et je crois que celui d'avant, celui de maintenant lui il s'est enfermé dans son palais à l'Elysée et ça a rendu le pays malheureux et jamais je ne m'isolerai c'est mon premier point madame la DRH la deuxième chose je ne suis pas un Mozart de la finance mais petit entrepreneur pendant plus de 20 ans j'ai dans mon journal local je l'ai géré comme il fallait et nous n'avons pas eu une seule année de déficit !
je pense que ça compte pour le pays aujourd'hui enfin madame la DRH dans mon coin, dans la Somme dans une circonscription où à chaque fois à l'élection nationale qui se déroule un mois avant qu'il s'agisse de l'élection présidentielle ou de l'élection européenne qu'il y ait la figure de Marine Le Pen ou celle de Jean-Marc Bardella à chaque fois le Rassemblement National arrive très en tête chez moi et pourtant trois fois nous avons vaincu le Rassemblement National 2017 2022 2024 nous n'avons pas fui le combat nous n'avons pas été nous réfugier dans des circos taillés pour la gauche et qui iraient de soi et je pense que vu le chemin qu'il y a à faire pour l'an prochain il vous faut un homme convaincu qu'il n'y a pas de fatalité nous pouvons l'emporter enfin madame la DRH j'ouvrirai vous lire une citation d'un président de la République peut-être que je laisserai deviner lequel exiger des dirigeants du pays qui sortent de l'ENA ou du polytechnique est une attitude réactionnaire qui correspond exactement à l'attitude de l'ancien régime exigeant des officiers un certain nombre de quartiers de noblesse alors c'est pour qui ça ?
c'est pas Macron hein ? non c'est pas De Gaulle, c'est pas Giscard il vous en reste quelques-uns c'est pas Chirac ?
vous l'avez pas, vous l'avez pas c'était Georges Pompidou eh oui on est ici pour citer Georges Pompidou qui ajoutait la République doit être celle des politiques au sens vrai du terme ceux pour qui les problèmes humains l'emportent sur tous les autres ceux qui ont de ces problèmes une connaissance concrète née du contact avec les hommes non d'une analyse abstraite c'est en fréquentant les hommes, leurs difficultés leurs souffrances, leurs désirs et leurs besoins les médias qu'on se rend capable de gouverner c'est-à-dire effectivement d'assurer à un peuple le maximum de bonheur vous êtes en train d'applaudir Georges Pompidou mais madame la DRH ça correspond assez bien à l'idée que je me fais de la politique avoir une connaissance concrète des hommes et des femmes de ce pays et tout faire, le mot n'est pas interdit pour assurer leur bonheur au maximum de nos possibilités donc là vous nous citez Georges Pompidou oui est-ce que vous avez d'autres références, des modèles des personnes qui vous ont inspiré au cours de votre parcours à vrai dire j'ai beaucoup beaucoup beaucoup de modèles d'écrivains, d'artistes d'hommes politiques mon panthéon est très rempli et chaque fois que j'ai eu un modèle vous savez il y a toujours un risque en soi de s'avachir, de se décourager d'être ablatu, il y a mille raisons à ça j'ai des figures qui vous portent elles vous tirent vers le haut elles vous aident à vous redresser et oui j'ai dans mon panthéon plein de figures puisque nous sommes à Lyon Lyon, capitale de la résistance Lyon, ville de Jean Moulin j'aimerais évoquer une référence un ami mon héros, c'est lui qui m'appelait ami et je vous assure que pour moi c'est mieux qu'une légion d'honneur Maurice Criergel Valrimon l'un des trois grands dirigeants de la République de la résistance armée et qui s'est retrouvé en prison ici, avec devant lui Klaus Barbie à un moment où j'avais 30 ans il en avait 90 je lui dis toi, à 30 ans t'es le chef de la résistance armée moi à 30 ans, et puis où est-ce qu'on va, y'a rien qui va il me dit, te décourage pas imagine nous sommes le 6 février 1934 les fascistes sont au bord de prendre l'assemblée tout paraît perdu et pourtant 6 jours plus tard c'est la première manifestation le 12 février 1934 avec deux cortèges un cortège CGT, un cortège CGTU un cortège socialiste un cortège communiste les deux se rejoignent place de la nation au cri de unité, unité, unité et il me dit c'est le début du front populaire et là où le fascisme va étaler son ombre sur toute l'Europe sur l'Allemagne, sur l'Espagne sur l'Italie nous, nous ouvrons une page de lumière il dit, ça c'est rien en 1943, je suis en prison donc ici, à la prison Saint-Paul à Lyon, nous sommes neufs dans la toute petite cellule Serge Ravanel, Raymond Aubrac la cellule est tellement entroite que quand il y en a un qui veut se retourner il faut que tous les autres le fassent aussi il me dit, mais si j'avais dit à ce moment là dans deux ans la France sera libérée dans deux ans même pas ça, dans un an et quelques mois Paris se sera libérée lui-même si j'avais dit à ce moment là nous allons installer un vaste plan de sécurité sociale avec la sécurité les retraites les copains m'auraient dit en sortant de prison on t'envoie à l'hôpital psychiatrique et pourtant, c'est ce qui s'est passé et donc, dans les jours de découragement je vous conseille Madame la DRH et vous-même, d'avoir toujours le petit rire l'optimisme de la volonté le petit rire de Maurice Riegel-Valrimont vous savez, ils se poudrent ils se maquillent ils mettent la cravate mais nous n'oublions pas nous n'oublions pas que le Front National a été fondé par deux anciens SS et comme dit mon camarade Coco Sébastien Jumel quand il en croise un il leur dit nos aînés à nous ils étaient dans les camps derrière les barres de bolets pendant que les vôtres étaient en haut des milliards d'or à les surveiller nous n'oublions pas dans votre lettre de motivation vous insistez sur le travail et votre programme commence par un cahier de campagne sur les travailleurs et les travailleuses essentielles alors aujourd'hui, moi je vous demande Monsieur Ruffin qu'est-ce que c'est que le travail ?
nous sommes travaillistes nous considérons que tout est travail et vous savez si on peut être réunis aujourd'hui c'est parce qu'il y a eu du travail beaucoup de travail beaucoup de travail salarié et bénévole du travail effectué par notre chef des opérations Julien mais aussi par Arthur, Clara Marie-Aude, Claire, Jézabel Frédéric, Laurence et même ici l'infirmerie tenue par Jérôme et bénévoles merci à eux toutes et à eux tous comme je l'ai dit au début je suis en charnière quand je bois un verre d'eau comme ça Madame la DRH c'est du travail c'est du travail pour qu'on ait de l'eau qui coule du robinet pour qu'on ait un verre qui soit tenu c'est du travail toute la société repose sur du travail la société est du travail mis en commun et oui nous sommes travaillistes parce que nous pensons que quand on considère le travail non plus comme un atout mais comme un coût comme un coût à diminuer comme un coût à écraser écrasant les travailleurs eux-mêmes en vérité c'est le socle de la société qu'on ruine j'ai une citation d'un économiste américain d'un ultra-libéral Gary Baker qui a reçu le prix Nobel d'économie il écrit ceci le droit du travail et la protection de l'environnement sont devenus excessifs dans la plupart des pays développés mais certains de ces excès en obligeant chacun à rester concurrentiel face aux importations des pays en voie de développement c'est écrit en 1994 au moment où chez nous c'est le traité de Maastricht au moment où on signe les accords du GATT en 1994 et au moment où aux Etats-Unis c'est l'accord de libre-échange nord-américain et eux savent à quoi sert tout ça et ils lient les deux ils lient le droit du travail et la protection de l'environnement et ils savent que la mécanique qu'ils mettent en place et une mécanique non pas comme ils l'ont vendu qui va apporter paix et prospérité mais une mécanique qui va permettre de battre en brèche le droit du travail et la protection de l'environnement et ça va marcher avec la menace le chantage permanent aux délocalisations avec comme le disait Henri Krasucki leader de la CGT la peur qui change de camp les conséquences 1 les salaires qui sont gelés 2 la sous-traitance qui est de la maltraitance je vous le dis parce qu'ici l'université Lyon 2 jusqu'à maintenant les femmes de ménage sont encore employées par l'université qui veut les faire passer en sous-traitance ?
il y a une pétition qui circule il y a peut-être une lutte qui va s'engager et je vous invite évidemment très fortement à la rejoindre troisièmement ce sont la multiplication des CDD des stages des chantiers des CDI intérimaires et dernièrement des auto-entrepreneurs enfin ce sont les cadences qui se sont accélérées le travail qui s'est intensifié je veux dire quand je décris tout ça madame la DRH que ce n'est pas l'effet du hasard d'une fatalité mais que ça a bel été voulu que ça a été organisé et que ça rapporte on le fait parce que ça rapporte parce que quand on décrit ça pour le travail qu'est-ce qu'on décrit de l'autre côté ?
c'est évidemment les 500 fortunes françaises qui ont vu leur part dans le PIB passer de 6% il y a 30 ans à 20% à l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir et aujourd'hui à plus de 40% c'est un article des échos oui les échos de mon ami Bernard Arnault je considère qu'il y a deux journaux anticapitalistes dans le pays enfin marxistes plus exactement les échos et l'humanité parce que quand il y a les dividendes qui tombent tous les deux le mettent en une même si c'est pour des raisons opposées mais dans les échos il y avait un papier à propos des rachats d'actions parce que comme on a eu des records de records de records de records de records de dividendes maintenant on a une autre mode c'est le record de records de records de rachats d'actions et il y avait cette phrase que j'ai retenue tout était dit en quatre mots voilà qui règne sur la société le dividende est roi c'est le gavage pour les uns le rationnement pour les autres tout ça fait du mal tout ça fait du mal aux salariés mais tout ça fait du mal à la société tout ça fait du mal à la démocratie tout ça fait du mal pour l'avenir et évidemment comment affronter les défis de demain sur la base d'un travail qui est dévalorisé sur un travail qui n'est pas respecté nous sommes le parti du travail voilà madame Lerache donc moi je vais vous poser une dernière question je suis infirmière comme je l'ai dit au début et les soignants on est fiers de notre métier des valeurs que nous portons mais au quotidien je vois des collègues qui sont cassés, qui sont usés qui partent en burn out en arrêt maladie en ce moment les arrêts maladie ça fait la une et parfois qui démissionnent pour se réorienter il y a beaucoup de lutte en ce moment dans la santé dans le social je pense notamment aux collègues de Elsan un petit peu partout en France mais c'est aussi pareil pour les auxiliaires les assistantes maternelles les femmes de ménage qu'est-ce que vous proposez contre ça ?
madame Lerache il y a plus de 100 000 inaptitudes chaque année 100 000 personnes qui sont broyées physiquement ou psychiquement par le travail et sous le tapis comme si ça ne comptait pas instituons un principe simple broyeurs payeurs que l'entreprise que l'entreprise qui produit du burn out derrière elle paye alors qu'aujourd'hui ça ne les coûte rien pas un centime comme dirait un ministre tu casses, tu répares, tu payes tu casses, tu répares, tu payes pourquoi ce qui est vrai pour un carreau ne serait pas pour des femmes qu'on brise par un mal travail j'ai cette citation de Cornelius Castoriadis un philosophe un philosophe qui dit ceci parce qu'il me semble que le burn out est en vérité la maladie d'époque il y a eu une multiplication par 7 en une dizaine d'années et quand on dit burn out ça veut dire consomption et ça correspond au temps qu'on vit la consomption en même temps que la planète est elle même consumée Castoriadis dit ceci cette attitude là faire toujours de son mieux sans en attendre de profit matériel n'a pas de place dans l'échafaudage imaginaire du capitalisme d'où le vide moral actuel sur ce plan le capitalisme vit en épuisant les réserves anthropologiques constituées pendant les millénaires précédents de même qu'il vit en épuisant les ressources naturelles il me semble que ça correspond à ce que vont vivre vos collègues j'étais à Poitiers ce mercredi pour une grève dans un Ehpad on en a plus d'un mois de grève à l'Ehpad des Feuillants où quand on interroge les femmes elles expliquent qu'elles font prendre la douche aux personnes âgées en 12 minutes qu'elles courent que l'ascenseur est en panne et qu'elles se privent évidemment elles ne partiront pas en vacances évidemment et quand elles vont au supermarché elles ne prennent que les marques Eco et souvent elles sautent des repas à qui appartient l'Ehpad des Feuillants ?
l'Ehpad des Feuillants appartient à Vivaltovie Vivaltovie avec derrière la BNP Paribas avec Arkea Capital avec Abu Dhabi Investissement est-ce que vous croyez que ces gens est-ce que vous croyez que ces gens eux partiront en vacances ? oui est-ce que vous croyez qu'ils prennent les marques Eco au supermarché ? non est-ce que vous croyez qu'ils sautent des repas ? non et bien voilà c'est pas sûr voilà où on en est et voilà pourquoi pour les auxiliaires de vie pour les assistantes maternelles pour les femmes de ménage pour les AESH nous ferons les statures des travailleurs essentiels et je vois Louisa dans la foule pourquoi ?
parce que ce sont des femmes populaires souvent d'origine immigrée ça veut dire que le combat que nous mènerons sur ces métiers là sur ces métiers du lien sur ces travailleuses essentielles c'est à la fois un combat féministe social, antiraciste et jacultré écologique parce qu'ils annoncent la société qu'on veut la société qu'on veut c'est une société avec moins de biens je suis Dorian Durban technicien de maintenance dans la sidérurgie qui est une industrie lourde on a actuellement beaucoup d'incertitudes sur l'avenir de notre site on est soumis à énormément de concurrence internationale avec de très gros enjeux comme la transition écologique et la souveraineté industrielle on nous parle très régulièrement de réindustrialisation mais sur le terrain on voit surtout des fermetures des délocalisations ou des incertitudes concrètement vous faites quoi pour sauver des industries telles que la nôtre ?
bonjour monsieur d'abord je crois que le président de la république est venu pas loin de chez vous cette semaine j'ai vu enfiler un casque dans une usine non ? tout à fait sur le site de la mine des chassières je voudrais vous dire que c'est très mauvais signe c'est très mauvais signe chaque fois qu'Emmanuel Macron enfile un casque d'ouvrier chaque fois qu'il parle de réindustrialisation ce sont des centaines d'usines qui ferment derrière et on en est où ?
on en est à ce que pour la première fois dans l'histoire de notre pays la part de l'industrie dans le PIB soit passée sous les 10% on est à la hauteur de la Grèce et je vous le dis aussi ce n'est pas une fatalité, ça n'est pas subi c'est un choix de nos dirigeants c'est un choix de nos ministres et de nos patrons depuis 40 ans c'est le choix de considérer que l'industrie c'est le passé que ça pue que ça pollue et qu'il fallait s'en débarrasser et ils s'en sont débarrassés c'est un choix qui s'est fait contre les ouvriers c'est un choix qui s'est fait contre les salariés mais c'est un choix qui s'est fait contre les français quand est-ce que nous avons voté pour l'entrée de la Chine dans l'organisation mondiale du commerce ?
quand ? vous êtes mous là ? quand est-ce que nous avons voté pour l'entrée de la Chine dans l'organisation mondiale du commerce ? quand est-ce que nous avons voté pour que l'agriculture entre dans la grande machine à déménager le monde avec les accords du GATT ? quand est-ce que nous avons voté pour le Mercosur ? quand est-ce que nous avons voté dernièrement pour des accords avec l'Inde, avec le Vietnam avec l'Indonésie ? quand est-ce que nous avons voté pour les élargissements européens ? voilà voilà le mal majeur et évidemment nous présidents nous faisons quoi ?
la première chose que nous faisons parce qu'il n'y a pas de grand pays sans une industrie nous avons besoin d'une base productive la première chose c'est on se protège taxes aux frontières, barrières douanières quotas d'importation pas sur tous les produits mais sur 100 produits identifiés sur les produits que nous estimons stratégiques l'armement les médicaments les aliments, l'acier évidemment et tout ce qui est les produits pour l'environnement là-dessus oui nous établissons des barrières douanières et d'emblée en France tout de suite nous faisons le Buy French Act la commande publique les régions les ministères, les pompiers les hôpitaux qui commandent français c'est la première chose la deuxième chose nous mobilisons l'épargne nationale nous avons beaucoup d'argent dans notre pays 2000 milliards d'assurance vie pas besoin d'aller faire la dose du vent devant les fonds d'investissement américains mobilisons le capital national troisième chose l'industrie renaîtra non pas comme le fait l'Etat par les gros et par en haut par les firmes mais par en bas, par les petits, par les territoires par les PME je vous donne cette statistique que vous connaissez peut-être quand on donne 1 million d'euros à une PME elle crée en moyenne 13 emplois quand on donne 1 million d'euros à une firme elle crée 0,6 emplois on est dans un rapport de 1 à 20 enfin dernier point nous sortirons l'électricité du marché parce qu'évidemment c'est une instabilité c'est une instabilité qui est créée pour les gens pour les commerçants pour les artisans mais pour l'industrie aussi on nous dit qu'il faut décarboner l'industrie c'est très bien mais qu'on va perdre nos emplois il y a un truc qui m'énerve là-dedans si vous permettez, pas contre vous du tout je ne me permettrais pas à ce moment-ci de notre entretien d'embauche vous avez des financiers vous avez des ministres, vous avez des patrons qui pendant 40 ans avec complicité ont délocalisé ou laissé délocaliser et un coup, c'est de la faute des salariés c'est de la faute des syndicats parce que vous comprenez les salaires sont trop chers et puis vous avez des retraites vous avez des bons travailleurs roumains ou chinois et maintenant on change de bouc émissaire maintenant c'est les écolos mais qui dirige ce pays depuis 40 ans ?
ce ne sont pas les écologistes ce ne sont pas les communistes ce ne sont pas les debouts ce sont c'est un pouvoir aux mains des financiers mais regardons la vérité en face aujourd'hui je vous le dis depuis une ville écologiste à Lyon mais écologie n'est pas un mot aimé dans ce pays et écologie populaire apparaît plutôt comme un oxymore qu'autre chose comme une contradiction comment nous pouvons rétablir le lien entre écologie et populaire par un chemin qui ne va pas vous surprendre le travail oui, mon obsession, le travail si on dit aux gens écoutez il va falloir changer le jugement c'est 5 millions de passoires thermiques à isoler, mais ça c'est du travail si on leur dit bah oui il va falloir changer les déplacements mais ça veut dire mettre les marchandises sur les rails et ça c'est du travail si on leur dit on veut un atelier de réparation d'électronique, de mécanique, d'informatique par quartier ou par canton et bien ça c'est du travail si on dit aux gens que pour eux, pour leurs enfants notre société notre société, oui avec de l'écologie avec de l'écologie populaire du travail respecté du travail respecté avec statut et revenu avec horaire, avec salaire, avec carrière qui permet de s'asseoir dans la vie de prendre un crédit si on leur dit ça aux gens et bien vous verrez qu'ils sont pour notre écologie pour notre écologie populaire ils sont pour notre écologie populaire aussi parce que leur travail aura un sens c'est peut-être le pire que nous avons aujourd'hui c'est un espèce de vide vous savez, c'est une phrase de Antoine de Saint-Exupéry que je lisais sur les assiettes en porcelaine chez mes grands-parents qui disait s'aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre c'est regarder ensemble dans la même direction et bien il me semble que ce qui est vrai pour un couple s'il n'a pas de projet, de partir en vacances d'avoir des enfants, de s'acheter une maison je n'en sais rien et bien il se bouffe le nez il y a de la jalousie il y a du ressentiment continué et bien c'est pareil pour un pays où il n'y a pas d'horizon commun là nous en avons un d'horizon commun nous avons un gigantesque défi à relever un défi gigantesque pour les français et pour toute l'humanité le défi climatique faisons France ensemble j'ai sous les yeux un autre CV d'un autre parti qui lui aussi dit défendre les ouvriers et la preuve ça fonctionne plein de collègues votent pour lui le CV d'un certain Jordan donc la question est simple d'abord vous dire que le Rassemblement National c'est une espèce de fusée à trois étages il y a eu un premier étage qui a été installé par Le Pen père contre les immigrés raciste ouvertement et je dirais c'est intégré, ça fait partie de l'ADN il n'y a plus trop à insister tous les matins mais le deuxième étage a été posé par Marine Le Pen lorsqu'elle s'est installée à Hénin-Beaumont et qu'elle a fait sinon l'anticapitalisme du moins de l'antifinance et que des matins honnêtement quand on ouvrait la radio et qu'il y avait Florian Philippot on se demandait si c'était un mec de gauche qui était invité et oui ils ont installé ce deuxième étage et là ils installent le troisième étage le troisième étage c'est quoi ?
c'est les dirigeants du Medef c'est le CAC 40 c'est les financiers c'est l'élite et pour ça ils ont vous l'avez dit un nouveau visage un apparat chic lui il arrive le repas est servi il n'a plus qu'à mettre les pieds sous la table ils ont fait le boulot j'ai aussi regardé son CV expérience professionnelle n'a jamais travaillé ah si il y a une ligne assistant parlementaire au parlement européen un emploi fictif un emploi fictif quelques milliers d'euros un emploi fictif Jordan si tu regardes fais moi un procès emploi fictif tu as même trafiqué ton agenda pour que la justice ne le voit pas emploi fictif alors quand ils ne dinent pas avec le Medef ils déjeunent avec les fonds d'investissement américains c'est bien parce qu'au RN ils se répartissent les rôles Marine Le Pen c'est les banques russes et Jordan Bardella c'est les banques françaises c'est les fonds d'investissement américains et enfin j'ai acheté le numéro de Paris Match Yves Frey avec la jet set européenne Maria Carolina de Bourbon des deux Siciles Duchesse de Calabre et de Palerme descendante de Louis XIV descendante de Louis XIV descendante de Louis XIV alors vous direz tout ça elle n'y peut rien une aristo multimillionnaire vivant à Monaco famille fraudeur du fisc dans les Paradise Papers avec des holdings au Seychelles qui échappent à l'impôt allez raconter ça quand même à vos collègues et on comprend enfin on s'étonne moins que à l'Assemblée sur le retour de l'ISF ils votent quoi ?
ils votent ? sur la fin des holdings dans les paradis fiscaux ils votent quoi ? ils votent ? sur la taxation des plus-values ils votent quoi ? ils votent ? et ils proposent quoi ?
si si ils proposent parce que c'est plus dangereux rien pour nous mais ils proposent de faire du Macron après Macron de faire du Macron en plus gros et il y aura encore plus de cadeaux encore plus de cadeaux qui seront faits aux firmes dans notre pays alors je dis aux salariés aux ouvriers de mon coin d'ici, des nains de chez vous, du pays je leur dis je sais que votre colère est grande je sais que vous avez envie d'envoyer tout bouler je sais que vous avez envie de renverser la table mais la table il s'y goinfre il s'y goinfre avec les dirigeants qui vous écrasent il s'y goinfre avec des couverts en argent il s'y goinfre avec de la porcelaine et du caviar le système a choisi son poulain bardez-la, vous voulez que ça change c'est nous président, voilà ce que j'irai dire à tous les ouvriers chez vous c'est Isa, je voulais d'abord vous remercier parce que je suis ravie d'être avec vous et de voir tous vos sourires j'ai bientôt 63 ans je suis actuellement à la recherche d'un emploi sans diplôme sans formation, ni voiture le permis gelé mais une voiture ça coûte de l'argent et de l'argent, ben j'en ai pas j'ai travaillé 35 ans salariée j'ai élevé mes 3 enfants toutes seules mon fils avait 6 mois je me suis retrouvée à la rue exclue du monde du travail je suis bénévole depuis 1988 et je peux vous assurer que je ne chôme pas pour autant j'arpente en bus, en tram, à pied pour accompagner ceux que le travail laisse sur le bord de la route les chômeurs, les précaires les invisibles c'est mon quotidien pas mon programme électoral j'étais longtemps allocataire du RSA quelques semaines je vais survivre avec mon indemnité de conseillère municipale à Mulhouse dans le groupe Mulhouse en commun ce soir, je suis à Lyon parce que la pauvreté ce n'est pas une fatalité c'est pas un choix de vie c'est un choix politique je ne souhaite à personne de vivre ma précarité je ne souhaite à personne de vivre ma précarité je ne souhaite à personne de vivre ma précarité de vivre ma précarité je ne vis pas je survis comme mes voisins mes voisines de palier et on aspire juste à pouvoir vivre de notre travail alors ma question est celle-là que fais-tu pour que les largués du travail les oubliés du boulot ce que l'économie a rendu inutile j'ai été facturière postière femme de ménage mon dernier contrat livreuse, cassière et pour finir à la sécurité sociale pour faire plein de jolies choses je me permets de vous dire qu'il faut bien manger et bien vous nourrir plein de jolies choses à la sécurité sociale alimentaire je vous laisse aller chercher comme ça on pourra bien dire que j'ai bien parlé alimentation parce que c'est très important nous sommes 68 millions de français nous sommes environ 24 millions de français qui tenons en cours debout dans l'emploi nous sommes 17 millions à peu près de retraités et nous sommes 27 millions de gens qui sont malades sans emploi sans être rémunérés mais surtout beaucoup de bénévoles donc j'en reviens à moi je suis bénévole en Alsace j'aimerais savoir que va devenir l'achat, l'essence logement, l'alimentation pour la France qui décroche d'abord Isabelle je voudrais vous remercier pour votre travail travail salarié ou travail bénévole ma conviction profonde est qu'aujourd'hui si le pays tient encore si il tient encore debout c'est pas par le haut, c'est pas par l'Elysée c'est pas par l'Assemblée c'est par en bas le travail salarié ou des bénévoles et que la dernière chose qui peut craquer et ça serait à ce moment là une immense catastrophe pour notre pays parce que c'est ce qui tient la culture c'est ce qui tient le sport jusque dans les plus peu territoires c'est le monde associatif merci, merci beaucoup vous avez prononcé un mot Isabelle qui me touche c'est le mot inutile et j'en ai vu tellement vous savez des gens qui se font virer de leur usine et qui se retrouvent chez eux dans le monde il y a pire que le port de monnaie il y a aussi ce sentiment d'inutilité il nous faut faire un pari humaniste c'est que derrière chaque porte en chaque homme, en chaque femme il y a des compétences il y a du savoir faire il y a des choses que moi je ne sais pas faire que vous, vous ne savez pas faire cuisiner, bricoler conduire, s'occuper des enfants s'occuper des personnes âgées or dans notre pays il y a des tas de besoins que le marché ne va pas remplir donc Isabelle pour toutes ces tâches là nous avons besoin de vous et nous avons besoin de tous vos collègues je suis à Lyon la dernière fois que je suis passé je visitais un territoire zéro chômeur longue durée qui permet à des gens qui eux aussi se ressentent inutiles au monde de s'occuper des personnes âgées de faire de l'élagage d'offrir des fleurs de construire des bancs de faire de la menuiserie pleinement utile à la société Emmanuel Macron avait promis d'élargir le territoire zéro chômeur à la place il les a rétrécis enfin ce que vous décrivez là c'est un immense gâchis il y a un immense gâchis productif dans notre pays il y a le gâchis des 100 000 inaptes dont je parlais mais il y a le gâchis des jeunes qu'on fait rentrer dans l'emploi par les CDD, les stages, l'intérim et qui n'en peuvent plus, qu'on décourage il y a le gâchis des anciens qu'on exclut pendant la retraite il y a les gâchis des femmes au moment de leur grossesse ou après avec la pénalité maternelle et il y a le gâchis sur les étrangers et quand on voit Abou Sangaré qui a dû attendre longtemps fort longtemps pour des papiers et que pendant tout ce temps là même aujourd'hui, pour l'instant il n'est pas autorisé à tourner aller tourner en Italie, aller tourner en Europe comme on le réclame, voir aux Etats-Unis à Hollywood, c'est un immense gâchis nous devons mettre fin à ce gâchis merci, merci je me permets de continuer est-ce qu'il n'y a que le travail dans la vie monsieur Ruffin ?
est-ce qu'il ne faut pas juste moins travailler, souffler respirer profiter un petit peu ? non à travailler plus oui à travailler tous merci l'histoire du mouvement ouvrier c'est à la fois une histoire de la fierté du travail de gagner sa vie en travaillant et du droit au repos c'est le congé maternité c'est le dimanche chômé c'est le samedi à l'anglaise ce sont les premiers congés payés ce sont les 40 heures c'est le 1er mai cette année nous attaque le 1er mai l'an dernier c'était le 8 mai et évidemment leur but c'est quoi ?
c'est que tous les temps de nos vies le dimanche, tous soient repris par la consommation et par la production nous ne voyons pas que dans l'homme et dans la femme que des producteurs et des consommateurs nous voyons l'humain d'abord de la naissance à la mort merci beaucoup j'ai encore une petite demande parce que je suis gourmande on vous aime bien vous êtes très sympathique c'est déjà un premier point c'est un bon début mais vous vous sentez d'être à l'Elysée le bouton nucléaire discuter avec monsieur Trump et monsieur Poutine Isabelle je n'ai aucun doute je n'ai aucun doute parce que je sais pour qui je me bats avec clarté je n'ai pas été membre des Young American Libers je ne suis pas membre du groupe Bilderberg je n'ai pas reçu de l'argent des banques russes je viens défendre une chose et une seule chose les intérêts de la France et des Français je ne suis pas là je ne suis pas là pour défendre les intérêts américains je ne suis pas là pour défendre les intérêts chinois je ne suis pas là pour défendre les intérêts russes je ne suis pas là pour défendre les intérêts allemands non plus je suis là pour défendre les intérêts français les intérêts français qui le plus souvent se conjuguent avec les intérêts de nos voisins européens les intérêts français qui le plus souvent voisin lointain qui, comme nous, aspire à la prospérité et à la paix, mais je suis là pour défendre les intérêts de la France, les intérêts des Français.
Enfin, vous savez, il y a une ligne dans mon CV, peut-être que vous ne l'avez pas vue, mais j'ai eu à affronter pendant des années la première fortune de France et le premier flic de France. Je n'ai pas plié. Nous n'avons pas lâché. Et je suis habitué au conflit, y compris quand je ne suis pas plus fort. Et là, je me sentirai fort parce que ce sera nous, Président, nous serons ensemble pour les affronter et pour faire résonner la France dans le monde entier. Bonjour à toutes et à tous. Je m'appelle Marouane Martelly. Je suis pizzaïolo, gérant d'une pizzeria depuis six ans. Avant ça, j'habitais à Lyon, ici, juste derrière, sur les pentes de la Croix-Rousse.
Monsieur Ruffin, mon métier, c'est à 80% du temps de faire des pizzas. Et le reste du temps, gérer les stocks, gérer les salariés et beaucoup de papiers. J'ai vu dans votre CV que vous étiez entrepreneur. Dans ma boîte, tout le monde est au SMIC. On aimerait les payer plus, les salariés, mais ce n'est pas possible car les cotisations sociales augmentent trop brutalement. On a bien eu la prime Macron, qui nous a bien aidés, qui nous a permis de payer plus, mais aujourd'hui, elle est aussi fiscalisée. Ma question est simple. Comment allez-vous nous libérer de ça ? Vous l'avez dit, monsieur Marouane, moi aussi, j'ai été petit patron.
Je sais ce que c'est les contrôles URSAF, d'embaucher un salarié, parfois aussi, malheureusement, de le licencier. Et quand je dis patron, pour moi, ça ne veut rien dire. C'est comme poisson. À l'intérieur, il y a les requins et il y a les salariés. C'est comme poisson. À l'intérieur, il y a les requins et il y a les salariés. Et le problème, c'est que vous êtes traités pareil que LVMH dans votre pizzeria. En vérité, ce n'est même pas vrai. Vous n'êtes pas traités pareil que LVMH, puisque eux parviennent à obtenir plus d'aide que vous et à payer moins d'impôts. Donc la première chose qu'on fera, c'est de rétablir l'égalité entre les firmes et vous. Mais je comprends votre souci.
Et il nous faut l'affronter. Et en effet, comme pour vous, quand parfois on veut augmenter un salarié de 100 euros, eh bien, il faut en donner 400. C'est un souci. C'est un souci quand on reçoit 100 euros parce qu'on a travaillé, on en garde 54. Quand on reçoit 100 euros parce qu'on est un actionnaire, on en garde 70. Quand on reçoit 100 euros parce qu'on est nérite, on en garde 94. Donc là, il y a un souci. On fait quoi ? On fait quoi pour tout ça ? Est-ce qu'on considère que les grands patrimoines, les grandes fortunes, doivent échapper à payer pour la protection sociale ? Elles doivent payer. Elles doivent être mises à contribution pour la sécurité sociale, pour la famille.
Immédiatement, vous savez qu'on fera le SMIC à 1 700 euros. Vous savez qu'on fera l'indexation pour tous les salaires sur l'inflation. Mais en urgence, je propose qu'en urgence, à notre arrivée au pouvoir, en urgence, oui, quand on arrive, vous avez parlé de prime Macron, ça n'est pas la prime Macron. C'est la prime Gilets jaunes. Oui. C'est la prime Gilets jaunes. Ce sont les Gilets jaunes qui sont allés chercher 10 milliards d'euros que d'habitude ils donnent à ses amis. Là, ça a été pour les gens, pour les plus modestes de notre pays. Immédiatement, quand nous arrivons, nous rendons obligatoire une prime de 1 000 euros par salarié. L'État fera sa part. Pas de cotisation.
Pas de fiscalité sur ces 1 000 euros. Les patrons feront leur part. Ils verseront les 1 000 euros. Et les ouvriers feront leur part. C'est un minimum, le 1 000 euros. Si leur boutique se porte bien, qu'ils se bagarrent et ils obtiendront plus de 1 000 euros pour partir en vacances pendant l'été. C'est une mesure d'urgence. C'est un... Ça colmate. Mais ça ne résout pas le problème. Et dès la rentrée, dès septembre 2027, qu'est-ce qu'il nous faudra faire ? Il nous faudra faire des états généraux de la fiscalité et de la protection sociale.
Il nous faudra faire des états généraux avec les salariés, avec les retraités, avec les syndicats, avec les artisans, avec les commerçants, avec les étudiants, avec un strapontin pour Bernard Arnault, et bien sûr, un siège aussi pour Pizzeria. Il faudra que soit mis en discussion ce qui est la base de la nation, comment on se finance, comment on finance nos services publics, comment on finance notre école, comment on finance nos hôpitaux, comment on finance nos retraites, comment on finance notre sécurité sociale. Aujourd'hui, on est dans un moment où les gens ne comprennent plus rien à leur fiche de paye, ne comprennent plus rien à la feuille d'impôt.
Le temps est venu d'une grande remise à plat, mais elle ne se fera pas par un homme tout seul à l'Elysée ou par 577 députés à l'Assemblée. Elle doit se faire avec nous, avec vous. Elle doit se faire par des états généraux de la fiscalité. Monsieur Ruffin, merci pour votre réponse. Merci. Je voulais réagir à l'une des interventions qu'on a eues au début, celle de Nancy qui va perdre son job avec le développement de l'intelligence artificielle. Qu'en pensez-vous ? La technologie est politique. Tout se passe comme si on faisait semblant que la technologie, c'était juste des ingénieurs qui avaient pensé ça et que ça arrivait naturellement dans la société et dans les sociétés.
La technologie est profondément politique. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Il nous faut faire passer toutes les technologies par le biais de la démocratie dans la société, c'est l'Assemblée, ce sont des états généraux, c'est ce que vous voulez. Et dans les sociétés, il faut qu'il y ait une discussion entre les syndicats et le patron quand une nouvelle technologie arrive.
Là, j'ai discuté avec des gens chez Auchan, pareil, grand plan IA, mené par Bompard à la direction. Zéro discussion avec les syndicats, zéro discussion avec les salariés. Et vous savez, quand on dit ça, c'est intéressant parce que, en fin de compte, ce qui se passait hier pour les ouvriers, pour les techniciens, pour les usines, aujourd'hui, ça se passe pour les informaticiens, pour les juristes, pour les designers, qui souvent, maintenant, dans les usines, dans les bureaux, sont les premiers qui sont dégagés. Marx, dans Le Capital, quand il observe l'arrivée des machines, il note ceci.
Il faut du temps et de l'expérience avant que les ouvriers, ayant avancé, aient appris à distinguer entre la machine et son emploi capitaliste, dirigent leurs attaques, non contre le moyen matériel de production, mais contre le mode social d'exploitation. Ce que vient dire Marx, c'est que le souci, c'est la machine, mais c'est surtout dans quelle main se trouve la machine. Est-ce que la machine se trouve dans la main du travail et des travailleurs, ou est-ce qu'elle se trouve dans la main du capital pour faire des profits ? Et aujourd'hui, évidemment, elle se trouve dans la main du capital. Donc il nous faut la faire passer, l'IA.
La commande vocale chez les charistes, tout ça doit passer par le filtre de la démocratie, la démocratie à l'Assemblée, la démocratie dans les sociétés. Une question très importante. Mon métier, c'est l'alimentaire. Évidemment, je pense aux agriculteurs, et les agriculteurs disent qu'ils ne peuvent plus vivre de leur travail, qu'ils ne gagnent plus leur vie. Qu'est-ce que vous prévoyez pour ces travailleurs-là ? En fait, on a des fauves du capital. On a des fauves du capital qui dévorent le travail, qui dévorent la planète, et qui, bien sûr, dévorent l'agriculture. Ils ne pouvaient pas être vendus plus d'un euro cinquante en supermarché.
C'était à la fois une protection pour les consommateurs et pour les producteurs. Il nous faut rétablir des règles. Et je vous le dis, c'est le grand débat pour l'année qui vient. Le grand débat pour l'année qui vient. Le grand débat pour l'année qui vient, c'est quelle est la place du marché ? Est-ce que tout est laissé au marché, puis de temps en temps on fait un chèque pour colmater ? Marché de l'électricité ? Marché du logement ? Marché du travail ? Marché de l'essence ? Ou bien est-ce qu'on rétablit des règles ? Est-ce qu'on rétablit de la régulation ? Qu'est-ce qu'on fait sortir du marché ?
Est-ce qu'il est normal que les personnes âgées, est-ce que c'est normal que les enfants dans les crèches soient livrés au marché ? On le met hors marché. Et où est-ce qu'on a un marché ? Un marché qui est régulé, ça doit être notre grand débat pour cette année. Si vous êtes embauché comme président de la République, quelles seront vos prétentions salariales ? Je l'ai déjà dit, ça fait un peu de bruit, je ne reviens pas dessus. Je suis un député au SMIC, je resterai un président au SMIC, je pense que c'est de l'argent de poche. Je n'ai jamais vu Emmanuel Macron s'arrêter sur une aire d'autoroute et faire le plein de sa voiture.
Je n'ai jamais vu Emmanuel Macron s'arrêter sur une aire d'autoroute et faire le plein de sa voiture. François Ruffin, on veut vous remercier pour cet échange. Et pour votre information, la procédure de recrutement, elle va durer une bonne année. Je savais que tout ne serait pas fini ce soir. Vous aurez la réponse en avril prochain. C'est le premier entretien d'embauche aujourd'hui. On sert de premier filtre, mais vous savez qu'il y en aura d'autres derrière. Oui, oui, mais je suis prêt à aller faire des entretiens d'embauche. J'en fais un la semaine prochaine à Vesoul. Vesoul en force. Je suis prêt à en faire cet été dans les campings. Je suis prêt à en faire en tongs sur les plages.
Mais surtout, je suis prêt à ce que ça soit de nous, président. Évidemment, je viens, vous êtes le peuple recruteur, mais je viens en recruteur de peuple aussi, en espérant ici recueillir des animateurs de réseau, de quoi nourrir les métiers debout, de quoi participer à la levée de fonds, de quoi animer notre centre d'appel. Bref, je viens aussi ici, moi, pour recruter un peu madame la DRH. Bon, il y a encore un an et un peu de chemin, les amis, hein. Il va falloir de la force pour ranimer l'espérance. Il y a beaucoup d'engouement. Et est-ce que vous avez quelque chose d'autre à ajouter ?
Oui, j'écris un petit truc qui est peut-être un peu long, mais enfin j'écris un petit truc, madame la DRH. Nous, président, nous, président, ce n'est pas le Nouveau Monde contre le Vieux Monde. Nous, président, ce n'est pas la Nouvelle France contre la Vieille France, c'est la France. La France tout court, la France en entier, et personne qu'on laisse tomber, personne sur le bas côté. Nous, président, ce n'est pas vivre ensemble les uns à côté des autres en statique. Non, nous, président, c'est faire ensemble. Nous, président, c'est une nation qui se retrousse les manches. Mais pas pour les marchés, pas pour la compétitivité, pas pour les salariés.
Une nation qui se retrousse les manches pour nous, pour notre pays, pour nos enfants. Une nation qui se retrousse les manches parce que nous avons des défis à affronter. Le défi productif, le défi démographique, évidemment le plus gigantesque des défis pour les Français et pour l'humanité, le défi climatique. Nous, président, c'est une République où les hirondelles font le printemps, où nos gosses peuvent les contempler dans le ciel, et alors, quand elles volent bas, devinez l'orage qui approche.
Nous, président, c'est une République qui rompt avec le tout importable, avec le tout jetable, et qui installe des ateliers de réparation, de mécanique, d'électronique, dans tous les quartiers, dans tous les cantons. Nous, président, c'est cuisiner, jardiner, réparer, qui entrent à l'école et au collège. Ce sont des jeunes qui, avant de s'orienter, touchent à tout, à l'électricité et à la comptabilité, à la mécanique et à l'électronique, à la plomberie et à la boulangerie, une année pour choisir son métier et non le subir, et que ce métier devienne une fierté qu'ils bombent le torse. Oui, je suis chauffagiste.
Nous, président, c'est la garde de parti du 14 juillet à l'Elysée, avec le métallo et le médecin, avec le boucher et le musicien, avec la puéricultrice et l'écrivain. Nous, président, c'est cette évidence, l'intelligence des mains. Nous, président, nous tournerons la page de l'ancien régime. Parce que oui, la France vit sous l'ancien régime. L'ancien régime d'un président roi retranché dans son palais. L'Elysée, comme nous au Versailles, d'où les décisions tombent comme la foutre sur l'Assemblée, sur les syndicats, sur les Français, d'où on nomme ses copains à la Cour des comptes, au Conseil constitutionnel, où on verrouille le pouvoir comme la Cour du Roi Soleil.
Oui, la France vit encore le règne des privilèges, des privilèges fiscaux pour des milliardaires qui payent moins d'impôts que leurs secrétaires, des privilèges d'exilés, de milliards qui fuient l'école, l'hôpital, dans des holdings en Irlande et dans des réserves. Nous, Président, nous, Président, nous tournerons la page de cet ancien régime où le dividende est roi, où règnent les financiers. Mais l'expression ne convient pas. On ne va pas tourner la page. Ce n'est pas une page qui se tourne comme ça, comme si on était au coin du feu, assis dans un fauteuil avec un livre d'histoire. Non, c'est un combat.
C'est un combat qui nous faudra mener parce que les seigneurs, les maîtres de l'argent, les maîtres du sol et du sous-sol, les maîtres de numérique et de l'informatique, ils ne vont pas se laisser faire. C'est un combat que nous devons mener, que nous devons gagner, toujours, dans les urnes, oui, mais dans la rue aussi. Nous, Président, c'est la démocratie enfin prise au sérieux. DÉ-MO-CRA-TIE. Pouvoir au peuple et non pouvoir sans le peuple ou pouvoir contre le peuple. Je me souviens de ce gilet jaune sur lequel il était écrit, qu'il avait inscrit sur son chasuble « Faire l'amour une fois tous les cinq ans, ce n'est pas une vie sexuelle.
Voter une fois tous les cinq ans, ce n'est pas une vie démocratique. » Nous, Président, c'est le pari du peuple. Un peuple qui reprend le pouvoir avec des états généraux, avec des cahiers de doléances, avec des assemblées populaires et avec ce nouvel outil entre ses mains, le RIC, le référendum d'initiative citoyenne. Nous, Président, ce n'est pas un programme depuis Paris et qu'on plaque sur le pays. Parce que ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai qu'un pays, qu'une société, on la change depuis l'Elysée et l'Assemblée seulement avec des lois et des décrets. Une société se transforme d'en bas, par le bas, par la base.
Elle se transforme par les entrepreneurs, par les syndicats, par les élus locaux, par les associations, par tous les hommes et les femmes de bonne volonté. Nous, Président, nous avons le droit au beau non pas un Etat qui fait tout et qui fait mal mais un Etat qui accompagne, un Etat qui soutient pour que mille initiatives fleurissent pour qu'elles s'épanouissent. Non pas un Etat prometté qui invente une nouvelle société mais un Etat sage-femme qui aide la société à accoucher de ce que dans son ventre elle porte déjà de meilleur. Nous, Président, On touche le droit au beau partout.
Durant la Grande Dépression, le président Roosevelt, aux États-Unis dans les années 30, savait affirmer qu'un pays se redresse pas seulement par des grands travaux et par des barrages hydrauliques, mais qu'un pays se redresse aussi par son âme. Et il avait envoyé du Nebraska à l'Oyawa, dans tous les USA, des écrivains, des musiciens, des chanteurs, des auteurs. Nous, présidents, nous ferons de l'art qui sorte des musées, des théâtres, des cinés. Ce seront des concerts de clavecin devant les supermarchés, des scénettes de Molière sur les aires d'autoroute, les faïences de Sèvres à la cantine des usines. Au cœur de la nuit nazie, le poète...
Le poète et résistant René Char écrivait « Dans nos ténèbres, il n'y a pas une place pour la beauté, toute la place est pour la beauté ». Nous, présidents, c'est une République qui remplace la concurrence par l'entraide, la mondialisation par la protection. C'est une République où les liens priment sur les biens, où l'on défend l'humain d'abord de la naissance à la mort. Nous, présidents, c'est une République qui protège les enfants. Nous, présidents, c'est une République qui protège des écrans et des violents, qui voient dans nos gamins, non une nuisance à exclure des wagons de train, mais dans leurs cris, dans leurs rires, notre avenir.
Nous, présidents, c'est l'AZE, l'Aide sociale à l'enfance, ce scandale national, cette honte de la République. C'est l'AZE qui est bousculée, transversée, transformée, bouleversée. Nous, présidents, c'est une République qui offre à tout enfant, non l'enfer des foyers, mais une foiille. Nous, présidents, c'est une République qui a une famille, une famille d'accueil, une famille de repli et d'appui, une famille pas juste avec un toit et un couvert, mais avec de la tendresse, avec de l'affection, avec de l'amour, l'amour qui est le plus grand des besoins, le plus grand des besoins humains et encore davantage pour nos gamins, de l'amour.
Nous, présidents, c'est une République qui assure cette chose simple. Quelle que soit notre origine, notre religion, notre couleur de peau, nous sommes toutes et tous égaux. Toutes et tous égaux devant l'éducation, devant la santé, devant la justice et devant la police. Nous, présidents, c'est le racisme non pas encouragé à longueur de journée sur les chaînes de télé, mais combattu du sommet de l'État jusqu'au moindre clocher. Nous, présidents, c'est CNews qui est fermé. Nous, présidents, c'est cette aspiration qui est née avec la grande révolution que nous avons inscrite au fronton de nos mairies. Liberté, égalité, fraternité. Liberté, égalité, fraternité.
Notre idéal, jamais renié, mais qu'il faut toujours se battre pour en faire une réalité. Nous, présidents, c'est Gisèle Halimi qui entre au Panthéon. Gisèle Halimi, oui, l'avocate des femmes, l'avocate de la lutte contre le viol, l'avocate du droit à l'avortement, mais aussi, aussi, l'avocate des indépendantistes algériens. L'avocate de la décolonisation, l'avocate de la cause palestinienne. Nous, présidents, c'est une France qui dérange, pas une France qui se range. C'est une France qui ne se tait pas quand tombent les bombes à Gaza. C'est une France qui prend des sanctions contre les crimes de guerre, contre les génocidaires. C'est une France qui pose ce principe simple.
Une vie vaut une vie. Les larmes d'une mère palestinienne valent les larmes d'une mère israélienne, valent les larmes d'une mère ukrainienne, d'une mère soudanaise, d'une mère congolaise. Nous, présidents, c'est une France qui dit non. Non à l'Empire, non à Donald Trump et à ses sbires. C'est le nom de Jacques Chirac à la guerre en Irak. Nous, présidents, ce n'est pas une France qui s'isole et qui s'enferme. Le climat, les pandémies, Internet, la mafia. Bien sûr, nous n'allons pas régler ça en franco-français, derrière une ligne Maginot. Mais nous, présidents, nous n'attendrons pas non plus qu'on se mette d'accord, avec les G7 autour de la table. Nous n'attendrons pas les G7 et les G20.
L'histoire n'avance pas comme ça quand elle avance. Elle avance parce qu'un pays ose et entraîne. Nous, présidents, nous serons ce pays qui ose et qui entraîne. Nous, présidents, c'est une fierté. Ou plutôt des fiertés cumulées, des fiertés renouvelées. La fierté de qui on est, la fierté de qui on aime, la fierté de sa ville, fierté de sa région, fierté de ses origines, fierté de son métier et fierté nationale. Fierté de notre langue, de nos paysages, de notre patrimoine, de notre histoire, de notre histoire avec ses zones d'ondres et ses pages de lumière. Nous, présidents, c'est la fierté retrouvée, la fierté d'être français.
Alors, chers amis, chers camarades, chers amis, chers camarades, est-ce que vous voulez ce pays-là ? 351 jours, il nous reste 351 jours. Oui, je vis avec à l'esprit un compte à rebours. Il nous reste 351 jours pour déjouer les pronostics, 351 jours pour inverser les statistiques, 351 jours pour nous faire aimer, 351 jours pour faire aimer nos idées. Aujourd'hui, une force naît. Nous avons 351 jours pour qu'elle s'élargisse comme un fleuve, 351 jours pour renverser une fatalité. Et si on fait ça, si on fait ça, à la fin, c'est nous qu'on va ?