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InterviewRadio France (sur Site radio)· 4 septembre 2026 6 minComplaisantDivertissementSolidarités & famille

Catastrophe au Népal : « tout est détruit » selon Hélène Boyer-Julien qui mobilise l'association poitevine "Medic Nepal"

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Un mot sur le bilan, toujours provisoire, qui s'est aggravé.

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Racontez-nous déjà un peu quels liens vous entretenez régulièrement avec ce pays.

  • 1:11OuverteRéponse directe

    Quand vous dites qu'il y a de l'aide nécessaire, qui est régulière, qui est attendue, qu'est-ce que c'est l'aide que vous apportez vous au quotidien ?

  • 1:46FerméeRéponse directe

    Ils ont jusqu'à quel âge ces enfants ?

  • 2:12OuverteRéponse directe

    Quand on a vu ces images tragiques, comment on sent quand on a un attachement très fort à ce pays ?

  • 3:09OuverteRéponse directe

    Vous, en plus, vous avez une expérience avec votre association. Quand vous avez vu ça, vous vous êtes dit « Allianz Mobilis » tout de suite.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16InvitéChiffre
    « 1200 morts, 5600 disparus. »
  • 0:33PrésentateurFait
    « Cette association existe depuis plus de 30 ans. »
  • 0:40PrésentateurFait
    « C'était pour nous un juste retour d'aider ce peuple népalais qui a tant de besoins. »
  • 1:19PrésentateurFait
    « On s'occupe essentiellement d'une maison d'enfants, qu'on n'appelle pas orphelinat parce que les enfants ne sont pas tous orphelins. »
  • 1:37PrésentateurChiffre
    « On en a une trentaine et nous les aidons sur le quotidien. »
  • 1:48InvitéChiffre
    « 18 ans. »
  • 3:27PrésentateurFait
    « On s'est tout de suite réunis en visio. »
  • 3:37PrésentateurFait
    « Dieu merci, notre maison d'enfants, elle est sur la vallée de Katmandou, et là, elle n'est pas du tout atteinte. »
  • 4:00PrésentateurFait
    « Le glacier qui s'est effondré, qui est tombé, qui a provoqué ce torrent de boue, a dégringolé depuis cette hauteur et est allé jusqu'en Inde. »
  • 4:04PrésentateurChiffre
    « Le Népal fait 800 km de long sur 200 km de large. »
  • 4:12PrésentateurFait
    « On a décidé trois interventions possibles. »
  • 4:37PrésentateurFait
    « La première aide en direction d'un hôpital qui est dans la vallée de Trisouli, la rivière Trisouli. »
  • 5:41PrésentateurFait
    « On a lancé un appel de dents extraordinaire pour cette cause. »

Temps de parole

  • Présentateur77 %
  • Invité21 %
  • ?2 %

≈ 11,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

On

0:03
Présentateur

a tous en tête ces images de coulées de boue gigantesques qui ont englouti des villages au Népal. Une tragédie qui a particulièrement touché un couple de poids de vin, Clément. Ils sont très attachés au pays.

0:13
Invité

Un mot sur le bilan, toujours provisoire, qui s'est aggravé. 1200 morts, 5600 disparus. On en parle avec vous ce matin, Hélène Boyer-Julien. Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous aujourd'hui. Vous avez fondé une association, vous Médic Népal, il y a quelques années. Il faut dire que vous vous sentez proche de ce pays puisque vos deux enfants en sont originaires. Racontez-nous déjà un peu quels liens vous entretenez régulièrement avec ce pays.

0:33
Présentateur

Alors effectivement, cette association existe depuis plus de 30 ans. Nous l'avons créée avec mon mari et avec d'autres couples qui avaient la même histoire que nous, c'est-à-dire qui avaient adopté des enfants au Népal. C'était pour nous un juste retour d'aider ce peuple népalais qui a tant de besoins, même en temps ordinaire, et bien entendu encore plus ces jours-ci. Voilà, donc notre association, on a 170

0:55
Locuteur

adhérents,

0:57
Présentateur

répartis sur toute la France. Et nous sommes en contact avec le Népal de façon régulière puisque nous y allons environ tous les ans, voire tous les deux ans quand on a une impossibilité, notamment quand il y

1:08
Locuteur

a

1:08
Présentateur

des travaux à l'aéroport, ce qui est arrivé certaines années.

1:11
Invité

Quand vous dites qu'il y

1:12
Locuteur

a

1:12
Invité

de l'aide nécessaire, qui est régulière, qui est attendue, qu'est-ce que c'est l'aide que vous apportez vous au quotidien ? Enfin, en tout cas, quand

1:18
Présentateur

vous pouvez. Alors nous, on s'occupe essentiellement d'une maison d'enfants, qu'on n'appelle pas orphelinat parce que les enfants ne sont pas tous orphelins. Ils peuvent être orphelins de père, de mère ou avoir une situation très particulière, notamment dans les montagnes où il y a très peu d'infrastructures et l'école est souvent très loin. Donc notre maison d'enfants accueille ces enfants-là.

1:37
Locuteur

On

1:37
Présentateur

en a une trentaine et nous les aidons sur le quotidien. Nous finançons absolument tout dans la 100% de la maison des enfants et ça jusqu'au niveau du baccalauréat.

1:46
Invité

Ils ont jusqu'à quel âge ces enfants ? 18 ans.

1:49
Présentateur

Environ 18 ans. Jeunes adultes. Après, on les aide aussi pour l'insertion dans la vie professionnelle. Il faut savoir aussi que là-bas au Népal, les jeunes qui arrivent à faire des études très souvent quittent le pays pour aller en Australie ou dans les Émirats. Ils

2:03
Locuteur

aident leur vie et ils

2:04
Présentateur

aident justement

2:05
Locuteur

leur parent. Exactement. Ils

2:05
Présentateur

aident leur parent, ils renvoient de l'argent. Et parfois, ils reviennent s'installer au Népal, mais la plupart du temps, ils restent à l'étranger. Ceux qui ont eu la chance de faire des études.

2:12
Invité

Alors, quand on a vu, j'imagine qu'à votre place, quand on a un attachement très fort à ce pays, même personnel et familial, comment on sent, quand on a vu ces images tragiques qui ont circulé dans le monde entier

2:23
Présentateur

? Dans un premier temps, on est complètement abasourdi en voyant ces images. Tout le monde les a vues. Donc, j'imagine que ça a été terrible pour tout le monde. Mais quand en plus, on connaît le pays, alors on ne connaît pas particulièrement cette région parce que c'est une région très montagneuse.

2:37
Locuteur

Mais on se projette

2:38
Invité

quand même,

2:38
Locuteur

forcément.

2:39
Présentateur

Mais

2:39
Locuteur

on se

2:39
Présentateur

projette et on imagine, puisque des villages, on en a nous traversés en faisant un trek. On voit très bien comment ils fonctionnent. Ce sont des petites maisons. Souvent, c'est de la terre battue. Il n

2:49
Locuteur

'y

2:49
Présentateur

a pas de magasin, bien entendu. Il y a des petites boutiques, éventuellement.

2:52
Locuteur

Et

2:52
Présentateur

quand on sait que tout est détruit, on sait ce que ça veut dire. Tout est détruit. Et ce que vous avez vu sur les images, c'est terrible. On essaie d'imaginer, mais ça doit être l

3:02
Locuteur

'horreur. Il faut imaginer.

3:03
Invité

On voit sur les images un découlé de boue qui ont embarqué clairement des quartiers entiers de ces villages.

3:07
Locuteur

C'est

3:07
Invité

ça.

3:08
Locuteur

Voir des

3:08
Présentateur

villages complets.

3:09
Invité

Vous, en plus, vous avez une expérience avec votre association. Quand vous avez vu ça, vous vous êtes dit « Allianz

3:13
Présentateur

Mobilis

3:13
Locuteur

»

3:13
Présentateur

tout de suite. Absolument. Ça paraît sous le sens, bien entendu. On a un conseil d'administration dans notre association. On est 11 dans le conseil d'administration. On s'est tout de suite réunis en visio, puisqu'on est un peu répartis sur la France, bien sûr. On a essayé de voir, à la fois de se dire qu

3:29
Locuteur

'il

3:29
Présentateur

faut faire dans l'urgence.

3:30
Locuteur

Parce

3:30
Présentateur

que là-bas,

3:30
Locuteur

on

3:30
Présentateur

nous attend. Même si les personnes atteintes par ce drame absolu, on ne les connaît pas, bien entendu. Dieu merci, notre maison d'enfants, elle est sur la vallée de Katmandou, et là, elle n'est pas du tout atteinte, puisque la coulée de boue n'est pas du tout passée ici. Mais il faut imaginer, quand même, les plus hautes montagnes sont à plus de 8000 mètres d'altitude, comme

3:48
Locuteur

vous le savez. C'est le sommet

3:48
Invité

du monde.

3:49
Présentateur

C'est le sommet du monde. Le glacier qui s'est effondré, qui est tombé, qui a provoqué ce torrent de boue, a dégringolé depuis cette hauteur et est allé jusqu'en Inde. Il faut savoir que le Népal fait 800 km de long sur 200 km de large. 200 km, ce n

4:05
Locuteur

'est

4:05
Présentateur

pas grand-chose.

4:05
Locuteur

Vous avez une

4:06
Présentateur

inondation.

4:07
Invité

Concrètement, qu'on comprenne l'aide que vous essayez d'apporter, ça se traduit comment

4:10
Locuteur

?

4:10
Présentateur

Alors, nous, en discutant, on a décidé trois interventions possibles.

4:15
Locuteur

Une

4:15
Présentateur

intervention en urgence, c'est-à-dire aider les peuples atteints. Et donc, on travaille avec d'autres associations pour envoyer de l'argent de manière sécurisée.

4:23
Invité

Oui, bien sûr, que ça ne

4:24
Locuteur

se

4:24
Invité

perd pas. Ça arrive souvent

4:25
Locuteur

dans les

4:25
Présentateur

catastrophes. Vous

4:26
Locuteur

avez

4:26
Présentateur

compris, exactement, même des personnes qui profiteraient et qui abuseraient de l'argent de nos adhérents, bien entendu, et de nos donateurs. Et donc, ça sera la première aide en direction d'un hôpital qui est dans la vallée de Trisouli, la rivière Trisouli. Le deuxième axe, ça sera d'accueillir dans notre maison d'enfants des enfants qui pourraient nous demander de l'aide parce qu'ils n'ont plus rien. Ils n'ont plus leurs parents,

4:52
Locuteur

ils

4:52
Présentateur

n'ont plus de maison,

4:53
Locuteur

ils

4:53
Présentateur

n'ont plus rien du tout. Donc, peut-être, ils vont venir frapper ou leur famille ou je ne sais pas. Ça, c'est à l'étude aussi. Mais on accueillera évidemment des enfants en plus. Et le troisième axe, ça sera sur le long terme. Un petit peu comme quand il y avait le tremblement de terre, il y a des travaux à faire pendant des années. Donc là, on ciblera soit une reconstruction d'école, soit une reconstruction d'un hôpital, quelque chose comme ça.

5:16
Invité

Oui, c'est ça. C'est que l'enjeu, parce qu'il

5:17
Locuteur

y

5:17
Invité

a l'urgence à traiter là, maintenant, aujourd'hui,

5:19
Locuteur

c'est l

5:19
Invité

'accompagnement. Mais c'est vrai que ça va être des années de reconstruction.

5:22
Présentateur

Absolument. Là, parce que pour le moment, l'urgence, ils n'ont plus rien. Il n

5:25
Locuteur

'y a

5:25
Présentateur

pas d'eau à boire, ils n

5:26
Locuteur

'ont

5:26
Présentateur

rien à manger. Il n'y a strictement mais rien du tout. Ce que vous avez vu, c'est la réalité des torrents de boue et un certain nombre de personnes qui sont sous la boue.

5:33
Invité

Alors, si on peut passer peut-être un appel à ceux qui voudraient peut-être aider avec vous, comment on fait pour contacter votre association ? Qu'est-ce qu'on peut apporter ? Comment on peut vous

5:41
Présentateur

soutenir ? Bien sûr. Alors, on a lancé un appel de dents extraordinaire pour cette cause. Le site de l'association www.medic-nepal.org et tout est écrit dessus. Donc,

5:52
Locuteur

il

5:52
Présentateur

y a l'appel de dents qui est dessus. Il suffit de cliquer et de se rendre sur le lien.

5:56
Invité

Bon, la vie est passée ce matin.

5:58
Locuteur

On

5:58
Invité

rappelle votre association Medic-Nepal. Merci beaucoup Hélène Boyer et Julien

6:01
Locuteur

d

6:01
Invité

'être venu en studio avec nous ce matin.