Catastrophe au Népal : « tout est détruit » selon Hélène Boyer-Julien qui mobilise l'association poitevine "Medic Nepal"
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Un mot sur le bilan, toujours provisoire, qui s'est aggravé.
- 0:30OuverteRéponse directe
Racontez-nous déjà un peu quels liens vous entretenez régulièrement avec ce pays.
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Quand vous dites qu'il y a de l'aide nécessaire, qui est régulière, qui est attendue, qu'est-ce que c'est l'aide que vous apportez vous au quotidien ?
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Ils ont jusqu'à quel âge ces enfants ?
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Quand on a vu ces images tragiques, comment on sent quand on a un attachement très fort à ce pays ?
- 3:09OuverteRéponse directe
Vous, en plus, vous avez une expérience avec votre association. Quand vous avez vu ça, vous vous êtes dit « Allianz Mobilis » tout de suite.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« 1200 morts, 5600 disparus. »
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« Cette association existe depuis plus de 30 ans. »
- 0:40PrésentateurFait
« C'était pour nous un juste retour d'aider ce peuple népalais qui a tant de besoins. »
- 1:19PrésentateurFait
« On s'occupe essentiellement d'une maison d'enfants, qu'on n'appelle pas orphelinat parce que les enfants ne sont pas tous orphelins. »
- 1:37PrésentateurChiffre
« On en a une trentaine et nous les aidons sur le quotidien. »
- 1:48InvitéChiffre
« 18 ans. »
- 3:27PrésentateurFait
« On s'est tout de suite réunis en visio. »
- 3:37PrésentateurFait
« Dieu merci, notre maison d'enfants, elle est sur la vallée de Katmandou, et là, elle n'est pas du tout atteinte. »
- 4:00PrésentateurFait
« Le glacier qui s'est effondré, qui est tombé, qui a provoqué ce torrent de boue, a dégringolé depuis cette hauteur et est allé jusqu'en Inde. »
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« Le Népal fait 800 km de long sur 200 km de large. »
- 4:12PrésentateurFait
« On a décidé trois interventions possibles. »
- 4:37PrésentateurFait
« La première aide en direction d'un hôpital qui est dans la vallée de Trisouli, la rivière Trisouli. »
- 5:41PrésentateurFait
« On a lancé un appel de dents extraordinaire pour cette cause. »
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On
a tous en tête ces images de coulées de boue gigantesques qui ont englouti des villages au Népal. Une tragédie qui a particulièrement touché un couple de poids de vin, Clément. Ils sont très attachés au pays.
Un mot sur le bilan, toujours provisoire, qui s'est aggravé. 1200 morts, 5600 disparus. On en parle avec vous ce matin, Hélène Boyer-Julien. Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous aujourd'hui. Vous avez fondé une association, vous Médic Népal, il y a quelques années. Il faut dire que vous vous sentez proche de ce pays puisque vos deux enfants en sont originaires. Racontez-nous déjà un peu quels liens vous entretenez régulièrement avec ce pays.
Alors effectivement, cette association existe depuis plus de 30 ans. Nous l'avons créée avec mon mari et avec d'autres couples qui avaient la même histoire que nous, c'est-à-dire qui avaient adopté des enfants au Népal. C'était pour nous un juste retour d'aider ce peuple népalais qui a tant de besoins, même en temps ordinaire, et bien entendu encore plus ces jours-ci. Voilà, donc notre association, on a 170
adhérents,
répartis sur toute la France. Et nous sommes en contact avec le Népal de façon régulière puisque nous y allons environ tous les ans, voire tous les deux ans quand on a une impossibilité, notamment quand il y
a
des travaux à l'aéroport, ce qui est arrivé certaines années.
Quand vous dites qu'il y
a
de l'aide nécessaire, qui est régulière, qui est attendue, qu'est-ce que c'est l'aide que vous apportez vous au quotidien ? Enfin, en tout cas, quand
vous pouvez. Alors nous, on s'occupe essentiellement d'une maison d'enfants, qu'on n'appelle pas orphelinat parce que les enfants ne sont pas tous orphelins. Ils peuvent être orphelins de père, de mère ou avoir une situation très particulière, notamment dans les montagnes où il y a très peu d'infrastructures et l'école est souvent très loin. Donc notre maison d'enfants accueille ces enfants-là.
On
en a une trentaine et nous les aidons sur le quotidien. Nous finançons absolument tout dans la 100% de la maison des enfants et ça jusqu'au niveau du baccalauréat.
Ils ont jusqu'à quel âge ces enfants ? 18 ans.
Environ 18 ans. Jeunes adultes. Après, on les aide aussi pour l'insertion dans la vie professionnelle. Il faut savoir aussi que là-bas au Népal, les jeunes qui arrivent à faire des études très souvent quittent le pays pour aller en Australie ou dans les Émirats. Ils
aident leur vie et ils
aident justement
leur parent. Exactement. Ils
aident leur parent, ils renvoient de l'argent. Et parfois, ils reviennent s'installer au Népal, mais la plupart du temps, ils restent à l'étranger. Ceux qui ont eu la chance de faire des études.
Alors, quand on a vu, j'imagine qu'à votre place, quand on a un attachement très fort à ce pays, même personnel et familial, comment on sent, quand on a vu ces images tragiques qui ont circulé dans le monde entier
? Dans un premier temps, on est complètement abasourdi en voyant ces images. Tout le monde les a vues. Donc, j'imagine que ça a été terrible pour tout le monde. Mais quand en plus, on connaît le pays, alors on ne connaît pas particulièrement cette région parce que c'est une région très montagneuse.
Mais on se projette
quand même,
forcément.
Mais
on se
projette et on imagine, puisque des villages, on en a nous traversés en faisant un trek. On voit très bien comment ils fonctionnent. Ce sont des petites maisons. Souvent, c'est de la terre battue. Il n
'y
a pas de magasin, bien entendu. Il y a des petites boutiques, éventuellement.
Et
quand on sait que tout est détruit, on sait ce que ça veut dire. Tout est détruit. Et ce que vous avez vu sur les images, c'est terrible. On essaie d'imaginer, mais ça doit être l
'horreur. Il faut imaginer.
On voit sur les images un découlé de boue qui ont embarqué clairement des quartiers entiers de ces villages.
C'est
ça.
Voir des
villages complets.
Vous, en plus, vous avez une expérience avec votre association. Quand vous avez vu ça, vous vous êtes dit « Allianz
Mobilis
»
tout de suite. Absolument. Ça paraît sous le sens, bien entendu. On a un conseil d'administration dans notre association. On est 11 dans le conseil d'administration. On s'est tout de suite réunis en visio, puisqu'on est un peu répartis sur la France, bien sûr. On a essayé de voir, à la fois de se dire qu
'il
faut faire dans l'urgence.
Parce
que là-bas,
on
nous attend. Même si les personnes atteintes par ce drame absolu, on ne les connaît pas, bien entendu. Dieu merci, notre maison d'enfants, elle est sur la vallée de Katmandou, et là, elle n'est pas du tout atteinte, puisque la coulée de boue n'est pas du tout passée ici. Mais il faut imaginer, quand même, les plus hautes montagnes sont à plus de 8000 mètres d'altitude, comme
vous le savez. C'est le sommet
du monde.
C'est le sommet du monde. Le glacier qui s'est effondré, qui est tombé, qui a provoqué ce torrent de boue, a dégringolé depuis cette hauteur et est allé jusqu'en Inde. Il faut savoir que le Népal fait 800 km de long sur 200 km de large. 200 km, ce n
'est
pas grand-chose.
Vous avez une
inondation.
Concrètement, qu'on comprenne l'aide que vous essayez d'apporter, ça se traduit comment
?
Alors, nous, en discutant, on a décidé trois interventions possibles.
Une
intervention en urgence, c'est-à-dire aider les peuples atteints. Et donc, on travaille avec d'autres associations pour envoyer de l'argent de manière sécurisée.
Oui, bien sûr, que ça ne
se
perd pas. Ça arrive souvent
dans les
catastrophes. Vous
avez
compris, exactement, même des personnes qui profiteraient et qui abuseraient de l'argent de nos adhérents, bien entendu, et de nos donateurs. Et donc, ça sera la première aide en direction d'un hôpital qui est dans la vallée de Trisouli, la rivière Trisouli. Le deuxième axe, ça sera d'accueillir dans notre maison d'enfants des enfants qui pourraient nous demander de l'aide parce qu'ils n'ont plus rien. Ils n'ont plus leurs parents,
ils
n'ont plus de maison,
ils
n'ont plus rien du tout. Donc, peut-être, ils vont venir frapper ou leur famille ou je ne sais pas. Ça, c'est à l'étude aussi. Mais on accueillera évidemment des enfants en plus. Et le troisième axe, ça sera sur le long terme. Un petit peu comme quand il y avait le tremblement de terre, il y a des travaux à faire pendant des années. Donc là, on ciblera soit une reconstruction d'école, soit une reconstruction d'un hôpital, quelque chose comme ça.
Oui, c'est ça. C'est que l'enjeu, parce qu'il
y
a l'urgence à traiter là, maintenant, aujourd'hui,
c'est l
'accompagnement. Mais c'est vrai que ça va être des années de reconstruction.
Absolument. Là, parce que pour le moment, l'urgence, ils n'ont plus rien. Il n
'y a
pas d'eau à boire, ils n
'ont
rien à manger. Il n'y a strictement mais rien du tout. Ce que vous avez vu, c'est la réalité des torrents de boue et un certain nombre de personnes qui sont sous la boue.
Alors, si on peut passer peut-être un appel à ceux qui voudraient peut-être aider avec vous, comment on fait pour contacter votre association ? Qu'est-ce qu'on peut apporter ? Comment on peut vous
soutenir ? Bien sûr. Alors, on a lancé un appel de dents extraordinaire pour cette cause. Le site de l'association www.medic-nepal.org et tout est écrit dessus. Donc,
il
y a l'appel de dents qui est dessus. Il suffit de cliquer et de se rendre sur le lien.
Bon, la vie est passée ce matin.
On
rappelle votre association Medic-Nepal. Merci beaucoup Hélène Boyer et Julien
d
'être venu en studio avec nous ce matin.