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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 4 mars 2014 4 minComplaisantFond programmatiqueJusticeInstitutions & élections

Roger-Gérard Schwartzenberg

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse directe

    L'intime conviction des jurés est un système archaïque, dites-vous. Pour quelle raison ?

  • 1:08RelanceRéponse directe

    Sauf que depuis près de deux ans, les jurés en assise ont l'obligation de motiver leur conviction.

  • 1:24ComplaisanteRéponse directe

    D'autant que c'est le président qui rédige.

  • 1:35OuverteRéponse directe

    Mais alors s'il n'y a plus d'intime conviction, sur quel fondement les jurés vont-ils juger ?

  • 2:16OuverteRéponse directe

    Alors poussons le bouchon plus loin. Pourquoi ne pas supprimer carrément les jurés populaires et rendre la justice entre professionnels, comme ça se passe d'ailleurs en correctionnel ?

  • 3:09OuverteRéponse directe

    Alors c'est le deuxième aspect, j'allais y venir, puisque votre groupe des radicaux veut faciliter les révisions de procès dont on sait qu'elles sont très difficiles à obtenir.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiqueFait
    « La loi ne demande pas compte à chacun des juges et jurés des moyens par lesquels ils sont convaincus. »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « La loi ne leur fait que cette seule question, avez-vous une intime conviction ? »
  • 1:15Invité politiqueFait
    « Depuis la loi du 10 août 2011, il y a une obligation de motiver, mais cette motivation est très succincte, vraiment. »
  • 3:17Invité politiqueFait
    « On l'a fait adopter par l'Assemblée nationale jeudi dernier, c'est une proposition de loi des radicaux de gauche sur la révision des condamnations pénales définitives. »
  • 3:34Invité politiquePromesse
    « Et en simplifiant la procédure aussi, puisqu'auparavant il y avait à la fois d'abord une commission de révision, ensuite une cour de révision, il y aura simplement l'accès direct à une cour de révision. »
  • 2:47Invité politiqueFait
    « mais devenir une sorte de loterie judiciaire ou une tombola judiciaire dont les lots seraient des années de réclusion criminelle »

Temps de parole

  • Roger-Gérard Schwartzenberg70 %
  • Présentateur25 %
  • Présentateur 25 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Votre invité ce matin Eric, c'est Roger-Gérard Schwarzenberg, député des Ratico de Gauche et président de groupe à l'Assemblée Nationale. Et auteur d'une future proposition de loi pour réformer le système de l'intime conviction qui est à vos yeux la principale source de verdicts erronés. Bonjour Roger-Gérard Schwarzenberg. Bonjour Eric Delvaux. L'intime conviction des jurés est un système archaïque, dites-vous. Pour quelle raison ?

0:30
Roger-Gérard Schwartzenberg

Je le crois. Si je peux citer l'instruction dont donne lecture le président de la cour d'assises avant que les jurés se retirent, il déclare ceci très brièvement. La loi ne demande pas compte à chacun des juges et jurés des moyens par lesquels ils sont convaincus. Elle leur prescrit de chercher quelles impressions ont faites sur leur raison, les preuves rapportées. La loi ne leur fait que cette seule question, avez-vous une intime conviction ? Avec ce type d'instruction, on risque d'aller vers des jugements qui se fondent davantage sur l'intuition, le sentiment, la subjectivité que sur des faits dûment prouvés.

1:08
Présentateur

Sauf que depuis près de deux ans, les jurés en assise ont l'obligation de motiver leur conviction.

1:15
Roger-Gérard Schwartzenberg

Oui, alors absolument. Vous avez tout à fait raison, depuis la loi du 10 août 2011, il y a une obligation de motiver, mais cette motivation est très succincte, vraiment.

1:24
Présentateur

D'autant que c'est le président qui rédige.

1:26
Roger-Gérard Schwartzenberg

Oui, c'est le président qui rédige, il doit la rédiger immédiatement après l'audience en général. C'est un texte très très court et dont on ne peut pas tirer grand chose.

1:35
Présentateur

Mais alors s'il n'y a plus d'intime conviction, sur quel fondement les jurés vont-ils juger ?

1:39
Roger-Gérard Schwartzenberg

Eh bien, il faut qu'ils jugent comme jugent tout magistrat, c'est-à-dire en fonction de faits dûment prouvés, dûment établis, par des témoignages, par des aveux, par toutes sortes de preuves. Là, le système de l'intime conviction, c'est la liberté d'appréciation des preuves. Les jurés et les juges, d'ailleurs, qui composent ensemble la cour d'assise, apprécient librement si tel ou tel élément de preuve leur paraît convaincant ou non. Mais ils le font en se repliant à leur fort intérieur, en se fondant à leur intime conviction et l'on va vers une sorte de subjectivité des verdicts d'assise.

2:16
Présentateur

Alors poussons le bouchon plus loin. Pourquoi ne pas supprimer carrément les jurés populaires et rendre la justice entre professionnels, comme ça se passe d'ailleurs en correctionnel ?

2:26
Roger-Gérard Schwartzenberg

Ça ne résoudra pas totalement le problème parce que nous avons le même système en correctionnel où en effet ce sont des professionnels et où il est dit aussi par le code de procédure pénale que les juges correctionnels statuent selon leur intime conviction. On est dans un système très archaïque en droit français à cet égard parce que cela veut dire que la justice peut devenir, et j'exagère un peu pour faire image, mais devenir une sorte de loterie judiciaire ou une tombola judiciaire dont les lots seraient des années de réclusion criminelle, en tout cas quand il s'agit de la cour d'assise.

Donc c'est vraiment très grave que d'avoir éventuellement un innocent en prison, et il y en a certainement quelques-uns actuellement, puisque ce qu'on appelle la révision des condamnations pénales.

3:09
Présentateur

Alors c'est le deuxième aspect, j'allais y venir, puisque votre groupe des radicaux veut faciliter les révisions de procès dont on sait qu'elles sont très difficiles à obtenir.

3:17
Roger-Gérard Schwartzenberg

On l'a fait adopter par l'Assemblée nationale jeudi dernier, c'est une proposition de loi des radicaux de gauche sur la révision des condamnations pénales définitives, c'est-à-dire celles qui ne sont plus susceptibles d'appel ou de cassation, et on élargit la possibilité de recourir à la procédure de révision, notamment en précisant que s'il y a le moindre doute, et non plus simplement un doute sérieux comme le disait auparavant le texte, ou la juriste prudence, s'il y a le moindre doute, on peut accéder à cette procédure de révision.

Et en simplifiant la procédure aussi, puisqu'auparavant il y avait à la fois d'abord une commission de révision, ensuite une cour de révision, il y aura simplement l'accès direct à une cour de révision.

3:57
Présentateur

La justice est humaine et donc faillible, et elle se grandit en reconnaissant ses erreurs, c'est le sens de votre démarche. Merci Roger Gérard, je fasse de la présidente de groupe à l'Assemblée nationale, vous étiez ce matin l'invité de France Inter.