Eric Zemmour : Rendons l'économie française aux Français !
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Merci. J'invite tous ceux qui sont dans la salle annexe à regagner leur place. Comme ça, vous allez pouvoir assister depuis la deuxième salle à la conférence. Et on se retrouvera tous après à la suite des deux tables rondes. Merci bien. Mesdames et messieurs, bonsoir. Et bienvenue à la première édition des rencontres économiques de la reconquête. C'est une joie de vous retrouver aussi nombreux parmi nous, vous, les acteurs de notre économie, pour défendre nos propositions et promouvoir un programme fort, efficace et audacieux en faveur d'une économie résolument et authentiquement de droite que seule notre parti porte aujourd'hui dans notre pays.
Deux tables rondes successives ce soir que j'ai le plaisir d'animer. La première, trop d'assistanat tue le travail, portera sur l'enjeu majeur de la rémunération par le travail, de la défense de cette France qui se lève tôt pour refaire de l'effort et du mérite la seule norme face au système de l'assistanat. La seconde portera sur l'état stratège devenu état obèse, toujours plus contraignant et dispendieux, qui entrave aujourd'hui la vitalité et le dynamisme de notre économie. Mais avant ces échanges avec nos intervenants et pour introduire cette soirée exceptionnelle, je vous demanderai de bien vouloir accueillir par vos applaudissements le président de notre parti, M. Éric Zemmour.
Merci à vous tous. Chers amis, chers Marion, chère Sarah, chers Guillaume, chers Nicolas, chers Gilbert, chers Philippe, chers entrepreneurs, cadres, salariés, employés, commerçants, artisans, indépendants, hauts fonctionnaires, économistes, Merci à tous d'être venus vous réunir autour d'un sujet aussi crucial que passionnant, notre économie. Il se dit énormément de bêtises sur l'économie française, il se profère énormément de mensonges à droite comme à gauche, et si notre réunion est utile, c'est parce que nous allons y dire la vérité.
Il y a de la vérité partout en économie, il y a de la vérité dans les prix, qui sont le plus grand système d'information au monde, il y en a dans la valeur de la monnaie, qui nous renseigne sur l'état d'un pays, et il y en a encore mille autres vérités dans le dialogue entre le maraîcher et son client au marché du village, tout comme dans les réunions stratégiques en entreprise avant une décision importante. L'économie a besoin de vérité comme l'arbre a besoin de lumière.
En vous rendant à nos premières rencontres économiques de la reconquête, vous ne vous contentez pas de serrer les mains des gens qui pensent comme vous, vous ne vous contentez pas d'écouter des orateurs ni de donner votre avis. En exigeant la vérité et en la disant tous ensemble, nous participons à lever le voile sur les vérités économiques qui dérangent. Lors de mon discours de Lille, pendant la campagne présidentielle, j'ai été le premier à avoir dit la vérité sur le pouvoir d'achat. Je vous avoue que je m'étonne que là-dessus, on ne m'ait toujours pas copié. Je ne cesserai jamais de rappeler cette évidence.
Le pouvoir d'achat, ce n'est pas ce que l'état vous donne, c'est ce que l'état ne vous prend pas. C'est ce qu'il reste du fruit de votre travail une fois que vous avez payé toutes vos charges, toutes vos taxes, l'impôt sur le revenu, la TVA sur tous vos achats, vos impôts locaux, etc. Or, ce que l'état vous prend aujourd'hui, c'est 47% de la richesse que vous produisez. C'est-à-dire qu'à partir du 16 de chaque mois, vous ne travaillez plus pour vous, pour vos enfants, pour votre confort, mais pour l'état et pour lui seul. Donc, pour ces gabegis, pour ces assistés, pour ces services publics toujours plus délabrés, ce sera, je crois, l'objet de la seconde table ronde.
Et c'est la raison pour laquelle j'ai promis que je reviendrai vers les Français tous les 16 du mois pour leur parler de notre économie et des moyens de sortir notre pays du déclin. C'est aussi la raison pour laquelle je suis heureux de vous accueillir ici, avec Marion, pour la première édition de nos rencontres économiques, format qui est appelé à se développer et à se renouveler. Aujourd'hui, pour introduire nos discussions, j'aimerais vous dire la vérité sur le déclassement de notre pays. L'économie française est épuisée. Elle est souffrante. Le déclassement de notre peuple n'est pas un concept. Il est vécu. Et cette crise majeure que nous traversons n'est pas une anecdote historique.
Nos villages bretons sont obligés d'accepter des médecins cubains. Oui, cubains. C'est-à-dire un pays communiste qui avait plutôt l'habitude d'aider l'Afrique. Jusque-là, il n'aidait pas la France. Parce que nos technocrates ont transformé notre pays en désert médical. L'hôpital Georges-Pompidou est contraint de lancer un appel au don pour financer un de ses scanners. Des Français meurent aux urgences d'avoir trop attendu dans un couloir. Bientôt, l'UNICEF récoltera du riz pour les petits Français. Ceci n'est pas un phénomène météorologique. Ce n'est pas la conséquence d'un contexte planétaire, ni de l'évolution démographique, ni de je ne sais quelle révolution technologique.
On aimerait tant que ce soit la faute de l'intelligence artificielle, des Chinois, des Américains, des Russes, des Allemands ou des Ukrainiens. Autrefois, on accusait les Japonais. La vérité est beaucoup plus simple et elle est beaucoup plus cruelle. C'est en France qu'est née la crise française et c'est en France qu'il faudra y mettre fin. Aucune nation étrangère ne nous sauvera de notre destin. N'attendons aucun miracle extérieur. Le seul espoir, c'est notre peuple, notre travail, nos efforts et notre détermination. Alors, par où devons-nous aborder le problème ? J'aurais pu commencer mon discours par une liste interminable de ce qui ne va pas économiquement dans notre pays.
Balance du commerce extérieur, croissance du PIB, chômage, dette publique, faillite en série, inflation, hausse des prix. Je ne le ferai pas parce que cette litanie dans la salle, tout le monde la devine d'avance et parce que se contenter de comptabiliser les symptômes n'a jamais soigné personne. Je vais donc vous épargner aujourd'hui le tunnel de preuves de la maladie française et me concentrer sur la maladie elle-même. Pour commencer, je ferai ce que doit faire le bon médecin avant de juger les symptômes. Je vais m'intéresser aux patients. Qui est-il ? En clair, qu'est-ce que l'économie française ? D'abord, rappelons une évidence que les gens qui nous dirigent ont totalement oublié.
Non, l'économie n'est pas théorique. Elle est pratique. L'économie n'est bien avant, des millénaires avant, toutes les théories sur l'économie. Elle n'est dès l'instant où l'homme comprend le caractère miraculeux de l'échange. L'économie apparaît très longtemps avant la science, avant la littérature, avant l'architecture, avant la démocratie, avant la civilisation. Elle est aussi ancienne que le langage. Dès l'instant où deux hommes comprennent qu'en échangeant ce dont ils ont besoin, un silex contre une perle ou une fourrure contre un arc, ils s'enrichissent tous les deux. L'économie commence alors à changer le monde.
Et toutes les civilisations sont le produit de ce premier échange miraculeux. Je n'utilise pas le mot « miracle » par hasard. Tout échange est un miracle. La petite épicerie de quartier tenue par un homme sans diplôme et qui vous vend des produits venus du monde entier à des prix extraordinairement accessibles. Il faut savoir la regarder comme un miracle au sens fort du terme. Elle est la conséquence de millénaires d'échanges entre les individus et entre les nations. Oh, elle ne paye pas de mine, elle est tellement modeste et cet épicier est tellement humble, surtout si vous le comparez à Bruno Le Maire.
Et pourtant, elle est une preuve éclatante du génie humain et de la puissance de l'économie. Plus près de vous encore, plus près de votre enfance. Regardez, ces deux petites filles qui jouent à la marchande. Vous avez remarqué, j'ai essayé de ne pas faire de préjugés de genre. Donc, ces deux petites filles échangent. Elles marchandent, elles s'entendent sur le juste prix. Marché conclu, sans le savoir, elles réinventent l'économie. L'économie est à la racine de l'aventure humaine. Mais ensuite, au fil des siècles, apparaissent des hommes qui ne veulent pas que les hommes jouent à la marchande.
Des hommes qui pensent que le jeu économique doit être surveillé, contrôlé, traqué, encerclé, contraint, condamné, puni, paralysé, étouffé et finalement détruit. Qui sont-ils donc, ces adversaires du commerce, ces ennemis du miracle, ces gens qui prétendent tenir en laisse nos pulsions économiques et museler le désir de prospérité ? Ils sont nombreux et ils se présentent sous des formes très variées. Il y a les théoriciens qui veulent enfermer le miracle dans les livres, les thèses, les schémas, les tableaux et les pourcentages. Il y a aussi les bureaucrates qui ne supportent pas qu'on entreprenne quoi que ce soit sans remplir un formulaire.
Il y a les technocrates qui se prennent pour des dieux et veulent imposer aux paysans la taille réglementaire des carottes. Il y a les politiciens qui ont l'incroyable arrogance de dire à l'économie privée comment elle doit se comporter alors qu'ils réduisent l'économie publique à l'état de ruine. Et il y a bien sûr le parrain, j'ai nommé la gauche. La gauche est son idéologie qui veut rayer l'enrichissement de la surface de la terre. En France, tous les moyens sont bons, idéologie, taxes, impôts, normes, grève de la SNCF, de la RATP, de l'éducation nationale et j'en passe. La gauche, c'est la grande fête de l'appauvrissement méthodique et systématique.
Vous avez gagné plus d'argent cette année que l'année dernière ou plus que votre voisin ? Vous êtes un capitaliste, un impérialiste, un ennemi du genre humain. Hélas, je ne plaisante pas. Vous savez qu'ils pensent comme ça. Ils vous disent non, non, soyez sans crainte. Nous avons évolué, nous avons compris, nous avons la culture de gouvernement. Nous ne voulons pas détruire l'économie, nous voulons seulement la contrôler. Et ils la contrôlent tellement, de manière tellement obsessionnelle, avec une telle férocité, qu'ils finissent invariablement par la détruire. Invariablement. Oh ! Plus ou moins vite, selon les cas. En Chine, jadis, ils utilisèrent la méthode accélérée.
30 millions de morts par la famine en un temps record pendant ce qu'on a appelé le grand bond en avant. Ce fut un grand bond. En France, nous avons droit à la méthode homéopathique. Mais nous y avons droit depuis tellement longtemps, des décennies, qu'aujourd'hui, un agriculteur et un entrepreneur se suicident tous les deux jours. Des gens bien honnêtes, travailleurs, courageux, victimes de la prétention intellectuelle des théoriciens, des technocrates, des écolos et des punkachiens. Tous ceux qui ne vous supportent que si vous êtes un assisté. Depuis la fin des années 70, notre production industrielle s'est effondrée.
Et depuis la fin des années 90, notre production agricole prend le même chemin. Notre économie est donc de plus en plus fondée sur la consommation des ménages, c'est-à-dire sur rien de productif. On a cru qu'on s'enrichirait ainsi, sans rien produire, en s'appuyant sur la production du reste du monde et en transformant les Français en de simples consommateurs. Mais comment le consommateur français préserve-t-il son pouvoir d'achat quand il perd son emploi ? Tant que nous ne sortirons pas de cette ornière, nous sommes condamnés au déclin. La politique économique de ces 30 dernières années est une politique de gestion du déclin.
Les programmes économiques de tous les partis politiques, sauf Reconquête, sont des programmes de gestion du déclin. On amortit le choc à court terme avec de la dette et donc en aggravant le problème. Voilà ce qui étrangle l'économie française. C'est français et même typiquement français, puisque nous sommes par ailleurs le peuple le plus imposé au monde. Vouloir bien travailler, vouloir innover, vouloir s'enrichir et enrichir les autres, et se retrouver ligoté par des fins de mois difficiles, c'est devenu une grande tradition française.
C'est bien entendu une honte pour un peuple aussi ingénieux et créatif que le nôtre, dont les inventions et les produits ont éclairé le monde pendant des siècles. Oh bien sûr, il reste des entreprises qui fonctionnent, il reste des artisans qui s'en sortent, et ils ont bien du mérite. Je salue à ce propos Arnaud, Jean, Philippe, Alain, Mathieu et tous les autres dans la salle pour leur courage et leur travail. Je leur dis mon admiration et mon estime, car en France, sous le règne de l'état tout puissant, tout imposant, tout légiférant, nos entrepreneurs sont relégués dans la soute et condamnés à ramer, ramer, ramer à l'infini jusqu'à épuisement de leur force.
Il pleut sur eux un déluge de prélèvements et de réglementations. On mesure leurs enseignes, on millimète leurs pas de porte, on leur dissèque leurs comptes, on les gaffe de formulaires comme des oies, on les taxe, on les condamne à devenir comptables, avocats, fiscalistes, on leur impose des horaires et des tarifs, on les étrangle s'ils créent de l'emploi et on les asphyxie s'ils n'en créent pas. On les traque, on les poursuit, on les encercle. Les entreprises françaises sont des miracles dont les bureaucrates font des cauchemars. On profite qu'ils sont solitaires pour les brutaliser administrativement. Dans l'espace républicain, personne ne les entend crier.
Mais voyagez donc un peu en France, comme nous le faisons régulièrement avec Marion. Voyez toutes ces boutiques abandonnées, autant de souris avec lesquelles a joué le chat parisien. Les taxes ont depuis longtemps, depuis longtemps, dépassé le seuil supportable. La dette de l'État nous atteint au quoi de le rue, comme un assassin dans l'ombre. Et Bruno Le Maire ne comprend rien, parce qu'il n'a pas travaillé dans le privé une seule seconde de toute sa vie. « Marion a créé une école, moi, j'ai créé une maison d'édition, j'ai même vendu des livres. » Vous, dans cette salle, l'économie, vous la faites chaque jour.
Mais Bruno Le Maire, lui, n'a jamais créé la moindre richesse, pas le plus petit euro, pas le moindre centime. Il ne sait pas ce que vous vivez. Ne lui confiez pas la plus petite épicerie de quartier, elle fermerait en une semaine. La vérité la plus importante de la journée, chers amis, c'est que ce ne sont pas Bruno Le Maire, ni Gabriel Attal, ni Emmanuel Macron, ni Ursula von der Leyen, ni le Forum de Davos, ni le FMI qui font l'économie. Eux ne peuvent que la réguler au point qu'ils la dérèglent, la déformer au point de la faire dérailler. L'économie, c'est vous qui la faites et vous seuls. La richesse, c'est vous qui la crée et personne d'autre.
La prospérité, c'est vous qui pouvez la rendre possible et personne d'autre que vous. Parce que l'économie, vous êtes tombé dedans comme Obélix dans la potion magique. Elle est dans votre sang et dans vos intelligences. Vous la connaissez, vous la comprenez, vous l'aimez, vous la faites. J'insiste, l'avenir économique de ce pays n'est en aucune manière dans les palais de la République. Il est dans vos bureaux, dans vos ateliers, vos restaurants, vos fermes, sur vos sites internet. Vous ne devez jamais laisser les théoriciens, les bureaucrates, les technocrates vous remplacer. Le pays n'y survivrait pas. Vous êtes indispensable parce que vous êtes irremplaçable.
Ma volonté est que l'économie française soit rendue aux Français. Qu'on leur fasse enfin confiance. Qu'on sorte du mécanisme infernal où le ministre décide pour le commerçant, c'est-à-dire contre le commerçant. Ma volonté est que l'État joue son rôle de garde du corps, de la liberté d'entreprendre au lieu, de la placer perpétuellement en garde à vue et de la tabasser à coups de formulaire. Et que ceux qui n'aiment pas l'économie, qui n'aiment pas la créativité, ni l'enrichissement, ni la liberté, que ceux qui ont pour passion de pondre des lois ou de faire la grève, laissent enfin travailler tranquille ceux qui bossent. Qu'ils cessent de vous emmerder.
Pourtant, depuis 50 ans, on n'entend qu'eux. Et ils vous font taire. Je veux qu'on n'entende que vous et qu'ils se contentent de râler dans leur coin. Râler, ils ne savent faire que ça. Je veux la prospérité dont vous êtes seul, capable, et vous la voulez aussi. Ils nous font donc réfléchir. C'est ce que nous allons faire aujourd'hui. Et il nous faudra ensuite agir. Comment nous y prendre ? Nous devons nous souvenir que les problèmes les plus complexes appellent souvent les solutions les plus simples, applicables, efficaces, parce que concrètes. Enfin, il nous faut garder soigneusement à l'esprit que tout dépend de nous.
Parce que les partis politiques français, ni à droite, ni à gauche, ne saisissent la beauté de l'économie française. Leur vision de l'économie est inintéressante. Elle n'a pas pris sur la réalité. C'est une fiction. Votre activité quotidienne ne se nourrit pas de fables, ni de fantasmes. La liberté, disait Orwell, c'est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Deux et deux font quatre, ce n'est jamais aussi vrai qu'en économie. Deux et deux font quatre et un sou est un sou. Un jour, Dominique Strauss-Kahn a dit « Un milliard pour l'État, c'est de l'argent de poche. » Non, monsieur, ce n'est pas de l'argent de poche, c'est de l'argent pris dans les poches des Français.
Et personne ne le rendra jamais. C'est de l'argent détruit pour toujours par le socialisme. Le socialisme qui est, faut-il le rappeler, le berceau d'Emmanuel Macron. Le socialisme qui inspire malheureusement le programme économique de Marine Le Pen. Le socialisme qui infeste le centrisme et contamine LR. Quand on parle de socialisme en 2024, les journalistes ricanent. Le peuple, lui, ne rit pas du tout. Il sait que la France ne s'est jamais débarrassée de ce spectre qui hante tous les couloirs de notre économie et menace vos activités. J'aimerais finir sur un point politique. Chaque fois que je parle d'économie, les journalistes me lancent « Eh bien, dites donc, vous êtes devenu libéral.
» Quand ils ne disent pas « Vous êtes devenu ultra-libéral. » Mettons la chose au clair. Je ne suis pas spécialement libéral parce que je n'en ai pas besoin. J'ai toujours défendu la liberté d'expression sans jamais être étiqueté libéral. Et pourtant, les libéraux défendent la liberté d'expression eux aussi. Quand je défends la liberté des Français vis-à-vis de l'Europe ou de l'Islam, c'est toujours moi. Je défends la liberté. Quand je défends la liberté économique, c'est la même chose. Je ne me laisse pas enfermer dans des cases. Si les libéraux se reconnaissent dans nos propositions, ils sont évidemment les bienvenus.
Et je peux vous confier que certains, de plus en plus nombreux, nous voient d'un très bon oeil. Nous partageons certaines idées. D'autres aussi nous séparent. Ils me trouvent parfois trop protectionnistes, trop souverainistes. Ils se souviennent de mes altercations télévisées avec Jacques Attali. Mais comme leur nom l'indique, ils sont libres. Libres de prendre acte du fait que LR est devenu un parti centriste et que le centrisme est un demi-socialisme. Disons simplement que s'ils veulent vraiment débarrasser la France de la tyrannie étatique et s'ils veulent libérer les créateurs de richesses, c'est chez Reconquête que ça se passe.
Cela fait un très grand point commun entre nous et avec des dizaines de millions de Français. Ne nous enfermons pas dans une case. N'enfermons pas les Français dans des cases. N'enfermons jamais la liberté. Nous voulons être libres. Ce n'est pas seulement économique, c'est en nous. C'est primordial, c'est essentiel. Nous voulons être libres et nous voulons être des libérateurs. Chers amis, je vous souhaite les débats les plus vrais et les plus libres de France. Vive notre économie, vive nos entrepreneurs, vive la République et surtout, surtout, vive la France. Merci à vous.
Un grand merci, monsieur le président Éric Zemmour.
Éric Zemmour