“La Bataille de Gaulle”, un monument français au cinéma
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir! Bonsoir à tous. C'est un plaisir de vous réunir sur ce plateau.
Un plateau 5 étoiles pour un film événement. C'est en 2 volets. Le 1er sortira mercredi prochain.
La suite, le 3 juillet. Toute l'équipe a vu le film. On a tous pris une claque.
C'est époustouflant. On est accroché à l'histoire de France pendant 2 heures 40 grâce à vous. Vos performances sont bluffantes.
On a été Frustrés de voir que le 1er volet. On aurait aimé que l'après-midi s'éternise à vos côtés. Merci, et plus particulièrement à vous, A.Baudry.
C'est un très grand film. On est fiers qu'il soit français. Merci de nous avoir régalés.
S.Abkarian, vous incarnez magistralement le général De Gaulle. On a l'impression de le voir quand on vous regarde.
Vous avez été aussi surpris qu'Antonin qu'on vous propose le rôle. - S.Abkarian: C'est toujours surprenant quand on vous propose un rôle, surtout celui-ci.
La figure emblématique qu'est De Gaulle dans le panthéon de l'histoire nationale de France, ce n'est pas rien. Lui rendre vie, c'est une gageure. Un beau défi. - M.Bouhafsi: N.Schneider, vous incarnez le général Leclerc.
Avant de l'incarner, c'était surtout un nom d'avenue pour vous. - N.Schneider: Oui.
Il y a je ne sais combien d'avenues qui ont son nom. C'était une statue. Le scénario m'a demandé de m'intéresser à l'homme, que je ne connaissais pas du tout. - M.Bouhafsi: Vous aviez une défiance envers les films historiques, mais vous avez été convaincu par la passion, le feu intérieur d'A.Baudry, qui a porté ce projet pendant 7 ans. - N.Schneider: J'ai une défiance envers les films historiques et les biopics.
C'est souvent assez illustratif. On a rarement accès à l'humain. Dès que j'ai rencontré...
Avant de lire une ligne, j'ai rencontré Antonin et j'ai vu dans ses yeux, dans sa manière de parler de ses personnages, de s'intéresser, que ça n'allait pas être un biopic ni un film historique classique. Il avait une flamme, quelque chose Qui l'embrasait. Il avait une flamme dans les yeux.
Avant même de lire quoi que ce soit, j'avais envie de le rejoindre. - M.Bouhafsi: A.Vartolomei, F.Lesieur, vous incarnez la jeunesse résistante.
Anamaria, vous êtes une résistante juive. Comment vous avez abordé ce rôle? Vous allez plus grandir dans le 2. - A.Vartolomei: J'essayais...
Antonin nous engageait beaucoup à jouer nos personnages avec le plus de fougue et de désir de liberté et d'indépendance possible. J'essayais de m'ancrer dans le présent. C'est une héroïne qui s'ignorait.
Elle n'était pas prête à aller là où l'histoire la mène. On se laissait un peu surprendre. Il y avait quand même une petite pression. - F.Lesieur: Tout s'est bien passé. - M.Bouhafsi: Vous êtes un jeune homme qui a réellement existé et qui veut résister à l'ennemi.
Il ne sait pas bien comment s'y prendre. Il veut apporter sa contribution à l'histoire. Il soutient le général De Gaulle, mais il se rend compte qu'il est seul. - F.Lesieur: Complètement.
Comme beaucoup de gens qui ont rejoint De Gaulle après l'appel du 18 juin. Ils étaient une petite poignée de fous, au début. Ca se passe à l'intérieur.
C'est le refus que la France ait capitulé alors qu'elle avait capitulé. On parle d'une résistance clandestine. On ne peut pas le crier sur tous les toits.
Tu peux te faire attraper assez vite. C'est beaucoup de solitude. C'était passionnant à incarner, d'autant plus qu'il a existé. - M.Bouhafsi: On l'a redécouvert grâce à vous.
Une question simple. Est-ce qu'on doit dire ou pas que c'est un biopic sur le général De Gaulle? - A.Baudry: C'en est pas un.
J'ai évité les codes des films historiques. J'ai une réticence aussi sur les films historiques et les biopic classiques. Je crois avoir cherché à éviter ces codes.
C'est une période entre 1940 et 1944, c'est le De Gaulle de la France libre. Ca s'élargit à la France libre. Les autres personnages sont de vrais personnages.
Ce ne sont pas des reflets ou des doubles. Ce sont des personnages avec des caractères trempés très différents de celui de De Gaulle. C'est plutôt une histoire collective.
Le film 2, encore plus. - M.Bouhafsi: On ne doit pas dire que c'est un biopic hollywoodien.
Ca vous énerve. J'ai retrouvé du "Dunkerque" et du "1917". - A.Baudry: C'est parce que vous n'avez pas vu d'autres films...
Ce sont des films que j'apprécie. L'adjectif "hollywoodien" n'est pas nécessaire. Quand on fait un film d'ampleur, il y a une sorte de réflexe de dire que c'est hollywoodien.
L'ampleur n'appartient ni à Hollywood ni à l'Amérique du Nord. En Espagne aussi... - M.Bouhafsi: Ca nous arrange, de dire que c'est français. - A.Baudry: Soyons honnêtes, l'ampleur n'appartient à personne.
En revanche, on n'a pas à y renoncer. - M.Bouhafsi: On va revenir sur ce film événement.
On vous garde jusqu'à 21h.
Charles de Gaulle