🟡Suivez en direct le lancement du mouvement "Debout !" emmené par François Ruffin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
au peuple qui manque, au peuple qui résiste, au peuple qui souffrent et qui r qui rêve d'un avenir meilleur. On demande aux citoyennes, aux citoyens de venir comme ils sont, avec leur sensibilité, avec leur histoire, avec leur visage, avec y compris leur vie qu'abossé pour faire en sorte que à nouveau les classes populaires s'intéressent à la politique qui leur fait mal. Voilà l'enjeu qui est le notre ce soir et pour les semaines qui viennent.
Dans quel contexte se déroule cette journée ? Évidemment, la marche des fiertés qui a eu lieu aujourd'hui. Des copains nombreux et des copines y étaient.
Et en échangeant tout à l'heure, je me souviens que du fin fond de ma Normandie à Diep, dans la ville où j'ai mon ancre en Normandie, je me souviens de ceux qui remplissaient les bus de la manif pour tous. Il y avait pas de prolot dans ces bus. Il y avait pas d'ouvriers dans ces bus.
Il y avait dans ces bus des bourgeois étriqués qui criaient leur haine à l'égard des homo des lesbiennes et qui refusaient le droit au bonheur, le droit de s'aimer tout simplement. Nous sommes évidemment ce soir en solidarité avec ceux qui partent tout en France ont fait la marche des fiertés. L'autre contexte qui va s'accélérer, dans lequel nous préparons, j'allais dire, ce moment politique décisif et double.
D'abord, vous avez vu comment Beirou essaie péniblement, laborieusement de trouver un récit sur le conclave pour justifier un renoncement sur le droit à la retraite plein entière revendiquée par le peuple dans sa diversité. Et vous voyez que dans le même temps, il nous prépare ceux qui ont creusé le déficit à la pteuse nous prépare un budget d'austérité qu'il ne faut pas sous-estimer et qu'on a jamais vu à ce niveau de proportion. J'ai envie de vous dire que dans ce contexte, ne vous privez pas de dire que le RN est le principal collaborateur du gouvernement Beou, que le RN est le principal collaborateur de celle qui veut de ceux qui veulent faire payer l'austérité à la France qui manque, à la France qui travaille, à la France qui déjà subit les coûts de cette mauvaise politique et que le FN semble désormais apprécier la sauce béarne.
Il va falloir leur faire payer, il va falloir les bousculer. Et André Laniel, vice-président de la MF, qui a bien conscience que cette austérité va aussi percuter les urgentistes de la République que sont les maires, nous inviter fortement à secouer ce et à les sanctionner, à les censurer par le haut et par le bas. C'est aussi le message que nous portons ce soir avec vous. dans ce cadre-là, d'ailleurs, le 2 juillet, lorsque nous serons rassemblés avec l'annonce la gauche qui ne renonce pas pour trouver les chemins du Front commun et de l'espérance retrouvée pour tenter d'ouvrir un espace entre politique, entre les trop fous et les trop mours.
François portera et nous porterons avec lui l'idée qu'il nous faut face à ce budget d'austérité, un plan de redressement pour la France et qu'il nous faut à nouveau réaffirmer qu'avec nous l'abrogation de la réforme Macron sur les retraites, ça sera l'urgence la première décision que nous prendrons lorsque nous serons aux responsabilités. [Applaudissements] Et puis enfin ce qui a traversé tous les débat de la journée avec des militants joyeux d'être ensemble, avec des militants généreux, avec des militants qui considèrent qu'il faut aimer les gens entièrement, complètement sans faire semblant et la France en entier et pas qu'à moitié. Et bien nous conduit aussi à considérer que les élections municipales devront être l'occasion pour nous tous de montrer qu'on est capable de se rassembler, de s'imenter pour faire en sorte qu'en bas on prenne soin des habitants.
À l'image du déplacement que nous aurons avec François Anim pour soutenir Vincent Bouget, candidat communiste rassemblant l'ensemble de la gauche dans cette terre qu'il faut redonner aux habitants. À l'image du travail réalisé par Hayat à Amien et qui fait en sorte au côté de Léon que la gauche soit rassemblée, cimentée dans une gouvernance en partage pour redonner de l'espoir au peuple de gauche à Amien. Il nous faudra être au chevé de tous ceux qui veulent améliorer leur vie concrètement.
Chers amis, chers camarades, merci merci de votre présence. Transformez-vous en ambassadeur, en acteur de debout, partout, partout où il le faut. Porter la dignité.
Merci de votre attention. Alors, bonsoir à toutes et à tous. Alors, nous sommes samedi 28 juin 2025.
Ben, j'avais écrit les 18h mais je pense qu'on a dépassé l'heure. Il doit être 18h30 et c'est avec une immense fierté que nous lançons debout. Mais avant d'en arriver là, il faut revenir un peu en arrière.
Il faut revenir en 2017 et la première élection de François Ruffin. Ce moment où il clamit haut et fort l'argent, ils ont les gens. Non, on a l'argent, ils ont l'argent.
On a les gens. Pardon. C'était la blague, c'était pour voir si vous suiviez.
Donc c'était pas juste un slogan, c'était une déclaration de guerre à l'indifférence, à l'injustice, à l'abandon des quartiers populaires, des invisibles et de tous ceux qu'on écoute jamais. Par exemple là, vous m'entendez ? Pourtant, en tant que en temps normal, moi je fais partie de ceux qu'on écoute pas.
Euh je suis à François a été le premier à nous écouter et à nous donner la parole surtout avec nos camarades auxiliaires de vie, femme de ménage, assistante maternelle notamment dans le film documentaire de Debout les femmes. Son engagement depuis le début, c'est surtout de faire entendre inlassablement la voix des classes populaires à l'Assemblée nationale. Depuis 2022, je suis sa suppléante et aujourd'hui chef de fil aux prochaines élections municipales à Amien pour Picardi Debout.
Picardi debout c'est quoi Picardi ? Debout c'est quoi ? Bah c'est des gens comme vous et moi qui ne se retrouvaient pas vraiment dans les partis politiques, qui étaient plutôt de gauche, c'est clair, mais sans se reconnaître dans les étiquettes.
Alors, ils ont décidé de faire leur propre truc, de se bouger, de militer, de s'organiser. Au début c'était local Longo, à Mianor Pixecour à Buille et puis petit à petit ça agrandit le département la région et maintenant on s'organise au niveau national avec la même envie faire de la politique autrement avec les gens pas à leur place et surtout avec joie. Picardi debout c'est aussi des militants qui s'impliquent pour le bien commun.
Les élections sont importantes mais notre engagement ne s'arrête pas là. On est là pour soutenir les luttes syndicales, manifestation, les associations. Enfin, on est là aussi pour être un outil utile aux habitants en les soutenant dans leurs problématiques, dans leur lutte.
Si des habitants par exemple nous disent que leurs logements sont insalubres, on va les appuyer pour que le bailleur bouge. Cette énergie c'est François qui l'impulse bien souvent. Et François avec son envie d'avoir envie, oui, c'est une phrase qui a piqué à Johnny et j'ai l'impression que c'était le thème d'aujourd'hui, l'envie d'avoir envie mais surtout il avait envie de donner envie aux gens de se lever, envie de se rassembler, envie d'y croire ensemble et toujours avec le sourire, la musique et nos couleurs, avec nos fanfares qui sont jamais très loin, avec nos emblématiques drapeau de chlafleur et nos marches, nos débulations festives.
Voilà, on a les drapeaux, nos derbulations festives, nos chansons. Et moi, j'ai envie d'appeler ça de la politique joyeuse, celle de mettre de la politique au service des gens. Debout, c'est pas juste un parti, c'est un cri, un élan, un refus de rester assis pendant que les autres décident pour nous.
Nous sommes là pour faire entendre nos voix pour construire un vrai parti de masse des classes populaires démocratiques et émancipateur depuis le bas, depuis les quartiers, depuis les rues, depuis les bourgs pour un pouvoir populaire. Alors ce soir, on ne célèbre pas juste une naissance, on célèbre une continuité et une promesse, celle de ne jamais trahir ce que nous sommes. Et maintenant, on y va debout ensemble.
Et maintenant, je vous demande d'accueillir comme il se doit Floriant Lecre, maire de Nozonville. Chers amis, heureux d'être enfin debout. Je m'appelle Florian Leclre et je suis le maire de Nozonville, une petite commune, une grande petite commune de 6000 habitants environ dans les Ardenes juste à côté de Charleville Misière.
À Nousonville, Le Pen a fait 62 % en 2022. Bardella a fait 48 % aux européennes et sans front républicain, la circonscription serait tombée aux mains du RN lors des dernière législative. Pourtant, Nozonville s'est doté depuis 2014 d'un maire qu'elle sait de gauche et qui ne s'en cache pas. et ma commune, elle est loin d'être un cas isolée.
Nous sommes nombreux partout en France et aussi présents aujourd'hui à être au côté de François Ruffin et à avoir la confiance de nos concitoyens dans nos territoires. Sûrement parce qu'on essaie d'être concret que notre gauche, c'est celle qui bosse et qui construit des solutions qui changent vraiment les choses. Quand on fait la mutuelle communale comme à Noonville, on aide concrètement les gens à accéder à une complémentaire santé quand ils n'en ont jamais eu.
À ceux qui en ont déjà une, ça leur permet d'économiser des dizaines d'euros tous les mois, des centaines d'euros à la fin de l'année. Et grâce à ça, et bien on regarde un peu moins à ce qu'on met dans le CAD quand on fait les courses. Ça permet de se faire un petit peu plus plaisir ou encore d'acheter l'équipement qui manquait à la maison. bref de rendre la vie un peu meilleure.
Quand on fait le revenu municipal étudiant comme Françoise l'a fait avec son équipe à Blue Castel, on permet aux étudiants de ne pas sombrer dans la précarité. Quand on fait la maison de santé avec la médecine salariée comme Pierre à Capestan, on garantit l'accès aux soins à des milliers de personnes. Quand on porte un dispositif de soutien rapide aux femmes victimes de violence conjugale comme clait avec son équipe à Cerné la ville, on tend concrètement la main à des personnes en danger et enfin quand on maîtrise le foncier comme Guillaume l'a fait au pont chrétien Chabenet et bien on permet aux assistantes maternelles au kiné de s'implanter et de rester au village.
Tout ça c'est du concret. Tout ça c'est du concret. Ça paraîtra peut-être anecdotique aux yeux de ceux qui passent leur vie sur Twitter à insulter les autres.
Mais pourtant, c'est ça qui compte. Faire la différence et changer un peu la vie des gens. Alors, si je suis parmi vous aujourd'hui, c'est parce qu'il y a quelques années, j'ai vu François Ruffin à l'Assemblée à la télévision et je me suis dit enfin quelqu'un qui parle de nous et qui parle comme nous en partant de nos vies, en partant du bas et en se contentant pas seulement de dénoncer les politiques qui nous font tant de mal, mais aussi en traçant un autre chemin.
Alors, avec des milliers de militants et avec des centaines d'autres maires et élus locaux, on est aujourd'hui fier d'être debout avec François Ruffin. Je vous ai cité quelques réussites locales concrètes il y a quelques instants. Alors, à la rentrée, on publiera un catalogue des bonnes initiatives locales qui dans nos grandes ou petites communes font vraiment la différence pour les gens.
On souhaite et surtout on espère que nombreux élus ou futurs élus y piocheront des idées comme on souhaite et qu'on espère aussi pouvoir soutenir des listes de gauche et d'union les plus larges possibles partout en France pour battre la droite et l'extrême droite. Alors si vous êtes un ou une élue locale, si vous êtes maire, rejoignez-nous avec Agnès Bourget, maire de Reusé, Matthéo Morel, maire de Limont et plein d'autres. On sera des élus debout.
Je vous demande d'accueillir maintenant Louisa Harb, auxiliaire de vie. Debout. Et j'ai dit que je pleurais plus là.
Là là, vous avez tout gagné. Je vais pleurer. Voilà.
Merci pour votre accueil. Alors, vous me connaissez tous un peu, hein. Je suis je suis à VS depuis une vingtaine d'années et c'est naturellement et évident pour moi d'être là auprès de François pour le lancement de Debout puisque je suis debout et que ce mouvement de enfin François a permis de rendre a mis énormément de visibilité sur nos notre profession et que on a un combat commun, c'est la justice sociale et surtout le mien pour notre pour mes collègues mes 500000 collègues de de France.
Donc aujourd'hui, je suis fière aussi de vous annoncer la naissance de AVS Deb [Applaudissements] AVS debouté, c'est afin de rompre notre solitude chacune dans nos voitures, chez nos bénéficiaires à être seul, à pas pouvoir communiquer ensemble, euh à devoir lutter aussi seul Et euh donc euh ce mouvement-là, j'espère que enfin je veux que mes 500000 collègues de France nous rejoignent afin de d'être plus forte ensemble parce que c'est comme ça qu'on va gagner. Et euh excusez-moi, hein, vous m'avez vraiment fait pleurer là, j'essaie de retenir mais c'est difficile. Voilà. et ensemble unis euh nous resterons debout, nous serons plus fortes et toujours aussi fiers d'exercer ce joli métier.
Euh ce qui alors le fait d'être ensemble aussi, ça permettra aussi de réclamer énormément de choses. La première chose, une vraie loi grand trage qui permettrait de de revaloriser notre métier et surtout une meilleure prise en sage de nos nos plus fragiles. [Applaudissements] Excusez-moi, de nos plus fragiles.
Voilà. Alors moi qui suis de gauche là euh il y a quelque chose qui m'a énormément choqué, c'est que la seule AVS de France qui a été élu euh député et du RN. Vous comprenez que je peux pas laisser faire et que évidemment j'appelle toutes mes collègues à ne pas hésiter à se à continuer à militer et pourquoi pas se présenter aux élections qui arrivent que ce soit les élections que ce soi les élections municipales que ce soit pour les les devenir députés Pourquoi pas hein ?
Puis il faut absolument qu'on arrête tous de laisser ces politiques parler de nous alors qu'ils ne nous connaissent pas. Et ça c'est valable pour tout le monde. Vous qui êtes dans la salle, vous qui êtes chez vous, faites comme nous.
Organisez-vous, rassemblez-vous et devenez une profession debout. puisque c'est tous ensemble qu'on gagnera, ça c'est clair et net. Restons unis.
Voilà. Et puis euh bah pour finir hein, enfin pour finir, non, je sais pas fini. J'ai l'immense honneur maintenant d'appeler le président de debout, monsieur François Ruffin.
Chers amis, chers camarades, chers amis, chers camarades, alors ça y est, c'est fait. Vous êtes contents ? [Applaudissements] Parce que ça fait des années que vous me tanez dans les débats dans les ciné.
Alors, comment on peut t'aider ? Moi, je réponds Picardi debout. Ouais, mais tu comprends là à Renn en plein milieu de la Bretagne.
Moi, je réponds Picardi debout. Je suis pour une grande picardie socialiste. Je suis même quand je vais en Walloni, je suis même ratchiste.
J'ai prévu une camarade Bruxellois donc ça me pose pas de problème. Mais ça posait davantage de soucis en Alsace, en Corse ou en Bretagne. Donc ça y est, vous avez la Bretagne debout, vous avez la Lorine debout, vous avez la Corse debout et je remercie tous les délégués qui ont été envoyés ici par le département.
Merci à vous d'être présent. Merci aussi quand on vient s'exprimer comme ça dans la lumière, quand la sono fonctionne, quand il y a de la déco, c'est pas arrivé par la main invisible du marché, c'est pas arrivé par la grâce de la providence, c'est arrivé parce que il y a eu du travail, du travail bénévole, du travail salarié et euh des gens qui sont arrivés à 5h du matin, des gens qui bossent là-dessus depuis des semaines. Et je veux le dire, nous sommes travaillistes.
Nous sommes travaillistes. Nous ne sommes pas travaillistes à la Tony Blair. Nous ne sommes pas travaillistes comme en Angleterre, mais nous avons la conviction profonde que la société repose sur du travail, du travail qui soit salarié ou bénévole, mais c'est du travail qui est mis en commun.
Il y a pas de jus dans le micro si jamais il y a pas des salariés de chez Nedis qui sont devant le grand d'ordinateur pour éviter pour vérifier que ça passe bien. Il y a pas de jus s'il y a pas monsieur derrière qui a l'air de contrôler en train je contrôler je sais pas trop quoi mais voilà la société c'est du travail mis en commun. Nous sommes travaillistes.
Je dirais même nous sommes des travaillistes climatiques. Notre conviction c'est que le travail doit être orienté vers l'adaptation climatique en priorité. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que quand on demande à en finir avec les 5 millions de parsoirs thermiques, c'est du travail. Quand on veut que les marchandises passent moins sur la route et davantage sur le rail, c'est du travail. Quand on veut queil y ait un atelier de réparation par quartier, par canton pour la mécanique, l'électronique et ainsi de suite.
C'est du travail. Quand on veut changer l'industrie, l'énergie, les déplacements, les logements, la culture, l'agriculture, tout ça c'est du travail, c'est une immense masse de travail pour adapter notre société au choc climatique dans ce temps où on nous parle d'un dme de chaleur qui s'étale sur la France, il nous faut du travaillisme, il nous faut du travaillisme climatique. Tout ça donc pour remercier les maîtres d'œuvre de cette journée, je veux remercier en particulier Julian et Robin.
Un grand merci à vous pour votre travail. Picardi debout passe à debout de l'échelon régional à l'échelon national mais on ne le fait pas en solitaire on le fait avec nos partenaires. Et je veux ici remercier saluer la présence de nos invités le député Laurent Baumel pour le Parti socialiste.
Thomas Deus pour les écologistes, Julien Laan et Marine David pour Génération, Hélène Bidar pour les communistes, Marine Loman Liman pour GRS, mon camarade Alexis Provière, mon compagnon de route Gérard Philoche et Olivier Madol pour la prè, Roland Merrieux pour ensemble et je salue aussi des compagnons de route intellectuel RVC, Christophe Rarmau, Pascal Boniface que j'ai vu dans la salle. Je vous salue. Je vous appelle camarade.
Je vous appelle camarade parce que nous avons devant nous un long chemin. Un long chemin pour l'unité. Merci à vous.
Il y a pour moi une part de mystère, vous savez en l'homme, en la femme, quand je vous vois venu de Laoren, de Touren, quand je vois syndicaliste, chariste, soignant, enseignant, il y a une paire de mystère quand il fait beau, quand il fait chaud et plutôt que d'aller à la mer alors qu'il y a 1000 choses à faire, de venez passer ici une journée entière à discuter d'un manifeste debout, d'un document d'orientation, de comment va fonctionner le parlement debout et ces C'est d'autant plus mystérieux que vous avez signé pour en baver. Ah oui, pour en baver avec joie mais pour en bavé, c'est l'évreste en tongue plusieurs fois qu'on va devoir monter avec une fanfare mais ça sera quand même l'évrest en tongue. Quand je croise des copains de gauche en ce moment, ils me disent "Mais c'est dur en ce moment ?" Non, je me dis "Mais j'ai une maladie, on me l'a pas dit ou quoi ?
Quand est-ce que ça a été facile ? Quand est-ce que c'est facile pour la gauche ? Quand est-ce que pour la gauche ce n'est pas David contre Goliath ?
C'est l'histoire de nos vies David contre Goliath et c'est l'histoire de ma vie. Il y a 25 ans, je lance Fakir et quasiment aussitôt après, je me retrouve en procès et de bon de bonne fois, de bon droit, je vais au tribunal pour diffamation. Je il me semble que je vais l'emporter, que j'ai la justice avec moi et finalement me voilà l'onisson cowboy à la barre condamné à 80000 francs d'indemnité de peine.
Je comprends rien ce qui me se passe et je sors de là. Je suis chagi. Je suis prêt à abandonner.
Et il y a Thérèse Courau, une nonne des froqué qui me dit "Non, non François, tu vas pas lâcher." Et là, alors que j'étais à genoux avec les syndicats, avec les associations, elle m'a fait passer du jeu au nous et ça a été un nous debout. Debout au côté d'Hctor Loubota, de sa famille. un jeune garçon congolais mort sur le chantier de la citadelle écrasé sous 600 kg de pierre et il y avait eu aucune enquête en matière de sécurité menée par le maître d'œuvre la ville d'Amien pendant 14 années pendant 14 années nous avons affronté le silence de la presse locale.
Nous avons affronté le mépris des élus locaux et nous avons affronté une justice locale qui a enterrait le dossier. Et après 14 années, c'est mon affaire brefus, le maire d'Amien Gilbien a été condamné en appel et nous avons obtenu une plaque en l'honneur d'cteur Louota sur la citadelle au côté de la famille Loubota durant 14 années. Nous sommes tenus debout.
Debout évidemment avec les gouilleurs, les whpol, les parisaux, les flot d'or, debout contre la mondialisation, debout pour des protections, debout avec les clures de merci patron qui risquaient de perdre leur maison. Debout contre la première fortune française, debout contre le premier groupe de luxe au monde, debout contre le premier flic de France et c'est nous, c'est nous qui l'avonsé debout. Debout nuit debout contre la loi travail et son monde de François Hollande Emmanuel Vals place de la République à Paris.
Debout debout les femmes pendant la crise Covid et puis Picardi debout nous gagnons trois fois trois fois face à un rassemblement national arrivé largement en tête à l'élection précédente avec Marine Le Pen ou Jordane Bardela. 20 points de retard sur la ligne de départ. Mais grâce à vous, grâce à vous mes camarades Picard en bête de somme en labourant la circo et oui c'est dur, oui c'est dur mais toujours nous avons vaincu et nous avons vaincu debout David contre Goliath, les petits contre les gros c'est notre b à bas c'est notre ligne c'est notre colonne vertébrale.
Le bas contre le haut le travail contre capital. On nous accuse et on nous accusera d'être maniquéin, archaïque, marxiste. Nous répondons non, nous sommes bufettiste de Waren Buffet, première fortune mondiale à époque qui déclarait "La guerre des classes existe, c'est un fait mais c'est la mienne, la classe des riches qui mène cette guerre et nous sommes en train de la rapporter." Nous répondons non, nous sommes la gardiste de Christine Nagarde, président de la Banque centrale européenne qui nous dit là maintenant que ça fait 40 ans que le capital l'emporte sur le travail.
Nous sommes même lombardiste de Éric Lombard qui quand il était président la Caisse des dépôts et consignations nous disait voilà quand j'ai commencé comme banquier la rentabilité exigée par le capital c'était 7 % aujourd'hui on est passé à 15 % vous voulez comment vous voulez avec 15 % de rentabilité que derriè il y a de quoi payer les salariés que derrière il y a de quoi investir investir dans la durée investir sur la transition écologique. Nous sommes donc bufettistes, la gardiste, lombardiste, mais simplement nous avons souci de maintenir cette vérité. Et c'est dans toutes mes lettres de députés, vous connaissez, je le fais par cœur avec vous partout où je vais.
Il y a 30 ans, à la naissance du clissement de challenge, les 500 fortunes françaises possédaient 5 % du PIB. À l'arrivée d'Emmanuel Mocron au pouvoir, c'était 10 20 % du PIB et aujourd'hui c'est 45 % du PIB. Très bien.
C'est gros comme une vache au milieu du couloir mais ils ne veulent pas la voir. Il la contournent, il passent par en dessous mais où ça il y a une vache. Ils font comme s'il y avait rien.
Nous nous venons juste énoncer cette évidence. Il y a une vache au milieu de couloir. Entre le capital et le travail, nous devons rétablir les plateaux de la balance.
Moins pour les rentiers, plus pour les salariés, moins pour les milliardaires, plus pour les familles ordinaires. Cette vérité, on doit la répéter mais en cherchant à innover tout le temps. Est-ce que vous vous souvenez de Serge Boupka ? un perchiste soviétique.
Et on se réveillait tous les lundis matins et le gars, il avait battu le record du monde. Il il battait il a combattu 38 fois le report du monde mais plutôt que de le faire de 38 cm d'un seul coup, il le faisait 1 cm par un parce queà chaque fois on lui remettait un prix. D'accord ?
Et ben, on a l'impression que c'est pareil en ce moment avec les dividendes. En 2022, les échos de mon ami Bernard Arnaud titre la distribution de dividendes atteint un record en France. Donc on est là hein.
En 2023, c'était les dividendes atteignent de nouveaux records. En 2024, là les échos étaient extatiques, toujours plus haut des ailes au bours mondial. Le CAC 40 a pulvérisé son dernier record et en cette année 2025, je peux pas, mais le record des records est battu avec des sommets inédits et la France médaille d'or la en France les entreprises tricolores ont une nouvelle fois été les été les premières contributrices à l'échelle européenne.
Cocorico, nous sommes les champions. Nous sommes les champions, les champions du gavage. Pour eux, c'est champagne et confetti à tous les étages. et nous nous n'attirons pas le champage.
On veut le champagne pour tous. On de la veu de la veuve clic pour les prolots. Nous sommes debout debout partout.
Est-ce qu'on est contre les élites en général ? Non. Non.
On croy on croit pas que toutes les élites nagent dans les eaux froides du calcul égoïste. Non, on est l'ami de Mar Bati 100 entrepreneurs qui signent avec lui une tribune. Taxez-nous, taxez-nous sur nos héritages.
Non, pas quand les élites remplissent leurs missions partagé et protégées. Mais que voit-on ? Comme dirigeant économique, nous avons des prédateurs mu par la rapacité, mu par la voraité qui dévore la richesse et la planète.
Vous avez aujourd'hui le mariage de Jeff Bezos. Amazon ne paye pas d'impôt sur les sociétés en France, ne paye pas d'impôt sur la société en Europe, passe par le Luxegouembourg et réussit même l'exploit de toucher du crédit d'impôt. Là, il vient de privatiser Venise.
Il y a 95 Jets qui sont venus pour 200 invités. Vous me direz déjà, ils font du code jettage, ils sont moins deux par jet. Bon.
Qu'est-ce qu'on dit nous ? On dit pas seulement pas de Jet, on dit pas seulement ça. On dit pas de Jeff Buzzos.
On dit qu'on l'interdit de séjour. On dit qu'il dégage. Il dit qu'on dit qu'on veut pas le voir chez nous.
Mais bon, Jeff Bezos n'est pas élu. Mais nous avons des dirigeants politiques dont le rôle devrait être de nous protéger de ces prédateurs, de les modérer, de leur remettre les pieds sur terre. Il nous faut la démocratie pour contenir l'oligarchie.
À la place que nous, Qu'est-ce que nous avons ? Nous avons des dirigeants politiques qui font la dansuance trous France devant Jeff Bos et G femme. Nous avons des dirigeants politiques qui les encouragent dans leur gavage.
Je sais pas si vous avez vu Améline Monchalin qui nous parle d'autérité. Mais pour qui elle parle d'austérité ? Madame la ministre du budget ?
Est-ce qu'elle en parle pour Jeff Buzzos ? Est-ce qu'elle en parle pour les actionnaires ? Est-ce qu'elle en parle pour les milliardaires ?
Elle est là posant en photo avec ses petits doigts comme ça pour faire la très sévère comme si c'était une allégorie de l'austérité alors qu'en vérité Madame de Montchalin et ses amis sont une allégorie de la faillite française. Si la gauche avait fait 6 % de déficit 3 années d'affilé sans investissement, tous les jours, on aurait 1000 éditorialistes qui nous diraient que c'est le Titanic. Tous les jours, ils ont fait ces 6 % de déficit parce qu'ils ont fait des cadeaux à leurs amis. les riches.
Mais elle nous dit là qu'il faut avoir du courage. On se doute que le courage sera toujours pas d'aller contre les actionnaires et les milliardaires, mais plutôt contre les caissières et les infirmières. Et elle ajoute qu'il va falloir se serrer la ceinture.
Mais à qui elle va serrer la ceinture ? Aux actionnaires, aux milliardaires, aux 500 fortunes ? Non, eux ils vont même pouvoir la desserrer d'un cran.
Parce que toujours dans le Parisien, on apprend quoi ? Que Berou et ses amis viennent de supprimer la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus. Dans le même temps, ça veut dire quoi ?
Ils osent tout, hein. C'est à ça qu'on les reconnaît quand même, hein. Mais ils osent tout.
Ça veut dire qu'il nous parle d'austérité et Michel Barnier était sans doute trop à gauche puisqu'il avait institué une contribution exceptionnelle qui devait durer 2 ans sur les Eurvenus et une autre sur les sociétés sur les grandes sociétés qui devait rapporter 2 x 2 milliards pendant 2 ans et que là berou monchalin et ses amis ont décidé de le supprimer au bout d'un an et ils font 4 milliards d'euros comme ça discrét fiscaux aux plus riches et aux grandes sociétés et dans le même temps là pour moi on est au-delà de l'économique on est dans Sadic, il faut comprendre qu' il y a un ressort psychologique chez le dirigeant qu'ils ont envie de faire souffrir le pays. Ils ont envie de faire souffrir le peuple. Qu'est-ce qui il sur qui ils vont taper ?
Alors, ça a été dit ce matin sur les services à domicile, sur les auto-entrepreneurs, sur les artisans, sur les travailleurs du bâtiment, sur les taxis, les ambulanciers qui sont sans doute les nouveaux privilégiés. Mais voilà qu'ils ont le courage comme ils disent, ils ont le courage de s'en prendre au diabétiques. Ils ont le courage de s'en prendre au malages de longue durée qui s'ouvrent de sclérose en plaque qui se remettent dans d'un cancer.
Voilà leur courage. Et bien nous sommes debout. Nous sommes debout contre les rapasses et les voraces.
Nous sommes debout pour chasser Jeff Besos. Nous sommes debout contre leur complice trolis, les petits marquis et marquis du budget. Debout contre les roitelés l'orité.
Nous sommes debout. Mais je vous le dis, les millions, les milliards qu'on partage, le fric, l'oseille, le flous, le pognon, le grisbêche, c'est pas pour nous une fin. Ce sont seulement des moyens.
Ça ne dit pas notre but. Quel est notre but à debout ? Ça a été dit aujourd'hui, évidemment se déroule ce samedi 28 juin, la marche des fiertés.
Elle est née en 1969 après une descente de police à New York dans un barguet et après des jours des des meutes. Et ça nous correspond bien cette marche des fiertés que les homos, les lesbiennes, les trans, les billes revendiquent leur sexualité, leur genre comme une fierté plutôt que de le subir comme une honte. Qu'il se rassemble dans la rue plutôt que de s'isoler.
Qu'il crie qu'il scandent des slogans plutôt que de faire silence. qu'ils fassent la fête plutôt que déprimés et qu'ensemble par leur force communes, ils lèvent un un obstacle à leur bonheur parce que c'est notre but à nous ici, le bonheur, le bonheur commun, non pas de faire le bonheur mais de lever les obstacles bonheur. Ou nous sommes bonheuristes.
Cette semaine, je passe dans la cour de l'assemblée, jour de canicule et il y avait tous les policiers, les agents de sécurité, les chauffeurs qui était à l'ombre dans un petit coin comme ça. Je leur dis punaise, j'avais demandé à la présidente de l'Assemblée nationale mais ça serait quand même mieux que vous auriez une salle, on pourrait mettre dedans un baby foot. Moi, je suis d'accord pour jouer la primaire au Babyot et pour jouer la présidentielle au Baby Foot aussi, hein.
Mais ouais, il me dit, ouais, le c'était un policier, il me dit ouais bah vous avez bien raison, monsieur Ruffin. Puis c'est vrai que dans les années 2000, on parlait de salon de masseur dans les entreprises, mais maintenant c'est comme ça. Il faut qu'on souffre.
Les laborieux, on les veut à la peine. Et bien nous, nous sommes pour le droit à la joie, le droit au repos, le droit à la tendresse et pour tous, pour les chauffeurs des ministres et pour leurs agents de sécurité. la marche des fiertés parce que c'est notre rôle à nous aussi de nous tenir debout partout quand des femmes et des hommes se relèvent viennent clamer leur fierté.
Évidemment, je songe au samedi 17 novembre 2018, premier jour des gilets jaunes, premier samedi où je me rends devant le carrefour à Amien Nord qui est à l'époque ce matin-là remplie de CAD. Je suis sur la Harley Davidson de Didier qui va nous permettre de franchir les obstacles et de se rendre à Flix secours puis àville de que mon petit cahier serve de carnet de doléance comme ensuite on aura on fera à travers la France avec la caméra de Gilles Peré. Cet instant au fond, je l'attendais, nous l'attendions depuis 20 ans.
Cet instant où les invisibles se rendent visible dans leur chasuble fluorescent. Cet instant où les muet deviennent bavards et racontent leur histoire. Cet instant où la honte, la honte du frigo trop vide, la honte de pas pouvoir emmener ses gamins en vacances, cet instant où la honte devient fierté, c'est nous le peuple, le peuple imparfait mais le peuple qui fait cet instant où les isolés se rassemblent, cet instant surtout où les résignés sont traversés d'une espérance.
J'insiste sur cet instant, sur cet hiver jaune parce que c'est nous debout, c'est nous, c'est nous quand disons-le à gauche, la gauche comme il faut se pincer le nez. n'y mettez pas les pieds parfois pleines de préjugés. Le D debout pour nous, c'est le Demos, c'est le Draie parce que nous sommes démocrates, profondément démocrates parce qu'il y a le risque aujourd'hui le danger que peuple de gauche devienne presque un oxyort.
Le peuple pour nous, c'est comme l'arbitre autrefoot, c'est l'arbitre de la nation. Il a toujours raison. Notre peuple, notre peuple debout, c'est le nom de 2005. 80 % des ouvriers, 71 % des employés, 67 % des chômeurs qui disent non.
Non à la concurrence libre et non faussée, non à la libre circulation des capitaux et des marchandises. Notre peuple, notre peuple debout, ce sont les manifestations contre le plan Jupé en décembre 95, les chemin et les postiers qui déjà à l'époque disent non à un mot compliqué qu'on comprend pas très bien mais qui a maintenant 1000 réalités néolibéralisme, ils le disent avec 10 ans, 20 ans, 30 ans d'avance. Merci à eux.
Voilà notre peuple debout. Mais avant avant il y a nos ancêtres, ceux dont nous sommes les rééritiers, ceux de la grande révolution française, le peuple des villes qui prend la Bastille, le peuple des campagnes qui fait la grande peur et prend les châteaux. Voilà notre peuple debout.
Et je le dis, c'est toujours une chance pour nous et je regarde mon camarade Alexis Corbière, nous avons cette chance. La gauche en France a toujours cette chance. Même quand le divorce paraît consommé entre la gauche et le peuple, même quand ça paraît acté, nous avons une chance et d'aller nous ressourcer à la révolution française parce que c'est à la fois l'acte de naissance du peuple français et l'acte de naissance de la gauche française.
Et donc ça nous fait un creuser commun et on le voit les gilets jaunes qui sans doute se défiler pas de gauche dans le dans une grande diversité politique. Quel imaginaire ils ont aussitôt embrassé ? Ils se sont définis comme les nouveaux sans culottes.
Ils ont demandé la chute du roi Macron et de sa Brigitte Marie-Antoinette. Ils ont rempli les caillots deéance. Ils ont fait des états généraux et c'est l'imaginaire de la révolution française qui sont venus ranimer en soufflant dessus parce que ce souffle cette braise ne sont pas éteints et nous sommes là nous pour les maintenir et pour les ranimer.
J'ai dit, j'ai dit le peuple des villes qui a fait la Bastille, le peuple des campagnes qui a fait la grande peur parce qu'il nous faut un peuple de rassemblé, le peuple des villes et des campagnes ensemble et non pas un peuple fragmenté, non pas un peuple divisé. D'autant plus que dans et hors des quartiers, qu'est-ce qu'on voit ? Il y a les mêmes priorités. un sondage est paru.
Les cinq premiers thèmes non seulement étaient communs dans les quartiers et en dehors des quartiers mais il arrivaient dans le même ordre. Vous aviez un le logement, la santé, le travail, l'éducation. Et c'est seulement sur le 6e thème qu'on se séparait avec dans les quartiers la police avec hors des quartiers l'immigration.
Et je dis pas que ces thèmes-là, il faut les mettre de côté. Je dis pas qu'il faut ne faut pas les traiter. La police dans les quartiers, on doit réclamer et d'autant plus depuis la condamnation de la France pour d'élite Faciè cette semaine, nous devons réclamer un moratoire sur les contrôles d'identité.
L'immigration, nous disons des du travail, des papiers pour tous ceux qui sont sur le territoire, mais non, nous refusons l'immigration choisie. Nous ne voulons pas qu'on fasse avec les services ce qu'on a fait hier avec l'industrie, avec les mines ou la métallurgie. Voilà notre ligne.
Donc ces sujets, nous ne les mettons pas de côté, mais c'est pas là-dessus que nous choisissons de centraliser. Et le thème numéro 1 là, c'est le logement. Thème numéro 1.
Pourquoi le logement ? Parce que le pouvoir d'achat, le gros souci, c'est le logement. C'est là-dedans que part en loyer en crédit les revenus, les salaires.
Parce que même la natalité, quand on regarde, on interroge les jeunes couples, pourquoi ils retardent le fait d'avoir un enfant ? 40 % de ceux qui retardent leur premier enfant répondent par souci de logement. Et bien voilà à quoi on doit s'attacher dans un moment où on n jamais aussi peu construit.
Etcû quand on construit, on construit pour quoi ? 3 millions de logements vacants dans notre pays, une explosion des résidences secondaires et du Airbnb. Et donc, qu'est-ce qu'on a besoin ?
On a besoin d'une gauche qui porte, voilà, un enjeu populaire qui porte tout simplement un usage comme logement, des logements. Nous sommes debout pour ça. Nous sommes debout pour ça tout simplement.
Le peuple a toujours raison. Je disais tout à l'heure comme l'arbitre de la nation et même quand il a tort, il faut en comprendre les raisons. Nous sommes là pour ça.
Nous à debout nous sommes utiles à ça. Nous devons casser le sav de soi de l'entre soi. Notre rôle c'est d'écouter, c'est de noter même quand ça nous déplaît quand des salariés répètent assister et disent nous on doit n'a droit à rien.
On doit noter. Quand il pointe l'écart entre le salaire brut et le salaire net. On doit le noter quand les agriculteurs, les maires se plainent des contrôles et des normes.
D'ailleurs, comme tout comme les associations, on doit le noter quand le beau mot d'écologie quand le beau mot d'écologie devient l'un des plus détestés du pays, on doit le noter. On doit le noter non pas comme un chien qui opinerait à l'arrière des voitures d'accord avec tout ça, mais pour se demander comment on fait du judo avec ça. On ne ferme pas les yeux, on se bouge pas les oreilles, on récite pas un catéchisme, on ne laisse pas tomber, on dialogue, on réfléchit, on cherche des solutions, on dépasse les contradictions parce que oui, notre peuple, notre pays est traversé par des contradictions et nous aussi.
Est-ce qu'on va arriver aux affaires comme des planeurs d'en haut en sachant tout, en ayant tout prévu, en ayant toutes les réponses à la clé en main ? Ça doit pas être notre attitude ni aujourd'hui ni demain. Ces contradictions, il faudra les démêler avec le pays, avec son appui.
Notre peuple, ce sont ces gilets jaunes qui écrivaient sur leur chasuble : "Faire l'amour une fois tous les 5 ans, ce n'est pas une vie sexuelle. Voter une fois tous les 5 ans, ce n'est pas une vie démocratique." Et nous, nous disons oui.
Nous disons oui à des nouveaux outils. Oui au ric, oui au jurid populaire. Oui aux conventions citoyennes, oui aux États généraux.
Nous faisons le pari du peuple qui est un paris politique. Le Front populaire quand je lance ça l'année dernière et que c'est avec l'espoir que le peuple s'emmêle. Si on laisse les partis, nous sommes fichus mais le peuple s'emmêle 400000 pétitions en 24 heures et qui force à dire au parti "Soyez unis, arrêtez vos conneries" et ça se fait et on retrouve l'unité.
Quand je parle de primaire aujourd'hui, c'est avec l'espoir que le peuple s'emmêle par millions et qu'il viennent construire une unité, rouvrir un espace et nous faisons le pari que dans 2 ans, nous aurons une majorité. Nous aurons un peuple debout, un peuple debout pour des choses saes pour des évidences, pour que les Français, tous les habitants de notre pays, puissent vivre de leur travail, bien en vivre et pas en survivre. Un peuple debout pour qu'en matière d'impôt les petits payent petits et que les gros payent gros.
Un peuple debout pour l'égalité. L'égalité devant la santé, l'éducation, la police, la justice. Qu'importe le lieu d'habitation, qu'importe la couleur de peau, qu'importe la religion, nous faisons le pari que dans 2 ans, nous aurons pour tout ça un peuple debout.
Hier, j'étais au village des Aville et c'est des barnomes qui sont installés par des associations pour venir appuyer tous ceux qui dans leur famille s'occupent des personnes âgées, s'occupent d'un d'un d'une personne qui souffre de handicap et vous savez c'est grosso modo un/3 des aidants qui d'épuisement meurent avant les aider. Il y avait là des tas de métiers auxiliaires de vie évidemment, des socio-esthéticiennes, des neuropsychologues, des ergothérapeutes, des relayeuses. Et ce que je leur disais, c'est quand on a l'impression partout dans le monde que la civilisation recule, vous êtes celle qui discrètement fait avancer la civilisation.
Évidemment, ça avait l'air un peu décalé, un peu grandi auquant, mais venant de moi, elles en sont pas tellement surprises. Je leur disais bah il y a 50 ans maintenant, un peu plus, on disait un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité quand on marchait sur la lune. Et sans doute que aujourd'hui le progrès, c'est ce que vous faites.
C'est vous qui faites faire des grands pas à l'humanité. À l'entrée de la salle, quelqu'un m'a vané, je me souviens plus en disant "Oui, bien sûr, il y aura des auxiliaires de vie." Bah oui, parce que c'est notre projet politique.
C'est le projet politique que nous portons. Auxiliaire de vie, accompagnante d'enfants, situation de handicap, assistante maternelle, assistante familiale. Vous êtes l'incarnation du projet politique que nous portons.
Comment ça se fait que cet immense continent, 5 millions de femmes en comprenant les femmes de ménage ? Comment ça se fait que cet immense continent, on ne le voit pas comme en immense continent ? Comment ça se fait qu'on le voit juste comme des petits îlos ?
Comment ça se fait qu'il y a pas une conscience de classe pour ainsi dire ? Comme on a réussi à la construire au 19e siècle avec le mouvement ouvrier sur la figure plus masculine ? Comment ça se fait ?
Je pense je réfléchis, je me dis d'abord il y a que c'est un salariat qui est plus éclaté. Il y a aussi que au fond cet état social et je vois Christophe Ramo qui a publié une somme sur l'état social et qui nous dit dans son livre finalement vous vous rendez pas compte arrêtez nous nous embêter avec l'état cassé et puis tout ça je caricature évidemment mais qui nous dit mais regardez en vérité l'état social il continue de progresser et de fait ces métiers là il continue d'y en avoir toujours de plus en plus mais c'est comme si à la place d'être voulu à la place d'être organisé C'était subi, c'était du malgré soi dans la société. Nous, nous sommes là pour le vouloir et pas pour le subir.
Nous sommes là pour l'organiser et pas pour que ça soit du malgré soi. Parce que là, c'est du malgré soi. Je les interroge.
Il y a des prestataires, il y a des mandataires, il y a des auto-entrepreneurs, il y a des temps partiels évidemment beaucoup. Donc c'est-à-dire ça se construit par le petit sans que ça se voit dans un coin parce que il faut racommoder des bouts de budget comme ça. Je veux je pense que les gilets jaunes dont je parlais ont été un premier moment dans une conscience de classe.
Vous savez quand on allait sur les gilets jaunes chez les hommes c'était des charistes, c'était des camionneurs, c'était des métiers du flux et de la géologistique pour beaucoup. Et chez les femmes, bah c'était ces métiers, ce que j'appelle les métiers du lien. Deuxème grand moment de prise de conscience de classe, c'est évidemment la crise Covid où ça perce jusqu'au sommet de l'État qui vient dire président de la République, oui, je sais, je radote mais profitons des 12 secondes où Emmanuel Macron a été de gauche.
Il faudra se rappeler que notre pays tout entier repose aujourd'hui sur ces femmes et ces hommes que nos économies reconnaissent si mal et qui ajouté citant la déclaration des droits d'homme de 1789, les distinctions sociales reposent sur l'utilité commune. Voilà notre projet parce que placer ça en notre cœur et j'utilise le mot cœur à dessin, c'est le cœur de notre projet. C'est un projet du cœur.
Placer ça en notre cœur, c'est à la fois une lutte. populaire, 5 millions de femmes populaires, c'est une lutte sociale des femmes qu' s'agit de sortir de la pauvreté. C'est une lutte féministe parce que à 95 % ce sont des femmes.
Et enfin, c'est une lutte antiraciste aussi parce que très largement dans les métropoles, ce sont des immigrés ou des enfants d'immigrés. Mais peut-être qu'avant tout, c'est un projet écologique. C'est un projet écologique parce que ça vient interroger ce qu'est le progrès.
Est-ce que le progrès c'est l'innovation technologique ou est-ce que le progrès c'est du progrès humain ? Et dès les années 70, il y a une disjonction. Jusque- là, pendant un siècle, le plus a signifiaé du mieux.
Jusque-là, il y avait une corrélation entre le PIB et les indices de bien-être. Et à partir de des années 70, vous avez une disjonction. Le PIB n'entraîne plus automatiquement une heureuse des indices de bien-être.
Ça veut dire qu'il y a pour nous un autre chemin de progrès humain que celui de la croissance, que celui du PIB, que celui de la technologie. Il s'agit pas de la refuser, mais peut-être que la modernité, il faut une bataille sur ce qui est l'imaginaire de la modernité. Peut-être que la modernité c'est moins des nouvelles technologies que ces héroïnes de la transition qui rendent notre société vivable.
La modernité, c'est le professeur, c'est pas la téléconférence. Et je veux ajouter aux femmes que je cite d'autres visages qu'on ne voit pas non plus, qu'on pense bien sûr aux soignants, aux enseignants, mais au ménage et à l'administratif. À l'administratif, vous savez.
Euh, il y a des maires là, qu'est-ce que vous feriez sans votre secrétaire de mairie ? C'est la secrétaire de mairie qui est là et qui tient tout en vérité et dans les petits villages en particulier. Mais c'est la même chose dans les hôpitaux, c'est la même chose dans les tribunaux, c'est la même chose dans les commissariats.
C'est-à-dire que sur le plan administratif, sur le plan du ménage ou sur le plan du soin, c'est celle qui assure l'intendance derrière, c'est celle qui assure la base qui permettent la production devant. Et bien voilà ce qui je crois est au cœur de notre projet est au cœur de notre projet politique et est au cœur d'un paris électoral un paris électoral de parler de réussir à parler de parler que les auxiliaires de vie dans le pays les femmes de ménage les secrétaires [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Vincent Beog, candidat de la gauche aux élections municipales et nous serons avant ça mercredi autour de Lucy Casté avec vous tous ici présents et les absents qui ont toujours tort. Je veux le dire parce que nous n'irons pas nous en solitaire, nous irons pour rencontrer les partenaires.
Nous irons parce que nous voulons une primaire et une primaire de débordement qui se chiffre en millions. Nous irons pour porter aussi un plan de redressement qui ne soit pas qu'un contrebudget avec des chiffres mais qui soit aussi qu'est-ce qu'on peut faire pour remettre un pays qu'ils ont mis à genou ? Comment on va faire pour le remettre aussi moralement debout ?
Et à l'automne, à l'automne, nous aurons un média debout. Nousons un médiia debout pour donner des voix, des vies, des visages à nos colères et à nos espoirs pour ne jamais oublier pour qui on se bat. Nous y verrons notre France.
Notre France c'est Laurent qui raconte les galères pour sa mère grabataire, les épates trop tristes, trop sinistres qu'il a visité pour finir chez Oréa. Les économies avalé chaque mois parce que après tant de promesses, il n'y a toujours pas de loi grand âge, rien pour vieillir dignement à la fois à son domicile et en établissement. Et la dernière étape de la vie devient une angoisse, une incertitude.
Notre colère, elle est là. Notre France, c'est Jean-Michel dans sa ferme fabrique de yaourt à Blin. Un patron oui avec ses 13 salariés.
Jean-Michel, il est venu du côté obscur de la force, de la très grande multinationale américaine et qui s'est mis en repenti à l'artisanal. Et nous avons besoin debout. Nous avons besoin d'entrepreneurs, de créateurs, d'innovateurs pour notre France. des entrepreneurs, des créateurs, des innovateurs, des start-ups, même si vous voulez, qui ne feront pas ça pour des dividendes, qui ne feront pas ça pour les profits, mais pour l'humain, pour le pays, pour la vie.
Notre espoir, il est là. Notre France, c'est Ahed, cadre à la SNCF, trésorier d'un club de foot. lui qui est né et grandi en Picardie passé comme il le dit par les écoles de la République qui aime la France et qui l'assé d'écouter se prépare à l'exil et confie à son fils protège projette-toi dans l'avenir projette-toi dans tes études mais ne te projette pas en France notre colère elle est là notre France c'est Sadia ma coiffeuse au quartier nord sur la place Mariva sur le parking devant chez elle y a bien sûr des jeunes qui traînent et elle sert de médiatrice pour sa clientèle.
Elle me raconte "J'avais ma journée LGBT, tout est nassau qui venaient pour se faire coisser. On les repère à des kilm prévenu les jeunes du quartier." Je leur ai dit, "Ils sont comme vous, ils souffrent du rejet, ils se sentent étrangers.
Ils sont arrivés mais LGBT et tout s'est bien passé. Notre espoir, il est là." Notre France, c'est Jérémie, un ami qui nous dit "Avant à l'étranger, j'étais fier d'être français, maintenant j'ai honte et je me tais." La honte, la honte née du silence sur Gaza. 2 millions de personnes, de femmes, d'enfants bombardés, déplacé, affamé et le président de notre France qui se tait.
Le président de notre France qui n'a toujours pris aucune sanction. Oui, il nous faut un embargo quand on l'a fait avec l'Afrique du Sud du temps de l'appartide. Oui, il nous faut priver de visa tous les alliés politiques, culturel, sportives de Benjamin Netanahou.
Oui, il nous faut reconnaître tout de suite et sans condition la Palestine comme état. Notre France, c'est Patrice Patrice Leclerc, maire de Jeun Viller et qui fait flotter sur sa mairie le drapeau palestinien. Lui se fait sermonner par le préfet qui lui demande en urgence de, je cite, retirer sa décision de pavoisement.
Mais Patri lui répond courtoisement : "Vous ne m'avez rien dit quand il y a quelques mois nous avons fait flotter sur notre mairie le drapeau ukrainien parce que pour lui comme pour nous, il n'y a pas de poids de mesure. Pas un droit international à gérométrie variable, pas d'émiplégid en humanité. Notre espoir, il est là.
Nous éprouvons de la colère pour notre pays, un sentiment d'abaissement, d'abaissement économique, industriel, écologique, diplomatique, mais par-dessus tout sans doute un sentiment d'habissement moral. Heureusement avec Laurent, Émilie, Claire, Jean-Michel, Ahmed, Sadia, Jérémie, Patrice, heureusement nous sommes là, nous sommes là pour élever ça. Nous sommes là pour la France qui qui l'ont mis à genou, nous allons la remettre debout avec vous.
Notre espoir, il est là. Voilà le plan. Et à la fin, c'est nous qu'on va Et à la fin, c'est nous qu'on va.
Merci à vous. [Musique] son [Musique] il [Musique] de la terre de vous le de la fin la raison dans la terre c'est l'éruption de la fin du passé faisant race tout l'esclave Debout debout le monde va changer de base. Nous ne sommes rien.
Soyons tout. C'est la lutte finale. [Musique]
François Ruffin