Jordan Bardella : « Angela Merkel a déstabilisé l'Europe ! »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Mesdames et messieurs, merci de votre présence à cette conférence de presse organisée donc dans le cadre de la session plinière de Strasbourg, vous l'avez vu, l'agenda est relativement secondaire et qui sera l'occasion pour nous d'aborder notamment les grands enjeux d'actualité, en particulier la question du pouvoir d'achat et de l'énergie. Cela fait maintenant plus de 2 mois et demi que le conflit en Iran s'enlise, entraînant le blocage du D3 d'Ormous et perturbant l'approvisionnement énergétique mondial. Une fois encore, les dérèglements mondiaux ont des conséquences lourdes pour l'Europe et l'inflation est de retour dans la vie quotidienne de nos compatriotes.
De nombreux gouvernements européens, quel que soit leur couleur politique d'ailleurs, ont agi et mis en œuvre des mesures pour faire baisser les prix à la pompe. Je pense à l'Espagne, à l'Italie, à la Pologne, Portugal, la Suède, l'Irlande, l'Autriche, la Slovénie ou l'Allemagne ont en effet décidé d'abaisser la fiscalité qui pèse sur les carburants. Aux États-Unis, y compris où les taxes sur les carburants comptent parmi les plus faibles au monde, le gouvernement, l'administration américaine va les réduire davantage pour soutenir les travailleurs et les entreprises.
La France présidée par Emmanuel Macron et l'un des rares pays du monde développé à rester les bras ballants face au mur de l'inflation. Ce qui plonge dans la détresse des millions de Français qui ont besoin de leurs véhicules dans leur vie quotidienne. Même si le conflit devait s'arrêter demain, le blocage du D3 d'Ormous aura des conséquences différées sur les prix alimentaires.
La hausse des coûts de l'énergie affectant les coûts de production d'un côté. Augmentation du prix des engrais de l'autre dont 30 % transite par le D3 ainsi qu'une hausse des prix des emballages plastiques. Si l'on met de côté le logement, l'énergie et l'alimentation, si on met de côté le logement, pardonnez-moi, l'énergie et l'alimentation constituent les deux principaux postes de dépenses, des classes moyennes et des classes populaires en Europe.
Tout cela laisse présager des mois particulièrement difficiles pour nos compatriotes et appel à des décisions politiques fortes. Ce que nous avons réclamé dans nos différents pays et ce que nous réclamons aujourd'hui euh au niveau européen. Dans ce contexte d'extrême urgence, nous nous étonnons que la Commission européenne maintienne par pure idéologie des obstacles réglementaires et projette même la mise en place de dispositifs toujours plus coûteux pour nos compatriotes.
Alors que l'Espagne a ainsi abaissé à juste titre la TVA sur les carburants afin de soulager le portefeuille de ses compatriotes de 21 % à 10 %. La Commission de Bruxelles a rappelé par écrit au gouvernement espagnol le 28 mars que la directive TVA impose un taux plancher de 15 %. Cette directive, nous la dénonçons et nous l'avons dit est un non sens.
Pour nous, l'énergie doit être considérée comme un bien de première nécessité avec un taux de TVA baissé durablement de 20 % à 5,5 % sur l'ensemble des énergies. Et ce sera la ligne directrice de la France si les électeurs français nous accordent leur confiance en quelques mois. L'idéologie de l'écologie punitive portée par l'Union européenne avec une obstination quasi religieuse sire également les prix vers le haut.
Encore plus en cette période de crise, il y a bien entendu le coût des normes qui se retrouve sur le ticket de caisse, mais aussi celui de certaines taxes dont l'application récente ou à venir suscite nos plus vives inquiétudes. C'est notamment le cas du MACF, le mécanisme carbone aux frontières, autrement dit la taxe carbone qui renchérit le coût des engrais importés alors même que l'Union européenne importe plus de 60 % de ces intrants indispensables à l'agriculture et nous apportons évidemment notre soutien aux agriculteurs qui sont en ce moment même mobilisés devant le Parlement européen sur ce sujet. En pleine flamblée des prix des carburances, c'est aussi le cas de ce que l'on appelle le système ETS2. là encore que nous avions dénoncé malgré l'acronyme extrêmement complexe dont l'entrée en vigueur en 2028 prévoit l'alourdissement des prix à la pompe de 15 centimes par litre supplémentaire.
Tous les Français et et plus largement tous les Européens ont droit à cette information qui est passée sous silence dans le débat public dès 2028. Donc par décision prise ici par l'Union européenne, vous payerez 15 centimes d'euros de taxe supplémentaire sur les carburants. Pour une famille française dont la voiture est un outil indispensable, le coût additionnel sera au moins de 200 € supplémentaires par an.
Il faut donc être totalement déconnecté pour imposer une telle taxe dans un contexte d'inflation énergétique et pour en accepter sans protestation les conséquences pourtant délétaires sur les familles européennes les plus modestes. D'ors et déjà opposé à ce mécanisme ici au Parlement européen, nous ferons de la lutte contre cette nouvelle taxe, l'un des enjeux majeurs de la prochaine élection présidentielle en France. Il est temps que l'État retire ses mains du portefeuille de ceux qui travaillent et en particulier des classes moyennes à qui l'on demande dans tous les pays de l'Union européenne des efforts chaque jour plus importants.
C'est d'ailleurs cette même idéologie hors sol, cette écologie de la taxe et de la sanction qui pénalise sans cesse le mode de production électrique français en l'occurrence pourtant décarboné à savoir le nucléaire. La présidente de la Commission européenne a récemment affirmé vouloir relancer l'énergie nucléaire dans l'Union européenne et pourtant le double discours perdure. La directive sur les énergies renouvelables qui pénalisent l'énergie nucléaire en poussant à l'accumulation de capacité de production intermittente demeure en vigueur et elle a inspiré notamment la dernière programmation pluriannuelle de l'énergie en France.
Euh conséquence, le gouvernement français, en l'occurrence soumis à ses orientations, empile les capacités de production intermittentes qui font peser une contrainte croissance sur tout le réseau électrique français. En bout de course, c'est le contribuable qui paye au travers de taxes sur l'électricité toujours plus élevée destiné à financer des investissements toujours plus lourds. 1 an après la directive européenne de 2001 sur les énergies renouvelables, l'assise sur l'électricité a été créée et elle a de plus été multipliée par 7 pour atteindre près de 31 € par MWh.
Nous avons également appris il y a quelques jours que l'Union européenne envisageit d'exclure l'énergie nucléaire et l'hydroélectricité du label de durabilité des data centers. Cela nous apparaît une erreur. À l'heure où l'intelligence artificielle constitue un nouveau défi mondial, à l'heure où le nucléaire et par excellence l'énergie pilotable est décarbonée essentielle au développement de la tech et de l'intelligence artificielle.
Et alors que l'Europe est en retard sur les capacités américaines et chinoises, ce serait une fois encore une décision antinucléaire irresponsable et le choix de la décroissance. Au global, ces choix énergétiques qui ont été imposés par l'Union européenne pèsent ainsi très lourdement sur la facture des ménages et des entreprises puisqu'elles représente près de 35 % des taxes et c'est d'autant plus vrai dans la période de crise économique que nous traversons. Pour conclure, nous savons bien que les États européens n'ont aucune responsabilité dans la situation du conflit quand ils ont été mis à l'écart par l'administration américaine de toute consultation préalable.
Mais il est de leur responsabilité et c'est ce que demande le groupe des patriotes comme de celle de cette institution d'agir pour protéger euh nos citoyens des lourds répercussions euh sur la vie quotidienne. Et voici donc en quelques mots euh les sujets et les mesures que nous entendons porter au cours de la session plinière. J'en profite également pour vous ajouter que à l'occasion de notre réunion de groupe tout à l'heure, je proposerai comme président du groupe la création d'une nouvelle vice-présidence, d'une 7e vice-présidence en l'occurrence italienne et que la délégation italienne a fait le choix de proposer la candidature de Souzana Cheékardi, euro député membre de la LGA qui sera donc proposé au vote et à l'approbation des membres tout à l'heure lors de la réunion du du groupe.
Ce qui porte donc notre nombre de vice-présidents à 7, notre nombre de nationalités à 13 et notre nombre d'euréputés à 85. as of the former chor of Germany Angela Merkeled was honored with the Europan order of merit yesterday at she had strongly criticized you for positioning and views for example to put national law above European law that got honored here today and what is your response on her critics D'abord, je suis extrêmement merci monsieur pour votre question. Je suis extrêmement surpris de voir moins d'un an du premier tour de l'élection présidentielle l'ancienne chancelière Merkel s'ingérer dans le dans le débat politique français et dans le débat électoral français avant même que la campagne électorale ne démarre. [grognement] Euh ce qui en dit très certainement beaucoup du vent de panique qui saisit une grande partie de nos adversaires politique et et idéologique.
Euh d'abord, je pense que l'accusation qui nous est portée par madame Merkel est assez infondée. J'aimerais d'abord dire qu'elle porte une responsabilité très lourde comme ancienne chancelière de l'Allemagne dans la déstabilisation de l'Europe lié à l'accueil de dizaines de milliers de migrants euh à la suite de la crise des réfugiés de 2015 qui a agité le l'Afrique et et le Moyen-Orient. Considérant à l'époque que l'Europe avait besoin de cette immigration, euh les conséquences sur la sécurité des citoyens européens, sur leur vie quotidienne, sur leur identité ont été extrêmement lourdes et j'aimerais qu'elle reconnaisse aujourd'hui qu'elle a commis une erreur dans cette politique qui est aujourd'hui, je crois, très largement rejetée au sein de l'Union européenne et qui certainement fait aussi l'objet de critique. en en Allemagne.
Je note que le chancelier allemand a sous la pression aussi de la FD a fait le choix de rompre avec l'angélisme en matière d'immigration, rétablissant notamment ces derniers mois des contrôles aux frontières en Allemagne. Euh mais cette accusation de la chancel Merkel est infondée parce que nous ferons un référendum et ce référendum, il aura vocation à redonner le pouvoir au peuple français sur la gestion de l'immigration. Et donc oui, si nous arrivons à la tête du pays sur la question de l'immigration, nous considérons que la France devrait avoir le dernier mot.
Les Français pourront s'exprimer dès 2027 s'ils nous accordent leur confiance l'an prochain parce qu'encore une fois, il en va de la stabilité de la société, de l'avenir de leur pays, de l'avenir de leur identité et personne d'autre que le peuple français n'a le droit en réalité de déterminer la politique d'immigration qu'il souhaite mener, ni madame Merkel, ni l'Union européenne. Oui, bonjour Pauline Froissard, la FP justement sur vous avez dit récemment dans une interview que vous aviez des points de convergence avec Fre Schmerz. Euh est-ce que il incarne une vision de l'Europe dans laquelle vous vous reconnaissez plus largement ? [raclement de gorge] D'abord, j'ai indiqué que le Rassemblement national était euh attaché euh à l'équilibre franco-allemand euh en tant que moteur de la construction européenne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Et j'ai indiqué que naturellement le prochain gouvernement français, s'il était un gouvernement issu du Rassemblement national, travaillerait avec l'ensemble des chefs d'état européens [grognement] et qu'il y avait des convergences, me semble-t-il, sur le plan idéologique avec le chancelier Mert sur un certain nombre de sujets, pas sur tous les sujets naturellement, mais que en l'occurrence sur la remise en cause qu'il a exprimé de la politique du Ursula Van Derlon sur le Green Deal de la remise en cause des normes qui frappe notamment le secteur de l'industrie ou le secteur automobile ou encore sur la gestion des flux migratoires. Je crois qu'il est important de souligner ces convergences et de pouvoir envisager de continuer à œuvrer ensemble pour bâtir des nations européennes puissantes, autonomes, libres, indépendantes, capable de créer les conditions de la croissance et de protéger leurs frontières. Je note que l'Allemagne a fait le choix depuis maintenant plusieurs mois de se rapprocher de l'Italie, de Georgia Mélonie.
Il est évident que si le siège français devait basculer au conseil en notre faveur dans quelques mois, et bien nous inscririons dans cette dans cette dynamique qui est une dynamique qui vise d'une part à reprendre le contrôle de nos frontières en matière d'immigration et d'autre part à créer les conditions de la croissance étant entendu que à l'air des grandes puissances permettre aux nations européennes de redevenir des économies libres autonomes et indépendantes et de créer de la richesse. et la condition sinquanon pour demain permettre au continent européen de peser dans les grands débats du monde. Donc, il peut y avoir des convergences, c'est vrai. [grognement] Mais en tout cas, il y a de notre soi une volonté de de dialogue.
Jordan Bardella