Gaëtan Dussausaye : "Le gouvernement propose un budget de punitions !" (France info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 31 %Attaque 55 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27RelanceÉludée
On vous retrouve un peu fort pour pouvoir dire qu'on a négocié ?
- 1:12OuverteRéponse directe
L'État dit que l'État va prendre sa part, pas d'augmentation des budgets de tous les ministères, à l'exception de la Défense.
- 2:21ComplaisanteRéponse directe
Xavier Iacovili, je vous donne la parole.
- 3:46OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous nous dites, Xavier Iacovéli ?
- 4:12RelanceRéponse directe
Pardonnez-moi, premier jet, vous dites les bons ont un sens, ont une importance. Ça veut dire que tout est à discuter.
- 5:05RelanceRéponse partielle
Mais qu'elle, par exemple ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:01Invité politiqueChiffre
« 8 années de politique macroniste ont créé 1 100 milliards d'euros de dettes supplémentaires. »
- 1:48Invité politiqueChiffre
« À peine 2 milliards d'euros. »
- 2:11Invité politiqueChiffre
« Nous, nous avions fait lors de notre contre-budget l'année dernière des propositions jusqu'à 4 milliards d'euros. »
- 5:05Invité politiqueChiffre
« Moi, je pense que les 10% aujourd'hui de suppression d'abattement pour les retraités, ça rapporte honnêtement 900 millions. »
- 9:15Invité politiqueChiffre
« La moyenne de travail dans l'OCDE, c'est 1750 heures. La France, c'est 1500 heures. »
- 13:22Invité politiqueChiffre
« qui nous ont permis de créer plus de 2,2 millions d'emplois. »
- 14:39Invité politiqueChiffre
« la censure a coûté 12 milliards. »
- 14:46Invité politiqueChiffre
« Sur les 44 milliards que nous devons trouver pour l'année 2026, il y a 12 milliards qui sont dus à la censure. »
- 20:21Invité politiqueFait
« Nous, en tout cas, on a toujours fait ces propositions. Ça fait partie d'un rapport qui était le rapport de Stéphanie Nini, qui avait été présenté il y a quelques mois. »
- 21:52Invité politiqueFait
« qu'un étranger qui est en situation régulière, qui travaille, participe à la solidarité nationale par ses cotisations, par son impôt »
- 22:56Invité politiqueFait
« aller vers la suppression de l'AME, comme le demande le Rassemblement national, ou comme le suggèrent un certain nombre de membres des Républicains, c'est une erreur énorme. »
- 27:31InvitéChiffre
« l'aide médicale d'État, c'est 0,5% des dépenses de santé en France, c'est 1 milliard d'euros »
- 28:25Invité politiqueChiffre
« Sur ces 666 milliards, il y a 125 milliards qui sont dus aux maladies cardiovasculaires liées notamment au surpoids et à l'obésité. »
- 32:44Invité politiqueFait
« même si on s'amusait à renationaliser l'intégralité de notre budget qui est versé à l'Union européenne »
- 32:46Invité politiqueFait
« on pourrait même peut-être payer davantage nos agriculteurs »
- 32:54Invité politiqueFait
« Vous avez mis le pays dans le mur, c'est de votre responsabilité »
- 33:04Invité politiqueFait
« ce n'est pas aux Français de payer justement vos erreurs économiques »
- 33:46Invité politiqueFait
« Le Rassemblement National a été le seul groupe parlementaire à présenter un contre-budget »
- 33:48Invité politiqueChiffre
« qui permettent de remettre à l'équilibre l'intégralité de votre compte public »
Temps de parole
- Gaëtan Dussausaye67 %
- Présentateur14 %
- Invité11 %
- Invité 23 %
- Invité 32 %
≈ 5,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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En réalité, sur les deux jours fériés, il ne faut pas se mentir, c'est un leurre. C'est-à-dire que c'est la grosse proposition rouge qui tâche, qui impressionne tout le monde, dont on parle maintenant depuis 48 heures, etc. Mais on sait très bien ce que nous réserve le Premier ministre, c'est qu'au cours des discussions qu'il va y avoir sur le budget et des négociations qu'il va y avoir avec l'intégralité des groupes politiques, il va évidemment retirer cette mesure symbolique de suppression de deux jours fériés et nous dire « Ah, vous voyez, j'ai tout fait bien, j'ai écouté, j'ai fait des concessions, etc. »
On vous retrouve un peu fort pour pouvoir dire qu'on a négocié ?
Il ne faut pas tomber dans le piège. Le véritable souci dans l'exposé des orientations budgétaires qui a été fait mardi, c'est qu'en réalité, le gouvernement propose un budget de fainéant et un budget de punition. C'est-à-dire que, comme d'habitude, on s'en prend toujours au même à la France qui travaille, à la France qui se lève tôt, aux petits fonctionnaires, aux petites retraites à qui on veut imposer une année blanche supplémentaire. On s'en prend toujours au même et à aucun moment on pose la question de savoir quand est-ce que l'État va enfin faire son boulot, sa part du boulot, et lui aussi prendre sa part de l'effort.
Parce qu'il y a un effort collectif qu'il faut faire, parce que 8 années de politique macroniste ont créé 1 100 milliards d'euros de dettes supplémentaires. Ça, c'est le bilan d'Emmanuel Macron. C'est le bilan de la Macronie. Mais à un moment donné, il faut aussi que l'État joue son rôle. Il y a l'État qui vous répond.
Il y a l'État qui vous répond. L'État dit que l'État va prendre sa part, pas d'augmentation des budgets de tous les ministères, à l'exception de la Défense. L'État vous répond également sur l'Union européenne, mais on y reviendra après, avec une baisse de ses cotisations à l'Union européenne, une baisse qui n'est pas négligeable, à 26 milliards d'euros.
Il faut peut-être regarder ce qui a été annoncé par le Premier ministre François Bayrou. En réalité, il a dit qu'on va faire jusqu'à 44 milliards d'euros d'efforts. Et il a annoncé en effort véritablement sûr et inscrit aujourd'hui dans le projet à peu près 22 milliards d'euros. Sur ces 22 milliards d'euros, est-ce que vous savez à combien s'élève la réduction véritable de la dépense publique ? À peine 2 milliards d'euros. Donc en fait, encore une fois, c'est la même chose. On a 10 fois plus finalement d'impôts supplémentaires, de punitions pour les Français, de nouvelles privations, qu'on a finalement un véritable effort qui est fait sur le train de vie de l'État.
Il faut qu'on pose la question du mille feuille administratif. Il faut qu'on pose la question des 80 milliards d'euros qui sont déversés dans les agences et les opérateurs d'État. Et là, on voit que le gouvernement est beaucoup trop timide sur ces sujets-là. Nous, nous avions fait lors de notre contre-budget l'année dernière des propositions jusqu'à 4 milliards d'euros. Aujourd'hui, François Bayrou nous propose quelques centaines de millions d'euros. On voit que ce n'est pas du tout à la hauteur.
Xavier Iacovili, je vous donne la parole. Dans un instant, je voulais juste vous montrer une autre idée qui vient d'émerger, qu'a découvert par ailleurs le ministre de l'Économie. Tout à l'heure, en direct, Éric Lombard. C'est cette proposition de la ministre Panossian sur la cinquième semaine de congés payés qui pourrait être monétisée. On va voir si le gouvernement est bien raccord, parce qu'apparemment, certains découvrent les propositions des autres. On écoute que vous nous répondez dans un instant. Regardez.
Un objectif également d'incitation à augmenter le temps de travail dans un contexte où déjà 4 salariés sur 10 font des heures supplémentaires, avec par exemple la possibilité de monétiser la cinquième semaine de congés payés.
Justement, on parlait de lui. Le ministre de l'Économie, Éric Lombard, répond aux questions de nos confrères.
...personnes moindres que dans les autres pays, notamment de l'Union Européenne, alors que notre système social coûte aussi cher. Il n'est pas question de renier sur notre système de protection sociale. Donc il faut qu'on travaille plus. Toutes ces questions, elles doivent faire l'objet d'un dialogue avec les partenaires sociaux. Ce que propose ma collègue, la ministre du Travail, Astrid Panossian-Bouvet, c'est d'ouvrir un dialogue avec les partenaires sociaux sur cette question. Et leur avis va être évidemment décisif. Est-ce que la vraie du pays n'aurait pas...
On va bien sûr suivre le ministre de l'Économie et écouter les réponses à nos confrères d'un instant à l'autre. Mais sur cette cinquième semaine de congés payés qui pourraient être monétisées, Bercy avait l'air de le découvrir ce matin. Qu'est-ce que vous nous dites, Xavier Iacovéli ?
Alors moi déjà, je voudrais vous parler que... On partage tout, je crois, l'objectif de réduction du déficit. Aujourd'hui, on est dans le mur si on ne fait pas quelque chose rapidement. Donc il y a à la fois les mesures d'urgence. Et je pense qu'effectivement, cette proposition, ce premier jet de budget du Premier ministre va dans le sens de l'urgence. Mais après, il faut qu'on aille aussi sur une réforme structurelle. Et c'est ce qui manque peut-être un peu dans ce premier jet du Premier ministre.
Pardonnez-moi, premier jet, vous dites les bons ont un sens, ont une importance. Ça veut dire que tout est à discuter. La porte est largement ouverte.
Je pense que le Premier ministre l'a dit. Et je pense que c'est nécessaire. Enfin, on est parlementaires. En l'occurrence, si on prive le Parlement de sa capacité de débattre, de modifier un texte budgétaire, le Parlement n'a plus le dette. Donc de toute façon, le gouvernement propose et le Parlement disposent. Et donc c'est à nous de faire aujourd'hui des propositions. Et d'ailleurs, je note qu'aujourd'hui, un certain nombre de partis, y compris ceux qui sont dans l'opposition, ont déjà annoncé qu'ils feraient des propositions d'ici le mois de septembre.
Nous, par exemple, pour territoire de progrès et pour renaissance, on va faire un certain nombre d'annonces pour la rentrée avec Gabriel Attal. C'est aussi l'objectif des parlementaires. Il faut à la fois lutter contre une injustice et un certain nombre de mesures que moi, j'estime injustes, mais il faut aussi compenser. C'est-à-dire que si on enlève...
Mais qu'elle, par exemple ?
Moi, je pense que les 10% aujourd'hui de suppression d'abattement pour les retraités, ça rapporte honnêtement 900 millions. Pour vous, c'est anecdotique ? 900 millions, c'est énorme pour nos compatriotes. On y revient, bien sûr. Dans un budget de l'État, c'est rien. Quoi d'autre ? Et donc il y a ça. Il y a la question des jours fériés. Effectivement, nous, on part du principe que les jours fériés, c'est des jours chômés, mais qui sont payés. Et aujourd'hui, le travail doit pouvoir payer. Donc il y a une augmentation du temps de travail, c'est nécessaire, mais il faut que le travail qui soit augmenté soit payé.
Un sort de commun, pas très commun. C'est ce que vous nous dites. Vous n'avez en commun que quelques...
Le gouvernement a proposé. Moi, je suis parlementaire. Je n'ai pas de mandat impératif et certainement pas du gouvernement. Donc en l'occurrence, j'ai une liberté et je proposerai un certain nombre de mesures, effectivement, de soutien de justice sociale et fiscale.
Justement, cette mesure proposée par la ministre Anassian sur la cinquième semaine de congés payés, est-ce que vous trouvez, je vous laisse répondre, et Chloé Redel juste après, que c'est une bonne idée ? Est-ce que ça va dans la bonne direction ? Est-ce que vous dites encore une fois, on va rogner sur les travailleurs, les jours fériés, les congés payés ?
Moi, je pars du principe, encore une fois, que le travail doit pouvoir payer et doit payer. Donc si c'est monétisable, comme ça a été le cas notamment pour les RTT, pourquoi pas ? Après, chaque salarié décidera s'il souhaite prendre quatre semaines de congés payés ou cinq semaines. Mais il faut que ça soit monétisable et pas monétisé. Il ne faut pas que ça soit imposé. Et donc c'est toute la différence un peu dans le projet. Donc moi, j'attends de voir le débat parlementaire qui fera évoluer, effectivement, cette proposition. Mais je vous avoue que cette proposition était passée un peu sous les radars. On a vu que Bercy l'avait découvert il y a quelques minutes.
Je l'ai découvert là sur notre plateau. Ah, sur le plateau. Écoutez, on est ravis de pouvoir vous informer, c'est aussi l'admission. Merci, France Info.
Chloé Hiddel, c'est un acquis. C'est un acquis. Des socialistes aussi, les congés payés. 1982, qu'est-ce que vous répondez ?
Non seulement c'est un acquis, mais c'est une nécessité. Les cinq semaines de congés payés, au moment où les arrêts maladie explosent, où il y a un problème de mal-être au travail dans notre pays, on parle de supprimer la cinquième semaine de congés payés. On ne la supprime pas, on donne le choix, on la monétise ou pas. Je rappelle juste que quand même, cinq semaines de congés payés, ça n'est pas un luxe. Si vous prenez trois semaines l'été et une semaine à Noël, il vous reste une semaine sur le reste de l'année pour Pâques, pour les vacances d'hiver. Enfin, je veux dire, on ne parle pas de cinq semaines de congés payés. C'est un minimum qui me semble tout à fait nécessaire.
Et je pense qu'il est indécent, encore une fois, de demander à ceux qui travaillent de travailler toujours plus, alors même que les salaires stagnent dans notre pays, et sans demander d'effort aux grandes entreprises et aux plus riches. Vous avez des dividendes qui atteignent des records chaque année, depuis quelques années. Un capitalisme qui est désormais mondialisé, financiarisé, de plus en plus en oligopole. Une concentration du capital et on veut toujours faire peser plus de taxes. Mais est-ce qu'on peut tout régler avec la taxation des plus riches aujourd'hui ? Non, on ne réglera pas tout, vous avez raison.
Il faut qu'on retrouve aussi des marges de manœuvre par rapport aux grandes entreprises, par rapport à la mondialisation, qu'on protège notre marché. Enfin bon, après, ça nous amène à des questions plus larges. Mais le problème, c'est qu'on a l'impression que, encore une fois, ce gouvernement propose une purge budgétaire sans vision globale de l'avenir de l'économie française, comme en crée de l'économie. Une purge budgétaire, vous dites, ciblée sur les plus précaires, sur les travailleurs pauvres. Ciblée clairement, sur les plus précaires. La question de l'année blanche, le gel de toutes les prestations, allocations handicapées, etc. L'allocation handicapée n'est pas concernée.
Pas allocation handicapée, mais... Sur les aides sociales, sur le RSA, ça a beaucoup plus d'impact sur les plus monnaies
que sur les plus riches. Pierre-Henri Dumont, pour revenir à cette cinquième semaine de congés payés, qui pourrait être, on le rappelle, et montant un poids, monétisé. Est-ce que vous seriez pour... Monétisable. Monétisable, c'est ce que j'avais dit. Monétisable.
Non, c'est pas la même chose.
Monétisable, ça veut dire qu'on l'impose. Elle est monétisable.
Elle est monétisable en règle générale. Ça veut dire qu'un salarié pourrait décider de renoncer à partir en vacances et à poser ses jours contre de l'argent. Absolument. Voilà ce que ça veut dire.
Est-ce que les Républicains seraient pour ?
Moi, je pense qu'il faut laisser la possibilité aux salariés et à l'employeur de décider ce qu'il faut faire. Si un salarié estime qu'il préfère rester pour travailler, dans certains cas, pour quelques jours plutôt que de...
Aux salariés ou à l'employeur ?
Il faut que les deux soient d'accord. Il ne faut pas que ce soit imposé par l'employeur aux salariés, mais si le salarié en fait la demande, il faut aussi que l'employeur puisse accéder à cette demande. Mais le cœur du sujet, je vous le redis, c'est un, qu'on ne travaille pas assez. La moyenne de travail dans l'OCDE, c'est 1750 heures. La France, c'est 1500 heures. Donc, on voit bien qu'il y a un déficit annuel d'heures de travail travaillées. Ensuite, la question, c'est de se retrouver dans une situation où, si un salarié doit faire des heures supplémentaires, parce que la situation a grandement évolué depuis quelques années.
Aujourd'hui, on est en pénurie de main-d'œuvre dans la plupart des entreprises. On se balade tous dans nos circonscriptions, dans nos territoires. Tous les employeurs nous disent, je ne trouve pas de main-d'œuvre, j'ai du mal à trouver. C'est un autre problème encore, le travail. Et c'est pour cela qu'aujourd'hui, il faut qu'on fasse en sorte qu'un employé qui décide de faire des heures supplémentaires puisse le faire de façon beaucoup plus simple. Supprimer la surtaxe pour les employeurs, la cotisation patronale qui est surimposée pour l'employeur s'il fait permettre à son employé de faire des heures supplémentaires, c'est du travail en plus, c'est du salaire en plus pour le salarié.
Donc vous nous dites la cinquième semaine, pourquoi pas, si on est d'accord, mais il faut aller plus loin. Laissons le choix à l'employeur, laissons le choix aux salariés. Plus de travail, c'est plus de ressources pour le pays, c'est plus de salaire pour l'employé, c'est du gagnant-gagnant pour tout.
Gaétan Dussault, je vous prie, Fernand, de la tête sur on travaille moins que le reste des pays européens, etc. Allez-y.
Je pense qu'en réalité, le gouvernement, et en particulier la ministre du Travail, Madame Banozian Bouvet, connaissent très mal le monde du travail dans notre pays. Il y a déjà énormément de Français qui travaillent largement plus de 35 heures, qui font 40, 45 heures et parfois dans des métiers pénibles, que ce soit des ouvriers, que ce soit des artisans, que ce soit des routiers. Il y a déjà énormément de gens qui, ça fait très longtemps, n'ont peut-être même jamais connu de toute leur carrière ce que c'est que de travailler 35 heures, ce qu'ils en ont toujours fait plus.
La véritable question qu'il faut se poser, c'est pas simplement de savoir, est-ce qu'il faut travailler plus longtemps, est-ce qu'il faut que ce soit en décalant l'âge légal de départ à la retraite, en imposant davantage d'heures supplémentaires de travail, ou en supprimant des jours fériés ? La véritable question, c'est surtout comment on fait pour qu'il y ait plus de travailleurs, parce qu'il y a plus d'emplois en face. Alors comment est-ce qu'on fait pour que le travail devienne plus important ? Déjà, il faut libérer la possibilité pour nos acteurs économiques et pour nos entreprises de pouvoir entreprendre dans notre pays.
Et quand on voit que là, on se propose finalement tout simplement de dire aux gens, vous allez travailler plus longtemps, non pas pour gagner plus d'argent, mais tout simplement pour payer plus d'impôts en face, ça crée un véritable sentiment d'injustice fiscale.
Vous n'avez pas répondu sur la cinquième semaine de congé qui pourrait être monétisable.
Qu'en est-il ? Là, on est dans le concours lépine de la mesure la plus antisociale et qui va s'acharner à nouveau sur le monde du travail. Encore une fois, quand on regarde par exemple les propositions qui ont été faites par le Premier ministre, évidemment que c'est non. Mais quand vous prenez par exemple la proposition d'année blanche qui a été formulée par le Premier ministre, qu'est-ce qu'on est en train de dire aux Français ? On est en train de leur dire, on va vous faire peser sur vous, à nouveau, comme on le fait depuis 50 ans, des efforts à hauteur de 7 milliards d'euros.
Ces 7 milliards d'euros, tiens, ça tombe bien, avant le petit rabais qu'on a obtenu, c'était pile au centime près l'augmentation de la contribution française au budget de l'Union européenne. Il y a un moment donné, les Français, ils n'ont pas voté pour ça. Ils n'ont pas voté pour qu'on ait des parlementaires, pour qu'on ait un gouvernement qui impose un budget dans lequel on augmente la contribution française au budget de l'Union européenne et qu'on finance tout cela avec l'argent des Français. Donc il faut entendre ce qu'ont dit les Français, notamment aux élections européennes l'année dernière, mais aussi aux élections législatives, ça fera du bien pour tout le monde.
Xavier Iacovelli, est-ce que c'est un impôt déguisé, comme vous le disiez ?
Non, mais moi, ce que je voulais dire, que l'année blanche...
Est-ce que c'est un impôt déguisé ?
Pour le coup, je trouve que l'année blanche est la mesure, on va dire, qui touche tout le monde et qui permet effectivement que tout le monde participe au redressement dans une période où l'inflation va être peut-être certainement à moins de 1. Et donc ça veut dire que l'impact sur les Français va être de toute façon minime, mais ça va être important pour, si je peux me permettre juste de finir la phrase, mais ça va permettre effectivement de rapporter 7 milliards.
C'est pas dangereux de spéculer sur l'inflation ? Non, mais vraiment, c'est pas dangereux de spéculer sur l'inflation.
C'est toujours dangereux, mais c'est le principe des politiques...
Parce que 1% à l'aider de 4, 2%, c'est pas la même chose.
C'est aussi le principe, c'est de gouverner, c'est prévoir. Et donc c'est faire en sorte de préparer l'avenir. Moi, ce que je voulais vous dire, c'est que je pense que le redressement ne passera que par le travail. Aujourd'hui, quand on a 500 000 emplois qui sont nous pourvus dans notre pays et qu'on sait qu'un million d'emplois supplémentaires, c'est 25 milliards de cotisations supplémentaires et proportionnellement encore moins d'allocations chômage ou d'allocations diverses. Donc je pense qu'effectivement, tout doit être misé sur le travail.
Ça passe par plus de formation, ça passe par l'apprentissage, ça passe par toutes les mesures de politique de l'offre que nous avons mis en place depuis 7 ans qui nous ont permis de créer plus de 2,2 millions d'emplois. Travailler plus, mais travailler mieux. C'est aussi ce qu'a dit François Bayrou.
Ça paraît difficile de mieux travailler dans ces conditions.
Travailler plus, travailler mieux, être mieux payé, c'est évidemment le triptyque qu'il faut mener. Mais le redressement, encore une fois, passera par le travail. Et c'est pour ça que la seule mesure structurelle, la seule réforme structurelle qui est dans ce projet de budget, c'est celle qui a été proposée par Gabriel Attal sur l'assurance chômage. Parce que c'est aussi ça qui nous permet aujourd'hui de remettre plus de travail dans notre pays.
La seule mesure structurelle, vous dites ?
Ah mais moi, j'estime qu'aujourd'hui, on manque de courage sur des réformes structurelles de l'État. Et la seule mesure structurelle, c'est effectivement celle qui a été portée par Gabriel Attal. Les mesures structurelles, pardon, elles arriveront en 2027. Il n'y a pas eu de campagne en 2022. Les Français ont fait un choix par défaut. Mais on n'a pas le temps d'attendre. Oui, mais la réalité, c'est qu'il n'y a pas de majorité aujourd'hui. C'est une réalité politique. Je regrette comme vous qu'il n'y ait pas de possibilité de faire des réformes structurelles.
Mais le cœur de la réalité, c'est qu'il n'y a pas de majorité, parce qu'il n'y a pas de mandat politique donné à une quiconque majorité pour entamer des réformes structurelles. Sauf qu'il y a une responsabilité collective. Si les oppositions ne menaçaient pas de la censure, qui ont coûté quand même... Il faut savoir que la censure a coûté 12 milliards. 12 milliards aux finances publiques. Donc sur les 44 milliards que nous devons trouver pour l'année 2026, il y a 12 milliards qui sont dus à la censure. Remarquez juste que le premier débat est un débat entre deux membres du socle commun. Non, mais on est d'accord. Mais on est d'accord. Vous n'êtes pas d'accord sur tout. On n'est pas d'accord.
C'est le socle commun.
Non, mais est-ce qu'en réalité, ce n'est pas un débat qui doit être arbitré en plus haut lieu ? Est-ce que tout cela, ces réformes structurelles dont vous parlez et Chloé Ridel, je ne vous ai pas oublié, vous allez pouvoir répondre à ce qui vient d'être dit, est-ce que ce n'est pas un débat qui doit s'arbitrer lors d'une présidentielle ? C'est une vraie question que je vous pose.
Est-ce qu'on a le temps encore d'attendre deux ans pour faire des réformes structurelles pour notre pays ? Faut-il attendre deux ans ? C'est aussi la question que ça pense. Il y a un moment donné, moi j'entends, mais déjà un sur la censure, juste pour vous répondre, c'est quand même une des libertés et un des droits de l'opposition de censurer le gouvernement. Et d'ailleurs, le Rassemblement national, aux côtés de Marine Le Pen, l'a toujours fait dans les bons moments, c'est-à-dire quand votre gouvernement prend de mauvaises décisions qui menacent le pouvoir d'achat des Français, qui menacent la liberté d'entreprendre, qui menacent la création d'emplois dans notre pays.
Et c'est ce que nous avons fait en censurant en effet le gouvernement Barnier, puisqu'il s'apprêtait à augmenter les taxes sur l'électricité, à augmenter et à dérembourser une partie des médicaments, à désindexer les pensions de retraite, y compris pour les petites taux retraites de l'inflation, et donc une baisse de pouvoir d'achat considérable pour les petites retraites. Donc il y a un moment donné... Non mais dites-le, dites-le, parce que c'est bien. On n'a aucune leçon au Rassemblement national à recevoir de la Macronie, étant donné le bilan qui est le vôtre depuis 8 ans. Il y a un moment donné, il faut arrêter de dire n'importe quoi aux Français.
Ce bilan c'est le vôtre, c'est vous qui avez mis la France dans cette situation économique. Et maintenant vous dites, oui mais il n'y a pas de majorité, on ne va pas ne rien faire pendant 2 ans. Mais à cause de qui, monsieur, il n'y a pas de majorité ? C'est qui qui a retiré ces candidats au second tour pour préférer faire élire des députés de la France insoumise ministre français, si ce n'est Renaissance, si ce n'est votre mouvement justement ?
Vous sauriez, est-ce que vous êtes d'accord ou est-ce qu'au contraire vous avez une voix différente ? Moi je veux répondre à ce que vous avez dit, monsieur, sur le fait que le gel de toutes les prestations, allocations familiales, RSA retraite, ça allait permettre à tout le monde de contribuer. Rien n'est plus faux, je suis désolée, parce que ça fait contribuer ceux dont le revenu dépend des prestations, ceux dont le revenu dépend de la retraite, de ce qu'on leur verse en retraite, de ce qu'on leur verse en allocation familiale, on va rester en prime d'activité.
Ça n'est pas le cas des plus riches ou des gens qui gagnent leurs revenus via des revenus du capital, via des dividendes, toutes sortes de revenus qui sont moins taxés que les revenus du travail. Et c'est précisément là que se cache l'injustice majeure de ce gel annoncé, de cette année blanche annoncée, donc je tenais à le rappeler. Bon, on continue d'en parler dans un instant après le rappel des titres de vous, Diane Gouffran. On vous écoute. À la une de l'actualité, les forces gouvernementales syriennes se sont retirées de Sueda. Dans le sud du pays, ce retrait intervient après un accord de cesser le feu.
Les affrontements intercommunautaires ont fait plus de 350 morts depuis dimanche, selon une ONG. L'un des plus anciens détenus de France va bientôt sortir de prison. Il s'agit de Georges-Ibrahim Abdallah, condamné en 1987 pour l'assassinat de diplomates israéliens et palestiniens. Il sortira le 25 juillet après 40 ans derrière les barreaux. Écoutez son avocat. Je suis très ému puisque la Cour a confirmé sa libération le 25 juillet prochain. Les seules conditions, c'est qu'il quitte le Liban, ce qu'il a toujours souhaité, évidemment. Après l'annonce du budget 2026 par François Bayrou, Éric Lombard annonce qu'il sera présenté en Conseil des ministres le 1er octobre.
Et d'ici là, des discussions auront lieu. Écoutez le ministre de l'Économie. Notre porte est ouverte en tout état de cause au plus tard à la rentrée en septembre. On organisera de façon très systématique des rencontres avec tous les groupes représentés à l'Assemblée nationale et au Sénat de façon à prendre les remarques, les propositions. Une enquête ouverte après le décès d'un bébé à la maternité du CHU de Lille. La petite fille a été retrouvée à terre, victime d'un traumatisme crânien. Le comportement d'un enfant de 6 ans a été dénoncé par la famille de la victime. Deux départements rouges pour risques élevés de feux de forêt, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône.
Des massifs forestiers sont fermés. Le Var rétrograde en alerte orange à la faveur d'un vent qui se calme. Voilà pour l'essentiel, Jeanne, c'est à vous.
Merci beaucoup, Diane Goufran. Journal complet avec vous dans moins de 30 minutes. Toujours autour de ce plateau. Xavier Iacovelli, Chloé Riedel. Avec nous également, Pierre-Henri Dumont, Gaëtan Dussosseil. On a parlé de ces grandes annonces Bayrou pour le budget 2026. Grand absent, dis donc, de ces annonces de cette conférence de presse qu'on a écoutée avec beaucoup d'attention. Un 15 juillet, entre 16 et 18 heures, pour rappeler comment cela s'est passé, c'est l'immigration. Bon, ça n'a pas manqué de susciter des réactions chez les Républicains, notamment. Mais on va y revenir par la voix de Laurent Wauquiez ou encore le ministre de l'Intérieur, Bruno Rotaillot. Écoutons-les ensemble.
Regardez.
Il y a très clairement une explosion des dépenses liées à l'immigration. Le plan de François Bayrou n'en parle pas. Ça n'est pas pour nous acceptable. Il y a toute une série de mesures que nous avons proposées. Exiger un délai de résidence minimale en France avant de pouvoir percevoir des aides sociales. Supprimer le titre de séjour pour soins. Restreindre drastiquement l'AME. Il faut réformer l'aide médicale d'État. Je pense que l'AME doit être réformée dans son panier de soins. Je pense que, par exemple, les EQTF ne devraient pas avoir accès à l'AME.
Voilà. Il y a la question de l'immigration qui revient. Et bien sûr, l'aide médicale d'État qui est pointée notamment par les Républicains. Voilà qui vous donne peut-être un terrain d'entente avec le Rassemblement national. Vous pouvez vous écouter là-dessus.
Nous, en tout cas, on a toujours fait ces propositions. Ça fait partie d'un rapport qui était le rapport de Stéphanie Nini, qui avait été présenté il y a quelques mois. Ça fait partie de rapports parlementaires qui avaient été d'ailleurs portés par Véronique Louvagie, qui aujourd'hui est ministre quand elle était parlementaire à l'Assemblée nationale, sur justement l'AME. Donc, en effet, oui, nous, nous estimons qu'on ne peut pas demander des efforts aux nationaux, aux Français, sans demander au moins les mêmes efforts aux étrangers, qu'ils soient en situation régulière ou irrégulière.
Suppression de l'AME ?
Suppression, on ne pourra pas. Ligne rouge pour le Parti socialiste notamment. Par contre, réduire le panier de soins, demander, comme on augmente le ticket modérateur, c'est-à-dire dans le projet de François Bayrou, il y a une augmentation qui est demandée aux assurés sociaux de devoir passer de 50 à 100 euros ce ticket modérateur. Il faut qu'il y ait un droit d'entrée pour les bénéficiaires de l'AME, en ayant réduit drastiquement, oui, le panier de soins, c'est-à-dire le nombre de soins qui sont éligibles à l'AME.
Quand on a une épidémie qui arrive, quand on veut limiter les risques pour la vie de la personne, qu'elle soit française, étrangère, en situation régulière ou irrégulière, c'est normal qu'on la soigne. Par contre, quand on se retrouve dans des situations où, ce qui a été dit par le ministre de l'Intérieur, le président des Républicains Bruno Retailleau, quand on a un individu qui reçoit une obligation de quitter le territoire français, c'est-à-dire qu'on ne veut plus l'avoir sur le territoire français, qui refuse de partir, qu'on n'arrive pas à expulser, et qui, en plus, vient se faire soigner, ça fait un peu le beurre, l'argent du beurre, et le sourire de la crémière, pardon l'expression.
Avec le gel des prestations, notamment cette année blanche, on ne peut pas dire que les étrangers ne participent pas non plus à l'effort, ça va aussi les impacter, vous le considérez ça ?
Une fois plus, qu'un étranger qui est en situation régulière, qui travaille, participe à la solidarité nationale par ses cotisations, par son impôt, dans certains cas, c'est très bien, et évidemment, sans être national, il fait partie de la force économique de notre pays. Un étranger en situation irrégulière, pardon de le rappeler, il n'a rien à faire sur notre territoire.
Vous savez, il n'y a pas de politique migratoire dans ce budget, pourquoi ? C'est volontaire ?
Encore une fois, on est sur un premier jet, donc il faudra forcément des sujets sur l'immigration au Parlement, et je fais confiance aux Républicains, au Sénat, pour qui c'est un marronnier, la question de l'AME...
Une fois, l'immigration, même dans le premier jet, on ne le fait pas, même si on pourrait l'écrire sur le côté en bas à l'eau.
Non, la question de l'AME, c'est purement idéologique. Aujourd'hui, si on supprime l'AME, c'est un transfert massif vers l'hôpital public qui sera organisé, et je ne pense pas qu'aujourd'hui, l'hôpital public est en position de pouvoir assumer encore plus de dépenses. Donc, il y a une question, effectivement, peut-être de droit d'entrée, peut-être de petites cotisations, je ne sais rien, il faut vraiment que le débat parlementaire puisse travailler dessus. Mais honnêtement, aller vers la suppression de l'AME, comme le demande le Rassemblement national, ou comme le suggèrent un certain nombre de membres des Républicains, c'est une erreur énorme.
C'est une aberration, parce que c'est une aberration économique et une aberration médicale. Aujourd'hui, quand on regarde le cas de l'Espagne, qui a supprimé l'AME il y a quelques années, ils reviennent dessus, ils sont revenus dessus, justement, parce que ça coûtait beaucoup plus cher à l'hôpital public d'avoir supprimé ça, et puis ça provoque aussi potentiellement des maladies beaucoup plus graves et des épidémies qui pourraient arriver.
– Gaétan Dussosé, qu'est-ce que vous répondez ? Ce serait dramatique, une aberration de supprimer l'AME ?
– Déjà, je vois que M. Koely connaît très mal le programme du Rassemblement national, puisque nous ne proposons pas la suppression de l'aide médicale d'État, mais sa transformation en aide médicale d'urgence, pour justement réduire le panier de soins qui est compris dans l'aide médicale d'État, et faire en sorte qu'on n'intervienne finalement que lorsqu'il s'agit de sauver une vie parce que le pronostic vital est engagé, ou qu'il y a des risques épidémiques. Maintenant, il y a quand même quelque chose que je trouve fascinant, vous dites que c'est purement idéologique. Dans quel monde vous vivez ?
– Est-ce que vous comprenez à un moment donné la colère et ce sentiment d'injustice profond qu'il peut y avoir de la part de Français, à qui on a dit hier, et heureusement qu'on a censuré pour empêcher là, on va dérembourser les médicaments, mais au même moment on va continuer à soigner gratuitement, à vos frais, parce que c'est toujours les Français qui payent, des clandestins qui sont en situation irrégulière sur notre sol.
Est-ce que vous comprenez l'injustice quand aujourd'hui on leur dit on va augmenter et on va revenir sur une partie des franchises, pareil, toujours pour les médicaments, vous aurez moins de soins, ça vous coûtera plus cher, mais de l'autre côté on continue d'ouvrir notre solidarité nationale au monde entier. Et à un moment donné ce n'est pas possible, et il faut dire stop. Alors nous on le dit depuis longtemps, et ça évidemment, on est très fiers de porter cette mesure-là, mais il y a un moment donné que le Premier ministre ne le mette même pas dans son premier jet, comme vous le dites, ça relève quasiment de la provocation.
Maintenant, et j'en terminerai là-dessus, quand je vois les déclarations de Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau, mais justement qu'il soit au gouvernement, ça fait un an maintenant bientôt qu'ils sont au gouvernement, ils font quoi ? Bruno Retailleau, il nous a déjà fait le coup au précédent budget, en disant j'exige qu'on revienne sur l'aide médicale d'État, j'exige qu'on revienne sur les soins gratuits pour les clandestins, il a perdu son arbitrage, il va faire quoi là ? Il nous refait exactement le même sketch, il va reperdre une seconde fois, et il nous dira mais ne vous inquiétez pas, je suis là pour vous défendre la compagnie. – Bon, il y a un moment donné, c'est un peu grotesque.
– Allez-y, bien sûr, le gouvernement, allez-y. – La situation a quand même complètement changé, pardon de vous le dire, mais le Parlement a la main sur le budget, c'est ça la différence avec ce qu'on a vécu lors du premier quinquennat Emmanuel Macron, bien sûr, et sur les deux premières années depuis le deuxième quinquennat Macron. Donc c'est à vous de décider en réalité. Si le Rassemblement national décide de censurer le gouvernement sur le budget, quoi qu'il arrive, en cas de 49.3, bien évidemment que ce sera la copie du gouvernement qui décidera.
Si par contre le Rassemblement national décide de jouer le jeu parlementaire et de sortir du cartel du déni dans lequel il s'est affilié avec l'ALFI, le Parti Socialiste, les écologistes et les communistes, et bien dans ces cas-là, ce sera évidemment le gouvernement qui choisira sa copie.
– Il y a que le Riedel qui veut vous répondre.
– Par contre, si vous réussissez à jouer le jeu parlementaire, ce que vous avez refusé de faire lors du précédent budget, et bien évidemment, vous avez refusé de l'Assemblée nationale.
– Deux choses, d'abord sur le mot « immigration » qui n'apparaît pas dans ce qu'a pu évoquer le Premier ministre. Un, est-ce que ça vous rassure ? Deux, sur l'aide médicale d'État, est-ce que vous pensez que c'est une injustice ? On imagine que non, le fait qu'elle existe, mais expliquez-nous sur ces deux points très précis.
– Non mais la suppression de l'aide médicale d'État, c'est le marronnier de la droite et de l'extrême droite agité pour expliquer aux Français que c'est comme ça qu'on va régler le déficit budgétaire de la France. C'est un vaste mensonge, puisque je rappelle que l'aide médicale d'État, c'est 0,5% des dépenses de santé en France, c'est 1 milliard d'euros, et que la supprimer, comme vous l'avez dit justement, monsieur, nous coûterait encore plus cher. Il s'agit de pauvres gens qui n'ont pas accès à d'aide médicale et qui ont besoin d'être aidés. Donc que vous vouliez les attaquer en primeur pour une si petite proportion du budget, dit beaucoup quand même sur la mentalité, je trouve.
Et c'est une mesure qui est nécessaire, parce qu'elle permet de prévenir des épidémies et d'empêcher des charges qui pèseraient sur l'hôpital public. Et la France, elle est moyenne aujourd'hui, malgré le taux de dette ? Elle n'est pas sans condition, elle est sous une condition de résidence, sous une condition de ressources aussi, et elle coûte très peu cher. Ça n'est pas comme ça que nous allons faire des économies. Donc arrêtons, arrêtez de prendre des boucs émissaires. En tout cas, ce n'est pas la volonté de François Bayrou, on va le rappeler.
Est-ce que ça vous rassure justement que ça ne soit pas la volonté de François Bayrou, qu'en tout cas, il n'est pas évoqué l'immigration ?
Et tous les médecins sont vent debout contre cette mesure portée par la droite et par l'extrême droite, et tous les anciens ministres de la Santé, enfin voilà, tous les gens à peu près décent et s'indécent.
Il y a deux choses sur la Santé, il y a la ME, mais il y a aussi les titres étrangers malades. Et là, vous êtes en train de nous dire, ce sont des pauvres gens, non dans les titres étrangers malades, il y a des Américains qui viennent faire des dialyses parce que ça coûte beaucoup trop cher aux Etats-Unis de le faire, il y a des personnes qui viennent de pays ultra développés, qui viennent faire des greffes en France. Non, parce que c'est une condition de ressources, il faut que ce soit très très pauvre. Non, pas le titre étranger malade, pardon de dire. C'est pas là qu'on va trouver les 44 milliards, oui d'accord.
Mais ça veut dire que quand on dit qu'on veut revoir le titre étranger malade, ce n'est pas que des pauvres gens, ce ne sont pas que des pauvres gens qui viennent de pays en guerre.
En tout cas, merci de dire que le modèle de santé américain est complètement absurde et d'ailleurs il est entièrement dévolué au pays.
Septembre, c'est demain, d'accord ? Voilà, le « là » a été donné par le Premier ministre. C'est quoi vos contre-propositions ? Qu'est-ce qui peut faire convergence ? Qu'est-ce qui fait que vous n'allez pas censurer ? Allez-y, Xavier Akoveli.
Non, juste rappeler que le premier budget de l'État, c'est le budget de la Sécurité sociale. C'est 666 milliards d'euros par an. Sur ces 666 milliards, il y a 125 milliards qui sont dus aux maladies cardiovasculaires liées notamment au surpoids et à l'obésité. Il n'y a aucun plan, et moi je me bats contre la ministre de l'Agriculture depuis plusieurs années maintenant, enfin en tout cas depuis qu'elle est là, pour justement qu'on ait un plan sur la question de l'agroalimentaire qui nous empoisonne au quotidien. Vous savez qu'un enfant de 8 ans aujourd'hui aura consommé 10 fois plus de sucre que ses grands-parents à l'époque.
Ça veut dire résoudre la réintroduction de l'anthropé qui vit si on parle de la santé des Français.
125 milliards aujourd'hui qui coûtent à l'assurance maladie à cause de ça. Il n'y a aucun plan obésité, aucun plan surpoids, il n'y a pas de prévention, et il n'y a surtout pas de contraintes sur l'agroalimentaire, sur les questions du sucre. Donc on a besoin effectivement d'avoir... Il y a une réforme structurelle à faire, il y a une question de prévention. Quand est-ce qu'on aura aujourd'hui le courage politique de se dire, les mesures qu'on met en place aujourd'hui pour la santé, peut-être qu'on verra les effets dans 10 ans, et ça ne sera pas court-termiste. Aujourd'hui, on ne fait pas des projets sur court-termiste.
Très simple, combien est-ce que ça rapporte de la prévention ? On parle du budget, 44 milliards.
Alors, combien est-ce que ça rapporte ? 125 milliards sur les maladies cardiovasculaires, on peut estimer effectivement qu'il y aura au moins 20% avec de la prévention qu'il pourrait réduire. 25 milliards, il y a 25 milliards. Allez-y. C'est hyper cocasse, pardon de vous le dire, mais c'est parti d'un parti qui vient de supprimer le passeport pour les enfants les plus modestes de 6 à 13 ans. Mais vous avez voté contre, je suis contre. Vous êtes contre beaucoup de choses, on a l'impression que vous êtes dans l'opposition. Mais je suis libre, encore une fois, on peut avoir aussi des dédits d'opposition infantile.
Monsieur est un ancien sportif, c'est ça.
Pour lutter contre l'obésité infantile, la première chose à faire, on sait qu'il y a une prévalence de l'obésité, malheureusement, dans les foyers les plus modestes, c'est de remettre le passeport tel qu'il était. Moi, je suis dans une ville où on a voté, lors du dernier conseil municipal, le fait de reprendre à notre charge le passeport pour les enfants de 6 à 13 ans pour compenser les engagements de l'État.
C'est très bien, et d'ailleurs, les collectivités locales font en sorte d'avoir aussi un certain nombre de profs de sport qui sont rattachés directement à la collectivité locale, qui interviennent dans les écoles pour compenser, parce qu'aujourd'hui, c'est les enseignants qui doivent faire une demi-heureuse sport par jour. Une mesure à tous les deux pour ne pas voter la censure ?
Vous voulez me donner une mesure pour ne pas voter la censure ?
Une mesure très claire, c'est sur l'allocation sociale unique qui a été annoncée. Nous, nous voulons la plafonner. Nous estimons qu'avoir une allocation sociale unique, ça va en fait augmenter les dépenses si on ne la plafonne pas. Donc nous voulons la plafonner à 70% du SMIC. C'est ce qui a toujours été notre proposition. Et là, on attend de voir la position des investisseurs. Et combien vous économisez ? C'est plusieurs milliards, évidemment. Allez-y. On a eu l'occasion de parler de la contribution française au budget de l'Union européenne, et je pense que c'est d'ailleurs la seule année blanche qu'on devrait déclarer dans notre pays. Elle a baissé, bonne nouvelle pour vous !
Alors attention, elle ne baisse pas, c'est l'augmentation qui baisse. C'est-à-dire que jusqu'à présent, on avait une contribution française au budget de l'Union européenne, on avait une augmentation qui était prévue de 7 milliards d'euros, et là on vient de nous dire, bon, on va la baisser à peu près 2 milliards d'euros. La non-censure, c'est la baissée encore plus ? La non-censure reste quand même, c'est-à-dire que l'augmentation reste quand même.
La baissée d'autant plus, c'est la non-censure ?
Non mais, si vous me permettez, juste d'aller au bout. Bien sûr. Moi, cette décision, elle dit quand même quelque chose. Elle l'est jusqu'à présent, à chaque fois qu'on parlait de baisser la contribution française au budget de l'Union européenne, tout le monde nous répondait en cœur, journalistes, adversaires politiques, tout le monde nous répondait en cœur, c'est pas possible, c'est impossible à faire. Bien là, on vient d'avoir la démonstration concrète, réelle, effectif, que c'est possible de faire. Donc on leur demande d'aller plus loin. L'augmentation, elle ne doit pas être de 5 milliards d'euros, comme c'est prévu maintenant avec le petit rabais qu'on a obtenu.
Ça doit être 0 centime de plus pour le budget de l'Union européenne. Donc 0 centime de la poche des Français.
Donc c'est pas une baisse, on ne contribue plus ?
Comment ?
On ne baisse pas, on ne contribue plus, c'est 0.
Dire à ça, nous, agriculteurs. Non, vous avez une contribution aujourd'hui qui existe, mais on n'augmente pas cette contribution comme c'est prévu encore aujourd'hui dans le budget actuel. Pourtant, chaque année, vous mettiez des amendements à l'Assemblée nationale, votre groupe, pour supprimer la participation française à l'Union européenne. Il n'y a même pas 10 minutes, vous disiez qu'on ne faisait pas le travail parlementaire, qu'on n'allait pas dans les négociations, et maintenant, vous nous reprochez notre travail parlementaire.
Pour le coup, évidemment, parce que nous, on considère encore une fois qu'à partir du moment où il y a des efforts qui sont demandés, il faut que les efforts soient faits au bon endroit. Et ce n'est pas aux Français de payer systématiquement, parce que les gouvernements, dont vous faites partie en plus aujourd'hui, sont incapables de redresser les comptes publics. Donc ça veut dire qu'on dit à l'Europe de payer moins nos agriculteurs, notamment dans la PAC ? Arrêtez, vous savez très bien que la France donne beaucoup plus d'argent qu'elle ne reçoit de l'Union européenne, PAC comprise.
Donc proportionnellement, ils vont nationaliser, on ne le propose pas, mais même si on s'amusait à renationaliser l'intégralité de notre budget qui est versé à l'Union européenne, on pourrait même peut-être payer davantage nos agriculteurs qui pourraient bénéficier davantage du fruit de leur travail. Donc, il y a un moment donné, c'est juste une question de principe et de priorité. Vous avez mis le pays dans le mur, c'est de votre responsabilité, et je suis très pressé qu'avec Marine Le Pen, on puisse redresser ça en 2027, quand les Français nous donneront notre confiance et qui nous permettront d'exercer les responsabilités.
Mais en attendant, ce n'est pas aux Français de payer justement vos erreurs économiques.
Gaétan Dussosé, juste pour préciser votre propos, si le gouvernement vous suivait sur cette contribution européenne, est-ce que vous accepteriez de ne pas le censurer ? Est-ce que ça, c'est la condition sine qua non ?
Mais vous savez que la censure, c'est le dernier acte, c'est la dernière décision. Avant cela, il y a des négociations, il y a des discussions. Le Premier ministre, le gouvernement a annoncé qu'il y aura des échanges avec les chefs de groupes politiques et de groupes parlementaires. Nous répondrons évidemment, comme nous l'avons toujours fait depuis le début de cette législature, pour aller justement imposer, négocier, faire valoir nos propositions. On l'avait fait lors du budget en 2024. Le Rassemblement National a été le seul groupe parlementaire à présenter un contre-budget avec des propositions qui permettent de remettre à l'équilibre l'intégralité de votre compte public.
Vous nous donnerez la prochaine fois le fichier de votre contre-budget. On ne l'a pas vu d'ailleurs comme de la même manière qu'on n'a pas vu les députés des Républicains à l'Assemblée Nationale pour défendre leurs propres propositions.
Mais pour répondre à ma question, ce que vous nous dites, c'est que ça ne suffira pas pour ne pas censurer. Si vous nous dites, c'est un taux. Une discussion est un taux.
Je ne peux pas vous dire aujourd'hui ce qu'il va sortir de ces discussions, de ces négociations, si oui ou non, nous serons satisfaits d'avoir pu obtenir quelque chose pour les Français, c'est-à-dire une protection du pouvoir d'achat et la véritable mise en place d'une justice sociale et d'une justice fiscale. Donc ça veut dire que ça dépendra de l'humeur de Marine Le Pen le matin. C'est-à-dire que c'est un taux.
C'est-à-dire que c'est un taux. C'est-à-dire que c'est un taux.
Gaëtan Dussausaye