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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 27 septembre 2025 14 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeInstitutions & élections

Deux jours après sa condamnation, Nicolas Sarkozy sort du silence

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réaction à cette condamnation ?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    Vous dites être innocent. Quels éléments le prouvent selon vous ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi demander la saisine de la CADA pour le coût de l'enquête ?

  • 7:00RelanceRéponse directe

    L'exécution provisoire est-elle justifiée selon vous ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Le document Média Part est-il un faux selon vous ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Comment envisagez-vous votre passage en prison ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Nicolas SarkozyFait
    « Je suis innocent et je ne cesserai le combat que lorsque j'aurais obtenu la vérité, c'est-à-dire la reconnaissance de mon honnêteté. »
  • 2:30Nicolas SarkozyFait
    « Se délibérer derrière une condamnation aussi injuste qu'infamante prouve surtout que toute l'accusation s'est effondrée. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On va passer à l'autre grand titre de cette soirée. C'est Nicolas Sarkozy qui a donc décidé de sortir du silence 2 jours après sa condamnation à 5 ans de prison pour association de malfaiteurs avec mandat de dépôt assorti d'une exécution provisoire. On l'a dit et redit le président de la République, l'ancien président de la République va aller en prison et bien il s'exprime ce soir dans les colonnes du JDD.

Et voici, on va revenir évidemment longuement sur cette interview, longue interview, dense interview que l'on va décrypter, analyser avec Laurent Valdiguet notamment. Bonsoir qui a suivi, on la découvre mais vous avez suivi cette affaire mieux que personne. Et on salue également Anthony Lobos du service politique qui est avec nous.

Première déclaration de l'ancien président de la République. Regardez ce qu'il dit euh ce soir, notamment sur son état d'esprit. Je suis innocent et je ne cesserai le combat que lorsque j'aurais obtenu la vérité, c'est-à-dire la reconnaissance de mon honnêteté.

Et puis il ajoute à Anne Charlin Bezina euh parce qu'aussi paradoxal que cela puisse paraître, se délibérer derrière une condamnation aussi injuste qu'infamante prouve surtout que toute l'accusation s'est effondrée. Première érection Anne Charles. Alors déjà ce qui est sûr c'est que c'est difficile de commenter une décision de justice après des années de procédure, des pièces qui ont été versées au dossier dont évidemment nous n'avons pas communication.

La vérité, c'est que au fond, ça fait partie de sa défense de considérer qu'à partir du moment euh où les trois premiers délit sur le financement illégal et cetera ne sont pas remplis, cela prouve que il n'a rien à se reprocher. Sauf que c'est vrai que on peut pas occulter qu'en matière pénale, à partir du moment où on a des délits de financement avec une ampleur de la sorte, l'idée de ne pas retrouver les traces de l'argent n'est pas nécessairement une preuve de l'absence du délit caractérisé. C'est-à-dire que si les juges ont suffisamment d'éléments concordants, des pièces qui prouvent que l'entente était véritable, et bien c'est pas nécessairement quelque chose qui plaide en faveur de son innocence.

On dit toujours que le doute profite à l'accusé, mais là on a peut-être suffisamment d'éléments tangibles, en tout cas, c'est ce que euh le tribunal laisse entendre dans sa motivation, d'éléments par mail, par preuve, par rencontre qui suffisent à caractériser le délit, même si l'argent lui-même n'a pas été verséement sur le compte. Mais c'est rare dans ce genre d'affaires qu'on ait quand même des mails adressés de Moimar Kaddafi directement à Nicolas Sarkozi. L'injustice, l'incohérence, la partialité à ce point sont tellement caricaturales que dans la presse du monde entier, on va voir la suite de cette déclaration, dans la presse du monde entier, vous avez des articles qui expliquent que la France est devenue un pays dans lequel le citoyen peut avoir peur de la justice de son pays.

Laurent Valdiguier, ces déclarations sont dans la lignée de sa prise de parole à la sortie de l'audience. On le rappelle, il s'était exprimé longuement. son son message principal de le bras de faire avec la justice se poursuit.

Oui, c'est je suis serein. Nicolas Sarkozi, il dit tout le temps à la fin de chacune de ces condamnations, il a toujours dit je ne baisserai jamais la tête, je me battrai jusqu'au bout. Donc bon là il est dans le il est dans ce dans ce dans ce registre làin.

Il ne il ne D'ailleurs pour pour commencer par la toute fin, la dernière question c'est est-ce que vous envisageriez une grâce du président Macron ? surtout pas pour envisager une grâce pour pour solliciter une grâce. Encore faudrait-il que je reconnaisse une culpabilité, je ne reconnaîtrai jamais.

Alors dans ce qu'on découvre dans le texte, les mots qui fâchent Claude Guéan, Brisortefeu, Abdallah Susi ne me semble pas cité. Donc dans cette interview, il ne refait pas le procès. Euh il essaie d'en tirer les les conclusions et puis de prendre les Français à témoin.

La petite annonce de l'interview, c'est qu'il a demandé à ses avocats de saisir la CADA, la commission des documents administratifs. Vous savez, c'est c'est une des commissions euh que tout citoyen peut actionner à tout moment pour demander un document administratif. Donc là, dans cette dans cette interview, il annonce qu'il va demander de saisir la CADA pour obtenir le montant du coût de l'enquête.

Voyez pour prendre les Français à témoin que des moyens disproportionnés, alors ça aussi, il l'a dit 10 fois 100 fois pendant l'audience, des moyens disproportionnés ont été ont été mis en œuvre pour m'abattre. Le seul problème de cet argument, c'est que le commandant Vidal, vous savez, le policier de l'Office anticorruption qui a été l'homme qui a actionné toute l'enquête quasiment à lui tout seul, il est venu déposer à la barre toute une après-midi, il a raconté son enquête, c'est lui qui a fait cette enquête et justement la question alors Nicolas mais attendez donc ça veut dire concrètement Laurent Valdiguet que il veut permettre aux Français d'avoir accès à la somme qu'aurit écouté cette procédure, il veut connaître les moyens qui ont été engagés contre lui et pour cette procédure alors qui d'après lui accouche d'une souris hein même si il passe un peu sous le tapis l'association de malfaiteurs et le le pacte entre Claude Guéan Zatekedin et le fameux le fameux Abdallahusi mais il veut prendre les Français à témoins que des moyens disproportionnés ont été engagés cette question elle a été posée au commandant Vidal le commandant Vidal le jour de l'audience alors la défense de Nicolas Sarkozi ni Nicolas Sarkozi n'était là ce jour-là mais le commandant Vidal le toujours de l'audience, on lui a demandé bah il a dit non, j'étais un peu tout seul justement et quand j'ai demandé des moyens notamment des moyens téléphoniques, on me les a refusé. Donc c'est vrai que c'est un peu c'est un peu incohérent aujourd'hui à la fin de l'audience de venir se plaindre des moyens et de pas être venu interroger justement le commandant Vidal qui était l'homme qui savait tout ça et qui aurait pu apporter des réponses.

En tout cas, c'est une nouvelle manière effectivement de prendre les Français à témoins. Il y a un mot quand même qui ne me semble pas avoir dit lorsqu'il s'est exprimé à la sortie de l'audience, c'est le mot complot. Et là, il l'utilise en parlant de nouveau de ce fameux document.

Médiia part qui a lancé toute la procédure, qui a révélé l'affaire. Il dit le plus probable est que ce document médiia part soit un faux. S'il y a un faux, c'est qu'il y a eu des faussères, des manipulateurs et donc un complot.

Les mots sont forts. Laurent Valdigu pourquoi ? Alors, il faut rappeler à ceux qui nous regardent pourquoi il y a une interrogation autour de ce document Méia Part et quel rôle il aurait joué dans la procédure.

Ce document Miaapart, il arrive, c'est vrai, entre les deux tours de la présidentielle de 2012 et puis il fait éclater médiatiquement l'affaire qui existe déjà parce qu'en réalité cette affaire, elle couvre déjà judiciairement parlant depuis que Ziad Takedin est venu s'épencher auprès du juge vendre une bec. L'affaire judiciaire, elle existe déjà. Médiia part entre les deux tours publie ce document qui est un document en arabe signé de Moussausa, un des proches de Kaddafi qui évoquerait qui signerait de sa main un un accord du guide pour 50 millions d'euros de commission.

Alors, c'est vrai que le montant a toujours paru farfelu. Alors, à l'époque, on ne savait pas que l'affaire Big Malon, c'est-à-dire la campagne de 2012, elle avait coûté 42 millions. Mais c'est vrai qu'à l'époque euh le montant est farfelu.

Nicolas Sarkozy à juste titre, on est entre les deux tours de la présidentielle. Vous souvenez, il a toujours dit qu'il lui avait manqué une semaine pour pas de François Hollande. Entre les deux tours de la présidentielle, il il attaque ce document.

Il a toujours dit que c'était un faux. il a toujours estimé que c'était un faux, que ça ne pouvait pas être vrai. La justice ne lui a pas donné raison puisque jusqu'à la Cour de cassation, sa plainte a finalement été classé.

C'est vrai que du coup euh ces protestations lui ont été utiles puisque ni les juges d'instruction ni le tribunal, elle l'a dit l'autre jour la présidente, n'ont utilisé ce document Moussakoussa pour le condamner. C'est ça qu'il faut rappeler, c'est que ça n'est pas du tout un document qui est à l'origine de la procédure. Vous l'avez rappelé, c'est pas celui qui a amené à la saisigne du procureurélé.

Il a révélé l'affaire au grand public mais il n'a absolument aucun poids dont pas été utilisé. C'est ça, c'est ça qu'il faut avoir en tête. Mais on a donc quand même Tir Arnaud, je précise que en plus d'être spécialiste des questions internationales, vous avez été chef du service politique de BFM TV.

Vous avez euh suivi le premier mandat de Nicolas Sarkozy et la campagne de 2012. Vous le connaissez bien. On a donc quand même un ancien président de la République qui se dit ce soir victime d'un complot.

Oui, quand on connaît Nicolas Sarkozi, on n'est pas surpris parce qu'il dit dans le journal du dimanche ce soir. Bien sûr, on l'a vu très combatif dès la sortie de de l'audience et il est tout autant il est il est véritablement dans un combat qui va prendre la forme de diverses manières d'une contreoffensive. Il y a eu ce recours à à cette commission administrative qui évoquait Laurent il y a un instant pour démontrer les moyens qui jugent totalement disproportionnés qui ont été mis au service de ces poursuites.

Il y a la volonté de de clamer son son innocence. Euh il explique défendre l'état de de droit face à une justice qui euh euh dont il dit à nouveau qu'elle est orienté euh dans le cadre de poursuite qui ont été euh mené par une magistrate qui lui était euh euh hostile. et donc une procédure qui aboutit à ce qu'il considère comme un paradoxe absolu d'une conclusion qui au fond l'exonère en disant qu'il y a pas de preuve que cet argent libien a a parvenu à sa campagne à utiliser et on en arrive pour temps à cette condamnation très lourge de la prison ferme.

Donc on le voit encore une fois, je pense que combatif, c'est le mot qui résume l'atmosphère de cette interview et sans doute l'état d'esprit de Nicolas Sarkozi. Ça c'est quelque chose qu'on a beaucoup entendu et je et on va revenir évidemment là-dessus sur le fait que lui et ses soutiens disent qu'il a été condamné sans preuve sur une seule intention et non une réalisation. Sauf que j'imagine qu'après 10 ans de procédure d'épreuve, il y en a Laurent Valiguet et et on le reviendra là-dessus.

Mais d'abord quand même Anthony le Boss, on parle d'un homme qui va aller quoi qu'il arrive en prison. Est-ce qu'il parle de cela ? Est-ce qu'il en dit un peu plus sur son état d'esprit face à cette perspective ?

Oui, parce qu'il y a exécution provisoire sur ce mandat de dépôt même différé parce que l'appel en l'espèce dans le cas d'une exécution provisoire n'est pas suspensif. Et il répond ceci l'ancien président de la République je m'attendais à tout mais pas à cela. Je le reconnais.

C'est allé encore plus loin que ce que je pouvais imaginer. Toutes les limites de l'état de droit ont été violées. Je n'ai insulté personne.

Je n'ai provoqué personne. De troubles à l'ordre public. Il n'y a jamais eu.

Le risque de réitération du délit se demande-t-il. À ma connaissance, je n'ai pas fait acte de candidature à la prochaine élection présidentielle. Quant au risque de fuite.

Suis-je un homme qui fuit qui aurait l'idée d'abandonner sa femme, ses enfants, sa maison, ses compatriotes, mon pays que j'ai servi, que j'aime tant. S'ils veulent mon passeport, qu'il le prennent. Ça c'est sa réponse concernant son envoi, son mandat de dépôt, son envoi en quelque sorte en prison dans quelques semaines.

Et c'est d'ailleurs devenu un débat politique puisque même le président du Sénat, 2è personnage de l'État, Gérard Larcheter, a exprimé des réserves sur cette exécution provisoire. Marine Le Pen bien sûr s'est empressé de réagir à l'annonce de cette condamnation. On se souvient même qu'à l'époque de sa condamnation à Marine Le Pen, son allié Eric Sioti avait même déposé une proposition de loi pour abroger l'exécution provisoire dans le cadre de de condamnation en justice.

Sauf que l'exécution provisoire, elle n'est pas due en l'occurrence au risque de fuite Anne Charl Bezina. Il faut le rappeler. Alors ce qui est important de rappeler, c'est qu'en effet, on a tendance à assimiler l'exécution provisoire au risque finalement de complicité, de disparition des preuves qui est le plus majoritaire des cas bien évidemment.

C'est-à-dire qu'on utilise l'exécution provisoire dans dans 9 cas/ 10 plutôt pour des risques de complicité, pour des pour des pour des malfaiteurs, pour d'autres types de délit. Néanmoins, ici, c'est pas du tout la motivation qui a été donnée. La motivation, elle a été donnée par rapport à l'extrême gravité des faits en justifiant ça par rapport à un deuxième motif qui est celui de l'exécution provisoire qui est celui de l'efficacité de la sanction et qui consiste à se dire que connaissant le délai d'appel en droit français qui est à peu près 2 à 3 ans, ça signifiait que de toute façon on exonérait finalement de de sa peine.

Nicolas Sarkozi mais il dit à ce sujet puisqu'on est sur l'exécution provisoire rien ne justifiait de la prononcer à mon encontre il y a juste la volonté d'humiliation encore une fois on est toujours dans le même registre je rappelle que il y a une tendance à refaire le procès après le procès sans avoir forcément utilisé les éléments du procès. Parce que si on a des doutes sur l'impartialité d'un juge, il existe une procédure ouverte à tous les judiciables qui s'appelle celle de la récusation. C'est-à-dire que vous pouvez prouver que personnellement un juge a intérêt à être partial dans votre affaire et demander à le récuser.

Cette procédure de récusation n'a pas été utilisée. Donc encore une fois, il faut une motivation, faut un dossier. Peut-être n'avait-il pas assez, mais il y a une question qui se pose, c'est pourquoi est-ce qu'on récuse aujourd'hui les juges alors qu'on pouvait le faire avant ?

Et c'est pareil avec tous les éléments de preuve. Pourquoi est-ce qu'on utilise le procès après le procès ? Est-ce qu'il fallait pas l'utiliser à un moment utile ?

Il n'est pas une exception. Il faut quand même rappeler ce chiffre. 89 % des peines de plus de 24 mois sont exécutés immédiatement.

Donc ça n'est pas un traitement exceptionnel à l'égard de Nicolas Sarkozy, surtout pour l'association de malfaiteurs pour lequel il est en tout cas inculpé aujourd'hui. C'est-à-dire que quand on encourt enfin quand on est coupable de ce genre d'infraction, on encourt très généralement une exécution provisoire du mandat de dépôt. En réalité, c'est plus les juges qui ont changé d'attitude en se disant que ce n'est pas parce que c'est un politique qu'il faut que la justice soit différente.

Deux jours après sa condamnation, Nicolas Sarkozy sort du silence — Nicolas Sarkozy · Pourquijevote