C'est une dinguerie, Monsieur Bourdin !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
un chiffre le bouclier tarifaire cette année c'est 49 milliards d'euros sur l'énergie sur l'électricité ça veut dire que c'est quatre fois la réforme de retraite est-ce que vous mesurez je sais pas si vous et vos auditeurs vous mesurez ce que ça signifie cette folie là ça veut dire quoi ça veut dire qu'aujourd'hui EDF produit le mégawattheure à 40 euros il peut être vendu parce qu'il y a de la spéculation et parce qu'on se fixe un tarif européen à l'énergie 500 600 euros il est plafonné par l'État à 280 euros et la différence l'État va le donner à la spéculation c'est 49 milliards d'euros là c'est de ce sont des sommes gigantesques ce sont juste des sommes versées à la poubelle aujourd'hui ce sont des sommes versées dans la spéculation aujourd'hui on a pour cette année pour l'année dernière près de 50 milliards d'euros de subventions à la spéculation on est dans un espèce de délire total est-ce que vous le mesurez Monsieur Bourdin ce qui se passe sur sur l'électricité aujourd'hui c'est c'est 5 fois le budget de la justice c'est quasiment le budget de l'Éducation nationale qu'on jette là sans absolument aucune utilité simplement parce qu'on a des règles qui sont stupides qui sont crétines et qu'on se fixe sur le tarif européen qui est fondé sur le gaz tout à fait à la marche mais on est 30 milliards d'euros par an vous imaginez ce qu'on pourrait faire ce qu'on pourrait rénover comme logement parce que ça devrait être notre préoccupation principale que de renouveler les patchwars thermiques 50 milliards d'euros simplement parce qu'on est dogmatique parce qu'il y a un fanatisme du marché et Pascal à la place de sortir l'énergie du marché en disant bon voilà on revient à l'ancienne on revient à ce qu'on a fait EDF nationalisé avec des tarifs réglementés ça a très bien fonctionné pendant des décennies et ça apportait une sécurité vous savez tout à l'heure je parlais de stabilité ça apportait une stabilité à la fois au locataire à la fois aux français mais aussi aux industriels mais aussi aux artisans mais aussi au mairies qui savaient combien ils allaient devoir payer 10h30 12h30 Jean-Jacques Bourdin il est 11h3 vous savez que tous les jeudis nous consacrons cette heure entre 11h et midi à la politique alors tous les jeudis des députés des sénateurs de tout bord viennent débattre sur l'actualité politique actualité sociale l'actualité internationale etc mais aujourd'hui c'est un peu spécial puisque recevons seul François Ruffin député elle est fit de la Somme François Ruffin bonjour bonjour merci d'être avec nous d'avoir accepté notre invitation et merci de répondre aussi aux questions de nos auditeurs 0826300 300 je sais qu'il y en a déjà pas mal question variées nous allons prendre ces auditeurs dans un instant je vous fais réagir à l'actualité François Ruffin mais je voudrais simplement vous faire réagir tout de suite je vais entrer dans le vif du sujet vous me connaissez François est prêt en avant c'est pas moi qui l'ai twitté c'est Jean-Luc Mélenchon tweet récemment alors est-ce à vos yeux de l'ironie de la flatterie est-ce très mitterrandien est-ce que vous vous seriez bien passé de ce tweet ou est-ce que c'est une amitié feinte ou est-ce que c'est une réelle amitié en tout cas je le prends voilà je pense que c'est pas le moment je pense que les Français ont bien autre chose dans leur tête les questions d'inflation les questions de retraite les questions de travail qu'il y a bien d'autres choses à discuter de qui va être candidats en 2027 et dans cette course à l'échalote là mais bon voilà et je prends moi je suis pas prêt je me prépare je me prépare je me prépare à être une carte sur la table possible pour pour ça mais pas dans la solitude vous savez je pense que quand on regarde ce que fait Macron il y a un grand sentiment de solitude que c'est un homme tout seul qui décide pour le reste du pays et voir contre le reste du pays et que il est temps de sortir de ce de cet isolement là et de construire une équipe dont on a un sentiment que ça respire il y a pas d'homme ou de femme providentielle maintenant ce qu'il nous faut que votre blog mais même vous savez il nous faut 65 millions de d'hommes et de femmes présidentielles il faut que ça soit on a un pays qui a redressé qui va mal je veux dire un hôpital ambre ou une école qui recrute les anciens noms job dating le qui déraille enfin on va revenir sur tout ça surtout les médicaments qui sont plus dans les pharmacies les prix de l'électricité qui font du yoyo enfin on a il s'agit pas de dire que tout est sombre parce que on peut avoir du bonheur privé avoir un bon barbecue s'amuser avec les copains et être content de voir sa femme et ses enfants il y a tout ça il y a le bonheur privé qui compense mais dans la sphère publique on a quand même un pays qui va mal après deux ans de crise covid de guerre en Ukraine ainsi de suite bon dans ce temps-là je crois vraiment pas que c'est un homme avec un super cerveau qui viendra pour apporter le bonheur c'est une équipe c'est une équipe que vous pourriez conduire j'y reviendrai je vais pas assister lourdement là-dessus ne vous inquiétez pas je reposerai les questions simplement j'ai lu votre blog écrit le 6 mai c'est pas vieux hein il y a quatre jours et publié dans tous les cas le 6 mai et dans ce blog et bien vous comme si vous présentiez un programme et puis vous dites vous dites j'aurai un autre ton j'ai un autre ton je réfléchis autant qu'il faut avoir c'est ce que vous dites ça fait 23 autant que moi j'écris oui et que je réfléchis et que je m'oppose et que je propose bon voilà ça fait donc c'est une pensée qui mûrit qui évolue ainsi une autre pensée mûrie justement j'espère que vous savez personne est figé dans ce qu'il pense bon donc il y a aujourd'hui le sentiment que il y a eu une raison sur le fond en gros concurrence mondialisation compétitivité les gens sont fatigués de ça et il y a une composition qu'on a dans notre camp de dire voilà il faut tempérer tout ça il faut qu'il y ait la santé l'éducation qui sorte de la compétitivité à tout craint bon ça c'est sur le fond et après sur le ton quel est l'état d'esprit du pays je pense qu'on a un pays qui est fatigué au fond les gens demandent un peu qu'on leur fiche la paix ce matin je voyais des gens genre disais finalement on se demande si ça serait pas mieux d'être en Belgique avec une année sans gouvernement et juste on nous fiche la paix et je pense qu'il y a une grande grande fatigue même je il y a une perte de repères moi j'ai mon gamin qui va rentrer en seconde tu as on comprend plus rien de ce qui se passe au lycée le bac lauréat comment il va être passé vous voyez il y a comment on rentre à l'université ne serait-ce que c'est repaire là dans notre vie quotidienne presque ils sont en permanence bousculer on est mis dans un tourbu billon bon je pense qu'il y a face à cette très grande fatigue et quelque part les retraites ont incarné ça aussi il y a une demande de stabilité dans le pays il y a une demande d'être rassurée il y a une demande c'est ce que vous écrivez c'est très intéressant d'ailleurs oui manuel Macron publié un bouquin qui s'appelle révolution avant la présidentielle 2017 il disait qu'il voulait une société sans statut voilà mais au fond moi je pense que les gens ils ont envie de statut c'est à dire aussi de choses qui sont solides des piliers qui sont ancrés dans la société et qui proposent une stabilité et que le fait que ça soit liquide fluide ce n'est pas de la Révolution cela je n'ai pas une révolution comprenez François Ruffin proposer la stabilité proposer des statuts le de statut proposé une une sérénité ce n'est pas une révolution aujourd'hui [Musique] le discours qui a été le discours dominant pendant 40 ans d'abord il est mort il est mort dans la tête des gens depuis longtemps concurrence compétitivité mondialisation vous dites ça aux gens vous les faites fuir vous les attirez pas je c'est dans le temps le traité consuel européen 2005 a prouvé un 55% des Français 80% des ouvriers un décrochage de cette idéologie là donc moi quand j'entends Macron Bruno Le Maire et compagnie j'ai l'impression que vous savez pourquoi êtes-vous Macron et Bruno Le Maire parce que ce qu'on dit Macron et pourquoi est-ce qu'on lorsque c'est vrai pourquoi est-ce que Macron est le seul homme politique qui est nommé sans son prénom bah parce que vous savez quand jamais prénommé Chirac c'était pareil c'était pareil je pense que quand on a des gens qui sont comme ça très présents dans l'espace public il y a un raccourci qui se fait et on finit par nommer par le nom de famille et puis c'est tout bon je vois les voix quelque part comme les Coyotes vous savez dans les dessins animés de Tex Avery à un moment ils sont ils continuent à courir il y a le vide en dessous et aujourd'hui il y a un vide de leur discours leur discours il repose plus sur rien il y a une lassitude des gens vis-à-vis de ça donc qu'est-ce qu'on a proposé ben je pense que il s'agit pas de dire qu'on va faire une société sans concurrence il y a toujours une part de pour la concurrence vous vous êtes une radio vous êtes placé dans un système de concurrence moi je faisais mon journal qui était dans la concurrence et ça ça pose pas de souci mais en revanche il y a des secteurs qu'on doit sortir de la concurrence je l'ai dit l'éducation la santé vous écrivez vous écrivez jolie des réponses se font jour sans rien de révolutionnaire c'est ça qui est un peu nouveau me semble-t-il sans rien parce que j'entends le mot révolution employé dans votre partie sans cesse sans rien de révolutionnaire plutôt de décence et de bon sens voilà ce que vous écrivez c'est un échange que l'on tempère que l'on modère sans autarcie aucune mais avec des barrières douanières des taxes aux frontières selon les industries que l'on veut protéger ou faire renaître ici c'est un travail que l'on ne flexibilise plus mais à qui on offre statut et revenus des droits sociaux garantis de dignité ce sont des secteurs placés au marché hors concurrence la santé l'éducation le logement parti l'accès à l'énergie c'est une fiscalité juste bon je m'arrête là mais c'est un programme ça en tout cas c'est des pistes mais voilà et c'est pas comme si j'ai inventé ces pistes là le week-end dernier vous savez ça fait 15 ans qu'en gros je les porte et que on les a porté parfois dans une certaine solitude regardez ce qui se passe vous savez bien qu'en fonction de l'époque et en fonction des discussions politiques ça prend plus ou moins de relief je le savais je constate je constate dire que parfois il y a eu un chemin solitaire qui est aujourd'hui devient majoritaire je pense que ce que j'annonce là ce sont des choses qui deviennent des évidences pour allez 60 70 80 % des Français qui se disent bon bah c'est du bon sens bien qu'aujourd'hui le président de la République pose la question de la réindustrialisation moi ça fait 23 ans vous savez que c'est le cœur de ma bataille alors je suis né c'est la merde des batailles la réindustrialisation tant mieux qu'il en arrive là mais l'élite de notre pays qu'est-ce qu'elle a fait dans les années 80 elle a tout parié sur la banque et les assurances et elle s'est dit l'industrie s'est dépassée moi quand je portais les questions de délocalisation on me disait mais on s'en fiche c'est pas important et le premier Emmanuel Macron qu'on a eu c'est-à-dire celui qui était au ministère de l'économie il en avait rien affiche de l'industrie mais vraiment rien du tout d'ailleurs c'est pour ça qu'il a baladé balancé Alstom aux Américains de General Electric donc maintenant que Emmanuel Macron viennent se repositionner en disant l'industrie cette quelque chose d'important je suis moins solitaire tant mieux maintenant il y a même des questions sur lesquelles on va aller mais le fait que cette renaissance de l'industrie on ne l'obtiendra pas sans protection douanière bon je voyais imaginer au Parlement européen ils ont passé ils ont voté pour que il y ait des taxes aux frontières de l'Union européenne quand ça s'appuie sur de la main d'oeuvre qui est sous le seuil de pauvreté au niveau de l'Union européenne je veux dire c'est un truc qui il y a 10 ans était fou moi quand je parlais de tant mieux mais j'imagine mais bien sûr je me dis que ça veut pas dire que ça dans les pays Bruno Le Maire ça veut dire que ni au niveau de l'Union européenne ni dans le discours d'Emmanuel Macron j'ai confiance que ça se traduise en effet je vois une évolution du discours qui est pour moi va dans le bon sens qu'est-ce que c'est notre rôle aujourd'hui je pense pas qu'on a des grands changements politiques sans qu'il y ait déjà eu des grands changements dans les mentalités de la société et je pense qu'aujourd'hui il y a des mentalités de la société qui sont prêtes pour que il y ait des changements politiques qui soient proposés je dirais des ruptures douces parmi les mesures que va annoncer Emmanuel Macron il y a une réforme du bonus écologique versée aux acheteurs de véhicules électriques pour favoriser les modèles produits en France c'est à dire que c'est à dire que en fait est une forme de protectionnisme oui oui bon Bruno Le Maire ajoute il faut que le gouvernement soutienne massivement son industrie et protège son marché un peu comme le font les États-Unis et la Chine maintenant il faut passer de ces paroles aux paroles d'accord parce que donc la réunion que souhaite Emmanuel Macron je vois qu'il a fait un voyage en Chine à 15 jours oui pas une seule fois il a parlé de notre déficit commercial pas une seule fois il y a les discuter avec le chef de l'État chinois pour se dire voilà sur le secteur de médicaments on souhaite protéger le secteur du médicament non pas par hostilité envers vous les Chinois qui avaient les principales mais pour trouver une certaine souveraineté aura un moment si on met pas cette question là sur la table il y aura pas de réindustrialisation elle ne se produira pas donc il faut je vais prendre un exemple le symbole de la crise covid c'est quoi c'est le masque qu'on s'est mis sur le nez pendant une année bon Emmanuel Macron a mis des centaines de millions c'est vrai pour qu'il y ait une industrie du masque en France il a subventionné une industrie du masque je suis allé moi les rencontrer parce que j'ai président de la fédération du masque français donc un patron qui m'a qui m'a alerté en disant voilà on n'arrive pas à vendre nos masques ici donc je suis allé visiter son usine qui était du côté de Montpellier je rentre dans la boîte il y a l'agent de maîtrise qui me dit bon on va mettre les machines en route mais c'est vraiment pour vous comment ça se fait dans la crise du covid alors que les gens avaient tous un masque sur nez mais il me dit bah oui bah comme 99% du marché c'est les Chinois qui vendent leur masque il y a pas de place pour nous qu'est-ce qui s'est passé on a mis tous ces euros là des millions d'euros pour créer des industries du masque plus de la moitié des usines ont fermé pourquoi parce que si on n'a pas une politique commerciale qui est liée à notre politique industrielle on parviendra à rien donc il faut identifier les secteurs qu'on veut vraiment relocaliser et avoir une politique commerciale qui soit liée à ça sachant que je sais pas commercial c'est une catastrophe bien oui le défi commercial c'est une catastrophe alors on va observer une première pause François Ruffin j'avais un auditeur je sais pas si nous allons pouvoir le prendre qui à Boulogne-Billancourt est-ce que nous allons pouvoir le prendre après la pub non mais je vais vous poser sa question d'ailleurs réfléchissez à la question tiens je vous la pose beaucoup d'électeurs de la gauche sont passés chez Marine Le Pen comment l'expliquez-vous et comment les récupérer vous allez répondre juste après la pub à toute suite Jean-Jacques Bourdin bien là on va parler de la réforme des retraites frédéric est là Chantal aussi veut vous interrogez là-dessus mais je voudrais sur cette réforme je voudrais qu'on parle de de questions comment faites-vous oui je rappelle les la question beaucoup d'électeurs de la gauche sont passés chez Marine Le Pen comment l'expliquez-vous et comment les récupérer bon d'abord sur un territoire comme le mien dans le coin d'Amiens on comprend rien si on passe pas au cœur la question de l'industrie et de tout ce qui s'est passé du choc industriel des années 80 avec la disparition du textile en disant derrière c'était la métallurgie avec des noms abélia par ISO siège de France Whirlpool Magnéti marylie Honeywell et ainsi de suite il est évident que à ce moment là que devait faire l'élite et en particulier la gauche son rôle est de protéger et de protéger le peuple et de protéger les classes populaires et à la place qu'est-ce qui s'est passé dans ce temps-là on a livré les ouvriers au vent mauvais la mondialisation et sans les protéger la gauche échoués mais c'est pas qu'elle a échoué je disais la vérité parce que on est là pour se dire on est là pour eux pour parler vrai mais oui elle a abandonné sa base sociale et euh elle a organisé cette mondialisation cette européanisation d'abord la libre circulation des capitaux et des marchandises à l'échelle du continent européen et y compris avec les élargissements à l'Est qui ont fait qu'il y a plein d'usines qui ont déménagé de chez moi pour aller en Pologne en Slovaquie et tout ça et avec au niveau mondial avec des départs vers la Chine et on avait Pascal l'ami qui était un socialiste qui était Président de l'Organisation mondiale du commerce donc on a il y a eu un organisation et la gauche a été complice de ça et il est évident que des produits chez des gens qui étaient frappés moi chez moi c'est des gens qui ont été licenciés plusieurs fois que qui sont frappés très concrètement par ces mondialisation là si la gauche ne les protège pas ils vont aller chercher un autre protecteur comment comment récupérer ses acteurs avoir un discours très clair vous voyez que discours très clair sur le produit pardonnez-moi de vous le dire François Ruffin j'ai l'impression que c'est la naissance d'un nouveau discours chez vous vous avez évolué vous me le disiez tout à l'heure si si si si si non non vous voulez pas là vous voulez pas le dire non non c'est pas le dire c'est vous vous avez quelque chose mais évidemment rien du tout je continue ce que j'ai entamé depuis longtemps vous savez j'ai écrit un bouquin sur le protectionnisme ça devait être en 2008 ou 2009 donc cette question là ça fait 14 ans au moins que je la porte et en vérité en économe alors ça fait bien davantage donc en revanche si vous voulez que je dis que j'ai changé j'ai changé comme ils disent tous J'ai changé je cherche à changer dans le ton voilà ça c'est vrai pour incarner pourquoi pourquoi parce que je l'ai dit les gens sont fatigués ils ont eu deux ans de crise ils ont eu la guerre en Ukraine ils ont euh le sentiment que tout bouge tout le temps changer dans le temps mais et je pense qu'il y a la nécessité de d'incarner une forme de sécurité de rassurer d'être dans la stabilité et pas dans la polémique permanente attirer des électeurs ou des électrices qui ne voteraient pas forcément pour la gauche avec un ton excessif comme il est parfois employé à l'Assemblée nationale ou ailleurs oui je pense que c'est on a autant sur le fond moi je suis solide et je suis convaincu que on a un certain nombre de réponses qui sont solides sur l'hôpital sur le travail le le mal-être au travail on comprend pas la France d'aujourd'hui les classes populaires aujourd'hui si on place pas au cœur la question de du mal-être vous savez que vous me connaissez moi je suis avant tout reporter et je le reste y compris comme député reporters j'étais chez Verbaudet je sais pas si vous voyez dans le nord de la France là c'est là que se trouve le centre logistique qui envoie les les habits partout dans le pays je rencontre les salariés qui donc sont en grève depuis maintenant 6 semaines sont des femmes et qui me raconte très concrètement à la fois 327 salariés voilà comment elles sont dans leur salaire leur permet pas de vivre je veux dire il y a un truc à poser comme une évidence c'est les Français doivent vivre de leur travail les Français doivent vivre de leur travail quand on se lève à 3h du matin comme elle le font pour aller embaucher à 4h30 que vous y passez votre journée que vous faites 25 km à pied dans les ateliers de logistique pour aller prélever des cartons ça veut dire que vous avez porté des tonnes de cartons que vous avez mal aux épaules que vous sortez de cette journée-là et que à la fin vous avez à peine de quoi survivre quand un certain nombre d'entre elles vont pouvoir aller au Secours populaire pour faire des colis parce qu'elles sont mère célibataires mais que pour les autres et ben je leur demande mais alors les vacances c'était à moi ça fait cinq ans que j'ai pas pris de vacances et mon gamin il peut pas aller en centre d'activité j'ai pas de quoi payer le centre d'activité donc voilà je comprends la question il y a des propositions de la direction les syndicats majoritaires ont signé les propositions de la direction là il y a aucune un syndical non mais il y a pas de nouvelles moi je vous parle même pas les syndicats je vous parle de je vous dis quel que soit les propositions la direction comment on peut accepter dans notre pays que des gens qui quel est le pays de vous qui ont continué à travailler pendant la crise covid peine simplement à payer le centre d'activité pour leurs enfants cet été vous savez quand ce sont les parents qui sont touchés qui doivent se priver sur le restaurant sur le cinéma je trouve ça triste déjà parce qu'on a le droit de d'avoir des petits plaisirs dans la vie d'accord en plus ce sont les enfants qui sont frappés mais on va donc alors donc comment récupérer les électeurs de Marine Le Pen on ayant conscience d'abord en parlant de cette mondialisation voilà c'est une chose et en ayant conscience des conditions matérielles d'existence et on y apportant des réponses importantes par exemple là il faut l'indexation des salaires sur l'inflation c'est une évidence aujourd'hui il nous faut l'indexation des salaires sur l'inflation c'est-à-dire que quand il y a 5 6 7 % d'inflation sur un an il faut que les salaires ils augmentent de 5 6 7 % de sur un an quand entreprise double son chiffre d'affaires pendant le covid et ben il doit y en avoir évidemment une partie qui va aux salariés et ça si vous voulez quand vous dites ça vous le voyez dans les sondages d'opinion il y a 80 % des Français qui sont d'accord avec ça c'est l'ordre de l'évidence donc c'est une nouvelle évidence qui s'est installé dans la tête des gens maintenant faut le transformer en loi alors frédéric est à Carcassonne bonjour Frédéric oui bonjour Monsieur Bourdin bonjour monsieur Ruffin bonjour à tous les auditeurs et vos chroniqueurs allez-y Frédéric quelle question la réforme des retraites c'est une aberration ça je pense que tout le monde est d'accord maintenant il faut trouver le moyen bon là les les députés n'arrivent pas à faire passer un référendum d'initiative populaire il y a certainement des raisons et dans ce cas là pourquoi ne crée n'arrive pas peut-être pas changer la loi de manière à pouvoir avoir un référendum plus facilement puisque à chaque fois faire cadet par le Conseil voulez-vous faire vous voulez vous le poser vous dites je ne comprends pas comment se fait-il que cette réforme un populaire était promulgué que la loi était épongée et qu'elle elle sera peut-être appliquée même si le 8 juin il y a effectivement une proposition de loi vous allez vous allez la voter j'imagine d'abord dire la folie de cette histoire quand même la folie de cette réforme à ce moment-ci dans le pays je le disais mais quand on sort de la crise covid de la guerre en Ukraine des prix qui bonissent des factures d'énergie que les gens se demandent comment ils vont pouvoir payer avec sur le plan politique quand même Emmanuel Macron qui a une élection une réélection dépannage sans enthousiasme derrière une majorité de briquets de broc très très relative à l'Assemblée nationale et c'est sur cette base là alors que les Français trois quarts des Français auront soit aussi à cette réforme 4/5 des salariés tous les syndicats Unis bon que ils prétend faire ça contre le reste du pays il y a une folie parce que pendant ce temps-là il y a un grand gâchis c'est pas de ça dont on devrait s'occuper vers la grande réforme l'ambition réformatrice comme il parle le président de la République ça devrait pas être se demander si on va continuer de 62 à 64 ans ils ont demandé qu'est-ce qu'on fait pour l'école qu'est-ce qu'on fait pour les hôpitaux qu'est-ce qu'on fait pour les déplacements qu'est-ce qu'on fait pour le logement comme on affronte le choc climatique ainsi de suite bon donc il y a franchement là une folie dont il s'agit de sortir bon comment on fait sur le plan démocratique on est bloqué on a tout essayé on a tout essayé puisque le référendum d'initiative partagé avec tous les obstacles il y a ça il faut qu'il y ait des sénateurs il faut qu'il y ait des députés il faut que les conseils conscients soient d'accord et à la fin il faut même que le Président de la République soit d'accord pour pour poser le référendum donc on voit bien que ça va pas bon l'évidence qui nous faut maintenant le référendum d'initiative citoyenne voilà ça ça doit être partagé quasiment par tous les partis dans la société française mais qui décide Ben et oui c'est ça le problème c'est que on a il faut donc il faudrait que les Macron moi j'aurais voulu que Emmanuel Macron au moins ils sortent de la crise gilets jaunes qui pour moi était un mouvement populaire très très ample en posant sur la table oui nous voulons le référendum d'initiative citoyenne et au moins il y a une possibilité d'intervention je veux dire vous regardez l'état même de violence de la société et compris sur les questions écologiques comment la France s'est sortie au 19e siècle vous savez on était quand même un pays très violent là 1789 1793 1830 1800 48 1871 avec à chaque fois des émeutes populaires comment on a régulé ça on a régulé ça en proposant un outil démocratique qui était le suffrage universel et bien je pense qu'on est dans le même temps c'est à dire qu'on est dans un temps d'exaspiration de fatigue avec possiblement des viol et si on veut sortir de ça il faut proposer aux Français un nouvel outil un outil et pour moi le référendum d'initiative citoyenne un peu calqué sur ce qui peut se passer avec les votations suisses ça doit être un outil qu'on pose comme une évidence bien François Ruffin on va observer une pause justement vous me conduisez vers les institutions vers cette république est-elle une mauvaise République certains le disent je sais pas si vous partagez ces propos là on va voir certains c'est Jean-Luc Mélenchon 11h29 le 8 juin c'est clair qu'il y a une proposition de loi vous allez gérer on va y revenir Jean-Jacques Bourdin bonsoir Ruffin notre invité vous voulez l'interroger n'hésitez pas le 8 juin donc le 8 juin il y a ce vote proposition de loi du groupe liotte pour abroger la réforme des retraites vous allez voter j'imagine et on va gagner bon mais oui mais après ça ira au Sénat et le Sénat c'est vrai que sur le plan je me fais pas d'illusion et je ne viens pas pour nourrir les au mais maintenant le seul fois où enfin on va pouvoir voter sur cette histoire là sur cette réforme des retraites je pense qu'il y aura une majorité de nom qu'est-ce que ça va signifier cette loi pour moi elle est défaite dans la durée elle est défaite je veux dire quand il y a un telvis démocratique aussi ample que ça que les gens sont sortis plusieurs fois dans la rue par millions que une très très nette majorité des Français y est opposé que y compris à l'Assemblée on trouve pas de majorité ça veut dire que ça va pas tenir on peut pas fonctionner cette manière là on arrive au bout du bout du bout du bout là alors l'Europe je vous dis ça je voulais vous parler d'Europe parce que c'est l'actualité aussi drapeau européen sur les frontons des mairies vous êtes favorable je suis favorable ils existent déjà dans un certain nombre de communes plus de 1500 habitants obligatoires ce drapeau je suis favorable à la liberté des maires des conseils municipaux des habitants de décider s'ils veulent ou pas le drapeau européen sur la la façade de leur mairie mais que ça soit pas imposé on ne fera pas aimer l'Europe de force un symbole de liberté c'est pas un symbole de liberté c'est le symbole de l'Europe bon mais je veux dire ça y compris pour les pros européens j'ai entendu Manon au brédir c'est une forfaiture démocratique je je vais pas aller là-dedans je vous dis juste on fera pas aimer l'Europe de force et comment les macronistes comment les macronistes ils veulent la faire aimer là en imposant le drapeau on y arrivera pas comme ça qu'est-ce qui pourrait faire je vous le dire sur les auto-entrepreneurs sur les tous les skier des humeurs ou et compagnie vous savez ça représente maintenant c'était 2 millions de création de micro-entreprises sous Macron le Parlement européen la Commission européenne a voté pour la présomption salariale c'est-à-dire que pour ces gens-là il y a un droit au chômage il y a un droit à la sécurité sociale il y a un droit à la retraite qui s'y opposait Elisabeth borne Emmanuel Macron la sécurité sociale pour la sécurité cotisations mais vous savez très bien que ça donne très très peu de droits à la sécurité sociale très très peu de droit à la retraite très très peu de droit au chômage je vous le dis droit au chômage mais droit à la retraite et droit à la sécurité sociale très faible je vous souhaite bon courage aux auto-entrepreneurs derrière donc il y avait la question qui était posée et tranchée par la Commission européenne et par le Parlement européen de dire il y a une présomption salariale ils auront droit à ça je le redis qu'ici opposé qui s'y oppose encore aujourd'hui Elisabeth borne Emmanuel Macron mais vous prenez un autre dossier le congé parental le Parlement européen et la Commission européenne étaient d'accord pour qu'il y a un congé parental européen qui s'y est opposé et Isabelle borne et les manuels Macron donc je veux dire si jamais on veut que les Français ils aiment l'Europe c'est non pas en leur en mettant un bout de tissu obligatoire sur toutes les mairies que les mers puissent en décider librement ils ont déjà assez de contraintes sur le dos les mères bon mais que en revanche il y a des mesures qui soient prises qui fasse qu'on a le sentiment que cette Europe là elle va dans le bon sens et pas à rebours bah merci François Ruff e merci d'être venu nous voir d'avoir exposé vos idées défendu vos idées
François Ruffin