Censure - "Ce budget est contraire à ce dont nous croyons" Philippe Brun, député PS de l'Eure
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour à vous Philippe Brun et bienvenue. Merci de votre invitation. Philippe Brun, seule l'adhésion des Français peut changer les choses.
Ce sont les mot de François Bairou au Parisiens aujourd'hui en France avant sa conférence de presse de rentrée cet après-midi pour défendre le fameux plan à 44 milliards d'euros d'économie. Question : le Parti socialiste va-t-il tout simplement censurer le gouvernement ? D'abord euh on a mis un centre de ligne rouge qui avait d'ailleurs été annoncé au premier ministre avant même l'annonce de ce plan.
La première ligne rouge, c'est qu'on ne veut pas que les classes populaires et les classes moyennes soient frappées par ce plan. Cette ligne a été allègrement franchie puisque 3/4 de l'effort repose pour regarder les montants sur les classes populaires et les classes moyennes. Deuxème ligne rouge, on voulait qu'il y ait de la justice fiscale.
Il n'y en a absolument pas aujourd'hui. Les plus aisés de notre pays, les grandes fortunes, les très haut patrimoines sont totalement exonérés d'efforts. Troisièmement, on voulait une trajectoire qui soit réduite.
On pense que 43 milliards dès cette année 2025, c'est de l'austérité et ça va casser la croissance qui est déjà en difficulté. Ces trois lignes rouges étant franchis. Oui.
Euh nous allons censurer si François Baou engage sa responsabilité sur le plan qu'il a annoncé. Donc oui, à la censure, vous avez lu ce que François Baïou dit de vous. Euh ils y laisseraient leur peau, les socialistes, car derrière l'extrême droite emporterait la mise, mais on ne peut pas empêcher les gens d'être suicidaires.
Philippe Brun, vous l'êtes suicidaire ? Oui. Alors, j'ai lu c'est un trava de François Baou où j'ai l'impression qu'il parle souvent de lui-même en parlant de nous.
Il dit que c'est l'opinion qui doit finalement prendre en témoin. Je l'opinion le rejetterai massivement mais c'est même une majorité des électeurs LR qui appellent au départ du Premier ministre. Il y a aujourd'hui une mobilisation celle du 17 septembre, nous en parlerons tout à l'heure qui ne manquera pas, je le crois d'être massive.
Ce plan aujourd'hui fait l'unanimité contre lui. Mais vous êtes un parti de gouvernement Philippe Brin. Vous avez été aux affaires.
Vous comprenez que participer à ce qui pourrait être de l'ordre du désordre du chaos, ça peut poser problème. Vous risquez d'être vous ceux qui auront fait tomber François Baou. Je ne le crois pas.
Nous nous allons présenter dans les prochaines semaines, la tout début septembre un plan pour les finances publiques que nous souhaitons être finalement le plan qui servira de base de discussion de négociation avec l'ensemble des groupes politiques à l'Assemblée nationale. Nous disons qu'un autre budget est possible. Ce budget doit à la fois d'abord prendre à bras le corps la question économique.
On a une croissance qui est trop faible. On a une la consommation qui a baissé de 1 % au premier trimestre. Il faut relancer l'économie et c'est pour ça aujourd'hui qu'on a des recettes fiscales qui sont faibles et qu'on a un problème de déficit.
On va proposer des mesures ambitieuses en ce sens et des mesures pour redresser les finances publiques. L'appel à la responsabilité Jean-François Kili, on en est tout à fait conscient. Je rappelle que si François Baou est encore là aujourd'hui, c'est parce que les socialistes euh devant voilà leur responsabilité ont décidé, nous avons décidé la dernière fois de faire passer le budget, de négocier le budget avec François Verou.
Cette fois-ci c'est impossible tant la décision est prise, il y aura pas de de de recul possible. Si d'aventure François Bairou dit par exemple, on va je vais renoncer au à la suppression de deux jours fériers où je vais couper la poire en deux, vous ne vous direz pas à ce moment-là "Ah, peut-être que on va retenir notre main." Écoutez, en tout cas, si Frou décide de prendre l'intégralité des propositions socialistes, donc on se posera des questions.
Maintenant, je le dis même, ce budget dans ses fondements même, dans sa constitution même nous semble contraire à tout ce en quoi nous croyons. Je rappelle que 3/4 de l'effort repose sur les classes populaires et les classes moyennes, sur les gens qui travaillent, sur les gens qui travaillent dur. Beaucoup de gens sont exonérés d'efforts.
On la l'année blanche, elle est trois fois plus dure pour les 10 % les plus pauvres que pour les 10 % les plus riches. Donc un budget. Vous n voyez pas d'issu finalement.
Il y a pas d'issu pour vous he en tout cas pas avec ce planl. Alors il peut manger totalement son chapeau si vous voulez et puis dire finalement je prends je recommence à zéro et je mets les groupes parlementaires autour de la table mais j'ai pas l'impression que ce soit l'issue choisie par le premier ministre. Concrètement, les insoumis vont déposer leur motion le 23 septembre, c'est-à-dire quasiment demain matin.
C'est celle que vous allez voter. Non, pas pris de position sur le sujet pour l'instant. Vous savez que pourquoi pas ?
Peut-être dire quoi ? votre propre motion de de censure. Nous nous verrons bien sur ce qui se passe.
Je rappelle que l'autre le 23 septembre aujourd'hui, il y a de nombreuses semaines. Nous verrons bien ce que sera ce qu'on sera les déclarations du premier ministre en fin de journée, que ce que sera son état d'esprit et en tout cas, il est clair que s'il y a un rédissement de la part du Premier ministre, s'il n'y a aucune marge de manœuvre possible et que ce dernier annonce un projet de loi de finance qui sera copie conforme de ces annonces du mois de juillet, autant ne pas faire perdre de temps au pays et voter la censure dès qu'elle se présente pour avoir un nouveau gouvernement ensuite qui présente un budget le plus rapidement possible. Vous voulez dites quoi François Bayerou ? il aura sa conférence de presse à 16h.
Vous lui dites quoi ? Vous lui dites "Vas-y, change." Bah je je crois qu'il doit comprendre une chose, c'est que les personne ne veut aujourd'hui de ces propositions.
Alors que la plupart des gens en vérité, j'étais chez moi, moi pendant l'été, je discutais beaucoup avec les gens au supermarché, ils me disaient "On est conscient dans le département de l'UR, les gens sont tout à fait conscients qu'ils doivent faire des efforts mais ça doit pas taper toujours les mêmes." C'est ça le message que les gens ont envoyé aujourd'hui. C'est pour ça qu'il y aura beaucoup de monde dans la rue le 10 septembre des efforts mais pas moi mais les autres.
Je crois pas parce que c'est un peu la petite musique he quand même sais je crois même que sur l'histoire des jours fériers les gens seraient capables à l'accepter si l'effort était également réparti dans le même temps il y avait des mesures sur les grandes fortun brun regardez les ponts du mois de ma c'est quasiment un mois de vacances écoutez vous savez la France a moins de jours fériers que l'Allemagne ou le Royaume-Uni par exemple Royaume ce qui se passe en France va pas comparer tout le temps avec l'Allemagne ou la si parce que c'est toujours le grand argument c'est toujours de dire qu'on est moins que l'Allemagne. On a moins de jours férier en France qu'en Allemagne ou qu'au Royaume-Uni. Remé, je rappelle que le 26 décembre est férier en France, le 26 décembre n'est pas férier, sauf en Alsace et en Moselle.
Vous voyez bien que c'est pas le sujet aujourd'hui. Et puis quel est le problème de la France aujourd'hui économique, tout le monde est d'accord, on a un problème de taux d'activité. C'estd que vous dites quoi là ?
Les français ne travaillent pas assez. Bah c'est pas les Français travaillent pas assez, c'est qu'il y a beaucoup de Français qui sont exclus du marché du travail, les jeunes et les seniors. Et c'est ce qui explique le faible taux d'activité qui explique notre faible taux de croissance.
Il faut donc travailler sur les seniors et les jeunes. Le taux d'activité de ceux qui sont en âge de travailler entre 25 et 55 ans, il est très élevé. c'est un des plus élevés d'Europe.
Donc dire que ceux qui travaillent déjà beaucoup, qui assument déjà seul toute la protection sociale de notre pays, Jean-François Kit, je rappelle qu'aujourd'hui hein, c'est les 26 millions de salariés du public et du privé qui assurent seul le financement de notre protection sociale et donc c'est eux encore à qui on va demander des efforts supplémentaires. Sous la présidence de de François Hollande, le chômage n'a jamais n'est jamais descendu, hein. C'est c'était ça été son échec.
Donc est-ce que au fond vous avez les bonnes recettes ? Alors, c'est inexact parce qu'il a baissé la dernière année de son mandat. Je rappelle d'ailleurs que il a laissé à Emmanuel Macron, on parle de budget, un budget quasi équilibre, on avait 2,5 % de déficit seulement hein, ça fait rêver aujourd'hui.
Alors on n pas tout réussi au pouvoir. Qui était son ministre de l'économie pas des finances ministre de l'économie mais le dernier François Hollande a redressé finances publique. C'est au moins quelque chose qu'on peut mettre à son crédit.
Philippe Brin, est-ce que le Parti socialiste va s'associer le 10 septembre au mouvement bloquons tout ? Oui ou non ? Moi, je crois que si on veut que le mouvement se plante, on continue comme ça.
Ça continue à dire que les partis politiques appellent à manifester. La force du mouvement du 10 septembre, je le crois, c'est d'être indépendant des partis politiques. C'est venir de la bas.
Vous le saluez. C'est toujours ambigu les réponses des politiques voire même des formations moi je veux dire très clairement moi je partage les objectifs de ce mouvement et je pense mouvement est une bonne nouvelle pour le pays par ça permet de secouer un peu le système de faire turbuler le système et puis ça va permettre je crois de mettre sur le devant de la scène les grands sujets dont on parle pas le pouvoir d'achat probablement d'autres sujets qui touchent la la France péribaine et rurale dont je suis l'élu et qui n'ont pas beaucoup de temps de parole médiatique. Moi je trouve c'est plutôt une bonne nouvelle.
Qu'est-ce que c'est ? Le rêve du grand soir. Chaque rentrée nous fait le coup hein.
C'est le grand soir. Bah c'est à chaque rentrée on nous fait le coup là. On verra bien ce qui se passera le 10 septembre.
Donc pas d'association du PS au 10 septembre. Jean-Luc Mélenchon, lui apparemment soutient le mouvement hein. Non, nous avons dit que nous souhaitions enfin que nous partagions les objectifs que notre rôle était de d'offrir un déboucher politique à ce mouvement.
Mais je le dis très clairement, si on veut que ce moment soit un succès, il faut pas que les partis politiques, les hommes politiques essayent de le récupérer. Il faut que ça vienne de la base. Et après, c'est à nous de trouver un déboucher euh pour euh faire adopter dans un budget les les mesures qui viendront du terrain.
C'est de l'opportunisme politique de d'appeler à joindre ce mouvement. Non, je crois pas. Je crois qu'il y a une croyance assez profonde chez Jean-Luc Mélenchon qu'il est lui-même capable de susciter des mouvements sociaux.
Et euh par le passé, on a bien vu que ça ne marchait pas. La fin des retraites, Joan Mchanon a essayé un peu de dominer euh la contestation. Puis on a bien vu que c'est les syndicats qui menaient la marche avec succès d'ailleurs millions de personnes dans la rue.
Euh on a bien vu aussi toutes les tentative qui a eu LFI par le passé d'organiser elle-même des manifestations se sont soldées par des échecs. Moi je le dis vraiment, si on veut pas que ce mouvement se plante, si on veut que ce moment soit une réussite, qui fasse sortir des gens qui sont aujourd'hui éloignés de la politique, qui sont abstentionnistes, qui détestent en vérité la vie politique, ils ont pas totalement tort en vérité, il faut que aujourd'hui on senne suffisamment éloigné pour que ce mouvement demeure spontané et et populaire. Philippe Brunin, tout le monde déteste le PS.
Ce n'est pas un avis personnel, hein. C'est ce qui a été entonné dans les amphithéâtres de la rentrée de la France. insoumise.
Qu'est-ce que ça vous fait comme effet d'entendre chanter cela chez les insoumis ? Je crois que c'est une dangereuse dérive. On a l'impression aujourd'hui que le principal adversaire, le principal ennemi des insoumis, c'est pas l'extrême droite, c'est les les pauvres socialistes.
Bon, alors c'est devenu presque pathologique. On le voit sur les réseaux sociaux, on est attaqué en permanence, on le voit dans les discours différents responsables insoumis et maintenant dans leur meeting. Écoutez, moi ça me rappelle le parti communiste allemand des années 30. avec le résultat qu'on a connu à la fin, la haine des de la gauche modérée ou de la gauche comme on l'appelle, la haine la haine des socio-démocrates, on sait à quoi ça mène à la fin.
Donc moi, j'appelle évidemment au sursaut cette manière euh de désigner comme ennemi ce qui sont en vérité des alliés. Le divorce est total avec les osom mais c'est fini. Nous sommes d'accord.
Le le le cette gauche unie, cette gauche plurielle qui au sortir de de de des élections. C'est fini ça. C'est terminé.
Vous êtes vous faites chemin séparé, ce sera le cas des municipales d'ailleurs. En tout cas là, nous nous parlons, les insoumis euh présenteront des listes partout contre les maires socialistes et que l'objectif c'est de faire battre les mères socialistes. Stratégie euh stratégie de la terre brûlée.
C'est une stratégie de la terre brûlée euh qui n'aura que pour conséquence l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite. Jean-Luc Mélenchon vous déclare la guerre. Philippe Bran, est-ce qu'Olivier Fort ne reculera pas cette fois ?
Il faut qu'aujourd'hui nous nous affirmions. C'était le l'enjeu du dernier congrès que nous avons perdu avec Nicolas Merignol. Mais le message que j'ai porté avec d'autres, c'est que le parti, il faut qu'il s'affirme aujourd'hui.
Il faut qu'il arrête de se cacher derrière son petit doigt. Et là une séquence budgétaire, je crois qu'il faut qu'on nous s'affirme, qu'on donne un chemin pour le pays et qu'on dise ce que nous voulons faire après la censure probable de François Baou. Je crois que et c'est aujourd'hui, ce sera demain à la gauche d'assurer les responsabilités et de faire adopter un budget.
Je crois qu'aujourd'hui, il faut que le parti socialiste s'affirme, s'affirme, s'affirme, dise ce qu'est projet, parle aux gens et que il faut que le Parti socialiste après le 10 septembre donne la voix au pays. Les partis politiques ne pensent qu'à qu'aux élections. Est-ce que vous partagez ce point de vue ?
François Barou l'a évoqué en citant le général de Gaulle, hein. On a l'impression que vous ne parlez que de ça finalement. Oui, F est bien placé parce qu'il est lui-même président d'un parti politique euh et il ne pense qu'à cela lui-même puisque depuis 6 mois, j'ai député à l'Assemblée nationale, il n'a fait que de réformes des modifications de mode de scrutin à l'Assemblée nationale.
La censure c'est une boîte de Pandore. Il peut y avoir une dissolution derrière. Est-ce que vous êtes comme Jean-Luc Péenchon, vous souhaitez même un une démission du président de la République, une sensation que les les uns et les autres veulent accélérer le calendrier ?
Écoutez là, il y a une situation de blocage. Pr ministre a fait à proposer un plan qui ne convient à personne. La responsabilité, c'est pas d'avaler une coule que 80 % des Français rejettent.
Donc, on est bien obligé de censurer. C'est la dernière arme qu'on a à notre disposition pour empêcher ce mauvais budget. Après, il y a la suite.
Le président la République peut pas dissoudre tant qu'il a pas appelé au moins une fois la gauche au pouvoir. Enfin, c'est quand même extraordinaire. Alors que il y a une aujourd'hui une minorité relative de députés de gauche que jamais il y a eu un premier ministre issu des rangs de la gauche qui soit appelés.
Premier ministre, il va être quoi ? Socialiste, rassemblement national, quelle est l'idée ? Parce que quand on met Français à Baou dehors, ce sera ma dernière question, il faut bien mettre un remplaçant à Matignon.
Je crois qu'il faut préparer dès maintenant un gouvernement de défense républicaine s'inscrivant dans les pas de celui de Valdec Rousseau, celui de Pierre Mandz France, un gouvernement qui soit avec un premier ministre de gauche qui porte les principales revendications qui ont été les nôtres pour les élections législatives, qui soit un gouvernement de la dernière chance pour empêcher l'extrême droite d'arriver au pouvoir. Et ce gouvernement-là, il doit prendre à bras le corps les grands sujets orphelins de la vie politique française. la question des feilles monoparentales, la question de la santé des déserts médicaux, la question du logement dont personne ne parle aujourd'hui et face adopter un budget qui à la fois redresse nos finance publique et permett d'augmenter la croissance dans notre pays qui est en grande difficulté et de redresser notre économie.
Et nous verrons bien Philippe Brun que dira ce soir François Baou. Merci à vous. Bonne journée.
Philippe Brun