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interviewCNEWS (sur YouTube)· 16 juillet 2026 3 min

Cédric Chalret du Rieu : «Le droit à l'aide à mourir frappe les personnes en précarité»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pourquoi rupture d'égalité ? Euh déjà sur deux aspects. Aujourd'hui, il y a la moitié du territoire français qui est pas couvert par les soins palliatifs. [raclement de gorge] Et dans la loi qui a été votée à la quasi unanimité sur les soins palliatifs en mai 2026, on nous dit que faudra attendre 2030 pour que tout le territoire français soit couvert.

Déjà vous on grille un peu les étapes. Mais là déjà vous avez une rupture d'égalité. C'estàd qu'il y a des territoires où les gens face à la maladie, la souffrance et personne n'a envie de souffrir personne.

Moi le premier vont se dire bah j'ai le choix entre soins palliatif ou recours au suicide assisté et l'un d'autre il n'y a pas d'unité de soins palliatif donc ce sera le suicide assisté obligatoirement qui s'offrira e rue. Puis après c'est une rupture d'égalité aussi entre pauvres et riche. Vous savez l'ordre de Malte on a un millier de de professionnels de santé qui s'occupent de personnes handicapées de personnes en fin de vie et on a 15000 bénévoles qui s'occupent de de pauvres.

Et et qu'est-ce qu'on voit ? c'est que ce texte là, il frappe plus particulièrement même avant d'avoir été voté les personnes qui sont en précarité, qui sont isolées, qui sont seul. C'est une violence infinie que vous mettez devant son ces personnes qui sont peut-être les les plus amenés à prendre cette décision radicale.

Mais quand vous, je prends le professeur Juvin, hein, d'accord, de de de l'hôpital George Pompitou, dit "Vous êtes riche, vous avez une aide à domicile qui vient. Quand vous vous faites dessus pendant la journée, votre couche est changé tout de suite. Quand vous êtes pauvre et que votre infirmière, elle passe à 18h et ben toute la journée, vous êtes dans vos excréments.

Je suis désolé à 7h20 du matin d'être comme ça, mais vous vivez pas la même fin de vie quand vous êtes quel le le l'ancien ministre Léonetti qui avait fait voter deux lois à l'unanimité parce que c'est ça aussi qui est grave dans ce processus démocratique, c'est on le voit c'est c'est 50,5 % hier l'Assemblée nationale qui vote ça. Trois rejets du trois rejets du Sénat. Il y a pas de consensus làdus.

Il y a une vraie fracture dans dans le dans le dans le pays. Bah le professeur Léonetti, qu'est-ce qu'il dit ? Moi, je suis à Joint lespins à TIB, j'ai la mer face à moi, tout va bien.

Quand vous êtes seul dans une banlieu où vous avez personne qui vient vous visiter, vous vivez pas votre fin de vie aussi. Et et nous ce qu'on ce que l'on reproche particulièrement à ce texte, c'est de dire dans nos établissements, nous menons et nous portons ces ces ces ces ces projets de vie. C'est pas un hôpital où vous rentrez pour 5 minutes ou pour 2 jours pour avoir des soins.

C'est des c'est des c'est un établissement où vous êtes là pendant des années. Vous vivez en interaction avec les autres malades, avec les les professionnels de santé et introduire la mort là-dessus dire "Ta vie n'a pas de prix" ou alors tiens, tu sais que tu tu as aussi cette cette possibilité là. Je je peux vous assurer que pour les les gens qui sont chez nous et pour en parler depuis des semaines et des mois avec ultra violent.