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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 28 août 2026 24 min

Salaires, retraites, budget... Le "8h30 franceinfo" de Jean-Pierre Farandou

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Bonjour Jean-Pierre Farendou. Bonjour ministre du travail et des solidarités. Merci d'avoir accepté l'invitation de France. Ce matin, on va parler du budget avec vous, des économies que va devoir subir votre ministère mais aussi de transparence salariale, de retraite. Tout d'abord, on va revenir sur le premier acte, on peut dire, de la campagne présidentielle. C'était hier soir devant les patrons du MEDF avec ce grand débat organisé entre sep candidats. Il a beaucoup été question de salaire et ça va vous intéresser au premier rang Jean-Pierre Farandou. Jean-Luc Mélenchon notamment a mis en garde les patrons sur ce qu'il estime une nécessité absolue, c'est-à-dire la hausse des salaires. Je vous mets en alerte, le budget, le corps nu plus l'inflation alimentaire.

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Si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession. Ça c'est votre responsabilité. Jean-Luc Mélenchon le dit à sa manière Jean-Pierre Farandou, mais tous les candidats étaient d'accord pour dire qu'il faut augmenter les salaires. Comment on fait ? Bah augmenter les salaires, d'abord ça relève effectivement de des des chefs d'entreprise. Vous savez, j'ai été chef d'entreprise moi-même de longues années à la fois Keolis entreprise privée puis la SNCF entreprise publique. Ben chaque année, il y a des négociations annuelles obligatoires pour effectivement évaluer la capacité des entreprises à augmenter les salaires. Cette capacité là, elle dépend d'abord de la santé de l'entreprise. Est-ce qu'elle est en développement ou pas ? Elle dépend tout

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un tas de paramètres et effectivement ces négociations aboutissent. Moi la SNCF, je crois que chaque année j'avais réussi à avoir un accord, enfin en tout cas au moins deux syndicats sur quatre qui signent ces accords. Ça se passe dans les entreprises effectivement mais ça dépend aussi des conditions dans laquelles l'entreprise évolue dans son contexte concurrentiel. Il y a aussi l'idée de rapprocher le salaire brut du salaire net tous les candidats le défendre avec des solutions différentes justement. Ça doit passer par quoi ? Par taxer les plus riches, taxer les successions comme le proposent certains à gauche comme Raphaë Gluxman. Oui, là-dessus, d'abord, bon, il faut alors on touche à quelque chose qui qui est qui est qui est important dans le de

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système de protection sociale française, c'est les cotisations. Vous savez que les cotisations, qu'elles soient salariales ou patronales, c'est en gros 2/3 du financement de notre système de protection sociale. Donc, je veux bien qu'on enlève de l'argent, mais si on enlève de l'argent, il va falloir trouver par quoi on le remplace. On ne peut pas se passer du produit de ces cotisations. Donc déjà, la question c'est quelle alternative ? Et puis deuxièmement, attention, le système lui-même, il est pas en équilibre. Donc si on doit faire des économies, c'est d'abord pour le mettre à l'équilibre. Voilà. Donc moi, j'entends beaucoup d'idées, des fusées qui partent un peu dans l'atmosphère. Je pense qu' moment donné, il va falloir les choses regarder les choses en face et vous savez les

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masses considérables. On parle de milliards d'euros et ça se manipule avec un peu de précaution et un peu de prudence. Et justement sur où trouver cette somme, où trouver cet argent, il y a une proposition qui n'est pas nouvelle mais qui revient dans le débat, c'est l'idée de la TVA sociale, donc une baisse de cotisation sur les salaires, ce qui va les augmenter mécaniquement. Mais pour financer cela, voilà, plusieurs pensent à augmenter la TVA. Est-ce que vous pensez que là, c'est une bonne idée ? Oui. Alors, comme toutes les idées, elles ont d'abord pourquoi l'idée faut parce que les gens comprennent c'est quoi le tour de pass ? C'est que les cotisations, elles sont payées que par les salariés. La TVA, elle est payée par tous ceux qui consomment. Donc l'assiette est pas la

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même. Voilà, vous changez d'assiette et il y a beaucoup plus de gens qui consomment que de gens qui cotisent. Voilà, donc c'est ça qui qui se retrouve derrière. Donc en gros, on dit c'est la consommation qui va participer au financement de la sécurité sociale. C'est ça l'idée. Elle est pas nouvelle. D'ailleurs, c'est le cas aujourd'hui. On a des déjà des éléments hein de CSG ou de TVA qui qui rentrent un peu dans dans ces calculs-là. La TV sociale en effet, c'est un serpent de mer. Mais il faut aussi préciser on va jusqu'où à ce moment-là, on augmente la TVA jusqu'à quel point. Alors voilà, on parle de deux points d'augmentation parce que la TVA, vous pouvez pas la monter indéfiniment. Et c'est pas faux que la France a un peu une marge de deux points quand on se compare aux autres

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pays européens. On est à 20 % en 2 % voilà mais 2 % d'augmentation de la TVA, ça fait à peu près de points. Ça fait à peu près de points de CSG comme on veut, c'est à peu près équivalent. Donc ça veut dire une augmentation de 2 %. Est-ce que vous pensez que les Français seraient satisfaits avec une augmentation de 2 % ? C'est mieux que rien, on est d'accord. Mais c'est une fois quoi, hein. Moi, je pense que voilà que c'est pas l'alpha et l'oméga. Donc on voit bien que sans quand on va vers cette pente là de qu'est-ce qu'on fait pour réduire les cotisations, il faut être capable d'aller beaucoup plus loin. Et aller beaucoup plus loin, ça suppose de mobiliser beaucoup plus d'instruments que la seule TVA sociale. Mais pour revenir sur la la TVA sociale, il y a aussi un autre aspect qui est

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souligné par les opposants à cette à cette mesure. C'est son caractère. inégalitaire parce que l'augmentation du prix de la TVA, ça veut dire une augmentation des prix pour tous, même pour les plus modestes. Bah, c'est le faudement de la mesure. He, c'est ce que vous dit, vous changez d'assiette. C'est ce n'est plus seulement les salariés qui cotisent, ça c'est les cotisations. Vous allez chercher tous les Français actifs, retraités, jeune, moins jeune, aisé, moins aisé et tout le monde par la consommation p la TVA. C'est bien ça le deal. Du coup, vous pensez que c'est une bonne piste. J'arrive pas exactement à comprendre votre position. Moi ma position, je prends pas les choses dans le même sens. Mon premier objectif à moi, c'est de restaurer l'équilibre des

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comptes de la sécurité sociale parce qu'elle s'écroule. Hm hm. On va faire encore plus de 20 milliards de déficit c cette année en 2026. On on va certainement refaire encore un déficit l'an prochain et ça ça renvoie au projet de budget sur le le financement de la sécurité sociale. Ce n'est pas normal. La sécurité sociale, elle devrait être l'équilibre. C'est un système assurantiel, vous voyez. Donc c'est c'est grave ce qui se passe. Elle a 80 ans, la sécurité sociale, elle est à bout de souffle. Donc le premier effort à faire, que ce soit des économies d'un côté ou éventuellement des recettes complémentaires, c'est pour restaurer l'équilibre parce que l'équilibre est la seule manière de garantir la durabilité du système de protection. Quand on aura fait ça, il

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faut d'abord le faire et avoir du courage pour le faire. On verra bien évidemment qu'on a tous envie de réduire le bruit et le net, mais là, il faudra être courageux parce que les économies qu'on fera faire au salariés, il faudra assumer une fiscalité. Il y aura bien quelqu'un qui payera pour compenser la baisse des cotisations. Et là-dessus, qui pourrait payer d'un mot euh alors si on baisse les cotisations mais qu'on veut pas euh détruire le système social comme le disent certains, il faudrait bien que certains payent plus d'impôts. Ça peut être les plus aisés, les plus riches. Mais après, vous arrivez à une logique comme on dit de de euh de de rééquilibrage, hein, de rééquilibrage. qu' après effectivement mais là vous avez plein d'instrument, on les connaît

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tous mais mais à chaque fois autant je vois des gens très allant pour réduire les cotisations, je vois beaucoup moins de courage pour assumer la fiscalité supplémentaire absolument nécessaire pour compenser la la baisse des cotisations qui est une ligne rouge à ce stade d'augmenter les impôts pour le premier ministre Sébastien Lecornu. Ce qui rentre aussi dans la protection sociale Jean-Pierre Farendou, c'est la question du chômage qui a été évoqué lors du débat aussi hier avec cette proposition notamment d'Édouard Philippe de réduire la durée d'indemnisation pour les moins de 55 ans de 18 mois à 12 mois. Ça avait déjà été réduit de 24 mois à 18 mois. On réduit vraiment le chômage en protégeant moins longtemps les chômeurs. Bon moi là-dessus j'ai une question de

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méthode he vous savez dès qu'on touche au chômage on touche quand même à une un système assurentiel pour le coup c'est l'unéque qui est paritaire. Je pense qu'il faut absolument passer par le dialogue social, par la démocratie sociale. On a les patrons d'un côté, organisation patronale, on a les organisations syndical de l'autre. Il faut leur donner l'occasion de discuter. On l'a fait récemment et ça a marché. Vous savez que j'ai demandé au aux organisations sociales, patronales et syndicales de travailler sur une réforme pour ajuster les ruptures conventionnelles. Ça a été fait. On va gagner 1 milliard d'euros pour l'UNEDIC. C'est la bonne méthode. Quand on veut travailler sur ces sujets là, ils sont compliqués et et il la méthode est indispensable. C'est une condition

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nécessaire de demander au partenaires sociaux d'abord qu'est-ce qu'ils peuvent faire sur ces sujetsl. Jean-Pierre Ferandou vous entend bien sur la méthode mais sur la philosophie de la proposition d'Edouard Philippe. Là aussi, est-ce que vous vous estimez qu'en effet au vu de la situation de l'endettement de la France, il y a certains aspects de notre modèle social qu'on ne peut plus assurer de la même manière, notamment le chômage et que donc il est nécessaire de diminuer la durée d'indemnisation des chômeurs aujourd'hui en France. La question elle est philosophiquement politiquement très claire. Quelle est votre réponse ? Bah ma réponse à moi parce que je trouve qu'on est un praticien nous ces sujets là. Vous savez moi dans dans le ministère du travail et les solidarités

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d'ailleurs, on a France Travail. France travail c'est une agence nationale qui d'ailleurs travaille très bien, qui est très moderne, très efficace, qui s'occupe de rapprocher bah les demandeurs d'emploi et ceux qui offrent de l'emploi. Voilà, elle travaille pour les employeurs et les employés. Nous sommes des acteurs, j'allais dire sur le marché du travail de ces sujets de de retour à l'emploi. Ce qui compte le plus, on moi je m'en rends compte, c'est en fait les qualifications et les compétences parce que les emplois dans le pays, il y en a. C'est tout le paradoxe. Vous avez toutes les entreprises souveraines de la défense par exemple qui recrutent énormément. Vous avez le nucléaire avec la construction de 6 EPR dans tout le secteur de l'énergie. Ce sont des

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centaines de milliers d'emplois. Donc le vrai sujet si vous voulez du retour à l'emploi, ça va être la formation et les compétences qu'on va être capable d'amener à des à des personnes pour qu'ell qu'elles aient les capacités de remplir les les les demandes des entreprises qui cherchent des salariés. Ça, on le comprend. Avoir les compétences qui correspondent au marché de l'emploi et au travail disponible. Mais il y a quand même, je reviens sur cette question, est-ce que la France doit diminuer sa période d'indemnisation des chômeurs parce qu'elle n'a plus les moyens d'être aujourd'hui avec euh 18 mois euh de durée d'indemnisation ? Quel est votre votre avis là-dessus ? Assez simplement. mon avis pour le moment vous saz je il faut y aller étape par étape.

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Le sujet central que vous soulevez c'est justement d'ailleurs c'était un thème de débat un pas plus tard qu'hier au MDF dans la table rond où j'étais c'est la France n'a-t-elle les moyens de financer son système social au fond c'est au cœur de cette campagne présidentielle et c'est au cœur de votre ministère. Exactement. En tout cas j'en ai un gros bout chez moi bien évidemment. C'est une bonne question on peut pas tourner la tête surtout au moment où on se dit où fait maîtriser les les pens quel est votre avis monsieur le ministre ? Moi je pense qu' il faut pas rentrer par les solutions, il faut rentrer par les problématiques et faire confiance à la démocratie sociale. Donc moi j'ai pas arrivé avec les solution tout fait traduction, il faut mettre il faut faire

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des il faut faut faire des des tables rondes avec les partenaires sociaux, leur mettre le problème sur la table et voir avec elle les solutions accessibles parce que vous savez une bonne réforme c'est une réforme acceptable. Moi je me méfie beaucoup de vousz des prises de parole très très puissantes, très radicales. Vous allez pouvoir beaucoup vous méfier. pour être accep pour moi c'est l'alpha et l'oméga oui on peut réformer ce pays mais moi je suis partisan de ceux qui veulent le réformer sans brutalité et pour réformer sans brutalité il faut passer par la démocratie sociale. Autre réforme qui sera centrale dans cette campagne présidentielle, le thème a été largement abordé hier, c'est la question des retraites. Là, tout le monde y va de sa proposition. Certains proposent de

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reporter l'âge légal comme Édouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon lui vu un âge légal à 60 ans, Marine Le Pen à 62. Certains proposent de le supprimer. Comment on le réforme ce système des retraites ? Est-ce qu'il faut travailler plus en France ? Est-ce que vous partagez cette cette position ? Est-ce que c'est la solution ? Moi d'abord je voulais parler de la m parce que tout le monde part sur les tableur Excel et les paramètres d'une réforme des retraites. Moi, je voudrais qu'on parle des 40 ans de travail avant parce que c'est pas neutre. 40 42 ans, 45 ans, peu importe les temps de travail avant. Et d'ailleurs, vous savez que j'ai lancé avec les partenaires sociaux là encore une conférence de de social travail emploi retraite qui se dit qui s'est dit avant de parler des retraites et on en

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finir par en parler bien évidemment parlons de ce qui se passe avant parce que plus les conditions de travail sont sympathiques et agréables, moins c'est un problème de faire de ans de plus. Ça veut dire qu'il faudra quand même travailler plus longtemps. L'idée c'est on veut travailler plus longtemps donc pour que ce soit plus facile on va travailler mieux. Bah c'est important de travailler mieux. Non pas envie de travailler mieux. Moi finalité c'est travailler plus. Il y a pas de mystère. Non, vous avez trois paramètres, on les connaît. Il y a rien de nouveau, hein. Et le corps refait des études. Donc si vous voulez là encore, il est en déficit le système de retraite. C'est pas durable. Le conseil d'orientation des retraites. Le conseil d'orientation des retraites.

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Donc, vous avez trois paramètres où vous jouez effectivement sur le fait que les gens de fait, alors il y a plusieurs mécanismes mais partent de fête plus tard à la retraite. Voilà. Donc, et vous touchez à rien ni au niveau de pension, ni aux cotisations. Soit vous dites "Ah non, on veut pas partir plus tôt." Bah alors, qu'est-ce que vous faites ? ou vous augmentez les cotisations, c'est contradictoire avec ce qu'on s'est dit sur salaire beau et de salaire net ou alors vous baissez leur tête, on en a pas envie. Donc c'est pour ça que bon gré malgré le levier qui consiste à dire les français doent travailler davantage et le bon mais les français travaillent davantage c'est vrai aussi pour les jeunes et les seiors si on arrivait à mettre davantage de jeunes dans l'emploi

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et davantage de seigneurs à les garder dans l'emploi ça améliorerait aussi considérablement le système. C'est pour ça que c'est tout un système emploi travail retraite c'est un système ce que vous dites aussi Jean-Pierre Farandou c'est qu'il faut mieux et plus prendre en compte la pénibilité. Oui. Alors ça je le dis et que ça c'est quelque chose que vous allez porter. Oui, je vais le porter. D'ailleurs, je vous savez, il y a eu le fameux conclave hein. Ils sont ils sont passés le conclave des retraites. Le conclave des retraites qui avait souhaité François Bairou qui finalement était un échec. Ouais, mais ils sont passés près de d'une réussite. Oui, mais bon, ça s'appelle un échec quand même. Ouais. Oui, mais faut faut réfléchir là-dessus. Voyez, il faut réfléchir. Et et ça et

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justement, ça a échoué sur la pénibilité. Vous voulez le porter de nouveau ? VO. Ah oui oui, parce que c'est clé. C'est je pense que la contrepartie du fait de demander aux salariés français de travailler davantage, c'est aussi d'écouter les salariés qui sont pas capables de travailler davantage. Voilà, je pense que la clé, elle est là. Une fois qu'on a dit ça, en deux mots concrètement, faut rajouter des critères de pénibilité. En tout cas, il faudra trouver la manière effectivement de prendre en compte des métiers usants ou des gens qui sont usés parce que sont deux notions différentes. Il faut savoir les combiner. Je crois savoir d'ailleurs que dans la fameuse conférence travail emploi retraite dans dans les recommandations qui seront faites dans le rapport final, il y aura des éléments

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qui traiteront de ces sujets-là et à mon avis c'est la clé d'une réforme future. Jean-Pierre Farandau, ministre du travail, des solidarités, vous restez avec nous. On va parler budget dans un instant. Là aussi, c'est un gros dossier qui vous attend dans les prochaines semaines. Juste après l'info en une minute. Il est 8h47, Marie Martir au Népal, [musique] une alerte aux inondations déclenchées ce matin, c'est une retenue d'eau formée en surplomb suite au cru massif d'avantiere qui a commencé à lâcher conséquence en Chine. Les secours sont temporairement suspendus. Le [musique] bilan de cette catastrophe est désormais de plus de 400 morts et plus de 1400 personnes disparues. De nombreuses perturbations suite aux orages en France. Les trains ne circulent plus notamment ce matin en

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garde de la Val après qu'un catén a été frappé par la foudre dans le dou automobilistes de l'autoroute A36 ont été obligé de s'arrêter hier soir à cause de Gréon. Un soldat franco-colombien de la Légion étrangère française retenu en otage depuis début août en Colombie. Il a été enlevé [musique] dans une région contrôlée par la guerria alors qu'il circulait sur une route du sud-ouest du pays. Ce soldat était en permission dans son pays d'origine et puis il était [musique] le doyen des souverains d'Europe. Le roi Aral de 5 de Norvège est mort à l'âge de 89 ans, annonce à l'instant du palais royal norvégien. Il était [musique] hospitalisé depuis la mi-oût pour des complications graves liées à une maladie du sang. France info

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le 830 France info. Camille Girer, Benjamin Recouvreur. Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités est notre invité ce matin. Nous sommes à quelques semaines de la présentation du projet de loi de finances et du budget de la sécurité sociale. Vous y croyez ? Vous croyez vraiment que vous allez réussir à le faire voter ce budget en plein cœur d'une année présidentielle ? Ah bah oui, j'y crois. Si on si on démarre sur des propositions de budget, c'est pour les débattre au parlement et les proposer au vote bien évidemment. Euh et à l'inverse, je serai très inquiet si on y arrivait pas parce que vous savez qu'une loi spéciale, c'est dévastateur hein. Tout le monde parfois là aussi balance l'idée d'une loi spéciale. C'est quoi les conséquences ?

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Mais l'État fait plus rien. L'État ne bouge plus pendant 9 mois. S'il y a une crise de type mousse, vous pouvez pas réagir. Vous pouvez pas engager des moyens au dernier moment. Vous n'avez pas les leviers, vous n'avez pas les leviers, vous pouvez pas réagir. Vous pouvez pas aussi vousz déclencher toutes les dépenses euh que vous auriez aimé faire supplémentaire par exemple sur les armées par exemple, vous pouvez pas les engager puisque vous faites que reproduire le budget de l'année d'avant. Vous voyez donc c'est la paralysie en gros de l'État. Je ça entraîne, il y a des calculs qui sont fait des déficits très importants à la fois d'ailleurs sur la sécurité sociale comme sur comme sur le budget. Pourquoi ça aggrave les déficits ? Parce que on rappelle la loi spéciale, ça reconduit

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toutes les dépenses augmentent et vous pouvez pas augmenter les recettes et vous pouvez pas faire d'économies puisque vous ne touchez à rien. Donc mécaniquement vous avez alors c'est plusieurs milliards. Les marchés regardent tout ça bien sûr vous imaginez comment les marchés regardent tout ça problème de confiance problème de crédibilité. Oui c'est une catastrophe. Donc attention la loi spéciale c'est pas possible. Donc j'en appelle aussi à la responsabilité des parlementaires pour trouver un budget et on est prêt à discuter, on est prêt à négocier, on est prêt à voilà échanger au parlement. Il faut absolument pouvoir donner un budget et pour l'État français et pour la sécurité sociale. Mais quel budget Jean-Pierre Farandou avec les équilibres qu'on connaît à

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l'Assemblée nationale. Édouard Philippe disait hier aussi euh impossible d'avoir un budget cohérent euh qui sortira de cette période de débat budgétaire. Ben moi, j'ai j'ai oui, j'aime pas trop rentrer dans dans une discussion avec un moral de de perdant. Il faut faut rentrer avec un moral de gagnant et d'une capacité à discuter parce qu'au fond, est-ce qu'il y a pas une majorité dans ce pays de députés qui veulent quand même maîtriser la dépense publique ? S'il y a pas de majorité là-dessus, on est embêté forcément parce que nous on va vouloir et sur cet objectif là, on arrive à rassembler déjà une majorité. Ça, il y a une sorte de consensus aujourd'hui sur la nécessité d'une forme de rigueur budgétaire, en tout cas de la gravité, de l'endettement de la France.

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Après, vous le savez bien, chacune des solutions est très politique et presque empêche le consensus mais le rend plus difficile. Oui. Ben, je dis pas que c'est facile hein. Bien sûr. Je dis pas que c'est facile mais voilà. Bon après effectivement c'est une notion de priorité et ce que ce que j'ai dit d'ailleurs et je le redis en fait c'est vraiment notre budget quand je dis nous c'est le gouvernement et notamment celui du premier ministre. L'année dernière, moi je suis arrivé début octobre, bah c'était le budget Baou modifié, adapté mais en dernier moment. Bon, on l'a défendu courageusement, l'année blanche et cetera, on y est allé, on a vu ce que ça a donné. Voilà. Bon, on aait quand même réussi sur au moins sur la sécurité sociale à faire voter et c'est pas si

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mal. Et un 493 qui passe, c'est au fond une espèce de d'accord de non censure implicite. Voulez dire que là, vous allez être vraiment convaincu par le budget que vous allez proposer. Ça sera le pas et on va assumer des priorités. Moi par exemple, j'ai une priorité sur la jeunesse et une priorité sur l'apprentissage par des économies dans ce mais on va commencer par assumer des priorités. Alors les priorités chez moi des postes auquel on touche pas préserver préserver sacralisé l'apprentissage à la fois l'aide aux entreprises pour accueillir des apprentis comme le financement des organismes de formation la jeunesse et notamment les contrats d'engagement jeune qui s'adressent à des jeunes en difficulté qui sont repris par les missions locales pour France Travail on les accompagne.

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Donc ça il faut pas y toucher. On va pas y toucher. Les inspecteurs du travail on a vu l'engagement du premier ministre. J'ai les arbitrages du premier ministre sur ces sujets là. les inspecteurs du travail, on on va maintenir leur nombre quasiment 2000 pour qu'ils puissent remplir leur mission. On a vu que c'était important pendant la canicule. Ils ont pu contrôler si les entreprise respectait les règles pour protéger les salariés des grandes chaleurs. Et et sur les minimats sociaux, je vous le redis, le premier ministre a arbitré, nous allons indexer le RSA et le minimum vieillesse. Donc ça c'est toute la solidarité et c'est toute vous ne touchez pas au minim sociaux, soyons très clair. Vous ne toucherez pas dans le prochain budget. Je parle des miens, ce que je maîtrise

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dans mon ministère. Donc le RSA et les et et le et le le minimum vieillesse onappelle l'aspa seront indexés. Seront indexés. Et les retraites ? Ah les retraites, ça j'en parle pas des retraites. Ça fait pas partie de votre liste justement. Alors après il y a les efforts bien sûr parce que contre partie seront nombreux. Vous savez déjà l'enveloppe globale pour votre ministère par exemple. Oui oui j'ai l'aide de cadrage. Oui oui ça ça fait ça fait quelques milliards mais j'ai un gros j'ai un gros poste sur le bud précisément. Bah c'est c'est euh c'est autour de 2 milliards 2 milliards d'économie 2 milliards et demi ce qui est plus que l'inflation sur une quarantaine de milliards quand même. Moi j'ai j'ai un gros budget dans le dans le dans le dans le PLF de sur quel poste de dépense.

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C'est beaucoup l'efficience. Ce qu'on va tout faire après c'est vous laisser de l'efficience. Moi j'ai commencé dès cette année mais là encore j'arrivais là je l'ai j'allais dire je l'ai industrialisé en quelque sorte. Je fais du contrôle de gestion j'ai mis au point des tableaux de bord qui vont être diffusés dans le service des concentrés pour qu'on soit capable d'évaluer la performance. Vous savez ce que j'appelle mon écosystème, toutes toutes les toutes les entreprises d'insertion par l'activité économique, les fameuses missions locales qu'on a évolué, voilà tout ça, tout ça, on va le mettre sous contrôle de gestion, on sera beaucoup plus efficace et on ira même sur la lutte contre la fraude. S'il y a des CFA qui sont frauduleux et qui font de la mauvaise qualité, on les fermera par

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cette rigueur là, on récupérera plusieurs centaines de millions d'urédire des dépenses inutiles, c'est ça ? Réduire les dépenses inutiles, se focaliser sur l'essentiel. Et l'essentiel pour moi, il est très simple, c'est l'insertion professionnelle. Quand vous êtes au ministère du travail, votre mission fondamentale, c'est de permettre à tous les Français de retrouver du travail, de s'insérer dans la vie professionnelle. Jean-Pierre Farandou, je reviens sur sur les retraites. Vous êtes pour la désindexation des retraites là dans le budget qui va qui va arriver. Ça ça coûte trop cher aujourd'hui à l'État ? Oui. Alors, il y a un problème économique bien évidemment hein, qu'est-ce que l'indexation euh à 100 % sur l'inflation ? Ben euh vous prenez l'inflation, vous vous l'appliquez à 400

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milliards, vous voyez, ça va vite hein. C'est quoi le 100 % l'augmentation de 100 % des retraites, c'est quoi ? C'est 15 milliards de coû sur le budget. Ça va très vite. Donc ça, vous voulez que ça s'arrête parce que c'est un sujet politiquement extrêmement sensible de faisons de la politique justement, on fait de l'économique mais faisons de la politique. La politique c'est la solidarité entre les générations. Il y a les actifs, il y a les retraités. N'oublions pas que les actifs, vous et moi, nous cotisons pour les retraiter. Il faut faire attention à ce que euh on protège énormément les retraités mais les actifs. Et donc dans une période, la période est grave quand même, on n'est pas dans une période facile, je pense que tout le monde l'a compris et les sujets de finances publiques sont

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majeurs. Les sujets de équilibre des comptes de la cicité sociale sont essentiels. On va donc demander des efforts bien évidemment. Vous appelez la solidarité ? Oui, j'appelle la solidarité des seigneurs. La modalité reste à discuter mais sur le fond, c'est ça le message politique. J'en appelle à la solidarité des seniors pour participer à un effort collectif pour redresser notre pays et redresser les comptes de la sécurité sociale. Autre dossier de votre rentrée, Jean-Pierre Farandou, c'est celui de la transparence salariale. Un projet de loi sera présenté dans les prochains jours. C'est ce que vous avez annoncé en début de semaine pour transposer une directive européenne qui devrait permettre aux salariés de connaître par exemple la rémunération de leurs collègues qui font

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le même travail queeux. euh dans l'objectif de réduire les inégalités ou les différences injustifiées de salaire avec des sanctions possibles aussi pour les employeurs. On le fait avec du retard hein, c'était le 7 juin la date limite normalement pour transposer la directive. D'abord dans combien de temps ce sera effectif ? Dans combien de temps on pourra demander à son employeur le salaire de ses collègues par exemple ? Aussi, il faut faire un peu de politique parce que les gens ils ont besoin de sens. Moi, depuis que je suis arrivé à ce ministère, j'agis pour les femmes. J'agis pour les femmes en en les protégeant mieux en terme de santé au travail et dans le grand plan de santé au travail qu'on a sorti en au mois de mai, on va les protéger dans les vêtements de protection. euh on va les

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protéger pour mieux tenir en compte les éléments spécifiques de la santé des femmes, la grossesse, l'allaitement, les les ces situations de ménopause. Donc, on va mieux s'occuper des femmes, on va s'occuper de la sécurité des femmes. Et moi, j'ai déjà dit aux députés qui travaillent sur la proposition de loi dit intégrale que je suis d'accord pour qu' sur les violences sexistes et sexuelles. Exactement. Pour protéger les femmes au travail, je suis d'accord pour qu'il y ait un titre, un chapitre particulier dans le code de travail qui reprendra toutes les dispositions et qui les renforcera pour protéger les femmes au travail. Bien évidemment, pourquoi ça les protégera plus concrètement ? Ah ben c'estàdire, il y aura des plans de prévention et les sanctions seront

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rudes. Voilà, ça sera clair. C'est un peu tolérance zéro. C'est tolérance zéro sur les violences sexuelles et sexistes en général et dans le monde du travail puisque c'est le monde que moi je je régis c'est tolérance zéro sur ces sujets-là sur les retraites là j'ai viens de signer des décrets qui vont alors c'était au projet de loi le le le finance de l'année dernière qui vont permettre aux femmes des enfants d'améliorer leur retraite. Et maintenant c'est les salaires. Les salaires. Moi je sais pas vous mais moi je n'accepte pas que à salaire équivalent et à durée de travail équivalente en moyenne les femmes gagnent 4 % de moins que les hommes. Je ne l'accepte pas. Alors l'Europe non plus ne l'a pas accepté et moi je n'ai aucun problème, même au contraire, je suis heureux de pouvoir

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présenter un projet de loi dont l'objectif essentiel, c'est d'éradiquer ces 4 %. Ça a été dur, les patrons sont vent debout contre cette mesure. C'était pour pas trop les froisser que vous avez pris autant de temps à élaborer ce projet de loi. B je vous dis, il faut prendre le temps de la discussion parce que c'est vrai quand on a quand ce sujetl est arrivé dans le paysage, on a fait ce que j'ai dit, on a appliqué ma méthode, on a fait la du dialogue social. Alors là, on n pas été déçu. On a vu que les positions étaient très divergentes. Pourquoi ils nen voulaient pas les patrons ? Les patrons, ils craignent d'abord quelque chose de trop lourd, trop normatif, la paperace et cetera. Donc voilà. Parce que pour être clair, ça veut dire que une fois que cette loi sera passée,

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on pourra avoir accès à une fourchette de salaire au sein de l'entreprise pourrait pas savoir exactement combien Benjamin Recouvreur est payé mais à ce poste la tout ce qui est nominatif, vous ne le saurez pas. Je le redis, c'est quand même visé sur les femmes. Il faut les femmes pour en savoir ell connaissent son salaire par rapport à la moyenne de voilà un groupe collectif de personnes faisant le même métier, comment elle se situe ? Donc s' a un écart, elles pourront dire mais pourquoi il y a un écart ? Voilà donc ça cette information elle est importante parce qu'à partir de là la la directive ne dit que ça mais elle dit ça et à partir de là ben un dialogue managériel s'établira pour voir quelles explications on peut donner à cette salarié. Voilà c'est ça l'essentiel et moi je suis je le

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soutiens à 100 % je suis pour qu'on améliore la place des femmes au travail. On a besoin des femmes dans l'univers du travail bien évidemment, il faut les aider. Et là et je suis au regret de dire qu'en 2026 on a encore beaucoup de choses à faire, pas de déniers. Merci beaucoup Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités d'avoir été l'invité du 830 France info ce matin. L'info continue sur France Info. Restez avec nous. C'est