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interviewC à vous (sur YouTube)· 19 juin 2025 6 min

Jean-Noël Barrot Le procès des vendanges de la honte - La Story

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Au menu de ma discussion avec mon homologue américain, il y aura le cas de ce député, qui mérite, dans le cadre de ses activités parlementaire, de se rendre aux Etats-Unis. - A.-E.Lemoine: Comment expliquez-vous la 1re intention? - J.-N.Barrot: Je ne me l'explique pas.

C'est pour cela que nous sommes intervenus. - P.Cohen: Il est arrivé, le nouvel ambassadeur? - J.-N.Barrot: Il arrive dans les prochaines semaines. - A.-E.Lemoine: D'autres sujets d'actualité à vous soumettre, notamment dans la Story de M.Bouhafsi. ... - M.Bouhafsi: C'est l'histoire des vendanges de l'horreur.

A l'été 2023, 57 travailleurs étrangers ont été découverts dans la Marne, dans des conditions de vie et d'hébergement déplorables. La plupart des victimes sont originaires d'Afrique de l'Ouest. Parmi les victimes allant de 16 à 65 ans, il y a une grande majorité d'hommes, mais aussi 9 femmes.

Ces personnes vivaient à même le sol, se douchaient sans eau chaude et à proximité d'installations électriques dangereuses. ... - M.Bouhafsi: C'est grâce à un signalement des voisins que l'inspection du travail a découvert ces victimes entassées les unes sur les autres.

A l'époque, les inspecteurs n'en croient pas leurs yeux. Certains évoquent un climat de terreur au sein de l'un des prestigieux vignobles champenois. - On n'a pas été payés.

Le pire, ceux qui étaient dans les champs ont été tabassés et violentés souvent. - M.Bouhafsi: Le procès des vendange de la honte s'est ouvert ce matin devant le tribunal judiciaire de Châlons-en-Champagne.

Le parquet a retenu 5 infractions contre 3 personnes et une société de services. Conditions de service indignes, emploi de salariés sans titre de travail et surtout, traite d'êtres humains. - Un homme avec un couteau leur disait de retourner travailler.

C'est inouï. On le dénonce. Les conditions de travail et d'hébergement ressemblent à de l'esclavagisme. - M.Bouhafsi: Pour atténuer la responsabilité de sa cliente, l'un des avocats de la défense a trouvé un argument surprenant pour justifier les conditions de vie indignes des travailleurs. - Il y a des très grandes difficultés de recrutement.

Ca amène à un traitement dans l'urgence de ces questions. Ca amène parfois à des débordements, comme ma cliente a pu en être victime. - M.Bouhafsi: Les 57 victimes sont soutenues par la CGT Champagne, en colère de voir que les donneurs d'ordres ne sont pas présents aujourd'hui au tribunal. - Je veux que les sanctions tombent, que ce soit pour les prestataires...

Ce qu'on déplore, c'est qu'il n'y a pas de donneur d'ordre convoqué à la barre. On trouve ça inadmissible. - M.Bouhafsi: Dans un secteur sous tension où les vignobles passent par des prestataires de services, plusieurs associations...

C'est le prestataire qui est jugé...

Plusieurs organisations des droits de l'homme se sont portées parties civiles. Cette affaire n'est pas la première. En 2018, 48 étrangers embauchés pour des vendanges et découverts dans des conditions similaires.

Aujourd'hui, la traite d'êtres humains touche plusieurs secteurs en France. Les professionnels sont concernés, mais aussi des particuliers. - Les personnels domestiques travaillent avec des amplitudes horaires qui peuvent aller jusqu'à 15 heures par jour en étant isolés du monde.

On a trouvé un jour, dans une épicerie, une personne exploitée qui dormait dans un faux plafond. Dans le bâtiment, on a des personnes qui étaient cadenassées dans des bâtiments en construction, qui dormaient sur place dans des conditions sordides. On est de l'ordre de 1500 dossiers.

Ca touche toutes les catégories sociales. Il n'y a pas de profil type, ni pour les exploiteurs ni les personnes exploitées. - M.Bouhafsi: En France, en 2024, le Comité contre l'esclavage moderne a relevé 327 dossiers de traite d'êtres humains en France.

Selon l'Organisation internationale du travail, le montant des profits illégaux est estimé à 18 millions d'euros. Monsieur le ministre, quelles mesures concrètes doit-on engager pour mettre fin aux réseaux de passeurs? - J.-N.Barrot: C'est une situation qui, comme vous l'avez dit, est indigne.

C'est surtout extrêmement grave, la traite d'êtres humains. C'est sans doute l'un des qualificatifs juridiques assorti des peines les plus lourdes dans notre droit. Je pense qu'il faut le rappeler.

Ce n'est pas juste une affaire de travail illégal. Ce qu'il faut faire, c'est d'abord réprimer ce type de comportement et de réseau. C'est ce que nous avons commencé à faire dans la dernière loi immigration qui a été votée.

Ceux qui transportent, ceux qui emploient à ces fins de travail illégal des personnes étrangères ont vu les sanctions contre elles se durcir. Concernant l'action que je mène, l'objectif est de les mettre en faillite, d'éviter que de jeunes hommes et de jeunes femmes se trouvent en situation de devoir quitter leur famille, leur village, leur pays, en prenant tous les risques pour se retrouver entre les mains de ce type de passeurs. Pour ça, il y a la coopération internationale et l'extinction

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