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interviewLCI — L'événement du dimanche· 19 janvier 2025 46 min

L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 19 janvier 2025

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

Bienvenue dans l'événement du dimanche, ravi de vous retrouver, notre invité ce dimanche pour cette première demi-heure. Sébastien Chenu, bonjour.

0:14
Sébastien Chenu

Bonjour et bonne année.

0:15
Présentateur

Bonne année à vous, merci d'avoir accepté notre invitation. Vice-président du Rassemblement National et député du Nord, avec à mes côtés ce dimanche pour vous interroger Arlette Chabot. Bonjour à vous. Bonjour. Et David Revolalonne, merci beaucoup d'être là, rédacteur en chef de la revue Hémicycle. Avec vous Sébastien Chenu, on reviendra évidemment sur cette semaine, mouvementé politiquement. François Bayrou, sa méthode, pour durer, peut-elle tenir ? Qui voyez-vous ? Mais d'abord, parlons de la situation internationale, d'un événement qui fera la une demain, l'investiture de Donald Trump.

Cérémonie en grande pompe, un peu modifiée à cause notamment de la météo qui se rapproche de celle du Nord ces derniers temps. Cette venue, cette venue de certains élus de votre parti, vous met-elle un peu mal à l'aise ? On a l'impression que ce n'est pas complètement assumé. Jordan Bardella parlait de Walt Disney. Il dit, on a l'impression que d'aller là-bas, c'est de se prendre en photo de Donald Trump pendant son discours. Tout ça est un peu gagasque. Est-ce que vous êtes un peu mal à l'aise avec le sujet ?

1:16
Sébastien Chenu

Non, on n'est pas mal à l'aise avec le sujet. Bon, ni Marine Le Pen, ni Jordan Bardella ne seront présents. Mais la différence qu'on doit avoir vis-à-vis du président des Etats-Unis, comme de n'importe autre grande démocratie d'un pays ami, fait qu'il n'est pas anormal qu'il y ait une délégation qui puisse représenter les grands mouvements politiques, le premier parti politique de France. Ça, c'est la première chose. Maintenant, Donald Trump est un président qui va défendre les intérêts des Etats-Unis. « Ne nous faisons aucune illusion. Donald Trump n'est pas là pour cajoler la France, l'Europe. Donald Trump va être un président aux exigences difficiles.

Il faut s'attendre à devoir mener des combats contre Donald Trump. Il n'en demeure pas moins que les Etats-Unis restent une puissance amie, restent un partenaire aussi, mais c'est un partenaire avec lequel nous aurons maille à partir d'un point de vue économique. Et Donald Trump ne joue pas double jeu là-dessus. Il l'a dit. Il défend les intérêts des Américains, mais parfois, on a l'impression de s'en étonner un peu ici en France. Parce que nous, on n'est pas habitués à avoir un président qui défend l'intérêt des Français. Mais Donald Trump, il défend l'intérêt des Américains. C'est-à-dire pour ça qu'il a été élu.

2:21
Présentateur

Vous le rappeliez, pas de Jordan Bardella, pas de Marine Le Pen demain, mais Louis Alliot pour le RN, Julien Sanchez et Alexandre Sabatou. Il y aura aussi Sarah Knaffo, Éric Zemmour pour Reconquête, Marion Maréchal, David Revodalom.

2:33
Invité

Oui, il y a quand même un net changement d'ambiance par rapport à 2016. Je me souviens qu'à l'époque, Mme Le Pen avait tenté de rencontrer Donald Trump en bas de la Trump Tower. Pourquoi ce changement d'ambiance ? Parce qu'il y a certes une représentation, mais à moindre niveau.

2:46
Sébastien Chenu

Oui, les choses ont beaucoup changé depuis. Les choses ont beaucoup évolué. Donald Trump a été élu, puis a été battu, puis a été réélu. On sortait de l'ère Obama. Donc, la relation avec les Etats-Unis, elle est en permanente évolution. C'est d'ailleurs bien normal, ça fait partie des relations internationales. Aujourd'hui, parce qu'on a vu Donald Trump aussi au pouvoir, c'est aussi ça la réalité. On a vu Donald Trump exercer le pouvoir avec ses défauts, avec ses forces, avec ses faiblesses. Et on sait que c'est un interlocuteur difficile. Après, moi, je ne me fais pas d'illusion. Ça aurait été Kamala Harris. Elle était là pour défendre les intérêts des Français et des Européens.

Mais Donald Trump, il est tellement patriote. Sa personnalité est tellement jusqu'au boutiste.

3:28
Présentateur

Trop patriote, diriez-vous ?

3:29
Sébastien Chenu

On n'est jamais trop patriote dans la vie. Non, enfin, ici, on n'est pas habitué à être patriote. On a un président de la République qui n'est pas patriote. Je veux dire qu'il pense davantage à l'Europe qu'à la France. Donc, Donald Trump, il fait passer les intérêts des Etats-Unis avant toute chose. Donc, c'est un partenaire difficile. Donc, oui, on sera amené, probablement, à être en opposition avec la politique de Donald Trump. Mais c'est vrai que ce côté très patriote envoie un signal sympathique.

Les gens qui défendent leur pays, qu'ils font avec beaucoup de convictions, sont évidemment plus sympathiques que les gens qui le font comme des mollusques ou qui ont honte de défendre les intérêts de ceux qui les ont élus. Donc, de ce point de vue, le président américain peut être un modèle pour le Rassemblement National ? Non, non, non. Vous connaissez la phrase d'Aragon, ni un modèle, ni une excuse, Donald Trump. Parce que le problème, c'est que les Américains, ce n'est pas des Européens qui parlent français. Les Américains, ils ont leur système de valeurs. Les Américains, ils ont leur rapport à la liberté, à l'économie, à la religion, qui n'a rien à voir avec nous, nos grands équilibres.

Vous savez combien le poids de la religion est important aux Etats-Unis. Nous, on est un Etat laïque. Vous savez combien le business, comme ils le disent, est important et prime sur beaucoup de choix. Donc, ne transposons pas, ne cherchons pas à transposer. Les Etats-Unis, ce n'est pas la France. Ce n'est pas des Anglais, ce n'est pas des Américains qui parlent français. Ce ne sont pas les mêmes que nous. Ils ont un rapport aux choses qui est différent. Donc, Trump n'est pas un modèle. Ce n'est pas une excuse non plus. Je pense que c'est intéressant de le voir se battre pour défendre les intérêts américains.

5:00
Invité

Et en plus, vous regardez les sondages, les enquêtes d'opinion, et vous regardez aujourd'hui le sondage que publie la tribune. Et on voit qu'il y a les deux tiers des Français, 67%, qui se méfient, qui sont inquiets, de voir Trump à la Maison-Blanche. Donc, vous êtes prudent et vous suivez l'opinion française et vos électeurs.

5:16
Sébastien Chenu

Non, ce n'est pas qu'on suit l'opinion française. On a vu Donald Trump. On sait ce dont il est capable. C'est-à-dire qu'il peut être aussi excessif. C'est le moins qu'on puisse dire sa méthode ou son comportement n'est pas exactement, moi, par exemple, ce que j'aime chez un leader politique.

5:30
Invité

C'est-à-dire la force, la puissance ?

5:32
Sébastien Chenu

Non, mais le côté excessif, c'est-à-dire le côté brutal, le côté char d'assaut sans marche arrière, sont quand même les symptômes d'un personnage difficile. Moi, ce n'est pas exactement ce que j'aime. Mais encore une fois, c'est le choix des Américains. Trump a été élu parce qu'il a parlé aux Américains des problèmes qui les intéressaient. Il leur a parlé de leur pouvoir d'achat. On avait une candidate démocrate qui était particulièrement nulle. Ici, je sais que sur tous les plateaux, elle était montrée comme un exemple.

Il y a beaucoup d'Américains qui m'ont dit, il se trouve que moi, j'ai une partie de ma famille américaine qui vote à parité démocrate et républicain, et qui m'ont dit que la candidate démocrate était d'une nullité absolue. On ne comprenait rien de ce qu'elle voulait faire pour le pays. Donc, Trump avait pour lui une force de conviction, la capacité à parler des problèmes qui touchaient les Américains, et il emportait d'ailleurs avec lui beaucoup de minorités, des minorités ethniques. Puis, aux États-Unis, les Américains d'origine mexicaine, d'origine asiatique, etc., ont voté massivement pour Trump, et il a fait des percées incroyables dans les fièvres démocrates.

Ça veut dire quelque chose, quand même.

6:35
Présentateur

Vous parlez de brutalité, par exemple, ce décret, qui prévoit l'arrestation massive d'immigrés clandestins dès mardi, dès mardi 21 janvier. Vous, si vous arriviez au pouvoir, c'est un modèle sur lequel vous vous inspireriez, ou ce ne sont pas vos méthodes ?

6:53
Sébastien Chenu

Non mais madame, si vous voulez me faire dire que les clandestins n'ont rien à faire dans le pays, oui, évidemment, je trouve ça normal. Enfin, tout le monde devrait se dire que quelqu'un qui n'a pas le droit, le droit qui n'a pas respecté les règles qui lui permet d'un autre pays soit reconduit à la frontière, doit immédiatement être sanctionné. Je trouve ça normal. Trump le fait avec une certaine forme de provocation, évidemment, mais enfin, moi je suis attaché à la loi, à ce qu'il fait la loi, à ce que le législateur produit.

Demain, nous, nous sommes attachés à faire évoluer la loi, mais aussi à sanctionner ceux qui sont sur notre pays de façon illégale, et sans faire de parallèle avec Donald Trump, je trouve normal d'expulser, avec toutes les difficultés qu'on a à le faire, d'expulser des gens qui n'ont rien à faire chez nous. Ça me semble être le strict bon sens.

7:32
Invité

La provocation, provocation pour vous, c'est que ce soit des militaires, que ce soit la garde nationale, des hommes en uniforme, pour faire simple, qui fassent monter des migrants clandestins dans des bus, par exemple. Non, parce que sur la méthode... Non, mais c'est choquant. C'est une méthode qui est choquante pour vous, où vous dites, bah, c'est efficace, finalement.

7:47
Sébastien Chenu

Non, c'est pas choquant de faire respecter la loi de son pays. Non, je crois pas que ce soit choquant de faire respecter la loi de son pays. Donald Trump mettra les moyens qu'il juge utiles, mais, vous savez, force doit rester à la loi. À partir du moment où la loi n'est pas respectée, eh bien, c'est un aveu de faiblesse de ceux qui nous dirigent, mais ça crée aussi des situations insupportables que nous, nous connaissons déjà ici en matière d'immigration. Force doit rester à la loi, et c'est peut-être parce qu'on n'est pas habitués, nous, à faire appliquer la loi ici en France que certains beaux esprits vont s'émouvoir de ce que Donald Trump pourrait faire.

Ça ne veut pas dire qu'il faut être indigne. Moi, je pense qu'on peut faire appliquer la loi de façon digne, on peut reconduire les gens à la frontière. Il y aura des images qui peuvent choquer. Bien sûr, mais ce n'est jamais agréable quand on applique la loi de façon ferme. Parfois, ce n'est pas très agréable. Je suis d'accord avec vous. Moi, je pense qu'il faut garder de la dignité, mais appliquer la loi décidée par le législateur, c'est-à-dire par les Français, par les représentants des Français, me semble être nécessaire. C'est probablement parce qu'ici, on n'est pas habitués à appliquer la loi qu'on se bouche le nez en regardant ce que les autres peuvent faire dans le même domaine.

8:47
Présentateur

Avant d'en venir à la situation politique française, une rapide question avec vous, David. Elon Musk sera demain présent, le patron de Hicks. David, sur ce sujet.

8:56
Invité

Oui, une dizaine de députés de gauche ou de la Macronie ont déjà annoncé leur départ de la plateforme. Ce matin encore, l'ancien ministre de l'Industrie, Roland Lescure. Est-ce que vous, vous envisagez de faire le même chemin ou comment vous vous positionnez par rapport à ces départs en série ?

9:15
Sébastien Chenu

Franchement, je ne veux pas être désobligeant avec M. Lescure, mais est-ce qu'il y a un Français, un Américain, un citoyen de la planète Terre dont ça émeut de voir Roland Lescure quitter Hicks ? Non, mais je veux dire, au bout d'un moment, ils sont ridicules.

9:29
Présentateur

Mais il n'est pas le seul. Oui, Mme Rousseau. Est-ce qu'ils se rendent compte

9:34
Sébastien Chenu

de la nullité, de la bêtise ? C'est des gens qui ont les yeux sur leur nombril.

9:37
Présentateur

Mais ce n'est pas une discussion légitime à avoir ?

9:39
Sébastien Chenu

Il pense qu'Elon Musk va être très impressionné parce que Mme Rousseau tweetera plus ses âneries sur Hicks. Il pense que le fait que Roland Lescure soit plus sur Hicks, ça va changer la face du monde. Mais est-ce que c'est un débat que vous avez, vous, au Rassemblement National ? Non, pas du tout. J'en fais ce qu'il veut.

9:51
Locuteur non identifié

Non, c'est pas du tout une question

9:51
Sébastien Chenu

que... On a des députés qui sont sur Hicks, beaucoup. Certains n'y sont pas, ça existe aussi. Chacun est libre. Mais d'ailleurs, les réseaux sociaux, vous pouvez bloquer les gens, vous pouvez détourner le regard, si ça ne vous plaît pas. Vous n'êtes pas obligés d'y être. Avant de parler, de le quitter, vous n'êtes pas obligés de vous y inscrire. C'est parce que le RN l'utilise beaucoup que vous n'envisagez pas du tout ? Tout le monde utilise Hicks. En réalité, moi, je trouve... Ça, c'est bon. Moi, je ne suis pas... Enfin, je trouve que les réseaux sociaux ont une difficulté.

C'est que l'anonymat permet de les transformer rapidement en espèces de vides-ordures dans lesquelles il y a absolument toutes les horreurs possibles et imaginables. La régulation des réseaux sociaux, ça, c'est un vrai débat. C'est un vrai beau débat qui est devant nous. On arrive à le faire sur certains. Facebook est plutôt bien régulé, d'ailleurs. Donc, il y a des enjeux derrière, des enjeux de régulation. Mais l'idée de dire je m'en vais venant d'éminentes personnalités politiques mondiales comme Roland Lescure, franchement, c'est grotesque.

10:47
Invité

Comment vous regardez les prises de position d'Elon Musk en Europe ? Alors, il y a une proximité avec Georgia Melloni, il soutient l'AFD en Allemagne, il soutient Nigel Farage à nouveau au Royaume-Uni. Vous vous dites ce serait sympa si on rencontrait Elon Musk. Est-ce que Marine Le Pen rêve de rencontrer Elon Musk ? Ou est-ce que vous dites on attend peut-être un petit coup de pouce d'Elon Musk ?

11:06
Sébastien Chenu

Non, on n'attend rien d'Elon Musk. Non. Nous n'attendons rien d'Elon Musk. Nous sommes assez grands, nous n'avons pas à être pris en main par... Ça vous choque

11:12
Invité

qu'il prenne position, qu'il intervienne d'une certaine manière ?

11:15
Sébastien Chenu

Il est libre, il a envie de soutenir et il peut soutenir qui il veut. Nous, nous n'attendons pas Elon Musk.

11:22
Présentateur

Ça serait un soutien encombrant ?

11:23
Sébastien Chenu

Comment ?

11:24
Présentateur

Ça serait un soutien encombrant s'il y a un moment donné, à l'occasion de prochaines échéances ? À la fois,

11:29
Sébastien Chenu

on n'en a pas vraiment besoin pour être très honnête. On travaille très bien sur Elon Musk. On n'a pas besoin d'une influence extérieure, ce n'est pas le genre de la maison. Maintenant, il a la folie du génie, Elon Musk. Évidemment, il a quelque chose de génial dans ce qu'il a réussi à faire. C'est un type hors du commun, extraordinaire, avec aussi une part de folie, de dinguerie, de vouloir s'arroger des pouvoirs qu'il n'a peut-être pas encore. Donc, un personnage intéressant dans le sens où il nous intéresse, on en parle, mais moi, je n'ai pas du tout envie qu'il interfère dans la politique française.

12:05
Invité

Parce qu'on a vu qu'il s'était intéressé de près à la situation en Allemagne en soutenant l'AFD. Il est proche de Georgiou Méloni. Il a soutenu des nationalistes britanniques. S'il le faisait, quelle serait votre réaction ? Vous accepteriez ce soutien ? Non, je vous dis,

12:18
Sébastien Chenu

on n'a pas besoin de lui. Je ne peux pas vous dire autre chose. Nous n'avons pas besoin de lui. Et c'est très clair. Moi, je ne suis jamais contre... Vous voyez, c'est un jour mon chemin croisé celui d'Elon Musk. Ça m'intéresserait d'échanger avec quelqu'un comme ça parce que...

12:30
Présentateur

Il sera à Paris au mois de février, normalement.

12:32
Sébastien Chenu

Il est totalement hors du commun. Donc ça m'intéresserait intellectuellement pour le plaisir de l'ajouté intellectuel pour comprendre qui est ce personnage. Mais je n'ai pas besoin...

12:39
Invité

Une curiosité personnelle, un intérêt personnel des gens politiques.

12:42
Sébastien Chenu

du tout d'être pris... Exactement. Nous n'avons pas du tout besoin d'être pris en main par Elon Musk. Et encore une fois, je vous le dis, ce n'est pas le genre de la maison.

12:49
Présentateur

Sébastien Chenu, François Bayrou, le Premier ministre a évité la censure jeudi dernier.

12:53
Sébastien Chenu

Une autre forme d'intelligence.

12:55
Présentateur

Autre forme d'intelligence. Je vous laisse mettre de vos mots. Il a dit, depuis le début, à son arrivée à Montignan, dit de ne pas vouloir dépendre du Rassemblement National, à l'inverse sans doute de Michel Barnier. C'est plutôt réussi pour le moment.

13:11
Sébastien Chenu

Non mais François Bayrou, d'abord dépend du Parti Socialiste, visiblement, vous savez, d'une dépendance à l'autre, il n'y a que quelques sièges dans l'hémicycle, nous a démontré quoi ? À travers son discours de politique générale, c'est le vide sidéral. D'abord, il n'y a pas de cap. François Bayrou ne trace pas un cap, ne nous dit pas comment il veut redresser le pays. C'est une sorte de bricolage. Il cherche à gagner du temps jusqu'au budget. Ça tombe bien, les socialistes ont besoin de gagner du temps eux aussi. Ils ont un congrès. Donc finalement, ils se sont retrouvés avec l'idée que les socialistes devaient sortir plus ou moins de leur alliance avec Alefi.

Bayrou devait échapper à la censure. Donc ils ont trouvé un espèce d'accommodement que Alain Juppé jugerait raisonnable selon ces termes qui leur permet de gagner du temps mais pas de résoudre les problèmes des Français.

13:58
Présentateur

Mais j'entends tout ça et on entend tout ça mais vous avez perdu de votre influence. Il y a quelques mois encore, vous disiez un simple tweet de Marine Le Pen Le Pen suffit à infléchir la position du Premier ministre. Ce n'est plus le cas. Ça, c'est factuellement exact.

14:08
Sébastien Chenu

Nous sommes exactement dans le même cas que lorsque Michel Barnier a défendu sa politique, son discours politique générale. Nous n'avions pas voté la censure. Vous nous avez dit exactement les mêmes choses. Mais alors, la censure ne passe pas, Michel Barnier continue. Mais nous, nous ne votons jamais la censure après la déclaration de politique générale parce que la déclaration de politique générale, ce sont des mots. On va entrer dans le débat budgétaire. On va voir si les socialistes ont réussi à faire bouger les lignes. On va voir si la réforme des retraites, que ce soit sur l'âge ou les annuités, a véritablement été une inflexion.

Moi, je n'y crois pas du tout pour des raisons assez objectives d'ailleurs. Mais ce que je crois, c'est qu'il aura du mal, François Béroud, à faire sans le premier groupe de l'Assemblée nationale qui est le Rassemblement national.

14:52
Invité

Alors, François Hollande, ancien président de la République, s'exprime ce matin dans la tribune dimanche et je vais le citer. Les socialistes ont refusé de faire du RN l'arbitre des prochains mois. C'est ce qui avait perdu le gouvernement Barnier et aussi, les socialistes constituent désormais le pôle central au sein de l'Assemblée. Ils ont la clé jusqu'en 2027. Mathématiquement, on l'a constaté jeudi, votre groupe, le vote de votre groupe, pardon, n'est plus aussi décisif, bien sûr,

15:15
Sébastien Chenu

pour que c'est ou non un gouvernement. François Hollande a raison sur une chose, les socialistes ont sauvé la tête de François Béroud. Donc, les socialistes, et si demain, ils votent le budget, c'est un acte fort de voter le budget puisqu'on sait très bien que ce qui sépare la majorité de l'opposition, c'est le vote du budget. Donc, si les socialistes votent le budget, ils rejoignent donc la Macronie, ce qui a intellectuellement...

15:34
Présentateur

C'est peut-être pas tant ça qu'ils jouent, pas voter le budget, peut-être de pas voter la censure, la motion censure qui suivra, c'est pas la même chose.

15:39
Sébastien Chenu

On verra, on verra, mais oui, alors ne pas voter le budget sans voter la censure, alors là, c'est un exercice totalement irrationnel. Vous refusez de voter le budget, mais vous ne votez pas la censure, ça ne correspond plus à rien. Donc, enfin, les socialistes ne sont pas à ça près. Mais sur le rôle de votre groupe, le poids politique de votre groupe...

Mais là, aujourd'hui, parce qu'on n'a pas censuré et parce que les socialistes ont manqué, parce que si nous avions censuré, si nous avions voté la censure sans les socialistes, c'était un exercice stérile puisqu'les socialistes ont choisi de sauver François Béroux comme d'ailleurs les républicains ont sauvé la tête des gouvernements macronistes depuis qu'ils sont élus. En fait, tout ça participe d'une chose, c'est la constitution d'un bloc central dans lequel les socialistes vont finir par trouver leur place. C'est comme ça que les choses sont en train de s'organiser. Et puis, il restera à l'extrême-gauche Jean-Luc Mélenchon et les Verts.

Et puis, il restera une opposition républicaine, populaire, incarnée par Marine Le Pen qui a déjà agrégé une partie des républicains. On continue en fait à recomposer le paysage politique.

16:41
Invité

Oui, mais ils ont obtenu quand même un certain nombre de victoires, les socialistes quand même. On voit bien la lettre de François Béroux. Oui, c'était même des choses que vous aviez demandé. Les 4 000 enseignants par exemple, les jours de carence, les jours de carence pour les fonctionnaires. Il y a plusieurs sujets. Non, mais même si on ne prend pas tout, il y a une espèce de chemin qui commence effectivement à être dessiné. Si ça continue, vous êtes marginalisés, même si vous êtes le premier groupe de l'Assemblée. Ils feront sans vous.

17:09
Sébastien Chenu

Là, on est sur plusieurs choses. Les 4 000 fonctionnaires de l'éducation nationale n'étaient pas, nous, dans nos lignes rouges parce qu'on pense qu'effectivement, et on pourra en parler vis-à-vis des déclarations d'Isabelle Borne, le grand chantier.

17:19
Invité

Ils sont contents, donc ça marche.

17:21
Sébastien Chenu

Mais c'est vrai qu'ils se sont fait acheter en fait, en réalité. Mais en revanche, sur les jours de carence, moi, je pense exactement l'inverse. Nous, on n'était pas fermés à ça à condition que, j'allais dire, l'égalisation entre privés et publics sur les jours de carence, ce soit du pouvoir d'achat supplémentaire, notamment pour payer les heures supplémentaires, des fonctionnaires dans les hôpitaux, dans les forces de l'ordre. Donc au contraire, nous, on n'était pas fermés à ça. Donc là encore, c'est un recul de François Béroud, mais qui va être compensé par quoi ? Par le maintien de l'abaissement de l'indemnisation des arrêts maladie.

Donc d'un côté, ce que les socialistes disent avoir gagné, ils vont le perdre parce qu'on va moins bien indemniser les jours d'arrêt maladie. Donc ça, il faudra aussi...

17:55
Locuteur non identifié

10% de moins.

17:56
Sébastien Chenu

Oui, il faudra qu'ils l'expliquent qu'ils ont lâché là-dessus. Donc vous voyez, moi je pense qu'en fait, ils ont gagné du temps. C'est ça, ce qui est fondamental. Sur la réforme des retraites, puisque ça a été quand même un peu l'équation initiale de ce débat. Est-ce que vous croyez sincèrement qu'en trois mois, on revisite une réforme des retraites aussi importante ? Et notamment, est-ce qu'on fait bouger l'âge et le nombre d'annuités en trois mois en réunissant les partenaires sociaux ?

18:26
Présentateur

Vous n'y croyez pas une seule seconde ?

18:27
Sébastien Chenu

Mais non, parce qu'en fait, les partenaires sociaux n'ont pas le même objectif. Mais surtout, moi je crois qu'ils peuvent atterrir à la fin sur quoi ? Sur quelques mesures sur la pénibilité difficile à mettre en œuvre. À chaque fois, on revient là-dessus. Mais moi je pense qu'une réforme des retraites, ça se lit, ça se travaille et ça se réorganise à la lumière de quoi ? D'une politique de l'industrie, d'une politique de la natalité, d'une politique de l'emploi des jeunes, d'une politique de l'emploi des seniors. C'est tous ces leviers-là qu'il faut faire bouger en réalité. François Bérouse, qu'est-ce qu'il est en train de faire ?

Peut-être d'essayer d'entrer aussi sur la voie de la capitalisation de la retraite par capitalisation. Non seulement je trouve ça dangereux, c'est une rupture avec le pacte social, on va avoir des retraites si c'était ça sur la capitalisation.

19:09
Présentateur

Pour les Français les plus aisés, les revenus les plus hauts.

19:12
Sébastien Chenu

Et puis même, vous savez que les grands groupes peuvent mieux valoriser ces retraites par capitalisation que les petites PME. Et puis, si on faisait entrer juste de la capitalisation en même temps que le système actuel de retraite, on aurait deux types. Là aussi, on aurait quelque chose qui ne serait pas égal, c'est-à-dire qu'il y aurait une génération qui quelque part cotiserait deux fois le système actuel plus la capitalisation. Donc, moi je pense que François Béroux n'est pas décidé à ouvrir le grand chantier des retraites, que la gauche est très mal à l'aise avec cela et que donc c'est un gain de temps mais pas un gain d'argent pour les Français.

19:46
Invité

La conférence sociale, c'est une mauvaise idée pour vous de mettre tous les partenaires sociaux autour de la table ? Par principe, vous êtes contre ? Vous dites de toute façon...

19:53
Sébastien Chenu

Non. Moi je ne suis par principe aucune idée qui permette aux gens de dialoguer entre eux.

19:58
Invité

Et ensuite, s'il y a une loi qui reprend un certain nombre d'accords...

20:01
Sébastien Chenu

Mais c'est ce que je viens de vous dire... Déjà, attendons de voir ce qu'il y a. Je ne vais pas me prononcer sur une... Non, mais sur le principe, il y a une notion pas suffisante. Sur le principe, nous, tout ce qui va dans le sens du pouvoir d'achat des Français, on le regarde avec attention. Mais je viens de vous dire, moi je crains que ça n'aboutisse à la fin sur des mesures assez inapplicables. Souvent, c'est sur la pénibilité. Et je pense que ça, c'est évidemment extrêmement faible par rapport à l'acte politique qu'ont posé des socialistes, c'est-à-dire soutenir Emmanuel Macron et son gouvernement.

20:32
Présentateur

Sébastien Chenion, vous avez écouté très attentivement lors de l'examen de cette motion de censure. Vous étiez à la tribune. Vous avez eu des mots extrêmement durs à l'égard du Premier ministre. C'était violent. En tout cas, alors c'est quoi ? C'est que de la posture. Non, mais je ne suis pas violent. Je ne suis pas violent. D'abord, pourquoi ça n'a pas débouché au vote d'une motion de censure, très clairement, vu la violence du propos. Et par ailleurs, revient cette encore petite musique d'une présidentielle anticipée, David.

20:58
Invité

Oui, on sait que plusieurs acteurs de la vie politique, notamment Jean-Luc Mélenchon, mais aussi dans le centre de l'échiquier. On l'a vu avant les vacances. Je pense à des personnalités telles que Jean-François Copé ou autres. Quelle est exactement la position du RN par rapport à ce scénario d'une présidentielle qui arriverait dans quelques mois ?

21:17
Sébastien Chenu

D'accord. Alors, sur le discours, moi, j'ai acté le fait que c'était le vide. Et comme j'ai dit à François Béroux, on ne censure pas le vide. On ne censure pas le blabla. On ne censure pas l'absence de cap. On ne censure pas le bricolage. On censure des actes. Je lui ai dit rendez-vous sur les actes que vous allez poser. Et là, nous sommes capables de voter pour ou contre ou de censurer.

21:35
Présentateur

Rendez-vous en février, donc ?

21:37
Sébastien Chenu

Absolument. Ça, c'était sur le budget. Sur une présidentielle anticipée. Nous, nous avons toujours dit parce que nous avons à la fois du respect pour la fonction du chef de l'État et aussi pour nos institutions que lorsque la machine se bloquait, si elle venait à se bloquer, c'est au chef de l'État d'en tirer lui-même les conséquences. Le chef de l'État dans notre pays l'ont déjà fait. Le général de Gaulle l'a déjà fait après un référendum.

Donc, si la machine se bloque, si on n'arrive plus à faire un budget, si un gouvernement est censuré, si on n'arrive plus à nommer un premier ministre dans notre pays, la machine se bloque, c'est au président de la République d'en tirer les conséquences et je le crois de se retirer dans ces cas-là. Mais il n'y a que lui qui peut le décider. Les tours de passe-passe, les sauts en avant et en arrière, les bons d'Emmanuel Macron dans tous les sens, les discours dans tous les sens. Vous avez déjà envoyé

22:27
Présentateur

des formulaires de parrainage comme les Insoumis l'ont fait à certains élus ?

22:31
Sébastien Chenu

Non, nous n'avons pas envoyé de formulaires de parrainage mais on s'intéresse à l'idée qu'une présidentielle anticipée puisse avoir lieu. Ça fait partie aussi des choses possibles. Emmanuel Macron n'a pas envie et l'a dit. Moi, je crois sincèrement à ce qu'il dit. Je crois qu'il n'a pas du tout envie de démissionner. Mais à un moment, ce n'est pas l'envie, c'est que la situation vous amène à devoir tirer des conséquences différentes pendant lesquelles vous exprimez.

22:54
Invité

Et très rapidement, avant une présidentielle anticipée, il pourrait y avoir des législatives anticipées, une nouvelle dissolution. Est-ce que vous êtes prêts ? Est-ce que vous avez fait le travail de nettoyage des listes puisque Jordan Vardena avait parlé de certaines brebis galeuses qui vous avaient coûté cher

23:07
Sébastien Chenu

de retourner ? Oui, nous sommes actuellement quasiment tous les jours, en tous les cas, plusieurs jours par semaine en train de travailler dans des commissions nationales d'investiture à auditionner des candidats, à les rencontrer, à regarder leur capacité à devenir parlementaire demain avec, évidemment, comme boussole, la volonté de respecter notre programme, évidemment, parce qu'on est élu sur des idées, je sais que ça paraît toujours bizarre qu'on défend des idées, enfin nous, on défend des idées, et puis d'avoir des personnes qui, à l'image des Français, on ne veut pas avoir qu'une bande de techno non plus, sont capables de devenir demain députés.

Eh bien, on est en train de faire ce travail.

23:40
Présentateur

Comme Emmanuel Macron, en 2017, vive la société civile aussi.

23:44
Sébastien Chenu

La société civile, des Français qui défendent des idées, c'était des Français qui défendaient des intérêts souvent

23:51
Présentateur

d'avoir été notre invité ce dimanche. Restez dans l'événement du dimanche dans quelques instants. C'est le ministre de la Fonction Publique qui est notre invité, Laurent Marc-Angeli. A tout de suite. Retour sur le plateau de l'événement du dimanche avec notre nouvel invité, Laurent Marc-Angeli. Bonjour. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes le nouveau ministre de l'Action Publique, de la Fonction Publique et de la Simplification. On va revenir sur ce large portefeuille et des missions qui vous incombent. Elles sont nombreuses, pas forcément agréables. Avec moi pour vous interroger et David Revaud-Dallon.

Avant de venir justement à votre dossier à la Fonction Publique, question plus générale pour acheter notamment la clémence des socialistes. François Bayrou n'est pas tombé jeudi. Il y a eu des inflexions, des concessions nombreuses, peut-être trop nombreuses. Ça discute en tout cas dans votre socle commun. La facture n'est-elle pas trop salée, Laurent Marc-Angeli, pour s'assurer de durer un matignon pour François Bayrou ?

24:52
Locuteur non identifié

Si vous parlez de factures liées au budget, je rappellerai quand même que l'objectif, c'est 50 milliards d'euros d'économies, dont 32 milliards sur justement les baisses de dépenses. Je pense que peu de gouvernements au cours des 20 dernières années se sont adonnés à un exercice aussi compliqué.

25:11
Présentateur

Donc vous dites que non, c'était des inflexions à faire et que la trajectoire sera tenue ?

25:17
Locuteur non identifié

Vous savez, quand j'ai accepté de rentrer dans cette équipe gouvernementale, je savais que c'était aussi au prix de concession. il s'avère que depuis le mois de juillet, aucune formation politique, aucun parti, aucun regroupement de partis de gauche, du centre ou de la droite n'est seul en capacité de pouvoir exercer les responsabilités. Donc ça demande, si on veut avoir de la stabilité, si on ne veut pas rentrer dans une farandole de censure tous les trois mois, de faire des concessions. Ce n'est peut-être pas le plus agréable lorsqu'on veut faire de l'action politique sa première responsabilité, mais c'est ce que nous devons aujourd'hui faire collectivement.

25:49
Invité

Donc il n'y a pas eu du tout

25:50
Locuteur non identifié

trop de cadeaux qui ont été faits au PS pour acheter, entre guillemets, sa non-censure ? Je vous dis que moi, depuis le mois de juillet, je dis que je veux tendre la main également aux sociodémocrates pour faire un pacte de responsabilité, de stabilité pour le pays parce que je crois qu'aujourd'hui, si on a un budget qui n'est pas totalement décoiffant, pas totalement satisfaisant, c'est toujours mieux que pas de budget et c'est toujours mieux que censure.

26:12
Présentateur

C'est toujours mieux que censure. Alors vous étiez à ce conclave concernant les retraites ce vendredi, vous étiez autour de la table avec les partenaires sociaux. Arlette Chabot sur ce sujet.

26:22
Invité

Moi je n'ai pas très bien compris de quoi vous allez discuter parce qu'il y a la retraite du privé, il y a les fonctions publiques, les syndicats et le patronat présents, les partenaires sociaux disent alors nous, le public, ce n'est pas notre affaire, on s'intéresse effectivement à la retraite des salariés du privé. Alors comment on s'en sort ? Vous allez accepter parce que François Bayrou lui fait l'addition globale du coût de la retraite. Comment vous sortez de ce piège ? C'est-à-dire que vous acceptez d'entendre des partenaires sociaux et vous dites ça ce n'est pas votre affaire si vous voulez que la négociation continue et aboutisse

26:53
Locuteur non identifié

d'une manière ou d'une autre ? D'abord la méthode dans un premier temps. François Bayrou fait confiance aux partenaires sociaux. Il met à disposition du temps mais également des personnalités ressources. Monsieur Marrette qui a été désigné qui a de l'expérience pour pouvoir discuter avec un calendrier. Il y a aussi une mission qui a été commandée à la Cour des comptes une mission flash.

27:14
Présentateur

Qui rendra ses conclusions le 19 février.

27:16
Locuteur non identifié

Voilà, mai février et donc les partenaires sociaux vont être mis en présence les uns des autres. Pour ce qui concerne les différences entre public et privé, j'étais présent et j'ai bien entendu et en tant que ministre de la fonction publique je ne peux être que sensible à cela. Le premier ministre pour l'heure veut que l'ensemble des régimes soient discutés. Pourquoi ? Parce qu'il considère que notamment sur la fonction publique ça regarde tout le monde y compris même le secteur privé parce que le secteur privé il a besoin de la fonction publique pour fonctionner pour se développer.

Ensuite, je vous le dis si on me le demande je recevrai spécifiquement les organisations syndicales puisqu'il s'avère qu'en plus deux d'entre elles n'étaient pas présentes parce qu'elles ne sont pas considérées comme représentatives dans l'ensemble.

28:00
Invité

On parlait tout à l'heure des cadeaux qui ont été faits aux partis socialistes il y en a quand même un qui est sérieux. Je vais citer le premier ministre François Bayrou dans sa déclaration de politique générale les 64 ans ne sont ni un totem ni un tabou. Est-ce que ce n'est pas une sérieuse ligne de fracture avec le président Macron et aussi avec Edouard Philippe dont vous êtes je crois l'un des lieutenants politiques ?

28:18
Locuteur non identifié

Déjà commencer une discussion de politique générale avec des lignes rouges je ne pensais pas que ce soit véritablement très bien pensé. C'était une des lignes rouges du président ? Je vous renvoie à Edouard Philippe qui parle davantage de lignes claires nous avons toujours essayé d'avancer à horizon avec un esprit qui nous évitait d'être d'emblée sur des lignes rouges. Ce qui nous intéresse c'est la sauvegarde du système par répartition français. C'est aussi simple que ça. Est-ce qu'aujourd'hui on peut nier le fait qu'il y a une question démographique qui se pose ? La CFDT qui a milité contre la réforme le dit. Est-ce que notre système est parfait ? Non.

Il comporte de nombreuses imperfections. Je pense qu'il y a des progrès à réaliser. Est-ce que la mesure d'âge est le seul sujet ? Non. Est-ce que c'est le plus important ? Oui. Est-ce qu'aujourd'hui si on revenait sur la mesure d'âge on assurerait la pérennité du système ? Ma position à titre personnel c'est que non. Non.

29:15
Présentateur

Il faudra travailler plus longtemps et c'est ce que dit Edouard Philippe.

29:18
Locuteur non identifié

Il y a très certainement aujourd'hui une inflexion dans l'ensemble des pays qui ont un système de régime par répartition ce choix qui a été opéré. Je suis obligé de me référer à ce qui se passe autour de nous. Après est-ce qu'en France on peut trouver d'autres moyens ? Est-ce qu'on peut avoir une grande réforme ? Comme cela avait été envisagé notamment en 2020. C'est plutôt ce pourquoi moi j'ai toujours milité. Mais est-ce que nous avons aujourd'hui la légitimité politique pour le faire cette grande réforme ? Et si on vient sur les 64 ans qu'est-ce que vous faites ? Si on vient sur les 64 ans je prendrai acte de cela.

Mais je ne sais pas si c'est ce que souhaite le Premier ministre je ne sais pas si c'est ce que les partenaires sociaux souhaiteront. Je vous rappelle quand même qu'autour de la table vous avez des points de vue qui peuvent aussi diverger. d'autres côtés les organisations syndicales et ce que nous avons pris comme engagement c'est que s'il y avait un accord partiel ou total on le présenterait à l'Assemblée nationale je ne pense pas que les organisations patronales soient favorables à un changement sur la mesure.

30:15
Invité

Mais quand on vous écoute on dit c'est foutu quoi c'est-à-dire c'est bien de réunir tout le monde c'est bien de discuter mais personne ne va se mettre d'accord on continue à bloquer sur ces 64 ans donc on prendra quelques petites mesures on les proposera ou ils les proposeront sur on le sait la pénibilité les carrières à chez des femmes et puis et puis c'est tout quoi bastard on ne trouve rien d'autre.

30:37
Locuteur non identifié

En ce qui me concerne je ne vais pas donner de leçons à qui que ce soit ni même de conseil je dis ce que je fais ce que je fais c'est que je fais des concessions en intégrant un gouvernement une équipe gouvernementale en travaillant avec des femmes et des hommes avec lesquels j'ai été parfois

30:48
Invité

vous n'êtes pas allé à contre-cœur

30:50
Locuteur non identifié

non non non je suis très heureux et très fier d'occuper cette responsabilité mais néanmoins vous avez peut-être pu constater qu'il m'est arrivé dans ma carrière politique d'être opposant à certains membres de ce gouvernement absolument et donc aujourd'hui je travaille avec eux pour la France donc ce que je demande aujourd'hui c'est que tout le monde le fasse et y compris dans le cadre du dialogue social qui est en train de s'engager il y a une certaine gravité quand même dans le pays et vous savez j'ai rencontré l'ensemble des organisations représentatives de la fonction publique il y a deux semaines toute la semaine ne croyez pas qu'elles ne sont pas aujourd'hui inquiètes par rapport à la stabilité qui guette elles le sont elles ont cet esprit de responsabilité et elles ont eu besoin

31:27
Présentateur

d'être rassurées Laurent Marcangeli à l'occasion de votre passiation de pouvoir vous leur avez fait une vraie déclaration d'amour à ces syndicats je crois en vous je vous aime je souhaite travailler avec vous votre prédécesseur on ne va pas vous demander de lui taper dessus mais Guillaume Casbarian a quand même été mis en cause quant à sa relation et ses déclarations il était à votre place il y a seulement quelques mois il se défendait de ce fonctionnaire bashing donc on l'écoute et on parle de ça ensuite après

31:55
Locuteur non identifié

moi je ne rentre pas dans des logiques de fonctionnaire bashing qui visent à expliquer que ce dont vous accusent

32:02
Présentateur

les syndicats

32:02
Locuteur non identifié

que certains m'accusent mais qui n'a jamais été encore une fois moi je salue tous les jours le travail des 5,7 millions d'agents dans notre pays qui font un travail remarquable qui assurent nos services publics à l'école dans l'hôpital dans les territoires partout sur le territoire national et donc je le maintiens bien sûr que je suis attaché à la fonction publique et je suis attaché au travail des 5,7 millions d'agents

32:23
Présentateur

votre prédécesseur a-t-il mis à mal la relation avec les fonctionnaires il fallait renouer le dialogue c'était urgent ?

32:29
Locuteur non identifié

non d'abord mon prédécesseur est un homme d'action c'est un très bon parlementaire d'abord et ça a été un bon ministre après il y a eu des arbitrages qui ont été rendus sous le précédent gouvernement qui ont provoqué de la crispation c'est une réalité je ne vais pas aujourd'hui faire le procès de Guillaume qui est un ami vous me disiez j'ai dit oui effectivement j'aime les fonctionnaires il s'avère que je suis fils de fonctionnaire ma maman était fonctionnaire jusqu'à ce qu'elle prenne sa retraite elle était déléguée syndicale donc je les connais je connais le travail qui est effectué au quotidien j'ai été maire pendant 8 années maire de la ville d'Ajaccio président d'une agglomération j'ai travaillé avec les hospitaliers également j'ai présidé un conseil de surveillance d'hôpital et je suis arrivé dans ce ministère avec avec beaucoup d'affection beaucoup de considération et beaucoup de respect pour les fonctionnaires et je comptais leur dire tout simplement

33:17
Présentateur

parlons des points de crispation David sur notamment les fameux jours de carence

33:22
Invité

oui dans le courrier qu'il avait envoyé jeudi au parti socialiste où il listait les nombreuses concessions qui étaient faites le premier ministre il actait l'abandon de ce projet de passage de 1 à 3 jours de carence en cas de maladie pour les fonctionnaires ça veut dire que le projet est abandonné vous y étiez favorable ?

33:39
Locuteur non identifié

j'ai proposé au premier ministre de revenir sur la décision des 3 jours de carence non pas parce que au fond de moi même j'étais vent debout contre la mesure décidée je l'avais soutenu en tant que président de groupe à l'Assemblée Nationale absolument

33:50
Présentateur

c'est clair de le dire

33:51
Locuteur non identifié

parce que j'ai trouvé une situation une situation de dégradation du dialogue social entre l'Etat le gouvernement le ministère et les organisations syndicales

34:00
Présentateur

c'était une mesure trop stigmatisante

34:02
Locuteur non identifié

elle a été prise ainsi et je voudrais rentrer dans le détail si vous me le permettez quel est le gain financier ? un peu moins de 300 millions d'euros pas totalement exact pourquoi ? parce que cette année en 2025 la mise en place du dispositif on aurait dû attendre le mois d'octobre pour que cela soit effectif donc cette année c'était un gain entre 40 et 50 millions d'euros donc déjà au niveau financier je pense qu'on provoque beaucoup de remous beaucoup de difficultés pour une somme qui au regard de l'effort que nous avons à réaliser n'est pas énorme

34:35
Présentateur

oui mais l'effort collectif

34:36
Locuteur non identifié

il doit être fait par tous oui mais nous le faisons par ailleurs et nous avons d'autres moyens je le pense et d'autres questions qui viendront apporter la démonstration que je fais des efforts l'autre chose c'est que sur les arrêts maladie de courte durée on n'a pas encore le recul nécessaire pour savoir que si cette mesure elle est de nature à pouvoir faire baisser l'absentéisme il n'y a pas aujourd'hui de certitude en la matière et ensuite je vous le dis j'ai voulu avoir un dialogue franc construit avec les organisations syndicales remettre un peu de calme parce qu'il y a eu une journée de mobilisation le 5 décembre qui n'a échappé à personne il y a un gouvernement qui est tombé nous sommes dans une situation difficile et il y a également un travail d'échange avec les forces politiques qui sont à l'Assemblée nationale et au Sénat avec des concessions à réaliser et il m'a semblé devoir soumettre à l'examen du Premier ministre ce changement

35:26
Invité

donc ça vous a pas déchiré le coeur finalement de revenir sur une mesure que vous souteniez vous n'avez pas l'impression de trahir vos convictions vous le faites dans l'intérêt général

35:34
Locuteur non identifié

c'est ça je fais des concessions des compromis pas des compromissions vous n'avez pas de ligne rouge

35:38
Invité

vous ?

35:39
Locuteur non identifié

je suis aujourd'hui vous savez j'espère que ça n'arrivera pas mais je me retrouve assez dans la formule de chevènement on ferme sa gueule ou on s'en va voilà c'est aussi simple que ça

35:50
Présentateur

et Sébastien Chenu à votre place il y a quelques minutes soulevé quand même que le Sénat hier adopte c'est un amendement du gouvernement qui ramène à 90% du salaire l'indemnisation des agents publics durant leur arrêt maladie de moins de 3 mois on est d'accord contre 100% actuellement donc concession concession ennemie c'est à dire que

36:09
Locuteur non identifié

je vous rappelle que nous sommes dans une situation qui exige de faire des efforts c'est bien de rappeler que ces arrêts maladie ne concernent pas les grossesses ne concernent pas les maladies de longue durée ne concernent pas les accidents notamment les accidents de service au travail et que aujourd'hui cet effort que nous demandons de réaliser il rapporte quand même 900 millions d'euros d'économies c'est pas rien 900 millions d'économies

36:34
Invité

on l'a vu une petite mesure ici coûte 50 millions une autre 100 une autre 300 à l'arrivée le gouvernement il vise désormais un déficit public à 5,4 du PIB du produit intérieur brut pour 2025 alors que Michel Barnier le prédécesseur de François Mérou visait 5% c'est quand même les concessions

36:52
Locuteur non identifié

elles coûtent très très cher je vous rappelle que la situation a évolué depuis le mois d'octobre les perspectives de croissance ne sont pas les mêmes qu'au moment où Michel Barnier a fait sa déclaration de politique générale et a proposé son budget elle est en baisse la perspective de croissance elle est passée de 1,1 à 0,9 et c'est pas sans rien ça c'est pas c'est pas neutre donc aujourd'hui si on fait une politique d'économie de 60 milliards comme cela était prévu sous le précédent gouvernement ça peut avoir des effets assez terribles sur notre économie donc il faut tenir compte de ce que la censure a provoqué je sais que certains font mine de ne pas avoir pris une décision forte et à lourde de sens elle était forte et elle était lourde de sens notamment sur notre économie et sur nos perspectives de croissance

37:37
Présentateur

12 milliards d'euros selon le ministre de l'économie voilà ce qu'aurait coûté la censure de Michel Barnier

37:43
Locuteur non identifié

il y a des effets mécaniques créés par la censure qui aujourd'hui coûtent aux françaises et aux français nous devons en tenir compte dans le cadre de la rédaction de ce budget et il faut être sincère et dire aux françaises et aux français que la perspective d'économie nous permettant de revenir à 5% d'endettement au niveau d'autres PIB ne peut pas être tenue sauf à faire une politique qui pour le coup serait qualifier à juste titre d'austéritaire et qui provoquerait peut-être encore plus de destruction d'emplois et de difficultés dans le pays

38:08
Présentateur

vous êtes ministre de la fonction publique de la simplification aussi parlons des bureaucratisations François Bayrou à la tribune mardi il y a eu un peu de mal à le prononcer il prône un puissant mouvement de débureaucratisation Arlette avec vous

38:22
Invité

alors sont visées les fameuses mille agences donc on regroupe on change on va bouger des fonctionnaires vous arriverez à le faire et comment vous allez procéder est-ce que chaque ministère va travailler est-ce que c'est vous qui pilotez qui coordonnez comment ça se passe alors d'abord qui est sacrifié et qui restera et sur quels critères

38:41
Locuteur non identifié

je suis heureux que vous posez la question pour une bonne surprise et la raison c'est que ça a été dit dès le début de l'interview je suis aussi le ministre de la simplification je vais coordonner avec mes collègues

38:50
Invité

vous êtes pas le premier parce qu'il y en a beaucoup avant vous ça n'a pas donné grand chose donc c'est vraiment mission presque impossible

38:56
Locuteur non identifié

je vais essayer je vais essayer de rompre tout cela et d'avoir de déficience dans la mission qui est la mienne si j'en ai le temps la simplification c'est une politique qui doit être très transversale on agit un interministériel je vais travailler avec le ministre la ministre de l'agriculture la ministre de l'éducation nationale le ministre de la justice le ministre de l'intérieur bref il y a des tas de domaines dans lesquels on peut intervenir donc déjà vous avez en face de vous celui qui va coordonner vous savez qu'il y a un texte qui est passé par le Sénat qui a été un peu alourdi par nos amis sénateurs et qu'une commission spéciale s'est constituée avant la censure du gouvernement Barnier pour examiner le texte à l'Assemblée nationale j'espère que nous aurons après le vote du budget un calendrier législatif qui nous permettra de remettre ce travail sur le métier et la simplification c'est pas seulement la suppression des comités et des autres agences

39:47
Présentateur

les fameux comités théodules

39:49
Locuteur non identifié

voilà il y a même une proposition de loi qui sera débattue au Sénat prochainement laquelle je participerai je serai présent dans le débat moi ce que je veux dire c'est qu'aujourd'hui le coût de l'excès des normes en France selon un rapport sénatorial c'est 84 milliards d'euros le rapport Ravignon concernant les millefeuilles qu'on peut coupler à celui d'Eric Wirt c'est 7,5 milliards d'euros de dépenses supplémentaires donc déjà je crois qu'on a des efforts à réaliser pour aller élaguer notre système normatif qui est parfois trop lourd et qui provoque donc des doublons des triplons et des dépenses et ensuite revoir un certain nombre tout simplement tout simplement notre manière de travailler doit être revue lorsque je vois par exemple les agriculteurs

40:33
Présentateur

pardonnez-moi je vous interromps juste mais Emmanuel Macron en 2019 disait là je parle des comités et de ces agences nous pouvons faire aussi bien en dépensant moins c'est donc supprimer un nombre d'organismes inutiles c'était il y a 5 ans on vous croit on a du mal à vous croire sur la simplification vous pas vous mais le gouvernement cette volonté à chaque fois de vouloir supprimer ces agences ces doublons qui coûtent des milliards d'euros chaque année à l'état comment procéder et on sent à quel point c'est un chemin

41:01
Locuteur non identifié

plus que laborieux c'est un chemin compliqué mais ce n'est pas le seul chemin de la simplification ce n'est pas la seule formule qui nous permettra de simplifier la vie des françaises et des français parlons par exemple de l'intelligence artificielle et de sa place dans l'administration française elle peut être à l'origine d'un mouvement de simplification dans les procédures qui est énorme nous aurons un congrès mondial les 10 et 11 février prochains à Paris au Grand Palais et je serai présent en tant que ministre de la fonction publique aux côtés de Clara Chappas qui est la ministre déléguée au numérique et à l'intelligence artificielle

41:35
Présentateur

vous promettez qu'aucun comité sera mis en place pour gérer l'intelligence artificielle dans la fonction publique parce que c'est aussi ça une agence de la simplification

41:42
Locuteur non identifié

vous avez déjà une direction qui est dédiée et qui est sous l'autorité de mon ministère qui est en charge de s'occuper de cela et il y aura une personne dédiée dans chaque ministère pour pouvoir faire en sorte que résultat dans combien de temps

41:53
Invité

par exemple vous vous dites il faut qu'on ait déjà un affichage des résultats on a avancé montrer aux français que pour une fois on ne fait pas que parler mais on est aussi efficace

42:02
Locuteur non identifié

le plus rapidement possible moi je rendrai des comptes et avec les ministres concernés administration par administration on apportera la démonstration qu'on peut simplifier je vais prendre deux exemples rapidement sur la direction générale des finances publiques l'intelligence artificielle a apporté beaucoup de résultats ces derniers temps sur des contrôles par rapport aux fraudes deuxième exemple sur France Travail on facilite le travail de nos conseillers avec nos administrés par l'intelligence artificielle alors je sais que ce mot fait peur mais qu'elle peut être aussi à l'origine d'un grand effort de simplification

42:36
Présentateur

Laurent Marc-Angeli le temps passe vite mais on ne peut pas terminer cette interview sans parler politique David vous parliez de la proximité avec un certain Edouard Philippe qui donne une grande interview dans le Parisien aujourd'hui

42:47
Invité

oui trois pages d'interview dans lesquelles d'ailleurs il se dévoile assez peu mais il a quand même cette phrase la période actuelle ne permet plus de grandes transformations jusqu'à la prochaine présidentielle il fait allusion bien sûr au contexte politique et parlementaire difficile ça veut quand même dire que jusqu'en 2027 c'est un peu deux ans pour rien deux ans de sur place c'est pas très engageant pardonnez-moi pour le gouvernement auquel vous appartenez et son action

43:11
Locuteur non identifié

j'ai signé en étant conscient de la situation dans laquelle nous trouvons je viens de l'Assemblée Nationale j'y ai passé deux ans et demi et j'ai été réélu au mois de juillet 2024 et je connais les poids et contrepoids qui font aujourd'hui la vie politique et notamment le fonctionnement de l'Assemblée Nationale il faut être réaliste vous voyez bien aujourd'hui qu'il y a trois blocs qui sont très différents dans leur approche de la société française et qu'il est difficile de faire de grandes réformes structurelles au regard de la situation politique dans laquelle nous sommes donc deux ans de sur place pas de sur place pas de sur place je crois qu'on va apporter un certain nombre de démonstrations lorsque je vous parle de simplification je m'engage à prendre des décisions qui vont changer la vie des Françaises et des Français sur leur terrain de prédilection le travail mais également dans les territoires et les collectivités

43:56
Présentateur

vous y croyez quand même Arlette juste sur la présidentielle évidemment Edouard Philippe en embuscade

44:01
Invité

oui il se prépare chaque fois qu'il intervient il dit qu'il se prépare donc il va finir par être sans doute préparé le problème c'est qu'à droite il n'est pas seul à se préparer enfin à droite au centre et à droite une concurrence incroyable quoi donc est-ce que c'est pas finalement une névrose française vraiment la présidentielle

44:19
Locuteur non identifié

bon d'abord je pense qu'il serait inquiétant qu'il vous dise qu'il ne se prépare pas et qu'il va les mains dans les poches pour quelqu'un qui a l'ambition de présider la république et on voit à quel point c'est difficile ne pas être prêt et ne pas se préparer serait allez disons-le criminel je le pense ensuite la compétition on le sait la présidentielle elle suscite des convoitises le président de la république n'était pas réélu depuis deux minutes le 24 avril 2022 qu'on parlait déjà de la prochaine puisque la constitution l'interdit de se présenter c'est excessif c'est réel c'est un constat qu'on peut faire mais il faut faire avec et quant à la concurrence vous savez nous sommes dans une démocratie

45:01
Présentateur

Gérald Darmanin Gabriel Attal vous arriverez à tomber d'accord

45:03
Locuteur non identifié

nous sommes dans une démocratie qui permet à chacun d'avoir de l'ambition vous savez ce que j'en pense pour moi celui qui est le meilleur c'est Édouard Philippe

45:12
Invité

mais c'est pas un peu décalé pardon on parle de la situation dans laquelle est la France il n'y a pas de budget il y a un gouvernement et vous venez de le dire avec tout à fait beaucoup d'honnêteté je ne sais pas combien de temps vous allez pouvoir rester en place que vous pouvez y refaire et on dit déjà allez la présidentielle quelque chose qui choque un peu les français non ?

45:29
Locuteur non identifié

il répond aux questions qu'on lui pose moi vous me la posez je réponds moi je suis venu ici pour vous dire ce que je fais

45:34
Présentateur

et on l'a très bien compris

45:35
Locuteur non identifié

et si vous me posez la question j'y réponds aussi

45:37
Présentateur

Laurent Marc-Angeli merci beaucoup ministre de la fonction publique d'avoir été notre invité ce dimanche tout de suite LCI Midi

L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 19 janvier 2025 — Sébastien Chenu · Pourquijevote