La Fabrique Pointcarré, la culture des Fab Labs au service de l'insertion
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:43InvitéChiffre
« On en a fait 4 ou 5 000 à peu près. »
Temps de parole
- Invité33 %
- Invité 218 %
- Invité 317 %
- Invité 414 %
- Invité 512 %
- ?6 %
≈ 39,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On
arrive où on n'a pas vraiment le savoir, mais au fur et à mesure, on apprend pour le temps. Et c'est super intéressant de se dire qu'on peut redonner une seconde vie à des choses qu'on pensait ne plus réutiliser. Nous, on récupère du bois, de la bâche, du plastique, du tissu, des matières récupérées auprès d'entreprises, auprès de collectivités, qu'on va modifier pour en faire des produits. Donc on
a
une partie de l'atelier qui sert à couper, ordonner, laver, trier, classer.
Et
on a une deuxième partie de l'atelier qui va servir à produire.
Et
donc là, on a de l'outillage issu plutôt d'une culture de Fab Lab,
qui
sont des ateliers de fabrication numérique. Donc on a l'impression 3D, on a la découpe laser, on a du fraisage, on a des outils classiques.
Et
donc on a ces deux types d'outils qui nous permettent d'amener du déchet
à
un produit neuf. On apprend, on se forme pour pouvoir réellement faire autre chose. Parce qu'on n'est pas forcément obligé de trouver quelque chose dans tout ce qui est numérique, tout ce qui est artisanat. C'est vraiment notre ressenti, ce qu'on est réellement. Et donc moi, cette formation va me permettre peut-être après de travailler dans tout ce qui est social, tout ce qui est dans des associations, pouvoir aider les gens sur leur papier, sur leur paperasse, ou les aiguiller sur des choses qu'ils ne connaîtraient pas. Au moment où j'avais besoin, j'ai quand même trouvé une structure qui m'a aidé, qui m'a accompagné. Et que moi, je sors de là,
en
essayant d'aider d'autres personnes, à leur redonner confiance, à leur dire que les choses peuvent se passer s'ils ont la motivation, la volonté. Parce qu'il faut croire en soi d'avoir, pour pouvoir avancer. Je suis arrivé ici, je suis imprimeur au départ du métier, donc je connaissais un peu le papier et l'imprimerie. Il y
a
un domaine que je ne maîtrisais pas. Pour exemple,
c
'était
la
CNC, c'est apprendre à découpler du bois. J'ai appris aussi, par exemple, dans le domaine, j'ai appris
à
percer, à poncer, j'ai appris à coller. Donc j'ai appris beaucoup de choses à ce niveau-là. Parce que par rapport à mon métier, c'était les arts graphiques, mais c'était plus industriel. Là,
c
'est beaucoup plus manuel, c'est beaucoup plus consciencieux. C'est un concept qui est tout nouveau et c'est un très bon tremplin.
Parce
que par la mesure où on arrive sans emploi pendant, on va dire, un an ou 18 mois, et là, ça nous remet sur le marché du travail, ça nous permet en plus
de
retrouver un tissu social. On reste toujours en activité, on n'est pas dans l'exclusion, et ça, c'est le plus important pour
retrouver
du travail. Il
y
en a qu'on trouve une famille ici.
Là,
on fait des créations boucles d'oreilles, déjà choisir les formats, et après, choisir les couleurs. Et après, la partie la plus difficile, c'est de remettre les fixations. Là, tu travailles sur un prototype, c'est ça
?
Oui, ça, c'est le nouveau prototype. Je trouve cette idée de faire l
'insertion,
c'est une très, très bonne idée. Ça aide beaucoup de gens qui n'ont pas trouvé,
au
passé du travail, à se relancer, et après, de trouver plus facilement de travail pour l'avenir. Ils arrivent par la plateforme de l'inclusion, qui est une plateforme nationale, où tous les prescripteurs,
c
'est-à
-dire
les maisons de l'emploi, les pôles emplois, les gens du pli, tous ceux qui travaillent à l'accompagnement des publics qui ont été éloignés de l'emploi à un moment, envoient des mails en disant « nous, on a tel candidat ».
Mais
c'est un dispositif qui est assez bien pensé pour marcher, finalement. Parce que tu as un accompagnement individuel, car contrairement à Pôle emploi, où ils gèrent 120 ou 200, je ne
sais
pas combien de dossiers, nous, les gens, on les suit et puis on les connaît. Quand on prend contact avec des entreprises à l'extérieur,
on
peut dire que si on vous l'envoie, c'est qu'on sait que ça peut marcher.
Donc,
a priori, je pense que c'est assez bien pensé pour avoir des résultats.
Est
-ce qu
'on
faisait plutôt ce format-là
?
Au début, on était parti sur plutôt de l'encollage. Le projet, c'est l'incarnation du monde d'après, qu'on a tous rêvé au moment du Covid. Au moment du Covid,
on
s'est dit qu'on devait faire société autrement, on devait
produire
localement, on devait créer de
l
'emploi, on devait être heureux dans ce qu'on faisait. Et donc, nous, pendant le Covid, le lieu qui est ici a servi à faire des visières de protection anti-Covid. On en a fait 4 ou 5 000 à peu près. Et donc, on s'est aperçu qu'avec nos mains et nos machines, on était capable de faire de la production relocalisée et de quantité. Et c'est comme ça qu'est partie l'aventure en se disant, mais on va recréer des emplois sur la production locale et avec le réemploi, qui pour nous est très important, qui est d'utiliser les matières premières qu
'on
est à proximité. Donc, on est vraiment l'incarnation, trois ans après,
de
cette mentalité de réflexion et des bifurcations des trajectoires à un moment du Covid. On ne
peut
pas mettre d'un côté le citoyen et la personne qui est au travail. Donc,
c
'est ça qui est au cœur
du
Poincaré, qui a toujours été au cœur, qui est de
trouver
un espace de laboratoire, d'innovation sur les conditions de travail, de production, pour imaginer des choses que peut-être d'autres feront au plus grand. Parce que nous, on se plaît aussi dans le travail d'innovation et de recherche. Je ne
suis
pas sûr qu'on ait un jour 200 personnes. Je crois que
ce
n
'est
pas le but.
Je crois que ce n'est pas le
but.