Présidentielle 2027 : Jérôme GUEDJ est l'invité de la semaine, BFM
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bon, Jérôme Gatche, vous venez donc cette semaine d'annoncer votre candidature à l'Élysée. J'ai tenté euh aujourd'hui de recenser tous les autres candidats déclarés ou ou potentiel uniquement euh à gauche. Jean-Luc Mélenchon probable, Raphaël Luxman probable, Marine Tondolier, François Ruffin, Clémentin Autin, sans doute Olivier Fort, peut-être François Hollande, peut-être Fabien Roussell chez les communistes, qui ferait de vous le 9e candidat ?
Est-ce que c'est pas la candidature de trop ? Non, mais pour l'instant aucune de ces candidatures n'est euh dans la campagne de l'élection présidentielle et c'est une sorte d'alerte que je lance précisément pour dire que plutôt qu'un casting présidentiel, il faut parler des gens, il faut parler des préoccupations de nos de nos concitoyens. ure est une alerte, ça veut dire que c'est une candidature de témoignage.
Non, elle est pour dire que dans cette élection présidentielle euh plutôt que de réfléchir à quel sera le périmètre d'un accord entre des partis qui sont de plus en plus petits les uns et les autres, malheureusement, je le regrette à gauche notamment, plutôt que des accords d'appareil, quel sera l'outil efficace pour répondre aux préoccupations de nos concitoyens ? Dans ce caslà, on se réunit pas dans la même pièce pour parler du programme plutôt que de dire je suis candidat moi aussi. Bien, c'est peut-être un coup de gueule gigantesque qui est posé qui est de dire que parlons d'une ligne politique, d'une orientation pour répondre à aux attentes de nos concitoyens.
Vous avez prévenu dès votre entrée en campagne que la primaire du 11 octobre prochain, d'une partie de la gauche, c'était sans vous, que vous ne seriez pas candidat à cette primaire. Évidemment, dans ces cas-là, vous savez comment sont les journalistes, ils épluchent les tweets et on a tous retrouvé un message que vous avez publié en 2023 au moment où Jean-Luc Mélenchon, juste un an après l'élection présidentielle, disait "Moi, la primaire, ce ne sera pas pour moi." Voilà ce que vous écriviez à l'époque quand il disait "La primaire, non merci".
Une primaire sur un programme partagé ne fait exploser personne mais fait confiance dans le peuple de gauche. Qui peut en avoir peur avant de se soumettre au votes de tous les Français ? Ça veut dire que vous êtes une girouette là-dessus ?
Non parce qu'il y a un mot qui dit tout sur un programme partagé. Oui. Enf, ça veut dire que vous vouliez pas d'une primaire avec Jean-Luc Mélenchon, mais aujourd'hui la primaire, elle est avec Marine Tondolier.
Mais parce que un programme partagé qui va uniquement entre euh les candidats déclarés que sont Marine Tondelier qui sont respectables et légitimes, Clémentine Notin et François Ruvin qui sont tous les trois dans le groupe écologiste à l'Assemblée nationale. Pas Marine Tondelier parce qu'elle est pas députée mais ils sont dans cette mouvance-là qui est parfaitement légitime sauf que ça fait pas un partage pour l'ensemble de la gauche. C'est une un bout de la gauche.
Et donc moi ce que j'appelle de mes vœux avec d'autres, c'est la capacité à d'abord stylo à la main traiter les questions en matière de logement, en matière d'accès aux soins, en matière de transition écologique et puis qu'on nélte pas les sujets qui fâchent à gauche parce que ben moi je voudrais qu'on parle par exemple de la politique de défense, un président de la République, il est extrêmement sollicité, y compris et surtout dans la période que nous vivons sur les questions de souveraineté, de défense, de nucléaire. Il y a des positions qui sont assez variées à gauche, notamment sur le rôle de la construction d'une défense européenne. Euh moi, j'étais à l'OTAN il y a il y a il y a 15 jours ou 3 semaines et j'ai pu mesurer l'attente qu'il y avait à l'endroit de la France d'avoir une un discours cohérent.
C'est pas le cas à gauche. Sur les valeurs de gauche pour que tout le monde, tous ceux qui nous regardent ce soir voi d'où vous venez, qui vous êtes. Vous avez très longtemps été un proche, presque un intime de Jean-Luc Mélenchon.
Nous nous avons milité ensemble par milité ensemble dans les sonnes. Vous êtes partis en vacances ensemble et puis vous vous êtes éloigné et ce qui a marqué la rupture définitive c'est le 7 octobre quand les insoumis ont refusé de qualifier de terroriste l'attaque du Hamas, l'attaque périble du Hamas du du 7 octobre. Vous avez dit l'an dernier au sujet de Jean-Luc Mélenchon, c'est une phrase qui a marqué les esprits.
Jean-Luc Mélenchon est un antisémite. Vous êtes, à ma connaissance revenu sur le premier mot en disant "J'ai tort de dire heureux d'utiliser un terme de cette nature dans le débat public. Vous vous n'êtes pas revenu sur le deuxième mot ?
Non. Non. Parce que vous savez euh dans le débat quand il y a une personne qui se sent victime, on respecte sa parole.
Quand une femme euh parle de sexisme euh ou de violence ou qu'un enfant décrit euh des agressions, on dit que on te croit. Donc vous êtes donc quand une personne que je suis dit "J'ai vu et entendu dans les paroles et plus que les paroles parce que c'est pire dans un texte écrit par Jean-Luc Mélenchon sur son blog à mon endroit de manière nominative quelque chose dont j'ai dit que c'était un texte antisémite". C'est celui où il vous disait l'intéressant est de le voir en parlant de vous s'agiter autour du piquet où le retient la laisse de ses adhessions.
Oui, c'était dans une divergence d'appréciation parfaitement légitime dans le débat public sur le conflit israélo-palestinien où j'essayais d'introduire quelque chose qui me tient à cœur que j'appelle le courage de la nuance. C'est un terme que j'aime beaucoup qui est inspiré du joli livre de Jean Birnbum, le le courage de la nuance. Et il y a une phrase magnifique que cite Jean Birnbum dans ce livre qui est de dire "Dans les périodes de brutalisation idéologique, quand la mauvaise foi dispute à la haine, le discours qu'il faut tenir est celui qui vous met tout le monde à dos." et s'agissant du conflit israélo-palestinien, je refusais le campisme selon lequel on devait être soit un soutien aveugle de Benjamin Netaniaou que je combat pour ce qu'il est parce qu'il abîme l'âme de ce pays ou être un complaisant avec le Hamas qui serait un acteur de la résistance palestinienne.
Je refuse le campisme. Et à ce moment-là, Jean-Luc Mélenchon a dit, "On peut pas être comme ça dans cette forme de nuance." Et parce que parce qu'il est juif, il est forcément avec à ce moment là, pour la première fois de ma vie politique et pour quelqu'un y compris venant de la gauche, il y a eu ce que je condamne, à savoir cette essentialisation.
Il s'est adressé à moi dans ces mots euh stigmatisants, dire en gros, je m'agite autour du piquet où le retient la laisse de mes adhésions. Et euh lui qui baigne dans un milieu de fanatisme, il savait à dessin que je dirai au lendemain de ce texte, il me connaît et je le connais, il savait que je dirais que ce texte était délibérément antisémite et voulu comme tel. Et moi, moi vous savez quoi ?
Je tais pas les choses quand j'ai ce ressenti et je l'ai dit à la tribune du conè ça m'a pas fait plaisir de le dénoncer ainsi parce que je parle de quelqu'un que dans mes jeunes années j'ai aimé profondément que j'ai accompagné politiquement et je reconnais ce que vous rediriez aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon est antisémite ou est-ce que vous considérez que c'est un dérapage de sa part ? Non, ce n'est pas un dérapage quand on prend son stylo, qu'on écrit euh ce texte, qu'on reçoit les commentaires de la Terre entière à commencer par le mien et qu'on ne dément pas, qu'on ne dit pas "Oh, excusez-moi, c'est pas ça que je voulais dire." Non, je veux juste terminer l'idée que je déployais auparavant sur euh les ambiguïés qui se sont accumulées et plus que des ambiguités.
Quand Jean-Luc Mélenchon dit "l'antisémitisme est résiduel dans ce pays au mépris du ressenti de l'ensemble des Français." Après le 7 octobre, il y a eu une explosion des actes antisémites. C'est une provocation de dire qu'il est qu'il est devenu résiduel.
Et moi, je refuse l'essentialisation, la conflictualisation qui a consisté à importer ce conflit dans notre vous n'avez pas répondu à la question que j'ai posé non pas sur les municipales mais celle d'avant. Vous considérez qu'aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon est antisémite. En tous les cas, quand on l'a été à un moment donné qu'on n' pas démenti une parole, mais vous savez, je n'ai pas envie d'être, ce n'est pas la seule motivation de ma candidature à l'élection présidentielle accusation. une accusation mais je attendez je l'ai fait dans l'endroit le plus sacré pour un socialiste à la tribune du congrès du Parti socialiste et j'ai vu devant moi sacré ici c'est un plateau télé mais non mais je mais j'assume cette position j'assume de dire que sur cette question là mais aussi sur la question du rapport à la laïcité de l'universalisme sur la question des valeurs et au-delà comme d'autres sur la question de la brutalisation du du du débat politique quand je vous dis que je revendique le courage de la nuance c'est qu'on peut avoir des des options très tranchées.
Je suis dans ce que j'appelle la synthèse jorcienne, la République sociale. On peut être intransigent sur les questions républicaines et je suis radicalement de gauche. Je suis pas d'une gauche modérée, molonne.
Je pense qu'il faut répondre. Et vous savez quoi depuis tout à l'heure, ce qui me désespère c'est qu'on parle de choses qui sont essentielles mais qui pour partie vont passer au-dessus d'une partie de nos concitoyens parce que on ne parle pas des gens, on parle pas des attentes que j'ai évoqué tout à l'heure dans l'accès aux soins. Il y a aujourd'hui des gens qui galèrent pour avoir des médecins.
C'est quoi les réponses que la gauche propose ? Il y a une sécurité sociale qui ne couvre pas l'ensemble des risques. Si vous êtes salarié dans le privé et que vous avez pas de prévoyance, confronter un accident du travail, vous allez être totalement abandonné, sauf si vous êtes un cadre dans lequel il y a une obligation.
Enfin, il y a des sujets, des pans entiers, la question de la sécurité évidemment qui est un sujet au cœur de la gauche et d'ailleurs dans les élections municipales, on voit des maires qui sont en première ligne sur ces questionslà. Je voudrais vous entendre sur une une dernière chose. Jérôme Get, vous avez été en quelque sorte un lanceur d'alerte dans l'affaire Morandini.
Jean-Marc Morandini condamné définitivement pour harcèlement et pour détournement de mineurs et face à Sonia Mabrou, vous l'avez interrogé notre notre conseur il y a il y a quelques semaines sur le maintien à l'antenne de Jean-Marc Mordini et c'est là qu'elle a dit son désaccord avec ce maintien. En fin de semaine, Sonia Mabrou a démissionné de ces news suite à ce désaccord et à d'autres choses qui se sont passées euh au sein de de cette chaîne. Est-ce que vous l'avez appelé ?
C'est un peu vous qui avez lancé tout ce qui s'est passé depuis ? D'abord, mon tempérament consiste à dire les choses que je pense et c'est pour ça que je suis allé sur ce plateau en disant que j'allais poser cette question là. Je lui ai dit quelques minutes avant de rentrer.
Je l'ai prévenu 2 minutes avant de rentrer sur sur le plateau. Je m'attendais pas à sa réponse que j'ai trouvé courageuse, élégante. Sa décision l'est aussi.
On s'est pas eu au téléphone parce qu'on se connaît pas. On s'est jamais rencontré en dehors des interviews que je fais avec elle. Mais j'ai eu un échange de texto comme on dit avec elle. depuis depuis sa démission pour euh pour saluer sa liberté euh et m'a répondu mais je vais pas vous donner les détails que en effet c'est il y a rien de plus précieux que cette liberté là et je lui ai répondu que nous avions ça en partage y compris en se mettant comment dire à dos des gens qui pensent qu'il faut rester dans une forme de bienpensance ou de loyauté même quand on a des désaccords majeurs.
Moi je revendique cette liberté. Donc bravo à Sonia Bar. M.
Jérôme Guedj