Valérie Hayer, eurodéputée et présidente du groupe Renew Europe, est l'invitée politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les États-Unis sont aujourd'hui toujours une démocratie ?
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Est-ce que vous vous employeriez le mot fasciste pour qualifier Donald Trump ?
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Vous pensez à quels responsables politiques européens comme relais de Trump ?
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Est-ce que Donald Trump n'est pas aussi le meilleur ami de l'Union européenne ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Est-ce que depuis la dissolution, Emmanuel Macron n'incarne pas une forme d'impuissance ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que Gabriel Atal ne joue pas l'unité en multipliant les candidatures ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Valérie HayerFait
« On voit que il est en train de faire de la démocratie américaine, l'une des plus grandes démocraties au monde, euh un régime qui tend de plus en plus vers une dimension autoritaire »
- 4:00Valérie HayerFait
« Le meilleur allié de Jordan Bardella aujourd'hui en Europe, c'est Victor Orban dont on sait qu'il est le cheval de 3 et de Vladimir Poutine et de Donald Trump. »
- 5:00Valérie HayerFait
« Il faut jouer le rapport de force. Il faut dire non à Donald Trump. C'est ce qu'a fait le président de la République. »
- 8:00Valérie HayerFait
« Il y a quand même une forme d'impuissance politique en ce moment. »
- 10:00Valérie HayerFait
« Il faut inverser la responsabilité. Les parlements n'ont pas à être responsables pour les pratiques déviantes et abusives des plateformes. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Valéri. On commence avec ce drame à Minnéapolis aux États-Unis. Un homme de 37 ans abattu samedi par les agents fédéraux alors que d'après ce qu'on comprend, il ne menaçait pas les forces de l'ordre avec une arme.
Deuxème mort en 15 jours perpétré par cette police anti-émigration. Est-ce que les États-Unis sont aujourd'hui toujours une démocratie ? Alors d'abord, ces images, elles sont accablantes et elles font froid dans le dos.
Vous l'avez dit, euh Alex Pretty ne présentait aucun danger. Il a été abattu froidement. Aujourd'hui, on peut se poser effectivement la question des intention de Donald Trump.
On voit que il est en train de faire de la démocratie américaine, l'une des plus grandes démocraties au monde, euh un régime qui tend de plus en plus vers une dimension autoritaire et avec une forme de politique de la terreur. Quand on voit le rôle de l'I aujourd'hui euh dont l'objectif c'est de terroriser les migrants, qui soient arrivés de manière légale ou illégale, dont l'objectif c'est de terroriser euh les Américains qui participent à des manifestations. On a ces éléments-là.
On a aussi l'intimidation, les intimidations sur les journalistes, sur les juges, euh sur les universités. Donc on a un glissement qui est majeur, qui est dramatique et on a un sursaut qui commence à arriver à l'appel. On a entendu les présidents américains, ancien président Barack Obama, Bill Clinton en appelé au sursaut.
Certains disent que Donald Trump est aujourd'hui un fasciste. Est-ce que vous vous employeriez ce mot-là ? On peut s'interroger. fasciste, néofasciste, je ne suis pas historienne, mais il y a en tout cas un glissement autoritaire qui est là qui est extrêmement préoccupant.
On voit quand même et si on va chercher les éléments positifs, qu'il est en train de perdre le soutien massif de ses électeurs, de ses partisans, il y a une mobilisation qui commence à s'organiser et je pense aussi qu'il faut qu'on soit lucide nous européens sur les dynamiques qui s'opèrent aujourd'hui aux États-Unis et sur les liens entre Donald Trump et un certain nombre de un certain nombre de responsables politiques européens. Il déteste la démocratie, il est en train de la battre aux États-Unis et il veut la battre aussi chez nous en Europe avec ses relais les extrêmes droites européenne en Europe. Vous pensez à qui ?
Vous pensez à l'AFD allemande ? Vous pensez euh à la Hongrie avec Victor Orban ? C'est-à-dire qu'on est aussi des milices similaires, enfin un système similaire qui s'installe aussi en Europe.
En tout cas, qui aurait pu imaginer il y a moins d'un an que Donald Trump dont on savait qu'il serait brutal évidemment au paraît de cette manière-là aujourd'hui ? C'est-à-dire que il faut se préparer au pire. Et Donald Trump, il a une stratégie qui est tout à fait élaborée.
Il faut regarder euh notamment la stratégie de sécurité nationale. Il veut s'appuyer sur les extrêmes broadites européennes, sur euh ses alliés qui sont déjà en place, Victoire Orban, la FD allemande, mais aussi euh le Rassemblement national en France pour détruire l'Union européenne et pour détruire nos démocraties. Donc, j'en appelle aussi aux électeurs et aux citoyens français et européens qu'il ne soient pas dupe de la réalité des alliances de Donald Trump avec des partis en justement vous n'avez pas été étonné par Jordan Bardella qui finalement a quasiment paraphrasé Emmanuel Macron la semaine dernière dans la réposte face à Donald Trump.
Il parle lui aussi d'une Europe plus forte de l'activation de l'instrument antioercition contre les Américains. Cette donc à l'évidence une offensive anti Trump, c'est quoi ? de l'opportunisme politique parce que euh Donald Trump est pas très euh il y a pas beaucoup d'opinions favorables sur lui en France.
Absolument. C'est l'opportunisme politique. Moi, je suis sidérée par le retournement idéologique de l'extrême droite.
J'ai déjà eu l'occasion d'ailleurs la semaine dernière de le dire à Jordane Bardella. Le Rassemblement national, il était pour le Frexite il y a encore en 2017 et dans les années qui suivent. Jordan Bardella au moment de la réélection Donald Trump, il a dit que cette élection, cette réélection euh soufflait un vent de démocr de liberté sur nos démocraties.
Le meilleur allié de Jordan Bardella aujourd'hui en Europe, c'est Victor Orban dont on sait qu'il est le cheval de 3 et de Vladimir Poutine et de Donald Trump. Donc c'est il y a une hypocrisie effectivement un retournement parce que il sentent que l'opinion publique française et européenne est défavorable à Donald Trump. Est-ce que finalement Donald Trump n'est pas aussi le meilleur ami de l'Union européenne ? parce que finalement il pousse l'Union européenne à s'organiser, à avoir plus d'autonomie.
Est-ce que vous y voyez quand même quelques vertus à ce qui se passe en ce moment ? Alors, j'aurais aimé qu'on aille le sursaut sans Donald Trump parce que c'est d'une brutalité sans nom et il fait des dégâts dans l'ordre international et aussi aujourd'hui directement en Europe. Néanmoins, c'est vrai que les lignes bougent.
On a vu cette la semaine dernière le sursaut européen, la détermination européenne et l'enseignement qu'il faut tirer après 1 an. Nos partenaires européens ont privilégié la politique de l'apaisement. Maintenant, il est clair que l'apaisement ne fonctionne pas.
Il faut jouer le rapport de force. Il faut dire non à Donald Trump. C'est ce qu'a fait le président de la République.
Il l'avait déjà fait auparavant, mais il a redit la semaine dernière avec beaucoup de fermeté. Et quand on dit non, bah ça fonctionne. Quand les Européens sont unis, on l'a vu, Donald Trump a commencé à reculer.
Néanmoins, il faut être extrêmement vigilant parce que il y a eu il y a cette volonté d'annexer le Groenland. Il y a ces attaques répétées à notre modèle démocratique, a les tarifs douigners et on aura évidemment d'autres attaques de Donald Trump. Donc l'enjeu maintenant, c'est de jouer le rapport de force, d'être prêt à dire que on a des outils de dissuasion, notamment le mécanisme anticoer qu'on les utilisera à la prochaine attaque et en parallèle, il faut évidemment accélérer sur notre indépendance en matière énergétique, en matière économique, en matière militaire par exemple. sur la forme, on a aussi vu Donald Trump se moquer ouvertement de de d'Emmanuel Macron en parlant d'un président démonétisé en bout de souffle.
Est-ce que sur cet aspect-l seulement, il y a pas un fond de vérité ? Est-ce que depuis la dissolution Emmanuel Macron n'incarne pas de fait une forme d'impuissance ? Mais Donald Trump il met alors son discours à Davao, il est à Davos, il était clair.
Il méprise l'ensemble de ses alliés et son discours, il est extrêmement choquant mais il est capable de dire ça à Davos et en même temps, il est le premier à recevoir Emmanuel Macron. dans le bureau val et Emmanuel Macron, il a été à l'initiative pour créer cette coalition des volontaires pour aller avec Volodimir Zelenski dans le bioroval et l'ensemble de nos partenaires. Donc Donald Trump, il respecte de fait Emmanuel Macron mais il y a ce ce langage du miprix de l'humiliation qui vaut pour l'ensemble des Européens.
Il y a quand même une forme d'impuissance politique en ce moment. On voit avec les difficultés pour faire passer le budget, on entend de plus en plus de voix au sein du bloc central qui disent bah est-ce que finalement Sébastien Lecnuil, il est aussi habile que ça parce que finalement bah il a tout cidé aux socialistes et en plus ça finit par un 493 alors qu'il avait promis de ne pas l'employer. Vous connaissez la situation politique comme moi.
Malheureusement cette instabilité, cette fragmentation du Parlement européen, il faut tirer les conséquences là encore de la réalité politique. Il y a pas de majorité pour avoir un budget dans ce parlement. Il y a pas non plus une majorité pour faire tomber le gouvernement aujourd'hui dans ce parlement.
Donc ce budget il est pas parfait. Moi-même je partage certaines des critiques qui sont émis sur ce budget mais il a le mérite d'être là. Et là le premier objectif de Sébastien Lecnu, c'était de donner un budget à la France.
Et vous savez que pour les marchés financiers, pour nos partenaires européens, c'est ça qui est clé. retrouver de la stabilité, donner un budget à la France et ensuite évidemment il y a des discussions profondes qu'il faudra avoir notamment sur la réduction de la de notre dette qui seront fondamentales et ce sera bien sûr pour euh pour les prochains mois. En marge du budget, il y a des débats qui reviennent à l'Assemblée nationale, notamment celui sur l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans.
Ça débute aujourd'hui. L'exécutif a engagé une procédure accélérée. On se souvient que le texte de 2023 n'a jamais pu être appliqué parce qu'il y avait un sujet de conformité au droits européen.
Est-ce que cette fois-ci une application à la rentrée 2026, c'est vraiment possible ? C'est tout à fait possible parce qu'il y a une volonté européenne et une volonté du Parlement européen. On a adopté un rapport d'initiative en fin d'année dernière pour demander aussi l'interdiction des réseaux sociaux pour nos plus jeunes.
Donc il y a un consensus partagé aujourd'hui en Europe et en France. Et je crois que aujourd'hui un on a des parents qui parfois se sentent démunis face aux plateformes. Il faut les accompagner et il faut inverser la responsabilité.
Les parlements n'ont pas à être responsables pour les pratiques déviantes et abusives des plateformes. Les réseaux sociaux aujourd'hui, ils sont assis sur un modèle économique qui est la captation de l'attention. Plus vous restez sur le la plateforme ou sur le réseau social, plus vous voyez de la publicité et plus vous générez de l'argent pour les plateformes.
Ça ne peut pas se faire au détriment de la santé de nos jeunes. On a encore eu une étude de l'Agence nationale de sécurité sanitaire qui dit les dérives et les effets négatifs sur nos jeunes et les utilisateurs de manière générale des smartphones et des réseaux sociaux en terme de d'exposition à la violence, de confiance en soi, d'attention et il faut il faut agir. Euh un tout dernier mot de de politique intérieure, hein.
On a vu la la gauche s'organiser ce weekend, elle a acheté les bases euh euh d'une primaire. Gabriel Atal, lui aussi, semble sur les starting block pour 2027. Est-ce que ce n'est pas irresponsable de sa part de ne pas jouer l'unité euh un seul candidat du bloc central sous couvert finalement d'être balayé au second tour de la présidentielle ?
Bon, Gabriel Atala avec le parti Renaissance travaille pour sur un projet pour la France. Nous aurons d'ailleurs demain une nuit de la Nouvelle République pour travailler sur les enjeux économiques, institutionnels, politiques. C'est un travail de fond qui doit être mené de manière extrêmement sérieuse pour proper un projet pour les Français.
Oui, mais Gérald Armanin hier, sans jamais le nommer, Gabriel Atal pointait le narcissisme qu'il emporte chez certains. Encore une fois, je répète ma question. Est-ce que c'est bien raisonnable de multiplier les candidatures ?
Je On n'est pas au temp du choix des candidatures aujourd'hui. On est au temps de comment on reconstruit la France, comment on retravaille sur un volet institutionnel, politique, comment on continue à faire souffler aussi les origines du macronisme et comment on redonne de la confiance à la France. Donc pour vous, Gabriel Atal, il est pas forcément candidat à ce stade.
Bah en ce stade, Gabriel Atal, il travaille avec nous avec avec les Français autour d'un projet. Merci beaucoup Valéri.
Valérie Hayer