ANGLE DE VUE AVEC CATHERINE CONCONNE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Chers téléspectateurs, bienvenue dans ce nouveau numéro d'angle de vue. Vous en connaissez le principe, partir à la découverte d'une personnalité que vous pensez déjà connaître. Et ce soir, nous recevons une femme qui n'a pas demandé la permission pour prendre sa place.
Militante avant d'être élu. Elle siège depuis bientôt 10 ans au côté des sages, connu pour son franc parler. Elle démontre que la politique est un sport de combat et qu'il faut savoir encaisser les coups.
Madame la sénatrice Catherine Concne, merci d'avoir accepté cette invitation. Merci à vous aussi. Bonsoir à toute l'équipe d'A TV et aux téléspectateurs.
Une vie entière ou presque de politique derrière vous et ce n'est pas terminé. Alors nous allons de tout d'abord revenir aux origines. Vous êtes né le 18 mai 1963.
Vous êtes l'aîné d'une fraterie de trois enfants. Votre maman est employée de banque, votre papa policier national et vos parents sont surtout très engagé dans la vie politique, notamment au côté d'imé Césarer. Vous m'avez dit d'ailleurs que chez vous le dimanche, on n'allait pas à l'église, on allait au siège du parti.
Absolument. C'est un univers très militant. Mon grand-père rejoint Emir quand il quitte le PC. lui-même était communiste à ses côtés et il intègre dès sa fondation le parti progressiste Martiniquainis en devenant plus élu à ses côtés dès 1945 pour la mairie de Fort de France pour la première élection municipale concernant César.
Tout à fait. Donc on peut vraiment dire que vous êtes tombé dans la marmite de la politique naissance. Ah oui, on allait très jeune en particulier ma sœur et moi puisque nous sommes plus âgés que mon petit frère.
On allait euh distribuer les tractes, vendre le journal et on allait régulièrement au parti et surtout il fallait écouter avec beaucoup d'attention les discours euh lors des campagnes et en particulier ceux des messés lors de la fête la fête du PPM et cetera. Et même enfant, ça ça faisait résonance en vous parce que parfois quand on est enfant, bon les discours politiques, ça peut paraître un peu un peu abscon, un peu long mais vous étiez déjà happé par Oui, ça donnait du sens. Ça donne du sens parce que tout ça était lié par des actions extrêmement concrètes que l'on voyait et mais saisir ce n'était pas que des déclarations politiques ou des promesses comme on pour entendre aujourd'hui.
C'était aussi une action quand il disait que le peuple doit être éduqué parce que l'éducation est l'élément majeur de l'émancipation et bien souvent on participait à des inaugurations d'école. Donc tout ça avait du sens et raisonnait en nous. Et puis il y avait cette culture à la maison, il fallait beaucoup lire, beaucoup se documenter, aller à la bibliothèque Chelcher, faire des recherches et également quand il était 19h, le seul JT qu'il y avait à l'époque, il fallait se taire et écouter les informations.
Écoute, c'était la grand messe du du JT. euh un bac littéraire des crochés au lycée Chelch et une licence d'anglais plus tard. Vous vous destinez au métier de professeur d'anglais, mais finalement vous allez euh bifurquier euh dans la voie touristique puisque vous allez travailler une dizaine d'années au sein de l'agence régionelle de développement touristique, une antenne de la région à l'époque.
Et ce passage, vous dirait qu'il a été assez formateur pour vous, que ça aussi peut-être posé les jalons ensuite de votre engagement politique. Oui, un engagement très fort. J'ai été en charge de tout ce qui touchait à la croisière.
Donc j'ai eu à me déplacer plusieurs fois aux États-Unis, assurer la promotion de la Martinique présente lors des grandes escales mais aussi travailler avec des promoteur que la la région toute naissante aidait financièrement à monter leur leur petite affaires, petite hôtellerie et cetera. Euh ça donne du sens, ça vous entre dans le pays et ça vous permet de voir une certaine réalité que parfois d'autres n'ont pas. fréquenter des chefs d'entreprise, être en réalité par rapport à des produits touristiques, ça ça laisse des traces à vie.
Et vous ancrez aussi déjà à l'époque profondément dans la Caraïbe, ce qu' aujourd'hui ce qu'on cherche peut-être un peu plus à faire euh justement en 2026, vous à cette époque, ça vous montre aussi euh la diversité touristique aussi de nos voisins caribéens et les combats que les voisins menaient parce qu'il nous arrivaiit euh d'être sur des stands, de voir que le stand d'à côté avec beaucoup moins de produits était très fréquenté mais on voyait la gnac qu'avait nos nos nos amis de la Caraïbe euh que nous bon allez bien bercer par la France, on était moins à l'offensive. Et ça m'a donné envie de dire il faut que nous aussi on soit extrêmement déterminé et que qu'on fasse autant et aussi bien que les voisins. Vous avez aussi appartenu à la jeune chambre économique de de la Martinique pendant plusieurs années.
Ça a aussi été une une période fondatrice pour vous. Excellente avec des amis que j'ai jusqu'à présent qu'on retrouve. C'est une excellente école de formation qui vous entre dans la réalité du pays, vous apprend à développer des projets, à sortir du constat, avoir de la méthode de travail et j'avoue que ce passage d'environ 6 ans à la jeune chambre parce qu'on peut pas aller au-delà de 40 ans, m'a permis de donner du sens à mon action.
Et souvent lorsqu'on est entre copains ex jeunes chambres dans des réunions, on se fait souvent des clés d'œil en disant on reconnaît ceux qui sont à la jeune chambre, on parle moins, on agit plus, on est plus pertinent dans nos remarques et surtout on a bien préparé les choses en amont. Alors en juin 2000, Serge Lchimi est désigné pour être le candidat PPM à la mairie de Fort de France pour succéder à M Céser. Vous le rencontrez à cette époque au siège du parti et il vous propose d'intégrer son équipe de campagne.
Alors c'est pas la première fois que vous participiez à une campagne politique, mais est-ce qu'on peut dire que là vraiment vous faites votre entrée dans la la vie politique ? une campagne dure, une campagne parce que aujourd'hui on voit la campagne, on voit qu'il y a des réseaux sociaux, on peut s'envoyer des WhatsApp et puis euh remplir une réunion avec un simple clic. Non, à l'époque il y a pas tout ça.
Le portable vient de sortir, on ne peut que recevoir et appeler. Et encore, ça passe de temps en temps, pas tout le temps. C'était des petites des petits portablel très limités dans leur capacité. rien à voir avec les smartphones d'aujourd'hui.
Il fallait se débrouiller pour remplir la réunion du soir et on avait réunion tous les soirs et ben il fallait parcourir le quartier à pied aller convaincre les gens leur porter un document et c'est une période extrêmement formatrice. Je ne regrette pas cette époque et je remercie même le chimy de me m'avoir permis de de de participer à cette épopée là, cette épopée feuillaise. Le populisme était aux portes de Fort de France avec Marie-Janne qui était candidat et moi je considère que il y a une forme de populisme que je n'aime pas dans dans la manière de faire.
C'est c'est mon opinion, vous savez. Je je j'ai la ma franchise pour moi. Mais il fallait se battre.
Le travail s'est fait jusqu'à la dernière seconde, jusqu'à la dernière goutte et il a fallu euh euh mettre les les poser les en tout cas les banderies autour de Fond de France pour euh garder ce bastion du parti progressiste Martinique. Une campagne extraordinaire d'environ 1 an usante toutes les nuits, tous les soirs, tous les weekends. Ça a été formidable.
Vous regrettez cette manière justement de de faire campagne parce que quand on vous écoute, on a l'impression que c'était aussi une façon de faire qui peut-être on est plus humble aussi, les hommes et les femmes politiques qui du coup, vous l'avez dit, devaient totalement mouiller la chemise sur des mois avec tous les sacrifices aussi que ça sous-entend. Moi, j'ai gardé cette manière de faire campagne et à chaque fois que je rencontre des amis qui partent en campagne, je leur dis attention, la rencontre avec le peuple, c'est le premier ingrédient. Ce n'est pas l'argent, ce n'est pas les belles promesses et les beaux programmes.
C'est votre rencontre et votre proximité avec la population qui vous permet de regarder les gens dans dans les yeux, de les écouter, de comprendre leur leurs problématiques, de comprendre ce qu'il nous reproche aussi en tant que politique, de comprendre aussi ce qu'ils aiment et qu'ils aimeraient. Et euh à ce moment-là, ça vous permet de vous de vous-même de formater une offre politique euh en toute conscience et en toute connaissance, loin des a priori et autres lieux communs qu'on peut avoir en tête. Alors Serge Léchimi remporte ces élections à l'époque.
Vous devenez donc adjointe en charge de la sécurité et de la lutte contre la délinquence. Et Césarer, on va voir l'image, vous passe en personne l'écharpe tricolore lorsque vous intégrez le conseil municipal. Est-ce que vous vous souvenez de ce que vous avez ressenti à ce moment-là ?
Vous savez, mes cés fréquentaient beaucoup ma famille, venait chez mes parents, resté très longtemps amis avec mon grand-père qui est mort en 78. Donc j'ai un vécu avec ces a qui remonte à très longtemps et à chaque fois qu'on se rencontrait, on parlait énormément de cette époque. Il avait surnommé ma sœur et moi les mascottes du parti.
Et à chaque fois que on se rencontrait, on on parlait beaucoup de ses souvenirs. Il me donnait beaucoup de conseils en me disant "Le peuple, tu ne dois pas le lâcher, tu dois l'écouter en permanence." Il y avait beaucoup de conseils qu'il me diffusait dans dans dans nos rencontres au quotidien et c'était important pour moi.
Jusqu'à quelques jours avant sa mort, je l'ai rencontré et donc qu'il m'est passé le cinturon, c'était pour moi quelque chose de naturel. On devait tous choisir quelqu'un pour passer le cinturon le jour de cette torisation. Et moi, j'avais choisi mes cés-père n'étant plus là.
Euh c'était pour moi euh un rappel d'une époque. Voilà, c'était très important. Vous qui justement avez été en charge de la de la sécurité et et plus de 20 ans après ce ce premier mandat, alors que notre territoire est en proie aussi à une à une montée de la violence, un trafic de droguant et une utilisation des armes à feu totalement décomplexé, je le rappelle, 40 homicides dénombrés sur notre territoire en 2025.
Est-ce que nous sommes pas en train aussi de contempler l'échec à la fois de nos de nos politiques sécuritaires et de nos institutions ? Il y a des choses qu'il faut garder en tête et des principes qu'il ne faut pas abandonner. La la sécurité, ça se coconstruit.
Donc justice, police, gendarmerie, commune doivent marcher main dans la main. Si pendant euh 13 ans, j'ai pu mener à bien un certain nombre de dispositifs euh lutter contre les squats, 300 squat seulement euh sur le sur le territoire uniquement des terresvillees, on se rend pas compte de ce que c'est. Beaucoup d'encreuses que vous voyez aujourd'hui, c'était des squats.
Euh on s'est battu en en piétinant la loi, parfois en étant borderline, mais il fallait un retour à la sécurité. La coconstruction est importante et je comprends pas que parfois j'entends certains élus dire "Ah, on veut pas que l'État intervienne, ah les CRS doivent repartir." C'est inacceptable.
Nous élus, on a besoin de la force, de l'État, des moyens de police pour pouvoir travailler et mettre en œuvre ce que nous avons prévu. Et il ne faut pas lâcher le terrain, être sur le terrain en permanence avec nos propres polices municipales, mais également avec des réseaux de médiateur qui rien ne doit être laissé à l'abandon. Un bar qui pose problème, il faut qu'il ferme.
Un squat qui pose problème, il faut qu'il ferme. Un groupe intempestif quelque part qui stagne et qui pose problème, il faut que ça s'arrête. Si on n'arrête pas, ça continue et ça se propage.
Mais dans un contexte aussi de de diminution des effectifs, vous évoquez la la police municipale, la police de proximité ou autre, il y a de m enomant que ça. Il y a encore beaucoup d'effectifs, plus des effectifs de renfort qui viennent régulièrement. la vidéo protection qu'on avait installé à Fort de France à mon époque, on était très pionnier à l'époque ça avait été décrié.
Ah oui, vous allez surveiller la vie des gens. Non, ça apporté un plus. Donc il faut que on s'organise et dans chaque mairie euh il doit avoir un point important porter par exemple à la constitution d'une brigade de police municipale.
Non pas deux agents, trois agents, juste pour dire qu'on a des policiers municipaux mais euh ça doit faire partie même si on a des difficultés à embaucher pour des raisons financières d'une priorité parce que là où la police municipale va aller, la nationale peut ne pas aller. Il faut entrer dans les quartiers, les connaître et être en permanence en connexion avec ceux qui prennent le relais derrière police, justice et gendarmerie. Et pour lutter contre le narcotrafic avant même que justement la drogue et les armes n'arrivent chez nous.
Pareil, vous savez, j'échangeais récemment avec le général de gendarmerie me disait que l'arrivée des radars qui sont maintenant opérationnel leur a permis de faire des prises très intéressantes récemment, y compris de de cigarettes illégales. Donc les moyens de surveillance, il faut les multiplier, il faut les utiliser, mais il faut aussi que tous entre nous, on soit solidaire sur cette question de la sécurité. Si on voit quelque chose qui est bizarre, si on voit un trafic qui n'est pas bon, aujourd'hui, on peut déposer anonymement et signaler au service attention, je vois sur telle plage qu'il y a des mouvements bizarres.
Dans un pied d'immeuble, il y a des mouvements bizarres. C'est en en affrontant régulièrement euh ceux qui euh sont fauteur de trouble à quelque niveau que ce soit dans le pays qu'on va arriver à combattre. Bien sûr, il y a des grands réseaux sur lesquels on risque de ne pas avoir de prise directe, mais c'est un travail de fond.
Et puis il faut travailler aussi à l'éducation de nos enfants, leur expliquer matin, midi, soir que consommer de la drogue ou trafiquer de la drogue, il n'y a que deux issu possible. C'est la police ou la la prison ou le le cimetière. Il faut que ça rentre dans les écoles, que ça infuse dans les cerveaux partout partout, que la drogue n'est pas quelque chose de de bon et que ça n'amène à rien de bon.
Mais ça, ce discours, je ne l'entends pas assez. les politiques de prévention sont réduites à à néant et il faut repartir sur des politiques de prévention qui soient offensives comme on l'a fait dans un certain nombre d'autres politiques publiques. Adjointomer vice-présidente du conseil régional puis membre de l'Assemblée de Martinique et en 2017 vous devenez la première femme sénatrice de la Martinique.
Il ne vous manquait que deux voix pour décrocher le siège dès le premier tour. Est-ce que vous aviez fait le tour de la politique locale ? Est-ce que c'était aussi une volonté peut-être de briser le plafond de verre ?
Pas du tout. Vous savez, entre de tous les postes, celui que je préfère c'est le mandat local. Donc je suis sénatrice et c'est pourquoi j'ai je garde un ancrage très fort ici.
Je fais beaucoup de choses en Martinique euh de à partir de mon mandat de sénatrice parce qu'on a quand même des moyens pour pouvoir travailler euh des collaborateurs, des moyens pour organiser des réunions et cetera. Il y a des moyens, il faut les utiliser. Euh, il y a des missions d'information, il y a des commissions de requête.
Donc, on a les moyens, il faut y aller. Euh non, mon mandat préféré reste le mandat local. Non, pas du tout.
J'ai été un concours de circonstan ma candidature alloup Serge Lcher que je salue au travers de cette émission que j'appelle affectueusement mon grand frère quittait la politique et me disait "Tu devrais aller au Sénat." Et moi je rigole. Je lui dis "C'est c'est un truc pour élu en fait une carrière." Sé me dit non tu te trompes.
C'est ça ça c'est une maison extraordinaire rigoureuse ça va te plaire et puis bon je finis par déposer par poser ma candidature. Je vois que ça marche. Je suis élue et j'y suis toujours et j'ai pas de regret.
Alors justement on va revenir aussi sur votre rôle au centre du Sénat. Mais avant précisons bien sûr que 3 ans après avoir décroché votre premier mandat de de sénatrice et après toute une vie passée au centre du PPM, vous claquez la porte du parti en avril 2020. Alors, à l'époque, on amput ce ce divorce dans un premier temps à la venue des médecins cubains en renfort euh aux équipes du fume pendant la pandémie du Covid.
Sauf que finalement après vous avez pris la parole euh et vous avez expliqué que pas du tout, vous avez déclaré avoir subi trop d'humiliation au sein du au sein du parti. Alors, il est vrai qu'en 2014, Serge Lchimi, vous aviez vous avez préféré Didier La Guerre pour briger Fort de France. En 2015, certains membres du parti vous ont imputé la la défaite du PPM à l'élection de de la CTM.
Est-ce que justement ça fait partie des fameuses humiliations dont vous avez parlé à l'époque ? Ça veut faire la politique quand on est une femme, ce n'est pas simple. On est entouré de monde d'homme euh qui peut être très dur et puis bon, peut-être que je gênais parce que j'avais un certain succès, parce que je réussissais mes tâches, peut-être que ça gênait. et j'avais accumulé depuis des années un certain nombre de postures qui sont qui étaient vexantes.
Euh ne pas m'inviter à telle réunion, ne pas m'inviter à telle conférence de presse, je voyais les choses quoi qui se faisaient. J'avais des des choses qui me revenaient, des des propos qui étaient tenus euh en et euh il y a eu un détail, un seul, rien à voir avec les médecins cubains. J'avais posé un amendement euh au Sénat euh que j'avais retiré juste avant le vote parce que mon collègue Dominique Théophile en avait proposé un qui était beaucoup plus large.
C'était ce qu'on appelle les médecins pas euh professionnels hors du de l'Union européenne. Face au désert médical. Depuis 1 an, j'avais travaillé d'arrachepli avec la ministre de la santé de l'époque euh pour lui demander qu'on puisse ouvrir le champ de recrutement de médecin à l'Afrique sub-saharienne, à l'Afrique saenne, à un certain nombre de pays qui ont des médecins extrêmement qualifiés bien sûr après des choix, des juris, euh les vérifications de diplômes adaptés et tout.
Et euh j'avais juste enlevé mon mon amendement juste avant le vote à la demande du président de commission. il me disait euh votre collègue a un amendement plus large euh qui inclut les chirurgiens dentistes. J'ai dit "OK, parcours trois parce qu'on a de très bonnes relations au Sénat, j'enlève mon amendement au profit." Et j'ai donc revendiqué que j'avais fait avancer la cause de l'ouverture de des champs possibles de recrutement.
Et là, je découvre qu'on fait un magnifique communiqué de presse tout à l'honneur de Dominique Théofilm zappant complètement. Non, ça a été la goutte d'eau. Euh ça s'est passé en 30 secondes de ma tête.
J'ai jamais fait d'histoire, j'ai jamais fait de Cancan, j'ai pas fait de réponse à la presse pour dire voilà, on m'a fait c, on m'a fait ça. C'est peut-être aujourd'hui que j'en parle le plus le plus ouvertement possible. Et j'ai donc démissionné du ppm et pour moi, il y avait une fin de non retour.
Vous pensez qu'on on craignait que vous briguez justement la tête la tête du parti que vous dez une menage gênante ? J'ai jamais été dans des dans des postures conquérentes en interne. J'ai toujours su me conformer aux décisions qui étaient prises.
Ma conquête, elle était sur le terrain, sur ma façon de travailler, d'être audacieuse, d'être courageuse, de ne pas rechiginer à la tâche. Mais j'ai jamais demandé à quiconque de me mettre à tel ou tel poste. Et ça ne vous manque jamais.
Vous n' pas pas de regret en dernières années. Jamais regret. J'ai jamais eu de regret.
J'ai conservé mes valeurs césériennes, une philosophie progressiste que que j'aime beaucoup et qui est pour moi la meilleure philosophie, la plus adaptée à la réalité de la politique. Elle est fine, elle est subtile, il faut la comprendre, il faut la connaître et la découvrir. Elle nous demande d'être en initiative, en permanence, de ne pas tout attendre du pouvoir extérieur.
Mais c'est exactement ce que je fais tous les jours. Je suis plus dans le même cadre, mais je suis profondément irriguée par cette philosophie. En tout cas, effectivement, que vous essayez de disyer donc euh au sein de l'hémicycle du Sénat aujourd'hui, face à une Assemblée nationale extrêmement fractionnée, hein, depuis 2 ans, privé de majorité absolue, le Sénat peut incarner aussi peut-être l'un des derniers bastions euh de la stabilité d'une 5e République qui clairement s'essouffle.
J'ai envie de vous demander Catherine Conc, est-ce qu'il faut revoir la Constitution ? Est-ce qu'il faut franchement aller vers une 6e République pour en finir avec cette crise politique majeure que traverse actuellement notre pays ? Oui.
Euh à mon avis, la Constitution qui date de 58, qui a eu un petit toit l'étage ici par là, mais rien de de bien de bien sensible euh euh mérite d'être vu parce que aujourd'hui, on n'est plus du tout dans l'organisation politique que l'on a connu au moment où la Constitution euh était créée. On avait les grands blocs, la droite, la gauche, le PC et cetera. Et au milieu de ça, quand il y avait des décisions à prendre, on tranchait de manière très très franche parce qu'on avait des blocs en en nombre qui étaient important et qui et qui pouvaient faire basculer tel ou tel vote.
Aujourd'hui, l'Assemblée nationale, c'est 12 groupes. Oui. Parfois des petits groupes, des gens dissidents et cetera.
Chaque tire le drap à soi, chacun a une façon de voir les choses et on est parti dans une République qui à mon avis va exiger une culture du compromis et c'est exactement ce qu'on est en train de vivre depuis vraiment à faire en France. Oui. Ouais.
À échanger et vous voyez bien que sur l'accouchement du budget, on il y a eu des compromis par exemple qui ont été faits nombreux sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale. Là on narrive plus au compromis sur le budget de loi de finance. on sera obligé de passer par le coût près des ordonnances ou du 493, mais euh on n'est plus dans des grands blocs où on pouvait discuter avec celui-là, discuter avec celui-là et arriver à des choses cohérentes.
Donc euh il faut revoir la façon et puis euh on a l'avènement des réseaux sociaux, on a l'avènement des chaînes info en permanence. Donc le citoyen est irrigué en permanence d'information et se sent euh très légitime à donner son avis sur tout à manifesté enfin à réagir et à parfois surréagir à une information qui est parfois pas très bien maîtrisée dans son organisation. Je parle même pas des fake news et autres choses qu'on entend ici et là.
Alors, vous évoquez effectivement le le le budget euh parce que il faut dire aussi que cette instabilité gouvernementale a aussi des conséquences sur nos territoires ultramarins. En décembre dernier, justement lors du lors du vote pour le budget euh des outresemes, les élus ultramarins de gauche dont vous faites partie, vous avez quitté l'hémicycle. Les débats ont été très houleux avec le sentiment aussi confié par certains de vos confrères que les choses finalement sont toujours un peu décidées sans vous, sans les outres mères.
Et c'est un sentiment qui est aussi largement partagé par une partie de la population martiniicaise et et et des entilles plus plus largement. Vous comprenez ce sentiment ? Alors, je n'ai jamais fait trop cas du budgetem hein parce que bon, notre budget autre, on a l'impression que c'est la que les choses se passent.
Non, le l'outre mer le ministère de l'outre mer ne gère que deux ou trois éléments de notre quotidien. Exemple logement, exemple tout ce qui est exonération de charge sociale et cetera. C'est pas c'est plus un un ministère qui va peut-être aller taper là où il faut dans les autres ministères de l'État, mais le budgetem, je n'ai jamais abordé comme étant l'alpha et l'oméga de notre devenir, de notre développement et de notre de notre existence.
Non, mais quand on y est, on y est et on fait ce qu'il faut. Il y a 2 ans, on a dû mener bataille pour maintenir la lodéum, c'est-à-dire les exonérations de charge social dans un certain nombre de sujets et de de catégories professionnelles. Mais euh ça s'était très bien passé.
Je me rappelle, c'était le baptême de feu de Manuel Vals. Il avait eu face à lui des sénateurs extrêmement déterminés, Saint-Martin, Guadeloupe, Martini et on avait fait tomber la volonté du gouvernement qui était de supprimer l'alodéum. Et ce jour-là, il m'avait dit "Madame la sénatrice, vous êtes très en forme." Mais je lui avais répondu "Monsieur le ministre, habituez-vous, je suis toujours en forme." Et on avait gardé l'alodéum comme ça.
Là, pas de discussion possible. une espèce de complot mené avec euh la majorité de DOTE LR, il y a quand même une grosse majorité au Sénat, donc pas de doute quand les choses doivent être voté, contrairement à l'Assemblée nationale. Euh et là, on découvre que avec une vingtaine de députés présents sur plus d'une centaine, Ouais.
Et bien, on demande des scrutins public à chaque fois. Qui discrutin public veut dire que absent ou présent, on vote pour vous une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, on s'est demandé mais qu'est-ce qu'on fait là ? S'il y a pas de débat possible et qu'aucun de nos amendements ne peut aboutir.
Sachant en plus qu'on était dans un budget extrêmement incertain. Mais laissez-nous au moins nous exprimer dire ce que nous avons à faire, jouer notre rôle de représentant des personnes qui nous ont mis mis là. Donc euh on on s'est levé, on s'est dit ça ne sert à rien.
C'est c'est un on a kidnappé la parole, on a kidnappé la démocratie. Il vaut mieux qu'on s'en aille. Bon budget qui a finalement été été voté infiné.
Oui. Euh justement l'une de vos ambitions c'est d'obtenir plus de pouvoirs normatifs pour la Martinique à savoir aussi voter des lois qui seraient plus adaptées à nos spécificités territoriales. Selon vous, quels sont les quels sont les dossiers les plus urgents ?
Il y a plein de dossiers qui c'est c'est un vrai sujet. pouvoirs normatif, c'est pas très bien compris des gens parce que souvent qu'on font pouvoir et compétences, oui, on a la compétence de nous occuper des lycées, on a la compétence de nous occuper des collèges, des routes et cetera, mais euh selon des des normes qui sont qui nous sont imposées par l'État. Vous devez faire de telle manière, vous devez faire avec tel moyen.
Le pouvoir normatif vous permet de faire bouger la loi pour lui permettre d'être adapté à votre réalité. C'est tout simplement ça. Alors beaucoup de gens le vivent mal en disant "Oui, mais vous avez déjà des pouvoirs." Non, on n pas de pouvoir.
On a juste des compétences que nous exerçons au lieu et place de l'État depuis les lois de décentralisation en particulier en 83. Donc pouvoir faire bouger la norme de la loi et puis dire bon, on n pas besoin de ça dans la loi parce qu'aujourd'hui une loi, elle est conçu comment ? Elle est faite globalement pour la France et elle bouge pour les pays qui relèvent du 73 ou du 74 dans lesquels nous sommes parce qu'il y a eu un amendement heureux voté de parlementaire ce qui est très aléatoire ou alors vous verrez à la fin du dispositif législatif il y a une petite ligne qui dit concernant les collectivités relevant du 73 74 l'État le gouvernement est à est habilité à agir par ordonnance donc sur quel chantier justement prioritairement faudrait l'eau et l'assainissement par exemple, il faut qu'on puisse nous-même déterminer comment on gère ça.
Est-ce qu'on monte un un office unique de l'eau ? Comment on met ensemble toutes nos compétences, tous nos moyens, toutes nos ressources concernant euh l'eau, le transport, tout le monde hurle le transport, ça dysfonctionne et tout, mais on ne fait que faire comme on nous dit de faire. Exemple sur la fiscalité, la fisc le transport est est financé entre autres par une fiscalité patronale et qui ne concerne que les entreprises de plus de 11 salariés.
Combien il y en a ici ? Oui. Combien il y en a ici ?
Donc toutes les autres échappent. On aurait pu trouver même de manière forfaitaire comment collecter au mieux. Ce qui fait que la collecte du VM du versement mobilité aujourd'hui est tra moyens et c'est la collectivité qui doit mettre le complément.
Ce qui fait qu'aujourd'hui la collectivité est à bout de souffle parce que le transport coûte excessivement cher. Alors sur le plan de la politique internationale les rapports se tendent ces dernières semaines entre les États-Unis et et la France. Donc après le gouvernement, le Venezuela, le gouvernement Trump veut maintenant annexer le Groenland.
J'ai une question justement si les choses devaient dégénérer entre nos deux pays, notre position géographique dans la Caraïbe constitue-elle un risque ? Et bien sûr, nous sommes sur la route entre l'Europe et les Amériques. Rien n'empêche aux États-Unis de décider que qu'il y aurait une base dans la Bour de France et cetera.
Il y a il y a tout est possible. surtout qu'on a affaire à un dirigeant américain qui s'affranchit de toutes les règles au quotidien. Je je il faut pas oublier qu'on a tué Maurice Bishop hein euh il y a pas il y a pas si longtemps que ça dirigeant caribéen.
On a tué Boris Bishop à Grenade. Donc rien n'était possible pour la la on connaît la force des États-Unis, la force de de la CIA et leur façon qu'ils ont à développer. C'est quand même une armée importante avec des moyens importants.
On est face à la première puissance mondiale donc tout est possible et regardez, il a suffi qu'il y ait des problèmes au Venezuela. plus d'avion pendant une journée ou et on sait très bien ce cordon qui nous lit nos familles, nos étudiants entre euh euh l'hexagone, le continent européen et nous, il y a un mouvement naturel qu'on essaie de diversifier au mieux mais il y a quand même un mouvement naturel et bien plus d'avion parce que l'espace aérien euh a été jugé risqué par un certain nombre de compagnies et a plus d'avions. Donc on est dans une dans une zone qui est compliquée, dans une zone à enjeu, dans une zone qui peut être tampon entre deux continents belligérants.
Et là, il faut faire attention et ne pas croire qu'on vit seul au monde. Alors, j'ai vu des gens dit "Ouais, c'est pas notre problème." Oui, tout ce qui se passe dans le monde nous impacte.
Ça impacte le prix des carburants, ça impacte l'alimentation, ça impacte les matières premières parce que quand il y a des tensions dans le monde et ben les pays producteurs, il y a une répercussion sur l'offre et la demande en matière de marchandise et forcément la la Martinique sera concernée. On vit pas seul au monde. Retour en Martinique.
Justement en 2021, vous avez lancé votre propre mouvement politique la Martinique ensemble avec la promesse de faire de la politique autrement. Euh à l'époque 35 propositions pour renouer avec le peuple martiniqué. Quel bilan vous tirez euh vous tirez 5 ans après ?
Très bon bilan. Ces 35 propositions. Où en sommes-nous ?
Très très bon bilan. Euh, on a pris le temps parce que lorsque les camarades m'ont dit après les élections de 2021 qui était en juin, il faut absolument qu'on puisse monter une un parti politique, dit "Ah bon parti politique, attention, je venais d'un parti politique et je savais le sens que je donnais à l'engagement politique, qu'il fallait absolument que les choses soient soient clairement écrites et qu'on ait des valeurs." Un parti politique pour moi, c'est pas simplement un outil de conquête électorale.
Vous voyez qu'en ce moment tout le monde se réveille, les réseaux sociaux sont réchauffés, des gens qu'on a jamais vu, dont on a jamais entendu parler, qui sont même jamais aller dans un baptême dans la commune, se réveille brusquement qu' comme étant les grands sauveurs de la commune. Je refuse cette façon de faire et je préfère ne pas faire de la politique. La politique c'est un outil au quotidien, un outil démocratique qui vous permet d'aller au devant du peuple, d'expliquer, de prendre des initiatives, de porter des initiatives et d'améliorer au quotidien hors calendrier électoral. justement vous faites de la politique différemment puisque c'était la la promesse qu'on vous avez fondé votre On a jamais cessé d'être sur le terrain depuis le jour de notre création.
Pas plus tard que dimanche, on a une rencontre avec des des des citoyens. Nous sommes déjà plus de 200 inscrits. Nous restituons ce que nous faisons.
Nous expliquons ce que nous faisons. Nous portons des initiatives. On a pris par exemple le dossier des aidents familiaux en main.
On a édité une brochure pour aider les gens à trouver les moyens de se sortir de leur difficultés en tant qu'ident familial. Le 31 de ce mois, 31 janvier, on présentera nos 20 propositions pour lutter contre la délinquence et l'insécurité à la Martinique, des idées originales qui sont des sentiers battus parce qu'on passe des heures à travailler parce que faire de la politique, c'est porter en permanence sa contribution. Nous sommes sur le terrain, nous faisons du porte à porte depuis le premier jour où nous avons monté ce mouvement jusqu'à aujourd'hui, même quand nous ne sommes pas candidats comme c'est le cas pour les municipales de cette année.
Et c'est pour ça que j'ai pu vous inviter Catherine Conc. Exactement. On le précise, on le précise.
Alors autre combat qui est né avant la Martinque ensemble mais qui est aussi évidemment porté par votre mouvement politique, c'est le concept viré. Euh le fait d'inciter la jeunesse à revenir euh au pays euh c'est parti d'un constat évidemment assez alarmant. 5000 jeunes à peu près chaque année quittent la Martinique et ne reviennent pas.
Euh justement, quel bilan aussi vous pouvez faire de de cette action ? Est-ce que vous avez euh donc 2018 en l'occurrence là nous sommes 8 ans plus tard, est-ce que vous avez réussi à inverser cette tendance ou en tout cas est-ce que on en prend le chemin ? Alors les vir n'est pas porté par mon parti politique.
C'est une association qui apporte. mon bien avant d'être d'être d'être qui est parti d'un constat la Martinique connait une seignie démographique importante. Qu'est-ce qu'on fait ?
Est-ce qu'on continue de fréquenter tous les plateaux télés à dire "Ah, on perd des habitants et on perd beaucoup d'habitants des pâ d'environ 400000 habitants, 398000 à l'époque à aujourd'hui 350000 habitants et ça continue. Qu'est-ce qu'on fait ? Ben, lorsqu'on est un citoyen impliqué, lorsqu'on est un militant de la bonne cause de son pays, lorsqu'on on connaît les problématiques de son pays, on ne se contente pas de de dénoncer et de constater on porte des solutions.
On dit qu'on porte des solutions et on y va. B, on a monté à virer à virer à fin 2000. J'aurai les chiffres récents là dans dans les jours qui viennent mais à fin 2024, c'est-à-dire il y a une année lors de nos dernières statistiques, c'est 2300 familles martiniquaises accompagnées au retour dans leur pays et qui sont restés et qui sont restés parce que dans 99 % des cas les gens restent et quand ils parlent c'est souvent parce qu'il y a une rupture familiale, il y a une rupture qui s'est mal passée, il y a une déconvenue quelconque ou alors parce qu' ils n'ont pas trouvé leur bonheur mais nous faisons tout pour rétablir le bonheur et inciter les gens à rentrer.
Donc on se déplace, on va à Paris, on a des partenaires avion et tout qui nous perm on fait des job dating chaque année et c'est rentrer dans la tête des gens. Le premier combat c'était de faire tout cela rentrer dans la tête des gens, leur dire c'est possible parce qu'au départ quand j'ai parlé de ça tout le monde m'a dit mais non mais tu perds ton temps, il y a rien en Martinique les jeunes ne vont pas rester qui ça arrêté fait qui la grève il physi et et stop et lorsqu'on a fait notre enquête on s'est rendu compte que 8 Martiniqu 10 à l'époque disaient oui je veux rentrer chez moi et à partir de ce constat on a mis en place à partir de notre enquête qui a été très riche 6000 réponses quand même c'est pas rien des moyens pour accompagner. On a par exemple un appartement, une une maison qui nous a été donné par la Simar et qui nous permet dans un F3 aménager de manière complète et bien accueillir une famille qui vient d'arriver en Martin n'a pas encore trouvé son logement.
Elle va y passer 2 semaines, 3 semaines et on active derrière tout un réseau pour lui permettre de rester. 2300 familles à fin 2024 ont été accompagné par le réseau alivieré à revenir en Martini. Donc quand récemment j'ai entendu Line se dire on pensait qu'on perdrait 1 % de population par an mais finalement on est à 07.
Je me suis dit que le petit colibri allait virer avait pé sa petite goutte pour écoutez pas étrangère. Alors, on l'a dit he Catherine Conc, la politique est un milieu exigeant, difficile, qui exige de nombreux sacrifices, peut-être encore plus lorsque l'on est une femme, hein, vous-même vous en savez quelque chose. J'aimerais avant de conclure cette émission que l'on parle de votre mari qui malheureusement nous a quitté l'année dernière et dont c'est l'anniversaire aujourd'hui.
Et don c'est l'anniversaire aujourd'hui. Donc en plus une pensée vraiment toute particulière. Vous avez partagé 35 ans de vie commune ensemble.
Il vous a toujours accompagné. Il a toujours accepté euh les heures, le fait que vous rentriez tard, les voyages. Vous m'avez dit sans lui, vous ne seriez pas allé aussi loin.
Non, sans lui parce que si j'avais un conjoint qui me bloquait, m'empêcher de sortir, m'empêcher d'aller en réunion, j'ai connu ça avec des collègues. J'ai des collègues qui ont abandonné la politique à cause de leur conjoint euh parce que pour eux, ben la femme, elle doit il y a encore ce réflexe ici énorme, très répandu. Et même parmi mes copains qui me disaient, je comprends pas comment tu n'es pas chez toi à cette heure-là et cetera.
Bon mais je suis pas en train de jouer quoi. Je suis dans une réunion, je travaille pour le collectif. Et même quand j'avais mes moments de découragement, je disais à Éric j'en ai marre aujourd'hui, j'ai pas envie d'aller en réunion, j'en ai j'en ai plein le dos, ça me fatigue.
Il me disait "Allez, tu te lèves, dépêche-toi, tu as été choisi, donc il faut assumer." Et j'avais toujours cet accompagnement à mes côtés. Jamais eu un reproche, j'ai jamais eu euh une boudie.
Bien au contraire, je lui donnais mes textes, je lui dis "Qu'est-ce que tu en penses ? Est-ce que tu peux corriger pour moi ?" Il me dit "Mais qu'est-ce que tu as écrit là ?
Ça veut rien dire, on reprend et tout." Et on était dans cette dans cette aller retour permanent. Ça m'a beaucoup encouragé, ça m'a beaucoup affermi.
EC était diplômé de sciences pour il a eu un parcours universitaire brillant et intéressant. Donc parler euh il avait fait de la statistique démographique, parler de démographie, parler de politique au sens noble, les lectures qu'on échangeait et tout. C'est c'était très important et j'avoue qu'il il a beaucoup contribué à mon épanissement politique.
Alors prochaine étape peut-être en en 2021 vous étiez tête de liste à la course à la CTM. Est-ce qu'en 2028 vous allez vous représenter ? Mais bien sûr si euh bien sûr la vie me le pé et que je ne connaisse pas d'accidents individuel, on sait jamais.
Ça va ça parfois c'est tellement c'est tellement soudain. Donc ben oui, si je suis en forme et en vie comme en 2021, mon groupe présentera une liste avec un magnifique programme rafraîchi qui sort de l'ordinaire, qui sortent des sentiers battus modernes avec des jeunes et tout en 2028. Et bien sûr ATV sera là pour en parler.
Merci infiniment Catherine Fonc d'avoir accepté de répondre à ces questions. Merci et merci à vous chers téléspectateurs de nous avoir accompagné à la découverte de ce nouveau portrait dans votre émission Angle de Vue. On se retrouve dès la semaine prochaine.
No.
Catherine Conconne