Parcoursup, une plateforme décriée ? Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, répond
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteRéponse directe
Quelles sont les principales revendications par ordre de priorité aujourd'hui pour les lycéens ?
- 0:45RelanceRéponse partielle
15 % des lycéens ont des questions sur Parcoursup. Est-ce que tout ça va pas finir dans un tiroir comme les doléances des gilets jaunes ?
- 1:23OuverteRéponse directe
Pouvez-vous nous assurer que Parcoursup va évoluer ?
- 1:57FerméeRéponse directe
Certains demandent la suppression de Parcoursup. Que répondez-vous ?
- 3:11FerméeRéponse directe
Vous confirmez que 90 % des élèves ont trouvé une affectation ?
- 3:54FerméeRéponse directe
Selon vos chiffres, 32000 candidats n'ont pas reçu de proposition mi-juillet. Combien sont restés sur le carreau ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Philippe BaptisteChiffre
« 15 % à peu près des lycéens aujourd'hui qui ont des questions ou des revendications sur Parcours Sup. »
- 3:11Philippe BaptisteChiffre
« 90 % des élèves ont trouvé une affectation. »
- 5:57Philippe BaptisteFait
« L'OCDE l'a dit, la France est le pays de l'OCDE qui sélectionne le moins de tous les pays de l'OCDE pour l'entrée en supérieur. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Bonjour Philippe Baptiste. Bonjour. Dimanche soir, lors de son allocution, Emmanuel Macron a affirmé qu'il y avait 100000 contributions sur la plateforme de concertation en ligne lancée par le gouvernement en plein mouvement de lycéen. Quelles sont les principales revendications par ordre de priorité aujourd'hui pour les lycéens ? Alors euh pour les les lycéens aujourd'hui euh ce qui est frappant, il y a beaucoup de revendications sur euh euh des problèmes des fois très concrets dans dans leur vie quotidienne, sur le bâti euh sur euh tel ou tel équipement qui fonctionne pas. C'est des revendications aussi sur leur emploi du temps, sur la manière dont il est organisé. C'est des revendications très concrètes. C'est aussi des revendications assez finalement qui apparaissent assez bas.
Ça doit être la 4e ou la 5e revendication. Je crois qu'il y a 15 % à peu près des lycéens aujourd'hui qui ont des questions ou des revendications sur Parcours Sup. Et derrière Parcours Sup, c'est à la fois évidemment la Mont mais aussi l'aval. La mon c'est-à-dire c'est la manière dont on travaille l'orientation sur la plateforme elle-même, la manière dont ils sont formés à utiliser la plateforme et les questions qu'ils peuvent avoir et puis aussi sur les débouchés dans le supérieur. Juste un mot sur cette plateforme, est-ce que vous pouvez nous assurer que tout ça va pas finir dans un tiroir comme les doléances au moment de la crise des gilets jaunes ? Non, enfin je d'abord je crois pas que ce soit le cas pour l'olyance du gilet jaunes mais le c'est une plateforme qui n'a pas
arrêté d'évoluer. C'est de elle a un peu moins d'une dizaine d'années, elle a changé tous les ans. Je crois que là aujourd'hui enfin moi je suis vraiment prêt à ce que il y ait des évolutions profondes dans le fonctionnement de cette plateforme aussi bien sur en terme de lisibilité des offres, en terme de transparence. vous savez, c'est quelque chose qui revient tout le temps euh en ça vraiment je pense que on peut avoir des des vrais débats de fond sur cette plateforme à la fois avec des choses qui pourront être faites très rapidement dans les dans les semaines ou dans les mois qui viennent. Vous savez, la plateforme elle ouvre pour les formations dans un mois. Donc ça veut dire qu'on a on n pas non plus des un temps infini mais il y a des choses qu'on peut faire et puis il y a des
choses qui sont de plus long terme et sur lesquelles on peut réfléchir aussi. la manière dont l'orientation se travaille au lycée, la question du contrôle continue, toutes ces questionsl je pense que elles sont ouvertes. Vous savez, pas question aujourd'hui de de d'abolir, de supprimer cette plateforme parcours supant du principe qu'il y a quand même un certain nombre de responsables notamment à gauche qui demandent cette suppression. Oui, j'ai pas bien compris exactement par quoi il voulait la remplacer parce que vous savez euh on va avoir dans quelques semaines, enfin dans 2 mois, on aura un peu plus d'un million de jeunes qui vont chercher une place dans le supérieur. Moi ma responsabilité en tant que ministre c'est de leur trouver une place et trouver une place
qui correspond non seulement à ce qu'ils ont fait avant c'estàd vous az une chance de réussir et trouver une place aussi bah à l'endroit où c'est possible et donc il nous faut un outil un million de jeunes. Il nous faut un outil pour savoir où est-ce qu'on les met. Alors, on peut changer l'outil, on peut le modifier et cetera, mais les politiques qui aujourd'hui disent "E, on va supprimer parcours suprez la vie sera magnifique." C'est quand même de la démagogie mais chimiquement pure, excusez-moi. Enfin, c'est vraiment prendre les lycéens pour des imbéciles, il faut quand même le dire. Je bon ça n'existe pas. Il y a aucun pays qui n'a pas une plateforme identique. Et donc, moi, j'attends des gens qui me disent qu'ils veulent supprimer la plateforme de me dire exactement par quoi ils
veulent la remplacer. Vous les avez rencontrés ces ces ces lycéens notamment hier. et vous leur avez présenté euh les chiffres de parcours sup pour 2026 notamment euh 90 % des élèves ont trouvé une affectation. Euh vous me confirmez bien ça. Donc il s'agit pas de triocial comme le dit la France insoumise. Ah mais alors mais c'est enfin vraiment tous les chiffres démontrent mais exactement le contraire. La mauvaise foi est complète sur le sujet. Enfin je vais vous donner un chiffre. Vous savez avec parcours supier il y a des quotas. C'est-àdire si vous êtes boursier, lycéen boursier ou pas boursier, vous êtes traité différemment. Et quand vous êtes lycéen boursier quelque part, vous avez dans dans les dans les listes que font chaque formation, il y a deux listes, les boursiers et les non
boursiers et ils appellent pour respecter des quotas. Et donc ça veut dire que vous avez plus de chance d'obtenir une formation. Ce sont 150000 jeunes. 1500 c'est quand même pas rien. 150000 jeunes depuis le début de parcours suf qui ont trouvé une place dans une formation parce qu'ils sont boursiers qui n'auraient pas trouvé autrement. Il y a jamais eu autant de lycéens qui ont passé leur bac en banlieu qui font leurs études à Paris. Donc je veux dire, il faut arrêter ça. Je veux dire c'est enfin c'est juste faux. C'est de la désinformation mais pure et dure et qui est et qui est tout à fait conforme effectivement à ce que fait LFI avec régularité. Selon vos chiffres, un peu plus de 32000 candidats n'ont pas reçu de proposition mi-juillet. Ça veut dire qu'ils ont euh
saisi les commissions d'accès à l'enseignement supérieur qui sont donc censés les aider à trouver une formation. Combien sont restés sur le carreau ? Est-ce que vous vous nous confirmez ce chiffre de 60 ? Alors je vous donne tous les chiffres. Donc on part, on a 150000 candidats. C'est c'est gigantesque. On en a jamais eu autant. C'est c'est 250000 de plus en 10 ans. Enfin donc c'est bon 150000. Quand on arrive mi-juillet, on a 126000 jeunes qui n'ont pas de proposition. Et en fait dans ces pas de proposition euh derrière on va les appeler, c'estàdire qu'on leur envoie des SMS, des mails, on contacte les parents, on contacte les proviseurs, on contacte, on téléphone aux jeunes et cetera et derrière il y en a 32000 qui disent "Bah oui, moi j'ai pas de proposition mais je veux
continuer mes études." Et donc ils s'inscrivent dans ce qu'on appelle une CAS, une commission d'accès à l'enseignement supérieur. Ces commissions d'accès, elles travaillent tout l'été. C'est des centaines de personnes qui travaillent partout, qui regardent les dossiers un par un. Et à la fin sur ces 32000, il y en a cette année 60 pour lesquels on n pas trouvé de solution. C'était 38 l'année dernière. Ça veut dire que c'est quasi le double. C'est vrai. On est passé de 38 à 60. Je vous rappelle qu'on avait 150000 candidats. Initialement, j'ai pas fait le calcul mais en terme de pourcentage c'est très très faible évidemment. Et ces 60 de trop évidemment, il faut qu'on qu'on essaie de faire mieux. Ce sont essentiellement des bâcheliers professionnels qui avaient un avis
défavorable de leur conseil de classe pour poursuivre leurs études et qui ont du mal à trouver une formation dans le supérieur. Euh il faut qu'on arrive à trouver des solutions. C'est c'est pas évident aujourd'hui. Voilà. Moi, je je voudrais quand même rappeler hein parce que j'entends euh des formations politiques qui disent c'est qui disent aux jeunes c'est la sélection, c'est horrible et cetera. L'OCDE l'a dit, la France est le pays de l'OCDE qui sélectionne le moins de tous les pays de l'OCDE pour l'entrée en supérieur. Donc enfin, je veux dire, pardon, mais mais LFI raconte n'importe quoi. Non seulement veut mettre le feu et le désordre partout, mais en plus raconte n'importe quoi et cherche à hystériser et prend les gens pour des pour des imbéciles.
Quand quand vous dites lafle cherche à mettre le désordre partout, qu'est-ce qui vous permet d'affirmer ça ? Ah ben j'ai Il suffit d'écouter les déclarations de enfin de responsable de LFI. qui à la fois parfois légitime la violence. Moi je rappelle que dans un état de droit, la violence n'est pas légitime. La violence n'est pas légitime. Revendiquer. Vous pensez à qui notamment quand vous enfin je vous vous le savez très bien, vous avez entendu les déclarations comme moi. Moi je voudrais les déclarations aujourd'hui enfin et et hystériser les choses très bien. On a le droit de revendiquer. Revendiquer, ça fait vraiment partie des droits qui sont les droits fondamentaux. On a le droit de manifester, on a le droit de se mettre en grève. la violence et le blocage,
c'est pas possible parce que évidemment dans nos universités, dans les lycées, il peut y avoir des mouvements mais moi je veux pas de violence, je veux pas de blocage parce qu'il y a aussi le droit aux études bien sûr on les les universités sont des lieux évidemment pour discuter et pour et des lieux où la politique est possible évidemment mais par contre je veux aussi qu'on puisse étudier autant les univers. Mais vous vous dites que la fille instrumentalise ce mouvement des lycéens. En tout cas, cherche à le récupérer, c'est évident et cherche à allumer le feu bien entendu. Mais après, et et mais mais pardon euh bien sûr, c'est vrai. Et en même temps, il y a des revendications qui sont aujourd'hui des revendications des lycéens et des étudiants qui existent vraiment et qui
peuvent être légitimes. Je veux dire, quand on m'explique que par exemple en Île-de-France, il y a pas assez de place dans le supérieur. Je pense que c'est des questions qu'il faut regarder quand on dit que dans nos diversités, il y en a qui sont en très mauvais état et il faut qu'on arrive à faire plus que ce qu'on faisait précédemment. C'est aussi des questions qui sont sur la table aujourd'hui. Il y a des revendications qui sont légitimes. La porte du ministère, elle est toujours ouverte pour discuter, mais la violence, elle est intolérable. Le gouvernement pointe beaucoup le rôle de l'ultra gauche dans les violences. Est-ce que au sein des universités, elle est présente ? très présente. Oui, bien sûr, évidemment. Bien sûr. Euh, bien sûr qu'elle est bien sûr qu'elle est
présente. Euh vous savez, elle est présente. Je discutais hier avec un président de l'université qui m'expliquait que il avait beaucoup de mal à discuter avec quelques-unes de ses organisations qui lui expliquaient que la démocratie représentative, ils en avaient rien à faire et que de toute façon, il négocierait pas. Donc vous, ça existe, je pas du tout la majorité des mouvements euh et des organisations représentatives étudiantes, hein, celles que je rencontre pas du tout dans cette logique-là, mais ça existe et effectivement ces noyaux très très durs, ils sont souvent aussi très violents, ils bloquent, ils font peur aussi à un certain nombre d'étudiants euh et il faut évidemment lutter contre ça de manière extrêmement ferme. Hier, on parlait de 25 % des
établissements d'enseignement supérieur perturbé, fermeture administrative, occupation, blocage. On en est où ce matin ? Quelle est la tendance ? Alors, c'est un tout petit peu tôt pour vous donner une tendance ce matin, mais effectivement hier, on était sur 25 %. Ça çaile entre depuis le début du mouvement entre 20 25 % et 40 hein, c'est à peu près ça les d'établissements qui sont perturbés. Alors, perturbés, ça veut pas dire que tout l'établissement est fermé. Ça peut être un bâtiment ou un campus quand c'est des universités qui ont plusieurs campus. C'est évidemment beaucoup. beaucoup d'établissements sont passés en distantiel, c'est-à-dire que quelque part sont euh donne des cours en ligne. C'est évidemment très très embêtant, en particulier pour les étudiants, les
jeunes étudiants qui a qui sont en première année de licence, faut quand même s'imaginer hein, ils sont arrivés, ils ont eu 3 semaines ou 4 semaines de cours et depuis c'est le bazar et c'est le blocage. Les plus fragiles, on est en train de les perdre et ça c'est dramatique. On a aussi vu l'université de Rouan incendi combien de campus ont été touchés et alors on a eu beaucoup moins de violence à ce stade que dans les que dans les lycées. Il y a eu des dégâts, il y a eu des dégâts à Nantes, il y a eu des dégâts des dégâts très significatifs évidemment argouant. Euh il y a eu d'autres dégradations à droite à gauche. On accompagnera évidemment les universités dans l'urgence pour les aider à reconstruire et après je peux vous garantir aussi qu'on retrouvera ceux qui ont fait ça et ils seront
poursuivis et la justice sera extrêmement fer. Tout dernier mot très rapidement, les vacances scolaires ont commencé. Est-ce que vous misez sur une alcalmie ou au contraire vous vous êtes angoissé à l'idée de de la mobilisation notamment peut-être samedi prochain ou le 5 novembre prochain ? Il y a pas de vacances universitaires. Alors, il y a quelques universités qui font un break d'une semaine seulement. Bien sûr, plutôt la semaine prochaine. Mais c'est bon, c'est pas uniforme sur le territoire. Moi ce que je pense important, c'est d'avoir un double un double message très simple. Le premier c'est de dire pas de violence et le deuxième, c'est de dire que la porte est ouverte pour discuter, pour négocier. C'est ce qu'on fait sur Parcours sub, c'est ce qu'on fait sur d'autres sujets.
Moi, je suis prêt à avoir une discussion la plus constructive possible. Merci beaucoup Philippe Baptiste. Bonne journée. Merci. Merci beaucoup Philip.
Philippe Baptiste