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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 7 août 2025 4 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & famille

«On peut s'attaquer physiquement aux élus et aux forces de l'ordre sans risquer grand chose»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour monsieur. Sébastien de Chenu, député rassemblement national du Nord. Nous allons parler ensemble du budget. Nous allons parler ensemble des relations entre la France et l'Algérie. Mais tout d'abord, j'aimerais évoquer un nom avec vous. Celui de Gilles Duau.

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Cette loi de 2024 et la mort du maire de Signes n'ont rien changé ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut craindre une fuite d'évocation ? Est-ce que à quelques mois des élections municipales Sébastien Chenu vous redoutez que des maires ne se représentent pas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Sébastien ChenuFait
    « C'est une sorte de laxisme judiciaire, c'est-à-dire que les peines, elles sont aménagées lorsqu'elles sont prononcées. Elles ne sont pas assez fortes, elles ne sont pas assez importantes. »
  • 4:00Sébastien ChenuFait
    « Nos élus locaux sont mal payés. Les maires, les adjoints, les conseillers municipaux sont quasiment bénévoles. »
  • 5:00Sébastien ChenuFait
    « On nous les tague, on nous insulte et cetera. On doit protéger les élus dans notre pays. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Vous êtes bien sur Europ, il est 8h12, la grande interview europein. Nous recevons ce matin Sébastien Chenu. Bonjour.

Bonjour monsieur. Sébastien de Chenu, député rassemblement national du Nord. Nous allons parler ensemble du budget.

Nous allons parler ensemble des relations entre la France et l'Algérie. Mais tout d'abord, j'aimerais évoquer un nom avec vous. Celui de Gilles Duau.

Il a 63 ans et ce matin, il est à l'hôpital. C'est un maire qui a été attaqué hier dans les rues de son village de Lisser, ville Saint-Marc. 1200 habitants frappés avec une arme indéterminée alors qu'elle était avec son fils de 28 ans.

Sébastien Chenus là illustre une nouvelle fois les difficultés et les dangers d'être maire. Oui, bien entendu. Euh comment ne pas penser euh à ce maire ?

Cela fait écho aux agressions euh de nombreux maères. Dans ma circonscription, je me souviens du maire de Main Philippe Baudrin agressé alors qu'il demandait à des gens du voyage de quitter le domaine public. reçu ensuite par Emmanuel Macron et puis plus rien parce qu'à chaque fois c'est toujours le retour au point de départ.

On déplore, on reçoit, le gouvernement déplore, reçoit les élus locaux et puis il ne se passe rien. C'est-à-dire que les sanctions que risque ceux qui agressent nos élus locaux ne sont pas suffisamment importantes, ne sont pas suffisamment appliquées et ceci va provoquer une chose, c'est que ça va décourager aussi l'évocation au-delà même du phénomène particulièrement inacceptable que constitue l'agression d'un élu local. Il y avait eu une commission, pourtant une loi en 2024.

Cette loi d'ailleurs avait suivi la mort du maire de signe euh Jean-Mthieu Michel, il avait 76 ans, il s'était fait renversé et écrasé par un maçon qui cherchait à jeter les gravas de sa camionnette dans une zone dans un terrain vague. Le maire, en voulant l'en empêcher était tombé au sol. Il avait été mortellement écrasé.

Ça veut dire que depuis cette loi de 2024 et la mort du maire de signe, rien n'a changé ? Non, rien n'a changé. Mais c'est de toute façon toujours la même chose.

C'est une sorte de laxisme judiciaire, c'est-à-dire que les peines, elles sont aménagées lorsqu'elles sont prononcées. Elles ne sont pas assez fortes, elles ne sont pas assez importantes. Et finalement, c'est ce que déplore et c'est ce que dit Marine Le Pen, la sacralisation du corps dans notre société n'est plus un tabou.

C'est-à-dire que on peut s'attaquer physiquement aux gens sans risquer grand-chose, aux élus, mais aussi aux forces de l'ordre, mais aussi au prof, mais aussi à tout ce qui représente une autorité sans qu'il ait derrière un risque important. Nous, on demande que l'intégrité physique soit évidemment lorsqu'elle est lorsqu'une atteinte est portée soit particulièrement sanctionné et évidemment on en est très loin. Alors ce maire comme tous les autres maires de commune de moins de 3500 habitants touche 2121 € bruts d'indemnité par mois.

Est-ce qu'il faut craindre une fuite d'évocation ? Est-ce que à quelques mois des élections municipales Sébastien Chenu vous redoutez que des maires ne se représentent pas ? Oui.

Alors là c'est un autre sujet. J'avais dit il y a euh en parallèle le statut de l'éluc. Nos élus locaux sont mal payés.

Les maires, les adjoints, les conseillers municipaux sont quasiment bénévoles. C'est le cas en tous les cas des conseillers municipaux lorsqu'ils n'ont pas de délégation. Les adjoints ont des toutes petites indemnités.

Ce sont souvent des hommes, des femmes qui se dévouent pour la cause publique dans leur commune. Donc le statut de l'élucale qu'on attend aussi depuis longtemps. Ce qui veut dire derrière aussi le coût de la démocratie.

La démocratie c'est un coup, ça doit être un débat public qu'on doit pouvoir évidemment trancher. Mais de l'autre côté, en miroir, j'allais dire d'une meilleure rémunération, il faut assurer aussi une protection à ces élus locaux ou nationaux. Vous savez, nous députés du Rassemblement national, on déplore régulièrement des atteintes sur nos permanences.

On nous les tague, on nous insulte et cetera. On doit protéger les élus dans notre pays. On doit leur donner un statut pour faire pour continuer à faire vivre la démocratie. et nous pensons ce matin à à Gilles Dusseau, euh toujours hospitalisé.

Nous lui souhaitons un bon rétablissement.

«On peut s'attaquer physiquement aux élus et aux forces de l'ordre sans risquer grand chose» — Sébastien Chenu · Pourquijevote