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InterviewFrance Culture (sur YouTube)· 12 décembre 2016 9 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEurope & international

"Vincent Peillon n'est pas le candidat de François Hollande"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 55 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12RelanceÉludée

    Est-ce que cette candidature Payon va être utile ? Est-ce un candidat contre Valls face à Montebourg ?

  • 0:24RelanceÉludée

    Cette candidature va-t-elle porter préjudice à Valls plutôt qu'à Montebourg ?

  • 1:15OuverteRéponse partielle

    Ça a été difficile de convaincre Payon ?

  • 2:41FerméeRéponse directe

    Êtes-vous favorable à la présence de Nouvelle-Donne dans la primaire ?

  • 2:56OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a un nombre idéal de candidats pour cette primaire ?

  • 3:20RelanceRéponse partielle

    En défendant le bilan de Hollande, craignez-vous de subir le même rejet que lui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:57Invité politiqueFait
    « C'est un homme qui réfléchit, c'est un philosophe, un professeur de philosophie. »
  • 4:59Invité politiqueFait
    « On a rétabli la retraite à 60 ans. J'en suis fier. »
  • 5:02Invité politiqueFait
    « On a fait quand même la CMU, le tiers payant généralisé. »
  • 5:10Invité politiqueFait
    « Nous avons fait l'IVG gratuite pour toutes les femmes. »
  • 7:00Invité politiqueFait
    « On a une droite qui est plus dure que jamais, à travers ce projet extrêmement dur que propose François Fillon. »
  • 7:07Invité politiqueFait
    « Et nous avons une extrême droite qui est aux portes du pouvoir. »
  • 7:59Invité politiqueChiffre
    « Il y avait du monde au meeting d'Emmanuel Macron. 12 à 15 000 personnes, je crois. »

Temps de parole

  • Vincent Peillon67 %
  • Présentateur16 %
  • Invité12 %
  • Invité 25 %

3,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Vincent Peillon

Parce qu'il faut toujours quelqu'un pour rassembler, parce qu'il faut toujours quelqu'un qui incarne ce rassemblement, parce qu'il faut quelqu'un qui entraîne cette dynamique de rassemblement et pour moi Payon c'est la solution.

0:12
Invité

Alors ça arrive effectivement, mais au-delà de ça, est-ce que cette candidature Payon va être utile ? Est-ce que ce n'est pas d'abord un candidat contre Emmanuel Valls face à Montebourg notamment ? Est-ce que vous êtes d'accord avec l'analyse que cette candidature va plutôt porter préjudice à la candidature Valls qu'à la candidature Montebourg ?

0:33
Vincent Peillon

J'entends tous ces commentaires depuis qu'on entend parler de la candidature de Vincent Payon, qui est maintenant officielle depuis hier soir. Mais ce sont les commentaires, pardonnez-moi, de la presse parisienne. Ça ne compte pas. Vincent Payon n'est candidat contre personne, il est candidat pour la France, il est candidat au nom d'une certaine conception de la République, il est candidat pour incarner et susciter un nouvel espoir à gauche. Je suis convaincu qu'il peut rassembler. Nous allons mener cette campagne avec beaucoup d'humilité, avec un seul objectif, parler à tous les Français.

Essayer de rassembler le cœur de la gauche pour lui offrir la possibilité d'être au second tour de l'élection présidentielle et c'est possible.

1:15
Invité

Ça a été difficile de le convaincre parce qu'apparemment on a l'impression qu'il y avait beaucoup de gens qui cherchaient un candidat pour se présenter. Et puis on a dit, tiens, il y a Vincent Payon. Est-ce que c'est comme ça que ça s'est passé ?

1:24
Vincent Peillon

Non, parce qu'une candidature à l'élection présidentielle est une affaire sérieuse, est une affaire grave. Et c'est une décision qui se prend avec beaucoup de sérieux. Ce n'est pas une décision légère. Et je sais que Vincent Payon, il l'a dit d'ailleurs hier le soir au journal de 20h, qu'il avait pris cette décision d'être candidat à l'élection présidentielle à travers la primaire dans la solitude de sa conscience. Et moi je le connais, Vincent Payon, depuis de nombreuses années. Je partage un chemin avec lui et des combats politiques depuis maintenant 10 ans. C'est un homme qui réfléchit, c'est un philosophe, un professeur de philosophie.

C'est important d'avoir des hommes qui réfléchissent et qui ont des idées plutôt que des gens qui font des petites phrases à longueur de journée. C'est vrai que Vincent Payon était éloigné, non pas de la vie politique. Il était éloigné du petit jeu des petites phrases. Il était éloigné de tout ce jeu qui est dévastateur pour la gauche en particulier. Un jeu où les petites phrases détruisent les uns les autres mais ne construisent jamais rien. Vincent Payon s'est éloigné des appareils politiques, s'est éloigné des querelles des socialistes. Et maintenant il s'adressera à tous les français à travers la primaire.

2:33
Invité

Il est 1h moins 10, retour vers notre invité Édouard Dorian-Cipel, député socialiste. Et soutien de Vincent Payon interrogé par Ludovic Piedtenu.

2:41
Présentateur

Oui, Édouard Dorian-Cipel, question courte, réponse courte. Êtes-vous favorable à la présence dans cette primaire de Nouvelle-Donne, Pierre Larouturou, qui veut y participer ?

2:49
Vincent Peillon

Il y a une autre autorité, c'est à être de décider. Moi je ne me sens pas responsable de cela. Tous ceux qui remplissent les conditions pour participer à la primaire doivent le faire.

2:56
Présentateur

D'accord, donc si je vous pose la même question pour Bastien Faudot, le chevènementiste du MRC, ou Sébastien Nadeau du mouvement des progressistes de Robert-Rue. En tout cas, ces trois-là, on en est à au moins neuf si on inclut ces trois-là. Voilà, est-ce qu'il y a un nombre idéal de candidats pour cette primaire ? On a entendu Candadélis, la semaine dernière, le premier secrétaire du PS dire sept, ce serait bien.

3:16
Vincent Peillon

Même question, même réponse, c'est à la haute autorité de l'apprécier. Moi je ne suis pas compétent pour cela.

3:20
Présentateur

En défendant le bilan de François Hollande, avec cette candidature de Vincent Payon, Édouard Dorian-Cipel ne craignez-vous pas de subir le même rejet ? Question valable aussi pour Manuel Valls.

3:29
Vincent Peillon

Non, je crois que les gens viennent choisir. Il faut laisser la démocratie parler. Nous avons convoqué le peuple de gauche à travers la primaire pour qu'il décide souverainement qui doit être le candidat de notre camp. Je veux qu'on ait un beau débat, un débat d'idées, plutôt qu'un débat de petites phrases qui n'intéresse personne, aucun français, et encore moins ceux de gauche.

3:48
Invité

C'est quoi la grande idée de Vincent Payon, finalement ?

3:50
Vincent Peillon

On connaît les combats politiques de Vincent Payon. Il a un engagement, quand il était député dans la fin des années 90, il s'est longuement battu contre les paradis fiscaux pour une régulation financière. C'est un combat du XXIe siècle fondamental, j'en suis persuadé. Le combat contre les paradis fiscaux et pour la régulation financière, la régulation économique... Ça, on connaît déjà. La régulation économique et financière reste l'horizon fondamental de tous les progressistes dans le monde. C'est un ingénieur fondamental pour l'Europe. Ce sera le combat de Vincent Payon dans son identité politique.

4:21
Invité

Pour quelqu'un qui se revendique de François Hollande, reprendre ce thème qui n'a précisément pas forcément convaincu, c'est un petit peu court, on a l'impression.

4:29
Vincent Peillon

Mais il n'est pas le candidat de François Hollande.

4:31
Présentateur

Il va s'en distancier de François Hollande, très vite.

4:34
Vincent Peillon

Mais écoutez, il est candidat à la présidence de la République, Vincent Payon. Et à travers la primaire, il défendra son projet, sa vision, ses idées. Il ne renie rien de ce qui a été fait de positif. Et moi, je suis d'accord avec Vincent Payon pour être dans l'honnêteté politique, dans l'éthique politique dont il se réclame. Il y en a assez de ceux qui crachent sur ce qu'on a fait au cours de ce quinquennat. On a mis de l'ordre dans la Maison France sur les fondamentaux économiques. Il y a beaucoup de progrès sociaux qui ont été faits. Je vous signale qu'on a rétabli la retraite à 60 ans. J'en suis fier. Je vous rappelle qu'on a fait quand même la CMU, le tiers payant généralisé.

Nous avons fait l'IVG gratuite pour toutes les femmes. Il y a des avancées fondamentales. Et on n'est pas là pour faire semblant que les choses ne se sont pas bien passées. Et quand les choses se sont mal passées, il saura le dire et faire la différence. Vincent Payon est candidat avec son identité. Et il veut la partager avec le peuple de gauche. Laissez-lui la liberté de le faire. C'est un homme d'idées, c'est un philosophe. Cela nous change des professionnels, des appareils politiques qui ne savent que faire des petites phrases. Je crois qu'on a besoin d'un débat d'idées. Nous respectons tout le monde et au peuple de gauche de tranchée. On a quelqu'un pour le débat d'idées.

5:43
Invité

Voilà, Edgar Morin, bonjour. Bonjour. Vous êtes invité de la dernière partie de la Grande Table. Vous entrez dans ce studio. Vous avez dit que vous allez voter pour cette primaire à gauche. Ça vous intéresse, un candidat philosophe comme Vincent Payon ? Écoutez, d'abord, je trouve que du point de vue psychologique et sociologique, c'est un débat très intéressant. Maintenant, on parle de Payon qui est un type très cultivé et très bien, mais je ne connais pas son programme. Pourquoi vous allez voter, Edgar Morin ? Mais pour le moment, je n'ai aucun champion. J'attends de voir. Je suis ce suspense. Et voilà. Voilà, comme nos auditeurs, j'imagine.

6:27
Présentateur

Ludovic Piattenu. Il y a quand même des choses sur lesquelles Vincent Payon va revenir. Vous avez dit qu'on ne va pas renier le positif. C'est bien le moins, comme dirait François Hollande. C'est renier quand même des choses sur la loi travail, par exemple, sur le CICE. Ces cadeaux, comme on a dit, qui ont été faits aux entreprises. Il va revenir là-dessus ?

6:44
Vincent Peillon

Je pense que tout le monde reviendra là-dessus. Mais comprenons bien que la primaire et le débat de la primaire n'est pas simplement un commentaire du bilan du quinquennat. C'est une projection vers l'avenir. La primaire doit servir pour préparer les cinq prochaines années pour la France. Quelle est la situation ? On a une droite qui est plus dure que jamais, à travers ce projet extrêmement dur que propose François Fillon, à la fois sur le plan économique et social, comme sur le plan de l'identité de la France. Et nous avons une extrême droite qui est aux portes du pouvoir. Face à cela, la gauche doit être possiblement qualifiée au second tour de l'élection présidentielle.

7:19
Présentateur

Comment faire ? Est-ce que vous n'avez pas été ébranlé quand vous dites que la gauche est enfermée dans des chicaillats ? Ça, on vous le concède. Mais est-ce que Macron, par exemple, avec son opération du week-end, n'a pas fait une OPA sur le Parti Socialiste, ce week-end ? Est-ce que ça ne signifie pas la mort, tant prédite, du Parti Socialiste ?

7:37
Vincent Peillon

Non, je ne crois pas. Je crois qu'Emmanuel Macron a une existence politique. Il a une ligne qu'il est en train de développer. Elle est beaucoup plus libérale que celle qui représente, je crois, le cœur de la gauche et qui représentera Vincent Péon. Emmanuel Macron n'est pas un ennemi. Vincent Péon, on l'a dit, il veut rassembler très largement de Mélenchon à Macron. Mais soyons aussi concrets. Il y avait du monde au meeting d'Emmanuel Macron. 12 à 15 000 personnes, je crois. Pour être au second tour de la présidentielle, il faut environ 8 à 9 millions de gens. Il n'y a pas encore eu les 2, peut-être, millions de personnes qui viendront voter à la primaire.

Les jeux sérieux vont commencer à partir de maintenant avec la primaire de la gauche. C'est un bel exercice démocratique. Et je vous le dis encore une fois, je crois que Vincent Péon sera un candidat avec beaucoup d'humilité, mais en même temps avec beaucoup de force, avec une sincérité, avec ses convictions les plus intimes, celles d'une république qui a vocation à être refondée, réactivée au XXIe siècle. Il est là pour bâtir la gauche du XXIe siècle et la faire gagner en 2017.

8:40
Présentateur

Merci Edouard Dorian-Sipel. On rappelle Antoine, 3 dates, juste jeudi soir, vendredi matin. Allez, on aura les candidats à cette primaire socialiste des 22 et 29 janvier.

"Vincent Peillon n'est pas le candidat de François Hollande" — Vincent Peillon · Pourquijevote