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interviewLCP (sur YouTube)· 13 décembre 2025 132 min

Les représentants d’écoles de journalisme sont auditionnés à l'Assemblée nationale - 11/12/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mesdames et messieurs, je vous souhaite la bienvenue pour cette première audition de la journée au cours de laquelle nous allons entendre divers représentant d'école de journalisme. Je ne sais pas si je l'ai fait hier mais je veux le refaire et le redire. Remercier les administrateurs qui nous ont accompagné, les agents de l'assemblée dans cette audition marathon de madame qui a duré plus de 4h30.

Et je voulais je voulais remercier toutes celles et ceux qui nous ont accompagné tout au long de cette audition. Nous sommes très heureux ce matin d'entendre les représentants des journalistes dans une commission d'enquête qui porte sur la question sur la question de dosel public et plus précisément notamment sur la question du respect des exigences de pluralisme d'impartialité et donc c'était important de de vous entendre. En effet, notre fait référence à la neutralité des journalistes qu'ils doivent observer dans leur vie professionnelle quotidienne nous conduit à nous interroger sur la déontologie journalistique et sur la manière dont celle-ci est enseignée dans les écoles de journalistes.

C'est la raison pour laquelle nous vous avons convié aujourd'hui et je vaux vous remercier une nouvelle fois de votre de votre présence. Monsieur Pierre Savari, vous êtes actuellement le directeur général de l'école supérieure de journalisme de Lille. Vous avez commencé votre carrière de journaliste à Europa en 1991 avant de travailler si mes fiches sont bonnes pour Radio France et plus spécifiquement pour France Bleu Nord vous avez été rédacteur en chef ad vous compléterz si je me suis si j'ai pas tout à fait de précis dans votre parcours.

De 2007 à 2013 vous avez occupé des fonctions de directeur des études au sein de l'ESJ dont vous êtes le directeur depuis janvier 2013. Madame Corine Vanméris, vous êtes directrice adjointe et directrice des études de SJ de Lille depuis septembre 2008. Après avoir fait l'essentiel de votre carrière journalistique à la Voie du Nord, vous êtes entré dans les années 80.

Vous êtes par ailleurs coprésidente de la conférence des écoles de journalisme. Madame Alice Antô, vous avez commencé votre carrière de journaliste en janvier 2000. Vous êtes passé notamment par Téléama 20 minutes, le média en ligne slide.fr FR avant d'avoir été chroniqueux spécialisé sur le numérique dans l'émission hebdomadaire Média le magusée sur France 5.

Vous avez été également consultante en transition numérique pendant plus de 10 ans et au sein de l'école de journalisme de ScienceP Paris, vous avez été successivement responsable de la prospective, directrice adjointe et vous êtes la directrice générale depuis 2014. Madame Marie Mawad, vous avez effectué un parcours de près de 15 ans dans des médias français et internationaux parmi lesquels Bloomberg et Reuters. Depuis 2019, vous travaillez au déploiement du nouveau médias numérique du Financial Time.

En tant que journaliste et conseiller en stratégie, vous enseignez par ailleurs à l'école de journalisme de Sciences Po Paris depuis 2017, école dont vous êtes la doyenne depuis janvier 2021. Monsieur Arnaud Schwarz, après avoir été journaliste à Fausfor, vous avez travaillé pendant plus de 15 ans au journal Lacroix, vous spécialisant dans les pages cinéma et culture. Depuis octobre 2017, vous êtes le directeur de l'Institut journaliste Bordeaux Aquitaine et vous êtes également coprésident de la conférence des écoles de journalistes.

Je vous remercie vraiment de de votre présence et une audition une audition que que nous attendions et et je me réjouis que que nous puissions avoir un échange approfondi euh ce matin. Vous intervenez dans un contexte particulier avec des controverses qui ont atteint le milieu journalistique depuis depuis quelques mois. Euh cette affaire dite Cohen Leand, euh les propos d'une journaliste à l'encontre de Manuel Bonpard, des propos récents de Nathalie Saintcr qui ont pu euh euh émouvoir ou interpeller une partie euh des Français nous invite aujourd'hui à porter une attention particulière à ce qui constitue la déontologie journalistique car c'est au nom de cette déontologie qui permet ou autorise certains comportements qui au contraire en proscrit d'autres que la crédibilité dans les médias pourrait être renforcée aux yeux du grand public.

Je rappelle à ce titre que selon un sondage effectué en janvier 2025, seul 32 % des Français pensaient que l'on pouvait avoir confiance de ce que disent les médias sur les grands sujets d'actualité. 62 % des Français considèrent à l'inverse qu'il faut se méfier de ce que disent les médias sur les grands sujets d'actualité. C'est 8 points de plus qu'en janvier 2023.

Je veux le dire assez clairement ici, nous ne pouvons pas collectivement nous satisfaire de cette méfiance grandissante des Français vis-à-vis des responsables politiques et des médias et que même si le périmètre de cette commission d'enquête porte sur l'audiovisuel public, pour ma part, je serais heureux aussi de vous entendre sur cet enjeu plus large de confiance dans les médias et dans les journalistes qui dans une démocratie doit toujours nous inquiéter. Euh, je voudrais préciser comme je le fais à chaque audition que je suis membre du conseil d'administration de France médiamonde depuis le mois d'octobre 2024 après avoir été administrateur de Radio France que j'étais rapporteur de la proposition de loi relative à la réforme de l'UDEL publique au nom de la commission des affaires culturelles et l'éducation et puisque nous auditionnons Science Po Paris ce matin dire que j'y enseigne la gestion des orientations culturelles depuis 2017 voilà pour les intérêts qu'il fallait que je déclare devant cette commission Je vais vous laisser la parole pour un propos liminaire que je vous demande de faire le plus concis possible. J'aurai quelques questions très rapides et je laisserai la parole au rapporteur pour qu'il puisse vous interroger.

Avant de vous donner la parole et comme nous l'impose les textes, je vous remercie de nous déclarer chacun tout autre intérêt public ou privé que j'aurais pas mentionné dans la présentation de vos parcours biographiques. De nature a influé vos déclarations et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité rien que la vérité. Je vais donc vous demander chacun à votre tour de lever la main droite et de dire je le jure.

Monsieur Savari, je le jure. Merci. Je le jure.

Je le jure. Je le jure. Je le jure.

Merci à vous. Et je vous laisse la parole peut-être chacun pour un propos de introductif de 5 minutes chacun pour commencer. Bah le plus concis possible mais bon.

Allez-y. Moins de 5 minut pas chacun, on va dire par institution si ça si ça vous dérange pas. Voilà, c'est ça que je voulais dire.

Pardon, vous êtes trois d'institution comme ça ça fait qu'un D'accord. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, euh messieurs les membres de de la commission. Alors, je je commence par le les intérêts que vous évoquez.

Je ne sais pas quel est exactement le le périmètre. Je voulais juste préciser que de par mes mes fonctions de directeur de l'École supérieure de journalisme de Lille, euh j'ai été amené à signer des conventions qui sont toujours en cours euh et qui concernent l'audiovisuel public, des médias comme France Télévision et Radio France pour des partenariats pédagogiques que ce soit de formation initiale ou de formation continue. Voilà, je ne sais pas si ça fait partie de des de l'évocation des des points que vous évoquiez, mais voilà, je voulais au moins le le préciser.

En propos liminaire, quelques mots peut-être sur l'école et sur le le sujet de de votre commission. L'école supérieure de de journalisme de Lille est une école centenaire née en en 1924 à Lille. C'est une association, une école associative, association de 1901 à but non lucratif depuis 1960. une école qui a été fondée, association qui a été fondée par les alumnies de l'école en 1960. euh son actuel président nommé par un conseil d'administration est monsieur Louis Drefus qui est le président du euh du directoire du groupe de presse Le Monde.

Ce statut associatif à nos yeux est une garantie de l'indépendance de l'école qui est gérée par un conseil d'administration au siège des représentants des médias, de la profession, des alumnies, des étudiants et des étudiantes. Le SG Lille est la plus ancienne des 15 écoles aujourd'hui reconnues en France qui dispose disposent d'un parcours de formation reconnu par la commission paritaire nationale de l'emploi des journalistes dont on reparlera peut-être. Ce passé et cette histoire permettent à l'école de s'appuyer sur un réseau d'alumnie qui est important, structureux structuré et qui est présent dans de nombreux médias à différents postes de responsabilité en France ou à l'international.

L'école dispose d'une reconnaissance de l'État depuis 1969 et son diplôme majeur est reconnu de bac + 5 et de grade de master. L'école sous-statut associatif, je l'ai dit, est un établissement d'enseignement supérieur privé d'intérêt général, un espig, pardon, pour l'acronyme barbare, mais il émane du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Euh une convention signée avec nos partenaires de sciences poliles permet aux étudiants de bénéficier d'une double diplomation ESG Lille et Institut d'étude politique de Lille.

L'école aujourd'hui emploie 38 salariés dont une dizaine de journalistes et le son budget est d'environ 5 millions d'euros pour l'année 2025. Le SJ entend former des journalistes qui ont le sens des responsabilités, notamment celle de diffuser ou de ne pas diffuser une information qui ont une capacité à s'adapter aux nouvelles formes de journalisme et cela dans le respect des fondamentaux de de la profession. Elle œuvre pour que les étudiants deviennent des journalistes respectant les interlocuteurs, les sources, le public et qui s'attache à révéler des faits d'intérêt public, à les comprendre, à les décrypter, à les expliquer avec éthique et rigueur.

Elle promeut un journalisme de profondeur qui veut s'attacher à des faits vérifiés, recoupés, contextualisés et elle souhaite former, veut former des futurs journalistes reconnus pour leur qualité d'analyse et leur respect des faits. Pour répondre aux enjeux citoyens de la formation, aux médias et et à l'information, le SJ a développé de longues dates et c'est peut-être un élément qu'on pourra prolonger quand vous évoquez la défiance euh des publics envers les médias. euh un des parcours d'éducation aux médias et à l'information auprès des étudiants mais aussi auprès de public extérieur qu'elle accompagne dans le décryptage de l'information, la compréhension de la fabrique de l'information, la lutte contre la propagation des fausses informations, euh la la transmission d'un savoir-faire journalistique et le développement de l'esprit critique.

Nous avons dans ce cadre d'ailleurs déjà participé à des commissions d'enquête sur ces thématiques avec des des actuels membres de votre de votre commission. Le SG Lille est un acteur de la formation au journalisme mais aussi un acteur de la profession. L'école est en lien avec des médias privés et publics de tout support, écrit, numérique, audiovisuel et cela par le biais de stage, de contrat, d'apprentissage, de pige pendant la scolarité et d'insertion en en sortie à l'issue de de la scolarité.

Les relations professionnelles avec les médias ne diffèrent d'ailleurs pas en fonction de leur statut de médias privés ou de ou de médias public. Nous faisons intervenir à l'école en tant que vacataire des journalistes de nombreux médias de tout support pour l'encadrement de nos étudiants. C'est le cas de journalistes du service public de l'audiovisuel mais aussi de confrères et consœurs qui travaillent pour des médias privés.

Enfin, le SJ forme des journalistes pour rejoindre une profession qui est régie par des textes fondateurs, des chartes qui se nourrissent de valeurs humanistes et de règlements internationaux qui garantissent les droits de l'homme. Parmi ces valeurs, l'école défend particulièrement le droit à la liberté d'opinion, à la liberté d'expression, le principe de responsabilité que j'ai déjà évoqué, la lutte contre la déformation des faits, le détournement des images, le mensonge, la manipulation susceptible à nos yeux de gravement altérer les relations entre les personnes. Je vous remercie.

Merci beaucoup. Est-ce que vous voulez compléter ou je Non, attendez, non, non, monsieur Savar, pardon. Votre micro.

Ah oui et puis je vais dans ces cas-là donner la parole à l'école de journalisme Science Po Paris. Je vous remercie je vous remercie monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés. Euh tout d'abord merci à vous de votre invitation à venir présenter notre école, donc l'école de journalisme de sciences pot devant votre commission d'enquête.

Je suis la doyenne de l'école de journalisme. Je suis accompagnée par la directrice exécutive de l'école, madame Alice Sentô à ma droite. Je commencerai avec votre permission par vous présenter en quelques points notre école et je tâcherai d'être brève puisque bien entendu, nous serons à votre disposition pour ensuite préciser les points que vous souhaiterez voir préciser dans le cadre des des questions.

Et puis je vous dirai un mot également dans mon propos liminaire de nos fonctions à madame Antaô et moi-même. Donc l'école de journalisme de Science Poid a été créée en 2004. Elle a pour mission de former des journalistes professionnels.

C'est son unique mission. C'est une école qui est reconnue par la profession depuis 2009 et elle était classée première à la dernière édition du classement du Figaro étudiant qui est le classement qui fait référence dans notre secteur. Euh l'école compte environ 160 étudiants.

Elles compte environ autant d'enseignants qui sont soit des chercheurs académiques, soit des professionnels, par exemple des avocats ou des économistes, soit pour la majorité d'entre eux des journalistes professionnels qui sont chargés d'enseignement euh dans notre école. Nous formons les étudiants à une méthodologie rigoureuse pour produire une information de qualité. Et parmi les enseignants, ceux qui sont des journalistes professionnels sont issus de médias français, de médias européens ou de médias internationaux.

Nos diplômés sont quant à eux au nombre de 1074 très exactement plus de 18 nationalités sont représentées dans nos coortes et selon les années, c'est entre 20 et 30 % qui travaillent à l'international. En tant qu'école de journalisme de sciences peau, bien entendu, nous évoluons dans un cadre strict. Nous sommes régis par le projet pédagogique global et les règlements qui sont ceux de sciences pot et en même temps, nous respectons le cadre réglementaire et déontologique imposé par la profession.

À ce titre, le cursus de notre école est reconnu par la profession des journalistes depuis 2009 à travers l'organisme de reconnaissance qui est la commission paritaire nationale de l'emploi des journalistes CPNJ. Et notre pédagogie est bien sûr définie dans le respect des critères qui sont fixés pour les écoles de journalisme reconnu par la CPNEJ. Nos instances sont également organisées pour rendre des comptes euh à cet égard.

Et l'école de journalisme de sciences peau se soumet aux chartes de déontologie du métier auquel nous-mêmes ainsi que nos étudiants souscrivons principalement la charte des devoirs professionnels des journalistes français de 1918 qui a été bien sûr mise à jour en 38 et en 2011 et la charte de Munique de 1971. Euh nous pourrons vous vous dire plus en détail notre pédagogie. Je ne veux pas être trop longue, simplement euh pour vous en donner un aperçu.

Elle est elle est bien sûr en quatre semestres puisquelle le notre master euh est délivré sur deux années universitaires. Euh notre pédagogie est conçuite sur cinq piliers et c'est une particularité de de l'école de journalisme de sciences puisque nous avons un pilier académique qui va s'appuyer sur les cours théoriques en sciences humaines et sociales délivrés par des enseignants chercheurs de sciences. Puis euh quatre autres piliers, un deuxième pilier qui prépare à la vie professionnelle avec des chargés d'enseignement qui sont des professionnels.

Et dans ces pilier là, on apprend par exemple l'éthique du journalisme, le droit et l'économie des médias, mais aussi comment pitcher un article entre autres. Un troisème pilier est consacré au numérique et cela fait partie de l'ADN de notre école pour assimiler les compétences techniques et se préparer aux enjeux technologiques qui sont importants pour le secteur des médias. Et là, des journalistes professionnels enseignent par exemple l'open source investigation, je vous prie de pardonner l'anglicisme, euh mais donc l'INT comme c'est souvent connu et euh des des cours comme le data journalisme ou l'utilisation de l'intelligence artificielle.

Et si ça vous intéresse, on pourra vous en dire davantage. Euh puis nos étudiants donc apprennent à produire des informations bien entendu auprès de journalistes professionnel. Dans ce cadre là, ils apprennent à collecter, vérifier les informations sur le terrain, à réaliser divers formats et selon plusieurs temporalités plus ou moins urgente.

Et enfin, il y a un 5è pilier qui est moins important en terme horaire, mais néanmoins important qui est consacré à la créativité, à la prospective sur l'avenir de notre métier. Les étudiants réalisent des stages qui sont obligatoires. Donc c'est 16 semaines d'expérience professionnelle en rédaction par le biais de stage ou de contrat d'apprentissage qui doivent être réalisés. euh par nos étudiants et puis bien sûr nos maquettes sont revues régulièrement puisqu'on tient compte notamment des évolutions technologiques.

Par exemple, les sort de l'intelligence artificielle impose l'apprentissage de nouvelles compétences que nous tâchons d'intégrer dans nos maquettes. Pour pour le dire brièvement, au terme des 2 ans qu'il passe avec nous, les étudiants sont dotés d'une excellente méthodologie journalistique qui se déploie à travers tous les éléments que je viens de vous décrire et c'est vraiment là le cœur de notre proposition qu'on pourra vous détailler. Je pourrais également, si vous le souhaitez et madame Antaô également parler du profil de nos enseignants.

Je vais passer sur cette partie. J'ai préparé un propos si vous souhaitez que je je vous le livre, mais je préfère laisser la place aux questions-réponses. Nous pourrons également vous en dire davantage sur le profil de nos étudiants et nos diplômé bien sûr euh sur le marché du travail qui est bien entendu une préoccupation pour nous.

Pour conclure, je vous dis un un mot de de vos interlocutrices. Donc madame Alice Santô est la directrice exécutive de l'école de journalisme de Science P. Elle est journaliste professionnelle avec une carte de presse depuis 2004 et en lien avec son expertise, elle a aussi trois autres activités euh qui sont non rémunérées.

Elle est membre du comité d'éthique de Radio France nommé par le conseil d'administration de Radiofance. Elle est administratrice indépendante du Conseil de Surveillance des Échos, nommé par le Conseil de Surveillance et elle est correspondante pour la France pour le Digital News Report de l'université d'Oxford qui fournit notamment un certain nombre de données et d'analyses sur les questions que vous citiez en préambule notamment de de confiance dans les médias. Elle pourra donc vous en dire davantage si vous le souhaitez.

J'occupe présentement moi la fonction de doyenne de l'école de journalisme de sciences. Je suis moi-même également journaliste professionnelle avec une carte de presse depuis 2007 et j'ai par ailleurs trois activités. Je suis membre du conseil d'administration de l'agence France-Press en tant que personnalité nommée par le Conseil supérieur.

Je suis associée du média Classica dédié à la musique classique et à l'opéra et je suis associée du média Sifteed dédié à l'entrepreneuriat et aux nouvelles technologies médias pour lequel j'ai précédemment œuvré en tant que journaliste reporter. Euh pour finir très brièvement, je voudrais souligner devant vous que l'école de journalisme de sciences peau, c'est avant tout une formation très exigeante académiquement et professionnellement. Notre école est tournée vers l'excellence journalistique et la formation de professionnels rigoureux qui sont guidés par la mission de produire une information de qualité à forte valeur ajoutée.

Je vous remercie de votre attention et bien entendu, nous sommes à votre disposition. Merci beaucoup madame la doyenne. Monsieur Charz, la parole est à vous.

Et puis euh merci monsieur le président. Je n'identifie pas de lien de risque de conflit d'intérêt à titre personnel. Toutefois, je pour être tout à fait transparent vis-à-vis de la commission, je porte à sa connaissance l'existence de lien de partenariat au milieu de beaucoup d'autres entre LIGBA et France Télévision sous la forme de convention ayant un lien avec la formation et plus spécifiquement la formation continue de ces journalistes.

Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, je vous remercie de l'invitation qui m'est faite à prendre la parole aujourd'hui devant vous dans le cadre des travaux de cette commission d'enquête. J'interviens, vous l'avez dit, à la fois en tant que directeur d'une école de journalisme, LIGBA, mais aussi en tant que coprésident de la conférence des écoles de journalisme avec ma collègue ici présente, Corine Vanis. L'école de journalisme que j'ai l'honneur de diriger depuis 8 ans est une école publique inscrite dans l'environnement universitaire depuis près de 60 ans.

D'abord en tant que filière au sein d'un IUT ayant formé pendant quatre décennies à bac + 2. Ensuite et depuis presque 20 ans sous le statut d'un institut universitaire doté d'un certain degré d'autonomie au sens de l'article L 7139 du code de l'éducation institut rattaché à l'université Bordeaux Montaigne. Cet institut des livres entre autres diplômes un master journalisme donc bac+ 5 qui fait l'objet comme ce fut le cas précédemment pour le DUT d'un agrément de l'État bien sûr mais aussi de la commission paritaire nationale de l'emploi des journalistes la CPNEJ.

Ce cursus agréé par la CPNEJ vaut dans le langage commun à l'IJBA comme aux deux autres écoles qui sont ici devant vous aujourd'hui d'appartenir à l'ensemble des écoles de journalisme dites reconnu reconnu par qui ? reconnu par la profession elle-même dans l'expression de son paritarisme à travers les organisations professionnelles d'éditeurs et les syndicats de salariés signataire de la convention collective des journalistes professionnels. Reconnu pourquoi ?

En raison du respect par les cursus agréés, le critères de reconnaissance est dicté par l'organisme paritaire qui est la CPEJ. Critères qui sont au nombre de 8 et font référence à un référentiel de la formation au journalisme qui exprime les attendus de la profession dans son ensemble. Le le cursus agréé par la CPNJ aujourd'hui au nombre de 15 sont inscrits dans la convention collective des journalistes.

Dans le cadre institutionnel que je viens de décrire, l'IGBA comme les autres écoles s'efforce de former au mieux des jeunes journalistes professionnels généralistes, c'est-à-dire non encore spécialisés sur tel ou tel type de rubrique, mais apte à se montrer opérationnel dès leur arrivée en rédaction. Nos étudiants acquierrent en revanche un début de spécialisation dès la 2e année du master en approfondissant les apprentissages liés au journalisme vidéo et de télévision ou de radio et multimédia ou de presse écrite et multimédia. Le master journalisme de l'IJBA est une formation exigeante nécessitant un nombre important d'heures de cours et beaucoup de travail personnel pour nos étudiants qui sont rapidement mis en situation de produire des contenus journalistiques sur toutes sortes de formats et le font tout au long de leur cursus.

Cette approche résolument professionnalisante, conçue et régulièrement renouvelée pour répondre aux mutations profondes du métier, s'appuie évidemment sur un corpus de connaissance théorique qui invite aussi à mettre en réflexion la pratique professionnelle. De ce point de vue, une attention particulière est apportée aux questions éthiques et déontologiques qui font l'objet d'enseignement spécifique dès le masterin, mais traverse aussi beaucoup d'autres enseignements qu'ils soient théoriques et pratiques tout au long de la formation. Nos étudiants suivent leur cursus en formation initiale classique selon la modalité de l'alternance ou non et peuvent aussi se mettre en situation d'obtenir le diplôme par les dispositifs existants en lien avec la formation tout au long de la vie.

Ils effectuent des stages dans un cadre de durée fixé par la CPNEJ. Notre équipe pédagogique est composée d'enseignants chercheurs et de journalistes auquel s'ajoutent des enseignants vacataires en poste ou exerçant en tant que journaliste indépendant travaillant dans ou pour de nombreuses rédactions différentes et recruté pour leur expertise. LBA comme les autres écoles dites reconnues, c'est-à-dire disposant d'un cursus agréé par la CPNEJ et membre de la conférence des écoles de journalisme, la CEJ donc officiellement créé en 2012 suite à l'élargissement d'un précédent conseil public des écoles de journalisme créé lui dès 1998.

Corine Vanis et moi-même emportons la coprésidence depuis le mois de septembre dernier. La conférence des écoles de journalisme à vocation selon l'article 2 de ses statuts a assuré la coordination des écoles de journalisme reconnues par la convention collective des journalistes professionnels. Je vous remercie.

Merci beaucoup pour ces propos concis. J'aurai quelques questions rapides avant de céder la parole au au rapporteur. Peut-être d'abord vous dire parce que je n'ai pas fait en introduction que pour ce qui me concerne, je considère que le journalisme est l'une des pierres angulaires de nos nos démocraties et que les journalistes en sont les les piliers essentiels.

Pas de démocratie sans liberté de la presse, sans une information pluraliste, fiable et indépendante. Et face aux attaques de plus en plus ciblées qui s'emprennent aux journalistes, je voulais ici réaffirmer le soutien de la représentation nationale. On ne peut pas accepter que dans notre démocratie des journalistes, quel que soit le média pour lesquel ils travaillent, public comme privé, fassent l'objet d'attaque parfois violente.

On l'a vu dans notre pays et je voulais ici leur réaffirmer mon soutien et je n'en doute pas le soutien de cette commission. Trois questions rapides. Peut-être une question sur la polarisation médiatique.

On voit bien que la fracture politique que connaît notre pays s'accompagne d'une polarisation médiatique inédite jamais vu dans le pays qui nous rapproche de ce qui se passe au aux États-Unis avec une polarisation des médias qui a des effets sur les étudiants journalistes et sur les journalistes. Quand on parle à des journalistes en off, ils nous disent que être de gauche dans une rédaction très marquée à droite, c'est difficile et qu'à l'inverse être de droite dans une rédaction marquée à gauche pour peu que ça existe, c'est difficile aussi. En tout cas, pour pas aller plus loin dans dans l'exposé, euh c'est compliqué, je trouve, pour les des le journal les journalistes aujourd'hui, les étudiants, en tout cas, c'est ce qu'ils m'en disent quand je leur parle, euh de d'affronter cette polarisation médiatique avec des lignes éditoriales très marquées.

On a vu hier la proposition de Delphin qui nous parle de médiat d'opinion pour l'audiovisuel et je voulais vous poser cette question assez simple au fond et en même temps la réponse j'imagine est complexe mais mais comment on garantit aux journalistes, aux jeunes journalistes, aux étudiants au journalisme une forme d'objectivité, d'impartialité alors qu'on a aujourd'hui une multiplication des médias d'opinion et des lignes éditoriales très très marquées et Comment et c'est une question corolaire, comment vous enseignez finalement la déontologie, toutes ces règles, ces exigences de pluralisme, d'impartialité dans ce contexte de polarisation médiatique ? Est-ce que vous pensez que il faut renforcer ses cours, aller plus loin dans les enseignements au regard de l'évolution de notre paysage médiatique et et politique ? La la deuxième question, elle porte vraiment sur l'audiovisuel public.

Être journaliste dans dans un service public, c'est c'est une fonction importante, c'est une fonction pas comme les autres qui oblige et je voulais vous entendre sur sur cette responsabilité des journalistes du service public. Est-ce qu'il vous est-ce que vous considérez qu'ils ont des exigences supplémentaires ? Et est-ce que dans vos formations, vous avez une attention particulière sur le service public, sur le fait d'y d'y travailler ?

C'est une fonction qui engage. C'est un pouvoir qui oblige au nom même d'ailleurs du financement public, de l'audiovisuel public. Et je voulais savoir si à partir du moment où les médias d'audovel public avaient des exigences supplémentaires au terme de la loi de 1986, vous aviez dans vos formations une attention particulière sur ce sur ce sujet.

Euh et puis euh ma 3e question, elle est très précise. Donc vraiment je vous demande une réponse courte pour laisser la parole au rapporteur puisque vous avez indiqué madame Antô que vous euh siégez au comité d'éthique de Radio France. Je dois vous avouer que nous avons auditionné le comité d'éthique de France Télévision et que avec le rapporteur, les membres de la commission, nous n'avons pas toujours trouvé que l'utilité était immédiate ou toujours pertinente.

Des saisiles un peu faibles, le conseil d'administration qui ne vous saisit jamais. Je voulais voir comment vous jugez vous le rôle de ces comités d'éthique. Euh est-ce que vous considérez que leur fonctionnement euh est tout à fait satisfaisant ?

Euh voilà, ça m'intéresserait de vous entendre de vous entendre de vous entendre là-dessus. Et une dernière question pour Sciencepo Paris, pardon monsieur le rapporteur, mais j'aurais terminé après euh et je demanderai une réponse courte mais comme j'enseigne à Sancepo Paris, on a vu que le conflit israélo-palestinien avait marqué cette école avec des conflits parfois durs entre les étudiants. On a vu des événements inacceptables he des étudiants qui se sont vu refuser l'entrée d'un d'un amphithéâtre.

Et je voulais voir comment cette ce conflit difficile à traiter d'un point de vue journalistique mais qui a aussi raisonné dans nos universités pardon où on a vu des scènes totalement intolérables. Je voulais voir comment ça avait rejailli dans l'école de journalisme. Est-ce que ça a créé des tensions entre les étudiants ?

Est-ce que ça a compliqué vos enseignements ? Voilà, je vous remercie. Peut-être peut-être je sais pas dans quel ordre mais on va faire assez rapide.

Mais j'allais vous demander en terme de méthodologie monsieur le président. Peut-être que Science Po peut-être peut on peut commencer par Science Po et puis après on élargira. Oui.

Et vous allez-y. Vous souhaitez qu'on prenne les questions dans l'ordre éventuellement. Oui, très bien.

Merci monsieur le président de de vos questions. Euh sur la première donc qui qui entre dans le vif du sujet puisqu'elle concerne finalement l'importance de la formation journaliste et notamment en matière d'éthique et de déontologie. Donc je le je le disais enfin j'y faisais allusion en préambule mais très brièvement, mais il faut comprendre que c'est une véritable euh méthodologie journalistique et dont la déontologie est une partie importante que nos étudiants apprennent à déployer euh pendant leur master.

Donc c'est une méthodologie qui les prépare à l'exercice du métier de gens professionnels et et au terrain. Métier bien entendu à très forte responsabilité. Euh donc les étudiants sont formés euh aux questions d'éthique et déontologie qui sont bien sûr au cœur du métier et cela passe par à la fois des cours dédiés, des modules d'enseignement dédiés.

Je pourrais vous en dire un petit peu plus sur ces modules si vous le souhaitez. J'enseigne l'un d'entre eux donc je pourrais aller dans le détail si vous le souhaitez monsieur le président. Et puis euh bien entendu chaque autre enseignement de notre maquette, même si son intitulé ne fait pas explicitement référence à l'éthique ou ne se concentre pas sur l'éthique ou la déontologie, chaque enseignement intègre une trame de fonds qui implique l'application et le respect de la déontologie.

Donc c'est un fil rouge qui est présent tout au cours de la scolarité des des étudiants et qui fait l'objet d'évaluation régulière. Je vous citais en préambule les chartes auxquelles nous adhérons, auxquelles nos enseignants adhèrent, auxquelles nos étudiants adhèrent. Nous faisons régulièrement des évaluations qui permettent de de savoir si les étudiants ont bien connaissance profondément de ces chartes, s'ils en ont bien intégré le contenu et s'ils ont bien compris ces textes de référence que sont notamment les chartes de déontologie pour les comprendre, les assimiler puis s'y appuyer au quotidien.

C'est quelque chose qui demande du temps et la répétition. Ce pourquoi on le fait à travers des enseignements euh d'éthique et de déontologie, mais également tout au long de la scolarité à travers les autres enseignements. Euh voilà, je m'arrête là pour l'instant mais si vous le souhaitez, je pourrais bien entendu entrer dans le détail de nos de nos enseignements dédiés ou autres.

Je vais passer la parole à madame Antô pour prendre la deuxième question au sujet du comité d'éthique. Donc vous faites allusion à une activité donc qui est bien dissociée de ma fonction de directrice exécutive de l'école de journaliste de sciences. Donc c'est une activité que qui est en lien avec mon expertise.

C'est une activité non rémunérée pour laquelle je peux me réunir comme tiers indépendant avec quatre autres membres. Euh madame Benamou qui est la présidente de ce comité d'éthique, madame Augé, conseillère d'État, Chinabé qui est journaliste et monsieur Martci qui est professeur de droit public. Juste pour expliquer comment ça fonctionne.

On va on va les auditionner. Donc ne vous inz pas. Ma question c'est est-ce que vous parce que vous êtes aussi enseignant de sciences po pour avancer hein, c'est pas une question piè mais c'est pour comprendre est-ce que vous trouvez que ça fonctionne bien que c'est bien articulé avec l'ARCOM.

C'est juste votre point de vue rapidement. Là on parle vraiment d'école du journalisme le rapporteur beaucoup de questions mais c'est juste vo rapidement si vous pensez quand même qu'il y a des évolutions, si ça s'articule bien avec l'ARCOM, si ça fonctionne bien, si ça permet de traiter toutes les questions déontologiques. Enfin, c'est votre point de vue à vous.

Voilà. vraiment concise. On traite une centaine de saisin par an.

Euh c'est sans doute trop peu et ça ne couvre pas l'intégralité évidemment de ce qui se passe sur les antennes. Néanmoins, nous avons effectué un rapport et des recommandations pour essayer d'augmenter bah notre rôle et renforcer les moyens du comité d'éthique. C'est un rapport qui est disponible depuis mars 2024 et qui permet d'esquisser quelques pistes d'amélioration. rapidement peut-être sur le conflit israélo doyenne.

Votre micro, il faut que je retienne. Merci monsieur le président. Donc en effet, vous faites vous faites référence certainement à une période qui qui remonte à il y a 2 ans environs et qui a concerné finalement l'ensemble des universités à travers le monde.

Après le le 7 octobre 2023, on a assisté et vous le disiez vous-même, une nouvelle ère de polarisation amplifiée et Science Po qui accueille une jeunesse préoccupée par les tensions du monde contemporain bien sûr n'a pas été épargné à ce titre. C'est un phénomène qu'on a vu éclore dans tous les grands campus du monde he de Harvard de à Rome ou autres. Nous n'avons pas eu de mobilisation à l'école de journalisme et plus globalement, vous en aurez certainement pris connaissance.

Donc monsieur le directeur Louis Vassi a été nommé en septembre 2024. Il a pu s'exprimer depuis à plusieurs reprises depuis sa nomination. Ce que ce que je peux vous dire, c'est qu'il a rétabli la sérénité sur les campus et je peux témoigner aujourd'hui que du fait que le climat à Science Po est est serein et et studieux, très studieux.

Alors, j'ai pas bien compris. C'està-dire que comme ça s'est déroulé à revard dans d'autres universités, c'est ce qui s'est passé à Science Po et de votre point de vue est acceptable et tolérable. Pardon monsieur le président, j'ai peut-être pas été clair dans ma réponse.

Euh je soulignais que c'est un sujet qui a préoccupé les universités à travers le monde et science n'était pas une exception en ce sens. Euh et ce que je soulignais simplement, c'est que donc le directeur qui et le directeur de sciences, monsieur Louise Vassi qui est arrivé en poste en septembre 2024 a mis en place un certain nombre de mesures pour rétablir la sérénité sur le campus et donc il est certainement plus habilité que moi pour s'exprimer sur ce qu'il a mis en place. Néanmoins, on peut constater que la sérénité est revenue.

Pour ce qui concerne l'école de journalisme, très précisément, nous n'avons pas eu de mobilisation étudiante. Pardon, mais c'est fallait au bout de suiv c'est pas nous. on a des étudiants qui nous contactent et qui nous disent que ça a pas toujours été facile d'étudier dans ces conditions.

Donc je vais quand même aller au bout de ma question parce que vous êtes filmé une commission d'enquête et vous nous dites ce matin que dans au sein de l'école de journaliste, ce sujet n'a pas du tout traversé les étudiants, que ça a pas été compliqué au sein des étudiants, que ça a pas du tout été un sujet qui a pu aussi traverser vos enseignements. C'estàd qu'on voit bien que c'est un et c'est pas une question piège, c'est une question tout à fait deant. Moi, j'enseigne à Sciencep, j'ai vu dans mon cours à moi qui est pas une école de journalisme quand même cette question traverser les étudiants, créer des tensions fortes.

On a vu effectivement des événements à sciences pot qui sont pas anecdotiques, pardon, mais là je me permets, vous allez qualifié un peu en reversement. Enfin, je crois que quand on interdit une étudiante d'accès en amhithéâtre, c'est pas des événements. Mais ça c'est mon propos.

Donc, je voulais quand même puisqu'on est une commission d'enquête que vous avez prêté de serment, je voudrais que vous confirmiez ces propos. Vous nous dites qu'à Sciences Proparé des Coles cette situation euh ces événements n'ont pas du tout eu d'impact ni sur les étudiants ni sur les enseignements. Puis après on passera aux questions du rapporteur.

Je vous remercie monsieur le président. Euh je ne balai absolument pas du revers de la main. Je tiens d'ailleurs à souligner par rapport aux événements auxquels vous faites référence que suite aux perturbations du 12 mars 2024, h étudiants ont été renvoyés devant la commission disciplinaire pour des actes et propos contraires au règlement de sciences pot et à ses valeurs et qu'aucun de ces étudiants n'a été condamné.

Néanmoins, les mesures ont été prises par la nouvelle direction qui a été installée depuis 1 an. C'est une direction qui a fait preuve d'une très grande fermeté là où c'était nécessaire et de bienveillance aussi là où c'était nécessaire pour rétablir la sérénité, ce qui était la priorité et aujourd'hui c'est étant toujours la priorité du directeur de veiller à ce que ce climat studio soit maintenu pour les étudiants. Donc je ne balaye absolument pas cela du revers de la main.

Néanmoins, comme d'autres universités dans le monde, nous avons été confrontés à ces événements et et nous les avons traité avec tout le tout le sérieux nécessaire. Monsieur le président, je vais laisser la parole au rapporteur pour ces questions et on reviendra peut-être sur la sur la réponse à la fin sur ma question sur le duel public et comment on y porte une attention particulière. Est-ce que dans vos cours, vos enseignements, ça euh c'est comment dire un enjeu particulier ?

Monsieur le rapporteur, madame la doyenne, madame la doyenne, votre micro, pardon, je vous en prie. Merci monsieur le président, merci à à vous tous pour votre temps, votre présence. J'ai un certain nombre de questions effectivement à vous poser et comme pour toutes les auditions que vous avez peut-être vous en avez peut-être dû voir certaines, je vais vous poser des questions courtes et j'aimerais que vous fassiez des réponses tout aussi courtes ou en tout cas le les plus concises possibles.

Euh monsieur le directeur général, monsieur Savari, donc vous êtes à la tête de l'École supérieure de journalisme de Lille. J'ai pu constater, vous en parliez juste avant, des étudiants de votre école avaient participé à des blocages proalestiniens le 2 mai 2024. D'ailleurs, Martin Ari était venu les soutenir dans ce blocage.

Euh, on a aussi Rima Hassan qui avait effectué un tweet de soutien. Le 4 mars 2025 également, l'école était aussi bloquée suite à la suspension d'une convention entre l'école et une association féministe. On a l'impression que les mobilisations notamment de blocage dans votre école se se multiplient.

Comment l'expliquez-vous ? Pourquoi il y a il y a-t-il autant de mobilisation et de blocage de la part de vos étudiants ? directeur de h je parlerai d'addition des deux que vous venez d'évoquer qui ont été les deux épisode très différents effectivement de de mouvement de blocage de l'école pendant pendant quelques heures.

Pour ce qui est du du premier alors je n'ai pas de souvenir de soutien de Martin Aubric ni sur place ni par des des prises des prises de position. Euh, il s'agissait effectivement d'un mouvement de 30 à 40 étudiants qui ont bloqué l'école dont une dizaine de nos étudiants en en journalisme. Il y avait surtout à ce moment-là l'envie forte et là chez un nombre élevé d'étudiants et pas et pas un petit noyau d'entamer des des discussions sur le traitement médiatique de ce conflit, le traitement médiatique à l'époque des des premiers bombardements israéliens sur sur Gaza.

C'est quelque chose auquel nous avons nous avons répondu par le biais de de conférence, par le biais de de session de formation que l'on a organisé ensuite ensuite à l'école. On a fait intervenir notamment un professeur de droit institutionnel de droit constitutionnel pardon pour évoquer le terme de génocide. On a fait intervenir également euh de nombreux journalistes, envoyés spéciaux permanents euh euh à Jérusalem qui étaiit en France à ce moment-là, par exemple de France 24 pour l'une d'entre elles de responsables de services internationaux de de médias euh qui sont venus pour échanger, discuter avec les étudiants et on a eu des enseignements sur cela qui était sur le traitement médiatique du conflit qui était une des demandes de nos étudiants.

Ça c'est sur le premier point que vous évoquez. le deuxième n'a euh pas de de de lien et de corrélation. Euh mais il y a effectivement euh là eu un autre mouvement euh de euh blocage de l'école euh par effectivement la la suspension d'une convention euh que nous avions enfin la non reconduction, non pas la suspension pardon, la non reconduction d'une convention que nous avions avec une association euh de l'école euh sur lequel on a dû après cette enfin pendant cette période de blocage d'une demi-journée discuter, s'expliquer et réécrire une convention avec avec les nos étudiants et étudiants.

Euh je distingue les deux. J'espère que j'ai répondu à à votre question mais voilà et c'est à les deux les deux épisodes de blocage que que vous évoquez sur de longues dernières années en 20 en 20 ans. Plus de 20 ans.

Enfin ça après c'est je pense que c'est mes 68 avant. Euh bon après c'était deux événements sur les deux dernières années, mais j'entends totalement votre mise en perspective importante. Monsieur le le directeur, monsieur Savari, je vous êtes donc le directeur général de l'École supérieure de journalisme de Lille, l'une des écoles de journalisme les plus importantes.

Je suis allé voir votre compte Twitter et j'ai pu voir une quinzaine de tweets récents particulièrement hostile au Rassemblant national, à l'Union des droites ou encore à Nicolas Sarkozy. Je je n'en cite qu'un mais les personnes qui nous écoutent pourront aller le voir. Je vois que vous retweetez un tweet qui explique de Marine Le Pen, on la savait on la on la savait voleuse trois petits points.

Il y en a un certain nombre d'autres. Vous savez que la loi Léotard garantit des principes de neutralité, d'indépendance, de pluralisme, d'honnêteté de l'information. Comment pouvez-vous euh inculquer ces principes-là alors que vous-même montrez tous les signes de manque cruel d'indépendance politique ?

Monsieur le directeur, je serais intéressé que vous prolongiez la la question du rapporteur, la réponse pardon sur aujourd'hui les réseaux sociaux et les journalistes. C'est-à-dire qu'on voit par exemple des journalistes ou des humoristes, on a vu Guillaume Mer et cetera qui ont une activité de journaliste ou d'humoriste et qui sur les réseaux sociaux ensuite ont peuvent avoir des des engagements politiques militants, ce qui n'est pas interdit. Mais comment est-ce que ça rejoint aussi sa question ?

Je vous répondrai à sa question personnelle, mais si on peut aussi élargir sur finalement journalisme et réseaux sociaux, journalistes et Twitter, comment on s'est parlé d'eux, comment on peut distinguer un engagement politique d'un engagement journalistique euh concernant les concernant les réseaux sociaux et l'utilisation des réseaux sociaux. D'abord, je pense que vous parlez d'un compte X Twitter personnel, pas celui de l'école, on est bien on est bien d'accord. Euh sur lequel je suis je pense que vous le reconnaîtrez si vous y êtes allé relativement peu actif euh avec relativement peu de d'activités.

Quelques retweet effectivement que je pense être un peu plus varié que la ce que vous évoquez là. Et peut-être que les les retweets que vous évoquez là, je ne les je ne les conteste pas. Je vous ne pas en avoir un souvenir précis.

Je suis assez peu présent et actif sur Twitter. Il y a des des retweets qui peuvent exister et que vous retrouverez qui me semble ne pas être avec la ligne idéologique ou politique que vous évoquez. Donc je ne pense pas que l'étude, si je puis me permettre de le dire comme ça, euh de de ce compte-là puisse arriver à à la conclusion qui est qui est la vôtre. et j'ai souvenir d'avoir retweeté aussi de nombreuses études qui peuvent avoir été été été faites sur les médias et qui sont je pense moins en tout cas polémique que ce que ce que vous évoquez par rapport à l'utilisation des des réseaux sociaux.

Monsieur le président, euh là, je pense qu'il y a aussi dans les médias euh avec lesquels nous travaillons, dans les médias français, des usages, des chartes, des codes de conduite euh que l'on évoque d'ailleurs avec les étudiants euh et qui peuvent être qui doivent être suivis par les étudiants dans les les différents médias dans lesquels dans lesquels ils vont travailler. Donc on ça c'est aussi des choses que l'on que l'on évoque avec eux que des journalistes intervenants à l'école représentant tel ou tel média peuvent également évoquer avec nos étudiants. Est-ce que pardon est-ce que est-ce que c'est pas compliqué quand même quand un journaliste ou un directeur d'école doit avoir une forme d'impartialité d'objectivité ?

Je pose la question du rapporteur d'avoir à côté ces réseaux sociaux qui sont tout à fait autorisés, hein, c'est pas la question, mais qui du coup traduisent d'une certaine manière des conviction politique, hein. Je je je moi j'ai pas les voir mais je je j'entends ce que le rapporteur dit de de ce compte là. Mais comment on demande aux directeurs d'écranistes, aux journalistes, aux enseignants d'être impartiaux ?

Et c'est vrai que il y a totalement la liberté d'avoir des réseaux sociaux mais si sur ces réseaux sociaux par les repartages, par les tweets, on indique d'une manière ou d'une autre des convictions politiques où on peut s'approcher quand même d'une ligne politique, euh c'est compliqué du coup derrière de garantir l'impartialité l'objectivité. Je rebondis je rebondis sur les deux mots que vous venez d'employer. Vous aviez employé tout à l'heure dans votre propos et on avait pas encore répondu.

Vous parlez d'objectivité et d'impartialité euh quand on est en et et c'est la la première question que vous posiez tout à l'heure autour de la de la complexité de d'affronter la polarisation médiatique que vous évoquiez. On travaille avec les étudiants sur une forme d'honnêteté intellectuelle, de démarche journalistique. Le simple fait de décider de traiter un sujet ou un autre, c'est déjà un parti prix, c'est déjà un choix qui est fait.

En revanche, après c'est évidemment surtout le traitement qui va être opéré, la démarche journalistique qui va être faite. J'ai employé le terme d'honnêteté intellectuelle par rapport à un sujet et sur lequel on travaille fortement avec les étudiants. Je fais cette cette distinction qui me semble qui me semble assez assez importante.

Pour le reste euh pour le reste par rapport encore une fois vous évoquez des convictions politiques, ça c'est des choses que vous avez pu monsieur le rapporteur avoir en avoir le sentiment à la lecture d'un de ce compte de ce compte Twitter. C'est votre c'est votre interprétation. Ça ne me paraît pas aussi marqué que que ce que ce que vous évoquez.

Euh encore une fois, dans toutes les démarches qu'on peut avoir avec les étudiants, euh on est sur de la démarche journalistique, du rapport au codes, aux textes, aux chartes qui régissent la profession, à des notions d'honnêteté intellectuelle sur lesquelles on travaille, moins que de conviction que peuvent avoir euh tel ou tel étudiant, tel ou tel journaliste. Permettez-moi d'insister, monsieur le directeur. Je j'ai pris quelques temps et ça m'a ça m'a pas pris d'ailleurs beaucoup de temps de d'aller regarder votre compte Twitter qui je l'imagine est suivi aussi par bon nombre d'étudiants de de votre école de journalisme.

Et je constate que l'intégralité des des tweets que vous repartagez qu'ils sont ironiques ou qu'ils sont polémiques sont systématiquement cultiv en tout cas une obsession notamment de la droite de Nicolas Sarkozy et de Marine Le Pen. J'ai pas trouvé le moindre tweet ou retweet de votre part qui qui fait preuve du même esprit critique ou ironique ou humoristique à l'égard de personnalité de gauche. Donc encore une fois, comment pouvez-vous garantir ce principe de neutralité directement auprès de vos étudiants, sachant que vous êtes une figure de la fabrique de la fabrique de l'information ?

Alors, je vous assure n'avoir aucune obsession euh et je suis un petit peu étonné de de l'interprétation que que que vous en faites et j'essaie de répondre sur l'aspect euh de neutralité que que vous évoquez. Euh quand on est en en exercice pédagogique avec des étudiants, on est sur un travail, un décryptage de méthodologie, de manière de faire, de démarche de reportage, d'honnêteté intellectuelle euh que l'on peut avoir euh et et pas de euh d'éventuel positionnement politique que peuvent avoir des étudiants, des intervenants, des pédagogues. Voilà, monsieur le président, pardon, j'ai avec le rapporteur, nous n'avons pas les mêmes convictions politiques, on n' pas la même vision euh de monsieur rapporteur, il y a aucun groupe politique qui est présent dans cet hémicycle.

On peut on a une table ronde. Non, non, mais parce que je prolonge vos questions. On a une table ronde avec on a une table ronde.

On a une table ronde avec trois trois institutions. On peut prendre le temps de poser des questions. J'allais je prolonger votre question.

Je je juste pour prolonger la question du rapporteur parce que nous n'avons pas la même vision euh forcément du journalisme, le public mais mais effectivement à la lecture de votre compte Twitter, vous vous indiquez que vous êtes journaliste et on peut se dire que les étudiants de de de votre école suivent votre compte Twitter et c'est vrai que vous avez des repartages réguliers sur Marine Le Pen, sur le Rassemblement national enfin on peut admettre qu'il y a quand même une certaine ligne éditoriale, ligne politique. Est-ce que ça pose quand même pas un souci ? vous met c'est pas un compte où il est écrit que c'est un compte personnel, il y a écrit journaliste virgule lî journaliste.

Et donc on peut se dire quand même que quand les étudiants de votre école suivent votre compte votre compte Twitter, ça peut quand même avoir un impact et et un effet. Donc soit c'est un compte personnel et c'est précisé mais vous vous vous écrivez noir sur blanc journaliste. Donc quand on vient sur votre compte, on peut se dire on vient voir le compte d'un journaliste, d'un directeur d'école de journalisme.

Et pourtant et c'est votre droit entier comme citoyen, vous y partagez. il faut quand même le reconnaître ici des contenus orientés. Il y a 14 tweets sur Marine Le Pen, enfin j'en sais rien.

Enfin, on voit bien quand même qu'il y a qu'il y a qu'il y a des conviction parce que qui est votre droit plus absolu d'avoir des convictions. Mais comme il est marqué clairement journaliste et que vous êtes directeur d'une école, est-ce que ça peut pas poser quelques questions ? Il n'est pas marqué ESG Lille, il est marqué effectivement journaliste Lille et ça me semble faire une distinction entre la fonction de directeur de l'école et de euh de du compte Twitter de l'école. euh dont on ne parle pas et du compte qui est effectivement le mien et qui était ouvert avant que je sois d'ailleurs directeur de directeur de l'école.

Merci monsieur le Merci monsieur le directeur. Je Il y a des personnes qui m'envoient d'ailleurs d'autres d'autres tweets que vous avez effectué ou ou d'autres retweets. Je lis par exemple Gaza de point Netaniaahu accuse le Hamas de lui voler son génocide.

Alors bon, c'est censé être ironique, hein. Plus revenu. Ouais, c'est bon.

Euh, j'en voie un autre, hein, sur le format de Martine. Je vois alors c'est pas Martine, c'est Marine. Marine n'aime pas l'Europe.

Donc à propos de Marine Le Pen, mais se dit que la soupe est bonne. Voilà, avec une caricature et j'en vois un autre, la définition de l'union des droites de points. Et on voit un bracelet électronique avec deux chaussures à côté.

Bonez, je on va pas faire une heure sur le sujet, mais je m'interroge sérieusement sur la déontologie d'un directeur d'une des principales écoles de journalisme quand il publie à longueur de temps sur son compte Twitter avec la mention de journaliste et directeur de l'école de journalisme. Ce genre de contenu particulièrement au ce qu'il a la droite avec ce type de d'obsession. Madame Mawad, madame la doyenne, je me permets de vous poser une question notamment sur donc sur Science P.

Euh, j'ai pu lire dans quelques articles que lors de la première élection de de Donald Trump et bien il y a eu des des votes, il eu des simulations de votes qui ont été effectués et on apprend notamment que Madame Clinton avait été élu par 49 voix contre une pour Donald Trump et la voix de Donald Trump a d'ailleurs été considérée comme une plaisanterie par les étudiants eux-mêmes. Comment est-ce que vous vous justifiez ? Comment vous analysez surtout une telle un tel niveau d'homogénéité politique parmi vos étudiants ?

Merci monsieur le rapporteur. J'ai pas connaissance de ce sondage que vous citez. Est-ce que vous pourriez s'il vous plaît le mettre en contexte ?

Je ne le connais pas. Pardon ? Oui, un un vote euh à l'occasion donc de de cette première élection de Donald Trump avait été euh réalisée parmi euh la promotion de l'école de journalisme et donc euh quelques articles ont fait état euh des résultats.

Donc c'est les résultats que que je vous donne. ayant été étudiant à Science Po je vous avoue qu'ils ne me surprennent pas puisque lors de mon année lors de la première élection enfin l'élection de François Hollande on avait je crois François Hollande qui avait dès le premier tour recueilli près de 60 % des des voix ou 50 % des voix dès le premier tour donc c'est pas vraiment un résultat qui me qui m'étonne en tout cas merci monsieur le rapporteur je n'ai pas connaissance de ce sondage malheureusement je ne peux pas vous répondre alors il y a un deuxième Mais ce sont à nouveau ça n'engage pas institutionnellement l'école ne le prenez pas pour vous personnellement il y avait un deuxième une deuxième simulation parce que la Science P je je j'ai ces souvenirs là on aimait beaucoup faire des simulations qui engagaient l'ensemble des étudiants à à l'occasion d'élections importantes et en 2022 monsieur Mélenchon au premier tour avait recueilli quasiment 50 % des voix un peu plus de 45 % des voix de la même façon alors c'était pas uniquement l'école de journalisme c'était l'ensemble des étudiants de sciencepo et vous en êtes l'une des représentantes. C'est aussi un autre symptôme de l'homogénéité politique de ces élites.

À nouveau, comment est-ce que vous avec votre prisme, votre regard même de doyenne de l'école de de journalisme, vous analysez cette homogénéité politique et sociale aussi de ces étudiants ? Merci monsieur le rapporteur. Je j'ai pas connaissance du sondage précis que vous citez.

Néanmoins, je vais tâcher de vous répondre au meilleur de mes connaissances. Donc nous nous représentant l'école de journaliste, c'est une de h écoles à science pot au niveau master. Donc science pot 15000 étudiants qui sont répartis entre les nouveaux bachelors et master et c'est quelques 100000 alumnies.

Donc c'est une communauté qui est très large à notre école notre école pour rappel à une communauté de 160 16 étudiants environ qui eux forment un groupe qui se forment à un métier très précis. Vous pouvez certainement l'imaginer, 15000 étudiants à Science Po mais même 160 170 étudiants à l'école de journalisme. C'est une communauté extrêmement diversifiée.

Après, ce qui nous nous intéresse quand on recrute les étudiants, ça n'est absolument pas leur opinion politique que nous ne questionnons pas et que nous n'avons pas à connaître. Euh en revanche, nous sélectionnons nos étudiants à l'école de journalisme sur un certain nombre de critères très précis que je pourrais vous détailler si vous le souhaitez. Et euh l'excellence académique et scolaire est bien entendu en haut de la liste euh de ces critères.

Nous allons également euh échanger avec eux sur leur rapport au travail, à l'assiduité, euh à l'effort. Nous avons évoqué avec eux leur les prémisses de connaissance du cadre éthique et déontologique qui est celui de la profession de journaliste puisque c'est une spécificité de notre école. Euh et enfin et et peut-être que cela vous intéressera, monsieur le rapporteur.

Nous échangeons également avec eux et ça fera partie du du fil rouge de la formation, leur capacité à penser contre soi-même et pour nous absolument essentiel savoir cultiver une distance critique, savoir penser contre soi-même, savoir garder et préserver cette ouverture au monde la plus large possible. Euh ça fait partie de nos de bah des essentiels au moment du recrutement mais également tout au long de notre pédagogie. Merci monsieur le rapportur.

Juste pour la transparence de nos échanges. Vous avez pas précisé, vous avez présidé que vous avez fait Science pot Paris, il faut indiquer aussi par transparente. Vous avez présidé la section jeune UMP de Sciences pot Paris.

C'est important aussi pour que chacun puisse déclarer ses ses intérêts. Je vous remercie. Absolument.

Vous faites bien le le précéder. Alors dernière question pour pour vous madame la la doyenne. Si on extrapole un peu donc c'est ces résultats de différentes simulations électorales à sciences Paris et que et qu'on se penche un peu plus sur le travail universitaire.

Anne Muxel que vous connaissez qui est une directrice du SVIPOF, l'une de mes anciennes professeurs d'ailleurs. Et bien, elle observe qu'en 20 ans les étudiants gauche de Science Po sont passés d'un vote majoritairement social-démocrate tendance Josepin à un vote davantage orienté vers la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon et que cette radicalité cette radicalisation s'exprime aussi dans les engagements militants. De la même façon, monsieur le président a évoqué un certain nombre d'incidents qui ont entaché l'école science Paris sur les dernières années.

Je pense un amphithéâtre, l'amphithéâtre principal qui a été rebaptisé. Je pense à différents étudiants qui n'ont pas pu entrer dans l'école parce que on les soupçonné d'être juif. Comment est-ce que vous analysez ?

Est-ce qu'il y a une fabrique notamment des maquettes pédagogiques de des encadrants pédagogiques ? Est-ce que vous avez l'impression qu'il y a un formatge à Science Po Paris qui contribue notamment à la radicalisation à gauche de de la majorité des étudiants ? Euh merci monsieur le rapporteur.

Donc il y a plusieurs questions en une il me semble. dans ce que vous évoquez. Euh bon, évidemment, je veux pas me substituer à la parole du directeur de Sciences Po, mais il me paraît quand même vraiment essentiel de de vous redire euh que face aux événements euh qui ont eu lieu à partir d'il y a 2 ans, euh ScienceP et monsieur le directeur Louise Vass euh a euh mis en œuvre euh tout le nécessaire pour rétablir la sérénité, un climat studio dans l'établissement, il a il a été obligé de le faire, il l'a fait, il a réaffirmé les règles de vivre ensemble. ensemble pour concilier liberté d'expression et respect du pluralisme des opinions dans l'institution puisque ce sont c'est au cœur des valeurs et des principes de l'établissement.

Mais encore une fois, je veux pas me substituer à la parole du directeur parce que je suis la doyenne de l'école de journalisme de Science Po mais voilà ce que je peux vous dire à mon échelle. Nous et ce qui me paraît important et ce dont on peut vous parler, c'est donc la formation de nos étudiants en journalisme. Encore une fois, ce qui nous intéresse, ça n'est pas leurs opinions politiques et nous ne les connaissons pas et nous n'avons pas à les connaître.

Euh en revanche et et il me semble que c'est là le cœur de notre métier euh dans l'exercice de la pédagogie que nous déployons, notre travail c'est de leur apprendre à ces futurs journalistes. La limite entre euh journalisme euh et euh militantisme. Et pour nous, ça passe à travers l'apprentissage d'une méthodologie euh qui est celle de leur métier et qui va les accompagner tout au long de leur carrière.

J'ai cité en préambule euh les chartes sur lesquelles nous nous appuyons. C'est vrai qu'elles font euh partie de la pédagogie tout au long des 2 ans et qu'elles occupent une place très importante. Euh ensuite bah le le profil de nos étudiants au moment de leur diplomation est extrêmement varié en terme de déboucher professionnel.

Euh les travaux qu'ils réalisent pendant leur temps dans notre école sont extrêmement variés sur une un panel de sujet extrêmement large. Euh nous ce qui vraiment enfin ce ce sur quoi je me permets d'insister, c'est cette méthodologie que nous leur transmettons. C'est le cœur de notre métier former au journalisme.

C'est transmettre une méthodologie rigoureuse et ça ça implique de s'appuyer sur une déontologie dans son détail. Merci. Merci pour ces précisions monsieur le rapporteur.

Merci madame la doyenne monsieur le le directeur de l'IGBA. J'essaie de répartir vraiment au maximum les questions pour que vous ayez tous la parole. En 2024, on a 827 étudiants en journalisme qui ont signé une tribune demandant un positionnement, je je les cite hein, c'est leur terme, des écoles sur le conflit israélo-palestinien.

Selon vous, vous qui euh êtes coprésident de la conférence des écoles de journalisme, vous l'avez rappelé, est-ce que c'est le rôle des écoles de journalisme de prendre position publiquement sur des conflits internationaux ? Merci monsieur le rapporteur. Euh des étudiants euh de l'IGBA et pas tous les étudiants ont en effet signé avec des étudiants d'autres écoles de journalisme et pas que des écoles de journalisme reconnues.

En effet, la tribune à laquelle vous faites référence sur le traitement médiatique de la guerre à Gaza. D'abord, premier élément de réponse, la direction de l'école n'a pas été tenue informée de cette initiative. Deuxème élément de réponse, nos étudiants, comme tous les étudiants font partie d'une jeunesse qui est traversée par les problèmes, les défis, les enjeux, les crises de son époque.

Ils font partie de cette jeunesse qui teste, qui interroge, qui questionne. Il me semble qu'il faut faire suffisamment confiance aux institutions éducatives quel qu'elles soit pour être assez solide pour délivrer une formation qui aide à prendre du recul justement, qui aide à élaborer les choses, qui permet de faire la part des choses entre ce qui traverse le citoyen et ce qui correspond au futur professionnel justement pour en faire un futur professionnel honnête, rigoureux, travaillant avec le souci constant de l'éthique et de la déontologie. Merci monsieur le Merci monsieur le le directeur.

J'ai j'ai une question pratique pour vous que vous pourriez d'ailleurs je je pense peut-être soumettre à vos étudiants. Le 21 septembre dernier sur le plateau de C politique dans le sort France le plateau du service public et bien la journaliste et essayé Judith Pérignon comparait l'hommage à Charlie Kirk tuer quelques heures auparavant un meeting nazi. Ces propos n'ont pas été contredits à l'antenne par la modératrice ou par le la journaliste.

Si vous si vous deviez présenter ce cas précis à des étudiants en cours, notamment sur un module de déontologie, qu'est-ce que vous leur conseilleriez de faire concrètement ? Merci monsieur le rapporteur. Euh je n'ai pas connaissance de l'épisode auquel vous faites référence donc je me garderai de de le commenter de manière floue.

Euh ce que je peux vous dire en revanche euh c'est que euh nos enseignements visent euh tous euh à créer pour nos pour nos étudiants et pour nos futurs diplômés un ensemble de pratiques professionnelles vertueuses. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire respecter le contradictoire.

Ça veut dire multiplier les sources et vérifier les sources et l'information. Ça veut dire être capable de déconstruire des stéréotypes. Ça veut dire, comme l'a dit madame Mawad il y a quelques minutes, cultiver en soi une capacité à penser contre soi.

Moi, j'aime bien l'expression de décentrement. Apprendre à nos étudiants à se décentrer, à décentrer leur regard. Ça veut dire cultiver aussi chez nos étudiants la vertu du doute.

Comme cela a déjà été rappelé à plusieurs reprises par mes collègues, nos enseignements de ce point de vue s'appu s'appuie sur les chartes professionnelles. a commencé par la charte d'éthique professionnelle des journalistes de 1918 qui effectivement a été revue en 1938 et en 2011 et qui affirme par exemple le droit du public à une information de qualité complète, libre, indépendante et pluraliste rappelé dans la déclaration des droits de l'homme et la Constitution française guide le journaliste dans l'exercice de sa mission. Cette responsabilité vis-à-vis du citoyen prime sur tout autre.

Voilà le journalisme. Deuxème élément de cette charte, je ne vais pas vous tout vous lire, rassurez-vous. Le journalisme consiste à rechercher, vérifier, situer dans son contexte, hiérarchiser, mettre en forme, commenter et publier une information de qualité.

Voilà, voilà ce qui nous guide essentiellement dans nos enseignements. Monsieur le rapporteur, juste un point de méthode, monsieur le rapporteur, il est 10h37. Euh vous avez posé des questions, vous allez en poser.

C'est votre droit sur des polémiques, des incidents graves qui demandent et vous demandez à vos à les personnes édition de de réagir et et c'est ainsi. Euh je ne suspendrai pas la séance tant que nous n'avons pas aussi traité parce que c'est important quand on auditionne des écoles de journalistes la question de l'enseignement la question de la formation des journalistes des sujets essentiels. Notre commission d'enquête je l'ai dit c'est pas que de la politique spectacle donc c'est tout à fait important d'évoquer des situations, des incidents.

Certains sont graves et vous les avez mentionné. C'est important de demander aux personnes de réagir, mais je vous le dis, je ne subventionai pas cette commission tant que nous n'aurons pas aussi approfondi des questions essentiel quand on reçoit des directeurs, des directrices d'école de journalisme, c'est-à-dire des questions d'enseignement, de formation, de polarisation du débat public. Donc soit il y a aussi des questions sur ce sujet-là, moi j'en ai plein mais je vous le dis et très calmement.

Euh soit on va aussi au fond des sujets, mais je ne sortirai pas de cette commission en ayant simplement évoquer des des sujets euh précis mais pas la question plus large de l'enseignement aujourd'hui du journalisme en France parce que c'est une c'est un sujet que doit aborder cette commission d'enquête sinon on n'ura pas fait notre travail. Je vous laisse la parole monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président.

Mais bon, si à chaque fois à chaque question je suis interrompu, vous conviendrez queon aura du mal à poser toutes les questions. Effectivement, j'ai un certain nombre de questions que je compte poser sur les modules, la maquette pédagogique, les intervenants, les formations délivrées et j'espère qu'on aura le temps de voir tout ça d'ici 11h. Je je et vous voyez que je j'ai une vingtaine de questions, j'essaie de les les résumer le plus possible.

Je voudrais simplement sur la question des cas pratiques. Pourquoi c'est important ? Et j'apprécie beaucoup d'ailleurs les mots que vous expliquez, monsieur le directeur, de de d'essayer de de d'encourager vos étudiants à respecter le contradictoire, à penser contre soi, à faire preuve de décentrement, à à éprouver une capacité de doute.

Je trouve que c'est c'est des termes en tout cas c'est des incitations qui sont parfaitement louables et honorables pour une école de de journalisme. Mais je voudrais vraiment que vous répondiez à ma question. C'est un cas très concret.

Faites-moi confiance. Si si jamais vous ne me faites pas confiance, vous pourrez retrouver l'extrait. Quand vous avez sur un plateau de service public une journaliste essayiste qui compare l'hommage qui a ému d'ailleurs des centaines de millions de personnes dans le monde qui s'est passé aux États-Unis, l'hommage à Charlie Kirk et qu'elle le compare sans ménagement à un meeting nazi sur un cas pratique comme ça qui peut avoir lieu dans vos écoles dans un cours ou un module de déontologie.

Vous qu'est-ce que vous diriez à vos étudiants ? C'est un cas très concret. Si vous doutez d'ailleurs de cette séquence, vous pourrez la retrouver mais je à titre personnel, comment est-ce que vous auriez réagi s'il vous plaît ?

Non mais je je n'ai pas de commentaire personnel à apporter sur cet épisode. Si cet épisode pose problème, le le régulateur est là pour s'en saisir. On va passer donc à des questions un peu plus de de d'ordre de formation et et d'enseignement.

C'est une question qui s'adresse à au aux trois écoles sur la liste de vos dont je vous ai demandé mais on n pas encore reçu c'est tout à fait normal vos réponses. J'aimerais analyser la liste de l'intégrité. 1 est-ce que tu micro ?

Bon, on va on va suspendre une minute ou le tien fonctionne. Est-ce qu'on peut suspendre une minute le temps que ça fonctionne ? Est-ce que c'est revenu ?

ça a l'air d'être revenu là sur sur la liste de de vos intervenants parce que je je pense que les intervenants dans les écoles de journalisme sont des des bons indicateurs aussi du respect du pluralisme et du modèle donné à vos étudiants. Est-ce que vous arrivez un peu comme l'ARCOM qui demande de catégoriser les intervenants politiques des intervenants qui le sont moins ? Est-ce que vous arrivez à catégoriser ?

Et si oui, quel est le pourcentage par exemple d'intervenants issus de médias classés à gauche et de médias classé à droite ? Est-ce qu'il y a une parité ou en tout cas une proportionnalité, une représentativité selon les les courants ? Peut-être une réponse par école, s'il vous plaît, concise et je vous remercie de nous avoir fait parvenir hier soir le rapporteur, on était dessinataire, la liste des intervenants et des maquettes pédagogiques de vos écoles à l'ensemble des députés membres de cette commission d'enquête.

Je veux saluer votre transparence à ce sujet et ces documents que nous avons reçu. Je vous laisse répondre à la question du rapporteur dans l'ordre que vous souhaitez. Monsieur Savar, peut-être d'abord.

Oui, le le monsieur le rapporteur, le le recrutement des intervenants dans notre école ne se fait pas avec une catégorisation euh journaliste intervenant de gauche, journaliste intervenant de droite, euh ni d'ailleurs en fonction de tel ou de tels médias. On recrute euh d'abord des journalistes qui euh ont des qualités professionnelles reconnues, des qualités pédagogiques, ce qui n'est pas la même chose euh et mais qui vont évidemment de de pair. Certains viennent de médias public, d'autres de médias privés, on l'a dit, mais c'est bien dans leur capacité à transmettre une démarche journalistique, une démarche de reportage notamment dans le cadre du respect des des chartres et textes que nous avons déjà à plusieurs reprises évoquées.

C'est ce qui est pris en compte. On cherche également à avoir au-delà de la qualité professionnelle et de la qualité pédagogique une forme de d'équilibre mais qui n'est pas un équilibre tel que vous venez de l'évoquer de gauche ou de droite. ces termes méritant probablement d'être d'être précisés, mais un équilibre avec des gens venant effectivement des intervenants du public, d'autres du privé avec des intervenants des vacataires qui ont une ancienneté dans la profession assez grande et donc un vécu de maturité. d'autres qui sont peut-être beaucoup plus récents à l'intérieur de la profession.

Si on est sur des questions d'équilibre, c'est avec un équilibre également entre des journalistes hommes et des journalistes femmes. Des choses que nous allons observer et non pas un équilibre, je mets des guillemets, de gauche ou de droite. Madame le direct, merci pour cette question monsieur le rapporteur.

Donc on vous a fait parvenir une liste sur la liste, on s'est rendu compte qu'il y avait 175 noms d'intervenants. c'est vous dire effectivement l'extraordinaire diversité de profil. Donc pour rappel, les critères de la reconnaissance des cursus reconnus en journalistes nous imposent quee effectivement ces intervenants soient des journalistes professionnels compétents, experts de leur discipline et qu'il justifient d'une grande disponibilité ainsi que la capacité à établir des évaluations détaillées et individualisées.

Donc pour être clair, c'est globalement ces critères là qui nous permettent d'apprécier la qualité d'un profil au moment de d'intervenir dans notre école. Ce que je peux vous dire aussi, c'est que c'est vraiment parfois des compétences ultra pointues qu'on a parfois un peu de mal à trouver. Euh on a parlé tout à l'heure du data journalisme quand il faut euh trouver une liste de 6 à sept intervenants euh qui sont des experts de LosINT journalisme qui sont suffisamment disponibles, qui sont pédagogues et qui sont capables donc d'évaluer chaque étudiant individuellement avec une note, avec un commentaire individualisé en sant des retours très réguliers.

C'est vrai que euh on a on a vraiment ce besoin très fort de diversifier les profils. Donc voilà essentiellement comment ça se passe. J'insiste aussi, mais monsieur le président, vous vous le savez puisque vous enseignez que c'est une grande disponibilité, beaucoup de retour réguliers et effectivement la capacité à noter qui est pas forcément quelque chose qu'on fait quand on est purement dans la vie professionnelle en essayant de d'occasionner une progression pédagogique.

Donc c'est vrai que c'est quand même des compétences un peu un peu spécifiques qui sont demandées. Je peux développer si vous le souhaitez sur la grande diversité des profils. C'est vrai que en vous envoyant la liste, on a regardé, on a 19 % d'entre eux qui travaillent pour le service public de l'information.

On en a 16 % qui sont indépendants et 65 % pour des médias privés. Et tout ça, ça permet aussi à des étudiants et c'est ça qui est très intéressant, c'est de se projeter. C'est-à-dire que face à eux, ils ont des personnes qui il y a quelques années étaient peut-être à leur place et qui demain pourront peut-être incarner le modèle qui suivront. euh selon le format, selon l'employeur, sachant qu'en plus ce sont quand même des intervenants qui changent d'employeur au cours de leur carrière.

Euh donc voilà, ça fait quand même une très grande richesse et sans doute une capacité de projection euh pour les étudiants et étudiantes qui sont dans nos cursus. Merci madame la directrice. Monsieur le directeur.

Oui, merci monsieur le président. Beaucoup d'éléments ont déjà été fournis par mes collègues ici présents et ben toutes les écoles fonctionnent un petit peu sur sur le même modèle et avec les mêmes les mêmes contingences. Euh évidemment, ce qui est au centre euh du choix euh d'un intervenant, c'est euh son expertise en effet et euh euh c'est euh pour nous pour le le défi qui se pose à l'équipe pédagogique, c'est euh euh quel euh quel besoin euh de compétences euh a-t-on euh est-il nécessaire de transmettre à nos étudiants ?

Quelle expertise est-il nécessaire de transmettre à nos étudiants ? C'est l'élément principal qui permet de d'opérer ce ce choix. Euh pour ce qui est plus particulièrement euh de l'IGBA sur la totalité des intervenants euh à l'ISBA chaque année qui sont euh euh qui viennent pour donner des modules de cours qui peuvent varier de euh de de 1 jour à 5 jours par exemple.

Euh 70 % viennent de de médias privés et environ 30 % de médias publics. Merci pour vos réponses. Alors effectivement, vous avez envoyé la la liste des des intervenants que j'étais en train de de regarder à Sciencepo notamment.

Vous avez envoyé une liste de 175 intervenants en essayant de les catégoriser. Sur les 175, les médias apparenté de droite, il n'y en a que deux intervenants du du Figaro. J'envoie sep RMC si on peut casser RMC comme étant de droite.

Je n'envoie aucun par exemple de de C news ou de valeurs actuelles. Et je crois que pour le SJ de Lille, c'est la même chose. Comment est-ce que vous pouvez donner un sentiment de pluralisme d'opinion auprès de vos étudiants car sur une liste de 175 intervenants, il y en a que deux d'un médiat de droite et c'est le Figaro.

Même la do Merci monsieur le rapporteur. Donc en effet, vous avez vous avez cette liste sous les yeux donc de 175 intervenants. Au-delà au-delà des cas individuel ou autres, enfin ce qui nous nous paraît extrêmement important, c'est de retrouver chez nos intervenants l'expertise et la rigueur de méthode qui est celle que nous souhaitons transmettre à nos étudiants.

Et donc madame la directrice exécutive, vous vous décrivez tout à l'heure certaines des compétences que pour lesquelles nous devons trouver des enseignants à la fois capable d'aborder des choses parfois très techniques, très précises et puis en même temps de pouvoir rapporter ces choses très techniques, très précises. On parlait du data journalisme de l'IND, mais c'est vrai aussi quand on parle de l'utilisation de l'intelligence artificielle par des journalistes ou dans des rédactions. Euh et il faut à la fois donc faire le grand écart entre ces compétences très précises, très techniques et celles qui sont propres à tous les journalistes, c'est-à-dire la déontologie, le terrain, la capacité à identifier les sources, à vérifier ces informations et cetera et cetera.

Euh ce sont des profils plus difficiles à trouver qu'il ne paraît euh parfois. Euh après euh donc nos intervenants sont soit euh des enseignants, donc des chargés d'enseignement euh qui dispensent euh des cours et et là il faut il faut comprendre que dans la pratique euh ils ont face à eux une quinzaine ou une vingtaine d'étudiants. Ils ont rédigé un plan de cours avec des objectifs qui sont revus par nos responsables pédagogiques également.

Donc c'est un travail conséquent. la les séances sont structurées, il y a des critères de notation très précis qui sont euh qui sont établis et en classe chargé d'enseignement réalise des exercices souvent de façon très répétée puisque c'est comme ça qu'on apprend par la répétition et doit démontrer une progression réelle des des étudiants. Donc c'est ça n'est pas une tâche euh simple ni facile.

Donc il faut concilier beaucoup de choses. C'est ce à quoi je voulais faire allusion. On reçoit aussi des personnalités extérieures en masterclass et je pense que vous aviez également ces nomsl dans votre liste.

Et là, l'exercice est un peu différent de celui de l'exercice du chargé d'enseignement, mais je vous donne un exemple récent. Bon, on a reçu Margot Marga Ben qui est grand reporteur au Figaro prix Albert Londres 2022. euh elle est euh diplômée de notre école et nous sommes évidemment fiers de de son parcours.

Et euh Marga Ben, elle est venue euh décrire donc sa méthodologie et le travail qu'elle a déployé euh pour réaliser des reportages euh sur la guerre en Ukraine. Donc là, c'est un exercice différent de celui voilà de de du chargé d'enseignement, mais c'est complémentaire et nos étudiants ont bien entendu ainsi accès à la plus grande diversité des profils tout en tentant de concilierah ces enjeux de disponibilité, de pédagogie et puis de diversité des profils. Merci.

Au bout de la question du rapporteur parce que je suis pas sûr qu'il a eu totalement sa réponse, est-ce que vous diriez par exemple qu'au regarde des audiences de de ces news, il faudrait que des journalistes de cette chaîne puissent intervenir à Sciencepo au regarde du pluralisme ? Est-ce que vous considérez que c'est important ? On regarde la place qu'occupe aujourd'hui ces news dans le paysage médiatique ou non ?

Et je voudrais juste dire parce que j'essaie d'être le plus impartial possible quand quand j'ai dit qu'il fallait soutenir les journalistes quels que soient les les médias ou les journaux au sein desquels il travaillent, je veux dire qu'effectivement on a vu devant Sciences Po Paris en avril 2024 des des étudiants s'en prendre à des journalistes de C News et de BFM en disant BFM dégager ces news pareil. Et je voulais dire ici que quand on défend les journalistes, on les défend quels que soient les médias dans lesquels ils travaillent et qu'on peut pas accepter que des étudiants euh ou des citoyens s'emprennent à des journalistes quel que soi leur quel que soit leur leurs médias. Si vous voulez madame la douine, merci monsieur le président et je vous remercie pour pour ces mots de de soutien au journalistes qui qui sont importants.

Je vous remercie pour cela. Alors, quand on sélectionne euh et je l'ai peut-être pas dit assez clairement, quand on sélectionne les intervenants euh extérieurs euh qui refor une partie de notre euh corps enseignant, euh ça n'est pas leur médias euh d'activité qui nous intéresse. D'ailleurs, certains d'entre eux sont euh pigistes ou journalistes indépendants ont plusieurs donneurs d'ordre.

La plupart des journalistes vont avoir 3 4 c employeurs qui sont des médias différents au cours de leur carrière. C'est pas tant cet aspect-là qui nous intéresse euh que euh celui de d'une transmission de compétences très précises entre ce que nous impose la reconnaissance des cursus, euh ce qui euh reflète le projet pédagogique de sciences pot et euh ce que demande le métier en terme de compéten et face à aux enjeux que vous évoquiez sur la crise de confiance et cetera, mais également des enjeux technologiques extrêmement importants et à l'échelle internationale face à tout ça, voilà, c'est plutôt Le notre guide est plutôt celui des compétences et des expertises. C'est pas tant la rédaction d'origine qui nous intéresse.

Merci. Merci madame la la doyenne. Je vois que vous mettez l'accent sur la diversité. vous l'avez enfin la diversité, le pluralisme des intervenants.

Euh mais bon à nouveau hein, je vois que sur les 175 intervenants, il y en a que deux ou trois du Figaro. Aucun donc du JDD, de C News, de rep, de valeurs actuelles et d'un ensemble d'autres médias pouvant être catégorisés de droite. Donc j'ai du mal à voir la diversité et le pluralisme parmi vos intervenants.

Vous expliquez aussi que vous les choisissez selon des compétences techniques assez pointu. vous parler de data journalisme dia. Euh ma question est simple.

Est-ce que dans ces rédactions que je vous ai cité HDD, C News Europain, valeurs actuelles, vous ne trouvez aucun intervenant qui dispose de ces compétences pratiques ? Merci monsieur le rapporteur. Euh donc enfin peut-être que j'ai pas été suffisamment clairire donc c'est à la fois l'expertise mais également la disponibilité des journalistes.

Donc on est parfois confronté euh au fait que certaines personnes aimeraient bien enseigner puisque l'exercice de transmission est est extrêmement bien sûr intéressant et et riche mais simplement l'actualité, leur travail du quotidien en tant que journaliste professionnel ne leur laisse pas la disponibilité et la marge de manœuvre. forcément pour pouvoir se rendre disponible auprès de ces étudiants, il faut vraiment se ramener les choses sur le quotidien et se rendre compte de ce que doit déployer un chargé d'enseignement euh face à un groupe un groupe d'étudiants qui est l'avenir du journalisme. Et chaque journaliste, je pense, face à ce ce groupe là a envie de de transmettre ce métier dans ce qu'il a de plus de plus beau et de plus de plus riche, c'est-à-dire dans sa responsabilité très lourde vis-à-vis du citoyen.

Et donc au quotidien, c'est c'est quelque chose de de c'est un travail qui n'est pas si simple et qui demande une très grande disponibilité en plus de tout ce que je vous ai décrit, l'expertise, la conciliation de la technique, des technologies et et finalement c'est au reflet du métier de journaliste qui finalement devient de plus en plus exigeant. Merci. Je vous remercie de votre réponse pour rebondir et ce sera euh ma dernière question pour rebondir sur la la dernière question du président.

Je vais vous prendre une question simple et un cas pratique. Notamment vous parliez de masterclass et et d'invités que vous avez pu convier et ma question s'adresse à l'ensemble des écoles. Très concrètement, est-ce que vous pourriez recevoir en masterclass des journalistes comme Geoffre Le jeune, Sonia Mabrou, Laurence Ferrari, Eugénie Bastiquier, Christine Kelly ou Charlotte Dornelas ?

Oui ou non ? Et si oui, lequel ? et je pense que l'invitation sera passer s'il nous écoute.

Monsieur le rapporteur, je vous indique que euh vos questions sont tout à fait légitimes et je considère que nous ne sommes pas allés au bout des questions sur la sur la formation, sur l'enseignement. Vous avez posé des questions très précises. Donc je poursuivrai la la séance quelques minutes.

Je crois que vous devez aller sur repas. On vous laissera quitter la salle. Mais je quelques questions supplémentaires pour essayer d'élargir le cadre parce que je pense que notre commission d'enquête doit aussi être en capacité de d'avoir des réponses sur la formation des des étudiants, des enseignants au-delà de sujets très précis sur les intervenants et leur affiliation politique.

Je vous laisse répondre à la question. Donc le rapporteur vous a interrogé chacune et chacun sur l'invitation. J'ai pas compris si c'était pour des masterclass ou pour des cours.

C'est des masterclass dans vos dans vos dans vos écoles. Monsieur Savarie peut-être pour commencer. Et peut-être pour être précis dans la réponse, est-ce que vous avez eu des demandes, des propositions ?

Vous disiez même Mawad qu'il y a pas eu de il y a pas de souvent de disponibilité des des journalistes. Mais est-ce que vous avez eu des journalistes de ces médias d'opinion, de ces médias qui vous auraient proposé d'enseigner et et auxquels vous n'auriez peut-être pas répondu favorablement ? Est-ce que vous avez eu des demandes ? c'est que ça se fait aussi comme ça.

Parfois les interventions des journalistes peuvent vous solliciter parce que vous avez eu des des des sollicitations de journalistes qui appartiennent aux rédactions, aux médias que le que le rapporteur vient de citer. Est-ce qu'ils accepteraient de Çaar ? Je vous laisse répondre pour commencer.

Pardon. Euh d'abord, est-ce qu'on a eu des sollicitations des gens ou de de journalistes des médias que vous venez de citer ? J'en ai pas de de souvenirs récent et je vais redire ici que le choix d'une masterclass ce n'est pas le choix d'une personne que l'on met face à des étudiants.

Si on décide à un moment de faire une masterclass sur une thématique, d'illustrer un sujet, on va rechercher les compétences sur le sujet de la masterclass, le sujet que nous voulons euh illustrer, que l'on veut traiter avec des étudiants. Je je vous pourriez me citer à peu près n'importe quel journaliste. Est-ce que vous feriez une masterclass avec lui ?

J'ai la même réponse. Le choix ne se fait pas en fonction de telle ou tel et encore moins, je l'ai déjà dit, de telle ou telle appartenance réelle ou supposée à telle ligne politique idéologique, mais de à un moment si la masterclass elle est sur ce domaine-là, on va aller rechercher une compétence dans ce domaine-là. Euh donc je voilà, je je j'ai pas d'autres réponses à apporter euh sur le le cas précis que que vous citez pour l'école de journaliste de sciences.

Euh donc c'est vrai que là par exemple ce qu'on a prévu euh c'est de célébrer les 200 ans du Figaro avec des archives. Donc ça c'est une intervention qui est calée. Un autre exemple très récent, Marianne Getti qui a reçu le prix Bailleux qui est un prix vraiment remarquable pour son travail sur le viol à Tigré.

Ça s'appelle Filmer l'indicible, la masterclass qu'on a effectué. Et puis évidemment pendant les questions sur le vote du budget, on a fait venir Delphine Tio qui est chef de service à la rubrique investir pour expliquer ce que c'était que le vote du budget et comment ça se structurait. Donc voilà quelques-uns des exemples he qui ont eu lieu très très récemment.

Donc sans doute que ça couvre pas l'intégralité des 35000 cartes de presse qui sont délivrées par an. Je rappelle que les masterclass sur une année, c'est une vingtaine d'invitations. Sur 35000 carts de presse, c'est vrai que on va couvrir certains sujets et certaines champs d'expertise et sans doute moins d'autres.

Euh mais néanmoins, voilà, c'est ouvert. Euh on n' pas reçu et pour répondre à votre question, monsieur le président, nous n'avons pas reçu de proposition hein particulièrement. En tout cas, nous n'avons pas eu besoin de nous n'avons pas refusé qui que ce soit. ni une proposition en particulier.

Nous n'avons pas eu de proposition en ce sens et pour le reste, j'ai essayé de décrire au plus près et de façon la plus détaillée ce qui avait lieu en ce moment. Monsieur le directeur. Oui, monsieur le président.

Bah, je n'ajouterai pas aux arguments déjà évoqués et abordés par mes collègues par économie de de notre temps si j'ai si j'ai bien compris. Euh simplement voilà, nous nous n'avons jamais aussi reçu de de sollicitation. Je dirais juste que l'idée à travers ces rencontres, ces masterclass et cetera, c'est vraiment de de permettre à nos étudiants de de pouvoir, comme le disait Pierre Savari à l'instant, euh s'attacher en profondeur à la compréhension d'un d'un enjeu particulier à un moment donné.

Euh voilà. Et nous nous n'avons pas pour démarche de considérer les choses d'un point de vue partisan ou de catégoriser les médias d'une manière ou d'une autre. Ce que nous cherchons en effet, ce sont des compétences à transmettre à nos étudiants.

Merci. Je je peux peut-être compléter par rapport à parce que en fait le le question tournent autour de la classification à droite à gauche des journalistes. Dans la liste qu'on vous a envoyé de médias qui étaient représentés à l'école notamment pour présenter leur dispositif d'apprentissage qu'on fait tous les ans.

Il y a beaucoup de de médias qui sont des médias généralistes et qu'on ne peut pas classer à gauche ou à droite en fait et àintérieur desquels il y a des journalistes de gauche et de droite sans doute j'imagine c'est c'est important aussi d'avoir d'avoir ça en tête sur est-ce que vous avez encore quelques questions ? Non, c'est c'est clair pour moi. Je vous remercie beaucoup pour toutes vos réponses.

Je voudrais simplement euh vous signaler, je pense que enfin à chaque fois dans les auditions qu'on qu'on mène euh sous la présidence, enfin sous la direction de monsieur le président, j'essaie de me faire euh l'écho de nombre de questions que les Français peuvent se poser au quotidien. À quoi ressemble la fabrique de la fabrique de l'information ? Quelle est la représentativité des intervenants qui viennent enseigner ?

Quels sont les cas pratiques de déontologie qui peuvent être formulés à partir d'exemples du quotidien ? Je pense que c'est autant de cas concrets qui permettent aussi d'éclairer nos nos concitoyens et peut-être contribueront demain à rettisser un lien de confiance qui a qui a tendance à à s'émailler ou en tout cas à se distendre entre les journalistes, les médias et les Français. Voilà, c'était tout le sens de mes questions et je vous remercie aussi pour votre patience et et l'ensemble de vos réponses.

Merci monsieur le rapporteur. personne vous conteste le droit de poser toutes les questions et et ne vous attribu d'intentions particulières, mais je pense aussi que personne n'a le monopole de la représentation des Français, que les Français sont fracturés et que ils pensent différemment et que les médias aujourd'hui sont polarisés et que c'est pour ça qu'il faut aussi qu'on soit capable de d'élargir parfois aussi nos nos nos questions parce que si on souhaite que cette commission d'enquête ne contribue pas à alimenter la défiance entre les Français, les journalistes et les politiques, il faut être capable d'évoquer des situations des incidents qui ont eu lieu, mais de mettre tout ça en perspective et je pense que c'est important. Moi, j'ai deux questions justement pour élargir le cadre.

Le rapporteur a un engagement, je sais pas si s'il veut nous quitter ou si on va au bout. Bon, je voilà, c'est pas pour lui faire de mauvaise manière, mais je voulais j'avais juste deux questions pour élargir un peu spectre. J'ai la question du pluralisme.

Je peux pas on peut pas vous auditionner ce matin sans vous faire réagir au propos de Delphin hier dans le Figaro où elle dit finalement sur la question de l'audiovisuel, sur le secteur audiovisuel, il faut peut-être évoluer et en arriver à ce qui se fait pour la presse écrite, c'est-à-dire vers des médias d'opinion. Qu'est-ce que vous pensez de cette proposition, vous qui formez des journalistes de de demain comme le rapporteur l'a la l'a rappelé, est-ce que vous êtes attaché au pluralisme interne au sein de chaque média ou est-ce que vous considérez après tout que le pluralisme externe suffit à garantir une information pluraliste dans le pays ? Voilà, est-ce que dans vos enseignements, comment vous abordez cette question du pluralisme ?

Pluralisme externe ou pluralisme interne ? Les deux. Quel est le plus important ?

Est-ce que ça vous vous trouvez qu'il faut effectivement évoluer vers des médias d'opinion ? Puis j'ai une question sur les créateurs de contenu d'information. Aujourd'hui, celles et ceux qui informment les Français ne travaillent pas simplement dans des médias traditionnels.

On a aujourd'hui des jeunes notamment qui s'informment exclusivement ou quasi exclusivement sur les réseaux sociaux. Je pense à des podcasts, je pense à des plateformes qui aujourd'hui sont des lieux de création de l'information. Or, ces créateurs de contenu de l'information ne sont soumis à aucun cadre juridique et à aucune règle. euh ces créateurs de contenu d'information ne sont pas tenus de respecter des engagements d' des exigences pardon d'impartialité, des exigences de pluralisme puisque'aujourd'hui il y a une liberté totale euh dans euh dans ce champ, dans ce secteur des des réseaux sociaux.

Or, on a aujourd'hui des contenus, des plateformes, des créateurs de contenu d'information qui atteignent des audiences très importantes. Je pense au podcast légende, 1 million de de vues, c'est un véritable succès et et je veux saluer ici euh le talent de de son créateur. Mais ce champ-là, ces créateurs de contenu de l'information ne sont pas des journalistes et ne sont soumis à aucune règle d'impartialité et de pluralisme.

Euh, comment vous envisagez ce sujet-là ? Il y a des étudiants, j'imagine, qui demain ne seront pas forcément journalistes, n'auront pas forcément la carte de presse, mais deviendront quand même des créateurs de contenu d'information. Est-ce que vous avez une vision libéral ?

C'est-à-dire c'est le pluralisme externe, pas d'exigence de pluralisme ou d'impartialité. Il y a des réseaux sociaux, il y a des créateurs de contenu d'information qui sont plutôt de gauche, plutôt de droite et après tout c'est de la liberté. C'est une vision libérale des choses ou est-ce que vous considérez à partir du moment où ils informment les Français, même s'ils n'ont pas la carte de presse et qu'ils ne sont pas des journalistes, qu'il faille qu'ils aient un minimum de règles, un socle commun de règles en terme de pluralisme et d'exigence.

Pourquoi je vous pose la question et j'en terminale était un peu long que j'en conviens, c'est parce que je pense par exemple que la campagne présidentielle va se dérouler pas simplement dans les médias traditionnels mais sans doute sur ces plateformes là et à travers ces créateurs de contenu d'information. Et on peut se dire que le fait qu'il ne soit tenu à au respect d'aucune règle de pluralisme et d'impartialité peut poser question mais je conviens qu'il y a aussi une vision plus libérale des choses et et et plutôt une exigence de pluralisme extin comment vous abordez ces deux questions créateur de contenu d'information et puis médiat d'opinion. Merci monsieur le rapporteur.

Merci monsieur le président sur la question du pluralisme. Voilà. Bon, j'ai on a parlé tout à l'heure de mon rôle au sein de du Digital News Report, c'est pour l'université d'Oxford.

Il y a 47 pays qui sont analysés et moi j'ai l'honneur de m'occuper de la France. Et ce qui est vraiment notable, c'est que la France, elle se distingue dans le paysage comme étant le pays où il y a la plus grande diversité de médias en terme de financement, en terme de positionnement éditorial, en terme des formats éditoriaux employés, en terme de business model. C'est vraiment une sorte d'exception culturelle française qui est remarquable, qui a été analysé à plusieurs reprises et qui voilà et et aussi la richesse de notre pays.

C'est quelque chose qui est très très regardé à l'international. Moi, mes collègues des 46 autres pays me demandent très souvent comment un tel payage a-t-elle a-t-il pu s'installer, quelle chance nous avons et cetera. Donc nous sommes quand même dans une demande très forte d'infos de la part de nos concitoyens.

Et c'est vrai qu'en France cette grande diversité qui existe et qui est étudiée, elle nous permet en partie d'y répondre. Encore une fois pas que sur la question du business model, mais dans les formats, dans les narrations euh et évidemment dans le positionnement éditorial. Donc voilà pour euh pour vous répondre et en prenant un tout petit peu de champ, mais savoir vraiment que c'est une exception culturel.

Pour répondre, monsieur le président à votre à votre deuxième question sur les les réseaux sociaux et je vous remercie de l'avoir posé parce qu'en effet elle est importante. Les jeunes aujourd'hui en effet s'informment beaucoup plus sur les réseaux sociaux que ce qu'on a pu appeler par le passé les médias traditionnels en terme de format. Et bien entendu, les journalistes ne peuvent pas et n'ont, j'espère aucune intention de bouder ce public plus jeune.

Euh cela pose deux questions. D'une part, celle des formats et de l'apprentissage de ces formats pour nos jeunes journalistes étudiants à l'école de journalisme de Science Po et d'autre part celle du fond et du contenu. Et c'est ces deux questions distinctes mais qui finalement vont de pair.

La question des formats. Donc nous formons nos étudiants par exemple au podcast, par exemple aux vidéos, ce qu'on appelle souvent des vidéos explainers qu'on retrouve beaucoup sur les réseaux sociaux qui vont décortiquer un sujet, le rendre accessible de manière pédagogue, y compris pour un public plus jeune. Nous allons aborder dans les cours comment créer des contenus qui soient au bon format pour aller sur des plateformes diverses dont celles des réseaux sociaux.

Mais nos enseignements et je le disais au départ et j'ai pas beaucoup eu l'occasion de parler de nos enseignements éthiques, mais le l'éthique reste malgré tout un fil rouge de l'ensemble de nos enseignements et pour nous il n'est pas question de transiger sur la déontologie ou sur la qualité de l'information pour des raisons de format. Et c'est pour ça que euh dans tout au long de la pédagogie, le fil rouge est celui de de concilier à la fois ses innovations technologiques, ses demandes du marché et nous nous devons de répondre à ce que demande le public qui est constitué de nos nos concitoyens notamment et puis en même temps euh toujours préserver cet ADN qui est celui qui a fait le journalisme aujourd'hui depuis plusieurs décennies et en ce qui concerne les chartes éthiques depuis plus d'un siècle qui est un ADN de méthodologie rigoureuse tenue par une déontologie et de très fortes responsabilités du journaliste dans dans la tâche qu'il mène vis-à-vis du citoyen. Donc nous devons concilier les deux mais en aucun cas nous ne transigeons sur le fond et sur la qualité de l'information pour des questions de format.

Merci. Oui, pour essayer de d'apporter peut-être des éléments complémentaires et ne pas et ne pas nous répéter euh la la question des médias d'opinion, la question du pluralisme interne, externe euh et pour me pour vous répondre, je fais aussi appel à à mon expérience de de journaliste en rédaction. Euh il y a toujours une forme de pluralisme interne.

Une rédaction, ce n'est jamais une armée avec le petit doigt sur le la couture du pantalon. Euh c'est un lieu de débat, c'est un lieu de vie intellectuelle, c'est un lieu très enrichissant où il y a beaucoup de désaccords et ensuite évidemment il y a une ligne éditoriale. Le plural le pluralisme externe, je ne je ne vais pas paraphraser tout ce que Alice Anom à l'instant vient vient d'expliquer sur sur la chance que l'on a en France d'avoir un un tel paysage médiatique, que ce soit à l'écrit euh sur les plateformes euh ou évidemment à la radio ou à la télévision.

Euh je je pense que euh au-delà de la question du pluralisme se pose enfin ce sur quoi nous devons essayer de nous concentrer, c'est vraiment la qualité de l'information. C'estàdire que encore une fois euh le journalisme c'est euh le traitement le plus rigoureux possible de des faits, l'expression euh de de ces faits en direction de nos concitoyens le le la plus honnête possible. Mais au-delà de ça, c'est enfin c'est ça qui est central en fait.

C'est vraiment ça qui est tout à fait central dans la capacité à nourrir et c'est bien notre mission ultime en tant que journaliste, nourrir le débat démocratique et de la manière la plus saine possible. Voilà. Donc euh euh Anna Aren, si vous m'autorisez cette citation, euh parlait euh de la véracité de fait et elle disait que c'était la plus fragile euh mais que c'était aussi la plus euh la plus euh obtuse, euh la plus téue.

Euh donc faisons confiance euh aux journalistes euh pour euh essayer d'apporter toujours l'éclairage le plus honnête possible sur le monde tel qu'il va. Et pour ce qui est du pluralisme, nous avons la chance effectivement d'avoir un paysage plutôt plutôt riche en France de ce point de vue. Très rapidement sur la question des des créateurs de contenu, là encore, je ne voudrais pas répéter ce que mes mes collègues à l'instant ont pu ont pu exprimer.

Euh simplement euh euh se pose aussi une question sur l'ensemble de ces plateformes et monsieur le président, vous évoquez euh l'arrivée prochaine de de d'échéance électorale. Euh euh se pose aussi la question de la vigilance vis-à-vis euh des euh des ingérences étrangères. Euh et euh ben ce ce cet aspect là des choses fait aussi partie de ce que nous cherchons à transmettre à nos étudiants.

Merci. Je vais peut-être revenir quand même sur cette question des des réseaux sociaux et des journalistes qui pour moi n'est pas un petit un petit un petit sujet qui est même un sujet majeur. On a aujourd'hui une partie des Français qui se méfient à la fois des politiques et et des journalistes.

On peut pas s'en s'en satisfaire. C'est vrai que avant les réseaux sociaux, les journalistes pouvaient avoir des des opinions. La vérité pas le parti prix nous enseigner nous enseigner un grand un grand philosophe.

Et donc bien sûr que que les journalistes peuvent sont des citoyens et peuvent avoir des opinions politiques. Mais avant l'aire des réseaux sociaux, il ne les exprimaient pas. Euh aujourd'hui, et c'est pas du tout pour vous accabler monsieur Savari, mais on a des journalistes qui à travers leur leurs réseaux sociaux euh expriment d'une manière ou d'une autre une sensibilité politique et euh on a des des chroniqueurs, des journalistes qui sur des comptes Twitter et sur lesquels ils expriment ou repartagent des contenus qui indiquent quand même une sensibilité politique.

Comment vous vous abordez cette comment vous abordez cette cette question là ? Moi, j'ai pas apporté de jugement ici. J'essaie d'être totalement imparcal dans mes questions.

Mais voilà, je le dis monsieur, moi ça m'interroge effectivement quand je me dis si j'apprends le journaliste et que je vais sur un compte Twitter d'un journaliste et que je vois des contenus qui indiquent une préférence politique ou une certaine une certaine sensibilité politique, est-ce que c'est c'est ça qui garantit le rétablissement d'un lien de confiance entre les entre les Français et et et les journalistes ? C'est une question plus large parce que l'idée n'est pas d'incabler ou de mettre en de mettre en cause les uns et les autres. Mais mais comment comment vous formez vos étudiants sur cette question des réseaux sociaux ?

C'est-à-dire est-ce que pour vous aujourd'hui un journaliste, il doit avoir un compte Twitter et faire comme vous le faites monsieur Savari, relayer des contenus plutôt politique ou est-ce que il doit au contraire éviter d'alimenter ses ses réseaux sociaux ou alors le faire exclusivement dans un cadre professionnel ou exclusivement dans un cadre personnel. Ma question, c'est qu'en fait ce qui est compliqué, c'est que je trouve c'est qu'il y a on brouille les lignes. Euh on peut avoir un compte Twitter personnel et dans ces cas-là, on partage ce que l'on souhaite de sa vie personnelle, de sa vie professionnelle, de ses opinions politiques.

Mais quand on a un compte qui met le logo d'un média ou qui qualifie sa profession, est-ce qu'on risque pas de brouiller un peu le le message et d'alimenter finalement cette suspicion entre les Français, c'est les Français et les médias à l'heure de la suspicion généralisée et de la polarisation médiatique de la fracture politique ? C'est une question un peu large mais à mon avis si on va pas au bout de cette question je pense qu'on ne sera pas allé au bout de notre nos échanges. Je sais pas monsieur le directeur commencer monsieur Schar à un étudiant qui demain travaillit comme journaliste sur ces sujets-l qu'est-ce que vous lui dites ?

Vous lui dites fais attention sur les réseaux sociaux n'y va pas ou alors si tu le fais c'est exclusivement personnel et tu indiques que c'est un compte personnel. C'est quoi vos recommandations sur ces sujets-là ? Est-ce qu'il y a des formations d'ailleurs dédiées aux réseaux sociaux ?

Alors euh beaucoup de questions en une, monsieur le président, mais mais merci parce que vous évoquez évidemment euh un sujet euh un sujet extrêmement euh intéressant et je dirais qui euh qui traverse un peu la vie des rédactions euh depuis l'apparition des réseaux sociaux et depuis leur euh leur euh généralisation euh d'usage, j'ai envie de dire, dans le euh dans la société, euh il y a des postures de journalistes tout à fait différentes les unes des autres de ce point de vue. Voilà, il y a des il y a des journalistes qui préfèrent rester dans une forme de retenue et puis il y en a d'autres qui n'hésitent pas à faire part de de de convictions personnelles qui sont celles encore une fois tout à fait légitimes des citoyens qui sont par ailleurs. L'important, me semble-t-il, c'est c'est de c'est peut-être d'essayer de voir que depuis à peu près 20 25 ans avec le ce phénomène qui s'est un petit peu un petit peu installé, il y a une finalement ça a peut-être obligé aussi à une forme de de de maturation supplémentaire, de maturité supplémentaire de la part du monde professionnel et peut-être aussi de de en résonance de de de la société elle-même sur le fait que il est peut-être aussi pas si malsin que ça de savoir d'où parlent les gens quand ils s'expriment mais de leur reconnaître que quand ils s'expriment que quand ils font leur travail, ils le font de la manière la plus rigoureuse possible en application de la déontologie et de l'éthique qui est celle de leur métier.

Et peut-être que peut-être que ça ça permet aussi de de de d'apporter un élément euh d'enrichissement. Euh et encore une fois, notre objectif est de toujours nourrir le plus sainement possible euh le le débat public. Je fais une toute petite analogie pour essayer de de préciser mon propos.

Il se trouve que dans nos enseignements, nous essayons aussi à nos à nos d'apprendre à nos étudiants à identifier des des stéréotypes qui peuvent être de tous ordres, hein, euh et donc de de les repérer euh pour moins en être les victimes inconscientes en fait. Voilà. Et donc c'est un petit peu du même ordre, c'est-à-dire que à partir du moment où on essaie de conscientiser toujours un petit peu plus la mécanique euh qui professionnelle qui est la nôtre euh et justement d'éclairer cette boîte de d'élaboration de l'information euh et ben c'est au bénéfice de l'entièreté de la société me semble-t-il.

Je crois avoir compris la réponse mais mais mais en gros vous n'êtes pas totalement compte. Un journaliste se prévale comme journaliste et alimente un compte sur les réseaux sociaux où il peut partager ses opinions pour mais c'est pas des c'est important que notre commission elle doit faire des recommandations voir même faire évoluer la loi. Donc ces questions ne les prenez pas comme des questions, j'allais dire pointilleuses ou piège.

C'est des questions majeures et essentielles. J'ai mon opinion, j'ai mon avis mais elle n'intéresse pas à ce stade. Les Français qui nous écoutent et ils sont nombreux mais mais c'est important d'aller au bout.

Je crois quand même de cette discussion parce qu'elle a créé de la confusion. Je vais je vais prendre l'exemple par exemple de Guillaume Meuriste humoriste à France Interre humoriste liberté absolu de l'humour en tout cas c'est ma conception des choses. Mais à côté de ça, compte Twitter avec le logo d'une radio publique s'affichant comme un chroniqueur d'une radio publique et sur ce contenu là que je vais qualifier d'officiel ou d'institutionnel des contenus très politiques et donc un militantisme assumé que je ne critique pas.

Moi, c'est qui me pose question, c'est sur ça que j'aimerais quand même vous entendre à un moment donné, c'est est-ce que ça brouille les lignes ? Est-ce qu'à l'heure de la défiance généralisée, il faut faire attention à ça ? il faut peut-être même se l'interdire ou est-ce que vous assumez de dire qu'on peut qu'on peut alimenter à côté de sa profession et de lieu où on l'exerce des comptes qui ne sont pas des comptes personnels, pardon, je parle de cas précis où c'est pas des comptes personnels euh quand il y a un logo d'un média, quand on se qualifie de journaliste.

Donc est-ce que je voudrais faut être précis dans la réponse, c'est oui non et c'est pas grave hein. Enfin, c'est oui, non, vous pouvez expliciter, mais je voudrais quand même que j'ai une réponse à ma question. C'est est-ce que vous vous dites aujourd'hui on peut se permettre cette nuance-là et et cette dicotomie là ou est-ce que vous vous diriez "Demain un étudiant journaliste fais attention, si tu t'exprimes sur les réseaux sociaux, tu le fais en indiquant bien que c'est personnel, en ne mettant pas le logo de ton média ou est-ce que tu peux assumer ça ?" Parce que comme vous le dites, il faut savoir d'où les gens parlent et après tout pourquoi pas.

Mais effectivement, je pense que et c'est d'ailleurs peut-être le sens de la proposition de définir notre hier de dire à mon soit on assume clairement une ligne éditoriale et une opinion, soit on essaie de garantir à chaque instant la partialité le pluralisme moment donné effectivement c'est c'est deux visions différentes. Après chaque député ici se fera son avis, on verra des évolutions législatives qu'il faudra apporter. Mais ça m'intéresse quand même qu'on aille au bout de de ma question.

Donc je la reformule très clairement. aujourd'hui un étudiant qui sort de votre école sur ces questions des réseaux sociaux, qu'est-ce que l'institut que vous représentez lui conseillerait ? Alors euh à titre personnel euh je je conseille toujours moi, mais parce que je suis un journaliste de la génération, voilà, d'une certaine génération, euh je je je suis plutôt un tenant d'une forme de retenue.

Mais encore une fois, euh dans les éléments de réponse que j'ai pu vous apporter euh précédemment, euh je je pars d'un constat, je pars d'un d'un état de fait. Donc euh toute la société aujourd'hui euh euh est impactée par euh ces paroles très libéré sur les réseaux sociaux euh qui impacte tous les secteurs professionnels. Euh et euh donc voilà le le l'idée c'est de voir euh dans quelle mesure euh on peut tirer quelque chose d'intéressant et de et de positif de ce point de vue.

Et il me semble encore une fois que ben finalement une société qui est capable d'acquérir un degré de maturité suffisant pour se dire que quelqu'un peut dans le citoyen qu'il est avoir des convictions mais que par ailleurs il peut faire son travail et quel que soit ce travail le plus sérieusement possible en application des règles éthiques qui le gouvernent c'est peut-être pas une mauvaise chose. Je j'aimerais préciser que dans la dans de nombreux médias, il y a des chartes en fait de bonnes pratiques par rapport à l'usage des réseaux sociaux. Donc à un étudiant, on va commencer par dire euh si tu intègres telle ou telle rédaction, évidemment tu te conformes à l'organisation interne qui existe déjà puisque les les rédactions ont beaucoup réfléchi à à ces questions-là.

Et le il y a une charte du coup le n'est pas une rédaction. Moi, j'ai bien compris mais on y apprend quand même le travail journalistique. Mais l'une des décisions qui a été prise à l'USJ et vous pourrez l'observer puisque vous avez observé mon compte Twitter, c'est qu'on ne précise pas avec les salariés de le VSJ sur leur compte personnel, il n'y a ni le logo ni le nom de le SJ.

Encore une fois, je leurais dit, moi l'idée n'est vraiment pas de de vous accaber. J'avais pas regardé votre compte Twitter avant. le rapporteur a a mis en exergle quelques quelques exemples.

Moi ma mon alerte et mon interrogation, elle est qu'on est, je me répète, mais à l'heure d'une polarisation médiatique très forte, à l'heure d'une défiance des Français vis-à-vis des journalistes. Et je pense que il y a des évolutions et à apporter parce que parce que je pense que les uns et les autres, il faut pas alimenter en tout cas cette défiance, cette suspicion d'une partie des Français vis-à-vis des journalistes, vis-à-vis des des politiques. C'est pour ça que moi, mais c'est c'est mon avis, je pense que cette question des réseaux sociaux est majeure parce qu'aujourd'hui finalement la première chose qu'on va aller voir quand on s'intéresse à un journaliste ou à un politique, c'est d'aller voir ses réseaux sociaux et ses comptes sociaux et que donc vous avez raison monsieur Schwarz en disant on peut faire la différence et cetera.

Sauf que aujourd'hui vous tapez sur sur un moteur de recherche le nom d'un journaliste ou un politique, la première chose qui arrive, c'est pas vos articles, c'est pas nos contributions législatives, c'est nos comptes sociaux. Et donc c'est la première manière dont les Français vont aborder finalement euh nos parcours et et qui nous sommes. Et donc je c'est pour ça que ça m'interpelle et que je pense que c'est un sujet qui mérite une véritable réflexion éthique euh des déontologique.

Voilà, c'est c'est encore une fois c'est pas du tout pour euh moi j'apporte pas de jugement ici, je ne qualifie pas les actions des des uns et des autres. Pas mon rôle de président. Est-ce que même la doyenne voulait répondre sur cette question peut-être de comment qu'est-ce que vous conseillerez vous aux jeunes qui sortent de l'école de journalistes de Science Fa Paris sur cette questionlà ? quand on sait tout ce que je viens de de rappeler.

Merci monsieur le président. C'est un sujet en effet qu'on est amené à aborder avec nos étudiants dès leur arrivée. Dans notre école, ça n'est pas tant à leur sortie qu'à leur entrée que c'est important de d'aborder ces sujets de front.

Euh nous nous sommes euh dotés d'une charte euh donc nous parlons beaucoup de chartes de déontologie depuis tout à l'heure, nous en avons une à l'école de journalisme de Science Poau et qui euh s'appuie sur les chartes euh qui sont euh les plus euh souvent admises comme référence dans le métier et notamment la charte d'éthique professionnelle des journalistes de 18 38 mises à jour également 2011. Notre charte donc s'appuie sur ce qui est écrit dans les chartes de déontologie du métier et s'applique à nos étudiants en tout temps et tout support confondu, ce qui inclut notamment les réseaux sociaux qui sont cités dans notre charte et qu'on tient évidemment à votre disposition. Mais il me paraît important parce que la question que vous posez est extrêmement pertinente, il me paraît important de souligner pourquoi nous avons cette démarche.

Euh parce qu'en effet, est-ce que c'est ce que disent les chartes, le journaliste est au service du citoyen et aujourd'hui on assiste à cette crise de confiance et l'enjeu est de regagner la confiance des citoyens parce que c'est pour eux que finalement nous travaillons. C'est une question qui est posée aux journalistes régulièrement dans l'histoire. C'est pas avec l'arrivée des réseaux sociaux que cette question de la confiance s'est posée pour la première fois aux journalistes.

Et dans l'histoire, les chartes de déontologie ont été créées notamment pour répondre à cette ce besoin de rétablir la confiance. Donc il y a cette tradition de charte qui aujourd'hui reste pertinente à notre sens et ce pourquoi on s'y appuie régulièrement. Ces chartes permettent également pour les étudiants mais aussi pour les journalistes de cultiver une conscience de soi et un doute sur soi-même.

C'est une sorte de boussole qui peut alimenter la conversation que nous avons chacun en tant que journaliste dans notre esprit sur nos méthodes et les décisions que nous prenons. C'est exactement l'objet de ces chartes de déontologie. C'est ce pourquoi on s'y appuie régulièrement.

Et enfin, il y a une une obligation certainement de transparence de la part de notre métier sur nos méthodes, sur comment nous collectons des informations, comment nous les vérifions et nous pensons également et c'est ce à quoi nous encourageons nos étudiants qu'en étant transparent sur ces méthodes et en les en les racontant aussi, nous pouvons restaurer cette confiance. Merci. Merci beaucoup.

C'est pour ça que je m'étais permis de poser cette question sur les sur les réseaux sociaux. euh alors euh des étudiants journalistes, des dirigeants des écoles de journalistes, des enseignants en école de journalistes, parce que vous le rappelez dans votre charte et c'est tout à fait précieux. vous indiquer que les euh les les chaque étudiant d'ailleurs, on pourrait se demander s'il faudrait pas l'élargir aux enseignants et au et au et au cadre de de ces écoles.

On peut se poser la question puisque c'est aussi des journalistes qui interviennent et il y a des responsables aussi que vous êtes de ces écoles. Mais enfin, ça c'est une une autre question, mais vous précisez qu'il faut exercer la plus grande vigilance avant de diffuser des informations d'où qu'elles viennent y compris sur les réseaux sociaux et que vous refusez et que vous combattez toute confusion entre journalisme et et communication. Je pense que c'était là le sens de ma question sur sur les réseaux sociaux et peut-être les questions du rapporteur à vous, monsieur monsieur le directeur, c'est de dire finalement que euh quand les réseaux sociaux deviennent la porte d'entrée euh de l'analyse euh de votre travail, de notre travail à nous les politiques, on peut créer quand même cette confusion entre journalisme et et communication, mais c'est un sujet complexe.

Pour conclure parce que je voudrais vraiment là ça va éclairer aussi nos travaux législatifs en tout cas les miens et je voudrais vraiment au moins avoir la position des acteurs que vous êtes. Est-ce que vous considérez que les créateurs de contenu d'information doivent être soumis à des cas et des règles déontologiques comme les journalistes ? Il y a trois options.

Soit on dit après tout, ils informment les Français, ils doivent avoir une carte de presse, ils doivent être journalistes. Option 1, peut-être un peu un peu strict, un peu un peu un peu maximaliste. Option 2, ils informment les Français mais on est sur les réseaux sociaux, on est sur les plateformes, on n'est pas dans des médias.

Et donc un soc minimal de règles parce que c'est pas des médias mais en même temps ils informment les Français ou une option 3 plus libéral c'est-à-dire on est dans le champ des réseaux sociaux. Ce qui compte c'est le pluralisme externe, c'est pas des journalistes. Ils informment les Français certes, mais le pluralisme est garanti par le fait qu'il y a plusieurs acteurs de sensibilité différentes sur ces réseaux.

Voilà, je je votre avis c'est un avis personnel mais ça va nous éclairer le moment venu et c'est important de vous poser cette question à vous qui formez des journalistes et pas des créateurs de contenu de d'information. Qui veut commencer ? Tu veux savoir peut-être ?

Mon sentiment sur ce sujet-là, c'est que et donc pour reprendre avec vos trois options, je je c'est un un je plutôt éviter éviter pardon un dérivé de l'option 2 euh mais je moi je pense que il y a déjà une une réflexion qui est en cours chez des créateurs de contenu dans des syndicats qui regroupent des créateurs de contenu peut-être moins de pluralisme que de code de bonne pratique que de il existe aujourd'hui Puis pour la pour la profession de journaliste, le CDJM, le conseil de déontologie journalistique et de médiation qui est un organe d'autorégulation de la profession. Je sais que des réflexions sont en cours pour également réfléchir au même type d'organe pour des créateurs de contenu. Et cette manière de encore une fois travailler plus sur la démarche, le respect de codes et règles et chartes dans une démarche de reportage journalistique ou pour des créateurs de contenu et il y a des des passerelles et des choses qui peuvent probablement être appliquées d'une profession d'une profession à une autre.

C'est pas exactement le pluralisme que vous évoquez, mais beaucoup plus un respect de code de bonnes pratiques. Merci monsieur Prestieux. Madame la directrice, moi j'aimerais compléter sur un aspect qu'on a peu abordé qui est l'éducation au médias en fait.

C'està-dire que le le pendant de toutes toutes nos discussions, c'est aussi la possibilité de former le public. Effectivement, il y a une question de transparence qui parle d'où on parle, mais il y a aussi la capacité des citoyens et des citoyennes à aller chercher les informations et à comprendre dans cette dans cette immensité de de production d'information, notamment sur les réseaux sociaux, qui qui comment on fait, comment comment ça se passe, comment on produit l'information et ça c'est je pense si vous devez prendre des décisions ou voter des lois, je trouve que c'est un élément qui est extrêmement important et nous pensons à l'OGJI que les journalistes sont des acteurs des actrices de de cette éducation au médias avec d'autres les enseignants et et les citoyens en général. Vous avez raison.

Ça me permet d'ailleurs de remercier tous les médias privés comme public qui qui mettent en œuvre des des actions de d'éducation au médias qui est un un pilier essentiel aussi de de notre politique éducative. Madame la doyenne sur cette question des créateurs de contenu d'information. Merci monsieur le président.

Depuis le début de cette audition, nous avons beaucoup insisté Madame Antaum et moi-même sur les compétences très pointues à la fois de nos intervenants et de nos étudiants, sur la grande difficulté qui est celle d'exercer le métier de journaliste. Ça n'est pas un métier facile. Et enfin, nous avons beaucoup insisté sur les responsabilités très lourdes également qu'incombalistes.

On vous a fait part de du fait que notre école est une école reconnue, ce qui lui donne un cadre très strict en plus du cadre très strict qui est celui de notre école à Sciencep. Donc pour résumer tout ça, pour nous et à notre sens, être journaliste professionnel est un métier. C'est un métier qui s'apprend et c'est notre mission à l'école de journalisme de Sciencep.

C'est un métier qui s'apprend, qui se mérite en quelque sorte, si je puis le dire ainsi. En tous les cas, ça n'est pas un métier qui s'improvise et au vu des responsabilités que portent les journalistes professionnels, il nous semble qu'une une formation et notamment au volet déontologique est absolument essentielle euh pour pouvoir être source d'information de qualité pour le citoyen. Merci.

Du coup, j'ai pas très bien compris la réponse. Est-ce que pardon mais je je ça m'intéresse d'aller sous sciences pour Paris. C'est important aussi d'avoir quand même votre point de vue, votre position.

Ça veut dire que ces créateurs de contenu d'information qui ont des des millions de de personnes qui les suivent, une vraie audience. Vous nous dites que euh à partir du moment où ils informment les Français, même si sur les réseaux sociaux, ils doivent devenir journalistes et dans ces cas-là, vous les former, ils prennent leur carte de presse ou est-ce que vous avez une vision plus libérale en disant "Nous, on forme des journalistes, eux, ils informment les Français, certes, ils ont de l'audience certes, mais ils sont sur les réseaux sociaux." Donc euh donc c'est un autre c'est autre chose, c'est un autre métier, c'est très bien comme ça.

Et voilà. Merci de de cette précision. Euh encore une fois, la question n'est pas celle des formats.

Peu importe si on est sur les réseaux sociaux, peu importe le format, peu importe euh la le lieu euh d'expression, ce qui est important c'est la méthode qui est déployée, la méthodologie qui est déployée. Donc là où on parle de journalistes professionnels, il y a des journalistes professionnels qui n'informment leur audience que sur les réseaux sociaux, que sur TikTok par exemple ou que sur YouTube. Ce qui les distingue et ce qui fait de une source d'information fiable, c'est la méthodologie déployée.

Et c'est là le le nerf de la guerre pour nous, c'est cette méthodologie qui s'appuie sur la déontologie qui fait que le public peut se fier ou non à une source d'information et donc aux journalistes professionnels. Merci monsieur Schwart. Oui, pour pour compléter euh les propos de mes collègues et et peut-être juste d'ailleurs la le prendre le relais de de Marie Mawad à l'instant, c'est-à-dire que effectivement euh si on est dans cette logique-là de la méthodologie déployée, le le respect des règles éthiques et cetera, c'est ce qui a amené pour répondre à votre problématique et peut-être sur un scénario que vous n'avez pas listé, un certain nombre d'organisations a proposé un système de labellisation de l'information à partir d'un dispositif de critérisation de critères de très nombreux, importants, du vérifié.

Et donc voilà, donc on peut on peut opérer évidemment et je pense qu'il faut pas s'empêcher de de d'explorer tous les scénarios possibles euh en exigeant bien sûr toujours plus de déontologie dans un secteur quel qu'il soit. Et vous avez bien fait d'évoquer tout à l'heure le fait que euh journalisme et communication ne sont absolument pas la même chose. Et d'ailleurs, dans nos euh exigences liées à la reconnaissance des écoles, il est très clairement expliqué que euh nos cursus ne doivent en rien être mélangés avec des cursus de de communication.

Donc voilà, il y a aussi cette possibilité-là euh qui existe déjà d'ailleurs hein avec un un nombre important de médias à travers le monde qui euh qui l'adopte de de labellisation, même si évidemment ce principe-là euh peut être aussi discuté lui-même aé dans euh par par un certain nombre d'enseignants chercheurs et cetera. Mais en tout cas voilà une piste et qui a trouvé de vrais une vraie application aussi. Merci beaucoup monsieur le directeur d'avoir évoqué ce sujet.

C parce que c'était ma dernière question, c'était de savoir ce que vous pensiez de laisation des informations. Donc je j'entends de vos propos que vous y êtes plutôt favorable, que ça peut contribuer à à j'allais dire à à rétablir une forme de lien de confiance entre les Français et et les médias et journalistes. Est-ce qu'à Sciencep Paris vous partagez cette cette analyse là ?

Est-ce que vous êtes favorable à cette labellisation des informations telles que proposé par le président de la République ? Merci. prop de la République ou par d'autres organisations.

Voilà, quelle que soit la la formule, si je puis dire. Euh merci monsieur le président. Puisque donner notre avis personnel qui finalement n'a peut-être pas une grande valeur sur ce sujet, pour nous c'est un objet du débat public et on tentera certainement de faire que nos étudiants puissent s'en saisir pour l'analyser, le comprendre.

Euh j'ai déjà euh été très longue sur la méthodologie et sur la déontologie, mais ça reste quand même les maîtres mots pour euh pour vous donner euh des pistes de réflexion sur ce point-là également. Merci. Je vous remercie.

Je regrette quand même, je vous le dis très sympathiquement, mais que enfin, je comprends que vous soyez prudent dans toutes les questions qu'on vous a posé, mais c'est parfois un peu frustrant de pas de pas avoir de enfin, je veux dire, je trouve que vous êtes doyenne d'une école de journalisme et c'est un métier pas facile. Je trouve qu'il y a des questions essentielles euh sur lesquelles nous les politiques on doit prendre des décisions. C'est notre responsabilité.

Je m'en je m'en défausse pas sur vous, mais je trouve que c'est important parce que vous êtes à la tête d'une école de journalisme essentielle dans la vie du pays euh d'avoir au moins vos convictions. Vous voyez, je vous ai interrogé sur les créateurs de contenu d'information. C'est c'est c'est dommage.

Pardon, je le dis comme je le pense, c'est pas du tout n'y voyez pas d'animosité ni malice, mais de pas avoir le point de vue de la douine l'école journaliste sur le fait que est-ce que les créateurs de contenu d'information, on doit en faire des journalistes ou on les laisse totalement parce que c'est un autre sujet euh totalement livre. Ça m'aurait intéressé de savoir savoir ce que ce qu'est votre position et sur la l'habilisation des informations. Pardon mais vous formez quand même des journalistes de ce pays, de nombreux journalistes par an.

Je regrette mais c'est vos droits. Donc on va s'en rester là mais que que vous nous disiez pas ce que ce que la doyenne que vous êtes considère sur cette libisation d'information parce que vous formez des journalistes donc vous pourriez avoir quand même un point de vue sur cette labellisation des informations. Voilà considérer que c'est plutôt une bonne chose, que ça va améliorer le débat médiatique, le débat politique ou au contraire que c'est pas essentiel.

Voilà, c'est voyez pas ni un jugement ni une critique, mais ça ça m'intéresserait quand même d'avoir aussi votre position au-delà de la prudence et et je comprends, je veux dire, on a dans des débats compliqués, chaque petite phrase peut-être reprise sur les réseaux sociaux et peut-être instrumentalisée et on sait que cette commission d'enquête est très regardée. Donc je ne cherche pas du tout à vous faire déraper ou à vous conduire à des faux pas ou à ce que vos propos soient tronqués. Mais on a quand même besoin, parce que c'est une commission d'enquête, d'avoir à certaines questions des réponses euh des réponses précises.

Maintenant, voilà, c'est ce c'est si vous voulez compléter, je vous laisse compléter sinon je Merci même la doye. Avec plaisir. Merci monsieur le président.

Euh ça n'est pas tant de de la prudence tout simplement de parler depuis là où nous parlons, c'est-à-dire que nous formons des jeunes journalistes. Donc nous arrivons très tôt dans la chaîne euh de ce de ce secteur et donc c'est là notre métier et notre valeur ajoutée. Peut-être qu'il y a également un peu de déformation professionnelle étant moi-même journaliste professionnelle et lié par les chartes de déontologie.

Je vais me permet, si vous le permettez, monsieur le président, de passer la parole à madame Antô qui souhaitait compléter au sujet des créateurs de contenu. Merci madame Doyenne. Merci beaucoup.

Oui, merci pour cette question. C'est vrai qu'on a des données assez précises. Par exemple, dans nos diplômés, euh il y a une partie de nos diplômés formés à cette méthode rigoureuse qui deviennent des créateurs de contenu et qui euh n'ont pas la carte de presse puisqu'ils ne répondent pas au critères de la carte de presse.

Mais quelque part, ce qui est profitable, c'est le fait que peut-être demain, il y aura une évolution de la loi sur l'attribution de la carte de presse. Si ces créateurs de contenu ont été correctement formés à notre méthodologie, c'est très bien pour la qualité des informations qui sont diffusées. J'ai même un chiffre à vous donner.

Euh, on est entre 6 et 8 % euh de nos diplômés qui ont créé une entreprise euh de contenu. Alors, au début, en général, elle est pas du tout reconnue, elle a pas de numéro CPPAP, euh il ne dispose pas de la carte de presse et au fur et à mesure euh des années et cetera, ils peuvent ensuite bénéficier effectivement des aides à la presse, rentrer dans la matrice un peu traditionnelle. Mais voyez ça ce qui nous nous rassure et c'est ça notre travail, c'est vraiment se dire quel que soit l'issue, ils auront été formés avec la méthode rigoureuse que nous enseignons.

Et après, voilà, selon la loi, en tout cas la loi pour l'attribution de la carte de presse, elle date de 1936 si je ne me trompe pas. Elle n'a pas évolué depuis 1936. Ça appartiendra effectivement au législateur que que de la faire évoluer éventuellement.

Merci. Mais c'est intéressant de de savoir que quand ces créateurs de conformation sont formés dans les écoles de journalisme, ça garantit quand même un cadre déontologique et le respect de certaines règles qui leur sont utiles ensuite quand ils exercent leur métier. Donc je comprends parfaitement vous ayez pas tranché ce débat, c'est notre responsabilité de de politique de le décider mais c'est voilà, c'est intéressant.

Merci de de d'avoir précisé toutes les deux vos réponses. C'est intéressant de savoir que quand vous les formez, même s'ils deviennent pas journalistes mais qui sont créateurs de contenu d'information, j'allais dire leur formation les sert et sont utiles quand même ensuite pour la euh les informations qu'ils produisent et qu'ils émettent. Allez monsieur Char une petite réaction puis après terminera par la doyenne enfin l'une l'une des doyennes des écoles de journalisme avec le SG Lille le SG Lille pardon pour conclure cette audition.

Oui. Non, excusez-moi, monsieur le président, c'était juste une toute petite incise pour voilà tout à l'heure après ma réponse, vous vous m'avez prêté une conviction. Voilà, c'est c'était pas une conviction, c'était un apport au débat et un scénario qui n'avait pas forcément été cité, mais il ne m'appartient pas de juger évidemment de la suite.

Merci. Et je rappelle qu'ici effectivement quand vous êtes auditionné euh c'est à la fois des vous représentez bien sûr les institutions, mais quand quand je précise que c'est des une interrogation personnel, ça n'engage pas les les institutions que vous représentez. Ça va ça va de soi quand c'est des questions.

Voilà, vous exprimez une une opinion personnelle et je vous remercie de de vous être prêté à cette réponse. Diatrice, c'est vous qui concluez ou on donnera la parole après à monsieur peut-être. Je laisserai la parole à Pierre pour conclure.

Euh simplement une précision, vous parlez de labellisation de l'information. En fait, ce dont on parle euh c'est une une labellisation autour de de la fiabilité en fait des médias. C'est-à-dire c'est pas chaque information paru ou à venir qui est labellisé, mais un fonctionnement d'une organisation, d'un média et cetera qu'on estime répondre à un certain nombre de critères.

C'est pas la l'information en elle-même. Et sur ce débat et sur lequel je me prendonai pas non plus, mais je pense que la précision est importante. Merci monsieur Savarie.

Le mot de la fin. Oui, juste vraiment rapidement, mais pour compléter, je l'ai déjà j'ai déjà évoqué le le CDJM tout à l'heure. On est dans l'idée de la labellisation, non pas d'une information, d'une méthodologie, d'un respect des codes et des chartes.

Et ça, je crois que c'est aussi quelque chose qui est extrêmement important. et et ce pas là et cette validation ou certification de méthode et de respect des codes qui régissent la profession qui ont déjà été abordés à plusieurs reprises est une dimension qui est en elle-même extrêmement importante. Je veux vous remercier vraiment d'avoir répondu à notre convocation, d'avoir répondu à l'ensemble de nos questions.

Je veux le dire pour pas qu'il y ait de pour pas qu'il y ait de confusion. nous vous avions convoqué pour euh pour 2h et par respect pour les personnes auditionnées comme nous avions convoqué pour 2h, le rapporteur avait un engagement et c'est tout à fait naturel qu'il ait pu s'y rendre mais par respect pour vous puisqu'on vous avait convoqué pour 2h je voulais qu'on aille au-delà de au-delà de 7h30 donc ce n'était pas pour faire cette commission sans le rapporteur qui nous a manqué à la fin de ces 30 dernières minutes mais bien parce que nous avions convoqué pour 2h et que quand on convoque des personnes auditionnées dont certaines viennent d'un peu plus loin que Paris c'est C'est bien normal aussi que cette commission d'enquête tienne ses engagements. Donc merci de vous être rendu disponible pour cette audition et et et vous avez effectivement une responsabilité immense et on vous remercie en cela puisque vous formez celles et ceux qui nous informeront demain dans un monde fracturé et polarisé.

Donc merci aussi de votre engagement à chacune chacun d'entre vous. M.

Les représentants d’écoles de journalisme sont auditionnés à l'Assemblée nationale - 11/12/2025 — Gilles Savary · Pourquijevote