Valérie Pécresse Circus : bourdes, discours et rigolades (extrait)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Valérie Pécresse qui là nous a fait une semaine, c'est le Paris Saint-Germain de la connerie, c'est le Réal de Madrid de la Galéjade, on s'est régalé, donc je déclare ouvert le Valérie Pécresse Circus. Bon alors Valoche, la déchirure, si vous voulez, moi avec la farce tranquille on suit l'actualité politique depuis plusieurs semaines, maintenant 40 au compteur, on se disait bon Anne Hidalgo est indépassable, c'est la grande époque de Gad Elmaleh, tu peux pas faire mieux. A qui le dites vous ? A vous. Bon bah là apparemment Valérie Pécresse elle arrive, elle a dit non non, moi ça va être moi la numéro 1, là elle nous a fait passer Anne Hidalgo pour un prix Nobel de physique chimie.
Les machines remplacent les humains, ça va pas quoi.
Donc tu vois, tu comprends un peu la dimension de ce qui se passe. Et elle propose tellement du très très haut niveau que même dans son propre camp on hésite, et notamment le cas de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, c'était dans le Figaro du 10 février, on apprenait que Valérie Pécresse est toujours dans l'attente du soutien de Nicolas Sarkozy qui se dit non, je préfère soutenir un extincteur, on a plus de chance. Ouais, en parlant d'extincteur, il va peut-être soutenir Emmanuel Macron, je sais pas s'il y a un lien mais on sait jamais.
Donc en attendant, ce qui pourrait être quand même un ultime coup de semence du côté de la droite si Nicolas Sarkozy venait à ne pas soutenir Valérie Pécresse, donc on a Eric Wehrt qui s'est tiré du parti, on a quelques cadres qui s'en vont ou qui vont bientôt s'en aller, et pendant ce temps Valérie Pécresse parle de Star Wars. Ouais alors, moi vous me connaissez un petit peu, Star Wars c'est mon dada. Ouais, j'aime ça. Dès qu'il y a du sabre laser, tu te bats avec des néons, tu mets un masque, ça me plaît, ça me parle, tu vois. Et ben Valoche, elle nous a fait une allégorie Star Wars.
Donc là automatiquement, moi j'ai un cœur d'artichaut, j'ai dit bon Valérie, il peut se passer quelque chose.
En fait cette campagne présidentielle avec vous c'est un peu la guerre des étoiles quoi, la guerre des étoiles du trombinoscope. La guerre des étoiles du trombinoscope, la question c'est qui va gagner la guerre des étoiles du trombinoscope ? Parce que bon, il y a un peu la menace fantôme, c'est la gauche, il y a un peu l'Empire contre-attaque, c'est Macron, enfin encore faudrait-il que l'Empire attaque. Bon, il y a l'attaque des clones, Eric Zemmour et Marine Le Pen, ça je vis ça bien au quotidien, je vois assez clairement. Bon, vous avez compris que moi j'étais le retour du Jedi.
Bon alors oui, ça ressemble à rien. Oui, tu as l'impression qu'il y a quatre communicants qui se sont dit tiens, on va faire jeune, on va parler Star Wars, ça, ça va parler aux jeunes. Bon, tu sens que ça va pas, elle parle d'épisode, elle l'a pas vu. Non, non, elle l'a pas vu, Valoche, elle s'est dit, on va en parler mais je sais pas de quoi je parle, enfin bon, classique. Mais tu vois, c'était la première pierre d'un édifice qui s'est construit sur une semaine, c'est une oeuvre majeure, parce que regarde aussi cette séquence, ça, c'était après sa rencontre avec Nicolas Sarkozy le 11 février, tu as des journalistes qui arrivent qui disent alors, pas trop deg, et regarde comme elle répond.
Il va vous soutenir. Écoutez, je suis très heureuse de cet entretien. Je ne vous en dirai pas plus.
Ouais, je sais pas si elle est mise Poitou-Charentes au salon de la Charentaie stressée, ou si elle est candidate à l'élection présidentielle 2022. Le doute commence à subsister, mais en même temps, tu dis Valérie, c'est pour ça, j'ai remonté les dossiers, j'ai mis les lunettes en 2001. Je me suis dit tiens, on peut pas arriver à un tel niveau de médiocrité comme ça, ça c'est l'affaire d'une vie. Et en fait, c'est une habituée des casseroles. Ah, c'est même des grands restaurants à ce niveau-là. Regarde, je t'ai ressorti quelques petits dossiers du passé. Vraiment, il faut être dans le rétroviseur. Angle mort, clignotant.
Parce que ce qui se passe aujourd'hui, finalement, c'est le fruit d'une oeuvre plus longue que ce qu'on croit.
Et puis ça, un cerise sur le pancake, c'était en 2017 pour dire le niveau de promesse politique auquel il faut s'attendre.
Voilà, c'est pour ça que je préfère prévenir. Elle avait dit en 2017, si ils perdent la campagne, elle arrête la politique. Ouais. Bah, elle est toujours là. Donc, bon, tu vas me dire, les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Bon, ça, au moins, là-dessus, on est d'accord. Et puis, le grand moment, j'imagine que vous attendez tous ça, bande d'affreux jojo, le discours de Valérie Pécresse, le 13 février à Paris. Alors là, voilà, moi, je suis resté devant mon canapé. Le discours a duré 30 minutes. Je suis resté 8 heures. J'ai fait une crise d'épilepsie. Après, je suis tombé dans le commun. Je me suis réveillé. Je me suis dit, ça existe encore ? On m'a dit, oui, c'était vrai.
J'ai dit, oh putain, je suis retombé. Je suis retombé direct, tout de suite. Tous les signaux vitaux sont zéro. J'étais devenu un poulpe. Ou un Hidalgo en discours. Voilà, enfin, pareil. Ouais, là, je crois qu'on a atteint le sommet du ridicule. À mon avis, c'est ça, c'était son meeting. Dans une semaine, c'est le Marrakech du Rire. Parce que là, vraiment, on a été à un niveau, si vous voulez, je peux pas tout vous mettre. Je pourrais me contenter de mettre le discours et de hocher la tête. Mais non, on va en parler un petit peu. Quelques petits extraits pour, si vous ne l'avez pas vu, que vous preniez quand même la tendance du drame qui s'est joué.
Les écrins de la nostalgie, ne laissez ni la colère avec vous. La République en ordre, ils immobilisent.
Voilà, donc t'as compris. Je peux pas mettre plus parce que je vois qu'ils sont en train de pleurer du sang. Je peux pas. Je peux pas. On va s'arrêter là. Mais quand même. Parce que, bon, après ce naufrage, tout le monde lui en a mis plein la tronchetta, même dans son propre camp. Et Valoch, elle a dit, bon, on va préparer la contre-attaque. Parce que c'est l'esprit Star Wars. L'Empire contre-attaque. Donc, elle a dit, comment on contre-attaque ? Et, premier argument qu'elle a trouvé sur BFM TV le 15 février, elle a dit, c'est un phénomène machiste.
Donc, on a effectivement un phénomène médiatique, machiste, qui se met en place dans cette campagne. Ou, là encore, parce que les femmes sont différentes, parce qu'elles ont des modes de pensée différents, parce qu'on parle différemment. Mais bon, on va briser ce plafond de verre.
C'est machiste. Et puis, bon, apparemment, dans son équipe de campagne, ils sont un peu machistes aussi. Parce qu'on a eu le curieux phénomène de la phrase qui disparaît toute seule. Oui, il faut que je te raconte. Ça, c'est un article de Lops du 14 février. C'est bon, il y a eu le replay du discours. Ils se sont dit, foutu pour foutu, on va y aller. Ils ont mis le replay du discours de Valérie Pécresse sur la chaîne YouTube officielle de Valérie Pécresse. Sauf qu'il y a des gens qui ont regardé, sûrement. Vraiment, là, c'est du sadomasochisme. Ils ont dit, c'est bizarre, la fameuse phrase... Valérie Pécresse a parlé du grand remplacement. J'y reviendrai, calme-toi.
Elle a fait une phrase sur le grand remplacement qu'a beaucoup fait parler dans les médias. Et dans le replay, il n'y était pas, la phrase. Elle a été coupée. Ouais, il n'y était pas. Donc, il y a des gens qui ont dit, c'est bizarre, quand même. Tout le monde parle de cette phrase, elle n'est pas dans votre discours. Et ils ont dit, ah non, mais en fait, c'est un problème technique. Un problème technique. Un problème technique machiste. Ouais, donc, cette phrase sur le grand remplacement, rapido, c'est parce qu'après, on enchaîne. Après, on va parler de Taubira Hidalgo. Donc, tu connais. Elle a parlé du grand remplacement. Ouais, elle en a parlé.
Elle a dit, pas de fatalité des classements au grand remplacement. Et tous les médias ont parlé de ça. Ouais, ils ont dit, oui, extrême droite, Renaud Camus, grand remplacement. Bon, on est face à une phrase, si tu veux, c'est de la communication politique. La phrase est intelligente parce que tu peux la prendre sous différents angles. Tu ne sais pas ce que ça veut dire. À mon avis, Valérie non plus. Mais les médias ont parlé de ça. Quasiment que de ça et de son charisme. Et tu te dis, mais c'est con, parce que peut-être elle va être élue par les Français. Peut-être elle va être présidente. En termes de mesures, qui vont mettre des cesterces dans le portefeuille. Non, grand remplacement.
Elle a dit grand remplacement. Donc, on va faire un spécial antenne. 8 heures, grand remplacement. Oui, mais la phrase, on ne la comprend pas. Puis, à la limite, on s'en fout. Non, on ne s'en fout pas. Enfin bon, bref, voilà la semaine de Valérie Pécresse. On s'en est mis plein les babines. Et puis, pour conclure, tu vois, là encore, petit pot de miel sur la tartoche. Bon, elle a eu le soutien de l'ancien Premier ministre, Edouard Balladur. Bon, c'est déjà ça de pris. Mais même là, tu vois, quand tu as quelqu'un qui se dit, bon, allez, on ne va pas tirer sur l'ambulance. Elle a réussi à faire de la merde. Ouais, ouais, ouais. Un lapsus décolle juste après sa rencontre avec Balladur.
Écoute ce qu'elle a dit aux journalistes.
Parce que c'est un homme politique qui compte et qui a compté et qui a fait des choses au gouvernement. Qui a été un Premier ministre qui a modernisé la France. Et c'est ce que je veux être. Et c'est ce que je veux être.
Voilà, moi, à ce niveau-là, je n'ai plus les mots. Voilà, je n'ai plus les mots. Donc, on ferme le rideau pour l'instant du Valérie Pécresse Circus. Si ça vous plaît, dites en commentaire. On peut le rouvrir bientôt à ce rythme-là. Ça peut même être une spéciale. Sous-titrage Société Radio-Canada
Valérie Pécresse