Brigitte Klinkert , une marathonienne à l'assemblée
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- 0:27OuverteRéponse directe
Bonjour Brigitte Klinkert.
- 0:29OuverteRéponse directe
Vous n'êtes pas du genre à monter sur les barricades...
- 1:09OuverteRéponse directe
Vous avez été la première femme élue au département du Haut-Rhin. Pourquoi pas militante des droits des femmes à vos débuts ?
- 1:50RelanceRéponse directe
Vous avez découvert que rien ne pourrait se faire naturellement pour les femmes dans ce milieu-là ?
- 2:09OuverteRéponse directe
Les femmes font de la politique différemment des hommes, c'est ce que vous avez en tête ?
- 2:32OuverteRéponse directe
Alors que les hommes sont peut-être plus obsédés par le pouvoir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Invité politiqueFait
« Mon ambition n'était pas du tout d'être la première femme au Conseil général du Rhin. »
- 0:49Invité politiqueFait
« Mon ambition, c'est plutôt de servir Colmar et les Colmariens. »
- 1:17Invité politiqueFait
« Alors, en effet, je suis devenue avec le temps militante du droit des femmes, parce que, tout simplement, j'ai été élue conseillère générale en 1994, première femme. »
- 1:35Invité politiqueFait
« Et il a fallu attendre la loi sur la parité, eh bien, pour que d'autres femmes viennent me rejoindre. »
- 1:40Invité politiqueFait
« Et du coup, autant j'étais contre les quotas, je me suis dit, ben oui, il faut qu'on passe par une loi sur la parité pour permettre aux femmes de s'exprimer en politique. »
- 1:55Invité politiqueFait
« Oui, que c'était compliqué, parce qu'il faut s'imposer, qu'il faut aimer le pouvoir. »
- 2:03Invité politiqueFait
« Moi, j'aime le pouvoir, mais pour être au service des autres, et pas le pouvoir pour le pouvoir. »
- 2:15Invité politiqueFait
« Oui, je pense qu'effectivement, on est beaucoup plus concrètes. On est aussi, je dois dire, tenaces, en tout cas. »
- 2:43Invité politiqueFait
« En 2008, j'étais candidate tête de liste aux élections municipales à Colmar. »
- 2:59Invité politiqueFait
« Absolument. Alors que les femmes, j'ai dû aller les chercher. »
- 3:04Invité politiqueFait
« Parce qu'elles se disaient, est-ce que je suis compétente ? Est-ce que j'aurai le temps ? Et je n'ai pas d'expérience. »
- 3:19Invité politiqueFait
« Non. Alors certes, je pense que ce sont les femmes aussi qui m'ont beaucoup aidée à être élue. »
- 3:26Invité politiqueFait
« Mais je suis aussi une femme de consensus. »
- 3:34Invité politiqueFait
« Quand on savait que j'allais être élue présidente, les services m'ont dit « Ah oui, on pourrait peut-être déjà commencer à préparer le papier à lettres. » »
- 3:48Invité politiqueFait
« « Ah ben parce que Président, c'est quand même beaucoup plus fort que Présidente. » »
- 4:33Invité politiqueFait
« Quand je lui ai dit un jour « Maman, là je vais partir en mois de juillet à l'université d'été des jeunes démocrates sociaux. » Elle m'a dit « Mais c'est juste pas possible. » »
- 4:56Invité politiqueFait
« Oui. En effet, j'allais à l'époque à l'école primaire. Et puis, on annonce la venue de Jean Le Canuet pour un meeting à Colmar. Et j'avais très très envie d'y aller, mais c'était juste pas possible. »
- 5:33Invité politiqueFait
« Alors, difficile à dire. »
- 5:43Invité politiqueFait
« C'est ainsi que j'ai le souvenir d'un champ sur lequel il n'y avait rien. Mais je voyais qu'il y avait des travaux là et que pour mon grand-père, c'était très important. »
- 5:59Invité politiqueFait
« l'entreprise Timken, une entreprise américaine, dans ce qui allait devenir par la suite la zone industrielle de Colmar. »
- 6:16Invité politiqueFait
« il m'a emmené avec lui à des réunions franco-allemandes, d'élus franco-allemands. »
- 6:33Invité politiqueFait
« Pas par les Allemands, par les nazis. »
- 7:09Invité politiqueFait
« Je me suis retrouvée le 20 mars 2020 dans mon bureau de présidente du conseil départemental du Rhin. »
- 7:30Invité politiqueFait
« Et les frontières étaient fermées. Il faut juste se le rappeler. »
- 7:38Invité politiqueFait
« J'ai adressé un mail au ministre président du Bad Wurtembert, un mail également aux trois présidents des cantons suisses voisins, Balleville, Balle-Campagne et Dujura, et je les ai appelés à l'aide. »
- 7:51Invité politiqueFait
« Est-ce que vous avez la possibilité de prendre des patients de réanimation chez vous ? »
- 8:01Invité politiqueFait
« Et les réponses sont arrivées le soir même et le lendemain matin. »
- 8:22Invité politiqueFait
« Vous savez j'ai coutume de dire que les relations transfrontalières et la coopération internationale reposent sur deux choses. Il faut une volonté politique et il faut des liens étroits avec ses partenaires. »
- 9:49Invité politiqueFait
« Alors effectivement c'est une assemblée qui a été créée en 2019. C'est une assemblée extraordinaire. C'est la seule assemblée binationale qui existe au monde. »
- 9:55Invité politiqueChiffre
« Elle est composée de 50 députés français, 50 députés du Bundestag. »
- 10:53Invité politiqueFait
« la première fois que je suis arrivée en tant que ministre sur les bancs, le banc du gouvernement à l'Assemblée, lors des QAG, des questions au gouvernement, je me suis dit, mais quel cirque ici ? »
- 11:04Invité politiqueFait
« En fait, aujourd'hui, on se rend compte, c'est en effet, qu'à l'Assemblée nationale, malheureusement, on ne se respecte pas forcément les uns les autres. »
Temps de parole
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Tout a commencé pour elle avec un porte-clés de Jean Le Canuet. Mon invité a été président de département, ministre et aujourd'hui député, une pionnière à sa façon. Bonjour Brigitte Klinkert. Bonjour. Alors, vous n'êtes pas du genre à monter sur les barricades, le point levé, et pourtant, vous avez été un peu à l'origine d'une petite révolution dans votre département, le département du Haut-Rhin, c'était à l'occasion des élections cantonales en 1994.
Mon ambition n'était pas du tout d'être la première femme au Conseil général du Rhin. Mon ambition, c'est plutôt de servir Colmar et les Colmariens. Ce que je souhaite apporter de plus, c'est, je crois, ma sensibilité, ma façon en tant que femme d'aborder les problèmes, c'est-à-dire peut-être une façon plus concrète, plus réaliste.
Alors, on l'a compris à travers cette archive, vous avez été la première femme élue au département du Haut-Rhin. Je le disais, il y a un côté pionnière chez vous, mais pas forcément militante des droits des femmes, en tout cas, pas à vos débuts. Pourquoi ?
Alors, en effet, je suis devenue avec le temps militante du droit des femmes, parce que, tout simplement, j'ai été élue conseillère générale en 1994, première femme, et je me suis dit, voilà, j'ai ouvert la porte aux femmes dans trois ans, dans six ans, d'autres vont intégrer notre assemblée. Et il a fallu attendre la loi sur la parité, eh bien, pour que d'autres femmes viennent me rejoindre. Et du coup, autant j'étais contre les quotas, je me suis dit, ben oui, il faut qu'on passe par une loi sur la parité pour permettre aux femmes de s'exprimer en politique.
C'est-à-dire que vous avez découvert que rien ne pourrait se faire naturellement pour les femmes dans ce milieu-là ?
Oui, que c'était compliqué, parce qu'il faut s'imposer, qu'il faut aimer le pouvoir. Moi, j'aime le pouvoir, mais pour être au service des autres, et pas le pouvoir pour le pouvoir.
C'est ça, quand vous dites dans cet archive que, quelque part, les femmes font de la politique différemment des hommes, c'est ce que vous avez en tête ?
Oui, je pense qu'effectivement, on est beaucoup plus concrètes. On est aussi, je dois dire, tenaces, en tout cas. Je suis connue pour ma ténacité et parce que moi, je fais de la politique au sens noble du terme pour aider les autres, pour aider les gens.
Alors que les hommes sont peut-être plus obsédés par le pouvoir ?
Oui, je pense que souvent, il ne faut pas généraliser, mais souvent, c'est le pouvoir pour le pouvoir. Je vais vous raconter une petite expérience. En 2008, j'étais candidate tête de liste aux élections municipales à Colmar. Je me souviens bien qu'à l'époque, j'avais beaucoup d'hommes qui venaient, qui voulaient intégrer ma liste. Non seulement ils voulaient être sur ma liste, mais ils voulaient être adjoints, voire tout de suite premier adjointmeur.
Ils réclamaient tout de suite les postes de commandement.
Absolument. Alors que les femmes, j'ai dû aller les chercher.
Oui, ce n'était pas pareil.
Parce qu'elles se disaient, est-ce que je suis compétente ? Est-ce que j'aurai le temps ? Et je n'ai pas d'expérience.
En 2017, vous avez franchi une étape de plus. Vous avez été élue présidente du département. Est-ce que ça a été compliqué pour certains hommes de vous accepter dans ces fonctions ?
Non. Alors certes, je pense que ce sont les femmes aussi qui m'ont beaucoup aidée à être élue. Mais je suis aussi une femme de consensus. Et donc, en alliant à la fois mes compétences et le sens du consensus, ça a été assez facile. Mais là aussi, une petite anecdote. Quand on savait que j'allais être élue présidente, les services m'ont dit « Ah oui, on pourrait peut-être déjà commencer à préparer le papier à lettres. » Et ils me disaient « Qu'est-ce qu'on met sur le papier à lettres ? Président ou Présidente ? » Je trouvais la question farfelue. J'ai dit « Évidemment Présidente. » Et j'avais un collègue à mes côtés qui m'a dit « Mais tu es sûr ? » « Ah ben oui, mais pourquoi ?
» « Ah ben parce que Président, c'est quand même beaucoup plus fort que Présidente. »
Ah oui, donc les mentalités n'avaient pas totalement évolué encore. Vous vous êtes engagée en politique à l'âge de 18 ans. Vous avez rejoint le CDS, le Centre des Démocrates Sociaux. Sauf qu'à l'époque, votre mère a eu du mal à l'accepter. Pourquoi ?
Alors, maman était la fille de mon grand-père qui était mère de Colmar pendant 30 ans. Et je pense que souvent, quand même, la politique saute une génération. Parce que les enfants se rendent bien compte que ça demande beaucoup de temps, un investissement très très fort. Et quand je lui ai dit un jour « Maman, là je vais partir en mois de juillet à l'université d'été des jeunes démocrates sociaux. » Elle m'a dit « Mais c'est juste pas possible. » Enfin, il n'en revenait pas.
Votre grand-père maternel, donc Joseph Ray, a marqué la vie politique locale de Colmar en étant maire pendant 30 ans. À l'âge de 9 ans, vous-même, vous étiez déjà très intéressée par la politique au point de vouloir l'accompagner au meeting de Jean Le Canuet. Je crois que vous en avez même gardé un souvenir.
Oui. En effet, j'allais à l'époque à l'école primaire. Et puis, on annonce la venue de Jean Le Canuet pour un meeting à Colmar. Et j'avais très très envie d'y aller, mais c'était juste pas possible. J'avais 9 ans et puis j'avais la classe. Et du coup, mon grand-père m'a rapporté un joli porte-clés que je garde précieusement. On voit en photo ici, magnifique collector de Jean Le Canuet,
qui était un peu la principale personnalité de la famille politique centriste. Voilà, et candidat à l'époque à l'élection présidentielle. Cet engagement de votre grand-père, donc il a compté dans votre propre engagement. Ça a été déterminant pour vous ou pas forcément ?
Alors, difficile à dire. C'est vrai que mon grand-père m'emmenait, par exemple, les jeudis après-midi ou les dimanches matins, voir l'un ou l'autre chantier. C'est ainsi que j'ai le souvenir d'un champ sur lequel il n'y avait rien. Mais je voyais qu'il y avait des travaux là et que pour mon grand-père, c'était très important. Et en fait, il s'agissait de l'implantation de la première entreprise, l'entreprise Timken, une entreprise américaine, dans ce qui allait devenir par la suite la zone industrielle de Colmar.
Et ça, c'est pour vous ?
Ça a été marquant pour moi de créer des emplois pour l'école marien. Et puis d'autres souvenirs, une fois qu'il voyait que je commence à m'intéresser à la politique, il m'a emmené avec lui à des réunions franco-allemandes, d'élus franco-allemands. Et là aussi, j'ai trouvé que ce que mon grand-père faisait était juste incroyable, parce qu'il avait été résistant, emprisonné par les Allemands, condamné à mort même par les nazis. Pas par les Allemands, par les nazis. Il a été l'un des premiers à tendre la main à nos voisins de l'autre côté du Rhin.
Pour revenir sur ces liens qui vous tiennent à cœur avec l'Allemagne et pas seulement aussi avec la Suisse, j'aimerais qu'on évoque ce qui s'est passé en 2020 dans votre département que vous présidiez à l'époque avec le Covid. Ça a été le premier département touché, la situation est vite devenue catastrophique. Il n'y avait plus aucune place dans les hôpitaux pour prendre en charge les patients. Et c'est là que vous avez pu éprouver en quelque sorte la solidité des liens que vous avez tissés au fil du temps avec vos homologues allemands et Suisse. Racontez-nous un peu.
Tout à fait. Je me suis retrouvée le 20 mars 2020 dans mon bureau de présidente du conseil départemental du Rhin. J'entendais les hélicoptères sanitaires qui partaient avec des malades de réanimation, des avions sanitaires qui partaient, un hôpital militaire qui n'en finissait pas de se monter à Mulhouse. Et je me suis dit on ne va jamais s'en sortir. Et les frontières étaient fermées. Il faut juste se le rappeler. D'ailleurs j'en ai pleuré que les frontières soient fermées entre la France et l'Allemagne et la Suisse également.
J'ai adressé un mail au ministre président du Bad Wurtembert, un mail également aux trois présidents des cantons suisses voisins, Balleville, Balle-Campagne et Dujura, et je les ai appelés à l'aide. Je leur ai dit ben voilà on n'arrive pas à s'en sortir. Est-ce que vous avez la possibilité de prendre des patients de réanimation chez vous ? J'y croyais pas. Je me suis dit je ne vais pas avoir de réponse ou une réponse négative. Et les réponses sont arrivées le soir même et le lendemain matin. Et dès le lendemain, les premiers patients alsaciens, français, ont été transférés en Allemagne et puis ensuite en Suisse et ensuite dans d'autres pays.
Et ces décisions, ils les ont prises pour vous en raison de ces liens d'amitié ? Parce que j'imagine que dans l'opinion publique allemande, ça ne devait pas être évident de faire passer ces décisions.
Ça n'était pas évident. Vous savez j'ai coutume de dire que les relations transfrontalières et la coopération internationale reposent sur deux choses. Il faut une volonté politique et il faut des liens étroits avec ses partenaires. Et je pense que c'est sur la base de ces liens étroits que j'avais réussi à construire, que ces transferts de patients ont pu se faire et que donc la coopération transfrontalière a sauvé des vies.
C'est ce que j'allais vous poser comme question. Vous pensez avoir sauvé des vies grâce à ça aujourd'hui ?
Voilà c'est difficile de mettre ça en avant mais clairement encore au mois de septembre dernier, un couple est venu à ma permanence à Colmar et en pleurant m'a dit « Eh bien moi je suis là, donc c'était un homme, moi je suis là, grâce à vous, si vous n'aviez pas été là, je ne serais certainement plus en vie. »
J'imagine que c'est une fierté pour vous de...
Ah j'ose pas dire une fierté mais parce que c'est terrible quand même à entendre. Mais en même temps jamais jamais en tant que femme politique, en tant qu'élue, je ne pensais un jour sauver des vies.
Voir être utile à ce point-là par un engagement public.
Exactement.
En 2022, après votre élection à l'Assemblée, vous vous êtes présentée pour devenir la présidente du bureau de l'Assemblée parlementaire franco-allemande. Et vous avez été élue. Et vous expliquez que c'était le seul poste qui vous intéressait dans tous les postes possibles quand on est député au sein de l'institution. Expliquez-nous un peu en quoi ça consiste cette Assemblée parlementaire franco-allemande parce que je ne suis pas sûre que tout le monde connaisse bien.
Alors effectivement c'est une assemblée qui a été créée en 2019. C'est une assemblée extraordinaire. C'est la seule assemblée binationale qui existe au monde. Elle est composée de 50 députés français, 50 députés du Bundestag. Et nous nous réunissons, nous travaillons en groupe de travail également pour essayer d'adopter des textes communs. Donc essayer de nous mettre d'accord sur des sujets, j'ai envie de dire stratégiques, comme actuellement la souveraineté énergétique. Nous allons travailler également sur les questions de défense, mais aussi des questions, j'allais dire, qui concernent le quotidien des gens. Alors clairement, ça n'est pas toujours facile.
Nous ne sommes pas toujours d'accord. Mais l'immense avantage de ce type d'assemblée, c'est que nous nous disons les choses. Je veux dire, entre parlementaires, nous avons un langage très clair et qui nous permet d'avancer, j'ai envie de dire, vers un avenir commun et une coopération beaucoup plus développée.
Un mot quand même sur votre passage au gouvernement de Jean Castex, puisque avant d'être députée, vous avez été ministre déléguée à l'insertion. Est-ce que votre perception de l'Assemblée en tant que ministre de l'Assemblée et des députés était différente de celle que vous avez aujourd'hui ?
Vous avouez que la première fois que je suis arrivée en tant que ministre sur les bancs, le banc du gouvernement à l'Assemblée, lors des QAG, des questions au gouvernement, je me suis dit, mais quel cirque ici ? En fait, aujourd'hui, on se rend compte, c'est en effet, qu'à l'Assemblée nationale, malheureusement, on ne se respecte pas forcément les uns les autres. Il y a beaucoup d'insultes qui fusent et je le regrette profondément. Pour moi, l'Assemblée nationale doit d'ailleurs travailler avec le gouvernement, quel qu'il soit et de quelque partie qu'on soit, pour faire avancer les projets pour la France. Et c'est pour cela que moi, je me suis investie.
Allez, on passe à notre quiz. Je vous explique le principe. Je commence une phrase et ça va être à vous de compléter cette phrase. On y va. Les députés qui rêvent de devenir ministre.
Il ne faut pas en rêver, ça vous arrive un jour sans que vous ne me demandiez rien. On reconnaît les marathoniens en politique à ? Leur endurance.
Leur vraie endurance physique, vous le constatez ? Oui, clairement. L'endurance et la ténacité. La ténacité. Alors on vous voit avec votre club colmarien. Où avez-vous pu trouver cette photo ? Pour un Alsacien, les Français de l'intérieur sont vraiment ?
Sont vraiment... Vous savez, il n'y a pas plus Français qu'un Alsacien.
Juste pour bien expliquer à nos téléspectateurs, Français de l'intérieur, c'est la façon dont les Alsaciens parlent du reste de la France.
Du reste de la France. Il faut juste savoir que ça n'est absolument pas péjoratif. Mais c'est comme ça qu'on parle des Français outre Vosges. Parce que les Vosges, qu'on le veuille ou non, sont une barrière physique. Alors que le Rhin unit. Et déjà Victor Hugo disait, le Rhin unit tout.
Merci beaucoup Brigitte Klinker d'être venue dans La Politique et moi.
Grand merci à vous.
Brigitte Klinkert