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interviewPS - Parti socialiste· 26 mai 2025 20 min

🚜 Loi agricole Duplomb : « Une fuite en avant vers l’agro-industrie » - Olivier Faure sur BFMTV

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mal. Merci d'être dans ce studio. Pour répondre à mes questions.

Vous êtes le premier secrétaire du Parti socialiste. Vous aimeriez bien d'ailleurs rester premier secrétaire du Parti socialiste puisque vous êtes candidat à votre propre succession. Le congrès du parti commence demain.

On va y revenir. Vous êtes aussi député de Sémarn. Je voudrais commencer d'abord par cette mobilisation des agriculteurs.

On a vu quelques agriculteurs qui viennent d'arriver autour de l'Assemblée nationale qui promettent une certaine mobilisation partout autour de Paris et que ça se durcisse s'il le faut. Et pourquoi ? Parce qu'il y a cette loi sur l'agriculture qui arrive donc aujourd'hui euh à l'Assemblée avec des agriculteurs qui espèrent que cette loi soit adopté pour simplifier les procédures, pour leur permettre de réintroduire certains néonicotinoïdes, d'autoriser aussi les bassines de retenu d'eau.

Dans ce débat, dans cet affrontement, vous êtes plutôt du côté des agriculteurs ou vous êtes plutôt du côté des écolos ? Moi, je suis du côté des Françaises et des Français qui s'inquiètent et qui se demandent quelle est la nature de ce texte. En réalité, ce texte ne prend aucun des sujets qui devraient pourtant nous mobiliser.

Comment est-ce qu'on fait pour attribuer un revenu digne aux agriculteurs ? Comment est-ce qu'on fait pour protéger la santé publique ? Comment est-ce qu'on fait pour que nous ayons notre propre souveraineté alimentaire ?

Et la réalité, c'est que ce texte, c'est une fuite en avant. une fise en avant vers l'agroindustrie avec la réintroduction des néonicotinoïdes avec effectivement la possibilité des mégabassines qui sont en fait une privatisation de l'eau au profit de quelques-uns et puis enfin avec la possibilité de créer des fermes usines qui là aussi vont en contradiction avec ce que nous cherchons à maintenir c'estàd une agriculture paysane qui permette d'avoir des exploitations à taille humaine et qui permettent aussi de mailler l'ensemble du territoire. Et donc malheureusement ce texte là et bien il n'est absolument pas adapté à ces questions là.

On y trê contre totalement contre ce ce texte. Il y a des éléments qui sont des éléments positifs mais ils sont rares. Et malheureusement ce que je constate c'est que le gouvernement n'a absolument pas cherché à trouver des solutions avec le Parlement puisque y compris aujourd'hui, on découvre que dans une manœuvre de dernière minute, ils pourraient voter contre leur propre texte pour pouvoir l'envoyer en commission mix paritaire et loin des regards arriver à des compromis entre le Sénat et l'Assemblée, entre la droite et la droite et revenir plus tard avec un texte qui serait de toute façon amputé de Il y a plusieurs choses dans ce que vous dites.

Il y a il y a le fond, on va y revenir et il y a la forme effectivement dans la méthode au fond ce qu'il faut expliquer c'est qu'il y a eu plus de 3000 amendements qui ont été déposés notamment par LFI et les écologistes qui mécaniquement vont allonger la durée des débats. C'est ce qu'on appelle un mur d'amendement. Le gouvernement décide donc éventuellement de contourner en fait d'arrêter net les les débats pour partir directement effectivement en commission.

Euh oui, la réalité mais la réalité c'est que il y a de grands désaccords au sein du bloc majoritaire actuel. Tout à fait. Et que c'est la raison pour laquelle le gouvernement prend prétexte des amendements pour dire il y a trop d'amendements, on passe à la suite.

Mais la réalité, c'est pour ne pas avoir eux-mêmes à cette question. Bien sûr, pour ne pas avoir à poser cette question parce que ce que l'on sait c'est que euh l'acétamipride qui est le nicotinoïde sur les noisettes notamment sur les noisettes sur la betterave qui veut être réintroduit est en réalité un neurotoxique très dangereux. Imaginez comment vous le savez que c'est un néotoxique très dangereux ? parce que j'ai reçu ce matin le responsable de ces questions de consommation à l'UFC que choisir qui disait au fond nous n'en avons pas la preuve, il faut juste appliquer le Écoutez, moi ce que je vois c'est que le directeur scientifique de LINRay a expliqué que c'était le clore déconne de l'hexagone.

Pardon ? Mais enfin, chacun a bien compris, il a des études au Japon et cetera qui montrent que en réalité on retrouve des traces de la cétamie pr chez les dans les fétus, chez les enfants, dans l'eau, dans les sols et que c'est en réalité une pollution durable qui est cancérigène et donc qui pose un certain nombre de Vous le dites de manière affirmative. Ben moi, je prends ce que l'on me dit, je vois ce que dit le directeur de Ginerry.

Je vois aussi que depuis 20 ans, on a 95 % de la biomasse des insectes qui a disparu en dans notre pays et que ça a des conséquences très directes parce que maintenant ce sont simplement les parasites qui donc sont normalement vaincus par ces pesticides qui sont les seuls à résister et donc tous les insectes qui autrefois permettaient de réguler donc l'écosystème et bien sont en train de disparaître. nos voisins les utilisent, donc nous les mangeons. C'est par exemple les noisettes euh qui sont sous néonicotinoïdes, on les mange simplement, on les produit plus mais en continuant à en importer puisque nos voisins les autorisent.

Mais vous voyez bien que la question ça n'est pas de réintroduire chez nous les néonicotinoïdes. La question c'est comment est-ce qu'on fait pour que à l'échelle européenne on interdisse partout ces produits pesticides qui sont des produits dangereux. On ne peut pas être simplement euh tout simplement la masse de manœuvre euh de l'industrie euh euh physiosanitaire qui euh elle évidemment a un intérêt à continuer à développer ces produits-là.

Et côté euh BFM TV, euh on va voir ces images euh des agriculteurs qui euh viennent d'arriver. Donc ce sont des images en direct de ces agriculteurs qui viennent d'arriver autour de l'Assemblée nationale. Quand vous irez tout à l'heure, vous irez au contact, vous irez leur parler.

Mais j'ai toujours été parlé avec les agriculteurs notamment dans mon département. Il y a beaucoup de bêtes raviers comme vous le savez en Sémarne et je n'ai jamais je ne me suis jamais défilé. Simplement ce que je vois c'est que aujourd'hui on est en train de leur dire en gros vous avez un problème et bien on va l'accroître parce que la réalité c'est que c'est un suicide collectif.

Comment est-ce qu'on fait pour arriver à des solutions qui sont en réalité une fuite en avant ? Que va-t-on régler en fait ? on va avoir davantage de biodiversité qui va disparaître. on aura encore plus de difficulté à vaincre les ravageurs et donc tout ça est absolument inepte et et vous n'êtes donc pas du tout d'accord avec les propos d'A Genevar la ministre qui parle d'une stratégie d'obstruction parlementaire à propos des amendements de de vos collègues d'FI ou de ou des écologistes.

Mais il faut que les bas a lieu. Ils auraient pu demander à celles et ceux qui ont déposé des milliers d'amendement d'en retirer une partie mais certainement pas d'aller vers une motion non rejet. Je ne sais pas ce qu'ils auraient fait.

Est-ce qu'ils l'ont tenté ? Non. Et ce que je vois c'est qu'il y a un des accords y compris au sein du gouvernement puisque la ministre de l'environnement alors maintenant prend prétexte des amendements elle aussi pour dire oh là là quelle horreur enfin elle-même dit que cette réintroduction des néicotinoïdes est un vrai scandale.

Donc nous sommes aujourd'hui dans une situation où on a un gouvernement qui profite de l'obstruction de quelques-uns pour permettre d'effacer en fait un débat qui est un débat très important et qui est un débat d'abord de santé publique puisque d'abord au final ce sont les consommateurs qui auront à en payer les conséquences. débat don vous espérez donc qu'il aura lieu au sein de l'Assemblée nationale. Il y a une autre mobilisation qui ne faiblit pas, c'est la mobilisation des taxis malgré une rencontre avec notamment le premier ministre et le ministre des transports samedi à Paris.

Vous en avez rencontré quelques-uns. Il se trouve que c'était de manière fortuite puisque vous étiez vous-même en déplacement à pot et qu'une délégation de ces taxis sont venus à votre rencontre. Ils vous ont dit quoi et surtout vous leur avez dit quoi ?

Ils m'ont dit ce qu'était leur difficultés et là en l'occurrence euh on est dans une situation où on parle beaucoup de ruralité mais la ruralité elle a besoin des taxis. Elle a besoin parce que c'est un transport sanitaire. En l'occurrence le sujet déclencheur c'est une restriction sur donc les taxis conventionnés pour transporter les malades.

Et donc on veut leur faire on veut leur faire payer au fond les recherches d'économie alors même que ils sont déjà à la base d'une économie. Pourquoi je dis ça ? Parce que aujourd'hui quand on npitalise plus les malades et qu'on les amène, on les ramène chez eux pour que ça coûte moins cher à la collectivité en ambulatoire, et bien effectivement, il faut des transports de personnes et notamment des taxis.

Et donc ils sont à la base d'une économie et on voudrait maintenant que ce soit eux qui soient à nouveau euh ponctionnés alors même qu'ils ont fait de gros efforts pour réduire leur leur coûts depuis des années des années. Et donc je trouve que il n'est pas tout à fait logique de procéder ainsi et donc il faut effectivement négocier avec eux quand même pas ce que vous dites sur la réduction des coûts parce que les coûts globaux enfin de de ces transports en taxi ont explosé. Oui.

C'est c'est pas c'est pas un problème pour vous. Mais c'est pas je dire quand on doit gérer aussi les les coûts de la CPU mais bien sûr mais là on veut leur reprendre 300 millions sur 3 milliards mais cela réalis pas enfin bah c'est à l'échelle d'un taxi ça peut être beaucoup ah mais bien sûr quand on parle de grande masse c'est toujours facile mais quand on voit comment ces coûts ont augmenté mais ces coûts ont augmenté pourquoi Pauline Malève ils ont augmenté notamment parce que justement on a développé l'ambulatoire vous pouvez pas dire à la fois on fait moins d'hospitalisation mais en même temps on fait moins de transport pour ramener les gens et vers vers l'hôpital ou alors en domicile. Donc au départ, c'est une économie qui se solde évidemment par une augmentation du poste transport, mais au final pour la collectivité, c'est une économie.

Est-ce qu'on renonce ? Est-ce qu'il faut donc renoncer à cette retarification ? Est-ce qu'il faut revenir à ce qu'il y avait avant ?

Ben, il faut négocier avec les taxis et je ne sais pas exactement quelles sont les bases sur lesquelles ils arriveront à un accord. En tout cas, je l'espère parce que je crois que ils sont indispensables et leur vocation est aussi 300 millions d'économies euh vous paraissent, on peut y renoncer mais je je ne sais pas quelle sera l'issu de la négociation. Ce que je dis simplement, moi je pense qu'effectivement ça n'est pas l'endroit où il fera des économies.

Il y a certainement des économies à réaliser. Par ailleurs, ce que j'observe aussi, c'est que c'est toujours la même histoire, c'est que pour ne pas ponctionner les grandes fortunes, les grandes entreprises qui pourtant se sont largement enrichies au cours des 8 dernières années, et bien on fait toujours la même chose. C'estàd qu'on va chercher l'argent dans la poche de la classe moyenne qui pourtant a déjà aujourd'hui tant de mal à finir de ces fins de mois.

Donc on se trompe dans les économies que l'on demande. C'est pas au taxi qu'il faut les demander. Il ne faut pas s'acharner là-dessus.

En revanche, il faut aller les chercher du côté des très grosses entreprises et et des très gros foyers. Mais par exemple, puisqu'on parle des taxis, pourquoi est-ce que les plateformes aujourd'hui ne paye pas leurs impôts en France alors que les taxis les payent en France ? et les plateformes, on sait bien qu'elles sont des concurrents terribles pour les taxis et qu'elles ne respectent même pas la loi.

Et donc, il y a aujourd'hui nécessité effectivement de remettre les sujets à leur place et de pas traiter. C'est exactement comme le premier sujet que nous avons traité, c'est qu'à chaque fois quand on a une difficulté, au lieu de traiter les causes, on vient au contraire accentuer les difficultés. Donc c'est effectivement c'est c'est une aberration et donc je pense que ce n'est pas la bonne voix qui est choisie actuellement.

Euh Olivier Fort, vous êtes donc trois sur la ligne de départ. vous-même Nicolas Meyer Rossignol et Boris Valot. Alors, j'ai les règles sont quand même assez complexes à partir de demain comme souvent dans vos Congrès socialistes, faut quand même le dire, c'est compliqué.

C'estd qu'on vote pas comme chez LR entre d'un côté Bruno Rotaillot, de l'autre le renvoquer. On vote d'abord des demains pour vos motions avant ensuite qu'il y ait une question du choix du premier secrétaire. Mais à partir de demain, on est d'accord, les militants, les adhérents à jour votent.

Absolument et je les appelle à voter nombreux. On demande quoi en fait ? Si vous voulez simplifier, demain on vote sur le parlement du PS, donc sur ceux qui seront dans ce voilà dans un dans une assemblée socialiste et qui auront à décider pendant les deux prochaines années des grandes orientations et puis la semaine suivante on vote sur le chef donc le premier secrétaire.

Voilà. Donc il sera pas issu forcément de la même Ça veut dire que vous pourriez par exle élu premier secrétaire mais pas avoir une majorité dans votre bureau. Absolument.

Et donc, j'appelle les militants à faire des choix logiques et donc à donner une majorité à celui qui sera peut-être le premier secrétaire dans quelques jours. Ils sont combien ceux que vous appelez à voter là ? Ils sont à peu près 40000.

Ils sont à peu près 40000. Ils sont vraiment 40000 parce que le le chiffre de 20000 a été évoqué notamment par nos confrères de la tribune dimanche. 20000 à jour de cotisation.

Non, c'estàd qu'on a 40000 personnes qui sont en mesure de voter parce qu'à jour de cotisation ou en mesure de se mettre à jour le jour du vote. Et euh donc en général, on considère compte tenu de nos règles, pas de procuration, vote physique, paiement de ces cotisations. En arrivant, euh on considère en général que on a 60 % de gens qui se déplacent pour voter, donc autour de 25 26000.

Pourquoi votre physique ? Bah c'est comme ça, c'est la règle, c'est les statuts, c'est pas moi qui les a inventé, c'est comme ça un siècle. Oui, bah c'est très bien.

Mais il y a un siècle, ça existait pas le Oui, c'est vrai. Mais parce que tout simplement en fait euh jusqu'ici, il y a toujours eu des désaccords entre moi je veux que ce soit quasi unanime une décision de cette nature, comment on vote et cetera. Normalement la règle c'est que c'est le jeudi.

Là, c'est parce qu'il y a le pont et donc on a fait le mardi mais les statuts sont très clairs. C'est le jeudi, c'est ser en procuration, c'est et cetera. Donc il y a beaucoup de de contraintes et qui Mais c'est pas comme si ça avait toujours été remarquable.

On se souvient quand même qu'il y a eu des moments où il y a eu des doutes sur la façon dont ça se passait à la fois l'organisation. Des doutes organisés, vous pensez jamais pour vous avez jamais de doute sur le fond, il y a jamais eu de triche. Il y a peut-être des endroits où les gens ont triché, j'en sais rien.

Enfin, en tout cas, moi ce que j'ai observé, c'est que personne n'en avait jamais apporté la preuve et qu'on avait toujours là des gens qui faisaient malheureusement euh du bashing contre leur propre parti et qui cherchaient à remettre en question en fait un vote qu'ils avaient perdu. Voilà. Vous vous êtes parfaitement serein sur l'organisation du scrutin.

Je suis serein, je fais confiance aux sections, je fais confiance aux militantes et aux militants et je sais qu'ils ont à cœur d'avoir un scrutin qui soit entaché de d'aucune malversation. On parle de parfois de boîtes à chaussures qui font des urnes. C'est vrai ou pas ?

Oui, c'est vrai. Oui, c'est vrai. Bien sûr.

Mais en fait, comment vous faites ? Bien sûr, il est quand même étrange. Enfin, je veux dire, on est en 2025, vous avez des boîtes à chaussures dans lesquelles vous faites un trou pour remettre le bulletin.

Mais il y a des associations qui font de la même façon et donc il y a des assesseurs, il y a des gens qui sont là, qui sont à côté qui vérifient. Et celui qui avait parlé de boî à chaussures, c'était Nicolas Mer Rossignol dans une fédération qui utilise à ta chaussure. La plupart du temps, ce sont des urnes, mais il peut arriver qu'and une section où ils sont trois ou quatre, franchement effectivement, on ne mobilise pas un chapeau et puis vous sortez un petit papier, mais vous pouvez le tourner en ridicule.

Non, je t pas en ridiculêement non mais vous avez des sections où ils sont trois ou quatre dans la section, ils se connaissent tous en réalité c'est qu'il pourrait même voter à main levée parce qu'ils se connaissent tellement qu'ils savent très bien qui vote quoi. Mais simplement je vous le dis effectivement quand ils sont trois ou quatre dans une section dans une commune qui fait 100 habitants, vous allez pas leur demander de mettre une urne un isoloir parce que effectivement c'est une boîte à chaussures dans ces cas-là mais la plupart du temps, je vous le dis, ce sont aussi des urnes avec des isolo. Voilà.

C'est quoi le socialisme version Olivier Fort avec le socialisme de Nicolas Meer Aossignol ou de Boris Valallot ? Ben vous leur poserez la question parce que la réalité c'est que depuis 2 ans depuis le congrès de Marseille, j'ai mis sur la table d'option et ont toutes été adopté à l'unanimité ou la quasi unanimité. Ça a été vrai pour le programme aux européennes, ça a été vrai pour la liste aux européennes, ça a été vrai pour la création du nouveau Front populaire, ça a été vrai pour la censure de Michel Bargnier et ça a été vrai aussi pour la non censure du budget Beou.

Et donc c'est vrai que on peut poser la question qui le forisme, c'est-à-dire quelle est votre ligne à vous ? Comment vous définieriez le socialisme Olivier Fort ? Ben le socialisme de Olivier France, c'est celui de Jorè, de Bloom, de Mitteran.

Il est une volonté de ne pas en rester à l'ordre établi et aujourd'hui d'établir ce que moi j'appelle le socialisme écologique et donc avoir cette capacité à la fois à éviter la prédation de la nature et à éviter l'exploitation des hommes. Voilà à peu près la définition la plus courte que je puisse vous donner. Et sur la question ensuite de la méthode face aux élections, êtes-vous favorable à une primaire et un candidat unique ?

Et jusqu'où ? Moi, je suis prêt à un candidat commun. Il sera pas unique à gauche puisque vous l'avez compris, Jean-Luc Mélenchon et les siens auront leurs candidats et moi je souhaite qu'il y ait un processus qui conduise à ce qu'il y a un candidat commun qui aille dans ce périmètre qui va de Ruffin à Gluxman.

De Ruefin à Gluxman. Vous commencez pas à Poutou comme il dit lui. Mais je crois que Philippe Poutou n'a pas spécialement envie d'être dans une primaire avec les socialistes et je crois que ce serait assez dérisoire que d'avoir une primaire qui mêle des gens qui ne vont pas défendre la même chose.

Par ailleurs, si je devais être complet, moi avant qu'il y ait un mécanisme de sélection du candidat ou de la candidate, je souhaite qu'il y ait d'abord la négociation d'un programme commun, qu'il y ait une plateforme commune. Mais quand vous dites il faut un processus pour désigner un candidat commun, d'abord est-ce que ça veut dire que pour vous c'est une manière de dire primaire ? C'est une manière de dire primaire mais ça peut c'est pas une exclusivité, ça peut être autre chose.

Ça peut être une conscience citoyenne, ça peut être des sages que nous avions choisi en commun qui se mettraient à réfléchir, à décider de qui est le bon candidat et qui a le potentiel le plus élevé pour le premier et le second tour. Je n'ai aucune forme de religion en la matière. simplement ce que je souhaite c'est qu'on y arrive et qu'on a effectivement un candidat commun parce que je sais aussi que si nous n'y parvenions pas nous aurions la même chose qu'en 2022 c'estàd qu ou cin candidats de gauche au premier tour et donc aucun au second vous actez le fait que les LFI ne feront pas partie de ce processus ou est-ce que vous le souhaitez qu'il ne fasse pas partie de ce processus mais c'est les deux à la fois mon capitaine c'estd que je pense que nous avons des différents notamment là on parle de la présidentielle on parle pas d'une législative Dans une présidentielle, on parle aussi des sujets de politique étrangère.

Nous avons de gros différents avec la France insoumise sur toute une série de questions et donc à l'Ukraine à par exemple à l'Ukraine mais pas seulement et donc sur le rapport effectivement un certain nombre de de grands ensembles mondiaux et donc je souhaite que sur ces questions-là nous puissions avoir nos positions et donc il y aura deux candidats à gauche. Il y aura un candidat insoumis. Ça a été rappelé d'ailleurs par Manuel Bompard.

Manuel Bpard qui hier a dit qu'il ne voulait pas de cette de cette primaire, qu' proposeraiit eux-mêmes un un candidat. Oui, il proposent leurs candidats à l'ensemble de la gauche. Et bien c'est très sympathique mais euh nous aurons nous-mêmes un candidat ou une candidate et je souhaite qu'il soit qu'il incarne ce bloc commun qui va donc de Ruffin à Gluxman.

Et quand vous entendez François Ruffin qui dit qu'il est sûr de la gagner cette primaire parce que il se dit fort de son ancrage dans les classes populaires, mais je comprends que il a envie de la gagner. Ce serait curieux qu'il dise "Je veux une primaire et je suis sûr de la perdre." Donc il est normal qu'il cherche à à se rassurer, à rassurer celles et ceux qui ont envie qu'il y ait une primaire et qui veulent voter pour lui.

Maintenant, c'est pas lui qui vote, c'est et ni moi d'ailleurs. Et donc on verra bien qu'il emportera si c'est une primaire. Il dit qu'il veut éviter l'opposition stérile, je cite, entre les trop fous, on comprend LFI, et les trop mou, on comprend plutôt le centre gauche.

Vous vous sentez visé par les trop mou ? Bah pas du tout, je me sens ni mou ni fou. Ni mou ni fou.

Donc pour vous, il faut cette primaire très large ou où il y aura de tout ? Mais je vous l'ai dit euh de Ruffin Gluxman, je me sens parfaitement à l'aise et je crois que il faudra chercher celui ou celle qui est capable de fédérer cet ensemble-là et qui permettent ensuite de passer la barre du premier tour. Ça fait quand même deux fois que la gauche s'absente du second tour et que ce soit un candidat ou une candidate qui permettent ensuite de gagner face vraisemblablement à l'extrême droite parce que je ne nous pardonnerai pas, je ne me pardonnerai pas d'avoir contribué directement ou indirectement à dérouler le tapis rouge sous les pieds de l'extrême droite.

Merci Olivier Fort, premier secrétaire du Parti socialiste et qui compte bien le rester. Première étape donc de ce congrès à partir de demain. Merci à vous.