Macron réveille l’opposition… de gauche - Reportage #cdanslair 16.01.2018
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:36OuverteRéponse directe
Vous êtes là depuis longtemps ?
- 2:18OuverteRéponse directe
Qu'en pensez-vous, vous, qui êtes au cœur du dispositif ?
- 2:45RelanceRéponse partielle
Je crois qu'il faudra débattre de l'intérêt, encadrer les choses.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43PrésentateurFait
« Au maximum, les retenues comme on les appelle ici restent 45 jours enfermées. »
- 1:37PrésentateurFait
« Cette durée de rétention, le projet de loi sur l'immigration et l'asile pourrait l'étendre à 90 jours. »
- 2:33Invité politiqueFait
« Je ne suis pas a priori fan ou très favorable à un allongement de cette durée. »
- 4:15PrésentateurChiffre
« En 2017, les éloignements d'étrangers en situation irrégulière ont augmenté de 14,6%. »
Temps de parole
- Présentateur48 %
- Invité politique25 %
- Invité7 %
- Invité 27 %
- Présentateur 24 %
- Invité 34 %
- Invité 43 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
A proximité de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, le centre de rétention administrative du Ménilamelo, le plus grand de France. Ce jour-là, la députée La République En Marche du Maine-et-Loire, Stella Dupont, visite l'un des quartiers réservés exclusivement aux hommes. Pour le moment, 70 d'entre eux cohabitent.
Bonjour monsieur, je suis Stella Dupont, je suis députée française et je viens voir comment se passent les rétentions ici, la vôtre en particulier. Vous êtes là depuis longtemps ?
Oui, ça fait dimanche, ça va faire bientôt à moi.
Au maximum, les retenues comme on les appelle ici restent 45 jours enfermées. Une vie en communauté dans des conditions sommaires, alors pour Zakaria, le temps semble bien long.
C'est pas normal les gens, comment ils vivent et comment ils mangent et tout ça. Il y a des criminels, ils vivent mieux que tout ça. Wesh les gens ici, chaque bâtiment, il y a je sais pas combien de personnes, il n'y a même pas un seul délai pour tout ce monde-là.
Quand on reste 45 jours, les jours sont longs puisqu'il n'y a pas d'activité. On voit bien que c'est un milieu assez carcéral, moi je perçois les choses comme ça, alors que c'est un lieu de rétention, on n'est pas dans une prison ici. Donc la nuance n'est pas très flagrante en fait dans ce qu'on voit ici.
Cette durée de rétention, le projet de loi sur l'immigration et l'asile pourrait l'étendre à 90 jours. Une piste évoquée qui permettrait à l'administration de disposer de plus de temps pour faciliter l'expulsion des étrangers en situation irrégulière. Une restriction de liberté plus longue qui scandalise des associations comme la CIMAD présente dans le centre.
Nous on nous a dit que la durée de rétention était, le projet c'était de l'allonger à trois mois. Nous notre seule question c'est qui va craquer le premier, les retenus, les policiers.
Alors face aux policiers du centre, la députée prend le pouls.
La perspective est d'allonger cette durée de rétention. Qu'en pensez-vous, vous, qui êtes au cœur du dispositif ?
Compliqué pour les fonctionnaires, parce que 90 jours, je dirais qu'il faudrait adapter un peu plus le centre.
Je ne suis pas a priori fan ou très favorable à un allongement de cette durée.
Je crois qu'il faudra débattre de l'intérêt, encadrer les choses. Enfermement trop long, conditions carcérales. Pas très fan Stella Dupont, comme d'autres fidèles d'Emmanuel Macron, qui n'hésitent pas à remettre en cause la future loi sur l'immigration et l'asile. A l'image de Jean Pisani Ferry, son conseiller économique pendant la campagne, qui signe aujourd'hui avec d'autres, une tribune qui dénonce la politique migratoire du gouvernement. Nous nous sommes hélas réveillés dans un pays où des projets de loi permettront bientôt de priver de liberté pendant 90 jours, des femmes et des hommes dont beaucoup n'ont fait l'objet d'aucune mesure d'éloignement du territoire.
Un malaise également palpable au sein de la majorité. Pour désamorcer, la semaine dernière, Edouard Philippe a reçu les poids lourds de La République En Marche à Matignon, à la veille de sa rencontre avec les associations d'aide aux migrants. Hier, les députés du groupe ont fait leur rentrée à l'Assemblée, avec un séminaire consacré au texte. Des débats à huis clos pour rassurer l'aile gauche, quelque peu critique.
J'ai quelques réserves sur bien évidemment les délais de rétention de 45 à 90 jours. J'ai d'autres réserves sur les mineurs, sur la détention, voilà, la détention, la rétention. Vous voyez, on a toujours du mal entre les deux tellement parfois on ne voit pas la limite.
Le ministre de l'Intérieur entend lui rester ferme. En 2017, les éloignements d'étrangers en situation irrégulière ont augmenté de 14,6%. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci.