Revalorisation des retraites dès le 1er janvier 2025 - Laurent Saint-Martin est l’invité des 4 vérités du 12 novembre 2024
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03ComplaisanteRéponse directe
Laurent Saint-Martin, bonjour, merci d'être là.
- 0:10OuverteRéponse directe
Les pensions seront revalorisées au 1er janvier à la moitié de l'inflation, qui l'annonce ?
- 0:20OuverteRéponse directe
C'est qui le patron exactement, Laurent Wauquiez ?
- 1:18FerméeRéponse directe
Vous étiez au courant des annonces de Laurent Wauquiez hier soir ?
- 1:22RelanceRéponse directe
Vous saviez qu'il y aurait ces annonces hier soir ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Antoine Armand était-il au courant de cette annonce ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:51Invité politiqueFait
« Il n'y aura aucune perte de pouvoir d'achat pour toutes les retraites qui sont en dessous de l'équivalent du SMIC. »
- 2:29Invité politiqueChiffre
« Au 1er janvier, l'ensemble des retraites sera revalorisé à hauteur de 0,9 probablement. »
- 2:44Invité politiqueFait
« Au 1er juillet 2025, il y aura un rattrapage pour toutes les retraites qui sont en dessous du niveau du SMIC. »
- 3:06Invité politiqueChiffre
« Elle sera autour de 3 milliards d'euros. »
- 3:32Invité politiqueFait
« C'était déjà prévu. C'était déjà dans le tuyau. »
- 5:10Invité politiqueFait
« Depuis cinq ans, nous sommes le pays le plus attractif d'Europe. »
- 6:57Invité politiqueFait
« Ce qui sort de l'Assemblée nationale en première lecture, c'est un texte de Frankenstein. »
- 7:01Invité politiqueChiffre
« Il y a plusieurs dizaines de milliards d'euros d'impôts en plus. »
Temps de parole
- Laurent Saint-martin68 %
- Présentateur32 %
≈ 1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et oui, Laurent Saint-Martin, dans la parole, est particulièrement attendue ce matin, au lendemain des annonces de Laurent Wauquiez. Bonjour, Laurent Saint-Martin, merci d'être là. C'est vrai qu'il y a eu ces annonces donc majeures pour les retraités hier soir. Finalement, les pensions seront bien revalorisées au 1er janvier, à hauteur de la moitié de l'inflation, dans un premier temps en tout cas, on le précise, on va expliquer en détail. Mais d'abord sur la forme, c'est donc Laurent Wauquiez, le président du groupe Les Républicains, qui est venu l'annoncer. C'est qui le patron exactement, Laurent Saint-Martin ?
Le Premier ministre a dit depuis le début de ce gouvernement que nous voulions une méthode de concertation avec cette coalition, qui est ce socle majoritaire à l'Assemblée nationale et au Sénat, et qu'il puisse y avoir des évolutions du texte. Je rappelle que ce budget a été construit dans des temps extrêmement courts, quelques semaines seulement, et que nous avions nous-mêmes la volonté de le faire évoluer, à l'écoute des groupes parlementaires. Et le Premier ministre a toujours été très ouvert là-dessus. Et c'est une bonne chose. Il faut qu'avec les groupes, il puisse y avoir des compromis trouvés avec le gouvernement.
Oui, mais ensuite il y a les annonces, et ce sont les ministres, le Premier ministre qui font les annonces. Honnêtement, ce qu'on a vu hier, on ne l'avait jamais vu avant. Eh bien, peut-être que nous avons aussi besoin de démontrer davantage que l'évolution de ce texte vient des compromis entre le gouvernement et les parlementaires du socle majoritaire. Je crois que c'est important de montrer qu'on est ensemble justement dans cette démarche d'évolution d'un texte. Vous l'avez dit, des évolutions substantielles.
Vous étiez au courant, vous ? Vous étiez au courant que Laurent Wauquiez allait faire ces annonces hier soir, en 20h ?
C'est évidemment l'issue d'un accord entre le gouvernement et le groupe de la droite républicaine. Donc vous le saviez ? Vous saviez qu'il y aurait ces annonces hier soir ? Je savais qu'il y avait eu effectivement cet accord sur le fond, c'est-à-dire cette nature-là. Sur les annonces.
Le Premier ministre...
Non mais, pardon, est-ce que vous le saviez pour les annonces ? Oui. Question simple. Oui, vous le saviez. Oui, la question était de savoir effectivement qui allait annoncer quand. Mais j'ai envie de vous dire ça, pardon, c'est quand même un sujet qui intéresse assez peu de monde. Ce qui compte, c'est de savoir comment est-ce que les petites retraites évoluent par rapport au texte initial. Et donc effectivement, je vous confirme qu'il n'y aura aucune perte de pouvoir d'achat pour toutes les retraites qui sont en dessous de l'équivalent du SMIC. Et c'est ça la nouvelle importante.
Je vous pose la question parce qu'il semble qu'Antoine Armand, votre collègue de l'économie, lui, n'était pas au courant de cette annonce. C'est ce qui se dit en off, comme on dit en tout cas pour l'instant. On verra ce qu'il en dit publiquement. Mais vous, vous nous dites que vous étiez au courant, dont acte. Est-ce que donc sur le fond, vous confirmez tout ce qu'il a dit ? Revalorisation au 1er janvier pour tous, mais de la moitié de l'inflation. Et ensuite, au 1er juillet, sur la revalorisation, sur la totalité de l'inflation, mais pour les retraités jusqu'au niveau du SMIC.
Est-ce que c'est précisément ça, les nouvelles conditions ? Oui, c'est cela. C'est-à-dire qu'au 1er janvier, l'ensemble des retraites sera revalorisé à hauteur de 0,9 probablement. En fait, c'est-à-dire la moitié de l'inflation. Donc on verra exactement quelle sera l'estimation de l'inflation. Ça devrait être aux alentours de 0,9. Et puis effectivement, au 1er juillet 2025, il y aura un rattrapage pour toutes les retraites qui sont en dessous du niveau du SMIC, pour qu'il n'y ait pas, justement, de perte de pouvoir d'achat, et que ce soit l'équivalent d'une année indexée sur l'inflation complète pour ces retraités-là.
Ça veut dire que l'économie pour les finances publiques sera de combien ? Initialement, la mesure prévue devait permettre d'économiser à peu près 3,8 milliards d'euros. Je parle sous votre contrôle. Là, on va économiser combien ?
Elle sera autour de 3 milliards d'euros. D'accord. Donc un coût autour de 800 millions d'euros. En fonction de la réalité de l'inflation, cela peut varier. Mais nous serons effectivement entre 500 et 800 millions d'euros, effectivement, de rendus, on va dire, aux petites retraites.
Alors, Laurent Wauquiez a parlé hier pour compenser cette perte de fusion des organismes publics. Ça va permettre de compenser 800 millions d'euros, simplement de fusionner comme ça quelques organismes.
Et puis, c'était déjà prévu. C'était déjà dans le tuyau, ça. Oui. Alors, il y a des choses qui sont faisables à court terme, d'autres à plus long terme. Ça, c'est vrai. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que le travail précis que nous devons faire sur la trésorerie des opérateurs, mais aussi la fusion, le rapprochement d'un certain nombre d'entre eux, est un travail important et courageux à faire. On a probablement multiplié de façon trop importante le nombre d'agences, le nombre d'opérateurs. C'est vrai dans l'État. C'est vrai dans les collectivités. Il va nous falloir rationaliser tout ça. C'est un travail dont on a lancé l'initiative.
C'est un travail qui doit se poursuivre, justement, avec les parlementaires. Mais permettez-moi de vous dire que le sujet que l'on a aujourd'hui avec les retraites, je veux que nous l'ayons avec tous les groupes parlementaires du socle majoritaire. Et on travaille de la même manière avec le groupe Ensemble pour la République, notamment sur le sujet, vous le savez, des allègements généraux de charge. Et c'est une discussion que l'on a.
Et ce que vous avez vu sur le cas des retraites avec le groupe de la droite républicaine, je veux que nous l'ayons rapidement aussi de la même façon avec le groupe Ensemble pour la République pour faire une évolution franche, claire, sur les allègements généraux de charge, c'est-à-dire le coût du travail qui est vraiment une priorité politique et à juste titre, selon moi, du groupe Ensemble pour la République.
C'est-à-dire que vous pourriez avoir la main moins lourde, moins dure pour les entreprises sur les allègements de charge. C'est une demande qui est très très reliée ces derniers jours. Quand on regarde le Figaro, par exemple, ce matin, il y a plusieurs chefs d'entreprise. On parlait d'Alexandre Bompard tout à l'heure, le patron de Carrefour. Lui, il a commencé à élever la voix. Il y a aussi le patron de CMA, CGM et plein d'autres qui disent que cette fiscalité, elle menace la capacité d'investissement des entreprises. Et donc, à terme, l'emploi. Est-ce qu'il y aura des annonces de votre part bientôt sur ce plan ?
Oui, et je tiens à dire que le maintien de la politique de l'offre, la compétitivité des entreprises françaises, l'attractivité de notre pays, qui est un record. Depuis cinq ans, nous sommes le pays le plus attractif d'Europe. Tout cela, nous devons le conserver. Donc, il faut entendre, évidemment, les chefs d'entreprise, mais aussi les parlementaires qui le disent depuis plusieurs semaines. Ça va se traduire par quoi ? Et c'est le cas du groupe Ensemble pour la République. Et c'est pour ça que je dis que nous sommes en train de travailler à un compromis permettant, effectivement, je reprends votre expression, d'avoir la main moins lourde. En fait, ce n'est pas une main lourde ou pas lourde.
C'est tout simplement une nécessité de résorber notre déficit public et en même temps de ne pas le faire en cassant ce qui marche, c'est-à-dire notre politique d'activité et d'emploi dans notre pays. Et donc, moi, j'ai entendu les priorités du groupe Ensemble pour la République, de Gabriel Attal, de Gérald Darmanin, de David Amiel, Jean-René Cazeneuve, ils nous l'ont dit pendant de longues semaines, il faut les entendre. C'est très important. Donc sur quelle piste ? Et donc, il faut évoluer pour que cela soit... Sur la surtaxe, sur l'impostation, sur les sociétés, par exemple ?
Il faut qu'il y ait moins d'économies faites sur les allègements généraux de charges que ce qui est proposé dans la copie initiale du gouvernement. Et moi, je l'ai entendu de la part de ces députés. Et on va arriver dans les prochains jours, dans les tout prochains jours, à un compromis là-dessus. Vous pouvez nous donner quelques pistes, peut-être ? Non, mais nous sommes justement en train d'y travailler. Je veux qu'on puisse aboutir là, dans les tout prochains jours, de la même façon que nous l'avons fait sur les retraites avec le groupe de la droite républicaine. C'est encore une fois cet état d'esprit de co-construction avec les groupes de la majorité.
Moi, je trouve que c'est une bonne pratique. Et on aura les annonces quand ? Dans les tout prochains jours, je l'espère.
Est-ce que c'est le prix à payer pour avoir un accord politique du côté de l'Assemblée ? Parce que vous n'êtes pas forcément sûr d'avoir une majorité dans vos propres ans. Alors, ce n'est même pas sûr d'avoir une majorité tout court. Il y a le vote cet après-midi, mais c'est un texte, on le précise, le vote qui sera présenté aux députés, ce n'est pas du tout le texte que vous avez proposé. C'est un texte que vous-même, vous ne voteriez pas cet après-midi, disons les choses.
Ce qui sort de l'Assemblée nationale en première lecture, c'est un texte de Frankenstein. Il y a plusieurs dizaines de milliards d'euros d'impôts en plus. Et ne croyons pas que ce sont uniquement pour quelques milliardaires et quelques grandes entreprises. En vérité, ça va très vite concerner l'ensemble des Français. Ça a été fait beaucoup par le nouveau Front populaire, souvent avec l'abstention du Rassemblement national, qui du coup a rendu majoritaire ces votes-là très régulièrement. Et en parallèle de ça, le Rassemblement national a réussi à faire adopter, justement, l'absence de la contribution française à l'Union européenne.
Ce qui est un non-sens absolu, puisque la France, ce que je sache ce matin, est toujours dans l'Union européenne. Donc c'est un texte qui mêle l'enfer fiscal, mais aussi énormément de dispositions qui sont contraires tout simplement au droit, soit le droit national, soit le droit européen. Donc vous comprenez bien que pour le gouvernement, ce texte en l'État n'est pas acceptable.
Mais alors à quoi ça sert franchement ce débat ? Puisque depuis le début, en réalité, vous savez que ça se finira par un 49.3.
Non mais d'abord, le débat parlementaire, Julien Arnault, je l'ai déjà dit ici sur ce plateau, il est nécessaire dans notre pays. Les élus...
C'est pas ce que disent certains députés. Éric Wirt, par exemple, il dit franchement ça sert à rien, c'est donner une tribune à nos adversaires. Et en fait, c'est une perte de temps et on n'a pas le temps.
Mais regardez ce que serait... Vous avez parlé d'Alexandre Bopard et d'un certain nombre de chefs d'entreprise qui peuvent à raison craindre que notre pays devienne justement l'antithèse de ce qu'il a été ces sept dernières années, à savoir un pays dans lequel il ne pourrait plus investir, un pays dans lequel les impôts deviendraient totalement confiscatoires. Regardez, avec le budget que le nouveau Front populaire a proposé, finalement en réponse à l'initiative du gouvernement, on serait dans cette situation-là.
Nous, on s'y refuse, mais le débat parlementaire permet aussi de faire tomber les masques et de démontrer que, d'un côté, on veut sortir de l'Europe, de l'autre, on veut l'enfer fiscale. Moi, je crois que le texte d'équilibre du gouvernement, il est justement, au contraire, non seulement une réponse raisonnable, responsable de réduction de nos déficits publics, mais aussi du maintien de notre activité dans notre pays.
Saint-Martin qui nous a annoncé ce matin des annonces futures pour qu'il y ait moins de lourdeur sur les entreprises, des discussions donc en cours sur les allègements de charges. Merci beaucoup. Merci à vous. Merci à vous deux. Et merci également à Katia Tia pour la traduction en langue des signes. Merci à vous.
Laurent Saint-martin