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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 29 septembre 2025 21 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & familleInstitutions & élections

CE RAPPORT CHOC QUI MET À MAL LE MEDEF ET LA POLITIQUE LECORNU - MACRON

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00LisaChiffre
    « Entre 2012 et 2022, les micro-entreprises, les PME et les ETI créent dans leur établissement respectivement plus de 800650 ou encore 340000 emplois salariés alors que les grandes entreprises en suppriment 173000. »
  • 6:00ThomasFait
    « Le vrai constat de ces 10 ans, c'est surtout le constat de l'échec de la politique d'offre comme nous l'avions dit ici, en tous les cas pour les grandes entreprises. »
  • 24:00LisaChiffre
    « 6 milliards d'euros sur l'État et son train de vie. Il y a des attentes sociales fortes dans notre pays. Il est donc hors de question de préparer un budget d'austérité. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Media TV et le Méia 247, et d'activer la cloche. Il y a très peu de punitions pour des délits financiers en France. Pour regarder nos voisins, l'Allemagne, c'est autre chose, hein.

Il y a des il y a des peines de prison ferme. L'Angleterre, c'est pareil. Les États-Unis, n'en parlons pas.

La seule vision aujourd'hui qu'à la France, c'est de réduire les déficits. Ils ont été tellement gâtés. Vous vous rendez compte quand même que le grand patronat a réussi à faire gober une réforme comme le CICE à un président socialiste.

Donc dit de gauche. Comment voulez-vous qu'après ça il ne se croit pas tout permis ? Bonjour tout le monde, je suis ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant Porscher.

Toutes les semaines, on entend tout et son contraire sur l'économie et pas que. Et on est là avec Thomas pour détricoter tout ça. Et on en a du travail hein.

Le média est en pleine repost. L'extrême droite aidé par des médias financés par les milliardaires cherche à imposer sa vision en muselant la diversité des voix et en bafouant le pluralisme sur les réseaux sociaux et sur la TNT francilienne, nous voulons porter les voix qui dérangent, celles qu'on ne veut pas entendre ailleurs. Cette bataille pour la démocratie nous concerne toutes et tous.

Alors rejoignez-nous et soutenez La Post sur campagne.v.fr.

Bonjour Thomas. Salut Lisa. Avec toi aujourd'hui au programme, les grandes entreprises suppriment des emplois pendant que les petites embauchent et le cornu a fait des non annonces.

C'est parti. Qui crée ou supprime des emplois en France ? Vous la connaissez la chanson.

Les français détestent les riches, les patrons et les entreprises alors que c'est elle qui crée des emplois et nous enrichissent. LINE a sorti une étude intéressante entre 2012 et 2022. Les créations d'emploi ont surtout été portées par les micro-entreprises et les PME.

Quoi ? Les grandes entreprises au milliards de bénéfices ne sont pas dans le top du classement dans la création d'emploi. Comme c'est étrange, entre 2012 et 2022, les micro-entreprises, les PME et les ETI créent dans leur établissement respectivement plus de 800650 ou encore 340000 emplois salariés alors que les grandes entreprises en suppriment 173000.

À noter que finalement les micro-entreprises créent près de la moitié des emplois sur la période, mais beaucoup d'entre elles changent de catégorie à la suite de leur croissance ou de leur rachat par des entreprises de plus grande taille. si bien que les effectifs salariés de cette catégorie augmentent peu finalement. Et dans le même temps, les effectifs salariés dans les grandes entreprises augmentent sur la période bien qu'elle supprime 173000 emplois car les pertes d'emploi sont plus compensées par des fusions, acquisition ou des rachats d'établissement appartenant à de plus petites entreprises.

Et à noter aussi que les suppressions nettes ont lieu en dehors des grandes agglomérations. Thomas, qu'est-ce que révèlent un peu tous ces chiffres là ? Alors ce qu' ce qu'elle nous montre en fait et surtout que ces chiffres comme tu les as très bien présentés sont entre 2012 et 2022.

Et entre 2012 et 2022, on a eu vraiment tout un tas de dispositifs d'aide euh aux entreprises. Euh le CICE, la baisse de l'impôt sur les sociétés, les baisses d'impôts de production, les deux lois travail. Euh euh et qu'est-ce que l'on constate aujourd'hui ?

Ben, on constate que malgré ces dispositifs qui ont profité en volume majoritairement aux très grandes entreprises, et ben ça n'a pas permis la réindustrialisation. ça n'a pas permis l'investissement et l'emploi. Le vrai constat de ces 10 ans, c'est surtout le constat de l'échec de la politique d'offre comme nous l'avions dit ici, en tous les cas pour les grandes entreprises.

Donc, il faudrait, me semble-t-il à partir de de maintenant quand on a des réflexions sur l'entreprise de dissocier les très grandes entreprises, celles qui on plus de 5000 salariés, les entreprises intermédiaires, celles qui ont entre 250 et 5000, des PME et des petites entreprises parce que les petites entreprises, les PME, c'est 96 % du tissu productif français. Et aujourd'hui quand on fait des des aides, il faut vraiment à mon à mon avis différencier tout cela parce qu'il y en a qui vont créer des emplois et puis d'autres visiblement qui sont sur d'autres stratégie d'exportation, de développement à l'international et qui sont de moins en moins sur des stratégies nationales. On parle beaucoup de la manif des patrons ou du moins du MDF prévu le 13 octobre mais on est d'accord que les patrons ça veut un peu rien dire en fait.

C'est exactement ça. Les patrons ça veut rien dire. Le MDEF représente très clairement le grand patronat. le grand patronat, c'est les grandes entreprises, c'est celles qui ont plus de 5000 salariés.

Ces entreprises-là, vous savez, c'est sur l'ensemble des entreprises, c'est 0,01 % des entreprises. Il y a 270 entreprises sur 4 millions. Donc, c'est absolument rien du tout.

Et celles qui sont concernées par les par des taxations sur les très haut patrimoines, c'est vraiment la pointe de ces entreprises-là. Et quelques start-ups euh dans des domaines très innovants euh comme on a vu l'exemple de de de Mistral. Le reste des entreprises, celle de moins de 10 salariés, 96 %.

Vous voyez ? Euh c'est c'est et c'est elle qui crée qui crée de l'emploi. Euh donc non, on peut pas quand on parle de patron, il faut bien que dans la tête des gens parce que je sais que derrière patron, vous avez des gens de PME qui sont très fâchés également qui vont dire "On nous tape dessus tout le temps alors que nous créons de la richesse." Je veux dire, elles ont bien intégré le discours le discours libéral, mais en réalité, elles ne sont absolument pas concernées euh par ce qui se passe en ce moment.

Je veux dire, ce qui est dans la cible, ce qui est dans le viseur aujourd'hui, c'est les très grandes entreprises qui pratiquent de l'optimisation fiscale euh qui bénéficie majoritairement des aides et qui ne représentent que 001 % de l'ensemble des entreprises et c'est ell et qui supprime en plus des emplois. Donc c'est elles qui font du mal en fait aux patrons de PME qui disent on est sous les charges, on en peut plus et qui ont qui adoptent le discours libéral. Alors, elles font effectivement la première chose, c'est que souvent ces entreprises, ces grandes entreprises, c'est elles qui ont comme clients des entreprises de taille petites, très petites ou même intermédiaires.

Donc quand les grandes entreprises jouent le jeu, en fait, elles draînent avec ell l'ensemble des autres entreprises. Donc il faut faire en sorte que ces grandes entreprises aujourd'hui elles payent déjà leurs fournisseurs en temps et en heure parce que parfois elles mettent du temps et comme elle les les petites entreprises sont dépendantes de ces grandes, elles mettent de le temps, elles font de la trésau. Ça c'est la première des choses, il faudrait vérifier ça.

Et la deuxième c'est que elles aient quand même comme elle bénéficient d'aide une vision de développement national parce que les aides sont nationales. Enfin, c'est quand même dingue de donner des aides au niveau national que les Français payent pour des stratégies externes d'implantation dans d'autres pays. Ça c'est assez particulier.

Et dès qu'il y a un problème, ces ces grandes entreprises, elles ont le le 06 du ministre de l'économie ou du président et elles demandent des aides comme ça a été le cas pendant le Covid pour subvenir à leurs besoins. Donc ça ça c'est la première chose. C'est-à-dire que il faut faire en sorte que ces entreprises aient une stratégie qui profite au tissu national et donc au PME qui elles sont concernées plutôt par ce qui se passe au niveau national et exporte très peu.

Et la deuxième chose, c'est vraiment de faire la part des choses entre les petites entreprises et les et les et les grandes entreprises sur les aides, mais aussi sur le reste parce qu'il y a une forme de concurrence déloyal, nous l'avons dit ici, qui peut qui peut avoir lieu quand vous êtes un petit café que vous ouvrez ou un fournisseur de ou un distributeur de café ou un restaurant ou et cetera, vous pouvez avoir en face de vous un grand cafetti américain qui pratique de l'optimisation fiscale et donc vous êtes dans une forme de concurrence déloyale. Donc dans le discours, tout comme dans les aides, il faut aujourd'hui différencier les deux. Nous, on le fait tout le temps ici.

Après, c'est au patron aussi de se différencier. Euh quand je vois que les représentants des PME parlent d'une seule voix avec le grand patronat alors qu'ils ont des problématiques complètement différentes, des objectifs complètement différents, là c'est plus possible. Il faut un moment comprendre que les petites PME ne sont pas le grand patronat et qu'ils n'ont pas les mêmes objectifs et qui n'ont pas les mêmes besoins.

Voilà, donc le politique doit prendre ça en compte, mais le patron aussi, le patron de PME aussi doit se dissocier complètement du grand patronat. Est-ce que la colère des patrons là est justifiée ? Alors pourquoi moi si je me mets à leur place euh du le grand le grand patronat, metsons mettons-nous à leur place 2 minutes.

Ce qui ce qu'ils font jamais hein, mais mettons-nous à leur place. Euh c'est normal qu'il soit qu'il soient fâchés parce qu'ils ont été très gâtés. Ils ont été tellement gâtés.

Vous vous rendez compte quand même que le grand patronat a réussi euh à faire gober une réforme comme le CICE à un président socialiste. Donc dit de gauche. Comment voulez-vous qu'après ça il ne se croit pas tout permis ?

Normalement, un président de de gauche doit doit avoir une forme de réticence vis-à-vis du patronat, même si c'est un président socialiste. Là, ils leur ont fait gober Sarkozy n'avait pas n'avait pas gobé, le CICE et la réforme du marché du travail. Après ça, ils ont eu un président que certains qualifient ni de gauche ni de droite, mais qui était très pro business, qui a commencé à baisser tout de suite les impôts sur les entreprises et sur les plus riches.

Donc, ils ont été extrêmement gâtés. Et puis même pendant le Covid, pendant le Covid où il y avait le quoi qu'il en coûte, où vous aviez le gouvernant de la Banque de France qui sortait en disant il va falloir faire des efforts après à tous les Français. Là, on leur passait des baisses d'impôts de production.

Donc dans dans le plan de relance, il y avait aussi encore des cadeaux fiscaux aux entreprises. Donc là, ils sont fâchés parce qu'ils se disent "La fête est finie." Donc ça, on peut on peut les comprendre.

Mais quand on regarde concrètement ce qu'ils ont eu comme mesure fiscale euh et ce qu'il y a eu de l'autre côté comme réforme touchant la majorité de la population, euh non, ils ont aucune raison d' d'être mécontent. Quand on a une vision un peu au-dessus, Macron avait dit "Je suis le président de la flexis sécurité. La la flexibilité, elle a eu lieu à tous les niveaux.

La politique de l'offre, elle a eu lieu. La sécurité ça a été la réforme de l'assurance chômage, la réforme des retraites, enfin elle a pas eu lieu. Donc non, non, on est on ils ont été trop gâtés.

Et là aujourd'hui, il y a un problème soit-disant parce qu'il le défend aussi ce problème budgétaire. Nous on l'a souvent relativisé ici et d'ailleurs, on a souvent eu raison puisque là la France encore arrive à emprunter. Mais si ce problème budgétaire est sérieux comme eux-mêmes le disent, bah il faut que tout le monde contribue.

Donc il ils doivent aussi contribuer. Euh après le refus catégorique de la taxe Zucman par les gouvernements et libéraux, Thomas Piquetti économiste a proposé d'aller plus loin. Je le cite si vous ne la payez pas, vous vous mettez dans la position que quiconque décide de ne pas payer d'impôt.

Vos actifs peuvent être gelés. Vous pouvez être arrêté à l'aéroport. Qu'est-ce que tu en penses ?

Alors bon, c'est alors cette phrase a fait a fait beaucoup de bruit et euh mais la réalité quand on quand quand on la regarde euh c'est qu'il y a très peu très peu de punition pour des délits financiers. En France, on est on est un des pays qui est le plus clément avec les les délits financiers. Je veux dire, vous regardez nos voisins, l'Allemagne c'est autre chose, hein.

Il y a des il y a des peines de prison ferme. Euh vous pouvez aussi poursuivre un banquier qui est impliqué dans dans dans un montage d'évasion fiscale. Euh vous regardez euh l'Angleterre, c'est pareil avec des peines de prison ferme.

Les États-Unis n'en parlons pas. Euh chez nous, quand vous avez ça, vous allez souvent directement régler ça avec les impôts. C'estàd que on passe pas par du pénal, mais on va directement régler ça avec des impôts.

Et 80 % des des cas, c'est des peines de surcis. Donc moi je pense que aujourd'hui compte tenu de de nos besoins, il faut être beaucoup plus ferme, c'est vrai, sur les questions de délit financier, d'évasion fiscale et d'optimisation fiscale avec abus de règles de droit où on va beaucoup trop loin. Il faut pas qu'il y ait une impunité parce que s'il y a une impunité, c'est une façon de dire "Bon, vous pouvez tenter votre chance et si vous êtes attrapé, rien ne se passe." Non non, il faut être à la mesure de toutes les les autres condamnations, être assez sévère là-dessus bien sûr parce que la justice c'est être très sévère pour d'autres thèmes dans les condamnations.

Et voilà, tout c'est quand même important de le de le préciser. H c'est quoi tes pistes là pour les pour les grandes entreprises ? Si si tu étais ministre de l'économie, tu tu avancerais quelles orientations ?

Alors les grandes entreprises, elles elles sont si si tout est bien aligné, elles sont absolument essentielles euh au niveau national. Pourquoi ? parce que c'est c'est un peu ça représente malgré tout hein malgré les pertes d'emplois ça représente encore 25 à 30 % des des emplois c'estd que 001 % des entreprises représente 25 à 30 % des emplois en France donc et comme je l'ai dit elles représente un effet d'entraînement aussi sur les les les les petites entreprises.

Donc c'est très important d'aligner les grandes entreprises pas que seulement sur le fait d'avoir des profits qui va bénéficiers aux actionnaires, mais sur des enjeux de transition énergétique, des enjeux de développement du territoire et des enjeux même je dirais sociaux et de réindustrialisation. Alors comment faire ça ? La première des choses, c'est qu'il voudrait absolument que dans les les conseils d'administration, il y a une plus grande part de salariés et il faut pas qu'il y en ait un ou deux comme ça.

Il faut qu'il y ait vraiment une part de salariés qui puissent tenir un rapport de fort dans le cas de stratégie notamment d'optimisation. Il y a des délocalisations, ça doit plus être possible. Donc ça c'est très important.

La deuxième chose, c'est qu'il faut aussi qu'il a moi je pense une partie des représentants de l'État. Ce qui a fait peur avec la taxe Zucmane, c'est que si vous mettiez l'État, enfin si le l'entrepreneur décidait de revendre une partie de ses actions à l'État, on avait peur que l'État devienne un actionnariat de ces entreprises privées. Mais c'est très bien.

C'est bien parce que c'est un actionnariat bon déjà qui qui demande pas grand-chose, hein. C'est un actionnariat aussi qui est une forme de sécurité en cas de problème. Et puis dans des grandes entreprises, c'est un actionnariat qui peut avoir son mot à dire dans l'orientation des des de de la de la politique commerciale menée par l'entreprise.

Bon, il faut qu'il le fasse parce que dans le cadre de Renault par exemple, l'État a été complètement complexe. Exactement. dans le cas de Renault, dans le cas de la SNCF, c'est devenu un un état pantouflard parce qu'il ils ont on a fermé un certain nombre de trains qui étaient importants.

Mais appelons de nos vœux, le fait qu'on ait pour une fois un un un état un gouvernement, on va dire qui soit un peu stratège, normalement il devrait peser dans des décisions qui sont contre-productives. Ce qu'il n'a pas fait effectivement tu as raison de le rappeler ces dernières années. Ça ça ce serait extrêmement ce serait déjà la base moi je pense pour pour que les choses se passent bien.

Or aujourd'hui on n'est pas du tout là-dedans. Les entreprises font ce qu'elles veulent. Les entreprises touchent des aides sans contrepartie.

Les entreprises, je parle des grandes, on parle des grandes vraiment les grandes entreprises, dès qu'il y a un problème, elles vont sonner à la porte de l'État et donc de de l'Élysée ou du ministère de de l'économie. Et les grandes entreprises ont parfois des stratégies et assez souvent d'ailleurs inverses avec les stratégies de transition écologique, les stratégies de de réindustrialisation et les stratégies de développement des territoires. Donc voilà où on en est aujourd'hui.

Et ça ça peut plus continuer comme ça. Donc il faut l'État reprenne en partie en main cela. Voilà.

Et dans certaines re dans certains ce qui est déjà le cas aujourd'hui mais dans dans certains domaines, il faut pas hésiter à à rejouer la nationalisation ou euh ou l'État majoritaire. comme c'est le cas aujourd'hui dans l'énergie, mais il faut arrêter toute forme de privatisation qui voulait avoir lieu comme c'est le cas dans les transports les SNCF aujourd'hui, il faut arrêter cette ouverture à la concurrence, cette libéralisation et d'autres parfois il faut se poser la question de racheter ou pas dans le médicament ou ailleurs dans ce qu'on détermine comme stratégique racheter ou pas une partie des entreprises, c'est aussi important. Tous les leviers doivent être mis euh doit doit doivent être mis en marche.

Les syndicats dont la CGT ont jugé la mobilisation du grand patronat indécente au regard de la situation euh sociale actuelle puis de tout ce que tu as dit hein, leurs dividendes, leur suppression d'emploi et cetera. L'intersyndical se prépare pour la mobilisation du 2 octobre contre Macron, le cornu et les orientations budgétaires prévues. Et le premier ministre a donné une interview aux Parisiens et confirme la volonté par exemple de réduction des dépenses.

Un rien de nouveau sous le soleil. 6 milliards d'euros sur l'État et son train de vie. Il y a des attentes sociales fortes dans notre pays.

Il est donc hors de question de préparer un budget d'austérité et de régression sociale. Donc on peut voir que ça change par rapport à François Maot. Pour l'année prochaine, les moyens consacrés aux retraites augmenteront de 6 milliards d'euros.

Ceux pour la santé augmenteront de 5 milliards d'euros. Donc 6 et 5. Et le corps nu évoque tout de même une meilleure maîtrise des dépenses sociales et des collectivités territoriales.

Donc voilà. Euh sur le plan fiscal, le chef du gouvernement sans gouvernement évoque une réforme pour plus de justice fiscale, mais toujours un nom catégorique à l'attaque Zucman au retour de l'ISF. Pas de retour de suspension sur la réforme des retraites non plus. et les syndicats LPS qui avaient entamé quelques discussions avec le premier ministre et avait mis la colère un peu en pause donc son furaxe Thomas l'impression que le cornul avait dit un peu tout et son contraire histoire de calmer la foule et surtout bah il y a pas vraiment de projet enfin il y a 5 milliards pour la santé 6 milliards pour les retraites est-ce que ça va vraiment changer grand-chose ?

Est-ce que c'est surprenant là que le PS ou les syndicats soient déçus ? Non, mais c'est dû en même là, on voit que c'est dû en même temps. C'est-à-dire que alors moi j'aime bien parce qu'aujourd'hui les les macronistes, leur but c'est de redéfinir l'austérité en disant "Non, mais l'austérité c'est ce qui s'est passé en Grèce." Non.

Oui, ça s'est passé en Grèce. L'austérité a un très haut niveau, mais quand vous limitez l'augmentation des dépenses, quand vous faites des économies, par exemple sur les collectivités locales, ce qu'il a dit, ou ailleurs ou sur la santé ou je ne sais quoi, vous pratiquez une politique d'austérité. Vous faites des économies.

Voilà, c'est c'est très clair, net, précis. Donc moi, je pense que pour passer euh il va devoir aller moins fort que que que François Berou. Il va faire sûrement un discours qui va moins dramatiser les questions de déficit et de dette que l'a fait François Berou parce que ça a pas été gagnant.

Mais donc il va peut-être laisser de côté les retraites, il va dire "On réduit le train de vie de l'État euh des premiers ministres, c'est très bien, pourquoi pas ?" Mais on ne va pas aller taxer les plus riches, on ne va pas aller on va pas retourner sur l'ISF et on va quand même faire des économies sur les collectivités locales. Donc moi, je pense que l'ensemble du budget sera austéritaire, probablement pas à 44 milliards hein.

Vous vous avez vu déjà, je l'avais dit la dernière fois, il vont il va gagner 6 milliards déjà par par une magie parce que les les prévisions de dépenses publiques sont un peu plus faibles dans les faits que que les prévisions. Donc il va gagner 6 milliards là-dessus. Il va un peu peut-être prendre de 2 3 milliards en plus.

Mais on va avoir un budget d'économie. on est obligé d'avoir un budget d'économie qui va peser s'il ne pèse pas sur les les les plus riches majoritairement ben sur la dépense sociale et c'est lui qui le dit dépense sociale c'est chômage maladie et les retraites visiblement don donc donc c'est ces deux postes qui vont en prendre le plus et les services publics tu dis on est obligé de de toucher aux économies enfin de d'avoir un budget d'économie c'est parce que à partir du moment où tu veux absolument pas toucher aux recettes bah tu es obligé de toucher aux dépenses même si tu dis "Oh j'abandonne les de jours fériers oui il y aura 5 milliards sur la santé Et encore 5 milliards, qu'est-ce que ça veut dire au regard des besoins du de l'historique et de tout ce qui s'est accumulé et de l'inflation aussi quand même à prendre en compte ? Exactement.

Non mais tu as tuas tuasas tu as bien résumé la vraie question de départ et on l'a souvent dit ici c'est est-ce que le déficit est grave ? Est-ce qu'il est si grave que ça ? Nous nous pensons queil est pas si grave que ça, qu'il faut avoir juste une trajectoire de confiance.

Ça c'est la première des choses. La deuxième des choses, c'est si tu penses qu'il est qu'il est qu'il est très grave, à quel rythme tu le réduis ? Tu vois est-ce que c'est 40 45 ?

Est-ce que c'est 30 ? Là c'est c'est la deuxième question et la troisème question c'est comment tu le réduis et est-ce que tu taxes ceux qui ont profité le plus ces dernières années des réformes de Macron ou est-ce que tu coupes encore dans la dépense publique ? Visiblement là on a très bien compris c'est la troisième option avec la coupe dans les dans les dépenses publiques.

Mais pour que ça passe de manière moins douloureuse que que n'a voulu le faire François Berou mais au final moins douloureux ça veut dire quoi ? Celui qui la touche est toujours aussi douloureux. celui qui va devoir payer plus ses médicaments ou celui qui va voir sa prestation chômage diminuer dans une période où nous avons une très faible croissance, ben lui euh c'est du concret tous les jours et il il le voit quoi.

Il a il a moins de pouvoir d'achat et tu l'as très bien dit après quand même 3 ans d'inflation où les prix de l'alimentaire ont pris 20 % sans jamais revenir à leur prix d'avant. Même si l'inflation l'augmentation est maîtrisée, on n'est pas revenu au prix d'avant Covid. Même s'il y a des toutes petites mains tendues à droite ou à gauche par exemple en fait je supprime pas les de jours férier et cetera et cetera.

Est-ce que ça va suffire ou est-ce que là il y a besoin d'une vraie rupture économique ? Ah non, il y a il y a très clairement besoin d'une vraie rupture économique. Déjà la la première rupture, ce serait d'accepter que ce qui a été mis en place ces 10 dernières années, et on l'a vu au début avec les chiffres n'a pas fonctionné.

H donc à partir on on comprend ça, euh on commence petit à petit au moins déjà sur les les plus grandes entreprises à faire en sorte que il y a un peu d'argent qui rentre pour l'État. C'était les le la volonté de la taxe zu, c'était aussi la volonté peut-être de la discussion autour de l'ISF, mais il faut absolument que ce qui était gâté ces dernières années euh bah paye contribuente. Ça ça c'est ça c'est sûr.

Et là on n'est pas du tout dans cette voie. On est dans une voie qui est la poursuite de de ce qui a été fait depuis 10 ans en terme de d'économie des dépenses publiques et qui nous met à chaque fois qu'il y a une crise bah face à à des à des réflexions du type ah si on avait on aurait pu s'investi en amont, on est surpris donc là on va creuser les déficits pour rattraper le retard et pour mettre des pensements sur sur sur des crises. Donc non, il y a pas il y a pas de vision de toute façon.

La seule vision aujourd'hui qu'à la France, c'est de réduire les déficits. La question écologique, elle a quasiment disparu. La question sociale, on est revenu au même débat depuis les années 80.

Les questions internationales, géopolitiques, on sait pas trop où ça va. Donc là, la seule la seule urgence, nous dit-ons, alors on dit toujours qu'il y a plein d'urgence après, mais la seule urgence première là, c'est clairement le déficit. C'est ça qui a l'agenda politique et c'est je trouve ça un peu triste.

Merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant Porsché. J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter. La situation politique est inédite, historique et face aux 105 millions d'euros du milliardaire ultraconservateur stérrain qui veut installer l'extrême droite au pouvoir, le média a lancé repost, une contreoffensive vitale et citoyenne et c'est notre unique chance de bâtir une chaîne d'info populaire et indépendante capable de percer sur les réseaux sociaux et sur la TNT francilienne pour donner enfin la parole à celles et ceux qu'on ignore.

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