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Conférence de presseyoutube.com· 26 mars 2017 17 minAutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & familleRetraites

Nathalie Arthaud conférence de presse d'avant meeting / Aubervilliers (93) - France 26 mars 2017

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Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:13OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous que le discours de lutte ouvrière ne soit pas audible aujourd'hui au même titre que celui de Marine Le Pen ?

  • 11:06OuverteRéponse directe

    Est-ce que la campagne est plus compliquée aujourd'hui pour votre formation ? Et que vous inspirent les déclarations de patrimoine des candidats ?

  • 16:06OuverteRéponse directe

    Quelle est la place que vous accordez à la présence d'Arlette Laguiller dans le paysage politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:09Invité politiquePromesse
    « interdire les licenciements et les suppressions d'emploi dans tous ces grands groupes qui font des bénéfices »
  • 3:53Invité politiquePromesse
    « baisser leur temps de travail et de créer à côté de cela bien sûr les emplois qui manquent aujourd'hui »
  • 4:37Invité politiquePromesse
    « revendiquer des augmentations de salaires et un minimum pour vivre de 1800 € net par mois »
  • 13:52Invité politiqueChiffre
    « quand je découvre que je suis à la tête d'un patrimoine de 248000 € je suis très heureuse. Mais vous doublez mon patrimoine chers journalistes. »

Temps de parole

  • Nathalie Arthaud99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Non speech

[Musique]

0:15
Nathalie Arthaud

Merci d'être là. Donc je vais pas on va faire les présentations lors du lors du meeting mais quand même rapidement. Donc autour de moi sont présent Philippe Julien qui présidera le meeting euh qui a travaillé donc dans l'automobile à ses côtés Jean-Pierre Mercier, vous connaissez peut-être donc aussi euh un ouvrier de de l'automobile. Et puis à ma à ma gauche donc Jean-Marie Nomertin qui est son porte-parole en Guadeloupe qui aussi interviendra dans le dans le meeting hein pour combat Ouvrier qui donc mène à la campagne pour ma candidature dans cette élection présidentielle. Voilà.

Donc nous ferons des interventions, il y aura plusieurs interventions avant la bonne allocution dans ce dans ce meeting. Voilà. Alors, je ne je ne compte pas prendre la parole très longtemps là, simplement revenir sur quelques sur notre démarche dans cette campagne électorale et puis ensuite je répondrai plutôt à vos questions. D'abord pour vous dire que voilà, nous allons dans cette campagne dénoncer la guerre sociale qui est menée aujourd'hui par la grande bourgeoisie au travailleurs et à l'ensemble de la population, hein.

cette guerre sociale est menée à coût de suppression d'emploi, de licenciement, de fermeture d'usine, d'aggravation des cadences, d'aggravation de l'exploitation tout simplement. Et euh nous appelons les les travailleurs, les ouvriers, les employés, les chômeurs à à ne pas tomber hein dans cette mascarade électorale et à ne pas regarder les pentins hein qui s'excitent sur la scène politique, mais à regarder plutôt ceux qui tirent les ficelles et qui sont justement à la tête de ces grands groupes capitalistes.

Parce que quel que soit celui qui sera élu, cette politique patronale de de s'enrichir sur le dos du monde ouvrier continuera et le prochain président de la République se mettra au service hein de cette grande bourgeoisie et l'aidera à attaquer la condition ouvrière comme à chaque fois. Donc nous appelons au contraire hein dans cette dans cette élection les travailleurs à affirmer bah qu'ils existent, qu'ils ont des droits et qu'ils se battront pour les imposer. Nous en appelons un vote de conscience, de fierté ouvrière et de combativité ouvrière. hein, nous appelons les travailleurs à mettre en avant leurs intérêts, leurs revendications. C'est d'abord évidemment d'éradiquer le chômage.

Cela passe par une mesure toute simple qui paraît tellement euh élémentaire, hein, c'est d'interdire les licenciements et les suppressions d'emploi dans tous ces grands groupes qui font des bénéfices. voudrait bien sûr commencer par cela parce que quand on en fait le tour que ce soit PSA, que ce soit chez Renault, que ce soit dans le secteur bancaire, dans le les assurances, dans les médias, dans la pharmacie, et bien tous ces grands groupes continuent de supprimer des emplois alors même qu'ils ont réalisé des milliards de bénéfices et qu'ils inondent leurs actionnaires de dividendes, souvent d'ailleurs en croissance de 10, de 12, de 20 %.

Donc la première des choses pour nous, c'est d'interdire les licenciements à commencer par ces groupes qui font des bénéfices, c'est de répartir le travail entre tous, hein, au lieu de euh d'imposer des cadences de plus en plus infernales, des horaires délirants à ceux qui ont un emploi, hein, c'est de baisser leur temps de travail et de créer à côté de cela bien sûr les emplois qui manquent aujourd'hui, hein, pour cette cette jeunesse qui arrive sur le marché du travail, donc répartir le travail entre tous et puis bien sûr, il y a aussi beaucoup d'emplois à créer en réalité que ce soit dans les services publics, l'éducation nationale, le transport, le la santé évidemment dans les hôpitaux et y compris dans le logement.

je le développerai aussi un peu tout à l'heure. Donc c'est d'abord une politique bien sûr pour combattre le chômage, mais c'est aussi des euh euh c'est aussi l'objectif hein de de revendiquer des augmentations de salaires et un minimum pour vivre de 1800 € net par mois, hein, parce que voilà, aujourd'hui pour boucler ses fins de mois, pour vivre sans l'angoisse du lendemain, c'est ce qu'il faut. 1800 € minimum.

Et c'est aussi le 3è objectif qui pour nous complète hein les les deux premiers, c'est euh de revendiquer euh le droit pour les salariés euh de faire connaître toutes les informations qu'ils ont à leur disposition dans les entreprises de façon à ce que il y ait la transparence sur les véritables comptabilités de tous ces grands groupes qui en réalité pleurent toujours la bouche pleine. Voilà. Et qui nous mentent he qui nous mentent sur la réalité de leur comptabilité. Euh souvenez-vous qu'il y a maintenant 2 ans, je crois PSA a été au bord de la faillite, n'est-ce pas ? Aujourd'hui, il a explosé ses bénéfices et se permet de racheter Opel, hein.

Donc oui, il nous mente et c'est un chantage hein qui est fait pour qu'on accepte effectivement toujours plus de sacrifice. Donc pour nous, ces trois objectifs euh sont des objectifs de bien sûr de de lutte. Ce ne sont pas des promesses électoralistes he que nous faisons. Je ne présente pas un programme électoral avec des promesses numérotées he bien ficelé comme tous les autres candidats, mais qui seront toutes de toute façon bafoué une fois qu'ils arriveront au pouvoir comme à chaque fois.

Donc pour nous, c'est un programme de lutte euh que nous euh nous voulons mettre en avant et nous appelons effectivement les travailleurs à euh bien sûr euh soutenir ce programme et à voter hein euh euh pour euh euh dans ce sens-là. Voilà. Donc pour nous, c'est euh évidemment, je ne le cache pas hein, il ne s'agit pas de jouer le jeu électoraliste, nous savons très bien hein, nous sommes des militants euh nous connaissons l'histoire du mouvement ouvrier et nous savons très bien que le sort des travailleurs n'a n'a progressé qu'au travers des mobilisations, des rapports de force et des levées en masse du monde du travail. Et c'est ainsi que il en sera il en sera demain.

Mais les combats politiques et bien c'est des combats qui nous préparent aussi à ces lutte. Donc nous appelons les travailleurs à ne pas laisser le monopole de la parole à des représentants de la bourgeoisie mais à faire entendre leur propre voix hein leur le camp des travailleurs dans cette campagne, leur fierté et leur combativité ouvrière. Alors voilà pour le sens de notre euh en gros résumé hein ce que je vais dire et puis une are démarche dans cette campagne. Voilà, je vous laisse la parole. Un micro, c'est bon ? Ouais. pour poser vos questions. Donc c'est une conférence de presse courte hein. Le meeting commencera dans pas longtemps mais allez-y.

Bonjour madame Lucile Bréo Radio Classique. Vous en appelez à la combativité ouvrière. Aujourd'hui, les ouvriers majoritairement, ils se tournent vers Marine Le Pen. Comment vous expliquez que le discours de lutte ouvrière soit pas audible aujourd'hui au même titre que celui de Marine Le Pen et comment vous répondez à la présidente du Front National qui capte cet électorat ? Alors, d'abord pour euh je pense que vous vous trompez, notre discours est parfaitement audible et euh les travailleurs savent très bien que demain, ils se retrouveront confrontés euh au même patron, à leur même chef, euh à la même politique de ces grands actionnaires qui sont invisibles mais qui sont tout-puissants.

Ils le savent pour le vivre tout simplement. Simplement aujourd'hui, oui, euh ils ne sont pas conscients de leur force et de leur capacité de changer cela. euh il ne le mesure pas. Je pense que ce qui se passe en Guyane euh euh je pense que les travailleurs en Guyan justement euh là découvre hein dans cette mobilisation qui est en train de se développer euh redécouvre leur forces collectives, redécouvre comment ils peuvent effectivement agir par en bas et peser par en bas.

Mais euh aujourd'hui euh vu effectivement euh hein les le le peu de luttes de ces dernières décennies, cette conscience-là a a reculé et c'est ce qui euh fait place effectivement euh à l'électoralisme, à la recherche de hein euh d'un Nemm charlatan, je dirais, hein. Et vous savez l'électoralisme, il est ancré hein, il est ancré de ce simple fait d'ailleurs que tout dans la société mène à ce que les travailleurs et les exploités euh subissent et se taisente. Regardez ce qui se passe y compris dans les entreprises, hein. Dans les entreprises, toutes les décisions viennent d'en haut et les travailleurs n'ont qu'une chose à faire, trimer et se la fermer.

Donc tout dans la société effectivement les amène à cela à penser queils doivent s'en remettre forcément. à une classe de politiciens, à un président de la République pour changer leur sort. Et nous, nous savons que cela changera effectivement au travers des luttes collectives et des expériences, hein, bah des grèves, de des manifestations. Donc euh nous sommes tout à fait conscients de la de où nous en sommes, nous savons aussi que voilà hein, le le courant que nous représentons et bien de ce point de vue-là offre effectivement la seule perspective d'avenir pour le monde du travail.

Et dans cette campagne, bah justement moi je pourrais combattre les idées du Front National quand d'autres quand tous ceux qui monopolisent la parole politique parce que moi je veux bien aussi hein que on soulligne le fait que lutte ouvrière face au Front National n'y arrive pas mais je voudrais quand même faire remarquer que ceux qui aujourd'hui ont pignon sur rue ceux qui monopolisent la parole politique c'est la droite c'est le parti socialiste. Et que font-ils par rapport à Le Pen ? et bien il lui servent la soupe, ils amènent de l'eau au moulin de Marine Le Pen.

Alors évidemment nous dans tout ça, notre petite avec notre petite voix et notre courant euh hein et bien on a bien du mal à renverser la vapeur mais en tout cas je mâcherai effectivement pas mes mots hein contre la politique de Marine Le Pen qui prône en réalité la guerre entre les pauvres et qui n'a n'a pas un seul mot un seul mot pour dénoncer la grande bourgeoisie pour dénoncer ces fortunes inouies euh qui s'amassent sur le dos euh de la condition ouvrière.

Donc, je profiterai aussi de cette campagne bien sûr pour dire aux travailleurs qui regardent de ce côté-là, qu'il se trompent et qu'il se tirent une balle dans le pied si euh voilà s'ils apportent leur leur voix à ce au Front National. Adrien Pekou Journal Le Monde. J'aurais deux questions, deux courtes questions. Vous évoquez le climat évidemment particulier qui règne autour de cette campagne. Est-ce que vous avez le sentiment que c'est plus qu'il est plus compliqué aujourd'hui pour votre formation mais en règle générale de mener campagne par que par rapport dire à 95 ou 2002 pour Arlaguiller ? Est-ce que c'est plus compliqué de faire entendre votre voix ?

Et deuxème question, que vous inspirent les récentes déclarations de patrimoine des 11 candidats dont vous-même à la présidentielle ? Alors, je la première question, cette campagne est plus violente. Euh bon, je dirais que c'est comment dire une tempête dans un verre d'eau, honnêtement hein, parce que franchement que les politiciens mettent la main dans le pot de confiture, oh là là, quelle surprise ! Donc non, pour nous c'est une tempête dans un verre d'eau. Alors évidemment ça déstabilise tout le monde parce que Fillon était donné gagnant à partir du moment où il avait été sélectionné hein. Effectivement, il avait un boulevard devant lui et Pat àatra hein.

Tout ça hein est effectivement compromis hein par la découverte de ces de son goût pour l'argent hein. Voilà. Mais euh honnêtement, nous euh ça nous pose aucun problème. Et sur le terrain, je peux vous dire que ça nous facilite la discussion parce que on est écœuré comme euh l'ensemble de la population et parce que justement on peut s'appuyer là-dessus hein, pour leur dire bah oui, regardez, c'est ça notre société. Et cette classe de politiciens, en réalité, elle est à l'image à l'image de ceux qui dominent la société. Parce que vous savez la bourgeoisie, la grande bourgeoisie, les bétoncours, les Pot, les Arnaud, les euh les les beigners, les euh qu'est-ce ils font ça tous les jours hein ?

Euh sans rien faire de leur 10 doigts. Bah oui, euh ils se servent dans les richesses que nous produisons tous collectivement et ça leur pose aucun problème he il leur en faut toujours plus. Donc effectivement, ça nous aide à expliquer que oui, oui, bien sûr, on est confronté aujourd'hui à la dictature d'une classe qui est euh qui est minoritaire, qui est parasite, anacronique et complètement irresponsable. Donc nous euh je peux vous dire que dans la campagne tous les jours dans les entreprises hein, si vous aviez plus de temps pour discuter avec nos nos camarades et bien ils vous raconteraiit ça hein.

Justement nous ce qu'on a envie de leur dire c'est que voilà c'est c'est le reflet d'un monde. C'est comme ça que notre société marche. Elle marche comme ça effectivement avec euh avec en haut des gens qui considèrent que tout leur est dû, que les privilèges pour eux c'est normal hein. Le problème c'est les privilèges des chemineaux. il osent dire cela ou c'est hein le les ceux qui touchent le RSA qui sont censés être assistés bien sûr qu'on le dénonce nous tout ça.

Donc voilà pour nous ce n'est pas du tout une difficulté au contraire on peut s'appuyer dessus voilà je crois et il y a un lien et je fais pas partie de celle qui déplore que l'on découvre pendant la campagne électorale comment il nous mente comme des arracheurs dedans. Voilà, c'est très bien qu'on le découvre avant la campagne, avant de voter, qu'on plutôt que le découvrir une fois qu'ils sont au pouvoir. Ensuite, sur la deuxième partie de la question, c'était alors la déclaration de patrimoine et bien puisque vous êtes là, j'en profite pour dire que les journalistes voulaient la transparence sur les patrimoines. Très bien, mais il faudrait qu'ils apprennent à lire.

C'est-à-dire que par exemple quand je découvre que je suis à la tête d'un patrimoine de 248000 € je suis très heureuse. Mais vous doublez mon patrimoine chers journalistes. Et oui parce que vous avez oublié de lire la réalité. Voilà, moi je suis propriétaire effectivement enfin c'est la banque plus exactement qu'il est d'ailleurs. D'un appartement de 48 m² en Saint-Sand à 50 % ce qui ramène mon patrimoine à 100000 € et non pas à 200000 € mais bref. Et ma C3, elle a 10 ans. Je crois qu'elle est même pas à côté àAgus. Alors, vous pouvez toujours la compter à pour 14000 €, mais euh bon, j'aimerais si quelqu'un peut me la vendre à 14000 €, je vous la donne tout de suite, hein. Voilà.

Bon ben voilà, donc moi ce que j'avais envie de dire sur les patrimoines. Mais après, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise de plus ? Qu'est-ce que je vous que que les que les que les députés européens euh que tous ceux qui auraient accès à la mangeoire gouvernementale sont bien payés et peuvent mais bien sûr mais tout ça bon ça serait franchement enfoncer des portes ouvertes. Nous c'est très clair hein. Quand on a quand on est élu quand on a une charge de responsable et bien on devrait être payé au salaire moyen qui est à court dans la société pas plus. Voilà tout simplement. Et euh il n'y a aucune raison une fois qu'on est élu hein d'avoir des privilèges quelconques.

Donc nous on défend cette idée-là qui est celle qui nous vient de la commune de Paris et et de hein de de du mouvement ouvrier. là pour les patrimoines. Quelle est la place que vous accordez à la présence d'ag là ce meing national ? C'est quand même pas rien dans le paysage politique français. Je vous fais pas dire euh Ah mais qu'est-ce que ça veut dire pour vous ? Ah mais de toute façon, nous avons toujours revendiqué la continuité, hein. Et euh effectivement, Aette Laguillet euh a incarné et incarne encore parce que effectivement, elle continue de se battre à notre côté. Elle est à la direction lutte ouvrière. Elle sera à la tribune, elle va prendre la parole.

Elle incarne le camp des travailleurs, hein, notre combat depuis depuis que nous existons. Donc évidemment, cette continuité, nous la revendiquons et elle est à mes côtés dans cette campagne. Donc bah, vous l'entendrez he tout à l'heure et bien sûr, elle me laisse le porte-parola hein parce que c'est ma fonction mais bien sûr, elle est elle est de voilà, elle est dans ce combat là.