Liban : Donald Trump annonce un cessez-le-feu de 10 jours
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
L'Élysée salue à l'instant. Une excellente nouvelle qui devra être vérifiée sur le terrain. Réaction de la France après l'annonce donc de se cesser le feu de 10 jours au Liban.
On va aller retrouver tout de suite notre correspondante à Washington, Éléana Bonas. Éléana, l'annonce est tombée officiellement il y a une petite demi-heure maintenant. Ça bruissait depuis plusieurs heures et Donald Trump a confirmé donc ce cesser le feu.
Oui, tout à fait. Il l'a écrit sur son réseau Trous Social, je le cite. Je viens d'avoir une très bonne conversation avec le président du Liban, Joseph Faoun et avec le Premier ministre israélien Benjamin Netaniaou.
Ces deux dirigeants ont accepté la mise en place d'un cessé le feu de 10 jours à partir de 17h afin de parvenir à la paix entre les deux pays. Cette annonce a été confirmée et saluée par le Premier ministre libanais. Elle intervient 2 jours après ce que les États-Unis avaient qualifié de rencontres historiques.
Les premiers pour parler direct entre le Liban et Israël depuis 1993. C'était ici à Washington et c'était le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, qui les avait reçu. À l'issue de ces échanges, les deux parties avaient semblé repartir plutôt en bon terme.
On se souvient de l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis par exemple qui avait déclaré "Nous avons découvert que nous étions du même côté avec le Liban, unis pour libérer ce pays du esbola." En effet, la démilitarisation dubla, ça faisait partie des objectifs d'Israël euh euh à propos de de ces échanges pour le Liban, un des objectif c'était justement la mise en place d'un cesser le feu. Un cess le feu donc je le rappelle qui vient d'être annoncé par Donald Trump.
Un cesser le feu de 10 jours qui devrait commencer normalement à partir de 17h ici aux États-Unis. Il sera 23h pour vous en France. Et on note que les États-Unis ont voulu à nouveau se poser en médiateur de paix.
D'ailleurs, Donald Trump a été le premier à donner cette information et il vient de déclarer sur son réseau Tru Social à nouveau qu'il allait inviter à la Maison Blanche le Premier ministre israélien Benjamin Netaniaahu et le président libanais Joseph Haoun. Pour l'instant, il n'a pas communiqué de date précis pour cette rencontre et on n' pas non plus la la réponse des invités. On suivra ça évidemment avec beaucoup d'attention.
Merci beaucoup. Et Léana Bonas en direct de Washington. réaction sur ce plateau.
Donc après l'annonce de ce de ce c'est le feu surprise quand même, il faut bien le dire. Alors, il y avait ces négociations qui avait repris depuis le début de la semaine à Washington, mais elle n'entretenait pas un espoir démesuré non plus. Là, on a incessé le feu après 6 semaines de guerre, plus de 2000 morts au Liban.
Un soulagement évidemment généralisé, même si on voit bien l'Élysée pour l'instant reste prudent et dit que on verra sur le terrain s'il se vérifie. Ben d'abord saluer une bonne nouvelle pour les Libanais qui étaient dans une situation extrêmement dramatique sous l'intensité des frappes notamment à Beou et ça et eux pour eux c'est vraiment ça va être un changement majeur. Après la deuxième chose on voit bien que quand même derrière ce blocus naval parce que tout est lié derrière cette nouvelle stratégie de Donald Trump puisque c'est lui qui a utilisé le terme, il a dit "J'ai dû changer de stratégie, il y a quand même des choses qui se mettent en place.
Il y a la possibilité de revoir bientôt des négociations avec l'Iran. On semble être à bout touchant. On voit que le Pakistan, il travaille.
On en est pas loin. Il y a ces discussions qui ont très vite accouché d'un cesser le feu entre l'ambassadeur libanais à Washington et l'ambassadeur israélien avec la perspective d'une rencontre entre le Premier ministre israélien et le président libanais. Donc oui, ça bouge et ça bouge dans le sens pour l'instant d'une non reprise de la guerre.
Et ça, je crois que c'est l'élément essentiel. On est entré, on n'est pas dans une phase diplomatique, attention parce que le blocus naval c'est de facto un acte de guerre. Ça consiste à raisonner des navires et il y a toujours le risque que ça dégénère.
Mais on n'est plus dans la situation où tous les jours et à tous les instants des avions israéliens-américains peuvent frapper soit ensemble l'Iran, soit pour les Israéliens seulement le Liban. On est tout de même dans une forme de désescalade pour Dialou. C'est difficile après tant de dévastation de parler simplement des escalades parce que malgré tout effectivement c'était important de mentionner les populations civiles qui ont vécu vraiment une transformation de leur vie avec des milliers de morts avec des destructions de très très importante quotidienne et vraiment une vie qui s qui est devenue totalement instable.
Donc le cesser le feu, ça reste une pause mais dans une situation qui est quand même euh dramatiquement euh entravée, qui a été vraiment profondément bouleversé avec des des drames et des pertes humaines extrêmement conséquentes et un voisin qui euh a été perçu comme tentant d'annexer une partie d'un territoire qui n'est pas le tien avec un projet euh quand même d'expansion dans le proche Orient assez conséquent et qui a été aussi c'est un projet enfin qui qui a aussi eu un impact sur d'autres territoires. Donc c'est un cessé le feu évidemment, c'est un soulagement pour les populations pour les populations civiles. C'est aussi la possibilité pour Trump d'annoncer quelque chose de positif dans une situation qui depuis quelques semaines lui a échappé.
C'est-à-dire qu'il est venu en annonçant quelque chose qui allait se passer très très rapidement et qu' allait bénéficier aux États-Unis et en fait ça s'est enlisé dans un processus qui n'en finissait pas. Donc aujourd'hui, ça lui donne effectivement du matériel politique pour se présenter comme quelqu'un qui produit de la paix, même si en réalité euh on est juste après une période quand même de bombardement euh beaucoup trop intense. Guillaume Lagane euh spécialiste des questions de défense et des relations internationales et maître de conférence à Sciencep auteur euh je ne l'ai pas encore dit, je ne vous ai pas encore présenté de géopolitique de l'Europe le crépuscule d'une puissance avec le point d'interrogation toujours très important à signaler au au PUF.
Je salue également Outsoufi, journaliste international à France info Guillaume Lagane. Quelle est votre analyse ce soir de l'annonce de ce cesser le feu au Liban pour 10 jours ? Euh et bien euh effectivement, je rejoins les interventions précédentes pour dire que euh c'est euh la c'est un signal de désescalade général dans euh la guerre entre Israël, les États-Unis et et l'Iran.
Euh on peut on peut y voir peut-être une volonté des États-Unis d'envoyer un message positif à l'Iran dont le Esbola est le mandataire libanais. Euh et euh avec ce geste de bonne volonté de pousser l'Iran à un accord plus global sur tous les sujet qui les qui les opposent. Et cet accord, on sait que selon les diverses sources qu'on peut consulter, il semble être encore en discussion.
Tout à l'heure euh Richard a fait mention des Pakistanais, le maréchal Mounir, qui est le la personnalité la plus importante du Pakistan, s'est rendu à Terran. Il était, je crois, en partence aussi pour Washington. Donc, il va peut-être porter au président américain des propositions des propositions concrètes.
Euh les deux choses que je voudrais dire pour finir, c'est que la désescalade générale doit quand même se confirmer dans le sens où l'Iran, par exemple, continue de menacer le le trafic commercial à à Ormouse. Et on en parle pas beaucoup mais quand vous regardez dans la région, un état comme le Kouwait aujourd'hui n'a toujours pas rouvert son espace aérien parce qu'il est toujours frappé par des projectiles venant de groupes proiraniens qui sont en Irak. Donc c'est quand même aussi la un un motif d'inquiétude, ça peut ça peut dégénérer.
Et puis le le deuxième élément, c'est côté israélien, on peut s'interroger un peu sur le la décision qui a été prise de de de d'appliquer ce cesser le feu. Est-ce que ça répond à une pression américaine qui leur a dit bon voilà maintenant on s'arrête pour quelques temps parce que on veut que ça marche avec l'Iran. Est-ce que ça correspond à une volonté de monsieur Netaniaou de donner une chance au dialogue avec le Liban ? parce que comme ça a été dit, il y a une quand même le le premier contact depuis plusieurs décennies entre les deux États au niveau des ambassadeurs et la possibilité que le président libanais s'entretienne avec le premier ministre israélien, ça serait quand même une une avancée très nette.
Donc est-ce que c'est pour faciliter ces négociations ? Euh ça ça peut être un élément. Et puis le dernier élément que je voudrais mentionner, c'est est-ce que ce cesser le feu sera un vrai cesser le feu ou alors est-ce que ce sera un cesser le feu comme on en a vu au Liban depuis 2024, c'est-à-dire qu'Israël continuera euh de de s'arroger le droit d'intervenir contre les groupes le groupe du Esbola si celui-ci par exemple mait une des frappes sur le nord d'Israël ?
Et ce qu'on n'a pas encore dit, c'est que ce CC le feu, il était réclamé par les euh Libanais comme un préalable aux discussions ce que refusaient pour le moment euh les Israéliens. C'est donc bien Israël qui a bougé ce soir. Oui, absolument.
D'ailleurs, Donald Trump avait annoncé que Joseph Aoun, le président libanais, allait s'entretenir avec Benjamin Netaniaou. Et dans la journée, Joseph Aoun a répondu non, je ne m'entretiendrai pas avec le premier ministre israélien tant qu'il n'y aura pas de cesser le feu. Et vous évoquiez le maréchal Mounir, le pakistanais qui était donc en visite à Teran pour rencontrer le président du parlement iranien Mohammed Khalibf qui a lui aussi répété aujourd'hui qu'il ne pouvait pas y avoir de reprises des négociations avec les États-Unis sans cesser le feu au Liban.
Donc, il y avait ces deux fronts-là qui effectivement poussaient pour incesser le feu. Euh, il semble que ça ait porté euh euh des fruits, sachant que euh aujourd'hui, il y a eu encore des bombardements très violents, très intenses de la part euh euh de l'armée israélienne, euh ce qui à la fois donnait l'espoir que qu'un cesser le feu allait effectivement être mise en œuvre. D'ailleurs, la presse israélienne affirmé dans l'après-midi que les commandants de l'armée dont les forces étaient déployées dans le sud de Liban avait reçu l'ordre de préparer les soldats pour donc un retrait ou un cesser le feu.
Mais voilà, rappelons quand même que ce cesser le feu intervient après une journée encore très meurtrière de la part de l'armée israélienne. Et on peut voir les images de cette frappe israélienne qui a détruit aujourd'hui un pont. Alors je sais pas si c'est le dernier mais en tout cas un pont qui enjambait le fleuve l'itanie et qui coupait le le le Liban avec la partie sud qui est occupée par l'armée israélienne.
A priori c'était le dernier lien entre les deux parties du pays. Oui. Et c'est là où il faut bien faire attention au monde qu'on emploie.
On parle d'un cesser le feu qui pour l'instant est encore hypothétique. On verra s'il tient ou pas. Malheureusement là, le Esbola a une responsabilité dans le passé.
Le Resbola a souvent repris l'initiative d'attaque. Il faut rappeler que l'intervention israélienne et les frappes absolument terribles qu'Israël inflige au sud de Liban et à Beyou sont le résultat d'attaque du Esbola. Le esboll, la milice chiite iranienne, largement téléguidée par l'Iran.
Donc attendons de voir ce qui va se passer. Mais il paraît évident quand même que Israël va d'une manière ou d'une autre chercher à maintenir son emprise sur le sud du Liban tant que la preuve et alors là comment la preuve du désarmement du Esbola n'aura pas été apportée. Donc on n'est pas du tout dans une situation où le CC le feu décrété, pas encore appliqué, on verra conduirait à un retrait immédiat de l'armée israélienne.
Pas du tout. C'est encore une situation, je dirais, de guerre figée et on peut faire confiance aux Israéliens. S'il y a la moindre chose, ils n'hésiteront pas à frapper.
Rappelons-nous quand même à Gaza ce qui s'est passé ou à plusieurs reprises des Cessés le feu ont été quand même violés par l'armée Israël. On sait que les les premières heures d'un d'un cesser le feu sont toujours euh particulièrement délicates et et risqué. On va aller retrouver notre envoyé spécial à Beou, Sopia De Bonsoir Sopia.
Merci de nous rejoindre en direct de Beou. Ça y est, la nouvelle s'est répandue depuis 45 minutes maintenant. Cette annonce de Donald Trump d'un cesser le feu de 10 jours.
Comment est-elle accueillie ce soir Sopia par les habitants de Beyrout et les Libanais ? Mais écoutez, la société libanaise, elle est elle est un peu divisée sur la question depuis plusieurs jours maintenant qu'on qu'on discute avec eux sur notamment la question d'un cesser le feu. Il y a évidemment une partie de la population qui est soulagée ce soir, qui va pouvoir prendre un petit peu de répis, mais ce que beaucoup nous disaient lorsqu'on discutait avec eux, c'est que certains ne croient pas en l'application véritablement sur le terrain de se cesser le feu.
Certains nous disaient regardez lors des précédentes guerres, il y a eu d'autres cessés le feu avant. il n'a jamais été respecté complètement. Donc finalement, les les les Libanais sont toujours un petit peu dans l'expectative.
Euh ils attendent de voir si concrètement ce CC de feu sera respecté dans le sud du pays notamment qui a été très largement bombardé aujourd'hui encore notamment dans les districts de Tir notamment autour de la ville de Nabatier. Et puis il ne faut pas oublier une chose, c'est qu'il y a une partie des Libanais sympathisant esboll qui déjà estimait que le fait de s'asseoir à la même table que les Israéliens était en soi une trahison de la part du gouvernement libanais et qui était contre l'idée d'incesser le feu parce que pour une partie de la population libanaise, il faut continuer à se battre jusqu'au bout. Donc finalement les divisions dans la société libanaise perdurent et on attend évidemment de de voir si ce cesser le feu sera véritablement appliqué.
Merci beaucoup Sophia Doleté en direct de Beou ce soir avec Nicolas Hower, nos envoyés spéciaux sur place. Pas de réaction pour le moment du Esbola qui ne participait pas à ces négociations, qui avait fait savoir à quel point il y était opposé. Un député du Esbola a encore dit aujourd'hui que ces négociations étaient une grave erreur.
Alors, c'était avant hein l'annonce du du CC le feu. On peut imaginer que le Esbola ne se sentira pas forcément concerné par cette annonce ou alors est-ce qu'il a participé d'une manière ou d'une autre à l'accord annoncé ce soir ? Moi je tr pense que pour lui c'est plutôt une bonne nouvelle quand même parce que il obtient un arrêt des frappes israéliennes sur le parce que on on a beaucoup dit tout à l'heure qu'il y avait eu des milliers de morts libanais.
Vous savez c'est très compliqué parce que il y a eu des milliers de morts civils et dans ces milliers de morts civiles, il y a aussi beaucoup de combattants du Esbola qui ont été éliminés. Alors le la Israéliens ont communiqué des chiffres qui sont invérifiables de plusieurs centaines de de combattants. Donc ce qui est certain que le Esbola est quand même dans une situation où il préfère arrêter d'être frappé plutôt que de continuer à subir les les attaques les attaques israéliennes.
D'autant que au-delà des frappes, ce qu'il faut rappeler, c'est que l'armée israélienne est en progression terrestre dans le sud, enfin vous l'avez un petit peu dit tout à l'heure, dans le sud du Liban pour établir une sorte de zone tampon vidée de ses habitants et que des combats très violents on ont encore eu lieu en début de matinée dans une des villes symbole justement de la euh de la comment dirais-je de la puissance du du Esbola. Une une ville où euh le précédent Nasrala, enfin le précédent chef du Esbola avait fait un grand discours en en 2006. Donc euh ces opérations militaires se poursuivent.
Pour le bola, c'est quand même, je pense, plutôt une bonne nouvelle. Ça montre que euh il est pris en compte, si vous voulez dans dans l'accord. Maintenant, tout va dépendre de ce qui s'est dit derrière les portes, c'est-à-dire est-ce que le gouvernement libanais, en échange de se cesser le feu, a accepté des concessions sur la fameux désarmement du Esbola.
On sait bien que derrière ça suppose une action de la part des autorités libanaises qui sont à la fois faibles mais surtout très divisé sur ce sujet-là. Certains redoutant la comment dirais-je le potentiel de guerre civile que produirait un désarmement dubola. Parce que on l'a dit tout à l'heure évidemment par facilité de langage on parle toujours des Libanais des Libanais des Libanais.
En fait au Liban, les réactions politiques à ce sujet sont quand même très étroitement corrélées à votre groupe d'origine. Beaucoup d'échit se sentent solidaires de du combat du Esbola qu'il le veuille ou non d'ailleurs parce que lorsqu'ils sont opposants au Westbola, ils sont généralement persécutés voir éliminés. En revanche, les deux autres groupes majors, enfin importants au au Liban, les sunnites et les chrétiens sont pour les sunnites en majorité, pour les chrétiens en petite majorité plutôt opposé au esbola.
Et pour certains, vous avez des groupes assez euh assez revendicatifs qui seraient même prêts à prêter main forte au gouvernement pour désarmer le esbola. Donc, il y a un risque de guerre civile qui est réel au Liban et euh c'est je pense euh la préoccupation principale du gouvernement libanais. Le soulagement ce soir exprimé par la présidente de la Commission européenne, Ursula Van Derleyen après l'annonce de se cesser le feu de 10 jours entre Israël et le et le Liban.
Que dit-on justement ce soir en Israël après cette annonce ? On retrouve tout de suite notre correspondant à Telvive Arnaud Miguay. C'est le président américain Donald Trump qui l'a annoncé sur son réseau social.
Israël et le Liban seraient tombé d'accord pour un cesser le feu de 10 jours qui pourrait entrer en vigueur dès cette nuit. C'était une condition sinéquanon posée par le président libanais Joseph Aoun impréalable à toute discussion directe avec le premier ministre israélien Benjamin Netaniaou. D'ailleurs, les deux hommes auraient dû se parler dans la journée au téléphone, mais pour le Liban, cette conversation ne pouvait pas avoir lieu sous les bombardements.
Et des bombardements, il y en eu toute la journée. Les sirènes ont raisonné dans le nord d'Israël après des tirs de roquettes et de drones du Esbola tandis que l'armée israélienne détruisait le dernier pont du fleuve l'Italie, coupant le Liban et rendant l'accès au sud du pays impossible. Pas de réaction pour l'heure de la part de la milie proiranienne.
Trump qui indique aussi avoir invité le premier ministre israélien et le président libanais à la maison blanche. Merci beaucoup Arnaud Biget pour toutes ces ces précisions. Euh on on sait qu'un cesser le feu qu'un accord de cesser le feu de 10 jours a été trouvé mais effectivement on ne sait pas encore quels sont les termes de cet accord.
Et parmi toutes les questions qui subsistent ce soir, il y a évidemment la question du Liban Sud, cette partie sud du Liban. Arnaud nous confirmait qu'effectivement le dernier pont qui reliait le le le Liban à sa partie sud a été bombardé aujourd'hui. On ne sait pas si l'armée israélienne a l'intention de continuer à occuper cette zone.
A priori oui. Mais on ne sait pas. Bon, ce qui est certain, c'est que ce qui est certain, c'est que les Israéliens, encore une fois, compte tenu de tout ce qu'ils ont investi dans cette période de frappe euh à savoir euh ils ont beaucoup frappé Beouh, ils ont beaucoup frappé toute cette région, ils ont provoqué un exode massif de la population, ils veulent maintenant aller jusqu'au bout de la destruction et du désarmement du Esbola.
Benjamin Netaniaou, de toute manière l'a dit, il l'a toujours dit. Ils estiment les Israéliens, moi j'étais en Israël il y a juste avant les frappes, ils ont toujours dit que pour eux le moment est opportun parce qu'il n'y a pas de président plus proélien que Donald Trump. Ils n'en trouveront pas d'autres, je les cite.
C'est ce que j'entendais à Jérusalem où est-elle à vivre. Nous n'en aurons pas d'autres comme lui. Donc on doit aller au bout de ces deux opérations.
Opération de démantellement et de changement de régime en Iran. Ça pour l'instant on semble en être loin. On verra si les négociations reprennent.
Et d'autre part opération d'éradication du Esbola. Donc je crois que l'idée qu'un cesser le feu pourrait conduire l'armée israélienne non seulement à cesser les tirs mais à se retirer pour l'instant est totalement utopie. Sachant que dans les derniers jours, le gouvernement Netaniaou a dit qu'il voulait étendre la zone tampon dont il affirme que ça garantirait la sécurité du nord d'Israël.
Donc on est euh encore plus loin euh d'un retrait. Euh on se souvient qu'il y a encore quelques semaines, certains ministres du gouvernement parlit euh d'occupation voire d'annexion euh de cette zone du Liban Sud. Bah est-ce que pardon ?
Allez-y. Non, non, mais après c'est vrai que on on en parle un peu de manière voilà descriptive, mais c'est on peut pas s'empêcher de de penser quand même au droit international et au fait que finalement euh Israël déclare enfin c'està dire agit en fonction de ses propres intérêts. petit projet.
C'està-dire que d'un côté, il y a l'idée de désarmer lebola et de l'autre côté il y a quand même eu un déplacement massif d'une population qui était installée, une population civile et un territoire qui est occupé parce qu'on estime que c'est une zone alors soit annexable, soit tampon qui garantirait la protection de l'État d'Israël. Et c'est vrai que là-dessus, on enfin je peux pas m'empêcher de me dire que on est vraiment face alors ça fait c'est c'est pas c'est pas nouveau mais une défaite criante de l'application du droit international puisqueen fait on a à la fois des droits humains de personnes qui sont complètement bafoué et en plus un un une en fait une puissance un état qui se qui se permet en fait de s'installer dans notre état au nom de critères qu'il autodéclare et qui n'ont pas été finalement appuyés par d'autres d'autres États ou par les Nations-Unies. Mais c'est ça que finalement ils ont raison de penser que ils n'auront plus jamais de président américain la Maison Blanche qui soit aussi favorable.
C'est que Donald Trump est le premier à piétiner le droit international et à s'arroger le droit de d'imaginer pouvoir conquérir des territoires comme le Groenland ou d'autres simplement parce qu'il l'a décidé. Donc finalement, évidemment que le droit international perd de sa force sous le mandat de Donald Trump qui dont les jours sont comptés parce que il va perdre du pouvoir en novembre. Guillaume Lagan, oui, il y a beaucoup de choses qui ont été dites mais je le premier élément enfin je pense qu'il faut un petit peu relativiser le droit international.
La caractéristique du droit international c'est qu'il est piétiné si vous voulez en permanence depuis des décennies voire de siècle qu'il existe. Le le principe même c'est que les États ne le respectent pas. Alors, il y a des tentatives pour le faire respecter.
Il y a même des institutions comme le conseil de sécurité. La vérité, c'est que dans les années récentes, si c'est sans remonter trop avant, il y a beaucoup d'autres États dirigeants que monsieur Trump qui ne l'ont pas respecté. Monsieur Poutine, lorsqu'il envahit l'Ukraine et lorsqu'il en mange un morceau, c'est complètement contraire au droit international.
Et en passant, je rappelle que monsieur Trump a revendiqué le Renland Lande, mais à ma connaissance, il l'a pas occupé. H euh deuxème élément sur le sur le droit international et le Liban, ça c'est clair que la souveraineté du Liban n'est pas respectée par par Israël. Ça c'est tout à fait évident.
Maintenant ça renvoie aussi à un problème de droit international ou national si vous voulez. C'est qu'il faut rappeler que le Liban n'est pas maître chez lui. C'est-à-dire que le Esbola qui est en fait une milice iranienne aux mains de l'Iran est en réalité beaucoup plus fort que l'armée l'armée libanaise et se comporte en fait comme une sorte de protoat.
C'est eux qui font la pluie le beau temps. Donc c'est vrai que c'est c'est un peu un dilemme. C'est-à-dire qu'effectivement en appelé au droit international, on ne voit pas quelle possibilité concrète le gouvernement libanais dont on disait tout à l'heure la toute la faiblesse pourrait répondre si vous voulez au au voilà au aux menaces qui pèsent sur sur Israël et qui par ailleurs, je le rappelle aussi s'inscrivent dans le droit international puisque vous avez dans la charte des Nations- Unies article 51 un droit que tous les États ont à la légitime défense.
Donc ils ne veulent pas être agressés par leur par leurs voisins. Et donc bien légitimement, les gouvernants d'Israël se préoccupent de leurs citoyens quand ils sont bombardés. Et le dernier élément, juste je pas trop long, mais parce que c'est important pour les téléspectateurs, il faut rappeler qu'on est en campagne électorale en Israël et que donc dans ce cadre d'une campagne électorale, on le voit souvent en France hein, les partis rivalisent de propositions parfois démagogiques.
Donc c'est dans ce contexte qu'il faut remettre les déclarations que vous avez mentionné tout à l'heure de certains dirigeants d'extrême droite qui font partie de la coalition qui ont appelé effectivement à l'annexion du Liban Sud. Mais ce n'est pas, je crois, la la position officielle de l'État d'Israël ni du gouvernement euh dans sa majorité. Deux réactions avant de vous laisser la parole Richard Verli.
Euh le Esbola un député du Esbola euh première réaction du Esbola à ce CC le feu. Ce député dit que le mouvement va respecter le cesser le feu avec Israël si celui-ci arrête de le viser. Voilà, ça c'est la première réaction.
On verra ce qu'il en est dans les prochaines heures. Et puis un conseiller du président Emmanuel Macron qui salue une excellente nouvelle et qui euh ajoute le jour où il faudra soutenir les autorités libanaises pour rétablir la sécurité et la souveraineté sur l'entièreté du territoire libanais. Je crois que beaucoup seront contents de pouvoir compter sur la France, y compris les Israéliens.
Et là, évidemment, on voit bien qu'il s'agit d'une réponse aux attaques virulentes du de l'ambassadeur israélien euh aux États-Unis hier qui disait "Nous, on veut maintenir la France le plus loin possible, la plus éloignée possible de ces discussions." Oui. Alors, ça va être compliqué pour les Européens euh sur les deux théâtres, sur le théâtre du Liban comme sur le théâtre du D3 d'Ormouse.
Vous parliez de l'Élysée, il y a eu cet après-midi un échange de des experts de l'Élysée, des collaborateurs d'Emmanuel Macron avec un certain nombre de journalistes sur une sur la future possible opération de sécurisation du D3 d'Ormous car il y aura demain, demain vendredi, une réunion à Paris coprésidée par le Premier ministre britannique et par le président français. Pourquoi je le cite ? C'est parce qu'au fond, on voit bien à qui Donald Trump et Benjamin Netaniaou vont envoyer la facture.
La facture de ce qu'il faut réparer, la facture de l'interposition, la facture de la garantie du cess le feu. Qui va recevoir cette facture ? Et bien, c'est les Européens qui vont la recevoir en partie.
Pas seulement, mais en partie parce que sécurisation du D3 d'ormous, ça veut dire que si les hostilités s'arrêtent, il faudra quand même s'assurer qu'elles ne reprennent pas, qu'il y aura pas des péages, que ce sera véritablement un trafic redevenu normal. Les Européens disent qu'ils y sont prêts mais il faudra y consacrer les moyens comme c'est actuellement le cas en ma rouge. Et s'il y a une force d'interposition ou en tout cas de maintien d'un cesser le feu prolongé au Liban, qui pourra le faire en partie des Européens ?
Or, vous n'êtes pas sans savoir parce qu'on l'a vu ces derniers jours que c'est une opération qui peut être extrêmement coûteuse en nomme. Il y a quand même des positions de l'ONU de la finule, la force d'interposition des Nations unies au Liban qui ont été pris pour cible par l'armée israélienne donc et par le Bol. L'Europe risque de se retrouver à l'issue de cette situation de guerre dans un moment où il faudra répondre présent.
ça coûtera cher.