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interviewCNEWS· 23 avril 2026 4 min

Fernand Gontier revient sur le processus d'accélération des expulsions des détenus étrangers

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Euh lorsque la peine est terminée, donc il il est initié une procédure d'éloignement euh sur le plan administratif et donc la plupart du temps euh il est vrai qu'on retrouve des détenus euh qui doivent être éloignés en centre de rétention administrative, mais là le le ministre a décidé euh d'utiliser des moyens à sa disposition qui permettent d'écourter la peine. Donc c'est ce qu'on appelle la libération conditionnelle expulsion, c'est-à-dire qu'on prépare déjà le l'éloignement de l'étranger dès le début de son incarcération. Et ça c'est une c'est une très bonne méthode que le ministre utilise.

Il utilise également ce qu'on appelle la reconnaissance mutuelle de jugement qui permet d'éloigner des étrangers dans le cadre de l'Union européenne. Donc ce sont des outils qu'il avait à sa disposition qu'il a décidé d'accélérer, de fortifier dans le cadre de protocole qui existe au niveau des 180 établissements pénitentiaires de France et donc de d'améliorer cette coordination entre le ministère de l'Intérieur et le ministère de la justice. Donc moi pour avoir travaillé sous l'autorité de Gérald Armanain, je peux vous dire que c'est quelqu'un qui est assez pointilleux, qui va dans les détails et qui est volontariste.

Donc cette démonstration est vraiment apporte la preuve que quand on veut, on peut et ça c'est tout à fait intéressant. Mais Fernand Gontier, ce que je note dans ce que vous nous dites ce matin, c'est que c'est une volonté politique, donc c'est une décision. Donc ça veut dire quand on veut, on peut.

Quand on veut, on peut. Et et je crois que là le ministre a décidé de de prendre à bras le corps le sujet. C'est un pilotage directif et je pense qu'il fallait le faire parce que on ne peut on ne peut pas attendre que la la fin de peine soit soit effectuée pour commencer les vérifications, l'identification.

En plus, l'étranger, il a intérêt à participer à son à son éloignement, j'allais dire, puisque il va écourter sa peine de prison, il va pouvoir rentrer dans son pays d'origine. Donc c'est gagnant gagnant et il y a moins de détenus étrangers sur dans nos prisons et l'étranger peut rentrer dans son pays plus vite que prévu. Et en plus, ce n'est pas au frais de de la République française.

Donc c'est c'est vraiment intéressant. Ce qu'il aurait été intéressant que le ministre nous apporte comme précision, c'est le nombre d'étrangers qui doivent être éloignés au total parce que là il il ne donne que des pourcentage, il ne donne pas les les données en valeur absolue. Il il eû été intéressant aussi qu'il nous donne les causes d'échec.

Pourquoi on n'arrive pas à éloigner un certain nombre d'étrangers malgré malgré la réunion des des conditions à leur éloignement et puis quelles sont les nationalités aussi qui sont concernées par cet éloignement ? Je pense qu'on aurait eu quelques éclairages intéressants. Effectivement, vous avez pas une idée vous des des nationalités ?

Bah je pense qu'à priori, on doit avoir quelques difficultés vers l'Algérie, ce qui représente malgré tout l'essentiel des étrangers incarcérés. Donc ce je pense que les progressions ont été certainement réalisées sur la Tunisie, euh le Maroc et certainement d'autres pays extraeuropéens comme l'Albanie, la Geéorgie ou d'autres. Mais en tout cas voilà, je pense que il faut aussi regarder les nationalités qui sont concernées par ces mesures.

Mais en tout cas tout cela va dans le bon sens et quand on veut, on peut. Comme je le disais, quand on veut, on peut. Est-ce qu'il y a des pays où les détenus étrangers sont expulsés pour effectuer leur peine dans leur propre pays ?

Oui, absolument. Il y a des des conventions pénitentiaires qui permettent effectivement de bah de renvoyer les ces détenus dans leur pays d'origine où ils vont exécuter leur peine. Donc et pourquoi on fait pas ça en France ?

Pardon ? Pourquoi on fait pas ça en France ? Bah on le fait.

Il y a il y a des des des conventions avec qui ? Quel pays ? Bah, la plupart des pays euh européens euh voilà pratiquent de cette manière-là, comme je le disais, donc avec la reconnaissance mutuelle des jugements, c'est-à-dire [raclement de gorge] que les pays étrangers européens reconnaissent notre nos propres jugements et exécutent euh les les peines dans leur propre prison à notre place.

Ok.